Cambridge Cognition Examination (CAMCOG)

Évidence révisées en date du 18-03-2009
Auteur(s)* : Sabrina Figueiredo, BSc ; Katherine Salter
Éditeur(s) : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche

But

Le Cambridge Cognition Examination (CAMCOG) est la partie cognitive et indépendante du Cambrige Examination for Mental Disorders of the Elderly (CAMDEX). Le CAMCOG est un instrument standardisé utilisé pour mesurer l’étendue de la démence et pour évaluer le niveau des déficits cognitifs. Cet outil évalue l’Orientation, le Langage, la Mémoire, la Praxie, l’Attention, la Pensée abstraite la perception et la Capacité de calculer (Roth, Tym, Mountjoy, Huppert, Hendrie, Verma, et al., 1986).

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

Le Cambridge Cognition Examination (CAMCOG) est la partie cognitive et indépendante du Cambrige Examination for Mental Disorders of the Elderly (CAMDEX). Le CAMCOG est un instrument standardisé utilisé pour mesurer l’étendue de la démence et pour évaluer le niveau des déficits cognitifs. Cet outil évalue l’Orientation, le Langage, la Mémoire, la Praxie, l’Attention, la Pensée abstraite la perception et la Capacité de calculer (Roth, Tym, Mountjoy, Huppert, Hendrie, Verma, et al., 1986).

Versions disponibles

Le CAMCOG a été développé en 1986 par Roth, Tym, Mountjov, Huppert, Hendrie, Verma et Godddard. En 1999, Huppert, Mountjoy et Tym ont révisé l’outil et ont ensuite publié le CAMCOG-R. En 2000, de Koning, Dippel, van Kooten et Koudstall ont créé une version dans laquelle le nombre d’items est réduit de 67 à 25, et connue sous le nom de Rotterdam CAMCOG (R-CAMCOG).

Caractéristiques de l’outil

Items :

Le CAMCOG est constitué de 67 items, incluant les 19 items provenant du Mini Mental State Examination (MMSE) (Folstein, Folstein, & McHugh, 1975). Il est divisé en huit sous-échelles : Orientation, Langage (compréhension et expression), Mémoire (sémantique, récente et d’apprentissage), Attention, Praxie, Capacité de calculer, Capacité d’abstraction et de perception (de Koning, van Kooten, Dippel, van Harskramp, Grobbee, Kluft, et al. 1998).

La sous-échelle Orientation est constituée de dix items provenant du MMSE. Dans la sous-échelle Langage, la compréhension est évaluée en utilisant les réponses non-verbales et verbales à des questions parlées ou écrites : l’expression est évaluée avec des tests qui évaluent l’appellation, la répétition, la fluidité et les définitions. La sous-échelle Mémoire évalue la mémoire sémantique (évènements et personnes connues), la mémoire récente (nouveaux items, premier ministre, etc.) et l’apprentissage (le souvenir et la reconnaissance d’informations non-verbales et picturales apprises accidentellement et intentionnellement). L’Attention est évaluée par une série du nombre sept et en comptant à rebours à partir de 20. La Praxie est évaluée en copiant, dessinant et en écrivant, tout en suivant des instructions. Dans la sous-échelle Calcul, il est demandé au client de faire une addition et une soustraction qui impliquent de l’argent. Pour la sous-échelle Abstraction, il est demandé au client de parler des similarités entre une pomme et une banane, un chandail et une robe, une chaise et une table ainsi qu’entre une plante et un animal. Dans la sous-échelle Perception, il est demandé au client d’identifier les photos de personnes connues et d’objets familiers dans des angles inhabituels. Il est également demandé de faire la reconnaissance tactile de pièces de monnaie (Huppert, Jorm, Brayne, Girling, Barkley, Bearsdall et al., 1996).

Le nombre d’items cotés pour chaque sous-échelle est affiché dans le tableau suivant (de Koning et al., 1998; Huppert et al., 1996) :

Sous-échelles du CAMCOG Nombre d’items cotés
Orientation 10
Langage 9
Compréhension 8
Expression
Mémoire 3
Apprentissage 4
Récente 6
Sémantique
Concentration 2
Praxie 8
Capacité de calculer 2
Perception 3
Abstraction 4
Nombre d’items cotés 59

Les items concernant l’aphasie ou la parésie du membre supérieur ne peuvent pas être testés chez tous les clients et dépendent de la sévérité de l’AVC.

Les consignes détaillées concernant l’administration se trouvent dans le manuel du CAMCOG qui peut être obtenu au département de psychiatrie de l’Université de Cambridge.

Cotation :

Le score total au CAMCOG va de 0 à 107. Les scores plus bas que 80 sont indicatifs de démence (de Koning et al., 1998; Roth et al., 1986). Parmi les 67 items du CAMCOG, 39 sont cotés comme «bon» ou «mauvais» ; 11 items sont cotés sur une échelle de trois points, les options de réponses correspondant à «mauvais», «bon à un certain degré» ou «complètement bon» ; neuf items correspondent à des questions ou des commandes où le score de chaque item correspond à la somme de bonnes réponses, et huit items ne sont pas cotés. Cinq des items non cotés proviennent du MMSE et ne sont pas inclus dans le score total parce qu’ils sont évalués de manière plus détaillée par d’autres items du CAMCOG. Les trois items restants sont optionnels lors de l’évaluation (de Koning, Dippel, van Kooten, & Koudstall, 2000; Huppert et al., 1996).

Les scores maximums par sous-échelle sont les suivants (Huppert et al., 1996) :

Sous-échelles du CAMCOG >Nombre d’items cotés
Orientation 10
Langage 9
Compréhension 21
Expression
Mémoire 17
Apprentissage 4
Récente 4
Sémantique
Concentration 4
Praxie 12
Capacité de calculer 5
Perception 11
Abstraction 8
Score maximum total 107

Temps :

Le CAMCOG prend de 20 à 30 minutes pour être administré et le R-CAMCOG en prend de10 à 15 (de Koning et al, 1998; de Koning et al., 2000; Huppert et al., 1996).

Sous-échelles :

Le CAMCOG est constitué de 8 sous-échelles:

  • Orientation
  • Langage : sous-divisé en compréhension et en langage expressif
  • Mémoire : sous-divisée en mémoires sémantique, récente et d’apprentissage
  • Attention
  • Praxie
  • Capacité de calculer
  • Abstraction
  • Perception

Équipement :

Le CAMCOG ne nécessite pas d’équipement spécialisé. Seuls le test et un crayon sont nécessaires pour compléter l’évaluation.

Le CAMCOG nécessite de l’équipement spécialisé qui est inclus dans le manuel. Le manuel peut être acheté au département de psychiatrie de l’Université de Cambridge.

Versions alternatives du CAMCOG

  • CAMCOG révisé (CAMCOG-R) : Publié en 1999 par Roth, Huppert, Mountjoy et Tym, le CAMCOG-R a amélioré la capacité de l’outil de mesure de détecter certains types de démences et à faire des diagnostics cliniques basés sur le ICD-10 et le DSM-IV. Cette version contient des items mis à jour dans la sous-échelle Mémoire sémantique et des items ont été ajoutés pour évaluer les fonctions exécutives (Leeds, Meara, Woods & Hobson, 2001; Roth, Huppert, Mountjoy & Tym, 1999).
  • Rotterdam CAMCOG (R-CAMCOG) : Publié en 2000, le R-CAMCOG est une version courte du CAMCOG qui contient 25 items. Dix à quinze minutes sont nécessaires pour l’administrer et il est aussi fiable que le CAMCOG pour dépister la démence post-AVC (de Koning et al., 2000).
  • General Practitioner Assessment of Cognition (GPCOG) : Publié en 2002 pour être utilisé dans un contexte de soins primaires, le GPCOG contient neuf items cognitifs et six items informateurs dérivés du Cambrige Cognitive Examination, de la PsychogeriatricAssessment Scale (Jorm, Mackinnon, Henderson, Scott, Christensen, Korten et al. 1995) et de la Instrumental Activities of Daily Living Scale (Lawton & Brody, 1969). Le GCPOG prend de 4 à 5 minutes pour être administré et a un niveau d’exactitude de diagnostic similaire au Mini-Mental State Examination (Folstein, Folstein, & McHugh, 1975) pour détecter la démence (Brodaty, Pond, Kemp, Luscombe, Harding, Berman et al., 2002).

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les clients ayant subi un AVC.
  • Les clients avec différents types de démence.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Le CAMCOG ne devrait pas être utilisé avec les clients ayant de sévères déficits cognitifs.
  • Les items concernant l’aphasie et la parésie du membre supérieur n’ont pas nécessairement besoin d’être testés chez tous les clients. L’usage approprié de ces items dépend de la sévérité de l’AVC.

Dans quelles langues cet outil est-il disponible ?

Anglais et néerlandais (de Koning et al., 2000).

Sommaire

Que mesure l’outil ? Le CAMCOG est un instrument de mesure standardisé servant au diagnostic et à la gradation de la démence.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Le CAMCOG peut être utilisé avec les clients ayant subi un AVC mais son usage n’est pas strictement limité à cette clientèle.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis Il faut 20 à 30 minutes pour administrer le CAMCOG.
Versions CAMCOG révisé (CAMCOG-R) ; Rotterdam-CAMCOG (R-CAMCOG) ; General Practitioner Assessment of Cognition (GPCOG)
Langues Anglais et néerlandais.
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC.
Validité Contenu :
– Aucune étude n’a évalué la validité de contenu du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC.
– Une étude a examiné la validité de contenu du R-CAMCOG en relevant les étapes suivies pour générer la version courte du CAMCOG.

Critère :
Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du CAMCOG.

Prédictive :
Six études ont examiné la validité prédictive du CAMCOG et ont relevé que le CAMCOG peut être prédit par l’âge, le R-CAMCOG, le Mini-Mental State Examination ainsi que par les déficits cognitifs et émotifs. De plus, il a été déterminé que le CAMCOG est un excellent prédicteur de la démence 3 à 9 mois après l’AVC. Cependant, il a été déterminé que le CAMCOG n’est pas capable de prédire la qualité de vie des clients ayant subi un AVC et le CAMCOG n’est pas prédit par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle.

Construit :
Convergente :
– Une étude a examiné la validité convergente du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC et a relevé d’excellentes corrélations entre le CAMCOG et le R-CAMCOG et le Mini-Mental State Examination, peu après et un an après un AVC. Les corrélations entre le CAMCOG et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle allaient d’adéquates, peu de temps après un AVC, à faibles, un an après un AVC.
– Une étude a examiné la validité convergente du CAMCOG-R et a relevé d’excellentes corrélations entre le CAMCOG-R et le Raven Test et le Weigl Test, et de faibles corrélations entre le CAMCOG-R et l’Échelle de dépression gériatrique et l’Indice de Barthel, en utilisant la corrélation de Pearson.

Groupes connus :
Deux études, utilisant le test t de Student, ont examiné la validité de CAMCOG pour les groupes connus et ont indiqué que le CAMCOG est capable de distinguer les clients atteints ou non de démence ainsi que la sévérité de l’aphasie auprès de clients ayant subi un AVC.

Effets plancher/plafond Une étude a examiné les effets plancher / plafond du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC et a indiqué que 14 items présentaient des effets de plafond, mais aucun effet de plancher.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? – Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC.
– Une étude a examiné la sensibilité au changement du CAMCOG-R et a indiqué que, lors d’un suivi, les changements de résultats se sont avérés statistiquement significatifs (p <0,01).
Acceptabilité Les items concernant l’aphasie et la parésie du membre supérieur ne sont pas testés sur tous les clients. Cela dépend de la sévérité de l’AVC.
Faisabilité Les instructions concernant l’administration et la cotation doivent être suivies précisément (Ruchinskas and Curyto, 2003).
Comment obtenir l’outil ? Le CAMCOG peut être obtenu en achetant le CAMDEX complet au département de psychiatrie de l’Université de Cambridge.

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques du Cambridge Cognition Examination (CAMCOG) auprès d’individus ayant subi un AVC. Six études ont été identifiées concernant le CAMCOG, une étude concernant le CAMCOG-R et une étude concernant le R-CAMCOG.

Effets plancher/plafond

de Koning, Dippel, van Kooten et Koudstaal (2000) ont analysé les effets de plancher / plafond du CAMCOG auprès de 300 clients ayant subi un AVC. Un effet de plafond a été relevé sur 2 des 10 items évaluant l’Orientation ; sur 8 des 17 items évaluant le Langage ; sur 2 des 13 items évaluant la Mémoire ; sur 1 des 8 items évaluant le Praxie : et sur 1 des 3 items évaluant la Perception, où plus de 20% des participants ont obtenu le score maximal. Aucun effet de plancher n’a été observé sur les mesures du CAMCOG.

Fidélité

Aucune étude n’a examiné la fidélité du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC.

Validité

Aucune étude n’a évalué la validité de contenu du CAMCOG auprès de clients qui ont subi un AVC.

de Koning et al. (2000) ont analysé les scores sur le CAMCOG de 300 clients ayant subi un AVC et ont réduit le nombre d’items de 59 pour le CAMCOG à 25 pour le R-CAMCOG. Initialement, la réduction du nombre d’items a permis de retirer 14 des items du CAMCOG qui présentaient des effets de plafond. Ensuite, les sous-échelles évaluant le Langage, l’Attention, la Praxie et la Capacité de calculer ont été éliminées à cause de leur faible exactitude de diagnostic. Finalement, les items avec de très hautes ou très basses corrélations inter-items ont été enlevés.

Critère :

Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC.

Prédictive :
Kwa, Limburg, Voogel, Teunisse, Derix et Hijdra (1996a) ont examiné si l’âge, le niveau d’éducation, le côté et le volume de la zone ischémique, la sévérité de l’aphasie et le fonctionnement moteur prédisaient les scores au CAMCOG, 3 mois après un AVC chez 129 clients. Un score seuil de 80 a été utilisé pour faire la distinction entre un fonctionnement cognitif normal ou anormal. En se basant sur une analyse de régression incluant les variables mentionnées plus haut, l’âge est apparu comme le meilleur prédicteur des scores au CAMCOG, 3 mois après un AVC.
Note : Le moment des mesures prises initialement n’a pas été documenté dans l’étude.

Kwa, Limburg et de Haan (1996b) ont vérifié la capacité du CAMCOG, de la Rankin Scale (Rankin, 1957), de l’Indice de Barthel (Mahoney & Barthel, 1965) du Motricity Index (Colin & Wade, 1990), du niveau de sévérité de l’aphasie, de l’âge, du niveau d’éducation, du volume et du côté de la zone ischémique, de prédire la qualité de vie auprès de 97 clients ayant subi un AVC. L’analyse de régression linéaire a démontré que les meilleurs prédicteurs de la qualité de vie étaient la Rankin Scale, le volume de la zone ischémique et la sévérité de l’aphasie.
Note: Le moment de toutes les prises de mesure n’a pas été documenté dans l’étude.

de Koning, van kooten, Dippel, van Harskamp, Grobbee, Kluft, et al. (1998) ont analysé la capacité du CAMCOG et du Mini-Mental State Examination (MMSE – Folstein, Folstein, & McHugh, 1975), mesurés peu de temps après un AVC, de prédire la démence mesurée 3 à 9 mois plus tard chez 300 clients ayant subi un AVC. La validité prédictive a été calculée par des statistiques-c pour déterminer la valeur de l’aire sous la courbe ROC (Receiver Operating Caracteristic – AUC). La capacité du CAMCOG (AUC = 0,95) et du MMSE (AUC = 0,90) de prédire la démence après un AVC étaient considérées toutes les deux comme excellentes. Ces résultats suggèrent que le pourcentage de patients classés correctement selon leur niveau de démence, 3 à 9 mois après un AVC, était seulement légèrement plus haut lors de l’utilisation du CAMCOG comparativement au MMSE.

de Koning et al. (2000) ont évalué si le CAMCOG et le R-CAMCOG, mesurés lors de l’admission à l’hôpital, prédisaient la démence 3 à 9 mois après un AVC chez 300 clients. La validité prédictive, calculée en utilisant les statistiques-c pour déterminer l’aire sous la courbe ROC (Receiver Operating Characteristic – AUC), était excellente pour le CAMCOG (AUC = 0,95) et pour le CAMCOG-R (AUC = 0,95). Ces résultats suggèrent que le pourcentage de patients correctement classés selon leur niveau de démence 3 à 9 mois après un AVC est le même lorsque le CAMCOG est utilisé que lorsque le R-CAMCOG est utilisé. De plus, lorsqu’un score seuil de 77 pour le CAMCOG et de 33 pour le R-CAMCOG ont été utilisés, les deux outils de mesure avaient respectivement une sensibilité de 91% et une spécificité de 88% et de 90%.

Van Heugten, Rasquin, Winkens, Beusmans et Verhey (2007) ont estimé la capacité d’une liste de vérifications des déficits cognitifs et émotionnels, mesurée 6 mois après un AVC, de prédire les scores au CAMCOG et au MMSE après 12 mois chez 69 clients. L’analyse de régression a démontré que les déficits cognitifs et émotionnels expliquaient 31% de la variance du MMSE et 22% de la variance du CAMCOG. Ces résultats suggèrent que les déficits cognitifs et émotionnels étaient capables de prédire les scores des deux outils de mesure.

Winkel-Witlox, Post, Visser-Meily et Lindeman (2008) ont analysé la capacité du R-CAMCOG, du MMSE et de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF – Keith, Granger, Hamilton, & Sherwin, 1987) de prédire les scores au CAMCOG de 169 clients. Les quatre outils de mesure ont été utilisés peu de temps après un AVC, puis un an après celui-ci. Peu de temps après l’AVC, l’analyse de régression a démontré que le R-CAMCOG expliquait 83% de la variance, le MMSE expliquait 53% et la MIF expliquaient 11% de la variance. Un an après un AVC, le R-CAMCOG expliquait 82% de la variance du CAMCOG, le MMSE expliquait 57% et la MIF seulement 0,4%. Ces résultats suggèrent que le R-CAMCOG est le meilleur prédicteur des résultats au CAMCOG parmi ces variables indépendantes.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Winkel-Witlox et al. (2008) ont examiné la validité convergente du CAMCOG en le comparant au R-CAMCOG, au Mini-Mental State Examination (MMSE – Folstein, Folstein, & McHugh, 1975) et à la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF – Keith, Granger, Hamilton, & Sherwin, 1987) auprès de 169 clients ayant subi un AVC. Peu de temps après l’AVC et 1 an après celui-ci, les corrélations entre le CAMCOG, le R-CAMCOG et le MMSE étaient toutes excellentes (respectivement, rho1 = 0,92; 0,66, rho2 = 0,92; 0,69). Les corrélations entre le CAMCOG et la MIF étaient adéquates peu de temps après l’AVC (rho1 = 0,35) et faibles après un an (rho2 = 0,27).

Leeds, Meara, Woods et Hobson (2001) ont analysé la validité de construit du CAMCOG-R en le comparant au Raven Test (Raven, 1982), au Weigl Test (Grewal, Haward, & Davies, 1986), à l’Échelle de dépression gériatrique (Sheikh & Yesavage, 1986) et à l’Indice de Barthel (Mahoney & Barthel, 1965) auprès de 83 clients ayant subi un AVC. Les corrélations, calculées en utilisant les corrélations de Pearson, étaient excellentes entre le CAMCOG-R et le Raven Test (r = 0,75) et le Weigl Test (r = 0,70). Les corrélations entre le CAMCOG-R et l’Échelle de dépression gériatrique (r = -0,30) ainsi qu’entre le CAMCOG-R et l’Indice de Barthel (r = 0,20) étaient toutes faibles.

Groupes connus.
de Koning et al. (1998) ont analysé si le CAMCOG était capable de faire la distinction entre les individus avec et sans démence auprès de 300 clients ayant subi un AVC. La validité des groupes connus, calculée en utilisant le test t de Student, a démontré que le CAMCOG était capable de faire la distinction entre les clients avec et sans démence. Ces résultats démontrent que les clients avec une démence ont des scores au CAMCOG qui sont statistiquement et significativement plus bas.

Kwa et al. (1996a) ont vérifié la capacité du CAMCOG de faire la distinction entre les clients sans aphasie et les clients avec de l’aphasie sévère auprès de 129 clients ayant subi un AVC. La validité des groupes connus, calculée en utilisant le test t de Student, a démontré que le CAMCOG était capable de faire la distinction entre les différents niveaux de sévérité d’aphasie.

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du CAMCOG auprès de clients ayant subi un AVC.

Leeds et al. (2001) ont examiné la sensibilité au changement du CAMCOG-R chez 83 clients ayant subi un AVC. Les participants étaient évalués initialement puis 63 jours plus tard. Lors du suivi, les changements dans les scores au CAMCOG-R étaient tous statistiquement significatifs (p<0.01). Ces résultats suggèrent que le CAMCOG-R est sensible au changement du statut cognitif des clients ayant subi un AVC.

Références

  • Adunsky, A., Fleissig, Y., Levenkrohn, S., Arad, M., Nov, S.(2002). Clock drawing task, mini-mental state examination and cognitive-functional independence measure: relation to functional outcome of stroke patients. Arch Gerontol Geriatr, 35(2), 153-60.
  • Bailey, M. J., Riddoch, J., Crome, P. (2002). Evaluation ofa test battery for hemineglect in elderly stroke patients for use by therapists in clinical practice. Neurorehabilitation, 14(3), 139-150.
  • Borson, S., Brush, M., Gil, E., Scanlan, J., Vitaliano, P.,Chen, J., Cahsman, J., Sta Maria, M. M., Barnhart, R., Roques, J. (1999). The Clock Drawing Test: Utility for dementia detection in multiethnic elders. J Gerontol A Biol Sci Med Sci, 54, M534-40.
  • Dastoor, D. P., Schwartz, G., Kurzman, D. (1991).Clock-drawing: An assessment technique in dementia. Journal of Clinical and Experimental Gerontology, 13, 69-85.
  • Freedman, M., Leach, L., Kaplan, E., Winocur, G., Shulman,K. I., Delis, D. C. (1994). Clock Drawing: A Neuropsychological Analysis (pp. 5). New York: Oxford University Press.
  • Friedman, P. J. (1991). Clock drawing in acute stroke.Age and Ageing, 20(2), 140-145.
  • Heinik, J., Vainer-Benaiah, Z., Lahav, D., Drummer, D.(1997). Clock drawing test in elderly schizophrenia patients. International Journal of Geriatric Psychiatry, 12, 653-655.
  • Heinik, J., Solomesh, I., Berkman, P. (2004). Correlationbetween the CAMCOG, the MMSE and three clock drawing tests in a specialized outpatient psychogeriatric service. Arch Gerontol Geriatr, 38, 77-84.
  • Heinik, J., Solomesh, I., Lin, R., Raikher, B., Goldray, D.,Merdler, C., Kemelman, P. (2004). Clock drawing test-modified and integrated approach (CDT-MIA): Description and preliminary examination of its validity and reliability in dementia patients referred to a specialized psychogeriatric setting. J Geriatr Psychiatry Neurol, 17, 73-80.
  • Ishiai, S., Sugishita, M., Ichikawa, T., Gono, S., Watabiki,S. (1993). Clock drawing test and unilateral spatial neglect. Neurology, 43, 106-110.
  • Kaplan, E. (1988). A process approach to neuropsychologicalassessment. In: T Bull & BK Bryant (Eds.), Clinical neuropsychology and brain function: Research, measurement, and practice (pp. 129-167). Washington DC: American Psychological Association.
  • Kaplan, R.F., Verfaillie, M., Meadows, M., Caplan, L.R.,Pessin, M. S., DeWitt L. (1991). Changing attentional demands in left hemispatial neglect. Archives of Neurology, 48, 1263-1267.
  • Kinsella, G., Packer, S., Ng, K., Olver, J., Stark, R.(1995). Continuing issues in the assessment of neglect. Neuropsychological Rehabilitation, 5, 239-258.
  • Lee, H., Lawlor, B. A. (1995). State-dependent nature of theClock Drawing Task in geriatric depression. Journal of the American Geriatrics Society, 43, 796-798.
  • Lorentz, W. J., Scanlan, J. M., Borson, S. (2002). Briefscreening tests for dementia. Can J Psychiatry, 47, 723-733.
  • Manos, P. J., Wu, R. (1994). The Ten Point Clock Test: Aquick screen and grading system for cognitive impairment in medical and surgical patients. International Journal of Psychiatry in Medicine, 24, 229-244.
  • McDowell, I., Newell, C. (1996). Measuring Health. A Guideto Rating Scales and Questionnaires. 2nd ed. NewYork: Oxford University Press.
  • Mendez, M. F., Ala, T., Underwood, K. L. (1992). Developmentof scoring criteria for the clock drawing task in Alzheimers disease. Journal of the American Geriatrics Society, 40, 1095-1099.
  • Nishiwaki, Y., Breeze, E., Smeeth, L., Bulpitt, C. J.,Peters, R., Fletcher, A. E. (2004). Validity of the Clock-Drawing Test as a Screening Tool for Cognitive Impairment in the Elderly. American Journal of Epidemiology, 160(8), 797-807.
  • Paganini-Hill, A., Clark, L. J., Henderson, V. W., Birge, S.J. (2001). Clock drawing: Analysis in a retirement community. J Am Geriatr Soc, 49, 941-947.
  • Powlishta, K. K., von Dras, D. D., Stanford, A., Carr D. B.,Tsering, C., Miller, J. P., Morris, J. C. (2002). The Clock Drawing Test is a poor screen for very mild dementia. Neurology, 59, 898-903.
  • Richardson, H. E., Glass, J.N. (2002). A comparison ofscoring protocols on the clock drawing test in relation to ease of use, diagnostic group and correlations with mini-mental state examination. Journal of the American Geriatrics Society, 50, 169-173.
  • Rouleau, I., Salmon, D. P., Butters, N., Kennedy, C.,McGuire, K. (1992). Quantitative and qualitative analyses of clock drawings in Alzheimers and Huntington’s. Brain and Cognition, 18, 70-87.
  • Royall, D. R., Cordes, J. A., Polk, M. (1998). CLOX: anexecutive clock drawing task. J Neurol Neurosurg Psychiatry, 64, 588-594.
  • Ruchinskas, R. A., Curyto, K. J. (2003). Cognitive screeningin geriatric rehabilitation. Rehabil Psychol, 48, 14-22.
  • Scanlan, J. M., Brush, M., Quijano, C., Borson, S. (2002).Comparing clock tests for dementia screening: naïve judgments vs formal systems – what is optimal? International Journal of Geriatric Psychiatry, 17(1), 14-21.
  • Shah, J. (2001). Only time will tell: Clock drawing as anearly indicator of neurological dysfunction. P&S Medical Review, 7(2), 30-34.
  • Shulman, K. I., Gold, D. P., Cohen, C. A., Zucchero, C. A.(1993). Clock-drawing and dementia in the community: A longitudinal study. International Journal of Geriatric Psychiatry, 8(6), 487-496.
  • Shulman, K. I. (2000). Clock-drawing: Is it the idealcognitive screening test? International Journal of Geriatric Psychiatry, 15, 548-561.
  • Shulman, K., Shedletsky, R., Silver, I. (1986). Thechallenge of time: Clock-drawing and cognitive function in the elderly. International Journal of Geriatric Psychiatry, 1, 135-140.
  • South, M. B., Greve, K. W., Bianchini, K. J., Adams, D.(2001). Inter-rater reliability of Three Clock Drawing Test scoring systems. Applied Neuropsychology, 8(3), 174-179.
  • Spreen, O., Strauss, E. A. (1991). Compendium ofneuropsychological tests: Administration, norms, and commentary. New York: Oxford University Press.
  • Storey, J. E., Rowland, J. T., Basic, D., Conforti, D. A.(2001). A comparison of five clock scoring methods using ROC (receiver operating characteristic) curve analysis. Int J Geriatr Psychiatr, 16, 394-9.
  • Sunderland, T., Hill, J. L., Mellow, A. M., Lowlor, B. A.,Grundersheimer, J., Newhouse, P. A., Grafman, J. H. (1989). Clock drawing in Alzheimer’s disease: a novel measure of dementia severity. J Am Geriatr Soc, 37(8), 725-729.
  • Suhr, J., Grace, J., Allen, J., Nadler, J., McKenna, M.(1998). Quantitative and Qualitative Performance of Stroke Versus Normal Elderly on Six Clock Drawing Systems. Archives of Clinical Neuropsychology, 13(6), 495-502.
  • Tracy, J. I., De Leon, J., Doonan, R., Musciente, J.,Ballas, T., Josiassen, R. C. (1996). Clock drawing in schizophrenia. Psychological Reports, 79, 923-928.
  • Tuokko, H., Hadjistavropoulos, T., Miller, J. A., Beattie,B. L. (1992). The Clock Test, a sensitive measure to differentiate normal elderly from those with Alzheimer disease. Journal of the American Geriatrics Society, 40, 579-584.
  • Wagner, M. T., Nayak, M., Fink, C. (1995). Bedside screeningof neurocognitive function. In: L. A. Cushman & M. J. Scherer (Eds.), Psychological assessment in medical rehabilitation: Measurement and instrumentation in psychology (pp. 145-198). Washington, DC: American Psychological Association.
  • Watson, Y. I., Arfken, C. L., Birge, S. J. (1993). Clockcompletion : An objective screening test for dimentia. J Am Geriar Soc, 41(11), 1235-40.
  • Wolf-Klein, G. P., Silverstone, F. A., Levy, A. P., Brod, M.S. (1989). Screening for Alzheimer’s disease by clock drawing.Journal of the American Geriatrics Society, 37, 730-734.

Voir la mesure

Comment obtenir le CAMCOG

Le CAMCOG peut être obtenu en achetant le CAMDEX entier du département de psychiatrie de l’Université de Cambridge.

Table des matières

DOC Screen

Évidence révisées en date du 30-04-2019
Auteur(s)* : Alexandra Matteau
Éditeur(s) : Annabel McDermott
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier

But

Le DOC screen est un outil de dépistage qui peut être utilisé pour identifier les personnes à risque élevé de dépression, d’apnée obstructive du sommeil et de déficit cognitif suite à un AVC.

Revue détaillée

But de l’outil

Le DOC screen est un outil de dépistage qui peut être utilisé pour identifier les personnes à risque élevé de dépression, d’apnée obstructive du sommeil et de déficit cognitif suite à un AVC.

Versions disponibles

Le DOC screen a été développé par Swartz et al. et publié pour la première fois en 2013. L’outil a été développé en combinant et en modifiant trois courts tests de dépistage validés, le 2-item Patient Health Questionnaire (PHQ-2), le STOP questionnaire et une version en 10 points de la Montreal Cognitive Assessment (MoCA).

Caractéristiques de l’outil

Items :

Le DOC screen comprend trois tests de dépistage :

DOC – Humeur (PHQ-2)

Ce test comprend deux items dans le but de dépister la dépression. Le test évalue dans quelle mesure une personne a souffert d’humeur dépressive et d’anhédonie au cours des deux dernières semaines.

DOC – Apnée (STOP Questionnaire)

Ce test comprend quatre items dans le but de dépister l’apnée obstructive du sommeil : ronflement, fatigue pendant la journée, interruption de la respiration pendant le sommeil et hypertension.

DOC – Cog (version en 10 points de la MoCA)

Ce test comprend trois tâches dans le but de dépister les troubles cognitifs : le dessin d’horloge, l’abstraction, et le rappel de 5 mots (mémoire).

Cotation :

Chaque sous-échelle a une cotation différente et est interprétée indépendamment.

DOC – Humeur (score total 0-6)

Les deux items sont cotés de 0 à 3, le répondant étant invité à évaluer la fréquence à laquelle chaque symptôme s’est produit au cours des deux dernières semaines :

  • 0 = pas du tout
  • 1 = plusieurs jours
  • 2 = plus de la moitié des jours
  • 3 = presque tous les jours.

DOC – Apnée (score total 0-4)

Les quatre items sont cotés sur une échelle dichotomique (0 = non, 1 = oui), selon que le répondant éprouve ou non chaque symptôme.

DOC – Cog (score total 0-10)

Tâche de dessin d’horloge (0-3 points) : 1 point chacun est donné pour (i) le contour, (ii) les nombres, et (iii) les aiguilles de l’horloge.

Tâche d’abstraction (0-2 points) : 1 point est donné pour chaque paire d’items correctement répondu.

Tâche de rappel différé (0-5 points) : 1 point est donné pour chaque mot rappelé sans aucun indice.

Le score de chaque tâche est additionné pour calculer le score de la sous-échelle.

Chaque sous-échelle est ensuite additionnée pour obtenir un score total compris entre 0 et 20.

Une interprétation brute des scores et une interprétation de régression peuvent être obtenues à l’adresse http://www.docscreen.ca/

Temps :

Le DOC screen prend approximativement 5 minutes pour être complété.

Sous-échelles :

Le DOC screen comprend trois sous-échelles : DOC Humeur, DOC Apnée et DOC Cog.

Équipement :

Un crayon à mine et le formulaire de test sont nécessaires pour compléter le DOC screen.

Formation :

Aucune exigence de formation n’a été signalée. Le DOC screen peut être administré par toute personne capable de suivre correctement les instructions, mais doit être interprété par un professionnel de la santé qualifié.

Versions alternatives du DOC screen :

Une version alternative est disponible et utilise des mots différents pour les tâches de mémoire et d’abstraction. Cette version doit être utilisée si le patient a déjà été exposé à la MoCA ou au DOC screen pour minimiser les effets d’apprentissage associés à une administration répétée.

