American Speech-Language-Hearing Association Functional Assessment of Communication Skills for adults (ASHA-FACS)

Évidence révisées en date du 26-11-2010
Auteur(s)* : Sabrina Figueiredo, BSc
Éditeur(s) : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche

But

L’American Speech-Language-Hearing Association Functional Assessment of Communication Skills for adults (ASHA-FACS) est une mesure de la communication fonctionnelle. Elle ne prétend pas mesurer les déficits, mais comment les déficits, au niveau du discours spécifique, du langage, de l’ouïe et/ou de la cognition, affectent la performance lors de la réalisation des activités quotidiennes (Frattali, Holland, Thompson, Wohl, & Ferketic, 1995).

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

L’ASHA-FACS est une mesure de la communication fonctionnelle. Elle ne prétend pas mesurer les déficits, mais comment les déficits, au niveau du discours spécifique, du langage, de l’ouïe et/ou de la cognition, affectent la performance lors de la réalisation des activités quotidiennes (Frattali, Holland, Thompson, Wohl, & Ferketic, 1995).

Versions disponibles

L’ASHA-FACS a été développée en 1995 par Frattali, Holland, Thompson, Wohl et Ferketic.

Caractéristiques de l’outil

Items:
L’ASHA-FACS est constituée de 43 items. Les items de l’ASHA-FACS concernent quatre domaines : la communication sociale ; la communication des besoins de base ; la lecture, l’écriture et les concepts de nombres ; et la planification quotidienne. L’outil couvre différentes activités de la vie quotidienne (AVQ), telles que comprendre la télévision et la radio, réagir aux situations d’urgence et utiliser un calendrier (Frattali et al., 1995).

L’ASHA_FACS est également sous-divisée en deux échelles : l’Indépendance communicative (Communicative Independence) et les Dimensions qualitatives de la communication (Qualitative Dimensions of Communication). Ces échelles mesurent respectivement le niveau d’indépendance et la nature des déficits fonctionnels (Frattali et al., 1995).

L’ASHA-FACS se présente dans un format observationnel et nécessite que l’évaluateur connaisse bien le client avant d’évaluer sa communication. Les forces majeures de l’ASHA-FACS résident dans sa formulation simple et dans l’opérationnalisation comportementale du contenu des items (Glueckauf, Blonder, Ecklund-Jonhson, Maher, Crosson & Gonzalez-Rothi, 2003).

L’évaluateur peut aussi demander l’avis des proches du patient afin d’améliorer ses observations (Frattali et al., 1995). Des recommandations ont été faites pour que trois sessions d’observation soient nécessaires avant de pouvoir faire l’évaluation avec l’ASHA-FACS (Worrall & Yiu, 2000).

Cotation :
Les items sont cotés après avoir observé la communication fonctionnelle selon les deux sous-échelles.

L’échelle d’indépendance communicative est cotée sur un total de sept points allant de 1) «Ne performe pas le comportement» à 7) «Performe le comportement». Elle montre le niveau d’assistance dont l’individu a besoin pour faire des interactions verbales et non-verbales. L’échelle des dimensions qualitatives de la communication est cotée sur un total de cinq points. Elle montre le niveau de compétence, de justesse et de rapidité de la communication ainsi que de partage de celle-ci.

Le score total est obtenu en additionnant les scores de chaque item puis en divisant par le nombre d’items (moyenne). Il est aussi possible de calculer les scores des deux sous-échelles mentionnées plus haut en calculant les moyennes d’intérêt (Frattali et al., 1995).

Des scores plus bas sont indicatifs de plus gros déficits.

Temps d’administration requis :
L’ASHA-FACS prend en moyenne 20 minutes à coter. Le temps d’administration varie selon le temps pris lors des sessions d’observation (Frattali et al., 1995).

Sous-échelles :
L’ASHA-FACS est constitué de deux sous-échelles (Frattali et al., 1995) :
– L’échelle d’indépendance communicative
– L’échelle des dimensions qualitatives de la communication

Équipement :
Aucun documenté.

Formation :
Aucune documentée.

Versions alternatives de l’ASHA-FACS

Aucune.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les clients ayant subi un AVC.
  • Les clients avec des déficits au niveau de la communication.

Ne peut pas être utilisé avec :

  • L’ASHA-FACS ne devrait pas être utilisé avec les clients qui sont incapable de communiquer.

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

Anglais (Frattali et al., 1995)

Sommaire

Que mesure l’outil ? L’ASHA-FACS est une mesure de la communication fonctionnelle.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? L’ASHA-FACS peut être utilisée avec les clients ayant subi un AVC, mais son usage n’est pas strictement limité à cette clientèle.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis L’ASHA-FACS prend approximativement 20 minutes à administrer
Versions Aucune
Autres langues Anglais
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a examiné la cohérence interne de l’ASHA-FACS et a relevé, après avoir éliminé les items avec de faibles corrélations, que tous les autres scores d’items et de domaines corrélaient bien avec le score total.

Intra-juge :
Une étude a examiné la fidélité intra-juge de l’ASHA-FACS et a relevé une excellente fidélité en utilisant des corrélations de Pearson.

Inter-juges :
Une étude a examiné la fidélité inter-juges de l’ASHA-FACS et a relevé une excellente fidélité en utilisant des corrélations de Pearson.

Validité Contenu :
Une étude a examiné la validité de contenu de l’ASHA-FACS et a relevé que les items de l’ASHA-FACS sont représentatifs de la communication au quotidien des personnes âgées vivant en Australie.

Construit :
Convergente :
Deux études ont examiné la validité convergente de l’ASHA-FACS et ont relevé d’excellentes corrélations entre le domaine de la communication sociale de l’ASHA-FACS et le Functional Outcome Questionnaire for Aphasia ; des corrélations modérées entre l’ASHA-FACS et la Western Aphasia Battery, la Scales of Cognitive Ability for Traumatic Brain Injury, la sous-échelle évaluant la Communication de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle, le Rancho Los Amigos Levels of Cognitive Functioning ; et de faibles corrélations entre l’ASHA-FACS et la SF-36.

Groupes connus :
Une étude a examiné la validité de groupes connus de l’ASHA-FACS en utilisant le test de W de Wilcoxon et a noté que l’ASHA-FACS est capable de faire la distinction entre les individus en santé et les individus avec des déficits de communication.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets de plancher/plafond de l’ASHA-FACS auprès de clients ayant subi un AVC.
Sensibilité/spécificité Une étude a examiné la sensibilité/spécificité de l’ASHA-FACS en la comparant à l’Aphasia Checklist Score (en tant qu’étalon de mesure), et a relevé qu’un seuil limite de 6,99 dans le domaine de l’indépendance de communication donne une sensibilité de 90% et une spécificité de 70 %, alors qu’un seuil limite de 4,81 dans les dimensions de communication donne une sensibilité de 100% et une spécificité de 90%.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement de l’ASHA-FACS auprès de clients ayant subi un AVC.
Acceptabilité Les évaluateurs doivent avoir eu des opportunités adéquates pour observer directement la communication au domicile ou dans la communauté. Des informations additionnelles peuvent être demandées à un proche si elles sont nécessaires.
Faisabilité L’administration de l’ASHA-FACS est simple et rapide.
Comment obtenir l’outil ? L’ASHA-FACS peut être achetée sur le site web de l’ASHA: http://www.asha.org/eWeb/OLSDynamicPage.aspx?Webcode=olsdetails&title=Functional+Assessment+of+Communication+Skills+for+Adults+(ASHA+FACS)

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques de l’ASHA-FACS auprès d’individus ayant subi un AVC. Cinq études ont été identifiées.

Effets de plancher/plafond

Aucune étude n’a documenté d’informations sur les effets de plancher ou de plafond de l’ASHA-FACS auprès d’individus ayant subi un AVC.

Fidélité

Cohérence interne :
Frattali, Holland, Thompson, Wohl et Ferketic (1995) ont vérifié la cohérence interne de l’ASHA-FACS auprès de 32 patients ayant subi un AVC et 26 patients ayant subi une blessure traumatique au cerveau. Les items avec des corrélations plus basses que 0,70 ont été supprimés. Tous les autres scores d’items et de domaines ont bien corrélé avec le score total.

Intra-juge :
Frattali et al. (1995) ont analysé la fidélité intra-juge de l’ASHA-FACS, calculée en utilisant le coefficient de corrélation de Pearson. Celle-ci s’est avérée excellente (r = 0,99).

Inter-juges :
Frattali et al. (1995) ont évalué la fidélité inter-juges de l’ASHA-FACS. Des orthophonistes de cinq différents centres situés sur le territoire des États-Unis ont évalué 32 patients ayant subi un AVC et 26 patients ayant subi une blessure traumatique au cerveau. La fidélité inter-juges, calculée en utilisant le coefficient de corrélation de Pearson, s’est avérée excellente (r = 0,82).
Note: Le nombre exacte de thérapeutes n’a pas été documenté.

Validité

Contenu :
Davidson, Worral and Hickson (2003) ont analysé la validité de contenu de l’ASHA-FACS auprès de 30 Australiens âgés (15 individus ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie ainsi que 15 individus en santé). Cette étude observationnelle a relevé que les items de l’ASHA-FACS étaient représentatifs de la communication au quotidien des individus âgés vivant en Australie.

Critère :
Concourante :
Aucune étude n’a documenté d’informations sur la validité concourante de l’ASHA-FACS auprès de clients ayant subi un AVC.

Prédictive :
Aucune étude n’a documenté d’informations sur la validité prédictive de l’ASHA-FACS auprès de clients ayant subi un AVC.

Sensibilité/Spécificité :
Ross et Wertz (2004) ont examiné la sensibilité/spécificité de l’ASHA-FACS en la comparant à l’Aphasia Checklist Score (Ross et Wertz, 2004 – en tant qu’étalon de mesure), auprès de 10 patients ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie. L’Aphasia Checklist Score est un test de diagnostic qui prend en compte les informations collectées à partir des dossiers médicaux et des concepts de handicap de l’Organisation mondiale de la santé. Il a été noté qu’un seuil limite de 6,99 dans le domaine de l’indépendance de communication donne une sensibilité de 90% et une spécificité de 70 %, alors qu’un seuil limite de 4,81 dans les dimensions de communication donne une sensibilité de 100% et une spécificité de 90%.

Construit :
Convergente/Discriminante :
Frattali et al. (1995) ont évalué la validité de construit de l’ASHA-FACS en la comparant au Western Aphasia Battery (Kertesz, 1982), à la Scales of Cognitive Ability for Traumatic Brain Injury (SCATBI – Adamovich & Henderson, 1992), à la sous-échelle évaluant la Communication de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF – Keith, Granger, Hamilton, & Sherwin, 1987) et au Rancho Los Amigos Levels of Cognitive Functioning (Hagen, Malkmus, & Durham, 1972) auprès de 32 patients ayant subi un AVC ainsi que 26 patients ayant subi une blessure traumatique au cerveau. Les corrélations entre l’ASHA-FACS et tous les autres instruments de mesure étaient adéquates.
Note : Les auteurs n’ont pas documenté les valeurs des corrélations.

Glueckauf, Blonder, Ecklund-Jonhson, Maher, Crosson et Gonzalez-Rothi (1993) ont évalué les corrélations entre les scores de l’ASHA-FACS, de la Western Aphasia Battery (Kertesz, 1982), du Functional Outcome Questionnaire for Aphasia (FOQ-A – Glueckauf et al., 1993) et de la Medical Outcomes Study 36-item Short-Form Health Survey (SF-36 – Ware & Sherbourne, 1992). Tous les instruments de mesure ont été cotés par 18 proches aidant d’individus ayant subi un AVC. Les corrélations étaient excellentes entre le domaine de communication sociale de l’ASHA-FACS et le FOQ-A (r = 0,74) ; par contre, les corrélations étaient faibles pour ce même domaine avec le quotient d’aphasie (Aphasia Quotient) du Western Aphasia Battery et avec le SF-36 (respectivement, r = 18 et r = 0,19). Les corrélations entre le domaine de besoins de base de l’ASHA-FACS et le FOQ-A étaient adéquates (r = 0,58). Les corrélations du domaine de besoins de base de l’ASHA-FACS avec le quotient d’aphasie (Aphasia Quotient) de la Western Aphasia Battery et avec la SF-36 étaient faibles (respectivement, r = -16 et r = 0,14).

Groupes connus :
Ross and Wertz (2003) ont vérifié la capacité de l’ASHA-FACS à faire la distinction entre des personnes âgées en santé (n = 18) et des individus ayant subi un AVC et présentant de faibles symptômes d’aphasie (n = 18). La validité de groupes connus, calculé en utilisant le test de W de Wilcoxon , a démontré que les scores des individus en santé étaient significativement meilleurs que les scores des participants avec des déficits de communication verbale. L’ASHA-FACS s’est ainsi avéré être capable de faire la distinction entre les individus en santé et les individus étant faiblement aphasiques.

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a documenté d’informations sur la sensibilité au changement de l’ASHA-FACS auprès de clients ayant subi un AVC.

Références

  • Adamovich, B.B. & Henderson, J. (1992). SCATBI – Scales of Cognitive Ability of Traumatic Brain Injury. Riverside.
  • Blomert, L., Kean, M. L., Koster, C., & Schokker, J. (1994). Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test: construction, reliability and validity. Aphasiology, 8, 381-407.
  • Davidson, B., Worrall, L., & Hickson, L. (2003). Identifying the communication activities of older people with Aphasia: Evidence from naturalistic observation. Aphasiology, 17, 243-264.
  • Frattali, C. M., Thompson, C. K., Holland, A. L., Wohl, C., & Ferketic, M. M. (1995). The FACS of Life. ASHA FACS — A Functional Outcome Measure for Adults. ASHA, 7, 40-46.
  • Glueckauf, R. L., Blonder, L. X., Ecklund-Jonhson, E., Maher, L., Crosson, B., & Gonzalez-Rothi, L. (2003). Functional questionnaire for Aphasia: overview and preliminary psychometric evaluation. Neurorehabilitation, 18, 281-290.
  • Hagen, C., Malkmus, D., & Durham, P. (1972). Rancho Los Amigos Levels of Cognitive Functioning. Communication Disorders Service: Rancho Los Amigos Hospital.
  • Keith, R. A., Granger, C. V., Hamilton, B. B., Sherwin, F. S. (1987). The functional independence measure: A new tool for rehabilitation. Adv Clin Rehabil, 1, 6-18.
  • Kertesz, A. (1982). Western Aphasia Battery. NY: Grune & Stratton.
  • Ross, K. B. & Wertz, R. T. (2003). Discriminative validity of selected measures for differentiating normal from aphasic performance. American Journal of Speech-Language Pathology, 12, 312-319.
  • Ross, K. B. & Wertz, R. T. (2004). Accuracy of formal tests for diagnosing mild Aphasia: An application of evidence-based medicine. Aphasiology, 18, 337-355.
  • Ware, J. E. Jr. & Sherbourne, C. D. (1992) The MOS 36-item short-form health survey (SF-36). I. Conceptual framework and item selection. Med Care, 30, 473-483.
  • Worrall, L. & Yiu, E. (2000). Effectiveness of functional communication therapy by volunteers for people with Aphasia following stroke. Aphasiology, 14, 911-924.

Références

  • Adamovich, B.B. & Henderson, J. (1992). SCATBI – Scales of Cognitive Ability of Traumatic Brain Injury. Riverside.
  • Blomert, L., Kean, M. L., Koster, C., & Schokker, J. (1994). Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test: construction, reliability and validity. Aphasiology, 8, 381-407.
  • Davidson, B., Worrall, L., & Hickson, L. (2003). Identifying the communication activities of older people with aphasia: Evidence from naturalistic observation. Aphasiology, 17, 243-264.
  • Frattali, C. M., Thompson, C. K., Holland, A. L., Wohl, C., & Ferketic, M. M. (1995). The FACS of Life. ASHA FACS — A Functional Outcome Measure for Adults. ASHA, 7, 40-46.
  • Glueckauf, R. L., Blonder, L. X., Ecklund-Jonhson, E., Maher, L., Crosson, B., & Gonzalez-Rothi, L. (2003). Functional questionnaire for aphasia: overview and preliminary psychometric evaluation. Neurorehabilitation, 18, 281-290.
  • Hagen, C., Malkmus, D., & Durham, P. (1972). Rancho Los Amigos Levels of Cognitive Functioning. Communication Disorders Service: Rancho Los Amigos Hospital.
  • Keith, R. A., Granger, C. V., Hamilton, B. B., Sherwin, F. S. (1987). The functional independence measure: A new tool for rehabilitation. Adv Clin Rehabil, 1, 6-18.
  • Kertesz, A. (1982). Western Aphasia Battery. NY: Grune & Stratton.
  • Ross, K. B. & Wertz, R. T. (2003). Discriminative validity of selected measures for differentiating normal from aphasic performance. American Journal of Speech-Language Pathology, 12, 312-319.
  • Ross, K. B. & Wertz, R. T. (2004). Accuracy of formal tests for diagnosing mild aphasia: An application of evidence-based medicine. Aphasiology, 18, 337-355.
  • Ware, J. E. Jr. & Sherbourne, C. D. (1992) The MOS 36-item short-form health survey (SF-36). I. Conceptual framework and item selection. Med Care, 30, 473-483.
  • Worrall, L. & Yiu, E. (2000). Effectiveness of functional communication therapy by volunteers for people with aphasia following stroke. Aphasiology, 14, 911-924.

Voir la mesure

Comment obtenir l’ASHA-FACS :

L’ASHA-FACS peut être achetée sur le site web de l’ASHA et se vend à 165$ US pour un non-membre certifié. L’ASHA-FACS coûte 124$ US pour un membre de l’ASHA. Ces prix n’incluent pas les taxes et les frais de livraison. L’adresse du site web permettant d’acheter l’ASHA-FACS est la suivante : https://www.asha.org/

Table des matières

Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test (ANELT)

Évidence révisées en date du 23-04-2009
Auteur(s)* : Sabrina Figueiredo, BSc
Éditeur(s) : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche

But

L’ANELT a été conçu pour évaluer le niveau d’habiletés de communication verbale des individus aphasiques. Son but vise également à estimer le changement dans les habiletés de communication verbale d’un client au fil du temps (Blomert et al., 1994).

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

L’ANELT a été conçu pour évaluer le niveau d’habiletés de communication verbale des individus aphasiques. Son but vise également à estimer le changement dans les habiletés de communication verbale d’un client au fil du temps (Blomert et al., 1994).

Versions disponibles

L’ANELT a été publié en 1994 par Blomert, Kean, Kosters et Schokker. Il y a deux versions disponibles (ANELT I et ANELT II). Les deux versions ont le même nombre d’items et le même niveau de difficulté. La principale différence est la manière dont les items sont rédigés. Typiquement, l’ANELT II est utilisé pour réévaluer un client lorsque lorsque la période de temps entre les deux évaluations est courte. Cela permet de prévenir les effets d’apprentissage et de mémoire.

Caractéristiques de l’outil

Items:

L’ANELT I et II sont constitués de dix items chacun qui caractérisent des situations familières de la vie de tous les jours. Avant de commencer le test, l’évaluateur devrait permettre au client de se pratiquer en lui demandant deux items provenant de l’outil de mesure. Durant cette pratique, l’évaluateur devrait donner des instructions et corriger le client si celui-ci ne semble pas comprendre les consignes (Blomert et al., 1994).

L’évaluateur devrait enregistrer l’administration de l’ANELT sur une bande audio afin de pouvoir coter le test plus tard. L’évaluateur présente chaque item verbalement au patient et doit éviter d’avoir d’autres conversations avec celui-ci durant l’administration du test. Au lieu de cela, l’évaluateur devrait agir comme un auditeur intéressé et laisser le client répondre aux items à la manière d’un monologue (Blomert et al., 1994).

Les scénarios des items ont tous un caractère fortement conventionnel et sont écrits à la manière d’un script. Ils engagent l’intérêt des clients, minimisent leur nervosité dans la situation de test et encouragent une performance optimale. Les items de l’ANELT I sont les suivants (Blomert et al., 1994):

  1. Vous êtes chez le nettoyeur à sec. Vous êtes venu chercher un chandail et vous le recevez comme ceci [présenter le chandail sur lequel se trouve une marque brûlée]. Que dites-vous?
  2. Les enfants qui vivent sur la rue sont en train de jouer au football dans votre cour. Vous leur avez déjà demandé de ne pas faire ça. Vous sortez à l’extérieur pour parler aux enfants. Que leur dites-vous?
  3. Vous êtes au magasin et vous voulez acheter une télévision. Je suis le vendeur : «Est-ce que je peux vous aider ?»
  4. Vous allez voir le cordonnier avec ce soulier. [Présenter le soulier] Il y a plusieurs problèmes avec ce soulier, mais pour une raison quelconque vous voulez que le cordonnier ne répare qu’une seule chose. Vous pouvez choisir laquelle. Que lui dites-vous ?
  5. Vous avez un rendez-vous chez le médecin. Vous avez un empêchement. Vous appelez au cabinet. Que dites-vous ?
  6. Vous être à la pharmacie et ceci [présenter le gant] se trouve par terre. Que dites-vous ?
  7. Vous voyez votre voisin passer. Vous voulez lui demander de venir vous visiter un jour. Que lui dites-vous ?
  8. Le chien de votre voisin jappe toute la journée. Vous être vraiment irrité de cela. Vous voulez en parler à votre voisin. Que lui dites-vous?
  9. Vous venez juste d’emménager dans l’appartement à côté de chez moi. Vous voudriez me rencontrez. Vous sonnez à ma porte et dites…
  10. Vous êtes chez le fleuriste. Vous voulez faire livrer un bouquet de fleurs à un ami. Je suis le vendeur. Que dites-vous ?

Cotation:

Chaque item est coté entre zéro et cinq sur deux différentes échelles. La première échelle est utilisée pour coter le niveau de compréhensibilité et est connue sous le nom d’ANELT A. Cette échelle évalue si le contenu du message donné par le client est interprétable. L’autre échelle, l’ANELT B, cote l’intelligibilité. Cette échelle est indépendante du contenu et évalue si les mots du client sont concevables ou clairement reconnaissables (Blomert et al., 1994).

Un score de zéro est donné lorsque le patient, dû à de l’aphasie sévère, est incapable de comprendre les instructions et/ou de produire une réponse. Un score de cinq indique que le client n’a pas de déficits au niveau du langage. Le score total de chaque échelle est obtenu en additionnant tous les items. Le score total de chaque échelle (ANELT A et B) va de 0 à 50. Les scores plus bas que 36, sur chaque échelle, indiquent un déficit modéré à sévère de communication verbale. Les réponses non-verbales devraient seulement être cotées lorsqu’elles sont fournies par le client pour renforcer ou clarifier une réponse verbale (Blomert et al., 1994).

Temps d’administration requis :

L’ANELT prend 15 à 25 minutes à administrer (Blomert et al., 1994).

Sous-échelles:

L’ANELT est constitué de deux sous-échelles

  1. Compréhensibilité (ANELT A) et
  2. Intelligibilité (ANELT B).

Équipement:

L’ANELT nécessite de l’équipement spécifique selon les items utilisés. Par exemple, l’ANELT peut nécessiter un chandail taché, un soulier endommagé et une paire de gants.

Formation:

Aucune formation documentée.

Versions alternatives de l’ANELT

Aucune.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les clients qui ont subi un AVC.
  • Les clients avec des déficits de communication.

Ne devrait pas être utilisé avec :

L’ANELT ne devrait pas être utilisé avec les clients qui sont incapables de communiquer

Dans quelles langues cet outil est-il disponible ?

Néerlandais, Suédois, Allemand et Anglais (Blomert et al., 1994; Doesborgh, 2004; Laska, 2007).

Sommaire

Que mesure l’outil ? L’ANELT a été conçu pour évaluer les habiletés de communication verbales des patients aphasiques et pour évaluer le changement au fil du temps.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? L’ANELT peut être utilisé avec les clients ayant subi un AVC mais son usage n’est pas limité à cette clientèle.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis L’ANELT prend de 15 à 25 minutes pour être administrer.
Versions ANELT I et ANELT II
Langues Néerlandais, Suédois, Allemand et Anglais.
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a examiné la cohérence interne de l’ANELT et a relevé des coefficients alpha de Cronbach de plus de 0,90, ce qui pourrait être indicatif de redondance.

Test-retest :
Une étude a examiné la fidélité test-retest de l’ANELT et a relevé, selon une analyse de facteurs, une bonne fidélité à travers les mesures répétées.

Inter-juges :
Une étude a examiné la fidélité inter-juges de l’ANELT et a relevé un excellent niveau d’accord entre les deux échelles ainsi qu’entre des évaluateurs experts et des évaluateurs débutants. Une analyse de Krippenndorf et des corrélations de Pearson ont été utilisées.

Validité Contenu :
Une étude a examiné la validité du contenu de l’ANELT et a relevé son processus de génération d’items.

Critère :
Concourante :
Deux études ont examiné la validité concourante de l’ANELT et ont relevé une excellente corrélation entre l’ANELT et l’Aachener Aphasia Test (AAT) en utilisant la corrélation de Pearson. De plus, la composante sémantique du AAT expliquait 33% de la variance de l’ANELT.

Prédictive :
Trois études ont examiné la validité prédictive de l’ANELT et ont relevé que l’ANELT, administré peu de temps après l’AVC, prédisait la récupération à 6 et à 18 mois après l’AVC. Cependant, il ne permet pas de prédire la situation de vie du proche aidant.

Construit :
Convergente :
Deux études ont examiné la validité convergente de l’ANELT et relevé d’excellentes corrélations entre l’ANELT et le Coefficient in Norsk Grunntest for Afasi et des corrélations adéquates entre l’ANELT et la Scandinavian Stroke Supervision Scale en utilisant la corrélation de Pearson.

Longitudinale :
Une étude a examiné la validité longitudinale de l’ANELT et relevé, dans le groupe recevant une intervention sémantique, des corrélations de score de changement adéquates entre l’ANELT et les mesures sémantiques ; et de faibles corrélations entre l’ANELT et les mesures phonologiques. Dans le groupe recevant une intervention phonologique, les corrélations de score de changement se sont avérées adéquates entre l’ANELT, les mesures phonologiques et le test d’association sémantique ; et faibles entre l’ANELT et la sous-échelle évaluant le Jugement synonymique de la Psycholinguistic Assessment of Language Processing Aphasia.

Groupes connus :
Une étude utilisant un test d’ANOVA a examiné la validité des groupes connus de l’ANELT et a relevé que cet outil est capable de faire la distinction entre des individus en santé et des individus avec des déficits de communication.

Effets plancher/plafond Une étude a relevé que des effets de plafond peuvent être présents lorsque l’ANELT est administré à des clients avec de faibles déficits de communication.
Sensibilité/spécificité Une étude a examiné la sensibilité/spécificité de l’ANELT et a noté qu’un seuil limite de l’ANELT de 3,5 donne une sensibilité de 79% et une spécificité de 83%.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? Trois études ont examiné la sensibilité au changement de l’ANELT et relevé des changements significatifs de l’ANELT mesurés à 3, 6 ou 18 mois après l’AVC. Les changements significatifs ont été plus prononcés au cours des 3 premiers mois et chez les clients ayant une aphasie franche. En outre, un changement positif de 8 points a été identifié comme le changement minimal cliniquement significatif.
Acceptabilité Dans les 11 jours suivant un AVC, l’administration de l’ANELT atteint un taux de complétion de 90% (Laska et al., 2001).
Faisabilité L’administration de l’ANELT est simple et rapide, mais elle nécessite de l’équipement standardisé.
Comment obtenir l’outil ?

L’ANELT peut être obtenu sur le site internet suivant: http://www.hogrefe.nl/site/?/test/show/52/.

L’ensemble complet contient le manuel, 20 tests, une carte d’instructions ainsi qu’un CD-ROM. Il coûte 150,00 euros, excluant les taxes et les frais de livraison.

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques de l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test (ANELT) auprès d’individus ayant subi un AVC. Six études ont été identifiées.

Effets plancher/plafond

Laska, Hellblom, Murray, Kahan et Von Arbin (2001) ont relevé que des effets de plafond peuvent être présents lorsque l’ANELT est administré à des clients présentant de faibles déficits de communication.

Fidélité

Cohérence interne :
Blomert, Kean, Kosters et Schokker (1994) ont vérifié la cohérence interne de l’ANELT I et II auprès de 35 clients ayant subi un AVC. Chaque version a eu un coefficient alpha de Cronbach de plus de 0,90. Ces résultats suggèrent qu’il y a possiblement des items redondants dans l’ANELT.

Test-retest :
Blomert et al. (1994) ont examiné la fidélité test-retest des échelles (A et B) de l’ANELT I auprès de 30 clients ayant subi un AVC. Les participants étaient évalués à deux reprises à un intervalle de six mois. La stabilité test-retest a été mesurée en utilisant une analyse de facteurs. Les comparaisons pour chaque item n’ont démontré aucune différence significative, ce qui suggère qu’il n’y avait pas de changement entre les deux mesures répétées. Ces résultats suggèrent que les deux échelles de l’ANELT I (A et B) sont stables et fiables dans le temps.

Inter-juges :
Blomert et al. (1994) ont évalué la fidélité inter-juges de l’ANELT auprès de 14 clients ayant subi un AVC. Les réponses des participants étaient cotées par six évaluateurs, qui n’avaient pas accès aux scores donnés par les autres évaluateurs. La fidélité inter-juges de chaque item pris individuellement a été calculée en utilisant une analyse de Krippendorff. La fidélité inter-juges était excellente pour la sous-échelle évaluant la compréhensibilité (0,92) et adéquate pour la sous-échelle évaluant l’intelligibilité (0,70). De plus, dans la même étude, les auteurs ont analysé la corrélation entre des évaluateurs experts et des évaluateurs débutants. Dans la première analyse, où les évaluateurs débutants évaluaient une performance par vidéo et où les évaluateurs experts évaluaient une performance audio, les corrélations entre les évaluateurs experts et débutants étaient excellentes pour les deux sous-échelles : r = 0,83 pour la compréhensibilité et r = 0,63 pour l’intelligibilité. Lorsque les deux types d’évaluateurs cotaient la performance audio, les corrélations pour les sous-échelles de compréhensibilité et d’intelligibilité étaient aussi excellentes mais de valeur plus élevés (respectivement, r = 0,99 et 0,97).

Validité

Contenu :

Blomert et al. (1994) ont débuté la validation de contenu de l’ANELT en administrant un grand nombre d’items à 60 individus en santé. Vingt items ont été sélectionnés en se basant sur un haut taux de réponse. Après la complétion du test, les 60 participants étaient interrogés à propos de la nature des items restants. Tous les items étaient considérés comme facilement concevables et reconnaissables, indépendamment de la provenance biographique et de la représentativité de situations quotidiennes.

Critère :

Concourante :
Blomert et al. (1994) ont analysé, auprès de 254 patients ayant subi un AVC, la validité concomitante de l’ANELT en le comparant à l’Aachener Aphasia Test (AAT – Huber, Poeck, Weninger & Willmes, 1983) en tant qu’étalon de mesure. L’AAT s’administre en entrevue semi-structurée de 10 minutes utilisée pour obtenir des informations sur le niveau de communication du patient et également pour diagnostiquer les syndromes d’aphasie. Les corrélations entre l’ANELT et l’AAT étaient excellentes (r = 0,81).

Doesborgh, van de Sandt-Koenderman, Dipple, van Harskamp, Koudstaal et Visch-Brink (2002) ont évalué la validité concurrente de l’ANELT en le comparant à des mesures sémantiques (mot-sens) et phonologiques (mot-sondage) auprès de 29 clients ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie. L’analyse de régression a démontré que les mesures sémantiques, comparées aux mesures phonologiques, étaient mieux corrélées avec les scores de l’ANELT. La composante sémantique de l’Aachener Aphasia Test (AAT – Huber et al., 1983) expliquait 33% de la variance des scores de l’ANELT.

Prédictive :
Laska et al. (2001) ont évalué la capacité des scores de l’ANELT, mesurés peut après un AVC, de prédire la récupération fonctionnelle 18 mois après un AVC auprès de 119 clients. L’analyse de régression linéaire a indiqué que les scores de l’ANELT étaient des prédicteurs significatifs de la récupération fonctionnelle. De plus, l’aphasie moins sévère initialement était reliée à des degrés de récupération plus hauts.

Franzen-Dahlin, Laska, Larson, Wredling, Billing et Murray (2007) ont examiné, auprès de 148 clients ayant subi un AVC (71 présentant des symptômes de dépression et 77 présentant de l’aphasie), si l’âge, le sexe, le besoin d’assistance, les changements de la personnalité, le stade d’agression, les scores de l’ANELT, les scores de l’Indice de Barthel (Mahoney & Barthel, 1965), la sévérité de la dépression, l’habitation seule ou avec d’autres, et le fait d’avoir subi un AVC précédemment étaient capables de prédire la situation de vie du proche aidant, mesurée entre 3 et 6 mois après l’AVC. L’analyse de régression linéaire a indiqué que les scores de l’ANELT n’étaient pas une prédicteur significatif de la situation de vie du proche aidant. Celle-ci était mieux prédite par le besoin d’assistance, le changement de personnalité et le fait de vivre avec le patient.

Laska, Bartfai, Hellblom, Murray et Kahan (2007) ont évalué la capacité de l’ANELT et du Coefficient in Norsk Grunntest for Afasi (Coeff) (Reinvang, 1985) de prédire la récupération à 6 mois après un AVC. Le Coefficient in Norsk Grunntest for Afasi est une mesure de la sévérité des déficits de fluidité, de compréhension, d’appellation, de répétition ainsi que d’écriture et de lecture (Reinvang, 1985). La validité prédictive a été calculée en utilisant des statistiques-c pour calculer l’aire sous la courbe ROC (Receiver Operating Characteristic). Un Coeff ≥ 49 (AUC = 0,82) et un score de l’ANELT ≥ 3,5 (AUC = 0,80) étaient tous les deux excellents pour prédire la récupération 6 mois après un AVC. Ces résultats suggèrent que le pourcentage de patients correctement classés en fonction de leur niveau de récupération à 6 mois après l’AVC est légèrement inférieur lors de l’administration de l’ANELT comparativement au Coefficient in Norsk Grunntest for Afasi. L’utilisation d’un seuil limite de l’ANELT de 3,5 donne une sensibilité de 79% et une spécificité de 83% pour prédire la récupération 6 mois après un AVC.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Blomert et al. (1994) ont évalué la validité de construit des sous-échelles de l’ANELT – Compréhensibilité et Intelligibilité – auprès de 254 clients ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie. Les corrélations entre les sous-échelles évaluant la compréhensibilité et l’intelligibilité étaient excellentes (r = 0,70). Cependant, la force de l’association entre les sous-échelles de l’ANELT variait selon le type d’aphasie : excellente chez les clients présentant une aphasie de Wernicke (r = 0,66) ; adéquate chez les clients ayant une aphasie globale et de repos (respectivement, r = 0,35, r = 0,33) ; et faible chez les clients atteints d’anomie et d’aphasie de Broca (respectivement, r = 0,28, r = 0,27). Ces résultats suggèrent qu’au sein d’un grand échantillon, avec une grande variance, les deux sous-échelles reflètent les déficiences communicatives verbales. Cependant, dans certains types d’aphasie, l’ANELT est capable de mesurer deux construits : la compréhensibilité et l’intelligibilité. En d’autres termes, ces deux sous-échelles ne sont pas complètement indépendantes, mais chacune contribue uniquement à la validité globale du construit de la communication verbale.

Laska et al. (2007) ont examiné la validité convergente de l’ANELT en la comparant à celle du Coefficient in Norsk Grunntest for Afasi (Reinvang, 1985) et à celle de la Scandinavian Stroke Supervision Scale (Röden-Jüllig, Britton, Gustavsson, et Fugl-Meyer, 1994) au départ de l’étude et 6 mois plus tard. Le nombre de participants variait de 72 à 118. Les corrélations entre l’ANELT et le Coefficient in Norsk Grunntest for Afasi étaient excellentes tant au départ de l’étude qu’à 6 mois plus tard (respectivement, r = 0,71, r = 0,87). Des corrélations adéquates ont été relevées entre l’ANELT et la Scandinavian Stroke Supervision Scale (r = 0,33 ; r = 0,53). Ce résultat suggère que le niveau de sévérité de l’aphasie est directement associé avec les déficits neurologiques.

Longitudinale :
Doesborgh et al. (2004) ont analysé la validité longitudinale de l’ANELT auprès de 29 clients ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie en comparant les scores de changement de l’ANELT avec les scores de changement de mesures sémantiques et phonologiques dans deux groupes. Les mesures sémantiques, qui concernent la compréhension des mots, étaient composées du Semantic Association Test (SAT – Visch-Brink, Denes et Stronks, 1996) et de la sous-échelle évaluant le Jugement synonymique de la Psycholinguistic Assessment of Language Processing Aphasia (PALPA – Kay, Lesser, & Coltheart, 1992). Les mesures phonologiques, qui concernent les sons des mots, étaient représentées par les sous-échelles évaluant les non-mots et les décisions lexicales du PALPA. Dans le SAT, le client doit faire une association sémantique avec une cible (mot ou image) en regroupant les informations pertinentes d’un ensemble à choix multiples (mots ou images), tandis que le PALPA évalue l’orthographe, la phonologie, la sémantique des mots et des images, la morphologie et la syntaxe, et est donc une évaluation complète des déficits du langage. Les participants ont été assignés aléatoirement en deux groupes : un groupe avec une intervention sémantique et un groupe avec une intervention phonologique. Le groupe recevant une intervention sémantique a démontré des corrélations de score de changement adéquates entre l’ANELT et les deux mesures sémantiques (respectivement, r = 0,58 ; 0,34) ; et de faibles corrélations entre l’ANELT et les deux mesures phonologiques (respectivement, r = 0,04, 0,24). Dans le groupe recevant une intervention phonologique, les corrélations de score de changement étaient adéquates entre l’ANELT, les mesures phonologiques et le Semantic Association Test (respectivement, 0.58, 0.50, 0.40) et faibles entre l’ANELT et la sous-échelle évaluant le Jugement synonymique du PALPA (r = 0.16).