Le E-DOC screen est une version électronique de l’outil, qui est disponible sur le site Web du DOC screen. Le E-DOC screen n’a pas été validé.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec

  • Patients ayant subi une AVC.
  • Le Doc screen peut également convenir aux patients atteints d’autres troubles neurologiques et vasculaires comme la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer, une déficience cognitive légère, la maladie de Parkinson ou un traumatisme cérébral. Cependant, aucune étude n’a été menée auprès de ces populations.

Ne devrait pas être utilisé avec

Bien qu’aucune contre-indication n’ait été signalée, certaines considérations doivent être prises en compte au moment de compléter le test :

  • Un traducteur, un membre de la famille ou un proche aidant peut assurer la traduction pour les patients qui ne parlent pas couramment l’anglais ;
  • Fournir une aide visuelle (p. ex. des lunettes) aux patients qui un problème de vision;
  • Parlez fort et clairement pour les patients malentendants ;
  • Les tâches motrices telles que l’activité de dessin de l’horloge peuvent être difficiles à réaliser pour les patients atteint de déficiences motrices – faites preuve d’un solide jugement clinique lors de la réalisation de cette tâche ;
  • Utiliser d’autres stratégies de communication pour les patients présentant de l’aphasie.

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

Anglais

Sommaire

Que mesure l’outil ? Dépression, apnée obstructive du sommeil et troubles cognitifs suite à un AVC.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Patients ayant subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Dépistage
Temps d’administration ? 5 minutes
Versions
  • DOC screen
  • E-DOC screen
  • Une deuxième version est disponible pour minimiser les effets d’apprentissage associés à l’administration répétée.
Langues Le DOC screen est seulement disponible en anglais.
Propriétés psychométriques
Fidélité Consistance interne :
Aucune étude n’a examiné la consistance interne du DOC screen.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du DOC screen.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge du DOC screen.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges du DOC screen.

Validité Critère :
Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du DOC screen.

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive du DOC screen.

Construit :
Convergente/Discriminante :
Aucune étude n’a examiné la validité convergente ou discriminante du DOC screen.

Groupes connus :
Aucune étude n’a examiné la validité de groupes connus du DOC screen. Cependant, une étude a examiné la sensibilité et la spécificité du DOC screen et a signalé qu’il est une mesure valide qui permet d’identifier de façon fiable les patients à risque élevé de dépression, d’apnée obstructive du sommeil et de déficience cognitive.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets de plancher ou de plafond du DOC screen.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? N’a pas été documenté.
Acceptabilité Le DOC screen est un outil de dépistage standardisé qui convient aux patients ayant subi un AVC.
Faisibilité La mesure est brève, facile à évaluer, et ne nécessite aucune formation officielle. Une étude portant sur 1503 patients a démontré que 89 % des participants ont complété le test en 5 minutes ou moins.
Comment obtenir l’outil ?

Le DOC screen est gratuit pour une utilisation à des fins cliniques et éducatives.

Le manuel d’administration et les formulaires sont disponibles en ligne à l’adresse suivante http://www.docscreen.ca/

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques du DOC screen auprès de personnes ayant subi un AVC. Une seule étude a été identifiée, qui a été publiée en partie par les concepteurs de la mesure. D’autres études sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions définitives sur la fidélité et la validité du DOC screen.

Effets plancher/plafond

Aucune étude n’a examiné les effets de plancher ou de plafond du DOC screen.

Fidélité

Consistance interne :
Aucune étude n’a examiné la consistance interne du DOC screen.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du DOC screen.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge du DOC screen.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges du DOC screen.

Validité

Critère :

Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du DOC screen.

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive du DOC screen.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Aucune étude n’a examiné la validité convergente ou discriminante du DOC screen.

Groupes connus :
Aucune étude n’a examiné la validité de groupes connus du DOC screen.

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du DOC screen.

Sensibilité et spécificité :

Swartz et al (2017) ont examiné la sensibilité et la spécificité du DOC screen pour détecter la dépression, l’apnée obstructive du sommeil et la déficience cognitive à l’aide du calcul de l’aire sous la courbe (ASC) de la fonction d’efficacité du récepteur (receiver operating characteristic – ROC) et de l’approche à double score de seuil limite. Le DOC-Humeur a été comparé à la Structured Clinical Interview for DSM Disorders (SCID-D) et d’excellentes sensibilité (92 %) et spécificité (99 %) ont été relevées pour détecter la dépression (ASC = 0,898). Le DOC-Apnée a été comparé aux résultats de la polysomnographie (PSG) et d’excellentes sensibilité (95 %) et spécificité (96 %) ont été relevées pour la détection de l’apnée obstructive du sommeil (ASC = 0,660). Le DOC-Cog a été comparé au protocole de tests neuropsychologiques de 30 minutes proposé par Hachinski et al (2006), et d’excellentes sensibilité (100 %) et spécificité (95 %) ont été relevées pour détecter la déficience cognitive (ASC = 0,776).

Références

  • Hachinski, V., Iadecola, C., Petersen, R. C., Breteler, M. M., Nyenhuis, D. L., Black, S. E., … & Vinters, H. V. (2006). National Institute of Neurological Disorders and Stroke–Canadian stroke network vascular cognitive impairment harmonization standards. Stroke, 37 (9), 2220-2241.
  • Swartz, R. H., Cayley, M. L., Lanctôt, K. L., Murray, B. J., Cohen, A., Thorpe, K. E., … & Herrmann, N. (2017). The “DOC” screen: Feasible and valid screening for depression, Obstructive Sleep Apnea (OSA) and cognitive impairment in stroke prevention clinics. PloS one, 12 (4), e0174451.

Voir la mesure

Comment obtenir l’outil ?

Le manuel d’administration et les formulaires sont disponibles en ligne à l’adresse suivante : http://www.docscreen.ca/

Le DOC screen est gratuit pour une utilisation à des fins cliniques et éducatives, aucune autorisation n’est donc nécessaire.

Table des matières

Executive Function Performance Test (EFPT)

Évidence révisées en date du 25-02-2013
Auteur(s)* : Valérie Poulin, OT, PhD candidate; ; Annabel McDermott, OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier

But

L’Executive Function Performance Test (EFPT) est une évaluation du rendement de la fonction exécutive fondée sur l’observation de quatre Activités de la vie domestique (AVD).

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

L’Executive Function Performance Test (EFPT) est une évaluation standardisée de la fonction cognitive fondée sur le rendement lors de la réalisation d’Activités de la vie domestique (AVD). L’EFPT utilise une approche descendante et se réalise dans un contexte environnemental (monde réel). L’EFPT est utilisé pour identifier, chez un individu : (a) les déficits dans les fonctions exécutives ; (b) les capacités pour fonctionner de manière indépendante ; et (c) la quantité d’assistance nécessaire pour réaliser complètement une tâche (Baum, 2011).

Versions disponibles

L’EFPT a été développé par Baum, Morrison, Hahn et Edwards (2003) du programme d’ergothérapie de la Washington University Medical School.

Caractéristiques de l’outil

Description des tâches :

L’EFPT évalue le rendement lors de la réalisation de quatre tâches fonctionnelles, complétées dans l’ordre suivant:

  1. Cuisine simple (préparation de gruau d’avoine)
  2. Utilisation du téléphone
  3. Gestion de la médication
  4. Paiement de factures

L’EFPT évalue la capacité du client de compléter trois composantes des fonctions cognitives pour réaliser la tâche :

  1. Initiation de la tâche
  2. Exécution de la tâche (comprenant l’organisation, le séquençage, le jugement et la sécurité)
  3. Réalisation complète de la tâche

L’EFPT utilise un système d’indiçage normalisé qui permet l’utilisation de cet outil avec des individus présentant des capacités variées (Baum, 2011).

Cotation et interprétation des scores :

L’évaluateur observe les fonctions exécutives d’un client lors de la réalisation de la tâche et enregistre également le niveau d’indices de rendement nécessaire pour sa réalisation.

Fonctions exécutives

  • Initiation à la tâche : Commencer la tâche. L’individu se dirige vers la table contenant le matériel pour réunir les items nécessaires à la réalisation de la tâche.
  • Exécution : L’individu réalise les étapes de la tâche.
  • Organisation : Arrangement des outils/du matériel nécessaires pour compléter la tâche. L’individu récupère et utilise correctement les items nécessaires à la tâche.
  • Séquençage : Exécution des étapes dans un ordre approprié. L’individu réalise les étapes dans un ordre approprié, s’occupe de chaque étape d’une manière appropriée et peut porter son attention d’une étape à une autre.
  • Jugement et sécurité : Évitement des situations dangereuses. L’individu démontre qu’il est conscient de la sécurité en évitant activement ou en prévenant la création de situations dangereuses.
  • Réalisation complète de la tâche : Fin de la tâche. L’individu indique qu’il a terminé ou s’éloigne de l’endroit où avait lieu la dernière étape.

Hiérarchie des indices :

Indices requis Score
Aucun indice requis 0
Orientations verbales indirectes 1
Orientations gestuelles 2
Assistance verbale directe 3
Assistance physique 4
Faire à la place du participant 5

Le score correspond au plus haut niveau d’indices dont le client a eu besoin pour accomplir la tâche.

L’EFPT correspond à trois scores globaux :

Scores Comment est-il calculé ? Quelle est l’étendue du score ?
1. Score des composantes des fonctions exécutives. Somme des cotes enregistrées à chacune des quatre tâches pour l’initiation, l’organisation, le séquençage, le jugement et la réalisation complète. Chaque composante des fonctions exécutives peut aller de 0 à 5, avec un total des quatre tâches allant de 0 à 20.
2. Score de la tâche Somme des cinq scores pour chaque tâche. Chaque tâche peut aller de 0 à 25.
3. Score total Somme du rendement pour la réalisation de chacune des quatre tâches. 0 à 100.

Un score élevé indique que le client a besoin de plus d’indices et qu’il éprouver plus de difficultés au niveau des fonctions exécutives.

Temps d’administration requis :

L’EFPT prend approximativement entre 30 et 45 minutes à compléter.

Formation nécessaire :

Bien qu’il n’y ait pas d’exigences spécifiques en matière de formation, l’examinateur doit avoir de l’expérience pour fournir de l’encadrement et donner des indices (une feuille guide pour les orientations à offrir est disponible dans le manuel de formation : Baum 2011).

Équipement :

Laisser tous les items nécessaires pour l’exécution des tâches dans une boîte transparente sur une table (la «table de matériels»). Mettre la boîte sur une table basse ou sur un tabouret si la personne est en fauteuil roulant.

  • Savon à main dans un distributeur (tel qu’on pourrait le trouver à la maison).
  • Serviettes de papier (si vous utilisez des serviettes en tissu, elles devront être lavées après chaque utilisation).
  • Casserole (avec une poignée qui devient chaude et qui nécessite l’utilisation d’une mitaine à four).
  • Mitaine à four.
  • Sous-plat à placer près de la cuisinière pour y mettre la casserole lorsque la cuisine est terminée.
  • Repose-cuillère.
  • Tasse à mesurer (en verre) – de 250 ml.
  • Tasses à mesurer pour ingrédients secs.
  • Cuillère pour mélanger.
  • Spatule en caoutchouc.
  • Avoine à l’ancienne.
  • Bol.
  • Cuillère pour manger.
  • Salière.
  • Minuterie – une minuterie qui peut être utilisée pour mesurer deux minutes.
  • Crayon/papier.
  • Annuaire téléphonique.
  • Loupe.
  • Flacon de médicaments sur lequel se trouvent des instructions avec le nom de la personne – rempli de bonbons sans sucre.
  • Flacon de médicaments sur lequel se trouvent des instructions avec le nom d’une autre personne – rempli de bonbons sans sucre.
  • Craquelins.
  • Bouteille de Claritin (ou autre version disponible sans ordonnance – non-prescrit) servant de distracteur – rempli de bonbons sans-sucre.
  • Verres pour boire.
  • Deux factures : une pour le câble (doit être payée dans 30 jours) et une pour le téléphone (doit être payée immédiatement). Elles viennent avec des enveloppes pré-adressées et sont mélangées avec cinq autres types de courrier (lettre provenant de la compagnie de cartes de crédit, carte postale, dépliant, lettre dans une enveloppe blanche, catalogue de commande par courrier) dans un sac Ziploc.
  • Carnet de chèques, le nom de la personne se retrouvant sur le chèque.
  • Feuille de bilan (c.-à-d. livre de compte) avec une balance de 5,00$ de moins que le total des factures.
  • Stylo.
  • Calculatrice.
  • Autres items distracteurs.
  • Pinces.
  • Poivrière.
  • Une feuille de consignes agrandie pour la tâche de cuisine comme celle qui se trouve sur la boîte de gruau d’avoine (les gens sont parfois incapables de lire les petits caractères). EXCEPTION: Il faut dire de cuire pendant deux minutes (cela leur permet d’avoir le temps pour utiliser la minuterie et de recevoir des indices, si nécessaire).
  • Un chronomètre ou une minuterie (il est acceptable d’utiliser la fonction minuterie d’un téléphone).
  • Préparer une carte de réponses pour les questions de pré-test.
  • Placer les factures et le courrier distracteur dans un sac de plastique ayant un volume de quatre litres.
  • Placer les médicaments dans un sac de plastique ayant un volume d’un litre.

Items additionnels :

  • Questions prétest
  • Script
  • Formulaires B-E
  • Charte d’indices
  • Charte d’évaluation du comportement

Ce qu’il faut considérer avant de commencer :

L’EFPT est un outil standardisé d’évaluation de la cognition ; les procédures pour le test devraient être suivies précisément afin de maintenir la validité du test. Tous les items doivent être administrés. Si un client refuse de faire une tâche, celle-ci peut être sautée et réalisée plus tard.

Les conversations et la rétroaction verbale ne sont pas permises.

Des administrations multiples peuvent causer un effet d’apprentissage.

Versions alternatives de l’EFPT

Il n’y a pas d’autres versions de cet outil d’évaluation.

Clientèles cibles

Peut être utilisé avec :

  • Les adolescents, les adultes et les personnes âgées.
  • L’EFPT est adapté à l’utilisation chez les clients avec des déficits moteurs. Les clients sont évalués selon le niveau d’indices nécessaire, mais ne sont pas pénalisés s’ils demandent de l’aide parce que leurs déficits nécessitent de l’assistance physique (Baum et al., 2008).
  • L’EFPT a été testé auprès de populations ayant subi un AVC (Baum et al., 2008), avec de la sclérose en plaques (Goverover et al., 2005) et de la schizophrénie (Katz et al., 2007).
  • L’EFPT a été utilisé chez des patients avec une blessure traumatique au cerveau (Toglia et al., 2010).

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • L’EFPT n’est pas adapté à l’utilisation chez les individus avec des déficits cognitifs sévères qui sont incapables de suivre des directives.

Note : Les évaluateurs devraient considérer soigneusement les effets de l’apraxie et de l’aphasie sur le rendement lors de la réalisation des tâches.

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

Le manuel de formation de l’EFPT est disponible en anglais. Il a été traduit et validé en suédois et en hébreu.

Sommaire

Que mesure l’outil ? L’EFPT mesure les fonctions exécutives dans un contexte de réalisation d’une tâche.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? L’EFPT peut être utilisé avec les clients ayant subi un AVC, mais son usage n’est pas limité à cette clientèle.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Quel domaine de la CIF est mesuré ? L’activité
Temps d’administration requis 30-45 minutes
Versions Une version mise à jour du manuel de formation de l’EFPT a été publiée en 2011.
Langues L’EFPT a été développé en anglais, traduit et validé en suédois et en hébreu.
Measurement psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a relevé une excellente cohérence interne pour le score total de l’EFPT et une cohérence interne allant d’adéquate à excellente pour les tâches. Les corrélations entre le score total de l’EFPT et les composantes des fonctions exécutives se sont avérées excellentes.

Test-retest :
Aucune étude n’a documenté d’information sur la fidélité test-retest de l’EFPT auprès d’une population ayant subi un AVC.

Intra-juge :
Aucune étude n’a documenté d’information concernant la fidélité intra-juge de l’EFPT auprès d’une population ayant subi un AVC.

Inter-juges :
Une étude a relevé une excellente fidélité inter-juges pour le score total de l’EFPT et pour toutes les tâches.

Validité Contenu :
L’EFPT a été développé en se basant sur le Kitchen Task Assessment de Baum & Edwards (1993).

Critère :
Concourante :
Trois études ont examiné la validité concourante de l’EFPT auprès de patients en phase aiguë ou chronique de récupération post-AVC et ont relevé une excellente corrélation avec le Functional Assessment Measure ainsi qu’une corrélation allant d’adéquate à excellente avec l’Assessment of Motor and Process Skills et le Short Blessed Test. De plus, des corrélations adéquates ont été relevé avec la Mesure de l’indépendance fonctionnelle, le Logical Memory Total Recall Test, les sous-tests de séquence de chiffres inversé du Weschler Memory Scale-Revised, l’Animal Naming Test, le Sorting Test, le Verbal Fluency Test, le Colour Word Interference Test du Delis-Kaplan Executive Function System ainsi que la partie B du Trail Making Test.

Prédictive :
Aucune étude n’a documenté d’information sur la validité prédictive de l’EFPT auprès d’une population ayant subi un AVC.

Construit :
Convergente/Discriminante :
Aucune étude n’a documenté d’information concernant la validité discriminante de l’EFPT auprès d’une population ayant subi un AVC.

Groupes connus :
Une étude a relevé que l’EFPT était capable de faire la distinction entre des clients ayant subi un AVC léger et des clients ayant subi un AVC modéré, ainsi qu’entre des clients ayant subi un AVC léger et des témoins en santé.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a documenté d’information concernant les effets de plancher ou de plafond de l’EFPT dans une population ayant subi un AVC.
Sensibilité/spécificité Aucune étude n’a documenté d’information concernant la sensibilité ou la spécificité de l’EFPT dans une population ayant subi un AVC.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? Aucune étude n’a documenté d’information concernant la sensibilité au changement de l’EFPT auprès d’une population ayant subi un AVC.
Acceptabilité L’EFPT comprend des tâches du monde réel. L’outil peut être administré à des personnes dont les capacités varient en raison de la flexibilité nécessaire pour fournir une hiérarchie d’indices au besoin.
Faisabilité L’EFPT peut être administré à la maison ou sur une unité de réadaptation. L’outil est simple à administrer et les consignes sont clairement précisées dans le manuel du test. L’EFPT évalue ce qu’un individu est capable de faire au lieu de ce qu’il est incapable de faire.
Comment obtenir l’outil ?

L’EFPT est gratuit et peut être obtenu de Carolyn Baum à l’adresse suivante : baumc@wustl.edu. Il peut aussi être obtenu en ligne grâce aux sites web suivants :

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques de l’Executive Function Performance Test (EFPT). Cet outil d’évaluation peut être utilisé avec plusieurs populations, mais ce module concerne uniquement les propriétés psychométriques de l’outil lorsqu’il est utilisé auprès de patients qui ont subi un AVC. Trois études ont été identifiées.

Effets plancher/plafond

Aucune étude n’a documenté d’information sur les effets de plancher ou de plafond de l’EFPT auprès d’une population composée d’individus ayant subi un AVC.

Fidélité

Cohérence interne :
Baum et al. (2008) ont examiné la cohérence interne de l’EFPT auprès d’un échantillon composé de 75 patients en phase chronique de récupération d’u AVC léger ou modéré et de 22 témoins sains d’un âge correspondant. La cohérence interne, calculée en utilisant les coefficients alpha de Cronbach, s’est avérée excellente pour le score total (alpha=0,94) et allant d’adéquate à excellente pour les items du test (faire la cuisine: alpha = 0,86 ; payer les factures : alpha = 0,78 ; gérer ses médications : alpha = 0,88 ; utiliser un téléphone : alpha = 0,77). Les corrélations entre le score total de l’EFPT et les composantes des fonctions exécutives se sont avérées excellentes (initiation : r= 0,91 ; organisation : r= 0,93 ; séquençage : r = 0,88 ; sécurité et jugement : r = 0,78 ; réalisation complète de la tâche : r = 0,89).

Test-retest :
Aucune étude n’a documenté d’information concernant la fidélité test-retest de l’EFPT auprès d’une population composée d’individus ayant subi un AVC.

Inter-juges :
Baum et al. (2008) ont examiné la fidélité inter-juges de l’EFPT avec trois évaluateurs formés et dix participants (cinq clients ayant subi un AVC et cinq témoins sains). La fidélité inter-juges, calculée à l’aide des coefficients de corrélation intra-classe (CCI), s’est avérée excellente pour le score total (CCI = 0,91) et pour tous les items du test (cuisine : ICC = 0,94 ; payer des factures : ICC = 0,89 ; gérer sa médication : ICC = 0,87 ; utiliser un téléphone : ICC = 0,79).

Validité

Contenu :

L’EFPT a été développé au programme d’ergothérapie de la Washington University Medical School.

L’EFPT a été conçu à partir du Kitchen Task Assessment de Baum & Edwards (1993).

Critère :

Concourante :
Baum et al. (2008) ont examiné la validité concourante de l’EFPT en comparaison avec des tests fonctionnels et neuropsychologiques auprès d’un échantillon de 73 patients en phase chronique de récupération d’un AVC léger à modéré, et en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Les tests fonctionnels comprenaient le Functional Assessment Measure et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Les tests neuropsychologiques comprenaient le Weschler Memory Scale-Revised (WMS-R), le Logical Memory Total Recall, Digit Span Forward et les sous-tests du Digit Span Backward, l’Animal Naming Test, le Short Blessed Test et le Trail Making Test. L’EFPT a démontré une excellente corrélation avec le Functional Assessment Measure (r = -0,68), et une corrélation adéquate avec la MIF (r = -0,40), le WMS-R Logical Memory Total Recall Test (r = – 0,59) les sous-tests du Digit Span Backward (r = -0,49), l’Animal Naming Test (r = -0,47), le Short Blessed Test (r = 0,39) et la partie B du Trail Making Test Part B (r = 0,39). Les corrélations avec les tests cognitifs qui ne sont pas considérés comme évaluateurs des fonctions exécutives ne se sont pas avérées significatives (partie A du Trail Making Test et les sous-test de séquence de chiffres du WMS-R).

Wolf et al. (2010) ont examiné la validité concourante de l’EFPT en comparaison avec des tests neuropsychologiques auprès d’un échantillon de 20 patients en phase aiguë de récupération d’un AVC léger à modéré, et en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Le score total de l’EFPT a démontré une corrélation adéquate avec le Short Blessed Test (p = 0,548), le Delis-Kaplan Executive Function System (DKEFS) et le Sorting Test (p=-0.511), le Verbal Fluency Test (p = -0,474) et le Colour Word Interference Test (p = -0,566), mais pas avec le Trail Making Test. La tâche Cuisine simple de l’EFPT a démontré une correlation adéquate avec le DKEFS et le Sorting Test (respectivement p = -0,498 et p = -0,587) le Verbal Fluency Test (p = 0,527), et une excellente corrélation avec le Short Blessed Test (p = 0,710). La tâche Paiement de factures de l’EFPT a démontré une corrélation adéquate le DKEFS, le Sorting Test, le Colour Word Interference et le Trail Making Test (p = -0,484 à -0,594). La tâche Utilisation du téléphone de l’EFPT a démontré une corrélation adéquate avec le DKEFS et le Colour Word Interference Test (p = -0,499). Aucune corrélation significative n’a été relevé entre la tâche d’organisation de la médication de l’EFPT et les autres tests neuropsychologiques.

Cederfeldt et al. (2011) ont examiné la validité concourante de l’EFPT en comparaison avec l’Assessment of Motor and Process Skills (AMPS) auprès d’un échantillon de 23 patients en phase aiguë de récupération d’un AVC léger, et en utilisant les corrélations de rang de Spearman. La corrélation entre la somme totale de toutes les tâches de l’EFPT et les habiletés de processus du AMPS s’est avérée excellente (rho = 0,61). Les corrélations entre les quatre tâches de l’EFPT et les habiletés de processus du AMPS allaient d’adéquates à excellentes (rho = 0,54 à – 0,60).

Prédictive :
Aucune étude n’a documenté d’information sur la validité prédictive de l’EFPT auprès d’une population composée d’individus ayant subi un AVC.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Aucune étude n’a documenté d’information concernant la validité convergente ou discriminante de l’EFPT auprès d’une population ayant subi un AVC.

Groupes connus :
Baum et al. (2008) ont examiné la validité des groupes connus de l’EFPT auprès d’un échantillon de 73 patients en phase chronique de récupération d’un AVC léger (n=59) à modéré (n=14), et 22 témoins sains ayant un âge et un niveau d’éducation correspondant à celui des patients. La sévérité de l’AVC a été déterminée à l’aide du National Institutes of Health Stroke Scale (< 5 = AVC léger, 6-15 = AVC modéré). L’EFPT s’est avéré capable de faire la distinction parmi les groupes ; les témoins sains obtenant un score total plus bas (meilleurs) que les clients avec des AVC légers (p < 0,05) et des AVC modérés (p < 0,0001). Des différences significatives ont été relevées entre les témoins sains et les clients avec des AVC légers pour la tâches de Cuisine simple (p = 0,008) et de Paiement de factures (p = 0,03). Des différences significatives ont été relevées entre les clients ayant subi un AVC léger et les clients ayant subi un AVC modéré pour les tâches de Paiement de factures (p = 0,01), d’Organisation de la médication (p = 0,001) et d’Utilisation du téléphone (p = 0,0001). L’analyse des composantes Fonctions Exécutives du test a démontré des différences significatives entre les témoins sains et les clients ayant subi un AVC léger pour le séquençage (p < 0,001) et l’organisation (p < 0,04). Des différences significatives ont été relevées entre les clients ayant subi un AVC léger et les clients ayant subi un AVC modéré pour l’organisation (p < 0,0001), le séquençage (p < 0,001), la sécurité et le jugement (p < 0,004), ainsi que la réalisation complète de la tâche (p < 0,01).

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement de l’EFPT auprès d’un échantillon de patients ayant subi un AVC, bien que d’autres études ont été menées parmi des groupes de patients avec d’autres troubles du membre supérieur (voir : Beaton et al., 2001 ; Bot et al., 2004 ; MacDermid & Tottenham, 2004 et Schmitt & Di Fabio, 2004).

Sensibilité et spécificité :
Aucune étude n’a examiné la sensibilité de l’EFPT auprès d’un échantillon de patients ayant subi un AVC, bien que d’autres études ont été conduites parmi des groupes patients avec d’autres troubles du membre supérieur (voir : Beaton et al., 2001)

Références

  • Baum, C.M. (2011). Executive Function Performance Test: training manual. St. Louis, MO: Washington University.
  • Baum, C.M. & Edwards, D. (1993). Cognitive performance in senile dementia of the Alzheimer’s type: the Kitchen Task Assessment. The American Journal of Occupational Therapy, 47, 431-6.
  • Baum, C.M., Morrison, T., Hahn, M., & Edwards, D.F. (2003). Test manual: Executive Function Performance Test. St. Louis, MO: Washington University.
  • Baum, C.M., Tabor Connor, L., Morrison, T., Hahn, M., Dromerick, A.W., & Edwards, D.F. (2008). Reliability, validity, and clinical utility of the Executive Function Performance Test: a measure of executive function in a sample of people with stroke. The American Journal of Occupational Therapy, 62(4), 446-455.
  • Cederfeldt, M., Widell, Y., Elgmark Andersson, E., Dahlin-Ivanoff, S., & Gosman-Hedström, G. (2011). Concurrent validity of the Executive Function Performance Test in people with mild stroke. British Journal of Occupational Therapy, 74(9), 443-9.
  • Goverover, Y., Kalmar, J., Gaudino-Goering, E., Shawaryn, M., Moore, N.B., Halper, J., & DeLuca, J. (2005). The relation between subjective and objective measures of everyday life activities in persons with multiple sclerosis. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 86, 2303-8.
  • Katz, N., Tadmore, I., Felzen, B., & Hartman-Maeir, A. (2007). Validity of the Executive Function Performance Test in individuals with schizophrenia. Occupational Therapy Journal of Research, 27, 1-8.
  • Toglia, J., Johnston, M.V., Goverover, Y., & Dain, B. (2010). A multicontext approach to promoting transfer of strategy use and self regulation after brain injury: an exploratory study. Brain Injury, 24(4), 664-77.
  • Wolf, T.J., Stift, S., Tabor Connor, L., Baum, C., & The Cognitive Rehabilitation Research Group. (2010). Feasibility of using the EFPT to detect executive function deficits at the acute stage of stroke. Work: Journal of Prevention, Assessment & Rehabilitation, 36(4), 405-12.

Voir la mesure

Comment obtenir l’outil de mesure ?

L’EFPT peut être obtenu en contactant Carolyn Baum à l’adresse suivante : baumc@wustl.edu. Il peut aussi être obtenu à partir des sites web suivants :

Table des matières

Kettle Test (KT)

Évidence révisées en date du 22-03-2011
Auteur(s)* : Katie Marvin, MSc, PT Candidate
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Annabel McDermott, OT
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

Le Kettle Test a été développé comme une brève mesure basée sur le rendement, conçue pour évaluer les aptitudes cognitives dans un contexte fonctionnel.

Revue détaillée

But de la mesure

Le Kettle Test a été développé comme une brève mesure basée sur le rendement, conçue pour évaluer les aptitudes cognitives dans un contexte fonctionnel. Le Kettle Test peut être utilisé pour évaluer la capacité à vivre en communauté de façon autonome chez les clients avec des troubles cognitifs. En utilisant la tâche fonctionnelle de préparer un breuvage chaud, les habiletés cognitives fonctionnelles et les habiletés de résolution de problème du client sont évaluées.

Versions disponibles

Le Kettle Test a été développé par Dr Adina Hartman-Maeir ; Nira Armon et Dr Noomi Katz en 2005 et il a été validé ultérieurement (Hartman-Maeir, Harel & Katz, 2009).

Caractéristiques de la mesure

Items :

La tâche de préparer deux breuvages chauds est décomposée en 13 étapes distinctes qui peuvent être évaluées. Ces items sont décrits ci-dessous.

Description de la tâche :

Le client prépare deux tasses de breuvages chauds – une pour lui et une autre pour l’examinateur. L’examinateur demande au client de préparer un breuvage chaud qui diffère de deux ingrédients de celui que le client a choisi pour lui.

  1. Ouvrir le robinet d’eau
  2. Remplir la bouilloire avec environ deux tasses d’eau
  3. Fermer le robinet
  4. Assembler la bouilloire
  5. Attacher le fil électrique à la bouilloire
  6. Brancher le fil électrique dans une prise électrique
  7. Mettre la bouilloire en marche
  8. Rassembler les ingrédients
  9. Mettre les ingrédients dans des tasses
  10. Prendre la bouilloire lorsque l’eau bout.
  11. Verser l’eau dans les tasses
  12. Ajouter du lait
  13. Indice que la tâche est complète (par ex. indice verbal, gestuelle, service des breuvages).

Ce qu’il faut considérer avant de commencer :

La bouilloire doit être démontée et l’équipement doit être installé.

Cotation et interprétation du score :

Les 13 étapes distinctes de la tâche sont notées sur une échelle de 4 points. Le score total varie de 0 à 52 avec les plus hauts scores indiquant le besoin d’une plus grande assistance. L’administrateur doit noter dans la section des « commentaires » tous indices fournis au client.

L’échelle de notation suivante devrait être utilisée :

  • 0 = Rendement
  • 1 = Item complété de façon indépendante, mais complété lentement, par essais et erreurs et/ou le rendement est
  • 2 = Reçois des indices généraux.
  • 3 = Reçois des indices spécifiques; ou
    Le rendement est incomplet (par exemple, place seulement une partie des ingrédients dans la tasse, enlève la bouilloire avant que l’eau soit portée à ébullition, etc.); ou
    Le rendement est déficient (par exemple, place le couvercle de la bouilloire à l’envers, utilise les mauvais ingrédients ou échoue à performer une étape, par exemple, ne met pas la bouilloire en marche, n’ajoute pas de lait, etc.).
  • 4 = Bénéficie d’une démonstration physique ou d’assistance.

Après l’exécution, il est demandé au client et à l’administrateur de commenter les points suivants :

  1. Description du processus par l’examinateur
  2. Rappel des instructions par le client : « Quelles sont les étapes que vous aviez à faire ? »
  3. Description du processus par le client : « Décrivez-moi ce que vous avez fait du début jusqu’à la fin de la tâche. »
  4. Cotation du rendement par le client : « Comment évaluez-vous votre rendement sur cette tâche entre 0 et 100% ? » (Si le client est incapable d’évaluer son rendement, alors suggérez-lui les options suivantes : « très bien », « passable », « pas très bien » et « pas bien du tout »).
  5. Évaluation de la difficulté par le client : « Quelle est la difficulté de cette tâche pour vous ? Facile (capable de la faire par vous-même facilement) ; un peu difficile ; ou très difficile (j’ai eu besoin d’aide) ».
  6. Commentaires additionnels

Note : Dans la plupart des tests qui impliquent des tâches quotidiennes de résolution de problèmes, un effet d’apprentissage immédiat peut survenir, ce qui peut avoir un impact sur le rendement lorsque l’on effectue un nouvel essai.

Durée :

Le temps d’exécution moyen n’a pas été officiellement documenté. Toutefois, il est estimé que le Kettle Test prend environ 5 à 20 minutes pour être complété.