Groupes connus :
Blomert et al. (1994) ont vérifié la capacité de l’ANELT de faire la distinction entre des individus en bonne santé (n = 60) et des individus ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie (n = 252). La validité du groupe connu, telle que calculée en utilisant le test d’ANOVA, a suggéré que les scores des sujets sains étaient significativement plus élevés que les scores des participants ayant des déficiences communicatives verbales, soutenant ainsi la validité des groupes connus de l’ANELT.

Sensibilité au changement

Laska et al. (2001) ont évalué la sensibilité au changement de l’ANELT auprès de 119 clients ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie. Les participants ont été évalués à quatre moments précis : au départ de l’étude, à 3, 6 et 18 mois après l’AVC. Les patients ayant une aphasie franche présentaient des changements de score sur l’ANELT plus importants que les clients ayant une aphasie non-franche (p <0,0001). De plus, les changements de score sur l’ANELT étaient plus significatifs dans les 3 premiers mois de la récupération (p <0,0001), comme on pouvait s’y attendre en se basant sur les connaissances concernant la récupération post-AVC.

Doesborgh et al. (2004) ont évalué la sensibilité au changement de l’ANELT auprès de 55 clients ayant subi un AVC. Les participants étaient évalués à deux moments dans le temps : lors de l’admission dans un programme de réadaptation et après 40 heures de traitement. Dans cette étude, le pourcentage de patients qui a démontré une amélioration cliniquement significative (>8 points) était de 39% après une intervention sémantique (se concentrant sur la signification des mots) et de 35% après une intervention phonologique (se concentrant sur les sons des mots).
Note : Une amélioration cliniquement significative >8 points a été déterminée par Blomert, Koster et Kean en 1995. Cependant, la publication originale est en néerlandais (Blomert L, Koster Ch, Kean ML. Amsterdam-Nijmegen Test voorAlledaagse Taalvaardigheid. Lisse, Netherlands: Swets & Zeitlinger).

Laska et al. (2007) ont examiné la sensibilité au changement de l’ANELT auprès de 148 clients ayant subi un AVC et présentant de l’aphasie. Les participants ont été évalués au départ de l’étude et à 6 mois après l’AVC. Les changements sur les scores de l’ANELT étaient significatifs pour tous les participants (p <0,0001) entre le début de l’étude et à 6 mois, ce qui suggère que l’ANELT est sensible à l’amélioration clinique.

Références

  • Blomert, L., Kean, M.L., Koster, C., & Schokker, J. (1994). Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test: construction, reliability and validity. Aphasiology, 8, 381-407.
  • Franzen-Dahlin, A., Laska, A.C., Larson, J., Wredling, R., Billing, E., & Murray, V. (2008). Predictors of life situation among significant others of depressed or aphasic stroke patients. Journal of Clinical Nursing, 17, 1574-1580.
  • Frattali, C., Thompson, C.K., Holland, A.L., Wohl, C., & Ferketic, M.M. (1995). The American Speech-Language-Hearing Association Functional Assessment of Communication Skills for Older Adults (ASHA FACS). Rockville MD: ASHA.
  • Doesborgh, S.J.C., van de Sandt-Koenderman, W.M.E., Dipple, D.W.J., van Harskamp, F., Koudstaal, P.J., & Visch-Brink, E.G. (2002). The impact of linguistic deficits on verbal communication. Aphasiology, 16, 413-423.
  • Doesborgh, S.J.C., van de Sandt-Koenderman, M.W.E., Dippel, D.W.J., van Harskamp, F., Koudstaa, P.J., & Visch-Brink, E.G. (2004). Effects of semantic treatment on verbal communication and linguistic processing in aphasia after stroke. A randomized controlled trial. Stroke, 35, 141-146.
  • Huber, W., Poeck, K., Weninger, D., & Willmes, K. (1983). Der Aachener Aphasietest Gottingen: Hogrefe.
  • Kay, J., Lesser, R., & Coltheart, M. (1992). Psycholinguistic Assessment of Language Processing in Aphasia. Hove, UK: Lawrence Erlbaum Associates Ltd.
  • Mahoney, F. I., Barthel, D. W. (1965). Functional evaluation: The Barthel Index. Md State Med J, 14, 61-5.
  • Laska, A.C., Hellblom, A., Murray, V., Kahan, T., & Von Arbin, M. (2001). Aphasia in acute stroke and relation to outcome. J Intern Med, 249, 413-422.
  • Laska, A.C., Bartfai, A., Hellblom, A., Murray, V., & Kahan, T. (2007). Clinical and prognostic properties of standardized and functional aphasia assessments. J Rehabil Med, 39, 387-392.
  • Reinvang, I. (1985). Aphasia and brain organisation. New York: Plenum Press.
  • Röden-Jüllig, Ã…., Britton, M., Gustavsson, C., Fugl-Meyer, A. (1994). Validation of four scales for acute stage of stroke. J Intern Med, 236, 125-136.
  • Visch-Brink, E.G., Denes, G., & Stronks, D. (1996). Visual and verbal semantic processing in aphasia. Brain Lang, 55, 130-132.

Voir la mesure

Comment obtenir l’ANELT :

L’ANELT peut être obtenu sur le site web suivant: http://www.hogrefe.nl/site/?/test/show/52/

L’ensemble complet de l’ANELT contient le manuel, 20 tests, une carte d’instructions ainsi qu’un CD-ROM. Il coûte 150,00 euros, excluant les taxes et les frais de livraison.

Table des matières

Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE)

Évidence révisées en date du 25-10-2012
Auteur(s)* : Sabrina Figueiredo, BSc ; Vanessa Barfod, BA ; Katherine Salter
Éditeur(s) : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Réviseur expert : Dr. Lorraine Obler
Version française en traduction libre : Sarah Perrino

But

Le BDAE est conçu pour diagnostiquer l’aphasie et les troubles associés. Ce test évalue les modalités conceptuelles variées (auditive, visuelle et gestuelle), les fonctions de traitement (compréhension, analyse, résolution de problèmes) et les modalités de réponses (écriture, articulation et manipulation). Le BDAE peut être utilisé par des neurologues, des psychologues, des orthophonistes et des ergothérapeutes (Goodglass et Kaplan, 1972).

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

Le BDAE est conçu pour diagnostiquer l’aphasie et les troubles associés. Ce test évalue les modalités conceptuelles variées (auditive, visuelle et gestuelle), les fonctions de traitement (compréhension, analyse, résolution de problèmes) et les modalités de réponses (écriture, articulation et manipulation). Le BDAE peut être utilisé par des neurologues, des psychologues, des orthophonistes et des ergothérapeutes (Goodglass et Kaplan, 1972).

Versions disponibles

Le BDAE a été développé en 1972 par Goodglass et Kaplan. Une deuxième édition a été publiée en 1983 par ces mêmes auteurs. L’édition la plus récente a été publiée en 2001 par Goodglass, Kaplan et Barresi et contient une version courte ainsi qu’une version étendue du BDAE.

Caractéristiques de l’outil de mesure

Items et cotation :

Voici les items ainsi que la notation du BDAE (Goodglass & Kaplan, 1972):

1. Fluidité

Dans cette section, le client devrait être encouragé à s’engager dans une conversation narrative libre et ouverte. Les caractéristiques suivantes sont ainsi évaluées :

Ligne mélodique : L’examinateur devrait observer un motif de tonalité tout au long de la phrase.

Longueur de phrase : L’examinateur devrait observer la durée d’une suite ininterrompue de mots.

Agilité articulatoire : L’examinateur devrait observer comment le client articule des séquences phonémiques.

Forme grammaticale : L’examinateur devrait observer la variété de la construction grammaticale.

Paraphrase dans le langage courant : L’examinateur devrait observer des substitutions ou des insertions de mots sémantiquement erronés lors d’une conversation.

Trouver ses mots : L’examinateur devrait observer la capacité du client à évoquer les noms des concepts nécessaires et le contenu informationnel des phrases.

Toutes les caractéristiques sont notées sur une échelle de 7 points où 1 est l’anomalie maximale et 7 est une anomalie minimale.

2. Compréhension auditive :

Discrimination des mots : Consiste en une tâche à choix multiples qui s’échantillonne en 6 catégories de mots : les objets, les formes géométriques, les lettres, les actions, les chiffres et les couleurs. Cinq mots sont écrits sur des cartes et il est demandé au client d’identifier ceux sur les cartes choisies par l’examinateur. On donne 2 points aux clients pour chaque mot correctement identifié en moins de 5 secondes, 1 point pour une identification correcte en plus de 5 secondes et un demi-point pour avoir choisi la bonne catégorie. Le score maximal est de 72. L’examinateur devrait noter par écrit tous les choix incorrects du client.

Identification des parties du corps : Inclue 24 items, les 18 premiers étant reliés au nom des parties du corps et les derniers 8 étant reliés à la compréhension de la gauche et de la droite. L’examinateur demande au client d’identifier ses propres parties du corps. Un point est accordé pour une identification juste de la partie du corps en moins de cinq secondes. Lorsque plus de temps est nécessaire à l’identification des parties du corps, seulement un demi-point est accordé. En ce qui concerna la compréhension gauche-droite, l’examinateur demande au client d’identifier son avant-bras gauche, par exemple. Un point est accordé pour une identification correcte en moins de cinq secondes. Lorsque plus de temps est nécessaire à l’identification du côté du corps, seulement un point est accordé.

Commandes : Il est demandé au client d’exécuter des commandes. Le score dans cette sous-échelle se situe entre 0 et 15.

Matériel idéationnel complexe : Dans cette section, l’examinateur pose des questions générales telles que «Est-ce qu’une roche va couler dans l’eau?» et s’attend à ce que le client comprenne et exprime son accord ou son désaccord. Chaque item est constitué de deux questions, l’une ayant un «oui» et l’autre ayant un «non» comme option de réponse. Un point est accordé pour chaque item auquel le client a correctement répondu aux deux questions. Le score se situe entre 0 et 10.

3. Nommer

Nommer en réaction : L’examinateur pose une question au client contenant un mot clé associé à la réponse attendue. Le client devrait répondre à cette question en utilisant les mots suivants : des noms (montre, ciseaux, match, pharmacie) ; des couleurs (vert, noir); des verbes (raser, laver, écrire) et un chiffre (douze). Trois points sont accordés lorsque la réponse est fournie en moins de 3 secondes, deux points entre 3 et 10 secondes, un point entre 10 et 30 secondes et zéro point si le client donne une mauvaise réponse. Le score maximal est de 30 points.

Confrontation visuelle : Le client devrait nommer les images présentées par l’examinateur. Les items de stimuli visuels sont tirés des cartes 2 et 3 et représentent des objets, des formes géométriques, des lettres, des actions, des chiffres, des couleurs et des parties du corps. Trois points sont accordés lorsque la réponse est donnée en moins de trois secondes, 2 points entre 3 et 10 secondes, 1 point entre 10 et 30 secondes et 0 point si le client est incapable de donner la bonne réponse. Le score maximal est de 105.

Désignation d’animaux : Le premier mot «chien» est fourni par l’examinateur afin de stimuler le client. Ensuite, le client devrait donner tous les noms d’animaux qu’il/elle connait en 60 secondes. Le score est équivalent au nombre d’animaux différents nommés par le client.

Désignation de parties du corps : L’examinateur pointe 10 parties de son corps afin que le client les nomme. Trois points sont accordés lorsque la réponse est donnée en moins de 3 secondes, 2 points entre 3 et 10 secondes, 1 point entre 10 et 30 secondes et 0 point si le client donne la mauvaise réponse. Le score maximal est de 30 points.

4. Lire à l’oral

Lire des mots : L’examinateur désigne un mot sur une carte 5 qui devrait être lu par le client. Trois points sont accordés si le client lit le mot en moins de 3 secondes, 2 point entre 3 et 10 secondes, 1 point entre 10 et 30 secondes et 0 si le client donne une mauvaise réponse. Le score maximal est de 30 points.

Phrase à l’oral : Dix phrases devraient être lues à partir des cartes 6 et 7. Ces phrases sont notées réussies (score de 1) ou échouées (score de 0).

5. Répétition

Mots : Un grand échantillon de types de mots est présenté, incluant un mot avec une fonction grammaticale, des objets, des couleurs, une lettre, des chiffres, un verbe abstrait de 3 syllabes et un mot difficile à prononcer. Un item est noté positivement si tous les phonèmes sont dans le bon ordre et sont reconnaissables. Un point est accordé par item pour un total de 10.

Phrases à haute et à basse probabilité : Les phrases devraient être répétées par le client, en alternant entre un item à haute probabilité et un item à basse probabilité. Un point est accordé pour chaque phrase répétée correctement et les sections à haute et à basse probabilité sont notées séparément, de 0 à 8.

6. Discours automatique

Phrases automatisées : Quatre séquences sont testées : les jours de la semaine, les mois de l’année, d’un à vingt-et-un et l’alphabet. Deux points maximum sont accordés pour une récitation complète d’une série et 1 point est accordé pour une suite de 4 mots consécutifs sans aide lors de la récitation des jours, pour une suite de 5 mots lors de la récitation des mois, pour une suite de 8 mots lors de la récitation des chiffres et pour une suite de 7 mots lors de la récitation de l’alphabet.

Réciter : Plusieurs comptines sont suggérées afin de susciter des réponses d’achèvement. Un score de 0 est accordé si le client est incapable de réciter, un score de 1 pour une récitation avec quelques erreurs et un score de 2 pour une bonne récitation.

7. Compréhension de lecture

Discrimination de symboles : Les cartes 8 et 9 contiennent 10 items chaque. L’examinateur montre le mot ou la lettre centrée au-dessus de 5 choix de réponse et demande au client de sélectionner l’équivalent. Un point est accordé pour chaque item correctement choisi.

Reconnaissance de mots : En utilisant les cartes 10 et 11, il est demandé au client d’identifier le mot sur 5 qui correspond au mot énoncé précédemment par l’examinateur. Cette tâche est répétée 7 autres fois et un point est donné pour chaque bonne réponse.

Épellation à l’oral : Le client devrait reconnaître 8 mots épelés par l’examinateur. Un point est accordé pour chaque mot reconnu.

Association image-mot : Dix mots sont sélectionnés à partir de la carte 5 afin d’être identifiés sur les cartes 2 et 3. Un point est accordé pour chaque association correcte.

Phrases et paragraphes : L’examinateur lit dix phrases sur les cartes 12 à 16. Il est demandé au client de compléter la fin de chaque phrase à l’aide d’une de quatre options différentes. Un point est accordé pour chaque phrase correctement terminée.

8. Écrire

Mécanique : Il est demandé au client d’écrire son nom et son adresse à l’aide de sa main forte. S’il/elle en est incapable, l’examinateur peut écrire la phrase et le client devrait ensuite la transcrire. Le score se situe entre 0 et 3, selon le niveau de la performance.

Écriture en série : Le client devrait écrire l’alphabet et les nombres de 1 à 21. Le score équivaut au total des lettres et chiffres différents et corrects. Le score maximal est de 47 points.

Dictée de niveau primaire : Le client devrait écrire les lettres, les nombres et les mots primaires qui sont dictés par l’examinateur. Le score est donné par l’addition du nombre de mots corrects.

D’épellation à désignation : Le client devrait écrire les mots dictés par l’examinateur. Le score dépend de nombre de mots correctement écrits par le client.

Désignation par confrontation écrire : Le patient devrait écrire le nom de la figure qui lui est montrée par l’examinateur sur les cartes 2 et 3. L’examinateur devrait montrer 10 figures. Un point est accordé pour chaque réponse correctement épelée.

De phrases à dictée : Le client devrait écrire les trois phrases dictées par l’examinateur. Les scores pour chaque phrase se situent entre 0 et 4.

Écriture narrative : La carte 1 comporte une photo d’un voleur de biscuit. Celle-ci est montrée au client qui doit ensuite écrire tout ce qu’il/elle peut à propos de ce qu’il/elle voit sur la photo. Le client devrait être encouragé à continuer d’écrire durant 2 minutes. Les scores de cette section se situent entre 0 (aucun écrit pertinent) et 4 (description complète et phrase grammaticale).

Seize cartes à stimulus sont comprises dans le BDAE. Ces cartes incluent une variété d’images, de mots et de phrases qui sont montrées au client au cours de l’évaluation.

Des lignes directrices d’administration détaillées se trouvent dans le manuel de test qui devrait être acheté.

 

Temps d’administration :

90 à 120 minutes sont nécessaires afin d’administrer le BDAE. Le format étendu du BDAE nécessite au plus 2 heures et demie afin d’être administré (Sbordone, Saul et Purisch, 2007). La version courte prend entre 30 et 45 minutes (Goodglass et Kaplan, 2001).

Sous-échelle :

Le BDAE est constitué de 8 sous-échelles :

  • Fluidité
  • Compréhension auditive
  • Désignation
  • Lecture orale
  • Répétition
  • Discours automatique
  • Compréhension de lecture
  • Écriture

Équipement :

Le BDAE requiert de l’équipement spécialisé qui devrait être acheté dans une boutique spécialisée ou en ligne.

Entraînement :

Le test coûte approximativement 450.00$ US et inclut la batterie complète de test, le manuel et une vidéo explicative.

Versions alternatives du BDAE

  • Version courte : décrite comme «une évaluation brève, sans fioritures».
  • Version étendue : inclue une évaluation des habitudes en plus de l’évaluation standard.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Des adultes ayant subi un AVC
  • Des adultes présentant une déficience au niveau de la communication et du langage

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Non documenté

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

Anglais, Espagnol, Portugais, Français, Hindi, Finlandais et Grec (Radanovic & Scaff, 2002; Rosselli, Ardila, Florez & Castro, 1990; Tsapkini, Vlahou & Potagas, 2009/2010).