Formation :

Il n’y a pas de formation officielle qui est nécessaire pour administrer le Kettle Test. Toutefois, l’examinateur doit avoir une certaine expérience et une certaine formation au niveau des évaluations d’observation du rendement fonctionnel. Une familiarisation avec le processus et la cotation est également recommandée.

Sous-échelles :

Aucune typiquement documentée.

Équipements :

  • Une bouilloire électrique : il est important d’utiliser une bouilloire qui peut se démonter, car l’assemblage de la bouilloire fait partie de la tâche.
  • Des ingrédients pour des breuvages (ex. café instantané/décaféiné, thé noir/tisane, sucre/édulcorants artificiels, lait, miel)
  • D’autres ingrédients (utilisés pour distraire le client, ex. sel, poivre, huile)
  • Un plateau
  • De la vaisselle et des ustensiles destinés à être utilisés durant la tâche, et des couverts supplémentaires pour distraire le client (3 tasses, un pichet de lait, un bol, 2 assiettes, 3 cuillères à café, une grande cuillère, 2 fourchettes, un couteau, un ouvre-canne).

Versions alternatives du KT

Il n’existe pas de version alternative du Kettle Test.

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisé avec :

  • Les clients ayant subi un AVC qui vivaient de façon autonome dans la communauté avant l’AVC.
  • Les clients ayant subi un AVC qui comprennent la langue parlée et écrite.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Les clients qui ne comprennent pas la langue parlée et écrite.
  • Puisque le Kettle Test est administré par une observation directe de la tâche, il ne peut être compléter par un proche aidant.

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

Le manuel a seulement été publié en anglais (Hartman-Maeir, Armon & Katz, 2005). Toutefois, seulement la compréhension de la langue parlée est exigée du client durant l’administration.

Sommaire

Que mesure l’outil ? Le Kettle Test mesure les habiletés cognitives dans un contexte fonctionnel.
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé ? Les clients ayant subi un AVC qui vivaient de façon autonome dans la communauté avant l’AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration Environ 5 à 20 minutes.
Versions Il n’existe pas de version alternative du Kettle Test.
Other Languages Anglais
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du Kettle Test.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du Kettle Test.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge du Kettle Test.

Inter-juges :
Une étude a examiné la fidélité inter-juges du Kettle Test et a relevé une excellente fidélité.

Validité Construit :
Convergente :
Une étude a relevé une excellente corrélation avec le domaine Cognitif de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) et une corrélation adéquate avec le Mini-Mental Status Examination (MMSE), le Test de dessin d’horloge (TDH) et le sous-test de barrage d’étoiles du Behavioural Inattention Test (BIT).

Groupes connus :
Le Kettle Test a été capable de distinguer les clients ayant subi un AVC des témoins sains.

Effets plancher/plafond N’ont pas encore été examinés auprès de la population ayant subi un AVC.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? N’a pas encore été examiné auprès de la population ayant subi un AVC.
Acceptabilité Le Kettle Test est accepté par les clients ayant subi un AVC puisqu’il implique une tâche fonctionnelle de la vie quotidienne.
Faisabilité L’administration du Kettle Test est facile et rapide à exécuter.
Comment obtenir l’outil ?

Une version préliminaire du manuel du Kettle Test peut être obtenue auprès de : https://www.sralab.org/rehabilitation-measures/kettle-test

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques du Kettle Test. Seulement une étude a été identifiée sur les propriétés psychométriques du Kettle Test, qui a été publiée par les concepteurs de la mesure. Davantage d’études sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions définitives concernant la fidélité et la validité du Kettle Test.

Effets plancher/plafond

N’ont pas encore été examinés auprès de la population ayant subi un AVC.

Fidélité

Cohérence interne :
N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Test-retest :
N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Intra-juge :
N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Inter-juges :
Hartman-Maier, Harel & Katz (2009) ont examiné la fidélité inter-juges du Kettle Test auprès de 21 patients ayant subi un AVC, dans le premier mois suivant l’AVC, et admis dans l’une de deux Unités de réadaptation. Avant l’AVC, ces patients vivaient de façon autonome dans la communauté. La fidélité inter-juges entre quatre ergothérapeutes a été mesurée à l’aide du coefficient de corrélation de Spearman et s’est avérée excellente aux deux sites (r = 0,851, p = 0,001; et r = 0,916, p = 0,000).

Validité

Contenu :

N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Critère :

Concourante :
N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Prédictive :
N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Hartman-Maier, Harel & Katz (2009) ont examiné la validité convergente du Kettle Test en le comparant à d’autres instruments couramment utilisés pour mesurer la capacité cognitive. Trente-six patients ayant subi un AVC et 36 témoins sains ont composé l’échantillon de l’étude, et les corrélations ont été calculées en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Une excellente corrélation a été relevée entre le Kettle Test et le domaine Cognitif de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) (r = -0,659). Des corrélations adéquates ont été relevées entre le Kettle Test et le Mini-Mental Status Examination (MMSE), le test de l’horloge (Clock Drawing Test) et le sous-test de barrage d’étoiles du Behavioural Inattention Test (BIT) (respectivement, r = -0,478 ; r= -0,566 ; et r = -0,578).

Groupes connus :
Hartman-Maier, Harel & Katz (2009) ont vérifié la capacité du Kettle Test de faire la distinction entre des témoins sains (n = 36) et des individus ayant subi un AVC (n = 36). Les témoins sains ont démontré une faible variabilité dans leur rendement et ont tous obtenu un score dans la marge étroite de 0 à 3 points. Les individus ayant subi un AVC ont démontré une grande variabilité dans leur rendement et ont obtenu un score dans une large gamme de 1 à 29 points (les plus hauts scores indiquent un plus grand besoin d’assistance). Les patients ayant subi un AVC ont significativement nécessité plus d’assistance lors de l’exécution du Kettle Test, tandis que les témoins sains ont nécessité de très peu ou pas d’assistance.

Écologique :

Hartman-Maeir, Harel & Katz (2009) ont examiné la validité écologique du Kettle Test auprès de 36 patients ayant subi un AVC. Les activités courantes de la vie quotidienne et la sécurité ont été mesurées avant le congé à la maison, à l’aide du domaine Moteur de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) et de la partie Safety Rating Scale du Routine Task Inventory (RTI-E – Allen, 1989 ; Katz 2006). Un mois plus tard, les Activités de la vie domestique (AVD) ont été évaluées à l’aide de IADL Scale (Lawton et Brody, 1969). Le Kettle Test s’est avéré avoir une excellente corrélation avec le domaine Moteur de la MIF (r = – ,759) et une corrélation adéquate avec la partie Safety Rating Scale du RTI-E et l’IADL Scale (respectivement r = -,571 et r = -,505), en utilisant des coefficients de corrélation Pearson. Les résultats de cette étude suggèrent que le rendement au Kettle Test est représentatif du résultat fonctionnel des patients qui reçoivent leur congé à domicile.

Sensibilité au changement

N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Références

  • Hartman-Maeir, A., Armon, N. & Katz, N. (2005). The Kettle Test: A cognitive functional screening test. Unpublished protocol. Helene University, Jerusalem, Israel. Retrieved on February 1, 2010 from: http://www.rehabmeasures.org/Lists/RehabMeasures/DispForm.aspx?ID=939
  • Hartman-Maeir, A., Harel, H. & Katz, N. (2009). Kettle Test – A brief measure of cognitive functional performance: Reliability and validity in a stroke population. American Journal of Occupational Therapy, 64, 592-599.

Voir la mesure

Comment obtenir le Kettle Test ?

https://www.sralab.org/rehabilitation-measures/kettle-test

Table des matières

Mini-Mental State Examination (MMSE)

Évidence révisées en date du 07-11-2010
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

Le Mini-Mental State Examination (MMSE) a initialement été développé comme un bref outil de dépistage pour fournir une évaluation quantitative des troubles cognitifs et pour consigner les changements cognitifs dans le temps (Folstein, Folstein & McHugh, 1975). Depuis lors, il est maintenant reconnu que l’utilisation répétée du MMSE avec le même client réduit sa validité et il est donc conseillé que cet outil de dépistage ne soit pas utilisé de façon répétitive avec le même individu si l’intervalle de temps entre les tests est bref. Plutôt que de fournir un diagnostic, la mesure devrait être utilisée pour détecter la présence de troubles cognitifs (Folstein, Robins & Helzer, 1983). Le MMSE mesure brièvement les capacités d’orientation dans le temps et l’espace, de rappel immédiat, de mémoire verbale à court terme, de calcul, de langage et de praxies constructives. Alors que la mesure était initialement utilisée pour détecter la démence dans un contexte psychiatrique, son utilisation est maintenant généralisée. Depuis 1993, le MMSE est disponible avec un tableau en annexe qui permet que des normes spécifiques au patient soient identifiées en fonction de l’âge et du niveau d’éducation (Crum, Anthony, Bassett, & Folstein, 1993).

Revue détaillée

But de la mesure

Le Mini-Mental State Examination (MMSE) a initialement été développé comme un bref outil de dépistage pour fournir une évaluation quantitative des troubles cognitifs et pour consigner les changements cognitifs dans le temps (Folstein, Folstein & McHugh, 1975). Depuis lors, il est maintenant reconnu que l’utilisation répétée du MMSE avec le même client réduit sa validité et il est donc conseillé que cet outil de dépistage ne soit pas utilisé de façon répétitive avec le même individu si l’intervalle de temps entre les tests est bref. Plutôt que de fournir un diagnostic, la mesure devrait être utilisée pour détecter la présence de troubles cognitifs (Folstein, Robins & Helzer, 1983). Le MMSE mesure brièvement les capacités d’orientation dans le temps et l’espace, de rappel immédiat, de mémoire verbale à court terme, de calcul, de langage et de praxies constructives. Alors que la mesure était initialement utilisée pour détecter la démence dans un contexte psychiatrique, son utilisation est maintenant généralisée. Depuis 1993, le MMSE est disponible avec un tableau en annexe qui permet que des normes spécifiques au patient soient identifiées en fonction de l’âge et du niveau d’éducation (Crum, Anthony, Bassett, & Folstein, 1993).

Versions disponibles

Le MMSE a été publié par Folstein et al. en 1975.

Caractéristiques de la mesure

Items :

Le MMSE est constitué de 11 questions ou tâches simples qui évaluent diverses fonctions, incluant : l’arithmétique, la mémoire et l’orientation.

Cotation :

Le score est le nombre d’items exacts. La mesure produit un score total de 30. Un score de 23 ou moins est la limite généralement acceptée indiquant la présence de troubles cognitifs (Ruchinskas & Curyto, 2003).

Les niveaux d’atteinte ont également été classifiés comme nul (24-30), léger (18-23) et sévère (0-17) (Tombaugh & McIntyre 1992).

Plus récemment, Folstein, Folstein, McHugh et Fanjiang (2001) ont recommandé les scores seuil suivants :

Score Niveau d’atteinte
≥ 27 Nul
21-26 Léger
11-20 Modéré
≤ 10 Sévère

Crum et al. (1993) ont rapporté que la performance cognitive telle que mesurée par le MMSE varie dans la population selon l’âge et le niveau d’éducation. Il y a une relation inverse entre les scores au MMSE et l’âge, allant d’une médiane de 29 pour ceux âgés de 18 à 24 ans à 25 pour les individus de 80 ans et plus. Il y a également une relation inverse entre les scores au MMSE et l’éducation. Le score médian au MMSE est de 29 pour les individus avec au moins 9 années de scolarité, de 26 pour ceux avec 5 à 8 années de scolarité et de 22 pour ceux avec 0 à 4 années de scolarité.

Le tableau suivant, créé par Crum et al. (1993) peut être utilisé pour comparer le score de votre patient au MMSE avec un groupe de référence en fonction de l’âge et du niveau d’éducation.

(Source: Crum et al., 1993)

Âge
Éducation 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44
4e année 22 25 25 23 23
8e année 27 27 26 26 27
École secondaire 29 29 29 28 28
Collège 29 29 29 29 29
Âge
Éducation 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69
4e année 23 23 22 23 22
8e année 26 27 26 26 26
École secondaire 28 28 28 28 28
Collège 29 29 29 29 29
Âge
Éducation 70-74 75-79 80-84 >84
4e année 22 21 20 19
8e année 25 25 25 23
École secondaire 27 27 25 26
Collège 28 28 27 27

Sous-échelles :

Orientation (nombre total de points = 10), Apprentissage (nombre total de points = 3), Attention et calcul (nombre total de points = 5), Rappel (nombre total de points = 3) et Langage (nombre total de points = 9).

Équipements :

Le MMSE ne requiert pas d’équipement spécialisé.

Formation :

Peu d’informations ont été rapportées sur la formation pour le MMSE, toutefois, une version standardisée du MMSE a été développé (Molloy & Standish, 1997).

Durée :

L’administration par un interviewer formé prend environ 10 minute.

Versions alternatives du MMSE

  • Le Modified Mini-Mental State Examination (3MS) (Teng & Chui, 1987).Une version élargie du MMSE a été développée par Teng et Chui (1987) augmentant le contenu, le nombre et la difficulté des items inclus dans l’évaluation. Le score du 3MS varie de 0 à 100 avec un seuil standardisé de 78/90 pour la présence de troubles cognitifs. L’administration de cette évaluation élargie requiert environ 5 minutes de plus que le MMSE original, qui nécessite environ 10 minutes pour être complété. Grace et al. (1995) ont comparé le MMSE au 3MS auprès de patients gériatriques ayant subi un AVC. La fiabilité test-retest du 3MS s’est avéré excellente (r = 0,80). Le 3MS a également corrélé avec une batterie d’évaluations neuropsychologiques et avec certains domaines cognitifs absents dans le MMSE. Le 3MS s’est avéré être significativement un meilleur prédicteur du résultat fonctionnel que le MMSE (tel que mesuré par la Mesure de l’Indépendance Fonctionnelle). Le 3MS s’est avéré avoir une sensibilité plus élevée que le MMSE (69% contre 44%) et une spécificité similaire (80% contre 79%). L’aire sous la courbe (AUC) du 3MS correspondait à 0,798.
  • 3MS + Dessin d’une horloge (Suhr & Grace, 1999).L’ajout du dessin d’une horloge, une simple mesure de la capacité constructive, a augmenté la sensibilité pour détecter les lésions cérébrales focales du 3MS chez les patients ayant subi un AVC au niveau de l’hémisphère droit (87%). L’ajout du Test de dessin d’horloge nécessite environ deux minutes supplémentaires dans le temps d’administration.
  • Standardized MMSE (SMMSE) (Molloy & Standish, 1997).Molloy et Standish (1997) ont développé le SMMSE pour améliorer la fiabilité de la mesure initile. L’idée était de développer des directives strictes pour l’administration et la notation. Pour examiner la fiabilité du SMMSE auprès de 48 personnes âgées, des étudiants d’université ont été assignés aléatoirement pour administrer le MMSE ou le SMMSE, et ont été formés sur ce test pour l’offrir aux participants à trois occasions différentes. Le SMMSE présente une fiabilité inter-juges et intra-juge significativement supérieure à celle du MMSE. La variance inter-juges a été réduite de 76% et la variance intra-juge a été réduite de 86%. Il a fallu moins de temps pour administrer le SMMSE en comparaison au MMSE (respectivement, moyenne de 10,5 minutes et 13,4 minutes). Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) pour le MMSE se sont avérés adequats (CCI = 0,69) et excellents pour le SMMSE (ICC = 0,90).
  • Version téléphonique (ALFI-MMSE) (Roccaforte, Burke, Bayer & Wengel, 1992).Cette version inclut 22/30 des items du MMSE original, dont la majorité a été retirée de la dernière section (langage et motricité). Roccaforte et al. (1992) ont examiné la validité de l’ALFI-MMSE auprès de 100 patients gériatriques. Les corrélations entre la version téléphonique et la version en entrevue face à face du MMSE se sont avérés excellentes (r de Pearson = 0,85). Les patients avaient tendance à avoir un score légèrement plus élevé au test lorsqu’il était administré en personne comparativement qu’au téléphone. Une sensibilité de 67% (en utilisant un bref test de dépistage neurologique) et une spécificité de 100% ont été relevées auprès d’une population d’individus âgés vivant dans la communauté. Ces résultats étaient similaires à la sensibilité (68%) et à la spécificité (100%) relevées pour le dépistage avec le MMSE original.
  • Version de 26 items de l’ALFI-MMSE (T-MMSE) (Roccaforte et al. cité dans Newkirk, Kim, Thompson, Tinklenberg, Yesavage & Taylor, 2004).Le T-MMSE a été développé à partir de l’ALFI-MMSE. Il s’agit d’une adaptation de 26 points, contenant une commande en 3 étapes : « Dites bonjour, donnez un petit coup sur le micro du téléphone à 3 reprises, puis dites : « Je suis de retour » ». Il contient également une nouvelle question qui demande que le patient donne à l’interviewer un numéro de téléphone auquel ils peuvent généralement être joints. Le T-MMSE a obtenu une excellente corrélation avec le MMSE (r = 0,88). Ni la déficience auditive ou les années d’éducation n’ont été associées avec les scores au T-MMSE. Sur les 22 points communs entre les 2 échelles, les scores ont obtenu une excellente corrélation (r = 0,88), toutefois, les scores au téléphone ont tendance à être moins élevés que les scores en en entrevue face à face (Newkirk et al., 2004). Les auteurs fournissent des tables pour la conversion des scores au T-MMSE aux scores du MMSE.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les patients ayant subi un AVC (Agrell & Dehlin, 2000; Ozdemir, Birtane, Tabatabaei, Ekuklu, Kokino & Siranus, 2001; Grace et al., 1995; Suhr & Grace, 1999).

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Le MMSE s’est avéré inefficace pour détecter les troubles cognitifs chez les patients avec un AVC au côté droit (Grace et al., 1995).
  • Le MMSE ne convient pas au recours à un proche aidant puisqu’il est administré par une observation directe lors d’exécution de tâches.
  • Puisque le MMSE dépend fortement du langage de l’individu, il est susceptible de classifier de façon erronée les patients présentant de l’aphasie.
  • Le MMSE a une capacité limitée de diagnostiquer la démence en médecine générale et devrait donc être utilisé comme un seul aspect du profil cognitif global d’un patient (Wind, Schellevis, van Staveren, Scholten, Jonker & van Eijk, 1997).
  • Le MMSE a été critiqué pour avoir tenté d’évaluer trop de fonctions par un test aussi bref. La performance d’un individu sur des items individuels, ou dans un seul domaine, peut être plus utile que l’interprétation d’un seul score global (Tombaugh & McIntyre, 1992). Toutefois, lorsqu’il est utilisé pour dépister des problèmes de mémoire visuelle ou verbale, ou des problèmes d’orientation ou d’attention, il n’est pas possible d’identifier des scores seuils acceptables (Blake, McKinney, Treece, Lee & Lincoln, 2002).
  • Il a été démontré que les scores au MMSE sont affectés par l’âge, le niveau d’éducation, l’origine ethnique et le contexte socioculturel (Tombaugh & McIntyre, 1992 ; Bleeker et al., 1988 ; Lorentz et al., 2002 ; Shadlen, Larson, Gibbons, McCormick & Teri, 1999). Ces variables peuvent introduire un biais menant à la classification erronée des individus. Par exemple, les individus très scolarisés qui ont une démence légère peuvent obtenir au MMSE un bon score situé dans la normale, car ils trouvent les questions faciles. De plus, les individus peu scolarisés peuvent avoir de faibles scores au MMSE simplement parce qu’ils trouvent les questions difficiles. Ainsi, le score qu’ils ont obtenu au MMSE pourrait indiquer un diagnostic de démence, alors qu’aucune démence n’est présente. Bien que ces biais ne soient pas toujours présents, Agrell et Dehlin (2000) ont constaté que l’âge et l’éducation n’avaient pas influencé les scores dans leur étude, une attention particulière à ces facteurs est justifiée lors de l’interprétation des résultats au MMSE.
  • Le MMSE s’est avéré avoir un manque au niveau du Clock Drawing Test (Suhr & Grace, 1999). Une autre solution qui a été proposée est d’administrer le Neurobehavorial Cognitive Status Examination (NCSE) au lieu du MMSE. Le NCSE est une mesure très sensible pour détecter les troubles cognitifs chez les patients avec des lésions cérébrales (Schwamm, Van Dyke, Kiernan, Merrin & Mueller, 1997).
  • Il a été démontré que le MMSE manque de sensibilité chez les patients ayant subi un AVC (Blake et al., 2002 ; Suhr et Grace, 1999 ; Nys et al., 2005). D’autres études ont noté de faibles niveaux de sensibilité chez les individus ayant une déficience cognitive légère (Tombaugh et McIntyre, 1992 ; de Koning et al., 1998), et chez les patients avec des lésions de l’hémisphère droit (Dick et al., 1984). Une solution potentielle pour augmenter la sensibilité du MMSE est l’ajout du Test de dessin d’horloge (Suhr & Grace, 1999). Une autre solution qui a été proposée consiste à administrer le Neurobehavioral Cognitive Status Examination (NCSE) au lieu du MMSE. Le NCSE est une mesure très sensible pour détecter la déficience cognitive chez les patients présentant des lésions cérébrales (Schwamm, Van Dyke, Kiernan, Merrin et Mueller, 1997).
  • Da Costa et al. (2010) ont étudié l’évolution cognitive et la gravité clinique de patients analphabètes et scolarisés ayant subi un AVC au cours d’un suivi de 6 mois, en utilisant respectivement le MMSE et la National Institutes of Health Stroke Scale (NIHSS). Une amélioration significative de la gravité clinique, telle que mesurée par la NIHSS, a été observée dans les deux groupes (p < 0,001) ; toutefois, seulement les individus scolarisés ont montré une amélioration significative des scores au MMSE, indiquant une amélioration dans leur fonction cognitive globale (P = 0,008). La scolarité s’est avérée influencer significativement les scores au MMSE.
  • Folstein, Folstein et McHugh (1998) ont noté que le MMSE démontre des effets plafonds marqués chez les plus jeunes individus intacts et des effets planchers marqués chez les individus modérément à sévèrement affectés.

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

Afrikaans Néerlandais Anglais israélien Roumain
Arabe Estonien Italien Russe
Espagnol argentin Pilipino Japonais Russe d’Estonie
Néerlandais de Belgique Finnois Kannada Serbe
Français de Belgique Français Coréen Slovaque
Bosnien Allemand d’Autriche Letton Anglais sud-africain
Portugais du Brésil Allemand Lituanien Espagnol
Bulgare Grec Macédonien Suédois
Espagnol chilien Gujarati Malayalam Télougou
Chinois Hébreu Marathi Turc
Croate Hindi Norvégien Anglais britannique
Tchèque Hongrois Polonais Ukrainien
Danois Anglais indien Portugais Ourdou

Les traductions autorisées du MMSE peuvent être obtenues en contactant Custsupp@parinc.com ou en appelant au 1.800.331.8378

Sommaire

Que mesure l’outil ? Les troubles cognitifs
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé ? Alors qu’il était initialement utilisé pour détecter la démence dans un contexte psychiatrique, son utilisation est maintenant répandue et il est disponible avec un tableau en annexe qui permet des normes spécifiques au patient.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Dépistage
Temps d’administration L’administration par un interviewer formé prend environ 10 minutes.
Versions Le Modified Mini-Mental State Examination (3MS); 3MS + Dessin d’une horloge; Standardized MMSE (SMMSE); Version téléphonique (ALFI-MMSE); Version de 26 items de l’ALFI-MMSE (T-MMSE)
Langues Afrikaans; anglais; néerlandais; roumain; arabe; estonien; italien; russe; espagnol argentin; pilipino; japonais; russe d’Estonie; néerlandais de Belgique; finnois; kannada; serbe; français de Belgique; français; coréen; slovaque; bosnien; allemand d’Autriche; letton; brésilien; portugais du Brésil; allemand; lituanien; espagnol; bulgare; grec; macédonien; suédois; espagnol chilien; gujarati; malayalam; télougou; chinois; hébreu; marathi; turc; croate; hindi; norvégien; tchèque; hongrois; polonais; ukrainien; danois; portugais; ourdou.
Propriétés psychométriques
Effets plancher/plafond Folstein, Folsten et McHugh (1998) ont signalé que le MMSE présentait des effets de plafond marqués chez les jeunes individus en bonne santé et des effets de plancher marqués chez les personnes avec un trouble cognitif allant de modéré à sévère.
Fidélité Cohérence interne :
Sur neuf études qui ont examiné la cohérence interne du MMSE, trois ont relevé une faible cohérence interne ; une, une cohérence interne adéquate ; deux, une cohérence interne allant de faible à excellente ; deux, une excellente cohérence interne ; une, une excellente cohérence interne chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ; et une, une faible cohérence interne chez les patients ayant une déficience cognitive.

Test-retest :
Sur six études qui ont examiné la fidélité test-retest du MMSE, deux études ont relevé une excellente fidélité test-retest ; une, une fidélité test-retest adéquate ; une, une fidélité test-retest allant d’adéquate à excellente ; une, une fidélité test-retest allant de faible à adéquate ; et une, une faible fidélité test-retest.

Inter-juges :
Sur trois études qui ont examiné la fidélité inter-juges du MMSE, une a relevé une excellente fidélité inter-juges et deux ont relevé une fidélité inter-juges adéquate.

Validité Critère :
Le MMSE peut faire la distinction entre des patients avec la maladie d’Alzheimer et des patients avec une démence fronto-temporale ; il peut faire la distinction entre des patients ayant subi un AVC au niveau de l’hémisphère gauche et ceux ayant subi un AVC à l’hémisphère droit.

Construit :
Concourante :
Le MMSE avait une faible corrélation avec la Mattis Dementia Rating Scale ; des corrélations allant de faibles à excellentes avec le Wechsler Adult Intelligence Test ; une corrélation adéquate avec la Mesure de l’indépendance fonctionnelle ; des corrélations significatives avec la Montgomery Asberg Depression Rating Scale et la Zung Depression Scale.

Prédictive :
Les scores au MMSE se sont avérés être prédictifs de l’amélioration fonctionnelle chez les patients ayant subi un AVC après la réadaptation ; de la destination suite au congé ; du développement d’une dépendance fonctionnelle à un intervalle de suivi de 3 ans ; du niveau d’ambulation ; de la durée du séjour à l’hôpital de patients avec une démence modérée ; du décès.

Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? Non applicable.
Acceptabilité Le MMSE est une brève mesure à administrer. Les variables des patients, telles que l’âge, le niveau d’éducation et le contexte socioculturel peuvent affecter les scores sur la mesure. Il est administré par observation directe et il n’est donc pas approprié pour l’utilisation par un proxy.
Faisabilité Aucun équipement spécialisé n’est requis et il s’agit donc d’une mesure très facilement transportable et peu coûteuse. Toutefois, une étude a noté que les médecins trouvent le MMSE trop long et incapable de fournir beaucoup d’informations utiles.
Comment obtenir l’outil ? Le MMSE peut être obtenu auprès du titulaire actuel des droits d’auteur, le Physcological Assessment Ressources (PAR).

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques duMini-Mental State Examination (MMSE).

Effets plancher/plafond

Folstein, Folstein et McHugh (1998) ont relevé que le MMSE démontre des effets plafonds marqués chez les plus jeunes individus intacts et des effets planchers marqués chez les individus avec une atteinte modérée à sévère.

Fidélité

Cohérence interne :
Tombaugh et McIntyre (1992) ont examiné des études publiées au cours des 26 dernières années sur les propriétés psychométriques du MMSE. Dans ses études, la cohérence interne du MMSE allait de faible à excellente avec des coefficients alpha allant de 0,54 à 0,96.

McDowell, Kristjansson, Hill et Hebert (1997) ont examiné la cohérence interne du MMSE utilisé comme un test de dépistage des troubles cognitifs et de la démence. La cohérence interne s’est avérée adéquate (alpha = 0,78).

Holzer, Tischler, Leaf et Myers (1984) ont examiné la prévalence de la démence dans un échantillon de la communauté (n = 4 917). Dans cette étude, la cohérence interne du MMSE s’est révélée être adéquate (alpha = 0,77). La fidélité des items individuels allait de faible (alpha = 0,43 pour l’Orientation) à excellente (alpha = 0,82 pour l’Apprentissage). Les items de Calcul/Attention ont été omis de cette étude.

Kay, Henderson, Scott, Wilson, Rickwood et Grayson (1985) ont effectué une enquête dans la communauté auprès de 274 individus de plus de 70 ans. Les taux de démence ont été mesurés en interviewant les participants avec le MMSE. Dans cette étude, la cohérence interne du MMSE a été relevée comme faible avec un coefficient alpha correspondant à 0,68.

Foreman (1987) a examiné la fidélité du MMSE auprès de 66 patients de plus de 65 ans hospitalisés en médecine chirurgicale (normaux, déments ou en délirium). Le MMSE a révélé une excellente cohérence interne avec un coefficient alpha correspondant à 0,96.

Jorm, Scott, Henderson et Kay (1988) ont examiné s’il existait un biais dans le MMSE dans le sens où les individus avec moins d’éducation (inférieur ou égal à une huitième année) obtiendraient un moins bon résultat sur la mesure que les individus avec davantage d’éducation (supérieur à une huitième année). Le MMSE a été administré à 269 patients âgés. La cohérence interne a été jugée faible autant dans le groupe le plus scolarisé (alpha = 0,54) que dans le groupe le moins scolarisé (alpha = 0,65).

Albert et Cohen (1992) ont administré le MMSE à 40 personnes âgées avec des troubles cognitifs sévères. La cohérence interne du MMSE a été relevée comme faible chez les patients avec un score au MMSE ≤ 10 (alpha = 0,56). Toutefois, lorsque les patients représentant l’ensemble des scores au MMSE ont été inclus, la cohérence interne a été relevée comme excellente (alpha = 0,90).

Tombaugh, McDowell, Kristjansson et Hubley (1996) ont comparé les propriétés psychométriques du MMSE au 3MS auprès de participants vivant dans la communauté, âges de 65 à 89 ans. Les participants ont été divisés en deux groupes : un groupe sans troubles cognitifs (n = 406) et un groupe avec la maladie d’Alzheimer (n = 119). La cohérence interne chez les patients avec la maladie d’Alzheimer correspondait à un alpha de 0,81. La cohérence interne du MMSE a été relevée comme faible dans le groupe sans déficience cognitive (alpha = 0,62) et s’est révélée excellente chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (alpha = 0,81).

Hopp, Dixon, Grut et Backman (1997) ont administré le MMSE à 44 adultes n’ayant pas de démence et âgés de plus de 75 ans. Dans cet échantillon, la cohérence interne du MMSE s’est avérée faible avec des coefficients alpha allant de 0,31 à 0,52.

Test-retest:
Tombaugh et McIntyre (1992) ont examiné des études publiées au cours des 26 dernières années sur les propriétés psychométriques du MMSE. Ils ont relevé que dans les études ayant un intervalle test-retest < 2 mois, le MMSE présentait une fidélité test-retest allant de faible à excellente avec des coefficients de corrélation allant de 0,38 à 0,99. Vingt-quatre études sur 30 ont relevé une excellente fidélité test-retest (r> 0,75).

Folstein et al. (1975) ont administré le MMSE à 206 patients avec des syndromes de démence, des troubles affectifs, des troubles affectifs avec des troubles cognitifs, de la manie, de la schizophrénie, des troubles de la personnalité, et à 63 témoins en bonne santé. La fidélité test-retest du MMSE, administré à deux reprises en 24 heures, s’est avérée excellente, avec un coefficient de corrélation de Pearson de r = 0,89. Lorsque le MMSE a été administré à des patients souffrant de dépression et de démence, à deux reprises, avec 28 jours d’intervalle, la corrélation s’est également avérée excellente, avec une corrélation de Pearson de r = 0,99.
Note : Les coefficients de corrélation de Pearson sont susceptibles de surestimer la fidélité et le coefficient de corrélation de Spearman n’est plus utilisé pour évaluer la fidélité test-retest.

Schmand, Lindeboom, Launer, Dinkgreve, Hooijer et Jonker (1995) ont examiné la fidélité test-retest du MMSE auprès de personnes saines et âgées, examinées à deux reprises avec un intervalle d’un an entre les évaluations. La fidélité test-retest s’est révélée être adéquate (coefficient de corrélation de Spearman = 0,58). Les résultats de cette étude sont similaires à ceux publiés par O’Connor et al. (1989). Ces résultats suggèrent que le MMSE n’est pas une mesure appropriée pour détecter une déficience cognitive subtile.

Hopp et al. (1997) ont administré le MMSE à 44 adultes n’ayant pas de démence, âgés de plus de 75 ans. La fidélité test-retest pour les intervalles de 6, 12 mois et 18 mois, en utilisant les corrélations de Pearson, variait d’adéquate à excellente (r = 0,56 à r = 0,80).

Olin et Zelinski (1991) ont examiné la fidélité du MMSE dans un intervalle de 12 mois auprès de 57 participants âgés n’ayant pas de démence. De faibles corrélations test-retest à 12 mois ont été relevées pour le score total au MMSE (r = 0,34 lors de l’administration de l’item d’Attention par alternance, r = 0,23 lors de l’administration du même item d’Attention).

Uhlmann, Larson et Buchner (1987) ont également examiné la fidélité test-retest du MMSE avec un intervalle de 12 mois auprès de patients présentant des troubles de démence. Dans cette étude, la fidélité test–retest s’est avérée excellente (r = 0,86).

Mitrushina et Satz (1991) ont examiné la fiabilité test-retest du MMSE auprès de 122 volontaires âgés de 57 à 85 ans, en bonne santé, et vivant dans la communauté. La fidélité test-retest du MMSE s’est avérée adéquate (allant de r = 0,45 à r = 0,50) sur un intervalle d’un an, et faible sur une période de deux ans (r = 0,38).

Intra-juge/inter-juges :
Molloy et Standish (1997) ont examiné la fidélité intra-juge du MMSE en le comparant au SMMSE auprès de 48 personnes âgées. Des étudiants universitaires, qui ont été formés pour administrer le MMSE ou le SMMSE, ont testé les participants à trois reprises afin d’évaluer leur fidélité intra-juge et inter-juges. Un coefficient de corrélation intraclasse (CCI) adéquate de 0,69 a été relevé pour le MMSE original.

Inter-juges :
Dick et al. (1984) ont examiné la fidélité inter-juges du MMSE chez des patients avec des troubles neurologiques et ont relevé un kappa de 0,63, démontrant la fidélité inter-juges adéquate du MMSE.

Fabrigoule, Lechevallier, Crasborn, Dartigues et Orgogozo (2003) ont examiné la fidélité du MMSE chez des patients susceptibles de développer une démence. Cinquante généralistes et psychologues formés ont examiné les patients. Une différence significative a été relevée sur les scores entre les généralistes et les psychologues pour le MMSE. Le coefficient de corrélation de concordance était de 0,87 entre les évaluations effectuées par les généralistes et celles effectuées par les psychologues.

Dans une étude menée par O’Connor et al. (1989), 5 codeurs ont évalué des entrevues enregistrées auprès de 54 patients de médecine générale âgés de 75 ans et plus. Dans cette étude, la fidélité inter-juges s’est avérée excellente avec une valeur moyenne de kappa de 0,97.

Validité

Critère :

Bien que le MMSE soit généralement considéré comme unidimensionnel, Jones et Gallo (2000) ont identifié 5 facteurs (Concentration, Langage et praxies, Orientation, Mémoire, et Attention) pour soutenir la validité de construit du MMSE en tant que mesure de l’état mental cognitif chez les adultes plus âgés vivant dans la communauté.

Concourante :
Friedl, Schmidt, Stronegger, Fazekas et Reinhart (1996) ont examiné la validité concourante du MMSE et de la Mattis Dementia Rating Scale (MDRS – Mattis, 1976), deux mesures couramment utilisées pour dépister la démence. La validité simultanée entre le MMSE et la MDRS a été jugée faible (r de Pearson = 0,29), de même que les corrélations entre les sous-échelles du MMSE et de la MDRS (Attention r = 0,18 ; Initiation et persévération r = 0,04 ; Construction r = 0,10 ; Conceptualisation r = 0,17 ; Mémoire à court terme verbale et non verbale r = 0,27).

Folstein et al. (1975) ont administré le MMSE à 206 patients avec des syndromes de démence, des troubles affectifs, des troubles affectifs avec des troubles cognitifs, de la manie, de la schizophrénie, des troubles de la personnalité et à 63 témoins en bonne santé. La validité concourante du MMSE a été examinée en corrélant la mesure avec la Wechsler Adult Intelligence Scale (WAIS – Wechsler, 1955). Les validités concurrentes entre le MMSE et la Wais Verbale (r = 0,78) et la WAIS Performance (r = 0,66) se sont avérées toutes deux excellentes.

Hopp, Dixon, Grut et Backman (1997) ont administré le MMSE et la Wechsler Adult Intelligence Scale-Revised (WAIS-R, Wechsler, 1981) à 44 adultes n’ayant pas de démence et âgés de plus de 75 ans. Les corrélations entre le MMSE et la WAIS-R Verbale se sont avérées adéquates, allant de r = 0,36 à r = 0,52. Les corrélations entre le MMSE et la WAIS-R Performance se sont aussi avérées adéquates, allant de r = 0,37 à r = 0,57. Les corrélations entre le MMSE et les sous-échelles de la WAIS-R allaient de faibles à excellentes (r = 0,20 à r = 0,60). Les corrélations entre les sous-échelles du MMSE et la WAIS-R se sont avérées généralement inférieures à r = 0,41. La sous-échelle Langage du MMSE a obtenu les corrélations les plus faibles, à la fois avec la WAIS-R Verbal et la WAIS-R Performance. Les corrélations entre les sous-échelles du MMSE et les sous-échelles de la WAIS-R ont démontré que la sous-échelle Orientation du MMSE a obtenu les corrélations les plus faibles avec toutes les sous-échelles de la WAIS-R (r = 0,001 à r = 0,40).

Tout comme les résultats de Hopp et al. (1997), Dick et al. (1984) ont examiné l’utilité du MMSE pour le dépistage au chevet et l’évaluation en série de la fonction cognitive auprès de 126 patients en neurologie et ont relevé des corrélations adéquates entre le MMSE et la Weschler Adult Intelligence Scale (WAIS) (r = 0,55 pour la WAIS-Verbale ; r = 0,56 pour la WAIS-Performance).

Agrell et Dehlin (2000) ont relevé des corrélations significatives entre les scores au MMSE et l’indice de Barthel (Mahoney & Barthel, 1965), la Montgomery Asberg Depression Rating Scale (MADRS – Montgomery & Asberg, 1979) et la Zung Depression Scale (Zung, 1965).

Diamond, Felsenthal, Macciocci, Butler et Lally-Cassady (1996) ont examiné la relation entre la cognition et la capacité à bénéficier de la réadaptation durant l’hospitalisation auprès de 52 patients admis en réadaptation gériatrique. Le gain fonctionnel a été évalué en utilisant le changement dans le score sur la Mesure de l’Indépendance Fonctionnelle (MIF – Keith, Granger, Hamilton, & Sherwin, 1987), de l’admission jusqu’au moment du congé. Le MMSE ne s’est pas révélé être associé au changement sur le score de la MIF (r = 0,10). Toutefois, le MMSE seul et en association avec l’âge a corrélé adéquatement avec le statut fonctionnel à l’admission (r = 0,58) et au moment du congé (r = 0,49).

Prédictive :
Ozdemir et al. (2001) ont examiné la validité prédictive du MMSE auprès de 43 patients ayant subi un AVC. Les scores totaux du MMSE, au début de l’étude, ont corrélés avec le score Moteur au moment du congé de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (Keith et al., 1987) dans le sens d’une amélioration (r = 0,31). Le sous-score Orientation du MMSE, au début de l’étude, a corrélé significativement avec l’amélioration du score d’Ambulation fonctionnelle, telle que mesurée par la Adapted Patient Evaluation and Conference System functional scale (r = 0,31). Ces résultats suggèrent que les scores totaux du MMSE, au début de l’étude, sont quelque peu prédictifs de l’amélioration fonctionnelle chez les patients ayant subi un AVC après la réadaptation.

Diamond et al. (1996) ont examiné la relation entre la cognition et la capacité de bénéficier de la réadaptation durant l’hospitalisation auprès de52 patients admis en réadaptation gériatrique. Le MMSE s’est révélé être hautement prédictif de la destination lors du congé, de sorte que de faibles scores au MMSE se sont associés à une plus grande probabilité d’un placement en hébergement (r = 0,68). Alors que seulement 8% du quartile supérieur sur le score du MMSE étaient placés en hébergement suite au congé, 62% du quartile inférieur sur le score du MMSE étaient placés en hébergement suite au congé.

Aguero-Torres, Fratiglioni, Guo, Viitanen, von Strauss et Winblad (1998) ont examiné les prédicteurs de dépendance dans les Activités de la vie quotidienne (tels que mesurés par le Katz index of Activities of Daily Living – Katz, Downs, Cash, Grotz, 1970) chez les personnes âgées. Chez les patients n’ayant pas de démence, le MMSE s’est révélé être l’un de meilleurs prédicteurs pour le développement d’une dépendance fonctionnelle à un intervalle de suivi de 3 ans. Les plus faibles scores au MMSE étaient associés avec la dépendance fonctionnelle chez les adultes ayant une démence (OR = 0,8) et chez les adultes n’ayant pas de démence (OR = 0,80). La performance initiale au MMSE a également prédit la dépendance fonctionnelle future et le déclin chez les adultes n’ayant pas de démence (OR = 0,70). Ainsi, indépendamment de la présence d’autres conditions chroniques, le MMSE peut indiquer le statut fonctionnel ultérieur dans la population âgée cognitivement intacte.

Matsueda et Ishii (2000) ont rétrospectivement examiné la relation entre le score au MMSE et le niveau d’ambulation (divisé en trois groupes : dépendant, partiellement dépendant et indépendant) auprès de 162 patients âgés ayant subi une fracture de la hanche. Une relation significative a été relevée entre le score initial au MMSE et le niveau d’ambulation, de sorte que les individus du groupe dépendant ont obtenu le score moyen le plus bas sur le MMSE, soit de seulement 6,6, les individus du groupe partiellement dépendant ont obtenu un score moyen de 17,9, et les individus du groupe indépendant ont obtenu le plus haut score sur le MMSE, soit de 24,6.

Huusko, Karppi, Avikainen, Kautiainen et Sulkava (2000) ont examiné l’effet de la réadaptation gériatrique intensive (groupe d’intervention) en comparaison au traitement reçu dans l’hôpital local (groupe témoin) auprès de patients avec une démence et une fracture de la hanche. Les scores sur le MMSE se sont avérés prédictifs de la durée du séjour à l’hôpital, de sorte que pour les patients avec une démence modérée (score sur le MMSE de 12-17), la durée moyenne de séjour était de 47 jours dans le groupe d’intervention et de 147 jours dans le groupe contrôle. Les patients avec une démence légère (score au MMSE de 18-23) avaient une durée de séjour de 29 jours dans le groupe d’intervention et de 46,5 jours dans le groupe témoin. Aucune différence significative n’a été observée au niveau de la mortalité ou de la durée du séjour à l’hôpital chez les patients avec une démence sévère. Dans le groupe d’intervention, 3 mois après la chirurgie, 91% des patients avec une démence légère et 63% des patients avec une démence modérée vivaient de façon autonome. Dans le groupe témoin, les chiffres correspondants étaient respectivement de 67% et 17%. Les résultats de cette étude suggèrent que le MMSE est associé avec la durée du séjour à l’hôpital et en réadaptation, et que la durée du séjour peut être affectée par l’intervention pour les personnes ayant des troubles cognitifs.

Construit :

Convergente :
Snowden et al. (1999) ont examiné 140 patients qui faisaient partie du Alzheimer’s Disease Patient Registry pour évaluer les propriétés psychométriques d’une nouvelle mesure, le Minimum Data Set (MDS). Les scores de performance cognitive du MDS ont corrélés avec le MMSE. Le MMSE a corrélé adéquatement avec le MDS (r de Spearman = -0,45 – cette corrélation est négative car un faible score au MMSE indique un trouble cognitif, tandis qu’un score élevé au MDS indique une atteinte). Conformément aux études antérieures, le MMSE a obtenu d’excellentes corrélations avec les scores Verbal et Performance de la Weschler Adult Intelligence Scale (WAIS), respectivement, r = 0,78 et r = 0,66.

Discriminante :
Winograd et al. (1994) ont développé le Physical Performance and Mobility Examination, une mesure utilisée pour évaluer 6 domaines du fonctionnement physique et de la mobilité pour les personnes âgées hospitalisées. La validité de construit de cette mesure a été examinée en la comparant au MMSE, aux Activités de la vie quotidienne (AVQ), aux Activités de la vie domestique (AVD – Lawton et Brody, 1969), à l’Échelle de dépression gériatrique (Yesavage et al., 1983), et à la modified Medical Outcomes Study Measure of Physical Functioning (MOS-PFR). Le MMSE a faiblement corrélé avec le Physical Performance and Mobility Examination (r = 0,36), ce qui suggère que ces deux mesures évaluent des construits différents.

Macnight et Rockwood (1995) ont examiné la validité discriminante du MMSE en le comparant à une nouvelle mesure, la Hierarchical Assessment of Balance and Mobility (HABAM), auprès de patients de 65 ans et plus. La validité discriminante a été démontrée, car les deux mesures ont faiblement corrélées (r = 0,15).

Groupes connus :
Wetherell, Darby, Emerson et Miller (1997) ont noté que le MMSE est en mesure de faire la distinction entre les patients avec la maladie d’Alzheimer et les patients avec une démence fronto-temporale.

Kase, Wolf, Kelly-Hayes, Kannel, Beiser et D’Agostino (1998) ont constaté que les scores au début de l’étude (pré-AVC) du MMSE se sont avérés significativement plus faibles chez les patients ayant subi un AVC que ceux de témoins appariés. La différence s’est accentuée lorsque les scores post-AVC ont été comparés. Le MMSE pourrait faire la distinction entre les patients ayant subi un AVC au niveau de l’hémisphère gauche, de ceux ayant subi un AVC à l’hémisphère droit. Chez les patients ayant subi un AVC à l’hémisphère droit, les troubles cognitifs se sont caractérisés par une baisse significative des scores du pré-AVC au post-AVC, spécifiquement dans les domaines de l’Orientation et du Langage. Pour les patients avec un AVC à l’hémisphère gauche, une baisse significative des scores du pré-AVC au post-AVC a été constatée sur quatre des cinq domaines du MMSE, (Concentration, Langage et praxies, Orientation et Attention, à l’exception la Mémoire).

Sensibilité et spécificité

De faibles niveaux de sensibilité, en particulier chez les individus ayant des troubles cognitifs légers, ont été relevés pour le MMSE (Tombaugh & McIntyre, 1992; de Koning et al. 1998) et peuvent être dus à l’importance accordée aux items de langage et au manque d’items pour évaluer les capacités visuo-spatiales (Grace et al. 1995; de Koning et al. 1998; Suhr & Grace, 1999).

Blake et al. (2002) ont examiné la sensibilité et la spécificité du MMSE pour détecter les troubles cognitifs après un AVC. Lorsque le MMSE a été comparé avec les troubles cognitifs, ils ont identifié un seuil optimal de < 24, avec une bonne spécificité (88%) et une sensibilité modérée (62%). Toutefois, il n’était pas possible d’identifier des scores seuils appropriés pour l’utilisation du MMSE pour évaluer la présence de déficits visuels ou de déficits de mémoire verbale.

Nys, van Zandvoort, de Kort, Jansen, Kappelle et de Haan (2005) ont administré le MMSE à 34 patients ayant subi un AVC et 34 témoins en bonne santé. Dans cette étude, aucun score seuil optimal, produisant à la fois une sensibilité supérieure à 80% et une spécificité supérieure à 60%, n’a pu être identifié.

Références

  • Agrell, B., Dehlin, O. (2000). Mini mental state examination in geriatric stroke patients. Validity, differences between subgroups of patients, and relationships to somatic and mental variables. Aging (Milano), 12(6), 439-444.
  • Aguero-Torres, H., Fratiglioni, L., Guo, Z., Viitanen, M., von Strauss, E., Winblad, B. (1998). Dementia is the major cause of functional dependence in the elderly: 3-year follow-up data from population-based
  • study. American Journal of Public Health, 88,1452-1456.
  • Albert, M., Cohen, C. (1992). The test for severe impairment: An instrument for the assessment of patients with severe cognitive dysfunction. J Am Geriatr Soc, 40(5), 449-453.
  • Blake, H., McKinney, M., Treece, K., Lee, E., Lincoln, N. B. (2002). An evaluation of screening measures for cognitive impairment after stroke. Age and Ageing, 31, 451-456.
  • Bleecker, M. L., Bolla-Wilson, K., Kawas, C., Agnew, J. (1988). Age-specific norms for the Mini-Mental State Exam. Neurology, 10, 1565-1568.
  • Crum, R. M., Anthony, J. C., Bassett, S. S., Folstein, M. F. (1993). Population-based norms for the mini-mental state examination by age and educational level. JAMA, 18, 2386-2391.
  • Da Costa, F.A., Bezerra, I.F.D., de Araujo Silva, D.L., de Oliveira, R. & da Rocha, V.M. (2010). Cognitive evolution by MMSE in poststroke patients. International Journal of Rehabilitation Research, 33, 248-253.
  • de Koning, I., van Kooten, F., Dippel, D. W. J., van Harskamp, F., Grobbee, D. E., Kluft, C., Koudstaal, P. J. (1998). The CAMCOG: A useful screening instrument for dementia in stroke patients. Stroke, 29, 2080-2086.
  • Diamond, P. T., Felsenthal, G., Macciocci, S. N., Butler, D. H., Lally-Cassady, D. (1996). Effect of cognitive impairment on rehabilitation outcome. American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation, 75(1), 40-43.
  • Dick, J. P., Guiloff, R. J., Stewart, A., Blackstock, J., Bielawska, C., Paul, E. A., Marsden, C. D. (1984). Mini-mental state examination in neurological patients. Journal of Neurology, Neurosurgery, and Psychiatry, 47, 496-499.
  • Fabrigoule, C., Lechevallier, N., Crasborn, L., Dartigues, J. F., Orgogozo, J. M. (2003). Inter-rater reliability of scales used to measure mild cognitive impairment by general practitioners and psychologists. Current Medial Research and Opinion, 19(7), 603-608.
  • Folstein, M. F., Folstein, S. E., McHugh, P. R. (1975). “Mini-mental state”. A practical method for grading the cognitive state of patients for the clinician. J Psychiatr Res, 12(3), 189-198.
  • Folstein, M. F., Folstein, S. E., McHugh, P. R. (1998). Key papers in geriatric psychiatry. Mini-Mental State: A practical method for grading the cognitive state of patients for the clinician. Int J Geriat Psychiatry, 13(5), 285-294.
  • Folstein, M. F., Folstein, S. E., McHugh, P. R., Fanjiang, G. (2001). Mini-Mental State Examination User’s Guide. Odessa, FL: Psychological Assessment Resources.
  • Folstein, M. F., Robins, L. N., Helzer, J. E. (1983). The Mini-Mental State Examination. Arch Gen Psychiatry, 40(7), 812.
  • Foreman, M. D. (1987). Reliability and validity of mental status questionnaires in elderly hospitalized patients. Nurs Res, 36(4), 216-220.
  • Friedl, W., Schmidt, R., Stronegger, W. J., Fazekas, F., Reinhart, B. (1996). Sociodemographic predictors and concurrent validity of the Mini Mental State Examination and the Mattis Dementia Rating Scale. European Archives of Psychiatry and Clinical Neuroscience, 246(6), 317-319.
  • Grace, J., Nadler, J. D., White, D. A., Guilmette, T. J., Giuliano, A. J., Monsch, A. U., Snow, M. G. (1995). Folstein vs modified Mini-Mental State Examination in geriatric stroke. Stability, validity, and screening utility. Archives of Neurology, 52(5), 477-484.
  • Holzer, C. E., Tischler, G. L., Leaf, P. J., Myers, J. K. (1984). An epidemiologic assessment of cognitive impairment in a community. Research in Community Mental Health, 4, 3-32.
  • Hopp, G. A., Dixon, R. A., Grut, M., Backman, L. (1997). Longitudinal and psychometric profiles of two cognitive status tests in very old adults. J Clin Psychol, 53(7), 673-686.
  • Huusko, T. M., Karppi, P., Avikainen, V., Kautiainen, H., Sulkava, R. (2000). Randomised, clinically controlled trial of intensive geriatric rehabilitation in patients with hip fracture: Subgroup analysis of patients with dementia. British Medical Journal, 321,1107-1111.
  • Jones, R. N., Gallo, J. J. (2000). Dimensions of the Mini-Mental State Examination among community dwelling older adults. Psychological Medicine, 30, 605-618.
  • Jorm, A. F., Scott, R., Henderson, A. S., Kay, K. W. (1988). Educational level differences on the Mini-Mental State: The role of test bias. Psychol Med, 18(3), 727-731.
  • Kase, C. S., Wolf, P. A., Kelly-Hayes, M., Kannel, W. B., Beiser, A., D’Agostino, R. B. (1998). Intellectual decline after stroke: The Framingham study. Stroke, 29, 805-812.
  • Katz, S., Downs, T. D., Cash, H. R., Grotz, R. C. (1970). Index of Activities of Daily Living. The Gerontologist, 1, 20-30.
  • Kay, K. W., Henderson, A. S., Scott, R., Wilson, J., Rickwood, D., Grayson, D. A. (1985). Dementia and depression among the elderly living in the Hobart community: The effect of the diagnostic criteria on the prevalence rates. Psychol Med, 15(4), 771-788.
  • Keith, R. A., Granger, C. V., Hamilton, B. B., Sherwin, F. S. (1987). The functional independence measure: A new tool for rehabilitation. Adv Clin Rehabil, 1, 6-18.
  • Lawton, M. P., Brody, E. M. (1969). Assessment of older people: Self-maintaining and instrumental activities of daily living. Gerontologist, 9, 179-186.
  • Lorentz, W. J., Scanlan, J. M., Borson, S. (2002). Brief screening test for dementia. Can J Psychiatry, 47, 723-733.
  • Macnight, C., Rockwood, K. (1995). A hierarchical assessment of balance and mobility. Age and Ageing, 24(2), 126-130.
  • Mahoney, F. I., Barthel, D. W. (1965). Functional evaluation: The Barthel Index. Md State Med J, 14, 61-5.
  • Matsueda, M., Ishii, Y. (2000). The relationship between dementia score and ambulatory level after hip fracture in the elderly. American Journal of Orthopedics, 29,691-693.
  • Mattis, S. (1976). Mental status examination for organic mental syndrome in the elderly patient. In: Bellak L, Karasu TB, editors. Geriatric Psychiatry. New York: Grune and Stratton, 77-101.
  • McDowell, I., Kristjansson, B., Hill, G. B., Hebert, R. (1997). Community screening for dementia: The Mini Mental State Exam (MMSE) and modified Mini-Mental State Exam (3MS) compared. Journal of Clinical Epidemiology, 50(4), 377-383.
  • Mitrushina, M., Satz, P. (1991). Reliability and validity of the Mini-Mental State Exam in neurologically intact elderly. J Clin Psychol, 47(4), 537-543.
  • Molloy, D. W., Standish, T. I. M. (1997). A guide to the Standardized Mini-Mental State Examination. International Psychogeriatrics, 9(1), 87-94.
  • Montgomery, S. A., Asberg, M. (1979). A new depression scale designed to be sensitive to change. Brit J Psychiat, 134, 382-389.
  • Newkirk, L. A., Kim, J. M., Thompson, J. M., Tinklenberg, J. R., Yesavage, J. A., Taylor, J. L. (2004). Validation of a 26-point telephone version of the Mini-Mental State Examination. Journal of Geriatric Psychiatry and Neurology, 17(2), 81-87.
  • Nys, G. M., van Zandvoort, M. J., de Kort, P. L., Jansen, B. P., Kappelle, L. J., de Haan, E. H. (2005). Restrictions of the Mini-Mental State Examination in acute stroke. Arch Clin Neuropsychol, 20(5), 623-629.
  • O’Connor, D. W., Pollitt, P. A., Hyde, J. B., Fellows, J. L., Miller, N. D., Brooke, C. P., Reiss, B. B. (1989). The reliability and validity of the Mini-Mental State in a British community survey. J Psychiatr Res, 23(1), 87-96.
  • Olin, J.T., Zelinski, E.M. (1991). The 12-month reliability of the Mini-Mental State Examination. Psychological Assessment, 3, 427-432.
  • Ozdemir, F., Birtane, M., Tabatabaei, R., Ekuklu, G., Kokino, S. (2001). Cognitive evaluation and functional outcome after stroke. American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation. 80(6), 410-415.
  • Pettigrew, L. C., Thomas, N., Howard, V. J., Veltkamp, R., Toole, J. F. (2000). Low mini-mental status predicts mortality in asymptomatic carotid arterial stenosis. Neurology, 55,30-34.
  • Roccaforte, W. H., Burke, W. J., Bayer, B. L., Wengel, S. P. (1992). Validation of a telephone version of the mini-mental state examination. J Am Geriatr Soc, 40(7), 697-702.
  • Ruchinskas, R. A., Curyto, K. J. (2003). Cognitive screening in geriatric rehabilitation. Rehab Psychol, 48, 14-22.
  • Schmand, B., Lindeboom, J., Launer, L., Dinkgreve, M., Hooijer, C., Jonker, C. (1995). What is a significant score change on the Mini-Mental State Examination? International Journal of Geriatric Psychiatry, 10, 411-414.
  • Schwamm, L. H., Van Dyke, C., Kiernan, R. J., Merrin, E. L., Mueller, J. (1987). The Neurobehavioral Cognitive Status Examination: Comparison with the Cognitive Capacity Screening Examination and the Mini-Mental State Examination in a neurosurgical population. Ann Intern Med, 107(4), 486-491.
  • Shadlen, M. F., Larson, E. B., Gibbons, L., McCormick, W. C., Teri, L. (1999). Alzheimer’s disease symptom severity in Blacks and Whites. Journal of the American Geriatrics Society, 47,482-486.
  • Snowden, M., McCormick, W., Russo, J., Srebnik, D., Comtois, K., Bowen, J., Teri, L., Larson, E. B. (1999). Validity and responsiveness of the Minimum Data Set. Journal of the American Geriatrics Society, 47(8), 1000-1004.
  • Suhr, J. A., Grace, J. (1999). Brief cognitive screening of right hemisphere stroke: Relation to functional outcome. Arch Phys Med Rehabil, 80(7), 773-776.
  • Teng, E. L., Chui, H. C. (1987). The Modified Mini-Mental State (3MS) examination. J Clin Psychiatry, 48(8), 314-318.
  • Tombaugh, T. N., McIntyre, N. J. (1992). The mini-mental state examination: A comprehensive review. J Am Geriatr Soc, 40(9), 922-935.
  • Tombaugh, T. N., McDowell, I., Kristjansson, B., Hubley, A. M. (1996). Mini-Mental State Examination (MMSE) and the modified MMSE (3MS): A psychometric comparison and normative data. Psychol Assess, 8(1), 48-59.
  • Uhlmann, R. F., Larson, E. B., Buchner, D. M. (1987). Correlations of Mini-Mental State and modified Dementia Rating Scale to measures of transitional health status in dementia. J Gerontol, 42(1), 33-36.
  • Wechsler, D. (1981). Wechsler Adult Intelligence Scale-Revised: Test. New York: Harcourt Brace
  • Wechsler, D. (1955). Manual for the Wechsler Adult Intelligence Scale. New York: The Psychological Corporation.
  • Wetherell, M., Darby, A., Emerson, K., & Miller, B. L. (1997). Mini- Mental State Examination performance in Alzheimer’s disease and frontotemporal dementia. International Journal of Rehabilitation and Health, 3,253-265.
  • Wind, A. W., Schellevis, F. G., van Staveren, G., Scholten, R. J. P. M., Jonker, C., van Eijk, J. M. (1997). Limitations of the mini-mental state examination in diagnosing dementia in general practice. International Journal of Geriatric Psychiatry, 12(1), 101-108.
  • Winograd, C. H., Lemsky, C. M., Nevitt, M. C., Nordstrom, T. M., Stewart, A. L., Miller, C. J., Bloch, D. A. (1994). Development of a physical performance and mobility examination. J Am Geriatr Soc, 42(7), 743-749.
  • Yesavage, J. A., Brink, T. L., Rose, T. L., Lum, O., Huang, V., Adey, M. B., Leirer, V. O. (1983). Development and validation of a geriatric depression screening scale: A preliminary report. Journal of Psychiatric Research, 17, 37-49.
  • Zung, W. W. K. (1965). A self-rating depression scale. Arch Gen Psychiatry, 12, 63-70.

Voir la mesure

Comment obtenir le MMSE ?

Le Mini-Mental State Examination (MMSE) peut être obtenu auprès du titulaire actuel des droits d’auteur, le Physcological Assessment Ressources (PAR).

Table des matières

Montreal Cognitive Assessment (MoCA)

Évidence révisées en date du 20-01-2011
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Katie Marvin, MSc PT Candidate
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT; ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Sara Maude Girard, erg.

But

La Montreal Cognitive Assessment (MoCA) a été conçue comme un instrument de dépistage rapide pour la détection de troubles cognitifs légers. Elle a été développée en réponse à la faible sensibilité du Mini-Mental State Examination (MMSE) pour distinguer les clients ayant un déficit cognitif léger des clients présentant un vieillissement normal (Nasreddine et al., 2005). Ainsi, la MoCA est destinée aux clients se plaignant de difficultés de mémoire, mais qui obtiennent un résultat dans la norme au MMSE.

La MoCA évalue les sphères cognitives suivantes : l’attention et la concentration, les fonctions exécutives, la mémoire, le langage, les habiletés visuoconstructives, la pensée conceptuelle, les calculs et l’orientation. La mesure peut être utilisée avec des patients ayant subi un AVC, mais n’est pas limitée à cette clientèle.

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de l’outil

La Montreal Cognitive Assessment (MoCA) a été conçue comme un instrument de dépistage rapide pour la détection de troubles cognitifs légers. Elle a été développée en réponse à la faible sensibilité du Mini-Mental State Examination (MMSE) pour distinguer les clients ayant un déficit cognitif léger des clients présentant un vieillissement normal (Nasreddine et al., 2005). Ainsi, la MoCA est destinée aux clients se plaignant de difficultés de mémoire, mais qui obtiennent un résultat dans la norme au MMSE.

La MoCA évalue les sphères cognitives suivantes : l’attention et la concentration, les fonctions exécutives, la mémoire, le langage, les habiletés visuoconstructives, la pensée conceptuelle, les calculs et l’orientation. La mesure peut être utilisée avec des patients ayant subi un AVC, mais n’est pas limitée à cette clientèle.

Versions disponibles

La Montreal Cognitive Assessment a été développée par Dr Nasreddine en 1996, puis validée avec l’aide de Chertkow, Phillips, Whitehead, Bergman, Collin, Cummings et Hébert en 2004-2005.

Caractéristiques de l’outil

Items :

Les items de la MoCA étudient l’attention et la concentration, les fonctions exécutives, la mémoire, le langage, les capacités visuoconstructives, la pensée conceptuelle, les calculs et l’orientation. Ces items sont décrits en détails ci-dessous. La version française de ces instructions a été obtenues de www.mocatest.org/wp-content/uploads/2015/tests-instructions/MoCA-Instructions-French_version_7.2.pdf.

  1. Alternance conceptuelle : L’examinateur donne les instructions suivantes, en pointant l’endroit approprié sur la feuille : « Je veux que vous traciez une ligne en alternant d’un chiffre à une lettre, tout en respectant l’ordre chronologique et l’ordre de l’alphabet. Commencez ici (pointant le 1) et tracez la ligne vers la lettre A, ensuite vers le 2, etc. Terminez ici » (pointant le E).
  2. Capacités visuoconstructives – Cube : L’examinateur donne les instructions suivantes, en pointant un cube : «Je veux que vous copiez ce dessin le plus précisément possible».
  3. Capacités visuoconstructives – Horloge :Pointant l’espace approprié, l’examinateur donne les instructions suivantes : «Maintenant je veux que vous dessiniez une horloge en plaçant tous les chiffres et indiquant l’heure à 11h10».
  4. Dénomination : L’examinateur demande au client de nommer le nom de chacun des animaux, de la gauche vers la droite.
  5. Mémoire : L’examinateur lit une liste de 5 mots à un rythme de 1 par seconde, après avoir donné les instructions suivantes : «Ceci est un test de mémoire. Je vais vous lire une liste de mots que vous aurez à retenir. Écoutez attentivement et quand j’aurai terminé, je veux que vous me redisiez le plus de mots possible dont vous pouvez vous rappeler, dans l’ordre que vous voulez». L’examinateur lit la liste de mots une première fois et identifie par un crochet (√), dans l’espace réservé à cet effet, chacun des mots énoncés par le client. Lorsque le client a terminé (s’est souvenu de tous les mots), ou s’il ne peut se rappeler davantage de mots, l’examinateur relit la liste de mots après avoir donné les instructions suivantes : «Maintenant je vais lire la même liste de mots une seconde fois. Essayez de vous rappeler du plus grand nombre de mots possible, y compris ceux que vous avez énoncés la première fois». L’examinateur identifie par un crochet (√), dans l’espace réservé à cet effet, chacun des mots énoncés au deuxième essai. À la fin du deuxième essai, l’examinateur informe le client qu’il devra retenir ces mots car il aura à les redire à la fin du test.
  6. Attention :
    • Empan numérique : L’examinateur lit une séquence de 5 chiffres à un rythme de 1 par seconde, après avoir donné les instructions suivantes : «Je vais vous dire une série de chiffres, et lorsque j’aurai terminé, je veux que vous répétiez ces chiffres dans le même ordre que je vous les ai présentés».
    • Empan numérique inversé : L’examinateur lit ensuite une séquence de 3 chiffres à un rythme de 1 par seconde, après avoir donné les instructions suivantes : «Je vais vous dire une série de chiffres, et lorsque j’aurai terminé, je veux que vous répétiez ces chiffres dans l’ordre inverse que je vous les ai présentés».
    • Concentration : L’examinateur lit une série de lettres à un rythme de 1 par seconde, après avoir donné les instructions suivantes : «Je vais vous lire une série de lettres. Chaque fois que je dirai la lettre A, vous devrez taper de la main une fois. Lorsque je dirai une lettre différente du A, vous ne taperez pas de la main».
    • Calcul sérié : L’examinateur donne les instructions suivantes : «Maintenant je veux que vous calculiez 100 – 7, et ensuite, continuez de soustraire 7 de votre réponse, jusqu’à ce que je vous dise d’arrêter». L’examinateur peut répéter les instructions une deuxième fois si nécessaire.
  7. Répétition de phrases : L’examinateur donne les instructions suivantes : «Maintenant je vais vous lire une phrase et je veux que vous la répétiez après moi : Le colibri a déposé ses œufs sur le sable». Ensuite, l’examinateur dit : «Maintenant je vais vous lire une seconde phrase et vous allez la répéter après moi : L’argument de l’avocat les a convaincus».
  8. Fluidité verbale : L’examinateur donne les instructions suivantes : «Je veux que vous me disiez le plus de mots possible qui débutent par une lettre de l’alphabet que je vais vous dire. Vous pouvez dire n’importe quelle sorte de mot, sauf les noms propres, des chiffres, les conjugaisons de verbe (e.g. mange, mangerons, mangerez) et les mots de même famille (e.g. pomme, pommette, pommier). Je vais vous dire d’arrêter après une minute. Êtes-vous prêt ? Maintenant, dites le plus de mots possible qui commencent par la lettre F». [Calculez 60 secondes]. «C’est terminé».
  9. Similitudes : L’examinateur demande au client de donner le point commun entre deux items présentés, en illustrant par l’exemple suivant: « En quoi une orange et une banane sont-elles semblables ?». Si le client fournit une réponse concrète, l’examinateur demande à une seule autre reprise : «Donnez-moi une autre raison pour laquelle une orange et une banane se ressemblent ?». Si le client ne donne pas la bonne réponse, dites : «Oui, et elles sont toutes les deux des fruits». Ne pas donner d’autres instructions ou explications. Après l’épreuve d’essai, l’examinateur demande : «Maintenant, dites-moi en quoi un train et une bicyclette se ressemblent? ». Ensuite, l’examinateur demande : «Maintenant, dites-moi en quoi une montre et une règle se ressemblent ?». Ne pas donner d’instruction ou d’indice supplémentaire.
  10. Rappel différé :L’examinateur donne les instructions suivantes : «Je vous ai lu une série de mots plus tôt dont je vous ai demandé de vous rappeler. Maintenant, dites-moi tous les mots dont vous vous rappelez ?»L’examinateur identifie les mots correctement énoncés sans indice par un crochet (√) dans l’espace réservé à cet effet.