Sommaire

Que mesure l’outil ? Le BDAE est conçu afin de diagnostiquer l’aphasie et les troubles reliés.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Le BDAE peut être utilisé avec des personnes ayant subi un AVC, mais n’est pas limité à cette clientèle.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis
  • 90 à 120 minutes (BDAE)
  • 30 à 45 minutes (version courte)
  • Jusqu’à 2 heures et demie (version étendue)
Versions Versions courte et étendue.
Autres langues Anglais, Espagnol, Portugais, Français, Hindi, Finlandais et Grec.
Propriétés psychométriques
Fidélité Aucune étude n’a examiné la fidélité du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.
Validité Contenu :
Aucune étude n’a examiné la validité de contenu du BDAE chez les patients ayant subi un AVC.

Critère :
Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Construit :
Convergente/Discriminante :
Quatre études ont examiné la validité convergente du BDAE et ont relevé des corrélations allant de faibles à adéquates entre les sous-échelles de répétition et de commande du BDAE et celles du Repeatable Battery for the Assessment of Neuropsychological Status (RBANS); une faible corrélation a été relevée entre le BDAE et l’Index visuel du RBANS ; une corrélation adéquate entre le BDAE et l’Index du langage du RBANS ; des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec les versions modifiées de la Stroke Impact Scale (communication, participation, domaines physique et du rétablissement post-AVC) et avec l’Activity Card Sort (scores total, instrumental et loisir à faible demande) ; et une excellente corrélation avec le Test bilingue d’aphasie (TBA) séquences automatisées comparables, sous-tests de compréhension et de lecture.

Groupes connus :
Une étude a examiné la validité des groupes connus du BDAE-SF (version grecque) en utilisant le test W de Wilcoxon et a relevé une différence entre les adultes en bonne santé et les patients présentant de l’aphasie suite à un AVC.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets plafonds du BDAE chez les clients.
Sensibilité/spécificité Aucune étude n’a examiné la sensibilité ou la spécificité du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.
L’outil détecte-t-il le changement chez le patient ? Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.
Acceptabilité L’administration du BDAE est plutôt longue et certains clients peuvent devenir irrités par les items plus simplistes.
Faisabilité Le BDAE est largement utilisé en tant qu’outil d’évaluation de l’aphasie. Des normes ajustées à l’âge et à l’éducation sont disponibles (Borod, Goodglass et Kaplan, 1980).
Comment obtenir l’outil de mesure ?

Il est possible de se procurer le BDAE à partir d’un des sites internet suivant, pour une somme de 435$ à 496$ US :

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de la littérature a été menée afin d’identifier toutes les publications pertinentes à propos des propriétés psychométriques du Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE) chez les individus ayant subi un AVC. Cinq études ont été identifiés.

Effets plancher/plafond

Aucune étude n’a examiné les effets plafonds du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Fidélité

Aucune étude n’a examiné la fidélité du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Validité

Contenu :

Aucune étude n’a examiné la validité de contenu du BDAE chez les patients ayant subi un AVC.

Critère :

Concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Larson, Kirschner, Bode, Heinemann et Goodman (2005) ont analysé la validité de construit du BDAE en le comparant au Repeatable Battery for the Assessment of Neuropsychological Status (RBANS) (Randolph, 1998) chez 88 clients ayant subi un AVC. Les corrélations entre la sous-échelle de répétition du BDAE et les index d’attention, de langage, de mémoire immédiate et de mémoire retardée du RBANS étaient adéquates (respectivement, r = 0,45 ; 0,42 ; 0,40 ; 0,38), alors que les corrélations entre la sous-échelle de répétition du BDAE et l’index spatiovisuel du RBANS étaient faibles (r = 0,25). Les corrélations entre la sous-échelle des commandes du BDAE et les index du langage et de la mémoire immédiate du RBANS étaient adéquates (respectivement, r = 0,38 ; 0,37) alors que les corrélations étaient faibles entre la sous-échelle des commandes du BDAE et les index spatiovisuel, de l’attention de et la mémoire retardée (respectivement, r = 0,14 ; 0,24 ; 0,30).

Tucker et coll. (2012) ont conçu des versions modifiées de l’Échelle de l’impact d’un AVC (ÉIACV), du Medical Outcomes Study Short Form-36 (SF-36), du Activity Card Sort (ACS) et de la Reintegration to Normal Living Scale afin d’améliorer l’utilisation des mesures auprès de patients présentant une aphasie. Les auteurs ont examiné la relation entre la performance des patients aux mesures modifiées et la sévérité de l’aphasie tel que mesuré à l’aide du BDAE-3 version courte, à travers un échantillon de 29 personnes vivant dans la communauté, en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC et présentant de l’aphasie. La composante expressive du BDAE a démontré d’excellentes corrélations avec les domaines de la communication, de la participation et de la récupération post-AVC de l’ÉIACV (respectivement, r = 0,72, 0,66, 0,60) et des corrélations adéquates avec le domaine physique de l’ÉIACV (r = 0,46) et les scores de l’ACS total, les scores instrumental et de loisir à faible demande (respectivement, r = 0,55, 0,53, 0,57). La composante de la compréhension auditive du BDAE a démontré des corrélations adéquates avec les domaines de la communication, de la participation et du rétablissement post-AVC de l’ÉIAVC (respectivement, r = 0,57, 0,50, 0,45) et avec le score de l’ACS total et les scores instrumental et de loisir à faible demande (respectivement, r = 0,51, 0,48, 0,47). L’index de compétence de langage du BDAE (ICL) a démontré d’excellentes corrélations avec les domaines de la communication et de la participation de l’ÉIAVC (respectivement, r = 0,67, 0,61) et des corrélations adéquates avec le domaine du rétablissement post-AVC de l’ÉIAVC (r = 0,56) et avec les scores de l’ACS total, de l’instrumental et du loisir à faible demande (respectivement, r = 0,55, 0,53, 0,55). Les corrélations avec les autres domaines de l’ÉIAVC, avec les scores ACS, avec le SF-36 et avec l’échelle de la réintégration à la vie normale n’étaient pas significatives.

Peristeri et Tsapkini (2011) ont examiné les corrélations entre des sous-tests similaires au BDAE-3 version courte (version grecque) et le Test d’aphasie bilingue (TAB) (version grecque) chez 9 patients présentant une aphasie agrammatique, incluant 7 patients ayant des AVC chroniques. Les corrélations entre les tests de séquences automatisées, de compréhension d’écoute (sous-test matériel de complexe idéationnel du BDAE) et de lecture étaient excellentes (respectivement, r = 0,75 ; 0,75 ; 0,88). Les corrélations entre les tests de fluidité, de commandes, de discrimination auditive verbale, de répétition de mots, de répétition de phrases et de désignation n’étaient pas significatives.

Groupes connus :
Tsapkini, Vlahou et Potagas (2009/2010) ont examiné la validité discriminative (groupes connus) du BDAE-SF (version grecque) en comparant la performance d’adultes en santé et vivant dans la communauté à celle de patients présentant une aphasie secondaire à un AVC, en utilisant le Wilcoxon’s rank sum test (W). Les participants ont été appariés selon leur éducation, leur âge et leur genre. Des différences significatives ont été relevées entre des adultes en santé et les individus ayant une aphasie dans les sous-groupes d’individus d’âge moyen (40-59 ans) et ayant un niveau d’éducation moyen et élevé aux sous-tests de compréhension auditive (respectivement, W = 32, p = 0,005 ; W = 20, p = 0,015), d’expression orale (respectivement, W = 32, p = 0,005; W = 20, p = 0,015) et de lecture (respectivement, W = 24, p = 0,003 ; W = 10, p = 0,035 et dans un sous-groupe d’individus plus âgés (60 ans et +) ayant un faible niveau d’éducation aux sous-tests de compréhension auditive (W = 56,5, p = 0,009) et d’expression orale (W = 51, p = 0,005).

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du BDAE chez les clients ayant subi un AVC.

Références

  • Borod, J.C., Goodglass, H., & Kaplan, E. (1980). Normative data on the Boston Diagnostic Aphasia Examination, Parietal Lobe Battery, and the Boston NamingJournal of Clinical Neuropsychology, 3, 209-215.
  • Enderby, P.M., Wood, V.A., Wade, D.T., & Hewer, L.R. (1987). The Frenchay Aphasia Screening Test: A short, simple test for aphasia appropriate for nonspecialists.International Journal of Rehabilitation Medicine, 8, 166-170.
  • Goodglass, H. & Kaplan, E. (1972). The assessment of aphasia and related disorders. Philadelphia, Boston: Lea & Febiger.
  • Larson, E.B., Kirschner, K., Bode, R., Heinemann, A., & Goodman, R. (2003). Construct and predictive validity of the repeatable battery for the assessment of neuropsychological status in the evaluation of stroke patients. Journal of clinical and experimental neuropsychology, 27, 16-32.
  • Peristeri, E., & Tsapkini, K. (2011). A comparison of the BAT and BDAE-SF batteries in determining the linguistic ability in Greek-speaking patients with Broca’s aphasia. Clinical Linguistics & Phonetics, 25 (6-7): 464-479.
  • Radanovic, M. & Scaff, M. (2003). Speech and language disturbances due to subcortical lesions. Brain and language, 84, 337-352.
  • Randolph, C. (1998). The Repeatable Battery for the Assessment of Neuropsychological Status. San Antonio, TX: The Psychological Corporation.
  • Rosselli, M., Ardila, A., Florez, A., & Castro, C. (1990). Normative data on the Boston Diagnostic Aphasia Examination in a Spanish-speaking population. Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, 12, 313-322.
  • Sbordone, R.J., Saul, R.E., & Purisch, A.D. Neuropsychology for Psychologists, Health Care Professionals, and Attorneys. Boca Raton, FL: Taylor and Francis Group. Tucker, F.M., Edwards, D.F., Mathews, L.K., Baum, C.M., & Connor, L.T. (2012). Modifying Health Outcome Measures for People With Aphasia. American Journal of Occupational Therapy, 66, 42-50.
  • Tsapkini, K., Vlahou, C.H., & Potagas, C. (2009/2010). Adaptation and validation of standardized aphasia tests in different languages- Lessons from the Boston Diagnostic Aphasia Examination – Short Form in Greek. Behavioural Neurology, 22, 111-119.
  • Tucker, F.M., Edwards, D.F., Mathews, L.K., Baum, C.M., & Connor, L.T. (2012). Modifying Health Outcome Measures for People With Aphasia. American Journal of Occupational Therapy, 66, 42-50.
  • Wilde, M.C. (2006). The validity of the repeatable battery of neuropsychological status in acute stroke. The clinical neuropsychologist, 20, 702-715.

Voir la mesure

Comment obtenir le BDAE :

Il est possible d’obtenir le BDAE à partir des sites web suivants et moyennant entre 435 et 496$ US.

Table des matières

Frenchay Aphasia Screen Test (FAST)

Évidence révisées en date du 19-08-2008
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche

But

Le Frenchay Aphasia Screening Test (FAST) a été développé pour fournir aux professionnels de la santé travaillant avec des patients ayant peut-être de l’aphasie une méthode simple et rapide pour identifier la présence d’un déficit de langage. Le FAST était destiné pour être utilisé comme un outil de dépistage servant à identifier les patients avec des difficultés de communication qui devraient être référés à un orthophoniste pour une évaluation plus détaillée.

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

Le Frenchay Aphasia Screening Test (FAST) a été développé pour fournir aux professionnels de la santé travaillant avec des patients ayant peut-être de l’aphasie une méthode simple et rapide pour identifier la présence d’un déficit de langage. Le FAST était destiné pour être utilisé comme un outil de dépistage servant à identifier les patients avec des difficultés de communication qui devraient être référés à un orthophoniste pour une évaluation plus détaillée.

Version disponibles

Le FAST a été publié pour la première fois en 1987 par Enderby, Wood, Wade et Hewer. Cette version a quatre sous-échelles (compréhension, expression verbale, lecture, écriture) et est cotée sur un total de 30 points.

Caractéristiques de l’outil

Items :

Le FAST évalue le langage à partir de quatre secteurs principaux : la compréhension, l’expression verbale, la lecture et l’écriture. Les évaluations sont centrées autour d’une seule carte de stimulus recto-verso, représentant une scène d’un côté et des formes géométriques de l’autre, et cinq phrases écrites. Toutes les instructions ou les tâches présentées au répondant sont graduées en longueur et en difficulté.

Les instructions pour l’administration de chaque section du FAST sont les suivantes :

Compréhension (sur 10).

Montrez au patient la carte sur laquelle se trouve une scène de rivière et dites : «Regardez cette image. Écoutez avec attention ce qui est dit et pointez les objets que je vous nomme.»

(a) Scène de rivière

Item de pratique : « Pointez la rivière ». Il ne faut pas coter cet item. Répétez l’item jusqu’à ce que le patient comprenne ce qui est demandé.

  1. « Pointez un bateau »
  2. « Pointez le plus grand arbre »
  3. « Pointez l’homme et pointez le chien »
  4. « Pointez la jambe gauche de l’homme puis pointez le canoë »
  5. « Avant de me pointer un canard près du pont, pointez moi la colline du milieu »

(b) Formes

Item de pratique : «Pointez le cercle». Répétez l’item jusqu’à ce que le patient comprenne ce qui est demandé.

  1. « Pointez le carré »
  2. « Pointez le cône »
  3. « Pointez le rectangle et le carré »
  4. « Pointez le carré, le cône et le demi-cercle »
  5. « Pointez le cône qui ressemble à une pyramide et celui qui ressemble à un segment d’orange »

Expression verbale (sur 10).

(a) Montrez au patient la scène de rivière et dites «Parlez-moi le plus possible de cette image.» Si le patient ne semble pas comprendre, dites : «Nommez tout ce que vous pouvez voir sur l’image.»

(b) Retirer la carte de la vue et informez le patient que vous allez tenter quelque chose d’un peu différent. Demandez au patient de nommer le plus grand nombre d’animaux possible en une minute. Si le patient semble douter, expliquez qu’il peut nommer les noms de tous les types d’animaux, sauvages ou domestiques, pas seulement ceux qui ont été vus sur l’image. Commencez à mesurer le temps avec un chronomètre dès que le patient nomme son premier animal et laissez le patient nommer durant 60 secondes, puis arrêtez la tâche.

Lecture (sur 5).

Vérifiez que le patient porte les bonnes lunettes de vue pour la lecture. Montrez au patient la scène de rivière et la première carte de lecture. Demandez au patient de lire la phrase pour lui-même, pas à haute voix, et faire ce que la phrase lui demande. Procédez de la même manière pour les quatre cartes de lecture restantes.

Écrire (sur 5).

Montrez au patient la scène de lecture et dites : «S’il vous plaît, écrivez le plus possible sur ce qui se passe sur l’image.» Si le patient ne semble pas comprendre, dites «Écrivez tout ce que vous pouvez voir sur l’image». Si la main dominante du patient est affectée, demandez-lui d’essayer de faire le test avec leur main non-dominante. Encouragez le patient si celui-ci arrête la tâche prématurément. Accordez un maximum de cinq minutes pour compléter cette section.

Cotation :

Les points sont donnés en se basant sur l’exactitude et sur l’intégralité des réponses. Les scores de chaque section du test sont additionnés pour obtenir un score total.

Comment coter la section concernant la compréhension :

Donnez un point pour chaque item effectué correctement. Si les instructions nécessitent d’être répétées, cotez comme une erreur. Les autocorrections spontanées peuvent être cotées comme correctes. Cette section est cotée sur un total de dix points.

Comment coter la section concernant l’expression verbale :

Partie (a) :

  1. Incapable de nommer les objets de manière intelligible.
  2. Nomme 1 – 2 objets
  3. Nomme 3 – 4 objets
  4. Nomme 5 – 7 objets
  5. Nomme 8 ou 9 objets ou utilise des groupes de mots ou des phrases, mais la performance est anormale (ex. hésitations, commentaires inappropriés, etc.)
  6. Normal – Utilise des groupes de mots ou des phrases, nomme 10 items

Partie (b)

  1. Aucun nommé
  2. Nomme 1 – 2
  3. Nomme 3 – 5
  4. Nomme 6 – 9
  5. Nomme 10 – 14
  6. Nomme 15 ou plus

Comment coter la section concernant la lecture :

Donnez un point pour chaque item complété correctement, pour un score total sur cinq points.

Comment coter la section concernant l’écriture :

La section d’écriture est cotée sur un total de cinq points.

  1. Capable d’essayer de faire la tâche mais n’écrit pas de mots intelligibles ou appropriés.
  2. Écrit un ou deux mots appropriés.
  3. Écrit les noms de trois objets ou un groupe de mots incluant deux ou trois objets.
  4. Écrit les noms de quatre objets (orthographiés correctement), ou deux ou trois groupes de mots incluant les noms de quatre items.
  5. Utilise des groupes de mots et des phrases incluant les noms de cinq items, mais la performance n’est pas considérée comme normale (ex. Les phrases n’intègrent pas les gens et les actions).
  6. Performance clairement normale (ex. les phrases intègre les gens et les actions).

Interprétation du score total :

La présence d’aphasie est indiquée si le patient obtient un score sous les seuils suivants :

Âge Score brut
Jusqu’à 60 ans 27
61 ans et plus 25

Une relation significativement inversée entre l’âge et le score total du FAST a été notée (O’Neill, Cheadle, Wyatt, McGuffog et Fullerton, 1990). Bien que les seuils stratifiés et les données normatives soient disponibles pour les versions complète et abrégée du FAST pour trois groupes d’âge ; = 60 ans, 61-70 ans et = 71 ans, cette observation est basée sur l’évaluation d’un petit échantillon (n = 123) d’individus normaux âgés de 21 à 81 ans. Comme la représentation des personnes très âgées dans l’échantillon normatif était limitée, il est recommandé d’interpréter avec prudence les résultats du test et d’abaisser le seuil signifiant la présence de difficultés linguistiques dans ce groupe afin d’éviter une classification incorrecte des patients très âgés (O’Neill et al., 1990).

Temps d’administration requis :

Le FAST prend de 3 à 10 minutes à être compléter (Enderby et al., 1987).

Sous-échelles :

Il y a quatre sous-échelles dans le FAST : ces sous-échelle évaluent la compréhension, l’expression verbale, la lecture et l’écriture.

Équipement : Le FAST nécessite les items suivants :

  • Carte de stimulus recto-verso avec les cartes de lectures qui lui sont associées.
  • Papier et crayon.
  • Chronomètre ou montre qui possède une aiguille pour les secondes.

Formation nécessaire :

Le FAST est adéquat pour être utilisé par les médecins généralistes, le personnel clinique et le personnel non-spécialisé (Enderby et al., 1987).

Versions alternatives du FAST

Version courte du FAST (Enderby, Wood, Wade, Langton Hewer, 1987). Pour réduire le temps d’administration, seules les sections évaluant la compréhension et l’expression peuvent être utilisées, pour un score combiné total sur 20. Un score de 13 ou moins sur 20 indique la présence d’aphasie. La sensibilité de classification de cette version courte du FAST a été relevé comme étant similaire à celle de l’outil d’évaluation complet

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les patients ayant subi un AVC

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • La spécificité du FAST semble être affectée négativement par la présence de déficits du champ visuel, de négligence visuelle ou d’inattention, d’analphabétisme, de surdité, de faible concentration ou encore de confusion. Par conséquent, cette outil devrait être utilisé avec prudence chez les patients présentant ces problèmes (Enderby, 1987; Al-Khawaja, Wade, & Collin, 1996; Gibson, MacLennan, Gray, & Pentland, 1991).

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

À notre connaissance, le FAST est seulement disponible en anglais.

Sommaire

Que mesure l’outil ? La présence d’un déficit de langage.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Les patients qui pourraient avoir de l’aphasie.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation? Dépistage.
Temps d’administration requis ? Le FAST prend approximativement entre trois et dix minutes à administrer.
Versions FAST original (cette version a quatre sous-échelles : compréhension, expression verbale, lecture et écriture) est coté sur un total de 20 points ; Version courte du FAST (seules les sections concernant la compréhension et l’expression sont administrées).
Autres langues ? Aucune.
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du FAST.

Test-retest :
Deux études ont examiné la fidélité test-retest du FAST. Une étude a relevé une excellente fidélité test-retest en utilisant les coefficients kappa et une étude a relevé une haute fidélité test-test en utilisant le coefficient de concordance (W) de Kendall.

Intra-juge :
Aucune étude n’a évalué la fidélité intra-juge du FAST.

Inter-juges :
Une étude a examiné la fidélité inter-juges du FAST et a relevé une haute fidélité inter-juges, mesurée par le coefficient de concordance (W) de Kendall.

Validité Critère :
Concourante :
Excellente corrélation entre le FAST et le Functional Communication Profile.

Construit :
Corrélation adéquate entre le FAST et l’Indice de Barthel.

Convergente/Discriminante :
Excellentes corrélation entre les scores de compréhension du FAST et les capacités réceptives du Sheffield Screening Test for Acquired Language Disorders (SST) ; entre les scores d’expression du FAST et les capacités expressives du SST ; entre le score total du FAST et celui du SST, et également avec le score total du Short Orientation, Memory and Concentration test (SOMC). Excellentes corrélations entre le FAST et les scores totaux du Functional Communication Profile et du shortened Minnesota Test for Differential Diagnosis of Aphasia, et excellentes corrélations entre le FAST avec les sous-tests du Minnesota Test for Differential Diagnosis of Aphasia.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a examiné les effets de plafond du FAST.
Sensibilité/ spécificité Une étude a comparé le FAST avec l’évaluation par un orthophoniste (étalon de mesure) et a relevé une sensibilité globale de 87 % et une spécificité de 80 %.

Une étude a comparé les sous-échelles évaluant la compréhension et l’expression du FAST à l’évaluation par un clinicien d’expérience et a relevé une sensibilité de 96%-100% et une spécificité de 61%-79%.

Est-ce que l’outil est sensible au changement ? Même si le FAST est conçu pour être un outil de dépistage, une étude a relevé que le FAST démontrait un changement significatif dans la direction prévue.
Acceptabilité La spécificité du FAST semble être affectée négativement par la présence de déficits du champ visuel, de négligence visuelle ou d’inattention, d’analphabétisme, de surdité, de faible concentration ou encore de confusion. Par conséquent, cette outil devrait être utilisé avec prudence chez les patients présentant ces problèmes. Il a été recommandé que pour l’évaluation des personnes très âgées, les scores devraient être interprétés avec prudence. De plus, le score seuil signifiant les difficultés de langage devrait être baissé pour éviter les classifications incorrectes avec cette clientèle.
Faisabilité L’administration du FAST est simple et rapide et peut être faite par des médecins généralistes, le personnel médical junior et d’autres non-spécialistes. Il ne requière pas de formation formelle. Les cartes de stimulus et de lecture peuvent être achetées en ligne. Le FAST est simple à coter et les limites stratifiées ainsi que les données normatives sont disponibles.
Comment obtenir l’outil ? Les cartes de stimuli et de lecture sont disponibles sur Wiley au lien suivant: http://ca.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-1861564422.html

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques du FAST.

Fidélité

Test-retest :
Philip, Lowles, Armstrong et Whitehead (2002) ont administré le FAST à 50 patients âgés, avec reprise de l’administration une ou deux semaines plus tard par une infirmière. En utilisant les coefficients kappa, la fidélité test-retest du FAST s’est avérée excellente (kappa = 1,00). Une valeur kappa de 1,0 représente un accord parfait entre les deux temps d’administration.

Enderby, Wood, Wade, et Langton Hewer (1987) ont examiné la fidélité test-retest du FAST et ont relevé un haut coefficient de concordance de Kendall (W) (W = 0,97).

Inter-juges :
Enderby, Wood, Wade et Langton Hewer (1987) ont examiné la fidélité inter-juges du FAST et ont relevé un haut coefficient de concordance de Kendall (W) (W = 0,97).

Sweeney, Sheahan, Rice, Malone, Walsh et Coakley (1993) ont examiné la fidélité inter-juges du FAST et ont relevé un accord de 93% entre les évaluateurs.

Validité

Critère :

Concourante :
Enderby, Wood, Wade et Langton Hewer (1987) ont examiné la validité concourante du FAST avec le Functional Communication Profile avec des patients, 15 jours post-AVC, et des patients avec de l’aphasie chronique. D’excellentes corrélations ont été relevées entre les deux mesures pour les deux groupes (respectivement, r = 0,87 et r = 0,96).

Construit :

Al-Khawaja, Wade et Collin (1995) ont administré le FAST à 50 patients chez qui de l’aphasie était suspectée. Le FAST avait une corrélation adéquate avec l’Indice de Barthel (r = 0,59). Les auteurs déclarent que ces résultats confirment l’hypothèse selon laquelle les troubles du langage sont associés à la sévérité des incapacités (c’est-à-dire que les patients qui étaient incontinents, incapables de marcher/faire des transferts et qui nécessitaient de l’aide pour les soins personnels démontraient des troubles plus significatifs du langage et du discours lors du dépistage).

Convergente :
Al-Khawaja, Wade et Collin (1995) ont examiné la relation entre le FAST et le Sheffield Screening Test for Acquired Language Disorders (SST – Syder, Body, Parker, & Boddy, 1993). À l’instar du FAST, le SST est un outil de mesure qui a été développé pour détecter la présence de troubles du langage chez les adultes. Les scores de compréhension du FAST ont démontré une excellente corrélation avec les capacités réceptives du SST (r = 0,74) et les scores d’expression du FAST ont démontré une excellente corrélation avec les capacités d’expression du SST (r = 0,92). Les scores totaux de ces deux tests corrélaient aussi de manière excellente (r = 0.89). Dans cette étude, le FAST était également comparé au Short Orientation, Memory and Concentration test (SOMC – Katzman, Brown, Fuld, Peck, Schechter et Schimmel, 1983). Une excellente corrélation entre le score total du FAST et le score total du SOMC a été notée (r = 0,86) ainsi qu’une excellente corrélation entre les scores totaux au SST et au SOMC (r = 0,91).

Enderby et Crow (1996) ont examiné les corrélations entre le FAST, le Functional Communication Profile et le shortened Minnesota Test for Differential Diagnosis of Aphasia et ont relevé d’excellentes corrélations entre le FAST et les deux autres outils de mesure (respectivement, r = 0,73 et r = 0,91). Les corrélations entre le FAST et les sous-tests du Minnesota Test for Differential Diagnosis of Aphasia allaient de 0,70 à 0.82 and et étaient considérées comme excellentes.

Sensibilité/spécificité

Al-Khawaja et al. (1995) ont comparé la présence (ou l’absence) d’aphasie, telle que confirmée par des orthophoniste (étalon de mesure), avec les résultats du FAST et ont relevé que le FAST avait une sensibilité globale de 87% et une spécificité générale de 80% en utilisant des scores seuils stratifiés selon l’âge.

O’Neill, Cheadle, Wyatt, McGuffog et Fullerton (1990) ont comparé les sous-échelles évaluant la compréhension et l’expression du FAST avec l’examen clinique d’un clinicien expert. En utilisant un score seuil de < 25 sur 30 pour identifier la présence d’aphasie, à un jour post-AVC, une sensibilité de 96% et une spécificité de 61% ont été relevées. À une semaine post-AVC, une sensibilité de 100% et une spécificité de 79% ont été observées. Cependant, dans cette étude, une spécificité plus basse était associée avec le FAST plutôt qu’avec l’examen clinique, ce qui suggère que l’administration du FAST ne donne pas d’avantage réel par rapport à une évaluation attentive par un clinicien expérimenté.

Sensibilité au changement

Même si le FAST est conçu pour être une mesure de dépistage, la première étude publiée sur le FAST a examiné l’administration répétée du test après un certain temps et a noté que le FAST démontrait un changement significatif dans la direction prévue (Enderby, 1987). Cependant, la sensibilité au changement du FAST n’a pas été évaluée avec plus de détails.

Références

  • Enderby, P. M., Wood, V. A., Wade, D. T., Langton Hewer, R. (1987). The Frenchay Aphasia Screening Test: A short, simple test for aphasia appropriate for nonspecialists. International Journal of Rehabilitation Medicine, 8, 166-170.
  • Enderby, P., Crow, E. (1996). Frenchay Aphasia Screening Test: Validity and comparability. Disability and Rehabilitation, 18, 238-240.
  • Gibson ,L., MacLennan, W. J., Gray, C., Pentland, B. (1991). Evaluation of a comprehensive assessment battery for stroke patients. International Journal of Rehabilitation Research, 14, 93-100.
  • Katzman, R., Brown, T., Fuld, P., Peck, A., Schechter, R., Schimmel, H. (1983). Validation of a short Orientation-Memory-Concentration test of cognitive impairment. Am J Psychiatry, 140, 734-739.
  • O’Neill, P. A., Cheadle, B., Wyatt, R., McGuffog, J., Fullerton, K. J. (1990). The value of the Frenchay Aphasia Screening Test in screening for dysphasia: Better than the clinician? Clinical Rehabilitation, 4, 123-128.
  • Philp, I., Lowles, R. V., Armstrong, G. K., Whitehead, C. (2002). Repeatability of standardized tests of functional impairment and well-being in older people in a rehabilitation setting. Disability and Rehabilitation, 24, 243-249.
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  • Sweeney, T., Sheahan, N., Rice, I., Malone, J., Walsh, J. B., Coakley, D. (1993). Communication disorders in a hospital elderly population. Clinical Rehabilitation, 7, 113-117.
  • Syder, D., Body, R., Parker, M., Boddy, M. (1993). Sheffield screening test for acquired language disorders. Manual: Nfer-Nelson.

Voir la mesure

Comment obtenir le FAST

Le manuel, les cartes de stimuli et les cartes de lecture du FAST peuvent être achetés en accédant au site web de Stass publications.

Table des matières

Stroke Impact Scale (SIS)

Évidence révisées en date du 29-06-2018
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Katherine Salter, BA ; Annabel McDermott
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

La Stroke Impact Scale (SIS) est une mesure de l’état de santé, spécifique aux AVC et auto-administrée. Elle a été conçue pour évaluer les répercussions multidimensionnelles d’un AVC sur la force, la fonction de la main, les Activités de la vie quotidienne / les Activités de la vie domestique (AVQ/AVD), la mobilité, la communication, les émotions, la mémoire et les pensées et la participation. La SIS peut être utilisée dans les milieux cliniques et de recherche.

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de la mesure

La Stroke Impact Scale (SIS) est une mesure de l’état de santé, spécifique aux AVC et auto-administrée. Elle a été conçue pour évaluer les répercussions multidimensionnelles d’un AVC sur la force, la fonction de la main, les Activités de la vie quotidienne / les Activités de la vie domestique (AVQ/AVD), la mobilité, la communication, les émotions, la mémoire et les pensées et la participation. La SIS peut être utilisée dans les milieux cliniques et de recherche.

Versions disponibles

La Stroke Impact Scale a été développée au Landon Center on Aging de l’University of Kansas Medical Center. L’échelle a initialement été publiée en tant que version 2.0 par Duncan, Wallace, Lai, Johnson, Embretson et Laster en 1999. La version 2.0 de la SIS est composée de 64 items dans 8 domaines (la force, la fonction de la main, Activités de la vie quotidienne / Activités de la vie domestique (AVQ, AVD), la mobilité, la communication, les émotions, la mémoire et pensées, la participation). Sur la base des résultats d’un processus d’analyse de Rasch, 5 items ont été retirés de la version 2.0 pour créer la version 3.0 actuelle (Duncan, Bode, Lai & Perera, 2003b).

Caractéristiques de la mesure

Items :

La version 3.0 de la SIS est composée de 59 items et évalue 8 domaines :

  • Force – 4 items
  • Fonction de la main – 5 items
  • AVQ/AVD – 10 items
  • Mobilité – 9 items
  • Communication – 7 items
  • Émotions – 9 items
  • Mémoire et pensées – 7 items
  • participation/Fonction de rôle – 8 items

Une question supplémentaire sur la récupération après un AVC demande que le client évalue sur une échelle de 0 à 100 dans quelle mesure il sent qu’il a récupéré de son AVC.

Pour voir les items de la SIS (en anglais), veuillez cliquer ici.

Instructions de l’administration des items :

Avant d’administrer la SIS, l’énoncé du but doit être lu tel qu’écrit ci-dessus. Il est important de dire au répondant que l’information repose sur son point de vue.

Énoncé du but :
« Le but de ce questionnaire est d’évaluer comment l’AVC a eu un impact sur votre santé et votre vie. Nous voulons savoir, à partie de votre point de vue, comment votre AVC vous a affecté. Nous allons vous poser des questions sur vos déficiences et incapacités causées par votre AVC, ainsi que comment votre AVC a affecté votre qualité de vie. Finalement, nous allons vous demander d’évaluer combien vous croyez avoir récupéré de votre AVC ».

Des feuilles de réponses en gros caractères doivent être fournies avec l’instrument pour que le répondant puisse voir, ainsi qu’entendre, les choix de réponses pour chaque question. Le répondant peut répondre avec le nombre ou le texte associé avec le nombre (ex. « 5 » ou « Aucune difficulté ») pour une question individuelle. Si le répondant utilise le nombre, il est important pour l’interviewer de vérifier la réponse en précisant la réponse textuelle correspondante. L’interviewer doit présenter la feuille appropriée pour cet ensemble particulier de questions et après chaque question, il doit lire les cinq choix.

Les questions sont énumérées par section, ou domaine, avec une description générale du type de questions qui vont suivre (ex. « Ces questions portent sur les problèmes physiques qui ont pu se produire à la suite de votre AVC »). Chaque groupe de questions est ensuite donné avec un énoncé avec une référence à une période de temps spécifique (ex. « Dans la dernière semaine, comment évaluez-vous la force de votre.. »). L’énoncé doit être répété avant chaque question individuelle. Dans la mesure, la période de temps change d’une semaine, à deux semaines, à quatre semaines. Il est donc important de mettre l’accent sur le changement dans la période de temps qui est évaluée pour le groupe spécifique de questions.

Cotation :

La SIS est un questionnaire auto-administré basé sur le patient. Chaque item est évalué en utilisant une échelle de Likert à 5 points. Le patient évalue sa difficulté à réaliser chaque item, où :

  • 1 = une incapacité pour compléter l’item ;
  • 5 = aucune difficulté.

Note : Les scores de trois items du domaine Émotion (3f, 3h, 3i) doivent être inversés avant de calculer le score du domaine Émotion (c’est-à-dire 1 » 5, 2 » 4, 3 = 3, 4 » 2, 5 » 1). La base de données de cotation de la SIS (voir lien ci-dessous) prend en compte ce changement de direction lors de la cotation. Lors d’une cotation manuelle, utilisez l’équation suivante pour calculer le score de l’item pour 3f, 3h et 3i : Score d’item = 6 – note obtenu par l’individu.

Le dernier domaine à un seul item, Récupération, évalue la perception qu’a l’individu de son rétablissement suite à un AVC, et est mesuré sous la forme d’une échelle visuelle analogue de 0 à 100, où:

  • 0 = aucun rétablissement ;
  • 100 = rétablissement complet.

Les scores des domaines vont de 0 à 100 et sont calculés en utilisant l’équation suivante :

  • Score des domaines = [(Score moyen de l’item – 1) / 5-1 ] x 100

Les scores sont interprétés en générant un score sommatif pour chaque domaine en utilisant un algorithme équivalent à celui utilisé dans la SF-36 (Ware et Sherbourne, 1992).

Voir http://www.kumc.edu/school-of-medicine/preventive-medicine-and-public-health/research-and-community-engagement/stroke-impact-scale/instructions.html pour télécharger la base de données de cotation.

Durée :

Il faut environ 15 à 20 minutes pour administrer la SIS (Finch, Brooks, Stratford, & Mayo, 2002).

Sous-échelles :

La SIS 3.0 est composée de 8 sous-échelles ou «Domaines»:

  1. Force
  2. Fonction de main
  3. AVQ/AVD
  4. Mobilité
  5. Communication
  6. Émotion
  7. Mémoire et pensée
  8. participation

Un dernier domaine à un seul item mesure le rétablissement perçu depuis la survenue de l’AVC.

Équipements :

Seulement l’échelle et un crayon sont nécessaires.

Formation:

La SIS 3.0 ne nécessite aucune formation officielle pour son administration (Mulder & Nijland, 2016). Les instructions pour l’administration de la SIS 3.0 sont disponibles en ligne sur la page d’information SIS (SIS information page) du University of Kansas Medical Center.

Versions alternatives de la SIS

SIS-16 (Duncan et al., 2003a):
Duncan et al. (2003) ont développé la SIS-16 pour remédier au manque de sensibilité au niveau du fonctionnement physique dans les mesures fonctionnelles des répercussions d’un AVC. L’analyse factorielle de la SIS 2.0 a révélé que les quatre domaines physiques (Force, Fonction de la main, AVQ/AVD, Mobilité) sont fortement corrélés et peuvent être additionnés pour créer un score de dimension physique unique (Duncan et al., 1999; Mulder & Nijland 2016). En conséquence, la SIS-16 se compose de 16 éléments du SIS 2.0:

  1. ADL/IADL – 7 items
  2. Mobilité – 8 items
  3. Fonction de la main – 1 item.

Tous les autres domaines devraient rester séparés (Duncan et al., 1999).

SF-SIS (Jenkinson et al., 2013):
Jenkinson et al. (2013) ont développé une version abrégée et modifiée de la SIS (SF-SIS). Cette version a été composée de huit items en sélectionnant le seul item de chaque domaine qui correspondait le mieux au score total du domaine. Pour ce faire, trois méthodes ont été utilisées : une recherche pilote initiale ; une analyse de validation ; et un groupe de discussion. Le choix final des questions pour constituer la SF-SIS comprenait les items qui ont été choisis par deux des méthodes utilisées ou plus. La SF-SIS a été évaluée quant à sa validité apparente et son acceptabilité au sein d’un groupe de discussion composé de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC et du personnel multidisciplinaire spécialisé dans les soins de l’AVC. La SF-SIS a également été évaluée quant à sa validité de contenu, sa validité convergente et discriminante (MacIsaac et al., 2016).