    Optionnel :
    Pour les mots dont le client ne se rappelle pas spontanément, l’examinateur fournit un indice catégoriel (sémantique). Ensuite, pour les mots dont le client ne se rappelle pas malgré l’indice sémantique, l’examinateur fournit un choix de réponses et le client doit alors identifier le mot approprié. Aucun points n’est attribué pour les mots rappelés avec un indice.

    Les indices catégoriels pour chacun des mots sont présentés ci-dessous :

    • VISAGE : Indice catégoriel : partie du corps, choix de réponses : nez, visage, main
    • VELOURS : Indice catégoriel : tissu, choix de réponses : denim, coton, velours
    • ÉGLISE : Indice catégoriel : bâtiment, choix de réponses : église, école, hôpital
    • MARGUERITE : Indice catégoriel : fleur, choix de réponses : rose, marguerite, tulipe
    • ROUGE : Indice catégoriel : couleur, choix de réponses : rouge, bleu, vert
  11. Orientation : L’examinateur donne les instructions suivantes : «Dites-moi quelle date sommes-nous aujourd’hui» ? Si le client fournit une réponse incomplète, l’examinateur dit : «Dites-moi l’année, le mois, la date, et le jour exact». Ensuite, l’examinateur demande : «Maintenant, dites-moi comment s’appelle l’endroit où nous sommes présentement et dans quelle ville est-ce ?».

Score total :

Additionnez tous les points accumulés dans l’espace droit de la feuille, pour un maximum de 30 points. Ajouter un point si la scolarité du client est de 12 ans ou moins (si le score à la MoCA est plus petit que 30). Un score égal ou supérieur à 26 est considéré normal. Un résultat final en-deçà de 26 est un indicateur de déficits cognitifs légers.

Ci-dessous, la répartition des points par section :

Item Cotation
Alternance conceptuelle
(1 point)
Un point est alloué si le client réussit la séquence suivante :
1 – A – 2 – B – 3 – C – 4 – D – 5 – E
N’allouez aucun point si une erreur n’est pas immédiatement corrigée par le client.
Capacités visuoconstructives – Cube (1 point) Un point est alloué si le dessin est correctement réalisé.
• Le dessin doit être tridimensionnel
• Toutes les arêtes sont présentes
• Il n’y a pas d’arête supplémentaire
• Les arêtes sont relativement parallèles et de même longueur approximative (les prismes rectangulaires sont acceptables). Le point n’est pas alloué si les critères ci-dessus ne sont pas respectés.
Capacités visuoconstructives – Horloge (3 points) Un point est alloué pour chacun des trois critères suivants :
• Contour (1 pt.) : Le contour doit être un cercle avec peu de déformation. (e.g. déformation mineure de la fermeture du cercle)
• Chiffres (1 pt.) : Tous les chiffres doivent être présents sans aucun chiffre en surplus; les chiffres doivent être dans le bon ordre et bien positionnés ; les chiffres Romains sont acceptés ainsi que les chiffres inscrits à l’extérieur du contour.
• Aiguilles (1 pt.) : Les deux aiguilles doivent indiquer la bonne heure ; l’aiguille de l’heure doit être clairement plus petite que l’aiguille des minutes. La jonction des aiguilles doit être proche du centre de l’horloge.
Un point n’est pas alloué si les critères ci-dessus ne sont pas respectés.
Dénomination (3 points) Un point est alloué pour la dénomination exacte de chacun des dessins : (1) lion (2) rhinocéros ou rhino (3) chameau ou dromadaire.
Mémoire (0 points) Aucun point n’est alloué pour le rappel immédiat après le premier et le deuxième essai.
Attention (6 points) Empan numérique (2 points) : Un point est alloué pour chacune des séquences correctement répétées (N.B. : la
séquence exacte de l’empan à rebours est 2-4-7).
Concentration (1 point) : Aucun point n’est alloué s’il y a plus d’une erreur (e.g. tape sur une mauvaise lettre ou
omet de taper sur une lettre A).
Calcul sérié (3 points) : N’allouer aucun point si aucune soustraction n’est correcte. Un point pour 1 soustraction correcte. Deux points pour 2 ou 3 soustractions correctes. Trois points pour 4 ou 5 soustractions correctes. Chaque soustraction est évaluée individuellement. Si le client fait une erreur de soustraction mais par la suite soustrait correctement le chiffre 7 mais à partir du chiffre erroné, les points sont alloués lorsque la soustraction du chiffre 7 est correcte, e.g. 100 – 7 = 92 – 85 – 78 -71 –64. Le “92” est incorrect mais tous les chiffres subséquents sont corrects. Donc il s’agit de 4 soustractions correctes, le score est de 3 points.
Répétition de phrases
(2 points)
Un point est alloué pour chaque phrase correctement répétée. La répétition doit être exacte. L’examinateur sera vigilant pour les erreurs d’omission, de substitution et d’addition.
Fluidité verbale (1 point) Un point est alloué si le client énonce 11 mots et plus en une minute.
Similitudes (2 points) Un point est alloué pour chacune des deux dernières paires correctement réussie. Les réponses suivantes sont acceptées : pour train-bicyclette ; moyens de transport, moyens de locomotion, pour voyager; règle-montre / instruments de mesure, pour mesurer. Les réponses
non acceptables : pour train-bicyclette : ils ont des roues, ils roulent ; et pour règle-montre : ils ont des chiffres.
Rappel différé (5 points) Un point est alloué pour chacun des mots rappelés spontanément, sans indice.
Orientation (6 points) Un point est alloué pour chacune des réponses exactement énoncées. Le client doit dire la date exacte et l’endroit exact (hôpital, clinique, bureau, etc.). Aucun point n’est alloué si le client se trompe d’une seule journée pour la date et le jour.

Durée :

La MoCA prend approximativement de 10 à 15 minutes pour être administrée avec des clients présentant des déficits cognitifs légers.

Sous-échelles :

Habiletés visuospatiales/exécutives ; dénomination ; mémoire ; attention ; langage ; similitudes ; rappel différé ; orientation

Équipement :

Seulement la feuille d’évaluation et un crayon sont requis pour compléter l’outil.

Formation:

La MoCA devrait être administrée par un professionnel de la santé. Aucune formation n’est requise pour administrer l’outil.

Versions alternatives de la MoCA

MoCA – version 2 & 3 (Anglais)

Il existe 2 versions alternatives de la MoCA (en anglais) qui ont été validées pour être utilisées dans les cas d’administrations répétées de l’outil, pour éviter l’effet d’apprentissage.

MoCA- modifiée pour les clients avec des déficits visuels

Une version alternative de la MoCA a été validée pour être utilisée avec les clients ayant des déficits visuels.

Veuillez visiter le http://www.mocatest.org our plus d’informations et pour télécharger les versions alternatives.

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisé avec :

  • Les patients ayant subi un AVC.
  • La MoCA peut être administrée à tous les individus vivant avec des difficultés de mémoire, mais qui obtiennent un résultat dans la norme au Mini-Mental State Examination.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Puisque la MoCA requiert de bonnes habiletés de communication, elle est susceptible de mal classer les patients aphasiques.
  • N’est pas adapté pour être administré par personne interposé puisqu’il doit être administré par observation directe de la tâche à compléter.

Dans quelles langues est-il disponible?

La MoCA a été traduite en Arabe, Africain, Chinois (Pékin, Canton, Chagsha, Hong Kong, Taïwan), Tchèque, Croate, Danois, Néerlandais, Estonien, Français, Finois, Allemand, Grec, Hébreu, Italien, Japonais, Coréen, Persan, Polonais, Portugais (Brésil), Russe, Serbe, Cinghalais, Espagnol, Suédois, Thaï, Turc, Ukrainien et Vietnamien. Ces traductions peuvent être trouvées sur le site suivant : http://www.mocatest.org.

Sommaire

Que mesure l’outil? Déficit cognitif léger.
Avec quels types de client l’outil peut-il être utilisé?

Peut être utilisée, mais n’est pas limitée à :

  • Des patients ayant subi un AVC.
  • Tout individu ayant des difficultés de mémoire, mais qui obtient un résultat dans la norme au Mini Mental State Examination.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation? Dépistage.
Temps d’administration La MoCA prend environ de 10 à 15 minutes pour être administrée avec des clients présentant des troubles cognitifs légers.
Versions MoCA (originale) ; MoCA en anglais (version 2) ; et MoCA en anglais (version 3) ; MoCA (modifiée pour les individus avec déficits visuels).
Autres langues La MoCA a été traduite en Arabe, Africain, Chinois (Pékin, Canton, Chagsha, Hong Kong, Taïwan), Tchèque, Croate, Danois, Néerlandais, Estonien, Français, Finois, Allemand, Grec, Hébreu, Italien, Japonais, Coréen, Persan, Polonais, Portugais (Brésil), Russe, Serbe, Cinghalais, Espagnol, Suédois, Thaï, Turc, Ukrainien et Vietnamien.
Propriétés de l’outil
Fidélité Cohérence interne :
Une seule étude a examiné la cohérence interne de la MoCA et a relevé d’excellents niveaux de cohérence interne.

Test-retest :
Une seule une étude a examiné la fidélité test-retest de la MoCA et a relevé une excellente fidélité test-retest.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge de la MoCA.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges de la MoCA.

Validité Critère :
Concurrent :
Une excellente corrélation a été relevée avec le Mini Mental State Examination (MMSE).

Construit :
Groupes connus :
Une étude a relevé que la MoCA peut distinguer les patients avec un déficit cognitif léger de ceux d’un groupe témoin en santé.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets de plancher ou de plafond de la MoCA.
Est-ce que l’outil peut détecter un changement chez un patient? Ne s’applique pas.
Acceptabilité La MoCA ne convient pas aux individus présentant de l’aphasie et ne peut être administrée par personne interposé.
Faisabilité L’outil est simple à coter et ne requiert que la feuille d’évaluation de la MoCA et un crayon pour le compléter.
Comment se procurer l’outil? La MoCA est disponible au : http://www.mocatest.org

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été effectuée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques de la MoCA. Comme la MoCA est un outil relativement nouveau, à notre connaissance les créateurs ont personnellement recueilli la majorité des données psychométriques qui sont actuellement publiées sur la mesure.

Fidélité

Cohérence interne :
Nasreddine et al. (2005) ont examiné la cohérence interne de la MoCA et ont relevé un excellent alpha de Cronbach (alpha = 0,83) sur les items standardisés.

Test-retest :
Nasreddine et al. (2005) ont examiné la fidélité test-retest de la MoCA en administrant la mesure à un sous-échantillon de 26 clients (clients atteints de déficience cognitive légère ou maladie d’Alzheimer et témoins âgés en bonne santé) à deux reprises, en moyenne à 35 jours d’intervalle. La corrélation entre les deux évaluations était excellente (r = 0,92). Le changement moyen des scores de la MoCA de la première à la deuxième évaluation était de 0,9 point.

Validité

Critère :

Concourante :
Nasreddine et al. (2005) ont administré la MoCA et le Mini-Mental State Examination à 94 patients avec des troubles cognitifs légers, 93 patients avec une démence d’Alzheimer légère, 90 patients témoins présentant un vieillissement normal. La corrélation entre le MoCA et le MMSE était excellente (r = 0,87).

Sensibilité et spécificité

Quatre études ont examiné si la MoCA pouvait détecter les patients connus pour avoir différents degrés de déficits cognitifs et ont noté que la MoCA est plus sensible que le Mini-Mental State Examination (MMSE) dans la détection de ces différences.

Nasreddine et al. (2005) ont examiné si la MoCA pouvait distinguer entre les patients ayant des déficits cognitifs légers et les témoins en bonne santé. Les critères du DSM-IV et NINCDS-ADRDA ont été utilisés pour établir le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et des évaluations neurologiques effectuées par des neurologues et des gériatres ont été utilisées pour établir le diagnostic de déficit cognitif. Avec un score seuil fixé à 26, la MoCA était sensible à l’identification des clients ayant des déficits cognitifs légers et des clients atteints de la maladie d’Alzheimer, respectivement de 90% et 100%, et avait une spécificité de 87%. La sensibilité de la MoCA dans la détection des déficits cognitifs légers est considérablement, plus sensible que ne l’était le Mini-Mental State Examination (MMSE) (la sensibilité du MMSE s’est avérée faible : 18% pour les patients avec des déficits cognitifs légers ; 78% pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer).

Smith, Gildeh et Holmes (2007) ont évalué si la MoCA pouvait détecter des déficits cognitifs légers et la démence chez les patients fréquentant une clinique de la mémoire. La démence et les déficits cognitifs légers ont été diagnostiqués par une évaluation neuropsychologique impliquant les critères de la CIM-10 et les résultats de CAMCOG. Avec un score seuil fixé à 26, la MoCA a démontré une excellente sensibilité pour détecter les troubles cognitifs légers (83%) et la démence (94%), mais une faible spécificité (50% pour les troubles cognitifs légers et la démence). La spécificité était inférieure à celle identifiée dans l’étude antérieure de Nasreddine et al. (2005), probablement en raison de la nature hétérogène du groupe témoin. La MoCA s’est également révélée plus sensible que le MMSE (la sensibilité du MMSE s’est avérée faible : 17% pour les patients souffrant de troubles cognitifs légers et 25% pour les patients atteints de démence).

Luis, Keegan et Mullan (2009) ont examiné si la MoCA pourrait distinguer entre des témoins sains et des patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de déficits cognitifs légers. Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer a été fait par évaluation neuropsychologique en utilisant les critères NINCDS-ADRDA, et de déficit cognitif léger selon les critères de Petersen (Petersen et al., 1999, cité dans Luis, Keegan & Mullan, 2009). Avec un score seuil fixé à 26, la MoCA a démontré une excellente sensibilité pour détecter les déficits cognitifs légers (100%), et la maladie d’Alzheimer combinée aux déficits cognitifs léger (97%) avec une faible spécificité (35% pour les deux groupes avec déficits et maladie d’Alzheimer + déficits). Un score seuil de 23 a été fixé pour être optimal pour identifier les déficits, offrant une excellente sensibilité et spécificité, respectivement, 96% et 95%. La MoCA s’est révélée plus sensible que le MMSE (avec un score seuil ≤ 24, la sensibilité du MMSE pour la détection des déficits et de la maladie d’Alzheimer + déficits s’est respectivement avérée de 17% et 36%).

Dong et al. (2010) ont évalué la sensibilité et la spécificité d’une version linguistique alternative de la MoCA pour la détection des déficits cognitifs vasculaires et de la démence suite à un AVC. Les patients ont subi une neuro-imagerie et une évaluation neuropsychologique afin d’établir la présence de déficits cognitifs ou un diagnostic de démence en utilisant les critères du DSM-IV. En utilisant un score seuil optimal de 21, la MoCA a correctement identifié 90% des patients ayant des troubles cognitifs (excellente sensibilité) et 77% de ceux sans trouble cognitif (spécificité adéquate). La MoCA s’est également avérée plus sensible que le MMSE (sensibilité MMSE de 86% et spécificité de 82% pour la détection des troubles cognitifs).

Dans une étude de population de 413 patients ayant subi un AVC ou un ICT, la MoCA a démontré être en mesure de détecter les déficits cognitifs plus que le MMSE. Pour les fins de l’étude, un score ≥ à 27 sur le MMSE a été utilisé pour classer les patients comme ayant une fonction cognitive normale, et <26 sur la MoCA pour classer les déficits cognitifs légers (aucun test neuropsychologique formel n’a été effectué pour confirmer le diagnostic). Cinquante-huit % des patients avec des scores MMSE normaux (≥27) ont obtenu des résultats indicateurs de déficits cognitifs légers lorsque la MoCA a été utilisée pour le dépistage (<26). Plusieurs des déficits détectés par la MoCA étaient dans des domaines non évalués ou détectés par le MMSE, y compris la fonction exécutive et l’attention (non évaluée) et le rappel et la répétition (non détectés) (Pendlebury, Cuthbertson, Welch, Mehta & Rothwell, 2010). La sensibilité et la spécificité de la MoCA pour les déficits cognitifs n’ont pas pu être établies dans l’étude, car aucun test neuropsychologique formel n’a été effectué pour confirmer le diagnostic.

Sensibilité au changement

Koski, Xie et Finch (2009) ont évalué la MoCA comme une mesure quantitative de la capacité cognitive et sa sensibilité au changement. En appliquant des techniques d’analyse de Rasch aux données existantes d’une clinique gériatrique, les chercheurs ont constaté que, en plus de l’utilité de la MoCA comme un instrument de dépistage, les résultats sur la MoCA peuvent être utilisés pour quantifier les habiletés cognitives d’une personne et pour en suivre les changements au fil du temps. La signification des résultats et le changement dans les résultats peuvent être interprétés en se basant sur le résultat initial du répondant, par exemple, une baisse de 5 points à partir d’un résultat initial de 25 est un changement statistiquement plus important et significatif qu’une baisse de 5 points en comparaison à un score de référence de 15 (veuillez vous référer au tableau 4 dans Koski et al., 2009 pour la signification statistique des changements dans les résultats sur la MoCA). D’autres recherches plus poussées sont nécessaires afin de déterminer la différence minimale cliniquement importante.

Références

  • Dong, Y.H., Sharma, V.K., Chan, B.P.L., Venketasubramanian, N., Teoh, H.L., Seet, R.C.S., Tanicala, S., Chan, Y.H. & Chen, C. (2010). The Montreal Cognitive Assessment (MoCA) is superior to the Mini-Mental State Examination (MMSE) for the detection of vascular cognitive impairment after acute stroke. Journal of Neurological Sciences. doi:10.1016/j.jns.2010.08.051
  • Koski, L., Xie, H. & Finch, L. (2009). Measuring cognition in a geriatric outpatient clinic: Rasch analysis of the Montreal Cognitive Assessment. Journal of Geriatric Psychiatry and Neurology, 22, 151-160.
  • Luis, C.A, Keegan, A.P. & Mullan, M. (2009). Cross validation of the Montreal Cognitive Assessment in community dwelling older adults residing in the Southeastern US. International Journal of Geriatric Psychiatry, 24, 197-201.
  • Nasreddine, Z. S., Phillips, N. A., Bediriam, V., Charbonneau, S., Whitehead, V., Collin, I., Cummings, J. L., Chertkow, H. (2005). The Montreal Cognitive Assessment, MoCA: A brief screening tool for mild cognitive impairment. Journal of the American Geriatrics Society, 53, 4, 695-699.
  • Nasreddine, Z. S., Chertkow, H., Phillips, N., Whitehead, V., Collin, I., Cummings, J. L. The Montreal Cognitive Assessment (MoCA): A brief cognitive screening tool for detection of mild cognitive impairment. Neurology, 62(7): S5, A132. Presented at the American Academy of Neurology Meeting, San Francisco, May 2004.
  • Nasreddine, Z. S., Chertkow, H., Phillips, N., Whitehead, V., Bergman, H., Collin, I., Cummings, J. L., Hébert, L. The Montreal Cognitive Assessment (MoCA): a Brief Cognitive Screening Tool for Detection of Mild Cognitive Impairment. Presented at the 8th International Montreal/Springfield Symposium on Advances in Alzheimer Therapy. http://www.siumed.edu/cme/AlzBrochure04.pdf p. 90, April 14-17, 2004.
  • Nasreddine, Z. S., Collin, I., Chertkow, H., Phillips, N., Bergman, H., Whitehead, V. Sensitivity and Specificity of The Montreal Cognitive Assessment (MoCA) for Detection of Mild Cognitive Deficits. Can J Neurol Sci, 30 (2), S2, 30. Presented at Canadian Congress of Neurological Sciences Meeting, Québec City, Québec, June 2003.
  • Pendlebury, S.T., Cuthbertson, F.C., Welch, S.J.V., Mehta, Z. & Rothwell, P.M. (2010). Underestimation of cognitive impairment by Mini-Mental State Examination versus the Montreal Cognitive Assessment in patients with transient ischemic attack and stroke. Stroke, 41, 1290-1293.
  • Smith, T., Gildeh, N. & Holmes, C. (2007). The Montreal Cognitive Assessment: Validity and utility in a memory clinic setting. The Canadian Journal of Psychiatry, 52, 329-332.
  • Wittich, W., Phillips, N., Nasreddine, Z.S. & Chertkow, H. (2010). Sensitivity and specificity of the Montreal Cognitive Assessment modified for individuals who are visually impaired. Journal of Visual Impairment & Blindness, 104(6), 360-368.

Voir la mesure

Comment obtenir la MoCa ?

La MoCA est disponible à l’adresse : http://www.mocatest.org.

Table des matières

Multiple Errands Test (MET)

Évidence révisées en date du 08-05-2013
Auteur(s)* : Valérie Poulin, OT, PhD candidate ; Annabel McDermott, OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT
Réviseur expert : Deirdre Dawson, PhD OT
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

Le Multiple Errands Test (MET) évalue l’effet de déficits des fonctions exécutives sur le fonctionnement quotidien par un certain nombre de tâches de la vie réelle (ex. acheter des items spécifiques, recueillir et écrire des informations spécifiques, se rendre à un endroit donné). Les tâches sont effectuées dans un milieu hospitalier ou communautaire dans les limites de règles spécifiées. Le participant est observé pendant qu’il effectue le test et le nombre et le type d’erreurs sont notés (ex. transgression de règles, omissions).

Revue détaillée

But de la mesure

Le Multiple Errands Test (MET) évalue l’effet de déficits des fonctions exécutives sur le fonctionnement quotidien par un certain nombre de tâches de la vie réelle (ex. acheter des items spécifiques, recueillir et écrire des informations spécifiques, se rendre à un endroit donné). Les tâches sont effectuées dans un milieu hospitalier ou communautaire dans les limites de règles spécifiées. Le participant est observé pendant qu’il effectue le test et le nombre et le type d’erreurs sont notés (ex. transgression de règles, omissions).

Le Multiple Errands Test a été développé par Shallice et Burgess en 1991. La mesure visait à évaluer la capacité d’un patient à organiser l’exécution d’un certain nombre de tâches simples non structurées, tout en respectant plusieurs règles simples.

Voir ci-dessous la section des Versions alternatives pour de l’information concernant d’autres versions.

Caractéristiques de la mesure

Items :

Le Multiple Errands Test original (Shallice et Burgess, 1991) était composé de huit items : six tâches simples (ex. acheter une miche de pain brun, acheter un paquet de pastilles pour la gorge), une tâche qui est en fonction du temps et une tâche qui comprend quatre sous-tâches (voir la section Description des tâches ci-dessous). Il convient de noter que le MET a initialement été conçu dans un contexte expérimental, et non comme une évaluation formelle.

Description des tâches :

Le Multiple Errands Test (Shallice et Burgess, 1991) était constitué de huit tâches écrites à accomplir dans une zone commerçante piétonne. Les tâches et les règles sont écrites sur une carte fournie au participant avant d’arriver à la zone commerciale. Sur les huit tâches, six tâches sont simples (ex. acheter une miche de pain brun, acheter un paquet de pastilles pour la gorge), la septième tâche exige que le participant soit à un lieu déterminé 15 minutes après avoir commencé le test et la huitième tâche est plus exigeante, car elle comprend quatre ensembles d’informations que le participant doit obtenir et écrire sur une carte postale :

  • Le nom du magasin qui est le plus susceptible d’avoir l’item le plus cher;
  • Le prix d’une livre de tomates;
  • Le nom de l’endroit le plus froid en Grande-Bretagne hier;
  • Le taux de change du franc français hier.

La carte inclut aussi les instructions et les règles, qui sont répétées au participant à son arrivée à la zone commerciale :

« Vous devez dépenser le moins d’argent possible (dans les limites du raisonnable) et prendre le moins de temps possible (sans précipitation excessive). Vous ne devez entrer dans aucun magasin à moins d’y acheter quelque chose. Veuillez dire à l’un de nous ce que vous avez acheté lorsque vous quittez un magasin. Vous ne devez pas utiliser quelque chose qui n’a pas été acheté dans la rue (autre qu’une montre) pour vous aider. Vous pouvez faire les tâches dans n’importe quel ordre.»

Cotation

Le participant est observé durant l’exécution du test et les erreurs sont notées selon les catégories suivantes :

  • Inefficacité : lorsqu’une stratégie plus efficace aurait pu être appliquée.
  • Transgression de règle : lorsqu’une règle spécifique (sociale ou explicitement mentionnée dans la tâche) est transgressée.
  • Mauvaise interprétation : lorsque les exigences d’une tâche particulière sont mal comprises.
  • Échec de la tâche : lorsqu’une tâche n’est pas effectuée ou n’est pas accomplie convenablement.

La durée de l’évaluation est notée et le nombre d’erreurs est calculé.

Versions alternatives du Multiple Errands Test

Différentes versions du MET ont été développées pour être utilisées dans certains hôpitaux (MET – Hospital Version et Baycrest MET), un petit centre commercial (MET – Simplified Version) et un environnement de réalité virtuelle (Virtual MET). Pour chacune de ces versions, douze tâches doivent être effectuées (ex. acheter des items spécifiques et recueillir des informations spécifiques), tout en respectant plusieurs règles.

MET – Hospital Version (MET-HV – Knight, Alderman & Burgess, 2002)

Le MET-HV a été développé pour être utilisé avec un plus grand éventail de participants que la version originale en adoptant des règles plus concrètes et des tâches plus simples. Les clients sont munis d’une feuille d’instruction qui les oriente explicitement à noter des renseignements désignés. Les clients doivent accomplir quatre ensembles de tâches simples, avec un total de douze sous-tâches distinctes :

  1. Le client doit effecteur six commissions spécifiques (acheter 3 items, utiliser le téléphone interne, récupérer une enveloppe à la réception et envoyer une lettre à une adresse externe).
  2. Le client doit obtenir et écrire quatre items de renseignements désignés (ex. l’heure d’ouverture d’un magasin le samedi).
  3. Le client doit rencontrer l’évaluateur à l’extérieur de la réception de l’hôpital 20 minutes après que le test a commencé et indiquer l’heure.
  4. Le client doit avertir l’évaluateur lorsqu’il finit le test.

Le MET-HV utilise neuf règles afin de réduire l’ambiguïté et simplifier les exigences relatives aux tâches (Knight et al., 2002). Les erreurs sont catégorisées selon les mêmes définitions que le MET original. Le test est précédé par (a) une question d’efficience cotée selon une échelle de Likert à extrémité pondérée de 10 points (« Que diriez-vous de votre efficacité avec des tâches comme magasiner, trouver de l’information et rencontrer des gens à l’heure ? ») et (b) une question de connaissances cotée selon une échelle de 4 points (« Comment diriez-vous que vous connaissez les terrains de l’hôpital ? »). À la fin, le client répond à une question cotée selon une échelle de 10 points (« Comment pensez-vous que vous avez fait avec la tâche ? »).

MET – Simplified Version (MET-SV – Alderman, Burgess, Knight & Henman, 2003)

Le MT-SV inclut quatre ensembles de tâches simples analogues à celles du MET original, toutefois, le MET-SV comprend trois principales modifications à la version originale :

  1. Des règles plus concrètes pour améliorer la clarté de la tâche et diminuer les risques de mauvaise interprétation;
  2. La simplification des exigences de la tâche; et
  3. De l’espace prévu sur la feuille d’instruction pour que le participant note les informations qu’il doit recueillir.

Le MET-SV a neuf règles qui sont plus explicites que le MET original et elles sont présentées clairement sur la feuille d’instruction.

Baycrest MET (BMET – Dawson, Anderson, Burgess, Cooper, Krpan & Stuss, 2009)

Le BMET a été développé avec une structure identique au MET-HV, sauf que certains items, certaines informations et un lieu de rencontre sont spécifiques à l’environnement de test (Baycrest Center, Toronto). Le BMET comprend douze items et huit règles. Le manuel de test fournit des instructions explicites incluant la collecte de matériels de test, la langue à utiliser pour décrire le test et une section prétest pour s’assurer que les participants comprennent les tâches. La cotation a été standardisée afin de permettre une capacité d’utilisation accrue. La feuille de cotation permet l’identification d’erreurs de tâches ou d’omissions spécifiques, d’autres inefficacités, transgressions de règles et utilisation de stratégies (veuillez contacter les auteurs pour de plus amples renseignements à propos du manuel : ddawson@research.baycrest.org).

Virtual MET (VMET) (Rand, Rukan, Weiss & Katz, 2009)

Le VMET a été développé dans le Virtual Mall, un environnement commercial virtuel fonctionnel de capture vidéo qui se compose d’un grand supermarché avec 9 allées. Le système inclut une seule caméra qui filme l’utilisateur et affiche son image dans l’environnement virtuel. Le VMET est une tâche d’achats complexe qui inclut le même nombre de tâches (items à acheter et information à obtenir) que le MET-HV. Toutefois, le client doit vérifier le contenu du panier à une heure précise au lieu de rencontrer l’évaluateur à une heure donnée. La réalité virtuelle permet à l’évaluateur de mesurer objectivement le comportement du client dans un environnement sécuritaire, contrôlé et écologiquement valide. Elle permet des expériences d’apprentissage multiples et l’adaptabilité de l’environnement et de la tâche selon les besoins du client.

Ce qu’il faut considérer avant de commencer :

Le MET s’effectue dans une zone commerciale de la vie réelle qui permet que des évènements imprévisibles mineurs surviennent.

Durée :

Il faut environ 60 minutes pour administrer le BMET (Dawson et al., 2009).

Formation :

Il est conseillé à l’évaluateur de lire le manuel du test et de se familiariser avec les procédures d’administration et de cotation du test

Équipements :

  • L’accès à une zone commerciale ou à un environnement de magasin virtuel
  • Stylo et papier
  • Feuille d’instruction (en fonction de la version utilisée)

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisé avec

  • Le MET a été testé auprès de populations ayant des lésions cérébrales acquises, incluant des AVC.

Ne devrait pas être utilisé avec

  • Le MET ne peut pas être administré à des patients qui sont confinés au lit.
  • Il faut que les participants aient des compétences linguistiques suffisantes.
  • Certaines tâches peuvent nécessiter une adaptation selon le contexte de réadaptation.

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

Le MET a été développé en anglais.

Sommaire

Que mesure l’outil ? L’effet de déficits des fonctions exécutives sur le fonctionnement quotidien.
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé ? Le Multiple Errands Test peut être utilisé avec des clients ayant subi un AVC, mais n’est pas limité à ceux-ci.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration Baycrest MET : environ 60 minutes (Dawson et al., 2009
Versions
  • Multiple Errands Test (MET – Shallice and Burgess, 1991)
  • MET – Simplified Version (MET-SV – Alderman et al., 2003)
  • MET – Hospital Version (MET-HV – Knight, Alderman & Burgess, 2002)
  • Virtual MET (Rand, Rukan, Weiss & Katz, 2009)
  • Baycrest MET (Dawson et al., 2009)
  • Version modifiée du MET-SV et du MET-HV (incluant 3 versions alternatives – Novakovic-Agopian et al., 2011, 2012)
Autres langues N/A
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a relevé une cohérence interne adéquate du MET-HV auprès d’un échantillon de patients ayant des lésions cérébrales chroniques acquises, incluant des AVC.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du MET auprès d’une population de patients ayant subi un AVC.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge du MET auprès d’une population de patients ayant subi un AVC.