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisé avec :

  • La SIS ne peut être administrée qu’aux patients ayant subi un AVC.
  • La SIS 3.0 et le SIS-16 peuvent être complétées par téléphone, par courrier, par un proche aidant et par administration par courrier électronique (Duncan et al., 2002a ; Duncan et al. ; 2002b, Kwon et al., 2006). Des études ont relevé un biais potentiel pour les domaines physiques lors du recours à un proche aidant pour l’administration de l’échelle (Mulder & Nijland, 2016). Il est recommandé de soupeser cet éventuel biais et les difficultés inhérentes au recours à un proche aidant comparativement aux avantages économiques d’une enquête par la poste lorsque l’on considère diverses méthodes d’administration.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • La version 2.0 de la SIS doit être utilisée avec précaution chez les personnes ayant une déficience légère car les éléments des domaines Communication, Mémoire et Émotion sont considérés comme faciles et ne tiennent compte que des limitations chez les individus les plus atteints (Duncan et al., 2003).
  • Les répondants doivent être capables de suivre une commande en trois étapes (Sullivan, 2014).
  • Le temps requis pour administrer la SIS est une limitation pour les personnes ayant des difficultés de concentration ou d’attention, ou des problèmes de fatigue suite à un AVC (MacIsaac et coll., 2016).

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

La SIS a été initialement développée en anglais.

Des adaptations culturelles, des traductions et des tests psychométriques ont également été réalisés dans les langues suivantes :

  • Brésilien (Carod-Artal et al., 2008)
  • Français (Cael et al., 2015)
  • Allemand (Geyh, Cieza & Stucki, 2009)
  • Italien (Vellone et al., 2010; Vellone et al., 2015)
  • Japonais (Ochi et al., 2017)
  • Coréen (Choi et al., 2017; Lee & Song, 2015)
  • Nigérian (Hausa) (Hamza et al., 2012; Hamza et al., 2014)
  • Portugais (Goncalves et al., 2012; Brandao et al., 2018)
  • Ougandais (Kamwesiga et al., 2016)
  • Royaume-Uni (Jenkinson et al., 2013)

L’institut de recherche MAPI MAPI Research Institute a traduit la SIS et/ou la SIS-16 en plusieurs langues : afrikaans, arabe, bulgare, cantonais, tchèque, danois, néerlandais, farsi, finnois, français, allemand, grec, hébreu, hongrois, islandais, italien, japonais, coréen, malais, mandarin, norvégien, portugais, russe, slovaque, espagnol, suédois, tagalog, thaï et turc. Les traductions peuvent ne pas être validées.

Sommaire

Que mesure l’outil ? Les répercussions multidimensionnelles d’un AVC sur la force, la fonction de la main, les Activités de la vie quotidienne/les Activités de la vie domestique (AVQ/AVD), la mobilité, la communication, les émotions, la mémoire/pensée et la participation.
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé ? Les patients ayant subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration De 15 à 20 minutes sont nécessaires pour administrer la SIS.
Versions SIS 2.0, SIS 3.0, SIS-16, SF-SIS.
Langues La SIS a été traduite dans plusieurs langues. Veuillez cliquer ici pour voir une liste des traductions.
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
SIS 2.0 :
Deux études ont relevé une excellente cohérence interne ; une étude a relevé une excellente cohérence interne pour 5 des 8 domaines et une cohérence interne adéquate pour 3 des 8 domaines.

SIS 3.0 :
Deux études ont relevé une excellente cohérence interne ; une étude a relevé une excellente cohérence interne pour 6 des 8 domaines et une cohérence interne adéquate pour 2 des 8 domaines.

SIS-16 :
Une étude a relevé une bonne propagation de la difficulté des items.

SF-SIS :
Une étude a relevé une excellente cohérence interne.

Test-retest :
SIS 2.0 : Une étude a relevé une fidélité test-retest allant d’adéquate à excellente dans tous les domaines, à l’exception du domaine Émotion.

Validité Critère :
Concourante :
SIS 2.0 :
Excellentes corrélations avec l’Indice de Barthel, la FMA, la Lawton Instrumental Activities of Daily Living (IADL) Scale, la Duke Mobility Scale et l’Échelle de dépression gériatrique ; corrélations allant d’adéquates à excellentes avec la MIF ; corrélations adéquates avec le NIHSS et le MMSE ; et des corrélations allant de faibles à excellentes avec la SF-36.

SIS 3.0 :
Excellente corrélation entre le domaine Fonction de la main et la sous-échelle Qualité de mouvement du Motor Activity Log ; excellente corrélation entre le domaine AVQ/AVD et la MIF, l’Indice de Barthel, et la Lawton IADL Scale ; excellente corrélation entre le domaine Force et le Motricity Index ; excellente corrélation entre le domaine Mobilité et l’Indice de Barthel ; corrélation allant d’adéquate à excellente entre le domaine AVQ/AVD et NEADL ; corrélation adéquate entre le domaine participation et la sous-échelle Fonctionnement social de la SF-36 et la Lawton IADL Scale ; corrélation adéquate entre le domaine Mémoire et le MMSE ; corrélations allant de faibles à adéquates entre les autres domaines de la SIS et la MIF, le NEADL, la FMA, les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log et le FAI.

SIS-16 :
Excellente corrélation avec l’Indice de Barthel ; corrélations allant d’adéquates à excellentes avec le score total et le score aux sous-échelles de la STREAM ; corrélation adéquate avec la sous-échelle Fonctionnement physique de la SF-36.

Prédictive :
SIS 2.0 :
Les domaines de la Fonction physique, Émotion et participation se sont avérés des prédicteurs statistiquement significatifs de l’auto évaluation du rétablissement par le patient ; le score total de la SIS s’est avéré être un faible prédicteur du nombre de pas moyens par jour.

SIS 3.0 :
Les scores avant le traitement sur la SIS ont été comparés aux résultats obtenus après 3 semaines de rééducation du membre supérieur ; les domaines Fonction de la main et AVQ/AVD ont démontré des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec la MIF, la FMA, les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log, le FAI, le NEADL ; les autres domaines de la SIS ont démontré des corrélations allant de faibles à adéquates avec les résultats obtenus après les 3 semaines de rééducation.

SIS-16 :
– Les scores lors de l’admission démontrent une excellente corrélation avec la durée réelle du temps de séjour et une corrélation adéquate avec la durée prévue du séjour ; une corrélation significative a été notée avec la destination au moment du congé (domicile / réadaptation).
– La combinaison des résultats précoces de la sous-échelle Qualité de mouvement du Motor Activity Log et de la SIS démontre une grande précision dans la prédiction de la qualité de vie finale chez les patients ayant subi un AVC.

Construit :
Convergente/Discriminante :
SIS 2.0 :
Les domaines présentent des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec les sous-échelles du WHOQOL-BREF correspondantes et la Zung’s Self-Rating Depression Scale ; de faibles corrélations entre le domaine Communication de la SIS et le WHOQOL-BREF ainsi que la Zung’s Self-Rating Depression Scale : et une faible corrélation entre les domaines physiques de la SIS et le score Environnement du WHOQOL.

SIS 3.0 :
Excellente corrélation avec le SF-SIS, l’EQ-5D, le mRS, l’IB, le NIHSS, l’EQ-5D ; des corrélations allant de modérées à excellentes avec le EQ-VAS ; et une corrélation modérée avec la SIS-VAS.

Enquête téléphonique SIS 3.0 :
Des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec la MIF et la SF-36V.

SIS-16 :
Des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec le domaine physique du WHOQOL-BREF ; de faibles corrélations avec le domaine Relations sociale du WHOQOL.

SF-SIS :
Excellentes corrélations avec l’EQ-5D, le mRS, l’IB, le NIHSS, l’EQ-5D ; des corrélations allant de modérées à excellentes avec le EQ-VAS ; et une corrélation modérée avec la SIS-VAS.

Groupes connus :
SIS 2.0 :
La plupart des domaines peuvent différencier les patients ayant différents degrés de sévérité de l’AVC.

SIS 3.0 :
Les domaines physiques de la SIS et le domaine AVQ/AVD ont démontré une discrimination et une distribution des scores pour différents degrés de sévérité de l’AVC.

SIS-16 :
Peut discriminer entre les patients de divers degrés de sévérité de l’AVC.

Effets plancher/plafond Trois études ont examiné les effets plancher / plafond de la SIS.

SIS 2.0 :
Deux études ont signalé un potentiel effet de plancher dans le domaine Fonction de la main chez les patients ayant une sévérité d’AVC modérée, et un potentiel effet de plafond dans les domaines Communication, Mémoire et Émotion.

SIS 3.0 :
Une a relevé des effets de plancher et de plafond minimaux pour le domaine participation ; une étude a relevé des effets de plafond pour les domaines Fonction de la main, Mémoire et pensée, Communication, Mobilité et pour le domaines AVQ/AVD, au fil du temps.

SIS-16 :
Une étude n’a signalé aucun effet de plancher et des effets minimes de plafonnement.

Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? Cinq études ont examiné la sensibilité au changement de la SIS.

SIS 2.0 :
Une étude a relevé un changement significatif du rétablissement des patients dans la direction attendue entre les évaluations à 1 et 3 mois et à 1 et 6 mois après l’AVC, cependant la sensibilité au changement a été affectée par la sévérité de l’AVC et le temps d’évaluation post-AVC.

SIS 3.0 :
– Une étude a déterminé les scores de changement pour une différence cliniquement importante (DCI) dans quatre domaines de la SIS : Force, AVQ/AVDL, Mobilité, Fonction de la main. Le DCI a été respectivement fixée à 24,0, 17,3, 15,1 et 25,9 ; la DCI minimale a été respectivement fixée à 9,2, 5,9, 4,5 et 17,8.
– Une étude a indiqué la sensibilité moyenne au changement pour le domaine Fonction de la main, le rétablissement après un AVC et le score total de la SIS ; les autres domaines ont démontré une faible sensibilité au changement.
– Une étude a démontré que la participation et le rétablissement après un AVC étaient les domaines les plus sensibles au changement au cours de la première année suivant un AVC ; les domaines Force et Fonction de la main ont également démontré des changements positifs / négatifs importants sur le plan clinique.

SIS-16 :
Une étude a relevé que les scores de changement de 23,1 indiquaient une amélioration statistiquement significative de l’admission au moment du congé, et que la sensibilité au changement était importante.

Acceptabilité – La SIS 3.0 et la SIS-16 sont disponibles en version administrée par un proche aidant. Le développement de l’échelle centré sur le patient peut améliorer sa pertinence pour les patients et l’évaluation à plusieurs niveaux peut réduire le fardeau du patient.
– Le temps nécessaire pour administrer la SIS a été identifié comme une limitation.
– Le SIS 2.0 doit être utilisé avec prudence auprès d’individus avec un déficit léger car certains domaines n’identifient les limitations que pour les personnes les plus atteintes.
Faisabilité – La SIS est une échelle auto-administrée centrée sur le patient qui nécessite de 15 à 20 minutes pour être administrée.
– La SIS peut être administrée en personne ou par un proche aidant, par courrier ou par téléphone.
– La SIS n’exige aucune formation officielle.
– Les instructions pour l’administration de la SIS 3.0 sont disponibles en ligne.
Comment obtenir l’outil ?

Veuillez cliquer ici pour voir un exemplaire en anglais de la SIS.

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques de la SIS. Dix-sept études ont été incluses. Les études incluses dans cette revue sont spécifiques aux versions anglaises originales des versions SIS 2.0, SIS 3.0 et SIS-16.

Effets plancher/plafond

Duncan et al. (1999) ont constaté que la version 2.0 de la SIS a démontré de potentiels effets de plancher dans le domaine Fonction de la main (40,2%), dans un groupe de patients ayant subi un AVC modéré, et la possibilité d’un effet de plafond dans le domaine Communication dans un groupe de patients ayant subi un AVC léger (35,4%) et modéré (25,7%). Le plus grand pourcentage d’effets de plancher pour la SIS a été identifié au domaine Communication (35%) comparativement à un taux plafond de 64,6% pour l’Indice de Barthel (Mahoney & Barthel, 1965).

Duncan et al. (2003b) ont effectué une analyse de Rasch qui a confirmé les deux effets observés dans Duncan et al. (1999) – un effet plancher pour le domaine Fonction de la main et un effet plafond pour le domaine Communication de la SIS. Un effet plafond dans les domaines Mémoire et Émotion a également été relevé.

Lai et al. (2003) ont examiné les effets de plancher / plafond de la SIS-16 et du domaine Participation auprès d’un échantillon de 278 patients, trois mois après un AVC. Les auteurs ont relevé des effets de plancher / plafond respectivement de 0% et 4% pour la SIS-16, et respectivement de 1% et 5% pour le domaine Participation.

Richardson et al. (2016) ont examiné les effets de plancher / plafond de la SIS 3.0 auprès d’un échantillon de 164 patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Les mesures ont été prises à trois moments : lors de l’admission dans l’étude et à 6 et à 12 mois lors de suivis (respectivement, n = 164, 108 et 37). De faibles effets de plafond (> 20%) ont été observés pour le domaine Fonction de la main au départ de l’étude, à 6 mois et à 12 mois (respectivement, 25,0%, 36,4%, 37,8%) ; le domaine Mémoire et pensée à 6 mois et à 12 mois (respectivement, 22,2%, 21,6%) ; le domaine Communication à 6 mois et à 12 mois (respectivement, 30,6%, 27%) ; le domaine Mobilité à 6 mois (20,4%) ; et le domaine AVQ/AVD à 12 mois (21,6%). Aucun effet de plancher significatif n’a été relevé à aucun des temps de mesure.

Fidélité

Cohérence interne :
Duncan et al. (1999) ont examiné la cohérence interne de la version 2.0 de la SIS et ont relevé d’excellents coefficients alpha de Cronbach allant de 0,83 à 0,90 pour chacun des 8 domaines.

Duncan et al. (2003b) ont examiné la fidélité de la version 2.0 de la SIS en effectuant une analyse de Rasch. La fidélité de la séparation des items est le rapport entre la variance « vraie » (observée moins l’erreur) et la variation obtenue. Plus l’erreur est petite, plus le ratio sera élevé. Il varie de 0,00 à 1,00 et est interprété de la même façon que l’alpha de Cronbach. La fidélité de la séparation des items a varié de 0,93 à 1,00. Un indice de séparation > 2,00 équivaut à un alpha de Cronbach de 0,80 ou plus (excellent). Dans cette étude, 5 des 8 domaines ont obtenu un indice de séparation qui a excédé 2,00 (en plus du domaine physique composé). Les valeurs pour les domaines Émotion et Communication ont été situées dans la plage adéquate en raison de l’effet plafond dans ces domaines, et les valeurs pour la Fonction de la main ont été situées seulement comme adéquates en raison de l’effet plancher dans ce domaine.

Edwards et O’Connell (2003) ont administré la version 2.0 de la SIS à 74 patients ayant subi un AVC et ont relevé une excellente cohérence interne (allant de alpha = 0,87 pour la Participation à 0,95 pour la Fonction de la main). Le pourcentage de corrélations item-domaine > 0,40 était de 100% pour six des huit domaines, à l’exception des domaines Émotion et AVQ/AVD. Dans ce dernier domaine, un item (couper les aliments) a été plus fortement associé avec la Fonction de la main qu’avec les AVQ/AVD.

Lai et al. (2003) ont examiné la fidélité de la SIS-16 et du domaine Participation auprès d’un échantillon de 278 patients, trois mois après un AVC. La SIS-16 et le domaine ont tous les deux démontré une bonne répartition de la difficulté des items, avec des items plus faciles, capables de mesurer les niveaux inférieurs du fonctionnement physique chez les patients avec un AVC sévère.

Jenkinson et al. (2013) ont examiné la cohérence interne de la SIS 3.0 et de la SF-SIS auprès de personnes ayant subi un AVC (respectivement, n = 73 et 151), en utilisant l’alpha de Cronbach. La cohérence interne de la SIS 3.0 s’est avérée excellente pour tous les domaines (a = 0,86 à 0,96). Une analyse factorielle d’ordre supérieur de la SIS 3.0 a démontré un facteur avec une valeur propre > 1 représentant 68,76% de la variance. Chaque domaine de la SIS 3.0 est orienté sur ce facteur (valeur propre = 5.5). La cohérence interne de la SF-SIS s’est avérée élevée (a = 0,89). L’analyse factorielle de la SF-SIS a également démontré un facteur qui représentait 57,25% de la variance.

Richardson et al. (2016) ont examiné la cohérence interne de la SIS 3.0 auprès d’un échantillon de 164 patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC, en utilisant l’alpha de Cronbach. La cohérence interne a été mesurée à trois moments : lors de l’admission dans l’étude, à 6 et à 12 mois, au moment de suivis. La cohérence interne de tous les domaines s’est avérée excellente à tous les temps de mesure (a = 0,81 à 0,97). Le score composé de fonctionnement physique s’est également avéré excellent à tous les temps de mesure (a = 0,95 à 0,97).

MacIsaac et al. (2016) ont examiné la cohérence interne de la SIS 3.0 auprès d’un échantillon de 5549 individus en phase aiguë de récupération d’un AVC et de 332 individus dans un contexte de réadaptation post-AVC, en utilisant l’alpha de Cronbach. La cohérence interne s’est avérée excellente pour les deux échantillons d’individus (respectivement, a = 0,98, 0,93). La cohérence interne de six des huit domaines individuels s’est également avérée excellente pour les deux échantillons d’individus (respectivement, a = 0,60, 0,63), à l’exception du domaine Émotion et du domaine Force (a = 0,77, ensemble de données en contexte de réadaptation post-AVC seulement).

Test-retest :
Duncan et al. (1999) ont examiné la fidélité test-retest de la version 2.0 de la SIS auprès de 25 patients. La SIS a été administrée à ces patients à 3 ou 6 mois post-AVC et nouveau une semaine plus tard. La fidélité test-retest a été calculée en utilisant un coefficient de corrélation intraclasse (CCI), qui a varié d’adéquat à excellent (CCI = 0,7 à 0,92), à l’exception du domaine Émotion, qui obtenait une faible corrélation (CCI = 0,57).

Validité

Contenu :

Le développement de la SIS est fondé sur une étude au Landon Center on Aging de l’University of Kansas Medical Center (Duncan, Wallace, Studenski, Lai, & Johnson, 2001) en utilisant de la rétroaction provenant d’entrevues individuelles avec des patients et d’entrevues en groupe de discussion avec des patients, des proches aidant et des professionnels de la santé. Les participants incluaient 30 individus ayant subi un AVC léger et modéré, 23 proches aidant et 9 experts en AVC. Une analyse qualitative des entrevues individuelles et en groupe de discussion a généré une liste d’items potentiels. Un comité de concertation a révisé les items potentiels, établi les domaines de la mesure, développé les items de l’échelle et décidé des méthodes d’administration et de cotation.

Critère :

Concourante :
Duncan et al. (1999) ont examiné la validité concourante de la SIS en la comparant avec l’Indice de Barthel (IB), la Mesure de l’Indépendance Fonctionnelle,(MIF), la Fugl-Meyer Assessment (FMA), le Mini-Mental State Examination (MMSE), la National Institute of Health Stroke Scale (NIHSS), la Medical Outcomes Study Short Form 36 (SF-36), la Lawton Instrumental Activities of Daily Living (IADL) Scale, la Duke Mobility Scale et l’Échelle de dépression gériatrique (ÉDG). Les résultats suivants ont été relevés pour chaque domaine de la SIS :

Domaines Mesures comparées Corrélation Évaluation
Fonction de la main FMA – Membre supérieur Motricité r = 0.81 Excellente
Mobilité MIF Motricité r = 0.83 Excellente
IB r = 0.82 Excellente
Duke Mobility Scale r = 0.83 Excellente
SF-36 Fonctionnement physique r = 0.84 Excellente
Force NIHSS Motricité r = -0.59 Adéquate
FMA Score total r = 0.72 Excellente
AVQ/AVD IB r = 0.84 Excellente
MIF Motricité r = 0.84 Excellente
Lawton IADL Scale r = 0.82 Excellente
Mémoire MMSE r = 0.58 Adéquate
Communication MIF Social / Cognition r = 0.53 Adéquate
NIHSS Langage r = -0.44 Adéquate
Émotion ÉDG r = -0.77 Excellente
SF-36 Santé mentale r = 0.74 Excellente
Participation SF-36 Rôle émotionnel r = 0.28 Faible
SF-36 Rôle physique r = 0.45 Adéquate
SF-36 Fonctionnement physique r = 0.70 Excellente
Score physique IB r = 0.76 Excellente
MIF Motricité r = 0.79 Excellente
SF-36 Fonctionnement physique r = 0.75 Excellente
Lawton IADL Scale r = 0.73 Excellente

Duncan et al. (2002a) ont examiné la validité concourante de la version 3.0 de la SIS et de la SIS-16 en utilisant des corrélations de Pearson. La SIS a été corrélée avec le Mini-Mental State Examination (MMSE), l’indice de Barthel, la Lawton IADL Scale et le Motricity Index. Le domaine de la SIS AVQ/AVD a démontré une excellente corrélation avec l’indice de Barthel (r = 0,72) et avec la Lawton IADL Scale (r = 0,77). Le domaine Mobilité a démontré une excellente corrélation avec l’indice de Barthel (r = 0,69). Le domaine Force a démontré une excellente corrélation avec le Motricity Index (r = 0,67). Le domaine Mémoire a démontré une corrélation adéquate avec le MMSE (r = 0,42).

Lai et al. (2003) ont examiné la validité concourante de la SIS-16 et du domaine Participation de la SIS en comparaison avec les sous-échelles de fonctionnement physique et social de la SF-36, l’Indice de Barthel et la Lawson IADL Scale, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Des mesures ont été administrées à 278 patients ayant subi un AVC, trois mois après sa survenue. Une corrélation adéquate a été relevée entre la SIS-16 et le fonctionnement physique de la SF-36 (r = 0,79), et entre le domaine Participation de la SIS et le fonctionnement social de la SF-36 (r = 0,65). Une excellente corrélation a été relevé entre la SIS-16 et l’Indice de Barthel (r = 0,75), et une corrélation adéquate a été relevé entre le domaine Participation de la SIS et la Lawton IADL Scale (r = 0,47).

Lin et al. (2010a) ont examiné la validité concourante de la version 3.0 de la SIS en comparaison avec la Fugl-Meyer Assessment (FMA), le Motor Activity Log – sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement (LOG-QU, LOG-QM), la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF), le Frenchay Activities Index (FAI) et la Nottingham Extended Activities of Daily Living Scale (NEADL). La validité simultanée a été mesurée à l’aide des coefficients de corrélation de Spearman avant et à la fin d’une période d’intervention de trois semaines. Le domaine Fonction de la main de la a démontré une excellente corrélation avec le LOG-QM avant et après le traitement (respectivement, r = 0,65, 0,68, r <0,01), et des corrélations adéquates ont été relevées avec toutes les autres mesures (FMA, LOG-QU, MIF, FIA et NEADL). Le domaine AVQ/AVD de la SIS a démontré une excellente corrélation avec la MIF, avant et après le traitement (respectivement, r = 0,69, 0,75, p <0,01). Les corrélations entre le domaine AVQ/AVD de la SIS et la NEADL se sont avérées adéquates avant le traitement (r = 0,54, p <0,01), et excellentes après le traitement (r = 0,62, p <0,01). Les corrélations entre le domaine AVQ/AVD de la SIS et toutes les autres mesures (FMA, LOG-QU, LOG-QM et FAI) se sont avérées adéquates avant et après le traitement. Les autres domaines de la SIS ont démontré des corrélations allant de faibles à adéquates avec les mesures de comparaison.

Ward et al. (2011) ont examiné la validité concourante de la SIS-16 en comparaison avec la Stroke Rehabilitation Assessment of Movement (STREAM), en utilisant les corrélations de Spearman. Des mesures ont été administrées à 30 patients en phase aiguë de récupération d’un AVC lors de l’admission et au moment du congé d’une unité de réadaptation en soins aigus. Les corrélations entre les scores sur la SIS-16 et sur la STREAM allaient d’adéquates à excellentes lors de l’admission (score total de la STREAM 0.7 = 0,7073 ; sous-échelles de la STREAM 0.5 = 0,5992 à 0,6451, p <0,0005) et au moment du congé (score total de la STREAM r = 0,7153 ; sous-échelles de la STREAM r = 0,5499 à 0,7985, p <0,0002).

Richardson et al. (2016) ont examiné la validité concourante de la SIS 3.0 en comparaison avec l’EuroQol 5D à 5 niveaux (EQ-5D-5L), en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Des mesures ont été administrées aux patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC lors de l’admission dans l’étude et au moment de suivis à 6 mois et à 12 mois (respectivement, n = 164, 108, 37). Lors de l’admission, les corrélations avec l’EQ-5D-5L se sont avérées excellentes pour les domaines AVQ/AVD (r = 0,663), Fonction de la main (r = 0,618) et pour le score physique composé (r = 0,71) ; les corrélations avec les autres domaines de la SIS se sont avérées adéquates (r = 0,318 à 0,588), à l’exception du domaine Communication (r = 0,228). Au moment du suivi de 6 mois, les corrélations avec l’EQ-5D-5L se sont avérées excellentes pour le domaine Force (r = 0,628), AVQ/AVD (r = 0,684), Mobilité (r = 0,765), Fonction de la main (r = 0,668), Participation (r = 0,740) et le domaine Rétablissement (r = 0,601), de même que pour le score physique composé (r = 0,772) ; les corrélations avec les autres domaines de la SIS se sont avérées adéquates (r = 0,402 à 0,562). Au moment du suivi de 12 mois, les corrélations avec l’EQ-5D-5L se sont avérées excellentes pour les domaines Force (r = 0,604), AVQ/ADL (r = 0,760), Mobilité (r = 0,683) et Participation (r = 0,738), de même que pour le score physique composé (r = 756) ; les corrélations avec les autres domaines de la SIS se sont avérées adéquates (r = 0,364 à 0,592).

Prédictive :
Duncan et al. (1999) ont examiné quels scores sur les domaines de la version 2.0 de la SIS pouvaient prédire avec le plus de précision la propre évaluation d’un patient sur son rétablissement d’un AVC, en utilisant une analyse de régression multiple. Les domaines de la SIS Émotion et Participation, de même que le score physique composé se sont révélés être des prédicteurs statistiquement significatifs de l’évaluation du rétablissement par le patient. Quarante-cinq pour cent de la variance dans l’évaluation du pourcentage de rétablissement du patient a été expliquée par ces facteurs.

Fulk, Reynolds, Mondal et Deutsch (2010) ont examiné la validité prédictive du 6MWT et d’autres mesures cliniques largement utilisées (la FMA-Membre inférieur, le self-selected gait-speed, la SIS et l’Échelle d’équilibre de BERG) auprès de 19 patients ayant subi un AVC. Le SIS s’est révélé être un faible prédicteur de la moyenne de pas par jour (r = 0,18, p = 0,471). Bien que la vitesse de marche et l’équilibre soient liés à l’activité de marche, seul le 6MWT a été identifié comme un prédicteur du déplacement dans la communauté auprès de patients ayant subi un AVC.

Huang et al. (2010) ont examiné le changement dans la qualité de vie après une Thérapie du mouvement par contrainte induite (TMCI) auprès d’un échantillon de 58 patients en phase chronique de récupération d’un AVC, en utilisant l’analyse CHAID. Les prédicteurs de changement incluaient l’âge, le sexe, le côté de la lésion, le temps écoulé depuis l’AVC, le statut cognitif (mesuré par le MMSE), l’insuffisance motrice des membres supérieurs (mesurée par le FMA-Membre supérieur) et l’indépendance dans les activités quotidiennes (mesurés par la MIF). Les scores initiaux sur la MIF se sont avérés être le prédicteur le plus fort du score total sur la SIS (p = 0,006) et du score du domaine AVQ/AVD (p = 0,004) après le traitement. Les participants avec des scores sur la MIF ≤ 109 ont démontré une amélioration significativement plus grande sur les scores totaux de la SIS que les participants avec des scores sur la MIF > 109. Aucune association significative entre les autres domaines de la SIS et les autres prédicteurs n’a été relevée.

Lin et al. (2010a) ont examiné la validité prédictive de la version 3.0 de la SIS en comparant les scores de la SIS, avant le traitement, aux scores, après le traitement, obtenus sur la Fugl-Meyer Assessment (FMA), le Motor Activity Log – sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement (LOG-QU, LOG-QM), la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF), le Frenchay Activities Index (FAI) et la Nottingham Extended Activities of Daily Living Scale (NEADL). La validité prédictive a été mesurée à l’aide des coefficients de corrélation de Spearman avant et à la fin d’une période d’intervention de trois semaines. Le domaine Fonction de la main de la SIS a démontré d’excellentes corrélations avec le LOG-QU (r = 0.61, p <0.01) et le LOG-QM (r = 0.66, p <0.01), et a obtenus des corrélations adéquates avec toutes les autres mesures (FMA, MIF, FAI, NEADL) . Le domaine AVQ/AVD de la SIS a démontré une excellente corrélation avec la MIF (r = 0,70, p <0,01), et a obtenu des corrélations adéquates avec toutes les autres mesures (FMA, LOG-QU, LOG_QM, FAI, NEADL). Les autres domaines de la SIS ont démontré de corrélations allant de faible à adéquates avec les mesures de comparaison.

Ward et al. (2011) ont examiné la validité prédictive de la SIS-16 et d’autres mesures cliniques (STREAM, MIF) auprès d’un échantillon de 30 patients dans un contexte de réadaptation aiguë, en utilisant les coefficients de corrélation de Spearman rho et les tests de rangs signés de Wilcoxon. Les résultats ont indiqué une corrélation adéquate entre les scores lors de l’admission sur la SIS-16 et la durée prévue du séjour (rho = -0,6743, p <0,001), et une excellente corrélation entre les scores lors de l’admission sur la SIS-16 et la durée réelle du séjour (rho = -0,7953, p <0,001) ). Aucune corrélation significative n’a été notée sur la destination au moment du congé (p <0,05).

Lee et al. (2016) ont développé une méthode computationnelle pour prédire la qualité de vie après la période de réadaptation suite à un AVC, en utilisant le classificateur Particle Swarm-Optimized Support Vector Machine (PSO-SVM). Un échantillon de 130 patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC a reçu de l’ergothérapie pendant 1,5 à 2 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 3 à 4 semaines. Les prédicteurs des résultats incluaient 5 paramètres personnels (l’âge, le sexe, le temps écoulé depuis l’AVC, l’éducation et le score sur le MMSE) et 9 résultats fonctionnels précoces (le Fugl-Meyer Assessment, le Wolf Motor Function Test, l’Action Research Arm Test, la Mesure de l’indépendance fonctionnelle, les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log, l’ABILHAND, et la Fonction physique de la SIS. La combinaison des résultats précoces de la sous-échelle Qualité de mouvement du Motor Activity Log et de la SIS a démontré la plus grande précision (70%) et la plus haute précision validée (81,43%) dans la prédiction de la qualité de vie finale chez les patients ayant subi un AVC. La SIS seule a démontré une précision élevée (60%) et une précision validée de manière croisée (81,43%).

Construit :

Duncan et al. (2003b) ont effectué une analyse de Rasch sur la version 2.0 de la SIS. Pour les mesures qui ont été développées en utilisant une hiérarchie conceptuelle des items, l’ordre théorique peut être comparé avec l’ordre empirique produit par l’analyse de Rasch comme preuve de la validité de construit de la mesure. Dans cette étude, les attentes quant à l’ordre théorique de la difficulté de la tâche correspondaient à l’ordre empirique des items par difficulté pour chaque domaine, fournissant une preuve de la validité de construit de la SIS.

Convergente/Discriminante :
Edwards et O’Connell (2003) ont examiné la validité discriminante de la version 2.0 de la SIS et de la SIS-16 auprès d’un échantillon de 74 patients ayant subi un AVC en les comparant à la World Health Organization Quality of Life Bref-Scale (WHOQOL-BREF) et à la Zung’s Self-Rating Depression Scale (ZSRDS). Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont été relevées entre la SIS-16 et le domaine Physique de la WHOQOL-BREF (r = 0,40 à r = 0,63) ; et de faibles corrélations (allant de r = 0,13 à r = 0,18) avec le domaine Relations sociales de la WHOQOL-BREF. Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont été relevées entre le domaine Participation de la SIS et tous les domaines de la WHOQOL-BREF (r=0.45 to 0.69). La corrélation entre le domaine Participation de la SIS et le domaine Physique de la WHOQOL-BREF s’est avérée excellente (r=0.69). Le domaine Participation de la SIS a démontré une corrélation adéquate avec la ZSRDS (r=-0.56). Des corrélations adéquates ont été relevées entre les domaines Mémoire et Émotion de la SIS et le domaine Psychologique de la WHOQOL-BREF (respectivement, r=0.49, 0.70), et entre les domaines Mémoire et Émotion de la SIS et la ZSRDS (respectivement, (r=-0.38, -0.62). De faibles corrélations ont été relevées entre le score physique de la SIS et le score Environnement de la WHOQOL-BREF(r=0.15). La ZSRDS et la WHOQOL-BREF n’évaluant pas la communication, les deux mesures ont démontré conséquemment de faibles corrélations avec le domaine Communication de la SIS (ZSRDS: r = -0,28; WHOQOL-BREF: r = 0,11 à 0,28).
Note : Certaines corrélations sont négatives, car un score élevé à la SIS indique une performance normale, alors qu’un score élevé sur d’autres mesures indique une déficience.

Jenkinson et al. (2013) ont examiné la validité convergente de la version 3.0 de la SIS et de la SF-SIS auprès d’un échantillon d’individus ayant subi un AVC (respectivement, n = 73, 151), en les comparant avec l’EuroQoL EQ-5D, et en utilisant le coefficient de corrélation de Spearmans. La SIS et la SF-SIS ont démontré d’excellentes corrélations identiques avec l’EQ-5D (r = 0,83).

MacIsaac et al. (2016) ont examiné la validité convergente de la SIS 3.0 et de la SF-SIS auprès d’un échantillon de 5549 individus en phase aiguë de récupération d’un AVC et de 332 individus dans un contexte de réadaptation post-AVC, en utilisant le coefficient de corrélation de Spearman. La validité convergente a été mesurée par comparaison avec le SIS-VAS, avec les résultats autoévalués par les patients en utilisant l’EuroQoL l’EQ-5D et l’EQ-5D-VAS, et avec les mesures fonctionnelles de l’Indice de Barthel (IB), du modified Rankin Score (mRS), et de la National Institutes of Health Stroke Scale (NIHSS). En phase aiguë de récupération, la SIS et la SF-SIS ont démontré d’excellentes corrélations significatives avec le mRS (respectivement, p = -0,87, -0,80), l’IB (p = 0,89, 0,80), la NIHSS (p = -0,77, -0,73), l’EQ-5D (p = 0,88, 0,82) et l’EQ-VAS (p = 0,73, 0,72). Dans le contexte de réadaptation, la SIS et la SF-SIS ont démontré d’excellentes corrélations avec l’IB (respectivement, p = 0,72, 0,65) et l’EQ5D (p = 0,69, 0,69), et des corrélations modérées avec la SIS-VAS (p = 0,56, 0,57 ) et l’EQ-VAS (p = 0,46, 0,40). Les corrélations entre la SIS et la SF-SIS étaient excellentes en phase aiguë de récupération (p = 0,94) et dans le contexte de réadaptation (p = 0,96).

Kwon et al. (2006) ont examiné la validité convergente de la SIS 3.0 par administration téléphonique auprès d’un échantillon de 95 patients ayant subi un AVC, en utilisant les coefficients de Pearson. La validité convergente a été mesurée en comparaison avec la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) – composante motrice (MIF-M) et composante cognitive (MIF-C) – et avec la Medical Outcomes Study Short Form 36 for veterans (SF-36V). Les patients ont administré la SIS 12 semaines après l’AVC, la MIF et la SF-36 16 semaines après l’AVC. L’enquête téléphonique de la SIS 3.0 a démontré des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec la MIF (r = 0,404 à 0,858, p <0,001) et avec la SF-36V (r = 0,362 à 0,768, p <0,001).

Groupes connus :
Duncan et al. (1999) ont relevé que tous les domaines de la version 2.0 de la SIS, à l’exception des domaines Mémoire / pensée et Émotion, ont été capables de discriminer les patients selon un classement à 4 niveaux de sévérité de l’AVC (p <0,0001, sauf pour le domaine Communication, p = 0,02). Ces résultats suggèrent que les scores de la plupart des domaines de la SIS peuvent différencier les patients en fonction de la sévérité de l’AVC.

Lai et al. (2003) ont administré la SIS et la SF-36 à 278 patients ayant subi un AVC, 90 jours après l’AVC. La SIS-16 s’est avérée en mesure de bien faire la distinction entre les niveaux 0, 1, 2, 3 et 4 de la Modified Rankin Scale (MRS). Le domaine Participation de la SIS s’est également avérée en mesure de faire la distinction entre les niveaux 0 à 1,2, et 3 à 4 de la MRS. Les résultats de cette étude suggèrent que la SIS peut faire la distinction entre les patients à des niveaux variés de sévérité d’AVC.