Inter-juges :
– Une étude a relevé une excellente fidélité inter-juges du MET-HV auprès d’un échantillon de patients ayant des lésions cérébrales chroniques acquises, incluant des AVC.
– Une étude a relevé une fidélité inter-juges allant d’adéquate à excellente du BMET auprès d’un échantillon de patients ayant des lésions cérébrales chroniques acquises, incluant des AVC.

Validité Contenu :
Aucune étude n’a examiné la validité de contenu du MET auprès d’une population de patients ayant subi un AVC.

Critère :
Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du MET auprès d’une population ayant subi un AVC.

Prédictive :
Une étude a examiné la validité prédictive du MET-HV auprès d’un échantillon de patients ayant des lésions cérébrales acquises, incluant des AVC, et a relevé des corrélations allant de faibles à adéquates entre le rendement au MET-HV au moment du congé et la participation communautaire mesurée par le Mayo-Portland Adaptability Inventory (MPAI-4).

Construit :
Convergente/Discriminante :
– Trois études* ont examiné la validité convergente du MET-HV et ont relevé d’excellentes corrélations avec le Modified Wisconsin Card Sorting Test (MWCST), la batterie Behavioural Assessment of Dysexecutive Syndrome (BADS), le Dysexecutive Questionnaire (DEX), le questionnaire AVD et le domaine Cognitif de la MIF ; et une corrélation adéquate avec le Rivermead Behavioural Memory Test (RBMT).
– Une étude* a examiné la validité convergente du MET-SV et a relevé des corrélations adéquates avec la Weschler Adult Intelligence ScaleRevised Full Scale IQ (WAIS-R FSIQ), le MWCST, le BADS et le Cognitive Estimates test ; et des corrélations allant de faibles à adéquates avec le DEX.
– Une étude* a examiné la validité convergente du BMET et a relevé des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec le Sickness Impact Profile et l’Assessment of Motor and Process Skills.
– Trois études* ont examiné la validité convergente du VMET et ont relevé d’excellentes corrélations avec le MET-HV, le BADS, le questionnaire AVD, le Semantic Fluencies test, le Tower of London test, le Trail Making Test, le Corsi’s supra-span test, le Street’s Completion Test et le Test of Attentional Performance.
*Note : Les corrélations entre le MET et d’autres mesures des fonctions exécutives usuelles et des Activités de la vie domestique utilisées dans cette étude appuient également la validité écologique du MET.

Groupes connus :
– Deux études ont relevé que le MET-HV est en mesure de faire la distinction entre les individus ayant des lésions cérébrales acquises (incluant des AVC) et les adultes en bonne santé ; et entre les adultes âgés en bonne santé et les jeunes adultes en bonne santé.
– Une étude a relevé que le MET-SV est en mesure de faire la distinction entre les clients ayant des lésions cérébrales, incluant des AVC, et des adultes en bonne santé.
– Une étude a relevé que le BMET est en mesure de faire la distinction entre les clients ayant subi un AVC et les adultes en bonne santé.
– Trois études ont relevé que le VMET est en mesure de faire la distinction entre les clients ayant subi un AVC et les adultes en bonne santé ; et entre les adultes âgés en bonne santé et les jeunes adultes en bonne santé.

Sensibilité/Spécificité :
– Une étude a relevé une sensibilité de 85% et une spécificité de 95% lors de l’utilisation d’un score seuil ≥ 7 erreurs au MET-HV avec des clients ayant des lésions cérébrales chroniques acquises, incluant des AVC.
– Une étude a relevé une sensibilité de 82% et une spécificité de 93,5% lors de l’utilisation d’un score seuil ≥ 12 erreurs au MET-SV avec des clients ayant des lésions cérébrales, incluant des AVC.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets plancher/plafond du MET.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? La sensibilité au changement du MET n’a pas été formellement évaluée, toutefois :
– Une étude a utilisé une version modifiée du MET-HV et du MET-SV pour mesurer le changement à la suite d’une intervention ;
– Une étude a utilisé le MET-HV et le VMET pour détecter le changement dans les compétences multitâches de clients ayant subi un AVC, à la suite d’une intervention.
Acceptabilité Le MET fournit une évaluation fonctionnelle des fonctions exécutives, car il permet aux clients de participer à des activités de la vie réelle.
Faisabilité L’administration du MET requiert l’accès à une zone commerciale, ce qui n’est pas toujours réalisable dans un contexte clinique typique. Certaines tâches peuvent nécessiter une adaptation selon le contexte de réadaptation. La durée d’administration peut être longue. La validité écologique est appuyée.
Comment obtenir l’outil ?

Le Baycrest MET est disponible sur le site suivant https://cognitionandeverydaylifelabs.com/multiple-errands-test/

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier les publications sur les propriétés psychométriques du Multiple Errands Test (MET) pertinentes pour une population de patients ayant subi un AVC. Sur les dix études examinées, huit études comprenaient une population mixte de patients ayant des lésions cérébrales acquises, incluant des AVC. Les études ont examiné les propriétés psychométriques du MET original, de l’Hospital Version (MET-HV), de la Simplified Version (MET-SV), du Baycrest MET (BMET) et du Virtual MET (VMET), comme indiqué dans les résumés ci-dessous. Bien que les recherches indiquent que le MET démontre une validité et une fidélité adéquate dans les populations ayant des lésions cérébrales acquises, incluant des AVC, de nouvelles recherches concernant la sensibilité au changement de la mesure sont justifiées.

Effets plancher/plafond

Aucune étude n’a examiné les effets de plancher ou de plafond du MET.

Fidélité

Cohérence interne :
Knight, Alderman & Burgess (2002) ont calculé la cohérence interne du MET-HV auprès d’un échantillon de 20 patients ayant une lésion cérébrale chronique acquise (lésion cérébrale traumatique, n = 12 ; AVC, n = 5 ; lésion cérébrale traumatique et AVC, n = 3) et de 20 sujets témoins en bonne santé appariés quant au sexe, à l’âge et au QI, en utilisant un alpha de Cronbach. La cohérence interne s’est avérée adéquate (α = 0,77).

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du MET.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge du MET.

Inter-juges :
Knight, Alderman & Burgess (2002) ont calculé la fidélité inter-juges des catégories d’erreurs du MET-HV auprès d’un échantillon de 20 patients ayant une lésion cérébrale chronique acquise (lésion cérébrale traumatique, n =12 ; AVC, n = 5 ; lésion cérébrale traumatique et AVC, n= 3) et de 20 sujets témoins en bonne santé appariés quant au sexe, à l’âge et au QI, en utilisant des coefficients de corrélation intraclasse (CCI). Les participants ont été évalués par deux évaluateurs. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente (CCI allant de 0,81-1,00). La catégorie d’erreur « transgression de règles » a démontré la plus forte fidélité inter-juges (CCI = 1,00).

Dawson, Anderson, Burgess, Cooper, Krpan et Stuss (2009) ont examiné la fidélité inter-juges du BMET auprès de clients ayant subi un AVC (n = 14), ou ayant une lésion cérébrale traumatique (n = 13), et des témoins appariés en bonne santé (n = 25), en utilisant des CCI et des modèles à effets aléatoires à deux facteurs. Les participants ont été évalués par 2 évaluateurs. La fidélité inter-juges allait d’adéquate à excellente pour les 5 mesures sommaires utilisées : moyenne du nombre de tâches complétées correctement (CCI = 0,80), moyenne du nombre de règles respectées (CCI = 0,71), moyenne du nombre d’erreurs totales (CCI = 0,82), moyenne du nombre total de règles transgressées (CCI = 0,88) et moyenne du nombre de demandes d’aide (CCI = 0,71).

Validité

Contenu :
Shallice & Burgess (1991) ont évalué le MET auprès d’un échantillon de 3 patients ayant une lésion cérébrale traumatique qui ont démontré un rendement supérieur à la moyenne sur les mesures d’aptitude générale et un rendement normal ou presque normal sur les tests du lobe frontal, et de 9 témoins appariés quant à l’âge et au QI. Les participants ont été suivis par deux observateurs et ont été cotés selon le nombre d’erreurs (inefficacité, transgression de règles, mauvaise interprétation, échec de la tâche et score total) et une observation qualitative. Les patients ont démontré un rendement qualitativement et quantitativement altéré, en particulier concernant la transgression de règles et l’inefficacité. Le sous-test le plus difficile s’est avéré la partie la moins sensible de la procédure et présentait des difficultés à la fois pour les patients et les sujets témoins.

Critère :
Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du MET auprès de la population ayant subi un AVC.

Prédictive :
Maier, Krauss et Katz (2011) ont examiné la validité prédictive du MET-HV en relation avec la participation communautaire auprès d’un échantillon de 30 patients atteints de lésions cérébrales acquises, incluant des AVC (n = 19). La participation communautaire a été mesurée à l’aide de l’échelle Participation Index (M2PI) du Mayo-Portland Adaptability Inventory (MPAI-4), complétés en dyade par le participant et son proche aidant. Le MET-HV a été administré 1 semaine avant le congé de la réadaptation et le M2PI a été administré 3 mois après le congé. Les analyses ont été effectuées à l’aide des corrélations de Pearson et du contrôle de corrélations partielles pour l’état cognitif à l’aide des scores du domaine Cognitif de la MIF. Tel que prévu, les scores d’erreur les plus élevés du MET-HV ont corrélés aux restrictions plus importantes dans la participation communautaire. Des corrélations adéquates ont été relevées entre le score total du M2PI et le score total d’erreur du MET-HV des participants et des proches aidants (respectivement, r = 0,403, 0,510), les inefficacités (respectivement, r = 0,353, 0,524) et les infractions aux règles (respectivement, r = 0,361, 0,449). La capacité du score d’erreur total du MET de prédire le score du M2PI est demeurée significative, mais faible après le contrôle des corrélations partielles pour l’état cognitif à l’aide des scores du domaine Cognitif de la MIF (r = 0,212).

Construit :
Convergente/Discriminante :
Knight, Alderman et Burgess (2002)* ont examiné la validité convergente du MET-HV en le comparant avec des tests de QI et de fonctionnement cognitif, des tests traditionnels du lobe frontal et des tests de fonction exécutive écologiquement sensibles, auprès d’un échantillon de 20 patients atteints de lésions cérébrales chroniques acquises (traumatisme cérébral, n = 12 ; AVC, n = 5, TCC et ACV, n = 3). Les tests de QI et de fonctionnement cognitif comprenaient le National Adult Reading TestRevised Full Scale Intelligence Quotient (NART-R FSIQ), la Weschler Adult Intelligence ScaleRevised Full Scale Intelligence Quotient (WAIS-R FSIQ), l’Adult Memory and Information Processing Battery (AMIPB), le Rivermead Behavioural Memory Test (RBMT) et la Visual Objects and Space Perception battery (VOSP). Les tests du lobe frontal comprenaient le Cognitive Estimates Test (CET), le Modified Card Sorting Test (MCST), le Tower of London Test (TOLT) et des versions de tests de manipulation et d’alternance des mains. Les tests des fonctions exécutives écosensibles comprenaient le Behavioural Assessment of the Dysexecutive Syndrome battery (BADS) et le Test of Everyday Attention (TEA) Map Search and Visual Elevator tasks. Le questionnaire Dysexecutive (DEX) a également été utilisé auprès des proches aidants en raison d’un manque d’introspection des personnes atteintes de lésions cérébrales. Après un ajustement de Bonferroni, d’excellentes corrélations ont été relevées entre le pourcentage d’erreurs persévérantes du MCST avec les ruptures de règle MET-HV (r=0,66) et les erreurs totales du MET-HV (r=0,67). D’excellentes corrélations ont été relevées entre le score du profil BADS et les échecs des tâches du MET-HV (r = -0,58), les échecs d’interprétation (r = 0,64) et les erreurs totales (r = -0,57). D’excellentes corrélations ont également été relevées entre le facteur d’intentionnalité DEX et les échecs des tâches du MET-HV (r = 0,70). De plus, la relation entre le MET-HV et le DEX a été réévaluée pour contrôler d’éventuels effets confondants ; le contrôle de la variable d’âge, la familiarité et la fonction de mémoire relatives aux échecs des tâches du MET-HV ont donné d’excellentes corrélations entre le score total DEX (r = 0,79) et l’inhibition DEX (r = 0,69), l’intentionnalité (r = 0,76) et la mémoire exécutive (r = 0,67). Des corrélations adéquates ont été relevées entre le score du profil RBMT et le nombre d’échecs des tâches du MET-HV (r=-0.57). Aucune corrélation significative n’a été notée entre le MET et les autres tests de QI et de fonction cognitive (MET-HV, NART-R FSIQ, WAIS-R FSIQ, AMIPB, VOSP), de même qu’avec les autres tests du lobe frontal (fluidité verbale, CET, TOLT, manipulation et alternance des mains), les autres tests écologiquement sensibles (TEA Map Search and Visual Elevator tasks) et les autres facteurs DEX (effet positif, effet négatif).
Note : Les corrélations initiales ont été mesurées en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson et les niveaux de signification ont ensuite fait l’objet d’un ajustement de Bonferroni pour tenir compte des comparaisons multiples ; les résultats présentés indiquent des corrélations significatives après l’ajustement de Bonferroni.

Rand, Rukan, Weiss & Katz (2009a)* ont examiné la validité convergente du MET-HV en le comparant à des mesures des fonctions exécutives et des Activités de la vie domestique auprès d’un échantillon de 9 patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC, en utilisant les coefficients de corrélation de Spearman. Les fonctions exécutives ont été mesurées en utilisant le BADS Zoo Map test et les Activités de la vie domestique ont été mesurées en utilisant le questionnaire AVD. D’excellentes corrélations négatives ont été relevées entre le BADS Zoo Map test et les mesures du MET-HV quant au nombre total d’erreurs (r = -0,93), d’erreurs partielles dans l’accomplissement de tâches (r = -0,80), d’erreurs de non-efficience (r = -0,86) et du temps pour accomplir le MET (r = -0,79). D’excellentes corrélations ont également été relevées entre le questionnaire AVD et le nombre d’erreurs de transgression de règles (r = 0,80) et le nombre total d’erreurs (r = -0,76) du MET-HV.

Maier, Krauss & Katz (2011)* ont examiné la validité convergente du MET-HV en le comparant au score du domaine Cognitif de la MIF auprès d’un échantillon de 30 patients ayant des lésions cérébrales acquises, incluant des AVC (n = 19), en utilisant une analyse de corrélation de Pearson. Une excellente corrélation négative a été relevée entre le score d’erreurs totales du MET-HV et le score du domaine Cognitif de la MIF (r = -0,67).

Alderman, Burgess, Knight et Henman (2003)* ont examiné la validité convergente du MET-SV en le comparant avec des tests de QI, de fonction exécutive et de capacités exécutives quotidiennes auprès de 50 clients atteints de lésions cérébrales, incluant des AVC (n=9). Les tests neuropsychologiques comprenaient le WAIS-R FSIQ, le BADS, le Cognitive Estimates Test, le FAS verbal fluency test, une version modifiée du Wisconsin Card Sorting Test (MWCST) et le DEX. Des corrélations adéquates ont été relevées entre les erreurs d’échec des tâches du MET-SV et WAIS-R FSIQ (r = -0,32), les erreurs persévérantes du MWCST (r = 0,39), le score du profil BADS (r = -0,46) et les sous-tests Zoo-Map (r = -0,46) et le Six Element Test (r = -0,41). Des corrélations adéquates ont également été relevées entre les ruptures de règles sociales du MET-SV et les estimations cognitives (r = -0,33), et entre les ruptures de règles de tâches du MET-SV, les ruptures de règles sociales et les ruptures de règles totales et le sous-test BADS Action Program (respectivement, r = -0,42, -0,40 et -0,43). Des corrélations négatives allant de faibles à adéquates ont été relevées entre les ruptures des règles DEX et MET-SV (r = -0,30), les échecs de tâches (r = -0,25) et les erreurs totales (r = -0,37).

Dans une analyse de sous-groupe d’individus ayant des lésions cérébrales qui ont réussi les tests habituels de fonctions exécutives, mais qui ont échoué le MET-SV (n = 17), des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont été relevées entre l’inefficacité au MET-SV et les facteurs DEX d’intentionnalité et d’affect négatif (r = 0,59; -0,76) ; la mauvaise interprétation au MET-SV et l’inhibition et le total au DEX (r = -0,67; -0,57) ; le total et la transgression de règles réelles au MET-SV et l’inhibition (r = -0,70; 0,66), l’intentionnalité (r = 0,60; 0,64) et le total (r = -0,57; 0,59) au DEX ; la transgression de règles sociales au MET-SV et l’affect positif et négatif au DEX (r = 0,79; -0,59) ; l’échec de la tâche au MET-SV et l’inhibition et l’affect positif au DEX (r = -0,58; -0,52), les erreurs totales au MET-SV et l’intentionnalité au DEX (r = 0,67).

Dawson et al (2009)* ont examiné la validité convergente du BMET en le comparant avec d’autres mesures d’AVD et de la fonction quotidienne auprès de 14 clients ayant subi un AVC, en utilisant la corrélation de Pearson. Parmi les autres mesures, mentionnons le DEX (autre rapport significatif), le Stroke Impact Profile (SIP), l’Assessment of Motor and Process Skills (AMPS) et le Mayo Portland Adaptability Inventory (MPAI) (autre rapport significatif). D’excellentes corrélations ont été relevées entre le nombre de rupture de règles du BMET et les scores du domaine Physique (r = 0,78) et Comportement affectif (r = 0,64) du SIP, et le score du domaine Moteur de l’AMPS (r = -0,75). Une corrélation adéquate a été relevée entre le temps de BMET jusqu’à la fin du programme et le score du domaine Physique du SIP (r = 0,54).

Rand et al. (2009a)* ont examiné la corrélation négative du questionnaire IADL entre le BADS Zoo Map et la mesure de résultat d’erreurs de non-efficience au VMET (r = -0,87), et entre l’IADL et le nombre total d’erreurs au VMET (r = -0,82).

Rand et al (2009a)* ont examiné la validité convergente du VMET en le comparant avec le test BADS Zoo Map et le questionnaire AVD avec le même échantillon de 9 patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, en utilisant des coefficients de corrélation Spearman. Une excellente corrélation négative a été relevée entre le test BADS Zoo Map et la mesure du VMET pour les d’erreurs de non-efficience (r = -0,87), et entre le quationnaire AVD et le nombre total d’erreurs du VMET (r = -0,82).

Rand et al. (2009a) ont également examiné les relations entre les scores du VMET et ceux au MET-HV en utilisant les coefficients de corrélation de Spearman et de Pearson. Chez les patients ayant subi un AVC, d’excellentes corrélations ont été relevées entre les mesures du MET-HV et du VMET pour le nombre total d’erreurs (r = 0,70), les erreurs partielles dans l’accomplissement de tâches (r = 0,88) et les erreurs de non-efficience (r = 0,73). L’analyse de l’ensemble de la population a indiqué des corrélations allant d’adéquates à excellentes entre les mesures du MET-HV et du VMET pour le nombre total d’erreurs (r = 0,77), les erreurs complètes d’accomplissement d’une tâche (r = 0,63), les erreurs partielles dans l’accomplissement de tâches (r = 0,80), les erreurs de non-efficience (r = 0,72) et l’utilisation de stratégies (r = 0,44), mais pas pour les erreurs de transgression de règles.

Raspelli et al (2010) ont examiné la validité convergente du VMET en le comparant avec des tests neuropsychologiques auprès de 6 clients ayant subi un AVC et 14 sujets sains. Les mesures du VMET comprenaient le temps, la recherche d’item dans le bon secteur, l’attention soutenue, le maintien de la séquence et l’absence de persévérance. Les tests neuropsychologiques comprenaient le Trail Making Test, le Corsi spatial memory supra-span test, le Street’s Completion Test, le Semantic Fluencies et le Tower of London test. D’excellentes corrélations ont été relevées entre la variable « temps » du VMET et le Semantic Fluencies test (r = -0,87) et le Tower of London test (r = -0,82) ; entre la variable « objet recherché dans la bonne zone » du VMET et le Trail Making Test (r = 0.96) ; et entre les variables « attention soutenue », « séquence maintenue » et « aucune persévérance » du VMET et le Corsi spatial memory supra-span test (r = 0,84) et le Street’s Completion Test (r = -0,86).

Raspelli et al (2012) ont examiné la validité convergente du VMET en le comparant avec le Test of Attentional Performance (TEA) auprès de 9 clients ayant subi un AVC. Les mesures du VMET comprenaient le temps, les erreurs, les inefficacités, les ruptures de règles, les stratégies, les échecs d’interprétation et les échecs de tâches partielles. Les auteurs ont relevé d’excellentes corrélations entre la variable « temps » du VMET, les inefficacités et les erreurs totales, et le TEA (intervalle r = -0,67 à 0,81).
Note : D’autres tests neurophysiologiques ont été administrés, mais les corrélations ne sont pas documentées (le Mini Mental Status Examination (MMSE), l’Inventaire de dépression de Beck (IDB), le State and Trait Anxiety Index (STAI), le Behavioural Inattention Test (BIT) – le Star Cancellation Test, le Brief Neuropsychological Examination (ENB) – le Token Test, le Street’s Completion Test, le Stroop Colour-Word Test, l’Iowa Gambling Task, le DEX et l’ADL/IADL Tests).
*Note : Les corrélations entre le MET et d’autres mesures des fonctions exécutives habituelles et des Activités de la vie domestique appuient également la validité écologique du MET (comme indiqué par les auteurs de ces articles).

Groupes connus :
Knight, Alderman & Burgess (2002) ont examiné la validité des groupes connus du MET-HV auprès d’un échantillon de 20 patients ayant une lésion cérébrale chronique acquise (lésion cérébrale traumatique, n = 12 ; AVC, n = 5; lésion cérébrale traumatique et AVC, n =3) et de 20 sujets témoins en bonne santé (membres du personnel hospitalier) appariés quant au sexe, à l’âge et au QI*. Les clients ayant une lésion cérébrale ont fait beaucoup plus de transgressions de règles (p = 0,002) et d’erreurs totales (p < 0,0001), et ont accompli beaucoup moins de tâches (p < 0,001) que les sujets témoins. Les clients ayant une lésion cérébrale ont utilisé beaucoup plus de stratégies, telles que regarder une carte (p = 0,008) et lire les enseignes (p = 0,006), bien que l’utilisation de stratégies ait eu peu d’effet sur le rendement au test. Le test a été en mesure de faire la distinction entre les individus ayant une lésion cérébrale acquise et les témoins en bonne santé.
* Le QI a été mesuré en utilisant le National Adult Reading TestRevised Full Scale Intelligence Quotient (NART-R FSIQ).

Rand et al. (2009a) ont examiné la validité des groupes connus du MET-HV auprès de 9 patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, 20 jeunes adultes en bonne santé, et 20 adultes âgés en bonne santé, en utilisant le Kruskal Wallis H. Les patients ayant subi un AVC ont fait plus d’erreurs que les adultes âgés sur les mesures du VMET ; erreurs totales, erreurs dans l’accomplissement de tâches, erreurs partielles dans l’accomplissement de tâches, et erreurs de non-efficience, mais pas d’erreurs de transgression de règles ou d’erreurs d’utilisation de stratégies. Les adultes âgés ont fait plus d’erreurs que les jeunes adultes sur les mesures du VMET ; erreurs totales, erreurs partielles dans l’accomplissement de tâches et erreurs de non-efficience, mais pas d’erreurs dans l’accomplissement de tâches, d’erreurs de transgression de règles ou d’erreurs d’utilisation de stratégies.

Alderman et al. (2003) ont examiné la validité des groupes connus du MET-SV auprès de 46 individus sans antécédent de maladie neurologique (membres du personnel hospitalier) et 50 clients ayant des lésions cérébrales, dont des AVC (n = 9), en utilisant une série de tests t. Les clients ayant une lésion cérébrale ont significativement fait plus de transgression de règles (t = 4,03), d’échec de la tâche (t = 10,10), d’erreurs totales (t = 7,18) et de transgression de règles sociales (chi carré = 4,3) que les individus sans antécédent de maladie neurologique. Les résultats concernant les erreurs ont été préservés lorsque des comparaisons entre groupes ont été répétées en utilisant l’âge, la familiarité et la capacité cognitive (mesurée par le NART-R FSIQ) comme covariables (respectivement, F = 11,79 ; 40,82 ; 27,92). Une différence significative dans l’échec de la tâche a été relevée entre les groupes après avoir covarié l’âge, le QI (mesuré par le WAIS-R FSIQ) et la familiarité avec le centre commercial (F = 11,57). Les clients ayant une lésion cérébrale ont fait environ trois fois plus d’erreurs que les individus en santé. Pour les deux groupes, la transgression de règles et l’échec de la tâche se sont avérées les erreurs les plus communes.

Dawson et al. (2009) ont examiné la validité des groupes connus du BMET auprès de 14 clients ayant subi un AVC et 13 témoins appariés en bonne santé, en utilisant une série de tests t. Les clients ayant subi un AVC ont significativement obtenu de moins bons résultats sur le nombre de tâches accomplies correctement (d = 0,84 ; p < 0,05), la transgression de règles (d = 0,92 ; p < 0,05) et le total d’échecs (d = 1,05 ; r < 0,01). La proportion de membres du groupe qui ont accompli moins de 40% (< 5) des tâches correctement s’est également avérée significativement différente entre les deux groupes (28% des clients ayant subi un AVC vs 0% des témoins appariés en bonne santé, p < 0,05).
Note : d correspond à l’ampleur de l’effet ; les ampleurs de l’effet ≥ 0,7 sont considérés comme grandes.

Rand et al. (2009a) ont examiné la validité des groupes connus du VMET auprès d’un échantillon de 9 patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, 20 jeunes adultes en bonne santé, et 20 adultes âgés en bonne santé, en utilisant le Kruskal Wallis H. Les patients ayant subi un AVC ont fait plus d’erreurs que les adultes âgés sur toutes les mesure du VMET, sauf pour les erreurs de transgression de règles. Les adultes âgés ont fait plus d’erreurs que les jeunes adultes sur tous les résultats au VMET, sauf pour les erreurs d’utilisation de stratégies.

Raspelli et al. (2010) ont examiné la validité des groupes connus du VMET auprès de 6 clients ayant subi un AVC et 14 sujets en bonne santé. Des différences significatives entre les groupes ont été relevées au niveau du temps pris pour accomplir la tâche (plus élevé chez les sujets en bonne santé), et dans l’erreur partielle « Objectif de la tâche maintenu jusqu’à la fin ».

Raspelli et al. (2012) ont examiné la validité des groupes connus du VMET auprès de 9 clients ayant subi un AVC, 10 jeunes adultes en bonne santé, et 10 adultes âgés en bonne santé, en utilisant les procédures Kruskal-Wallis. Les résultats ont démontré que les clients ayant subi un AVC ont obtenu des cotes inférieures aux adultes âgés au niveau du temps et des erreurs au VMET, et que les adultes âgés ont obtenu des cotes inférieures aux jeunes adultes au niveau du temps et des erreurs au VMET.

Sensibilité/Spécificité :
Knight, Alderman & Burgess (2002) ont étudié la sensibilité et la spécificité du MET-HV auprès d’un échantillon de 20 patients ayant une lésion cérébrale chronique acquise (lésion cérébrale traumatique, n = 12 ; AVC, n = 5 ; lésion cérébrale traumatique et AVC, n = 3) et de 20 sujets témoins en bonne santé appariés quant au sexe, à l’âge et au QI*. Un score seuil de ≥ 7 erreurs (c’est-à-dire le 5e percentile d’erreurs totales des sujets témoins) a conduit à une identification correcte de 85% des participants ayant une lésion cérébrale acquise (85% de sensibilité, 95% de spécificité).
* Le QI a été mesuré en utilisant le National Adult Reading TestRevised Full Scale Intelligence Quotient (NART-R FSIQ).

Alderman et al. (2003) ont examiné la sensibilité et de la spécificité du MET-SV auprès de 46 individus sans antécédent de maladie neurologique, et de 50 clients ayant des lésions cérébrales, incluant des AVC (n = 9). L’utilisation d’un score seuil de ≥ à 12 erreurs (c’est-à-dire le 5e percentile des témoins) a conduit à définir 44% de sensibilité (c’est-à-dire la classification correcte des clients ayant une lésion cérébrale) et 95,3% de spécificité (c’est-à-dire la classification correcte des individus en bonne santé). Les auteurs soulignent que la dérivation d’une mesure unique fondée que sur le nombre d’erreurs omet de considérer les différences qualitatives intergroupes du rendement. Par conséquent, les scores d’erreurs ont été recalculés pour tenir compte de la « normalité » du type d’erreur, avec une pondération d’erreurs en fonction de la prévalence dans le groupe de témoins en bonne santé (erreurs acceptables observées chez 95% des témoins en bonne santé = 1 ; erreurs démontrées par ≥ 5% des témoins en bonne santé = 2 ; erreurs propres au groupe de patients = 3). L’utilisation d’un score seuil de ≥ à 12 erreurs (5e percentile des témoins) a conduit à définir 82% de sensibilité et 93,5% de spécificité. Le MET-SV s’est avéré plus sensible que les tests habituels des fonctions exécutives (Cognitive Estimates, FAS Verbal Fluency, MWCST) et les scores de catégories d’erreurs du MET-SV se sont avérés hautement prédictifs des cotes de symptômes exécutifs des patients qui ont réussi les tests habituels des fonctions exécutives, mais qui ont échoué la tâche de magasinage du MET-SV.

Sensibilité au changement

Deux études ont utilisé le MET (MET-HV, VMET et la version modifiée du MET-HV et du MET-SV) pour mesurer le changement à la suite d’une intervention.

Novakovic-Agopian et al. (2011) ont développé une version modifiée du MET-HV et du MET-SV destinée à être utilisée dans des milieux hospitaliers locaux. Ils ont développé trois formes alternatives qui ont été utilisées dans une étude pilote examinant l’effet de la formation d’autorégulation attentionnelle axée sur les objectifs auprès d’un échantillon de 16 patients ayant des lésions cérébrales chroniques, incluant un AVC ou une hémorragie cérébrale (n = 3). Un schéma croisé pseudo-aléatoire a été utilisé. Durant les 5 premières semaines, un groupe (groupe A) a complété la formation d’autorégulation attentionnelle axée sur les objectifs, alors que l’autre groupe (groupe B) n‘a reçu qu’une séance d’enseignement éducatif de 2 heures. Dans la phase subséquente, les conditions ont été échangées, de telle sorte que le groupe B a reçu la formation d’objectifs, alors que ceux dans le groupe A ont reçu l’enseignement éducatif. À la 5e semaine, le groupe qui a reçu la formation d’objectifs en premier a démontré une réduction significative d’échecs de la tâche (p < 0,01), alors que le groupe qui a reçu la séance éducative n’a démontré aucune amélioration significative dans les scores au MET. De la 5e semaine à la 10e semaine, aucun changement significatif n’a été relevé sur les scores du MET dans aucun des deux groupes.

Rand, Weiss et Katz (2009b) ont utilisé le MET-HV et le VMET pour détecter le changement dans les compétences multitâches de 4 clients en phase subaiguë de récupération post-AVC, après une intervention de réalité virtuelle utilisant le supermarché virtuel VMall. Les clients ont démontré un rendement amélioré sur les deux mesures à la suite de 3 semaines d’entraînement multitâches en utilisant le supermarché virtuel VMall.

Références

  • Alderman, N., Burgess, P.W., Knight, C., & Henman, C. (2003). Ecological validity of a simplified version of the multiple errands shopping test. Journal of the International Neuropsychological Society, 9, 31-44.
  • Dawson, D.R., Anderson, N.D., Burgess, P., Cooper, E., Krpan, K.M., & Stuss, D.T. (2009). Further development of the Multiple Errands Test: Standardized scoring, reliability, and ecological validity for the Baycrest version. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 90, S41-51.
  • Knight, C., Alderman, N., & Burgess, P.W. (2002). Development of a simplified version of the Multiple Errands Test for use in hospital settings. Neuropsychological Rehabilitation, 12(3), 231-255.
  • Maier, A., Krauss, S., & Katz, N. (2011). Ecological validity of the Multiple Errands Test (MET) on discharge from neurorehabilitation hospital. Occupational Therapy Journal of Research: Occupation, Participation and Health, 31(1) S38-46.
  • Novakovic-Agopian, T., Chen, A.J.W., Rome, S., Abrams, G., Castelli, H., Rossi, A., McKim, R., Hills, N., & D’Esposito, M. (2011). Rehabilitation of executive functioning with training in attention regulation applied to individually defined goals: A pilot study bridging theory, assessment, and treatment. The Journal of Health Trauma Rehabilitation, 26(5), 325-338.
  • Novakovic-Agopian, T., Chen, A. J., Rome, S., Rossi, A., Abrams, G., Dʼesposito, M., Turner, G., McKim, R., Muir, J., Hills, N., Kennedy, C., Garfinkle, J., Murphy, M., Binder, D., Castelli, H. (2012). Assessment of Subcomponents of Executive Functioning in Ecologically Valid Settings: The Goal Processing Scale. The Journal of Health Trauma Rehabilitation, 2012 Oct 16. [Epub ahead of print]
  • Rand, D., Rukan, S., Weiss, P.L., & Katz, N. (2009a). Validation of the Virtual MET as an assessment tool for executive functions. Neuropsychological Rehabilitation, 19(4), 583-602.
  • Rand, D., Weiss, P., & Katz, N. (2009b). Training multitasking in a virtual supermarket: A novel intervention after stroke. American Journal of Occupational Therapy, 63, 535-542.
  • Raspelli, S., Carelli, L., Morganti, F., Poletti, B., Corra, B., Silani, V., & Riva, G. (2010). Implementation of the Multiple Errands Test in a NeuroVR-supermarket: A possible approach. Studies in Health Technology and Informatics, 154, 115-119.
  • Raspelli, S., Pallavicini, F., Carelli, L., Morganti, F., Pedroli, E., Cipresso, P., Poletti, B., Corra, B., Sangalli, D., Silani, V., & Riva, G. (2012). Validating the Neuro VR-based virtual version of the Multiple Errands Test: Preliminary results. Presence, 21(1), 31-42.
  • Shallice, T. & Burgess, P.W. (1991). Deficits in strategy application following frontal lobe damage in man. Brain, 114, 727-741.

Voir la mesure

Comment obtenir le Multiple Errands Test ?

Voir les documents ci-dessous pour les instructions de test de la Simplified Version (MET-SV) et de l’Hospital Version (MET-HV) :

  • Alderman, N., Burgess, P.W., Knight, C., & Henman, C. (2003). Ecological validity of a simplified version of the multiple errands shopping test.Journal of the International Neuropsychological Society, 9, 31-44.
  • Knight, C., Alderman, N., & Burgess, P.W. (2002). Development of a simplified version of the Multiple Errands Test for use in hospital settings.Neuropsychological Rehabilitation, 12(3), 231-255.

Le Baycrest MET peut être obtenu sur le site suivant https://cognitionandeverydaylifelabs.com/multiple-errands-test/

Table des matières

Test de dessin d’horloge (TDH)

Évidence révisées en date du 19-08-2008
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Anita Menon, MSc
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Sarah Perrino

But


Le Test de dessin d’horloge (TDH) est utilisé afin d’évaluer rapidement les habiletés visuospatiales et pratiques, et peut détecter la présence de déficiences au niveau de l’attention et des fonctions exécutives (Adunsky, Fleissig, Levenkrohn, Arad, et Nov, 2002 ; Suhr, Grace, Allen, Nadler, & McKenna, 1998 ; McDowell, et Newell, 1996).

L’utilisation du TDH peut être jumelée à celle d’autres tests de dépistage tels que le Mini-Mental State Examination (MMSE) et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF).

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

Le Test de dessin d’horloge (TDH) est utilisé afin d’évaluer rapidement les habiletés visuospatiales et pratiques, et peut détecter la présence de déficiences au niveau de l’attention et des fonctions exécutives (Adunsky, Fleissig, Levenkrohn, Arad, et Nov, 2002 ; Suhr, Grace, Allen, Nadler, & McKenna, 1998 ; McDowell, et Newell, 1996)

L’utilisation du TDH peut être jumelée à celle d’autres tests de dépistage tels que le Mini-Mental State Examination (MMSE) et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF).

Versions disponibles

Le TDH est un test simple de réalisation de tâches dans leur forme la plus simple. Il existe plusieurs versions du TDH :

Commande verbale :

  • Dessin libre d’horloges :
    Une feuille blanche de papier est offerte à l’individu accompagnée de la consigne de dessiner, en premier lieu, la face d’une horloge, d’y placer les numéros, et ensuite de dessiner les aiguilles afin qu’elles indiquent l’heure demandée. Afin d’accomplir la tâche avec succès, le patient doit tout d’abord dessiner le contour de l’horloge, puis placer les chiffres 1 à 12 à l’intérieur, et finalement d’indiquer correctement l’heure demandée en dessinant les aiguilles de l’horloge.
  • Horloge pré-dessinée:
    Certains cliniciens préfèrent présenter un cercle pré-dessiné à l’individu, le patient n’a alors qu’à placer les chiffres et les aiguilles sur la face de l’horloge. Ils font valoir que la capacité du patient à placer les chiffres peut être défavorablement affectée si le contour n’est pas bien dessiné. Dans cette tâche, si l’individu dessine une horloge complètement normale, il s’agit d’un indice rapide qu’un bon nombre de fonctions sont intactes. Toutefois, une horloge nettement anormale est un indice important que l’individu peut avoir un déficit cognitif, justifiant un examen plus poussé.

Sans tenir compte du type utilisé (dessin libre ou pré-dessiné), le TDH par commande verbale peut évaluer simultanément le fonctionnement linguistique d’un patient (la compréhension verbale) ; le fonctionnement de la mémoire (rappel d’un engramme visuel, mémoire à court-terme, rappel des instructions du temps) ; et les fonctions exécutives. La version de commande verbale du THD est hautement sensible à la déficience du lobe temporal (en raison de son importante implication dans la mémoire et les processus linguistiques) et à la déficience du lobe frontal (en raison de son rôle de médiateur dans la planification exécutive) (Shah, 2002).

Commande de copie :

Une horloge complètement dessinée est offerte à l’individu, où les aiguillent indiquent déjà une certaine heure. Une consigne demande alors au client de reproduire le dessin aussi fidèlement que possible. La bonne réalisation d’une copie nécessite moins l’usage des fonctions linguistiques et de la mémoire, mais est plus dépendante des processus visuospatiaux et de perception.

Copy command clock

Test de lecture d’horloge:
Une version modifiée du TDH par commande de copie demande simplement au patient de lire à voix haute l’heure indiquée par l’horloge dessinée par l’examinateur.

Les tests de commande de copie d’horloge et de lecture d’horloge sont utiles pour évaluer les lésions du lobe pariétal telles que celles pouvant engendrer une héminégligence. Il est important d’effectuer les deux tests chez tous les patients, car un patient avec une lésion du lobe temporal pourrait copier adéquatement une horloge pré-dessinée alors que l’horloge dessinée selon une commande verbale pourrait montrer un mauvais placement des chiffres et un réglage de l’heure incorrecte. Inversement, un patient ayant une lésion du lobe pariétal pourrait dessiner adéquatement une horloge selon une commande verbale, alors que l’horloge dessinée selon la commande de copie pourrait démontrer des signes évidents de négligence.

Instructions de réglage de l’heure :

Le réglage le plus communément choisi par les cliniciens est « 3 heures » (Freedman, Leach, Kaplan, Winocur, Shulman, et Delis, 1994). Bien que ce réglage évalue adéquatement la compréhension et l’exécution motrice, il n’indique pas la présence de négligence gauche possiblement présente chez le patient, car il ne nécessite aucunement l’utilisation du côté gauche de l’horloge. Le réglage « 11 heures et 10 minutes » en est un idéal (Kaplan, 1988). Ce dernier force le patient à utiliser toute l’horloge, mais aussi à décoder la commande « 10 minutes » afin d’indiquer le « 2 » sur l’horloge. De plus, il a l’avantage de révéler toute erreur que le patient pourrait faire liée au stimulus. Par exemple, la présence du nombre « 10 » sur l’horloge pourrait piéger certains patients et les retenir d’indiquer le chiffre « 2 » à l’écoute de la commande « 10 minutes ». Au lieu de dessiner l’aiguille des minutes en direction du chiffre « 2 » afin d’indiquer « 10 minutes » passées l’heure, les patients enclins aux erreurs liées au stimulus vont fixer et dessiner l’aiguille des minutes en direction du « 10 » sur l’horloge.

Caractéristiques de l’outil de mesure

Cotation :

Il existe plusieurs différentes façons de noter le TDH. En général, les scores sont utilisés afin d’évaluer toute erreur ou altération tel que négliger d’inclure certains chiffres, placer les chiffres aux mauvais endroits ou avoir un mauvais espacement (McDowell & Newell, 1996). Les systèmes de cotation peuvent être simples ou complexes et de nature quantitative ou qualitative. Vous pouvez utiliser une méthode simple et quantitative en tant qu’outil préliminaire rapide de dépistage afin de détecter la présence ou l’absence de déficience cognitive (Lorentz et coll., 2002). Toutefois, si une évaluation plus complexe est requise, un système de cotation qualitatif serait plus révélateur.

Il a été démontré que certaines méthodes de cotation sont mieux adaptées à certains groupes de sujets (Richardson & Glass, 2002 ; Heinrik, Solomesh, & Berkman, 2004). Chez les patients ayant subi un AVC, aucune méthode standardisée unique n’existe. Suhr, Grace, Allen, Nadler, et McKenna (1998) ont examiné l’utilité du TDH pour localiser les lésions chez 76 patients ayant subi un AVC et 71 patients contrôles. Six systèmes de cotation ont été utilisés afin d’évaluer les dessins d’horloges (Freedman et coll., 1994 ; Ishiai, Sugishita, Ichikawa, Gono, & Watabiki, 1993 ; Mendez, Ala, & Underwood, 1992 ; Rouleau, Salmon, Butters, Kennedy, & McGuire, 1992 ; Sunderland et coll., 1989 ; Tuokko, Hadjistavropoulos, Miller, & Beattie, 1992 ; Watson, Arfken, & Birge, 1993 ; Wolf-Klein et coll., 1989). Des différences significatives ont été soulevées entre les sujets du groupe contrôle et ceux ayant subi un AVC dans tous les systèmes de cotation, autant pour les aspects quantitatifs de qualitatifs du TDH. Toutefois, les indices quantitatifs n’étaient pas utiles dans la différenciation des différents groupes d’AVC (AVC gauche versus droit versus bilatéral ; AVC cortical versus sous-cortical ; AVC antérieur versus postérieur). Les aspects qualitatifs étaient utiles dans la latéralisation des sites de lésion et dans la différenciation des groupes sous-corticaux et corticaux.

Une étude psychométrique chez les patients ayant subi un AVC, par South, Greve, Bianchini, et Adams (2001), a comparé trois systèmes de cotation : l’Échelle de cotation Rouleau (1992), le Système de cotation Freedman (1994) et le Système révisé Libon (1993). Il fut démontré que ces systèmes de cotation sont fiables chez les patients ayant eu un AVC (voir les détails de cette étude).

Sous-échelles :

Aucune n’a été signalée.

Équipement :

Seuls un papier et un crayon sont nécessaires. Selon la méthode choisie, vous aurez peut-être besoin de préparer un cercle (environ 10 cm de diamètre) sur le papier pour le patient.

Formation :

Le TDH peut être administré par des individus avec peu ou pas de formation en évaluations cognitives. Scanlan, Brush, Quijano, et Borson (2002) ont indiqué qu’une simple cotation binaire du TDH (normal ou anormal) par des évaluateurs non formés était étonnamment efficace pour la classification des sujets ayant une démence ou pas. Dans cette étude, une erreur fréquente des évaluateurs non formés était l’incapacité de reconnaître l’espacement incorrect des chiffres sur l’horloge comme étant anormal. En adressant ce type d’erreur, la concordance entre les évaluateurs non formés et les experts devrait être améliorée.

Durée :

Toutes les variations du TDH devraient approximativement durer de 1 à 2 minutes (Ruchinskas et Curyto, 2003).

Versions alternatives du TDH

L’Approche modifiée et intégrée du Test de dessin d’horloge (AMI-TDH) est un outil comprenant 4 étapes et 20 items et ayant un score maximal de 33. Le AMI-TDH met l’emphase sur la cotation différentielle du contour, des chiffres, des aiguilles et du centre. Elle intègre 3 TDH existants :

  • Freedman et al’s free-drawn clock (1994) en fonction de certaines définitions d’items
  • Les techniques de cotation sont adaptées de Paganini-Hill, Clark, Henderson, & Birge (2001)
  • Certains items ont été empruntés au Royall, Cordes, & Polk (1998) executive CLOX

Il a été démontré que l’AMI-TDH est fiable et valide chez les individus présentant une démence. Toutefois, cette mesure n’a pas été validée chez la population ayant subi un AVC (Heinik et coll., 2004).

Clientèle cible

Peut être utilisé comme instrument de dépistage avec :

Pratiquement toutes les populations de patients (Wagner, Nayak, & Fink, 1995). Ce test semble être différentiellement sensible à certains types de processus pathologiques. Plus particulièrement, il a été démontré qu’il est utile cliniquement pour la différentiation des patients normaux âgés, présentant une maladie neuro-dégénérative ou vasculaire, et ceux ayant un trouble psychiatrique tel que la dépression et la schizophrénie (Dastoor, Schwartz, & Kurzman, 1991 ; Heinik, Vainer-Benaiah, Lahav, & Drummer, 1997 ; Lee & Lawlor, 1995 ; Shulman, Gold, & Cohen, 1993 ; Spreen & Strauss, 1991 ; Tracy, De Leon, Doonan, Musciente, Ballas, & Josiassen, 1996 ; Wagner et coll., 1995 ; Wolf-Klein, Silverstone, Levy, & Brod, 1989).

Peut être utilisé avec :

  • Les patients ayant subi un AVC. Puisque le TDH requiert une réponse non verbale, il peut être administré chez les sujets ayant un trouble de la parole, mais ayant une compréhension suffisante permettant de comprendre les exigences de la tâche.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Les patients qui ne peuvent pas comprendre les instructions verbales ou écrites.
  • Les patients ne pouvant pas écrire.

Comme c’est le cas pour bien d’autres mesures neuropsychologiques de dépistage, le TDH est affecté par l’âge, l’éducation, des conditions telles un négligence visuelle ou une hémiparésie, ainsi que d’autres facteurs tels que la présence de dépression (Ruchinskas et Curyto, 2003 ; Lorentz, Scanlan, et Borson, 2002). Le degré auquel ces facteurs affectent le score d’un sujet dépend en grande partie de la méthode de cotation appliquée (McDowell et Newell, 1996). De plus, le TDH cible les fonctions de l’hémisphère droit, ainsi il est important d’utiliser ce test en conjecture avec d’autres tests neuropsychologiques (McDowell et Newell, 1996).

Dans quelles langues cette mesure est-elle disponible ?

Le TDH peut être effectué dans plusieurs langues. Borson et coll. (1999) ont déterminé que la langue utilisée n’a pas d’effet direct sur le rendement au TDH.

Sommaire

Que mesure l’outil ? Les habiletés visuospatiales et pratiques, et peut déterminer la présence de troubles d’attention et d’exécution.
Pour quel type de clientèle cet outil peut-il être utilisé ? Pratiquement toutes les populations de patients. Il fut prouvé qu’il est utile cliniquement pour la différentiation des patients normaux âgés, avec une maladie neurodégénérative ou vasculaire, et ceux ayant un trouble psychiatrique tel que la dépression et la schizophrénie.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Dépistage
Durée d’administration Toutes les variations du TDH devraient approximativement durer 1 à 2 minutes.
Versions
  • Commande verbale : Dessin d’horloge libre ; Horloge prédessiné
  • Commande de copie : Commande de copie ; Test de lecture d’horloge
  • Réglage de l’heure : « 11 heures et 10 minutes »
  • Approche modifiée et intégrée du Test de dessin d’horloge (AMI-TDH)
Langues Le TDH peut être effectué dans toutes les langues.
Propriétés de la mesure
Fidélité Test-retest :
Des quatre études examinant la fidélité test-retest, trois ont relevé une excellente fidélité test-retest et une a relevé une fidélité test-retest adéquate.
Inter-juges :
Des sept études examinant la fidélité inter-juges, six ont relevé une excellente fidélité inter-juges et une a relevé une fidélité inter-juges allant d’adéquate (pour les horloges d’évaluateurs) à excellente (pour les horloges dessinées librement et celles pré-dessinées).
Validité Critère :
Le test a prédit la baisse de la capacité fonctionnelle et la hausse du besoin de supervision lors du congé de l’hôpital ; la faible capacité physique et une plus grande durée du séjour en réadaptation gériatrique ; les activités de la vie quotidienne lors du rétablissement maximal.
Construit :
Le TDH a démontré une corrélation adéquate avec le Mini-Mental State Examination (MMSE) et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF).
Groupes connus :
Le TDH a détecté des différences significatives entre les patients vivant avec la maladie d’Alzheimer et ceux du groupe témoin.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? Non applicable.
Acceptabilité Le TDH est court et simple. Il s’agit d’une tâche non verbale et pouvant être moins intimidante pour les patients que de répondre à une série de questions.
Faisabilité Le TDH est peu couteux et facile à transporter. Il peut être administré lors de situations dans lesquelles des tests d’une plus grande durée seraient impossibles à administrer ou incommodants. Même l’administration et le système de notation les plus complexes ne requièrent qu’approximativement 2 minutes. Il peut être administré par un individu ayant une formation minime en évaluations cognitives.
Comment obtenir la mesure ? Un cercle pré-dessiné peut être téléchargé en cliquant sur ce lien : dessin pré-dessiné

Propriétés psychométriques

Résumé

Jusqu’à récemment, les données sur les propriétés psychométriques du TDH étaient limitées. Même s’il existe plusieurs façons possibles d’administrer et de noter le TDH, les propriétés psychométriques et tous ces systèmes semblent consistantes et toutes les forment corrèlent fortement avec d’autres mesures cognitives (Scanlan et coll., 2002 ; Ruchinskas et Curyto, 2003 ; McDowell et Newell, 1996). De plus, il a été déterminé que la notation du TDH est fidèle et consistante chez les patients ayant subi un AVC (South et coll. 2001). Aux fins de ce résumé, une recherche documentaire a été effectuée afin d’identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques de la méthode de notation la plus communément utilisée du TDH. Certains articles de journaux à grand impact, ainsi qu’une grande variété d’auteurs ont été sélectionnés afin de les passer en revue.

Fidélité

Test-retest :

La fidélité test-retest du TDH, utilisant la corrélation d’ordre de rang de Spearman, a été déterminée par plusieurs chercheurs utilisant une variété de systèmes de notation :

  • Manos et Wu (1994) ont relevé une excellente fidélité test-retest sur 2 jours de 0,87 pour les patients en médecine et de 0,94 pour les patients en chirurgie.
  • Tuokko et coll. (1992) ont relevé une fidélité test-retest adéquate de 0,70 sur 4 jours.
  • Mendez et coll. (1992) ont relevé d’excellents coefficients, respectivement de 0,78 et 0,76 sur 3 jours et sur 6 mois,.

Freedman et coll. (1994) ont relevé une faible fidélité test-retest. Toutefois, lorsque le réglage « 11 heures et 10 minutes » a été utilisé avec l’horloge de l’évaluateur, reconnu comme étant plus sensible à la détection de troubles cognitifs, la fidélité test-retest s’est alors avérée excellente (0,94).

Inter-juges :

La fidélité inter-juges du TDH, utilisant la corrélation d’ordre de rang de Spearman (qui n’est pas la méthode d’analyse idéale pour évaluer la fidélité inter-juges, mais une méthode utilisée lors de recherches antérieures sur les mesures), a également été déterminée par plusieurs chercheurs :

  • Sunderland et al. (1989) ont noté d’excellents coefficients de fidélité inter-juges allant de 0,86 à 0,97 et aucune différence entre l’évaluation de cliniciens et celle de non-cliniciens (respectivement de 0,84 et 0,86).
  • Rouleau et al. (1992) ont noté d’excellents coefficients de fidélité inter-juges allant de 0,92 à 0,97.
  • Mendez et al. (1992) ont relevé d’excellents coefficients de fidélité inter-juges de 0,94.
  • Tuokko et al. (1992) ont noté des coefficients de fidélité inter-juges élevés allant de 0,94 à 0,97 lors de trois évaluations annuelles.
  • L’échelle modifiée de Shulman (Shulman, Gold, Cohen, & Zucchero, 1993) a également relevé d’excellents coefficients de fidélité inter-juges (de 0,94 au départ de l’étude, de 0,97 à 6 mois et de 0,97 à 12 mois).
  • Manos et Wu (1994) ont relevé d’excellents coefficients de fidélité inter-juges allant de 0,88 à 0,96.
  • Freedman et al. (1994) ont relevé des coefficients de fidélité inter-juges allant de 0,79 à 0,99 lors de trois dessins libres d’horloges, allant de 0,84 à 0,85 lors de dessins d’horloges pré-dessinées, et de 0,63 à 0,74 pour les horloges des évaluateurs, ce qui dénote d’excellents coefficients de fidélité inter-juges.

South et al. (2001) ont comparé la psychométrie de trois méthodes de cotation différentes du TDH (Libon, le système révisé ; Rouleau, l’échelle d’évaluation ; et Freedman, le système de notation) avec un échantillon de vingt patients ayant subi un AVC. La fidélité inter-juges a été mesurées en utilisant les coefficients de corrélation intra-classe (CCI). Les évaluateurs ont utilisé des critères comparables pour chaque score et ont noté d’excellents coefficients de fidélité inter-juges. Les évaluateurs ont utilisé des critères de cotation similaires et ont noté d’excellents coefficients de fidélité intra-juge. South et al. (2001) ont conclu que, bien que le système de cotation de Libon ait démontré une étendue de fidélité dans différents domaines, les systèmes de Rouleau et de Freedman se situaient dans un excellent ordre d’étendue.

Validité

Dans une revue des données probantes, Shulman (2000) a relevé que la plupart des études ont conclu une sensibilité et une spécificité d’approximativement 85% et ont conclu que le TDH, utilisé conjointement à d’autres tests largement utilisés tels que le Mini-Mental State Examination (MMSE), devrait fournir un avantage significatif dans la détection précoce de la démence. À l’opposé, Powlishta et coll. (2002) a conclu de sa recherche le TDH ne semble pas être un outil de dépistage utile dans la détection de démence très légère. D’autres auteurs ont conclu que le TDH ne devrait pas être utilisé seul en tant que test de dépistage de démence à cause de sa performance générale inadéquate (Borson et Brush, 2002 ; Storey et coll., 2001). Toutefois, la plupart des études précédentes ont été basées sur des échantillons relativement petits ou ont été effectuées dans un contexte clinique, et leurs résultats pourraient ne pas être généralisés à une plus grande population.

Nishiwaki et coll. (2004) ont étudié la validité du TDH en comparaison au MMSE chez une grande population âgée (75 ans et plus). La spécificité du TDH dans la détection de déficiences cognitives modérées à sévères (score au MMSE = 17) était respectivement de 77% et de 87% lors d’une administration par un/une infirmier/ère, et respectivement de 40% et de 91% lors d’une administration par envois postaux. Les auteurs ont conclu que le TDH a une certaine valeur en tant qu’outil de dépistage rapide en face-à-face pour les déficiences cognitives modérées à sévères chez une communauté âgée, mais aussi qu’il est un outil relativement faible dans la détection de déficiences cognitives plus légères.

Peu d’études ont examiné la validité du TDH spécifiquement chez les patients ayant subi un AVC. Adunsky et coll. (2002) ont comparé le TDH avec le MMSE et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) (les tests cognitifs sont utilisés pour l’évaluation des conséquences fonctionnelles lors du congé chez les personnes âgées ayant subi un AVC). Ces tests ont été administrés à 151 patients admis en réadaptation à l’interne suivant un AVC en phase aiguë de récupération. Les coefficients de corrélation (corrélation Pearson) entre les trois tests cognitifs ont indiqué des valeurs r se situant entre 0,51 et 0,59. Adunsky et coll. (2002) ont conclu qu’ils partagent un degré raisonnable de ressemblance, comptabilisant une validité concourante adéquate pour ces tests.

Bailey, Riddch et Crome (2000) ont évalué une batterie de tests pour l’héminégligence chez les patients âgés ayant subi un AVC et ont déterminé que le TDH a une validité discutable pour l’évaluation des négligences représentationnelles. De plus, en accord avec des données antécédentes (Ishiai et coll., 1993 ; Kaplan et coll., 1991), l’utilité du TDH en tant que mesure de dépistage de négligences n’était pas supportée par ces résultats en raison de la subjectivité de la notation et une validité discutable du fait que la tâche peut aussi refléter une déficience cognitive (Freidman, 1991), une apraxie de construction ou une déficience de la capacité à planifier (Kinsella, Packer, Ng, Olver, & Stark, 1995).

Sensibilité au changement

Non applicable.

Références

  • Adunsky, A., Fleissig, Y., Levenkrohn, S., Arad, M., Nov, S.(2002). Clock drawing task, mini-mental state examination and cognitive-functional independence measure: relation to functional outcome of stroke patients. Arch Gerontol Geriatr, 35(2), 153-60.
  • Bailey, M. J., Riddoch, J., Crome, P. (2002). Evaluation ofa test battery for hemineglect in elderly stroke patients for use by therapists in clinical practice. Neurorehabilitation, 14(3), 139-150.
  • Borson, S., Brush, M., Gil, E., Scanlan, J., Vitaliano, P.,Chen, J., Cahsman, J., Sta Maria, M. M., Barnhart, R., Roques, J. (1999). The Clock Drawing Test: Utility for dementia detection in multiethnic elders. J Gerontol A Biol Sci Med Sci, 54, M534-40.
  • Dastoor, D. P., Schwartz, G., Kurzman, D. (1991).Clock-drawing: An assessment technique in dementia. Journal of Clinical and Experimental Gerontology, 13, 69-85.
  • Freedman, M., Leach, L., Kaplan, E., Winocur, G., Shulman,K. I., Delis, D. C. (1994). Clock Drawing: A Neuropsychological Analysis (pp. 5). New York: Oxford University Press.
  • Friedman, P. J. (1991). Clock drawing in acute stroke.Age and Ageing, 20(2), 140-145.
  • Heinik, J., Vainer-Benaiah, Z., Lahav, D., Drummer, D.(1997). Clock drawing test in elderly schizophrenia patients. International Journal of Geriatric Psychiatry, 12, 653-655.
  • Heinik, J., Solomesh, I., Berkman, P. (2004). Correlationbetween the CAMCOG, the MMSE and three clock drawing tests in a specialized outpatient psychogeriatric service. Arch Gerontol Geriatr, 38, 77-84.
  • Heinik, J., Solomesh, I., Lin, R., Raikher, B., Goldray, D.,Merdler, C., Kemelman, P. (2004). Clock drawing test-modified and integrated approach (CDT-MIA): Description and preliminary examination of its validity and reliability in dementia patients referred to a specialized psychogeriatric setting. J Geriatr Psychiatry Neurol, 17, 73-80.
  • Ishiai, S., Sugishita, M., Ichikawa, T., Gono, S., Watabiki,S. (1993). Clock drawing test and unilateral spatial neglect. Neurology, 43, 106-110.
  • Kaplan, E. (1988). A process approach to neuropsychologicalassessment. In: T Bull & BK Bryant (Eds.), Clinical neuropsychology and brain function: Research, measurement, and practice (pp. 129-167). Washington DC: American Psychological Association.
  • Kaplan, R.F., Verfaillie, M., Meadows, M., Caplan, L.R.,Pessin, M. S., DeWitt L. (1991). Changing attentional demands in left hemispatial neglect. Archives of Neurology, 48, 1263-1267.
  • Kinsella, G., Packer, S., Ng, K., Olver, J., Stark, R.(1995). Continuing issues in the assessment of neglect. Neuropsychological Rehabilitation, 5, 239-258.
  • Lee, H., Lawlor, B. A. (1995). State-dependent nature of theClock Drawing Task in geriatric depression. Journal of the American Geriatrics Society, 43, 796-798.
  • Lorentz, W. J., Scanlan, J. M., Borson, S. (2002). Briefscreening tests for dementia. Can J Psychiatry, 47, 723-733.
  • Manos, P. J., Wu, R. (1994). The Ten Point Clock Test: Aquick screen and grading system for cognitive impairment in medical and surgical patients. International Journal of Psychiatry in Medicine, 24, 229-244.
  • McDowell, I., Newell, C. (1996). Measuring Health. A Guideto Rating Scales and Questionnaires. 2nd ed. NewYork: Oxford University Press.
  • Mendez, M. F., Ala, T., Underwood, K. L. (1992). Developmentof scoring criteria for the clock drawing task in Alzheimers disease. Journal of the American Geriatrics Society, 40, 1095-1099.
  • Nishiwaki, Y., Breeze, E., Smeeth, L., Bulpitt, C. J.,Peters, R., Fletcher, A. E. (2004). Validity of the Clock-Drawing Test as a Screening Tool for Cognitive Impairment in the Elderly. American Journal of Epidemiology, 160(8), 797-807.
  • Paganini-Hill, A., Clark, L. J., Henderson, V. W., Birge, S.J. (2001). Clock drawing: Analysis in a retirement community. J Am Geriatr Soc, 49, 941-947.
  • Powlishta, K. K., von Dras, D. D., Stanford, A., Carr D. B.,Tsering, C., Miller, J. P., Morris, J. C. (2002). The Clock Drawing Test is a poor screen for very mild dementia. Neurology, 59, 898-903.
  • Richardson, H. E., Glass, J.N. (2002). A comparison ofscoring protocols on the clock drawing test in relation to ease of use, diagnostic group and correlations with mini-mental state examination. Journal of the American Geriatrics Society, 50, 169-173.
  • Rouleau, I., Salmon, D. P., Butters, N., Kennedy, C.,McGuire, K. (1992). Quantitative and qualitative analyses of clock drawings in Alzheimers and Huntington’s. Brain and Cognition, 18, 70-87.
  • Royall, D. R., Cordes, J. A., Polk, M. (1998). CLOX: anexecutive clock drawing task. J Neurol Neurosurg Psychiatry, 64, 588-594.
  • Ruchinskas, R. A., Curyto, K. J. (2003). Cognitive screeningin geriatric rehabilitation. Rehabil Psychol, 48, 14-22.
  • Scanlan, J. M., Brush, M., Quijano, C., Borson, S. (2002).Comparing clock tests for dementia screening: naïve judgments vs formal systems – what is optimal? International Journal of Geriatric Psychiatry, 17(1), 14-21.
  • Shah, J. (2001). Only time will tell: Clock drawing as anearly indicator of neurological dysfunction. P&S Medical Review, 7(2), 30-34.
  • Shulman, K. I., Gold, D. P., Cohen, C. A., Zucchero, C. A.(1993). Clock-drawing and dementia in the community: A longitudinal study. International Journal of Geriatric Psychiatry, 8(6), 487-496.
  • Shulman, K. I. (2000). Clock-drawing: Is it the idealcognitive screening test? International Journal of Geriatric Psychiatry, 15, 548-561.
  • Shulman, K., Shedletsky, R., Silver, I. (1986). Thechallenge of time: Clock-drawing and cognitive function in the elderly. International Journal of Geriatric Psychiatry, 1, 135-140.
  • South, M. B., Greve, K. W., Bianchini, K. J., Adams, D.(2001). Inter-rater reliability of Three Clock Drawing Test scoring systems. Applied Neuropsychology, 8(3), 174-179.
  • Spreen, O., Strauss, E. A. (1991). Compendium ofneuropsychological tests: Administration, norms, and commentary. New York: Oxford University Press.
  • Storey, J. E., Rowland, J. T., Basic, D., Conforti, D. A.(2001). A comparison of five clock scoring methods using ROC (receiver operating characteristic) curve analysis. Int J Geriatr Psychiatr, 16, 394-9.
  • Sunderland, T., Hill, J. L., Mellow, A. M., Lowlor, B. A.,Grundersheimer, J., Newhouse, P. A., Grafman, J. H. (1989). Clock drawing in Alzheimer’s disease: a novel measure of dementia severity. J Am Geriatr Soc, 37(8), 725-729.
  • Suhr, J., Grace, J., Allen, J., Nadler, J., McKenna, M.(1998). Quantitative and Qualitative Performance of Stroke Versus Normal Elderly on Six Clock Drawing Systems. Archives of Clinical Neuropsychology, 13(6), 495-502.
  • Tracy, J. I., De Leon, J., Doonan, R., Musciente, J.,Ballas, T., Josiassen, R. C. (1996). Clock drawing in schizophrenia. Psychological Reports, 79, 923-928.
  • Tuokko, H., Hadjistavropoulos, T., Miller, J. A., Beattie,B. L. (1992). The Clock Test, a sensitive measure to differentiate normal elderly from those with Alzheimer disease. Journal of the American Geriatrics Society, 40, 579-584.
  • Wagner, M. T., Nayak, M., Fink, C. (1995). Bedside screeningof neurocognitive function. In: L. A. Cushman & M. J. Scherer (Eds.), Psychological assessment in medical rehabilitation: Measurement and instrumentation in psychology (pp. 145-198). Washington, DC: American Psychological Association.
  • Watson, Y. I., Arfken, C. L., Birge, S. J. (1993). Clockcompletion : An objective screening test for dimentia. J Am Geriar Soc, 41(11), 1235-40.
  • Wolf-Klein, G. P., Silverstone, F. A., Levy, A. P., Brod, M.S. (1989). Screening for Alzheimer’s disease by clock drawing.Journal of the American Geriatrics Society, 37, 730-734.

Voir la mesure

Cliquez ici pour avoir accès à un cercle pré-dessiné pouvant être utilisé lors de l’administration du TDH.

Table des matières

Test de traits de couleurs (TTC)

Évidence révisées en date du 08-11-2012
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Valerie Poulin, OT, PhD candidate
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Annabel McDermott, BOccThy
Version française en traduction libre : Sarah Perrino

But

Le Test de traits de couleurs (TTC) est une version non verbale du Test de création de traits (TCT) qui a été développé afin de permettre une évaluation plus interculturelle de l’attention soutenue et de l’attention divisée chez les adultes

Revue détaillée

But de l’outil

Le Test de traits de couleurs (TTC) (Maj, D’Elia, Satz, Janssen, Zaudig, Uchiyama et coll., 1993 ; D’Elia, Satz, Uchiyama et White, 1996) est une version non verbale du Test de création de traits (TCT) qui a été développé afin de permettre une évaluation plus interculturelle de l’attention soutenue et de l’attention divisée chez les adultes.

Versions disponibles

Il existe 4 versions du TTC (versions A, B, C et D), mais seule la première version (A) possède des données normatives et est la seule version qui devrait être utilisée dans un contexte clinique. Les versions B à D sont expérimentales et devraient être utilisées dans un contexte de recherche seulement (Mitrushina, Boone, Razzani, et D’Elia, 2005).

Caractéristiques de l’outil

Items :

Le TTC comprend 2 tâches :

  • TTC1 : Doit être administré en premier et nécessite que la personne interrogée connecte les cercles dans une séquence ascendante des chiffres (1 à 25).
  • TTC2 : Doit suivre le TTC1 et nécessite que la personne interrogée connecte les nombres dans une séquence ascendante tout en alternant entre les couleurs rose et jaune. Les nombres sont présentés 2 fois, une fois en rose et la seconde fois en jaune. Ainsi, le client doit ignorer l’élément distrayant (i.e. commence par le 1 rose, évite le 2 rose pour sélectionner le 2 jaune, évite le 3 jaune pour sélectionner le 3 rose, etc.).

Des essais de pratique non chronométrés sont complétés pour le TTC1 et le TTC2 afin de s’assurer que le client comprend la tâche.

Cotation et interprétation du score :

Le temps requis pour compléter chaque partie du TTC est chronométré en secondes et est comparé aux données normatives. Les aspects qualitatifs de la performance pouvant indiquer la présence de déficience cérébrale (i.e. évité de justesse, encouragements nécessaires, erreurs de séquence de couleurs ou de nombres) sont aussi notés.

Durée :

Le manuel du TTC rapporte que 3 à 8 minutes sont nécessaires afin de compléter le test. Une tâche est interrompue sur le client dépasse 240 secondes afin de la compléter.

Équipement :

  • Table et chaise
  • Test
  • Crayon
  • Chronomètre

Formation requise :

Il s’agit d’une qualification de niveau « C », c’est-à-dire qu’une expérience professionnelle est nécessaire afin d’administrer le test.

Versions alternatives du Test de traits de couleurs

  • Test de création de traits (TCT)
  • Test compréhensif de création de traits (Reynolds, 2002)
  • Échelle de fonction exécutive de Delis-Kaplan (ÉFED-K) : incluse des sous-tests formés conçus selon le TCT
  • TCT oral : une alternative pour les patients ayant un déficit moteur ou un déficience visuelle (Ricker et Axelrod, 1994).
  • Test répété du TCT : Des versions alternatives ont été développées à des fins de tests répétés (Franzen et coll., 1996; Lewis et Rennick, 1979).

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Des individus ayant subi un AVC
  • Des clients âgés de 18 à 89 ans
  • Des individus daltoniens
  • Le TTC nécessite des habiletés motrices relativement intactes (i.e. la capacité de tenir et de manœuvrer un stylo ou un crayon, la capacité de mouvoir le membre supérieur). Le TCT oral pourrait être plus approprié si l’évaluateur considère que l’habileté motrice du participant peut influencer sa performance.
  • Les clients doivent comprendre les chiffres arabes et la séquence numérique.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Les clients ayant des troubles moteurs ou de coordination (i.e. apraxie). Si l’habileté motrice risque d’avoir un impact sur la performance, considérez l’utilisation du TCT oral.
  • Devrait être utilisé avec précaution chez les adultes plus âgés ayant peu d’éducation. Il a été noté que l’âge et l’éducation influencent les temps de réponse dans les deux parties du TTC, de sorte que les individus plus âgés et ayant peu d’éducation ont démontré des temps de réponse significativement plus lents (D’Elia et coll., 1996 ; Messinis, Malegiannaki, Christodoulou, Panagiotopoulos, et Papathanasopoulos, 2011).

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

Il s’agit d’un outil non verbal. Toutefois, des normes culturelles ont été établies pour les populations suivantes :

  • Population grecque adulte ayant subi un AVC (Messinis et coll., 2011)
  • Population turque avec schizophrénie (Güleç, Kavakçà Güleç, et KüçükalioÃ, Ÿlu, 2006)
  • Population turque en santé (Dugbartey, Townes et Mahurin, 2000)
  • Population espagnole en santé (LaRue, Romero, Oritz, Chi Liang, et Lindeman, 1999)
  • Échantillon brésilien en santé (Sant’Ana Rabelo, Pacanaro, Rossetti, Almeida de Sa Leme, de Castro, Guntert, et coll., 2010)
  • Échantillon chinois en santé (Hsieh & Riley, 1997)
  • Échantillon de Hong Kong en santé (Lee & Chan, 2000).

Sommaire

Que mesure l’outil ? Mesure non verbale de l’attention soutenue et divisée.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? L’outil peut être utilisé avec les patients ayant subi un AVC, mais il n’est pas limité à cette population.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation? Évaluation
Temps d’administration requis 3 à 8 minutes sont nécessaires afin de compléter le test.
Versions
  • Test de création de traits (TCT)
  • TCT compréhensif
  • TCT oral
  • Test répété de TCT (développé à des fins d’évaluations répétées)
  • TCT de symbole
Langues Mesure non verbale, mais certaines normes ont été établies pour les populations grecques, turques, chinoises, brésiliennes et espagnoles.
Propriétés de la mesure
Fidélité Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du TTC chez les patients ayant subi un AVC.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du TCC chez une population ayant subi un AVC, mais les auteurs de la mesure relèvent une excellente fidélité test-retest pour le TTC2 et une fidélité test-retest adéquate pour le TTC1 chez un échantillon en santé.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges du TTC chez les patients ayant subi un AVC.

Validité Contenu :
Aucune étude n’a examiné la validité de contenu du TTC chez les patients ayant subi un AVC.

Critère :
Concourante :
Une étude a relevé des corrélations allant de adéquates à excellentes entre le TTC et le TCT-A et le TCT-B, respectivement.

Prédictive :
Deux études ont relevé que le TTC1 a prédit l’échec de test de conduite sur route chez un échantillon de clients dont certains avaient eu un AVC.

Construit :
Convergente :
Une1 étude a relevé des corrélations adéquates à excellentes entre le TTC et le sous-test Useful Field of View (UFOV).

Groupes connus :
Une étude a relevé des différences significatives dans le temps nécessaire pour compléter le TTC entre les patients ayant subi un AVC et des adultes en santé.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets plancher/plafond du TTC chez les patients ayant subi un AVC.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? La sensibilité du TTC n’a pas été étudiée formellement. Toutefois, le test a été utilisé pour détecter les changements lors d’un essai clinique de 2 participants ayant subi un AVC.
Acceptabilité Le TTC est simple et facile à administrer et il s’agit d’un outil non verbal.
Faisabilité Le TTC est relativement peu couteux et est facilement transportable. Le TTC doit être acheté et devrait être administré par un professionnel expérimenté
Comment obtenir l’outil ?

Le TTC est disponible sur ce lien : Ressources d’évaluations psychologiques (http://www4.parinc.com/Products/Product.aspx?ProductID=CTT)

Initialement développé pour une population traumatisée-cérébrale, les propriétés psychométriques de l’outil avec cette population sont décrites dans le guide d’administration de la mesure.

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de la littérature a été menée afin d’identifier toutes les publications pertinentes à propos des propriétés psychométriques du TTC chez les individus ayant subi un AVC. Quatre études ont été identifiées.

Effets plancher/plafond

Aucune étude n’a examiné les effets plancher/plafond du TTC chez les patients ayant subi un AVC.

Fidélité

Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du TTC chez les patients ayant subi un AVC.

Test-retest :
D’Elia et coll. (1996) ont examiné la fidélité test-retest du TTC chez 27 individus en santé. Le TTC a été administré 2 fois, à deux semaines d’intervalle. Une excellente fidélité test-retest a été relevée pour le TTC2 (r = 0,79), et une fidélité test-retest adéquate a été relevée pour le TTC1 (r = 0,64).

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges du TTC chez les patients ayant subi un AVC.

Validité

Contenu :

Aucune étude n’a démontré la validité de contenu du TTC lorsqu’utilisé auprès d’une population adulte ayant subi un AVC.

Critère :

Concourante :
Elkin-Frankston, Lebowitz, Kapust, Hollis et O’Connor (2007) ont examiné la validité concourante du TTC avec le TCT chez 29 individus ayant différences conditions médicales, incluant des AVC (n = 8). Les temps nécessaires pour compléter le TTC et le TCT étaient hautement corrélés (TTC1 vs TCT-A : r = 0,91 ; TTC2 vs TCT-B : r = 0,72), suggérant une excellente validité concourante avec le TCT original.

Prédictive :
Elkin-Frankston et coll. (2007) ont examiné la capacité du TTC à prédire l’échec au test de conduite sur route chez 29 individus ayant différentes conditions médicales, incluant des AVC (n=8). Les patients qui ont échoué au test de conduite sur route ont eu une performance significativement plus lente au TTC1 que ceux l’ayant passé (Cohen d = 0,66, p < 0,05). Cette relation existe aussi avec le TTC2, mais n’atteint pas une signifiance statistique. Hartman-Maeir et coll. (2008) ont examiné la validité prédictive du TTC chez un échantillon de 30 individus ayant une lésion cérébrale acquise, incluant les AVC (n = 17), souhaitant obtenir leur permis de conduire. Il y avait une différence significative du temps nécessaire pour compléter le TTC1 entre ceux ayant passé ou coulé le test sur route (d de Cohen = 0,67, p = 0,02). Un temps de performance <60 secondes prédit un succès à l’évaluation sur route, alors qu’un temps >60 secondes prédit un échec.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Hartman-Maeir, Erez, Ratzon, Mattatia et Weiss (2008) ont examiné la validité convergente du TTC chez un échantillon de 30 individus ayant une lésion cérébrale (incluant les AVC, n = 17) souhaitant obtenir un permis de conduire, en utilisant les coefficients de corrélation de Spearman. Le CTT1 et le CT2 ont démontré des corrélations adéquates à excellentes avec le sous-test du traitement de la parole (CTT1 r = 0,407 ; CTT2 = non significatif), de l’attention divisée (respectivement, r = 0,457, 0,486) et de l’attention sélective (respectivement, r = 0,602, 0,629) du Useful Field of View (UFOV). Les résultats supportent le TTC en tant qu’outil d’évaluation pré-conduite.

Groupes connus:
Messinis, Malegiannaki, Christodoulu, Panagiotopoulos, et Papathanasopoulos (2011) ont examiné la validité de groupes connus du TTC auprès de 25 patients ayant récemment subi un AVC et de 26 participants en santé qui leur correspondaient quant à l’âge, au niveau d’éducation et au genre (population grecque). Les clients du groupe AVC avaient besoin de significativement plus de temps afin de compléter le TTC1 et le TTC2 que les patients témoins en santé (p < 0,001).

Sensibilité au changement

Liu, Chan, Lee, et Hui-Chan (2004) ont utilisé le TTC afin d’évaluer l’efficacité de l’imagerie mentale chez les patients ayant subi un AVC (n = 2). Dans cette étude, le TTC a détecté le changement chez chacun des clients, avec un temps réduit nécessaire pour compléter le TTC1 et le TTC2 après l’intervention.

Sensibilité / spécificité

Aucune étude n’a démontré la sensibilité / spécificité du TTC lorsqu’il est utilisé auprès d’une population adulte ayant subi un AVC.

Références

  • Barncord, S. W. & Wanlass, R. L. (2001). The Symbol Trail Making Test: test development and utility as a measure of cognitive impairment. Applied Neuropsychology, 8, 99-103
  • D’Elia, L. F., Satz, P., Uchiyama, C.L., & White, T. (1996). Color Trails Test. Odessa, FL: PAR.
  • Dugbartey, A. T., Townes, B. D., & Mahurin, R. K. (2000). Equivalence of the Color Trail Making Test in nonnative English-speakers. Archives of Clinical Neuropsychology, 15, 425-31.
  • Elkin-Frankston, S., Lebowitz, B. K., Kapust, L. R., Hollis, A.M., & O’Connor, M.G. (2007). The use of the Colour Trails Test in the assessment of driver competence: preliminary reports of a culture-fair instrument. Archives of Clinical Neuropsychology, 22(5), 631-5.
  • Franzen, M., Paul, D., & Iverson, G. L. (1996). Reliability of alternate forms of the trail making test. The Clinical Neurologist, 10(2), 125-9.
  • Güleç, H., Kavakçı, O., Güleç, M. Y., & Küçükalioğlu, C. I. (2006). The reliability and validity of the Turkish Color Trails Test in evaluating frontal assessment among Turkish patients with schizophrenia. Düşünen Adam, 19(4), 180-5.
  • Hartman-Maeir, A., Erez, A. B., Ratzon, N., Mattatia, T., & Weiss, P. (2008). The validity of the Color Trails Test in the pre-driver assessment of individuals with acquired brain injury. Brain Injury, 22, 994-1008.
  • Hsieh, S. & Riley, N. (1997, November). Neuropsychological performance in the People’s Republic of China: Age and educational norms for four attentional tasks Presented at the National Academy of Neuropsychology, Las Vegas, Nevada. In Mitrushina, M. Boone, K., & D’Elia L. Handbook of Normative Data for Neuropsychological Assessment. (pp.70-73). New York, NY: Oxford University Press.
  • LaRue, A., Romero, L., Ortiz, I., Liang, H.C., & Lindeman, R. D. (1999). Neuropsychological performance of Hispanic and non-Hospanic older adults: an epidemiologic survey. Clinical Neuropsychologist, 13, 474-86.
  • Lee, T. M. & Chan, C. C. (2000). Are Trail Making and Color Trails Tests of equivalent constructs? Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, 22, 529-34.
  • Lewis, R. F. & Rennick, P. M. (1979). Manual for the repeatable Cognitive-Perceptual-Motor Battery. Grosse Point Park, MI: Axon Publishing Company.
  • Liu, K. P., Chan, C. C., Lee, T. M., & Hui-Chan, C.W. (2004). Mental imagery for relearning of people after brain injury. Brain Injury, 18(11), 1163-72.

Voir la mesure

Comment obtenir le TTC

Vous pouvez vous procurer le TTC auprès des Ressources d’évaluations psychologiques (http://www4.parinc.com/Products/Product.aspx?ProductID=CTT)

Table des matières

Trail Making Test (TMT)

Évidence révisées en date du 22-04-2012
Auteur(s)* : Katie Marvin, MSc. PT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Annabel McDermott, OT
Version française en traduction libre : Sara Maude Girard, erg

But

Le Trail Making Test (TMT) est une évaluation largement utilisée pour évaluer les fonctions exécutives auprès de patients ayant subi un AVC. L’exécution réussie du TMT exige une variété de capacités mentales incluant la reconnaissance de chiffres et de lettres, la flexibilité mentale, un balayage visuel et des fonctions motrices.

Revue détaillée

But de l’outil

Le Trail Making Test (TMT) est une évaluation largement utilisée pour évaluer les fonctions exécutives auprès de patients ayant subi un AVC. L’exécution réussie du TMT exige une variété de capacités mentales incluant la reconnaissance de chiffres et de lettres, la flexibilité mentale, un balayage visuel et des fonctions motrices.

La performance est évaluée en utilisant deux conditions différentes de concept visuel et de balayage visuo-moteur : la Partie A implique de relier les nombres de 1 à 25 dans l’ordre croissant ; et la Partie B implique de relier les nombres et les lettres, en alternance et en ordre croissant.

Versions disponibles

Le TMT était originellement inclus comme une composante de l’Army Individual Test Battery et fait aussi parti de l’Halstead-Reitan Neuropsychological Test Battery (HNTB).

Caractéristiques de l’outil

Description des tâches :

Le TMT comprend 2 tâches – Partie A et Partie B :

  • Partie A : Consiste en 25 cercles numérotés de 1 à 25 distribués aléatoirement sur feuille de papier format lettre. Le participant doit relier les cercles avec un crayon, aussi rapidement que possible, dans l’ordre croissant en commençant par 1.
  • Partie B : Consiste en 25 cercles numérotés de 1 à 13 et lettrés de A à L, distribués aléatoirement sur une feuille de papier. Le participant doit relier les cercles avec un crayon, aussi rapidement que possible, mais en alternant les chiffres et les lettres, tous deux dans l’ordre croissant (i.e. 1, A, 2, B, 3, C, …)

Que faut-il considérer avant de commencer :

  • Le TMT requiert des capacités motrices relativement intactes (i.e. capacité de tenir et manipuler un crayon, capacité de bouger le membre supérieur). Le TMT verbal pourrait être une version plus appropriée à utiliser si l’examinateur considère que les capacités motrices du participant pourraient avoir un impact sur sa performance.
  • Des variables culturelles et linguistiques peuvent avoir un impact sur la performance et affecter les résultats.

Cotation et interprétation du résultat :

La performance est évaluée en utilisant deux conditions différentes de concept visuel et de balayage visuomoteur : la Partie A implique de relier les nombres de 1 à 25 en ordre croissant ; et la Partie B implique de relier les nombres et les lettres, en alternance et en ordre croissant.

Le temps requis pour compléter chaque tâche et le nombre d’erreurs fait pour chaque tâche sont notés et comparés aux normes. Le temps pour compléter la tâche est noté en secondes, de sorte que plus le nombre de secondes est grand, plus grandes sont les incapacités.

Dans certaines méthodes d’administration rapportées, l’évaluateur pointe et explique les erreurs pendant l’administration.

Un maximum de 5 minutes est généralement alloué pour la Partie B. Un résultat de 300 ou 301 secondes est attribué aux participants qui sont incapable de compléter la Partie B en 5 minutes. La performance à la Partie B n’a pas révélé plus d’informations quant à la sévérité de l’AVC que la performance à la Partie A (Tamez et al., 2011).

Étendues et seuils limites de cotation
Normal Lésion au cerveau
TMT Partie A 1-39 secondes 40 secondes ou plus
TMT Partie B 1-91 92 secondes ou plus

Adapté de Reitan (1958) tel que cité dans Matarazzo, Wiens, Matarazzo & Goldstein (1974).

Temps d’administration requis ;

Approximativement 5 à 10 minutes

Formation requise :

Aucun prérequis de formation n’a été rapporté.

Équipement:

  • Une copie de l’outil de mesure
  • Crayon ou stylo
  • Chronomètre

Versions alternatives du Trail Making Test

  • Color Trails (D’Elia et al., 1996)
  • Trail Making Test Complet (Reynolds, 2002)
  • Delis-Kaplan Executive Function Scale (D-KEFS) – inclus des sous-tests basés sur le TMT
  • Oral TMT – une version alternative pour les patients qui ont des déficits moteurs ou incapacités visuels (Ricker & Axelrod, 1994).
  • Repeat testing – des formes alternatives ont été développés dans le but d’évaluations répétées (Franzen et al., 1996; Lewis & Rennick, 1979)
  • Symbol Trail Making Test – développé comme alternative à la version Arabe du TMT, pour les populations qui ne sont pas familières avec le système numérique Arabe (Barncord & Wanlass, 2001)

Clientèle cible

Peut être utilisé avec:

  • Patients ayant subi un AVC ou lésion au cerveau.

Ne devrait pas être utilisé avec:

  • Patients avec déficiences motrices. Si les capacités motrices peuvent avoir un impact sur la performance, l’Oral TMT devrait être utilisé.

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

Arabe, Chinois et Hébreu

Sommaire

Que mesure l’outil ? Les fonctions exécutives chez les patients ayant subi un AVC.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Le TMT peut être utilisé auprès, mais n’est pas limité aux patients ayant subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis Le TMT prend environ 5 à 10 minutes à administrer.
Versions
  • Color Trails
  • Comprehensive Trail Making Test
  • Delis-Kaplan Executive Function Scale (D-KEFS)
  • Oral TMT
  • Repeat testing – des formes alternatives ont été développées à des fins d’évaluations répétées
  • Symbol Trail Making Test
Langues Arabe, Chinois et Hébreu
Propriétés psychométriques
Fidélité Test-retest :
Deux études ont examiné la fidélité test-retest du TMT auprès de patients ayant subi un AVC et ont relevé une fidélité allant d’adéquate à excellente.
Validity Contenu :
Une étude a examiné la validité de contenu du TMT et a conclu qu’il est un test complexe qui implique divers aspects de l’abstraction, du balayage visuel et de l’attention.

Critère :
Prédictive :
Plusieurs études ont examiné la validité prédictive du TMT et ont relevé que la Partie B est plus prédictive des capacités de conduire suite à un AVC.

Construit :
Convergente :
Une étude a examiné la validité convergente du TMT et a relevé des corrélations allant de faibles à adéquates avec le Category Test, le Wisconsin Card Sort Test, la Paced Auditory Serial Addition Task et le Visual Search and Attention Test.

Groupes connus :
Trois études ont examiné la validité de groupes connus du TMT et ont relevé que le TMT était capable de différencier entre des patients ayant subi ou non des lésions au cerveau, toutefois, il ne s’est pas avéré sensible pour différencier les lésions cérébrales frontales des lésions cérébrales non-frontales.

Effets plancher/plafond Une étude a démontré que la Partie A du TMT présentait des effets de plafond significatifs.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? La sensibilité au changement du TMT n’a pas été étudiée formellement, toutefois, le TMT a été utilisé pour détecter les changements dans un essai clinique avec des patients ayant subi un AVC.
Acceptabilité Le TMT est simple et facile à administrer.
Faisabilité Le TMT est relativement peu dispendieux et facilement transportable. Le TMT fait partie du domaine public et peut donc être reproduit sans permission. Il peut être administré par des individus ayant une formation minimale en évaluation cognitive.
Comment obtenir l’outil ? Le Trail Making Test (TMT) peut être commandé: http://www.reitanlabs.com

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes au sujet des propriétés psychométriques du Trail Making Test (TMT) auprès de patients ayant subi un AVC.

Effets plancher/plafond

Une étude menée par Mazer, Korner-Bitensky et Sofer (1989) a examiné la capacité des évaluations de la perception de prédire les résultats concernant la conduite automobile sur route auprès de patients ayant subi un AVC. Les auteurs ont relevé que la Partie A du TMT présentait des effets de plafond significatifs. Pour cette raison, la Partie A a été exclue des résultats de l’étude, car elle a été jugée trop facile pour les participants lors de l’évaluation de la capacité du TMT de prédire les résultats des tests de conduite sur route. Aucun effet de plafond n’a été constaté pour la Partie B.

Fidélité

Cohérence interne :
Aucune étude n’examiné la cohérence interne du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Test-retest :
Matarazzo, Wiens, Matarazzo et Goldstein (1974) ont examiné la fidélité test-retest du TMT et d’autres composantes de l’Halstead Impairment Index auprès de 29 hommes en bonne santé et de 16 patients âgés de 60 ans atteints d’une maladie cérébro-vasculaire diffuse. La fidélité test-retest a été jugée adéquate pour la partie A et la partie B du TMT dans le groupe témoin sain (respectivement, r=0,46 et 0,44), telle que calculée à l’aide des coefficients de corrélation de Pearson. Une excellente et adéquate fidélité test-retest a été relevé, respectivement pour la partie A et la partie B du TMT (r=0,78 et 0,67), dans le groupe de participants atteints d’une maladie cérébro-vasculaire diffuse.

Goldstein et Watson (1989) ont examiné la fidélité test-retest du TMT comme une composante de l’Halstead- Reitan Battery auprès d’un échantillon de 150 patients neuropsychiatriques, dont des patients ayant subi un AVC. Les corrélations test-retest ont été calculées en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson pour l’ensemble de l’échantillon et pour le sous-groupe de patients ayant subi un AVC. Une excellente fidélité de test-retest a été relevé pour les parties A et B (respectivement, 0,94 et 0,86) dans le sous-groupe de patients ayant subi un AVC, et une fidélité adéquate a été constaté pour l’ensemble de l’échantillon de participants (respectivement, 0,69 et 0,66).

Intra-juge :
Aucune étude n’examiné la fidélité intra-juge du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Inter-juges :
Aucune étude n’examiné la fidélité inter-juges du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Validité

Contenu :

O’Donnell, MacGregor, Dabrowski, Oestreicher & Romero (1994) ont examiné la validité apparente du TMT auprès d’un échantillon de 117 patients vivant dans le collectivité, incluant des patients ayant subi un AVC. Les résultats suggèrent que le TMT est un test complexe qui implique des aspects de l’abstraction, du balayage visuel et de l’attention.

Critère :

Concourante :
Aucune étude n’examiné la validité concourante du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Prédictive :
Mazer, Korner-Bitensky et Sofer (1998) ont examiné la capacité du TMT et d’autres mesures de fonctions perceptuelles de prédire les résultats de la conduite automobile sur route auprès de 84 patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Pour la Partie B, le un seuil limite de cotation de <3 erreurs a démontré une forte valeur prédictive positive (85%), et une faible valeur prédictive négative (48%) pour des évaluations de conduite réussies. Le Motor Free Visual Perception Test (MFVP) et la Partie B du TMT, lorsque combinés, ont démontré la plus haute valeur prédictive positive pour le résultat de conduite sur route. Les participants qui ont obtenu un faible résultat à la fois sur le MFVP et sur la Partie B du TMT avaient 22 fois plus de risque d’échouer à l’évaluation sur route.

Devos, Akinwuntan & Nieuwboer (2011) ont mené une revue systématique pour identifier les meilleurs déterminants de l’aptitude à conduire suivant un AVC. La Partie B du TMT a été évalué dans 2 études (Mazer et al., 1998 et Mazer et al., 2003) et s’est avérée un des meilleurs prédicteurs de succès aux évaluations de conduite sur route (ampleur de l’effet = 0,81, p<0,0001). De plus, lorsqu’un seuil de temps limite de cotation de 90 secondes a été utilisé, la Partie B du TMT a obtenu une sensibilité de 80% et une spécificité de 62% pour détecter les performances non sécuritaires sur la route. Dans une revue systématique subséquente par Marshall et al. (2007), le TMT s’est de nouveau avéré un des prédicteurs les plus utiles de l’aptitude à conduire suite à un AVC.

Construit :

Convergent/Discriminant :
O’Donnell et al. (1994) ont examiné la validité convergente du TMT et de quatre autres tests neuropsychologiques : la Category Test (CAT), le Wisconsin Card Sort Test (WCST), la Paced Auditory Serial Addition Task (PASAT), et le Visual Search and Attention Test (VSAT). L’étude comptait 117 adultes vivant dans la collectivité, incluant des patients ayant subi un AVC. Des corrélations allant de faibles à adéquates ont été relevées entre le TMT et les autres mesures (CAT r = 0,38, WCST r = 0,31, PASAT r = 0,44, VAST r = 0,30), en utilisant les corrélations produit-moment de Pearson.

Groupes connus :
Reitan (1955) a examiné la capacité du TMT de différencier entre des patients avec et sans dommage cérébraux, incluant des patients ayant subi un AVC. Des différences hautement significatives dans la moyenne et le résultat total sur le TMT ont été relevées entre les deux groupes (p<0,001) pour les deux Parties du TMT, suggérant que le TMT est capable de différencier les patients avec ou sans dommages cérébraux.

Corrigan et Hinkeldey (1987) ont examiné relation entre la Partie A et la Partie B du TMT. Les données ont été collectées à partir des dossiers de 497 patients recevant des traitements dans un Centre de réadaptation. Les patients ayant des lésions traumatiques au cerveau et des AVC constituent la majorité de l’échantillon. Les résultats de différence (B-A) et un ratio (B/A) ont été calculés. La différence de résultat a été fortement corrélée avec l’intelligence et la sévérité de l’incapacité, et modérément corrélée avec l’âge, l’éducation et les fonctions de mémoire. Le ratio (B/A) a démontrét une plus grande sensibilité pour différencier le côté de la lésion.

Tamez et al. (2011) ont examiné les effets d’un AVC frontal vs. non-frontal et la sévérité de l’AVC selon la performance sur le TMT auprès de 689 patients ayant subi un AVC. Le TMT, le Digit Span et la National Institute of Health Stroke Scale (NIHSS) ont été administrés dans les 72 heures suivant l’admission. La sévérité de l’AVC a été classifiée en fonction de la NIHSS, et les lésions frontales vs. non-frontales en fonction d’un CT scan ou de de l’IRM. La performance, à la fois sur la Partie A et sur la Partie B, corrélait significativement avec la sévérité de l’AVC selon la NIHSS. Les patients ayant une lésion frontale et non frontale ont obtenu des résultats égaux sur la Parties A et B (p>0,05). Les résultats de cette étude suggèrent que le TMT est sensible aux dommages du cerveau, toutefois, ils démontrent peu d’évidences pour étayer l’hypothèse largement répandue selon laquelle la Partie B est plus sensible que la Partie A en présence de lésions frontales.

Sensibilité/ Spécificité :

Aucune étude n’examiné la sensibilité ou la spécificité du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Sensibilité au changement

Barker-Collo, Feigin, Lawes, Senior et Parag (2000) ont évalué le cours de récupération de la durée d’attention auprès de 43 patients en phase aiguë de récupération post-AVC sur une période de 6 mois. Le TMT et d’autres mesures de l’attention ont été administrés au départ de l’étude (dans les 4 semaines suivant la survenue de l’AVC), et à 6 semaines et à 6 mois post-AVC. Bien que la sensibilité au changement du TMT n’a pas été formellement évaluée dans cette étude, l’échelle s’est avérée suffisamment sensible pour détecter une amélioration de l’attention à 6 semaines et à 6 mois suivant l’AVC.

Références

  • Barker-Collo, S., Feigin, V., Lawes, C., Senior, H., & Parag, V. (2010). Natural history of attention deficits and their influence on functional recovery from acute stages to 6 months after stroke.Neuroepidemiology, 35(4), 255-262.
  • Barncord, S.W. & Wanlass, R.L. (2001). The Symbol Trail Making Test: Test development and utility as a measure of cognitive impairment. Applied Neuropsychology, 8, 99-103
  • Corrigan, J. D. & Hinkeldey, N. S. (1987). Relationships between Parts A and B of the Trail Making Test. Journal of Clinical Psychology, 43(4), 402-409.
  • D’Elia, L.F., Satz, P., Uchiyama, C.I. & White, T. (1996). Color Trails Test. Odessa, Fla.:PAR.
  • Devos, H., Akinwuntan, A. E., Nieuwboer, A., Truijen, S., Tant, M., & De Weerdt, W. Screening for fitness to drive after stroke: a systematic review and meta-analysis.Neurology, 76(8), 747-756.
  • Elkin-Frankston, S., Lebowitz, B.K., Kapust, L.R., Hollis, A.M., & O’Connor, M.G. (2007). The use of the Colour Trails Test in the assessment of driver competence: Preliminary reports of a culture-fair instrument. Archives of Clinical Neuropsychology, 22, 631-635.
  • Goldstein, G. & Watson, J.R. (1989). Test-retest reliability of the Halstead-Reitan Battery and the WAIS in a Neuropsychiatric Population. The Clinical Neuropsychologist, 3(3), 265-273.
  • O’Donnell, J.P., Macgregor, L.A., Dabrowski, J.J., Oestreicher, J.M., & Romero, J.J. (1994). Construct validity of neuropsychological tests of conceptual and attentional abilities. Journal of Clinical Psychology, 50(4), 596-560.
  • Mark, V. W., Woods, A. J., Mennemeier, M., Abbas, S., & Taub, E. Cognitive assessment for CI therapy in the outpatient clinic.Neurorehabilitation, 21(2), 139-146.
  • Marshall, S.C., Molnar, F., Man-Son-Hing, M., Blair, R., Brosseau, L., Finestone, H.M., Lamothe, C, Korner-Bitensky, N., & Wilson, K. (2007). Predictors of driving ability following stroke: A systematic review. Topics in Stroke Rehabilitation, 14(1):98-114.
  • Matarazzo, J.D., Wiens, A.N., Matarazzo, R.G., & Goldstein, S.G. (1974). Psychometric and clinical test-retest reliability of the Halstead Impairment Index in a sample of healthy, young, normal men. The Journal of Nervous and Mental Disease, 188(1), 37-49.
  • Mazer, B.L., Korner-Bitensky, N.A., & Sofer, S. (1998). Predicting ability to drive after stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 79, 743-750.
  • Mazer, B.L., Sofer, S., Korner-Bitensky, N., Gelinas, I., Hanley, J. & Wood-Dauphinee, S. (2003). Effectiveness of a visual attention retraining program on the driving performance of clients with stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 84, 541-550.
  • Reitan, R.M. (1955). The relation of the Trail Making Test to organic brain damage. Journal of Consulting Psychology, 19(5), 393-394.
  • Reynolds, C. (2002). Comprehensive Trail Making Test. Austin, Tex,: Pro-Ed.
  • Ricker, J.H. & Axelrod, B.N. (1994). Analysis of an oral paradigm for the Trail Making Test. Assessment, 1, 47-51.
  • Strauss, E., Sherman, E.M.S., & Spreen, O. (2006).A Compendium of neuropsychological tests: Administration, norms, and commentary.(3rd. ed.).NY. Oxford University Press.
  • Tamez, E., Myersona, J., Morrisb, L., Whitea, D. A., Baum C., & Connor, L. T. (2011). Assessing executive abilities following acute stroke with the trail making test and digit span.Behavioural Neurology, 24(3), 177-185.

Voir la mesure

Comment obtenir le Trail Making Test (TMT) ?

Le Trail Making Test (TMT) peut être commandé chez :

Reitan Neuropsychology Laboratory
P.O. Box 66080
Tucson, AZ
85728

http://www.reitanlabs.com

Table des matières
Votre opinion