Kwon et al. (2006) ont administré la SIS 3.0 par téléphone à un échantillon de 95 patients, 12 semaines après l’AVC. Le MRS a été administré aux patients au moment du congé de l’hôpital. Les scores sur la SIS 3.0 ont été documentés par domaines : SIS-16, SIS-score physique et SIS-AVD ; tous les domaines présentaient une discrimination et une distribution des scores pour différents degrés de sévérité de l’AVC: MRS 0/1 vs. MRS 4/5; MRS 2 vs. MRS 4/5; et MRS 3 vs. MRS 4/5.

Sensitivité et Spécificité :

Beninato, Portney et Sullivan (2009) ont examiné la sensibilité et la spécificité de la SIS-16 en fonction d’antécédents de chutes multiples auprès d’un échantillon de 27 patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Les participants ont relaté des antécédents de chutes ou d’une chute (n = 18), et de des chutes multiples (n = 9), selon la définition de Tinetti des chutes. Un seuil limite sur la SIS-16 de 61,7 a relevé 78% de sensibilité et 89% de spécificité. La superficie sous la courbe ROC s’est avérée adéquate (0,86). Les rapports de vraisemblance ont été utilisés pour calculer la probabilité post-test d’un historique de chutes, et les résultats ont démontré des rapports de vraisemblance positifs (LR + = 7,0) et négatifs (LR = 0,25). Les résultats indiquent que la SIS-16 a démontré une bonne précision globale dans la détection des individus ayant des antécédents de chutes multiples.

Sensibilité au changement

Duncan et al. (1999) ont examiné la sensibilité au changement de la version 2.0 de la SIS. Un changement significatif a été observé au niveau du rétablissement des patients dans la direction attendue entre les évaluations à 1 et 3 mois, et à 1 et 6 mois post-AVC, toutefois, la sensibilité au changement s’est avérée être influencée par la sévérité de l’AVC et par le moment de l’évaluation post-AVC. Tous les domaines de la SIS ont démontré un changement statistiquement significatif de 1 à 3 mois et de 1 à 6 mois post-AVC ; cependant ce changement n’a pas été observé entre 3 et 6 mois post-AVC pour les domaines Fonction de la main, Mobilité, AVQ/AVD et Participation, ainsi que pour le score physique combiné.

Lin et al. (2010a) ont examiné la sensibilité au changement de la version 3.0 de la SIS auprès d’un échantillon de 74 patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Les participants ont été assignés aléatoirement pour recevoir une Thérapie du mouvement par contrainte induite (TMCI), un entraînement bilatéral des bras (EBB) ou le programme de réadaptation habituel pour une période d’intervention de trois semaines. La sensibilité au changement a été mesurée en fonction du changement avant et après le traitement en utilisant le test des rangs signés de Wilcoxon et de la Réponse moyenne standardisée (RMS). La majorité des domaines de la SIS ont démontré une faible sensibilité au changement (RMS = 0,22-0,33, Wilcoxon Z = 1,78-2,72). Une sensibilité au changement modérée a été observée pour le domaine Fonction de la main (RMS = 0,52, Wilcoxon Z = 4,24, P <0,05), le rétablissement après l’AVC (RMS = 0,57, Wilcoxon Z = 4,56, P <0,05) et le score total de la SIS (RMS = 0,50, Wilcoxon Z = 3,89, P <0,05).

Lin et al. (2010b) ont évalué la différence cliniquement importante (DCI) des 4 domaines physiques de la SIS 3.0 (Force, AVQ/AVD, Mobilité et Fonction de la main) auprès d’un échantillon de 74 patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Les participants ont été assignés aléatoirement pour recevoir une Thérapie du mouvement par contrainte induite (TMCI), un entraînement bilatéral des bras (EBB) ou le programme de réadaptation habituel pour une période d’intervention de trois semaines. Les scores de changement suivants ont été relevés pour indiquer une amélioration vraie et fiable (Changement minimal détectable) : domaine Force = 24,0 ; domaine AVQ/AVD = 17,3 ; domaine Mobilité = 15,1 ; et domaine Fonction de la main = 25,9. Les scores moyens de changement suivants ont été considérés comme représentant une DCI : domaine Force = 9.2 ; domaine AVQ/AVD = 5,9 ; domaine Mobilité = 4,5 ; et domaine Fonction de la main = 17,8. Les valeurs de DCI ont été déterminées par l’indice d’ampleur de l’effet et par la comparaison avec un score global de changement (définie par un score de 10-15% dans le rétablissement global perçue les patients avant et après le traitement).

Note: Lin et al. (2010b) précisent que les estimations de la DCI peuvent avoir été influencées par l’âge des participants et le degré de sévérité de l’AVC au départ de l’étude. Les patients les plus jeunes devaient avoir un plus grand changement de score entre la période qui précède et qui suit le traitement pour avoir une amélioration cliniquement importante comparativement aux patients plus âgés. Ceux ayant une sévérité de symptômes au départ de l’étude plus élevée devaient démontrer davantage de changement entre la période qui précède et qui suit le traitement afin de démontrer des améliorations significatives. De plus, les résultats peuvent être limités aux patients ayant subi un AVC démontrant une amélioration après les thérapies de réadaptation se situant au stade III de Brunnstromm et ayant des habiletés cognitives suffisantes. Par conséquent, un plus grand échantillon est recommandé pour une validation future de ces résultats.

Ward et al. (2011) ont examiné la sensibilité au changement de la SIS-16 et d’autres mesures cliniques (STREAM, MIF) auprès d’un échantillon de 30 patients dans un contexte de réadaptation aiguë. Les scores de changement ont été évalués en utilisant le test des rangs signés de Wilcoxon et la sensibilité au changement a été évaluée en utilisant la Réponse moyenne standardisée (RMS). Des mesures ont été prises lors de l’admission et au moment du congé de l’unité de réadaptation en soins aigus (durée moyenne de séjour de 23,3 jours, étendue de 7 à 53 jours). Les scores de changement de la SIS-16 ont indiqué une amélioration statistiquement significative de l’admission au moment du congé (23,1, p <0,0001) et la sensibilité au changement s’est avérée importante (RMS = 1,65).

Guidetti et al. (2014) ont examiné la sensibilité au changement de la SIS 3.0 auprès d’un échantillon de 204 patients ayant subi un AVC, patients qui ont été évalués à 3 et 12 mois après l’AVC en utilisant le test de paires appariées de Wilcoxon. Un changement cliniquement significatif dans un domaine a été défini par un changement de 10-15 points entre les temps de mesure. Le domaine Participation et le score de rétablissement se sont avérés les domaines les plus sensibles au changement au cours de la première année post-AVC ; respectivement 27,5% et 29,4% des participants signalant un changement positif cliniquement significatif, et, respectivement 20% et 10,3% des participants déclarant un changement négatif cliniquement significatif de 3 à 12 mois après l’AVC. Les domaines Force et Fonction de la main ont également démontré des changements positifs cliniquement significatifs (respectivement, 23%, 18%) et des changements négatifs cliniquement significatifs (respectivement, 14,7%, 14,2%) de 3 à 12 mois après l’AVC. Des changements significatifs ont été relevés dans les scores dans les domaines Force (p = 0,045), Émotion (p = 0,001) et sur le score de rétablissement (p <0,001) de 3 à 12 mois après l’AVC. Les domaines Force, Fonction de la main et Participation ont obtenu l’impact perçu le plus élevé (c’est-à-dire les scores moyens les plus faibles) à 3 mois et 12 mois.

Références

  • Beninato, M., Portney, L.G., & Sullivan, P.E. (2009). Using the International Classification of Functioning, Disability and Health as a framework to examine the association between falls and clinical assessment tools in people with stroke. Physical Therapy, 89(8), 816-25.
  • Brandao, A.D., Teixeira, N.B., Brandao, M.C., Vidotto, M.C., Jardim, J.R., & Gazzotti, M.R. (2018). Translation and cultural adaptation of the Stroke Impact Scale 2.0 (SIS): a quality-of-life scale for stroke. Sao Paulo Medical Journal, 136(2), 144-9. doi: 10.1590/1516-3180.2017.0114281017
  • Brott, T.G., Adams, H.P., Olinger, C.P., Marler, J.R., Barsan, W.G., Biller, J., Spilker, J., Holleran, R., Eberle, R., Hertzberg, V., Rorick, M., Moomaw, C.J., & Walker, M. (1989). Measurements of acute cerebral infarction: A clinical examination scale. Stroke, 20, 864-70.
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Voir la mesure

Comment obtenir la SIS ?

Veuillez cliquer ici pour obtenir un exemplaire de la SIS (en anglais).

Cet instrument a été développé par :

  • Pamela Duncan, PhD, PT
  • Dennis Wallace, PhD
  • Sue Min Lai, PhD, MS, MBA
  • Stephanie Studenski, MD, MPH
  • DallasJohnson, PhD, and
  • Susan Embretson, PhD.

Pour obtenir l’autorisation d’utiliser la SIS et ses traductions, veuillez contacter : MAPI Research Trust, contact@mapi-trust.org

Table des matières

Western Aphasia Battery (WAB)

Évidence révisées en date du 07-06-2013
Auteur(s)* : Vanessa Barfod, BA
Éditeur(s) : Annabel McDermott, OT., Nicol Korner-Bitensky, PhD OT.
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier

But

La Western Aphasia Battery (WAB) est un outil de diagnostic utilisé pour évaluer les capacités linguistiques et les principales capacités non-linguistiques chez les adultes avec de l’aphasie. Le test fournit des informations pour diagnostiquer le type d’aphasie et pour identifier la localisation de la lésion causant l’aphasie.

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (ScaleLadder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

La Western Aphasia Battery (WAB) a été développée par Kertesz en 1979 en se basant sur le format original du Boston Diagnostic Aphasia Examination (Goodglass & Kaplan, 1972). Elle a été conçue comme un outil d’évaluation pouvant examiner les capacités linguistiques (contenu informatif, fluidité, compréhension auditive, répétition, nommer et trouver les mots, lecture et écriture) et les principales capacités non-linguistiques (dessiner, conception de blocs, calculer et les praxis) des adultes avec de l’aphasie. Les comportements de langage observés facilitent le diagnostic en classant le patient comme ayant un de huit types d’aphasie (Global, Broca’s, Transcortical motor, Wernicke’s, Transcortical sensory, Mixed transcortical, Conduction et Anomic), selon les aspects primaires du fonctionnement du langage (Risser & Spreen, 1985). La WAB est aussi utilisée pour déterminer la localisation de la lésion.

La WAB est un des outils d’évaluation les plus communément utilisés par les pathologistes du langage parlé au Canada (Korner-Bitensky et al., 2006).

Versions disponibles

La WAB a été développée originellement par Kertesz en 1979. Elle a été révisée en 1982 et en 2006, lorsqu’elle a été publiée sous le nom de Western Aphasia Battery-Revised (WAB-R). La WAB-R a un grand nombre d’améliorations, incluant des tâches supplémentaires, une révision des items, un équipement plus moderne (ex. livre de stimulus attaché en spirale qui remplace les cartes de stimulus détachées) ainsi que des instructions et des directives de cotation révisées pour améliorer la clarté. La WAB-R inclue aussi un outil de dépistage au chevet du patient.

Caractéristiques de l’outil

Sous-échelles :

La WAB est constitué de 8 sous-échelles. La WAB-R inclue une sous-échelle additionnelle :

  1. Discours spontané
  2. Compréhension auditive et verbale
  3. Répétition
  4. Appellation et trouver les mots
  5. Lecture
  6. Écriture
  7. Apraxie
  8. Tâches de construction, de calcul et visuospatiales
  9. Tâches supplémentaires de lecture et d’écriture (WAB-R seulement)

Items et cotation :

La WAB est constitué de deux parties :

PARTIE 1
Sous-test 1. Discours spontané
Tâche Description Cotation
1. Question de conversation : Le client répond verbalement à six questions personnelles. Il y a deux sections de cotation pour le discours spontané : contenu informatif et fluidité, compétences grammaticales et paraphasies. Pour le contenu informatif : 10 points sont donnés si toutes les six questions étaient répondues correctement avec des phrases de longueur et de complexité normales, ainsi qu’une description raisonnablement complète de la photo. Neuf points sont donnés si toutes les six questions sont répondues correctement, ainsi qu’une description presque complète de la photo. Huit points sont donnés si 5 questions sont répondues correctement, avec une description incomplète de la photo. Sept points sont donnés si quatre questions sont répondues correctement, ainsi que si au moins six items se trouvant sur la photo sont mentionnés. Six points sont donnés si quatre questions sont répondues correctement et qu’il y a une certaine réponse à propos de la photo. Cinq points sont donnés si trois questions sont répondues correctement et qu’il y a une certaine réponse à propos de la photo. Quatre points sont donnés si trois questions sont répondues correctement. Trois points sont donnés si deux questions sont répondues correctement. Un point est donné pour des réponses incomplètes. Aucun point n’est donné quand il n’y a aucune information donnée.

Pour la fluidité, la compétence grammaticale et les paraphasies :

La cotation va de 0 à 10. Dix points sont donnés pour des phrases de longueur et de complexité normales, sans ralentissement, arrêt ou difficulté d’articulation. Lorsque les phrases sont moins longues et complexes, plus lentes et contiennent des paraphasies, moins de points sont donnés.

Voir le manuel du test pour plus d’informations.

2. Description personnelle : Le client décrit une photo dans le livre de stimuli.
Sous-test 2. Compréhension verbale auditive
Tâche Description Cotation
1. Questions oui/non : Le client doit répondre à des questions générales, personnelles et sur l’environnement par oui ou par non. Si le client se corrige lui-même, la dernière réponse est cotée. Trois points sont donnés pour chaque question répondue. Si la réponse est ambiguë, zéro point n’est donné. L’évaluateur inscrit aussi si la réponse est verbale, gestuelle ou par clignement d’œil.
2. Reconnaissance auditive de mots : Le client se fait montrer 6 objets réels, ainsi que des cartes sur lesquelles se trouvent des photos d’objets, de formes, de lettres, de nombres et de couleurs. Le client doit pointer ce que l’évaluateur lui nomme. Il y a 6 items dans chaque catégorie : objets réels, objets dessinés, formes, lettres, nombres, couleurs, meubles, parties du corps, doigts et parties du corps gauche et droite. Un point est donné pour chaque item pointé correctement. Pour la catégorie droit-gauche, le client doit réussir à nommer le bon côté et la bonne partie du corps pour avoir le point. Le score maximum est de 60.
3. Commandes séquentielles : Le client doit exécuter 11 consignes qui augmentent en difficulté et en longueur. Il y a des scores associés aux segments pour chaque commande listée. Des points sont donnés pour chaque exécution correcte. Voir le manuel du test pour plus d’informations. Le score maximum est de 80 points.
Sous-test 3. Répétition
Description Cotation
1. Le client doit répéter des mots, des groupes de mots et des phrases de plus en plus difficiles (allant de mots seuls à des phrases complexes), pour un total de 15 items. Alors que la longueur et la difficulté augmente, plus de points sont donnés au client pour une répétition correcte. Deux points sont donnés si un item est répété de manière incomplète. Un point est retiré pour les erreurs dans la séquence de mots ou pour chaque paraphasie. Le score maximum est de 100. La cotation prend en compte les erreurs en permettant de donner un score partiel.
Sous-test 4. Nommer et trouver les mots
Tâche Description Cotation
1. Nommer des objets Montrer 20 objets de catégories diverses au client et lui demander de les nommer un à la fois. S’il n’y a pas de réponse au stimulus visuel, l’évaluateur permet au client de toucher le stimulus. S’il n’y a toujours pas de réponse correcte, l’évaluateur présente une phonémique ou un indice sémantique. Un maximum de 20 secondes est donné au client pour répondre. Trois points sont donnés si le client nomme correctement (ou s’il n’y a qu’une erreur d’articulation mineure) ; 2 points sont donnés pour une paraphasie phonémique reconnaissable ; 1 point est donné si le client a eu besoin d’un indice tactile ou phonémique pour répondre correctement. Le score maximum est de 60. Permettre les indices tactiles puis phonémiques au patient qui ne peut pas fournir le bon nom suite à la présentation initiale de l’objet donne de l’information qualitative utile sans sacrifier l’intégrité du système de cotation.
2. Fluidité des mots : Le client doit nommer le plus grand nombre d’animaux possible en une minute. Un point est donné pour tous les noms d’animaux, même si le nom est distordu par des paraphasies littérales. Le score maximum est de 20.
3. Compléter des phrases : Le client doit compléter les phases qui lui sont lues. Deux points sont donnés pour une réponse correcte ; un point est donné lorsqu’il y a des paraphasies phonémiques. Des alternatives raisonnables sont acceptées. Le score maximum est de 10.
4. Réponses parlées : Le client doit répondre à cinq phrases qui lui sont lues. Deux points sont donnés pour des réponses acceptables : un point est donné pour des paraphasies phonémiques. Le score maximum est de 10.
PARTIE 2
Sous-test 1 : Lecture
Tâche Description Cotation
1. Compréhension de la lecture de phrases : Le client se fait montrer huit phrases de test et se fait demander de pointer le meilleur mot manquant à partir d’une liste afin de compléter les phrases. Alors que les phrases augmentent en longueur et en difficulté, plus de points sont donnés au client pour des bonnes réponses. Le score maximum est de 40.
2. Consignes à lire : Le client se fait demander de lire une commande à voix haute et ensuite de faire ce qu’elle dit. Il y a six items. Pour les premiers trois items, un point est donné pour avoir lu correctement à consigne à voix haute et un point est donné pour effectuer correctement la commande. Pour les prochains/derniers trois items, deux points sont donnés pour lire la phrase à voix haute correctement et deux points sont donnés pour effectuer correctement la commande. Un score partiel est donné si seulement une partie de la consigne est lue ou si elle contient des paraphasies, ou encore si seulement une partie de la commande est effectuée. Le score maximum est de 20.
À ce point, si le score combiné des tâches un et deux est de 50 et plus, donnez un score total de 100 moins deux fois la différence du score du client sur 60.
[Score = 100 – 2(60 – score du patient].
Si ce n’est pas le cas, le test continue.
3. Stimulus de mot écrit – choix de l’objet correspondant : Des objets sont placés dans un ordre aléatoire en face du client. Le client doit ensuite de pointer l’objet représentant le mot sur la carte qui lui est montrée. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
4. Stimulus de mot écrit- choix de l’image correspondante : Une carte sur laquelle se trouve des photos est montrée au client. Il doit ensuite pointer la photo qui représente le mot, comme lors de la tâche précédente. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
5. Stimulus de photo – choix du mot correspondant : Les mêmes mots provenant des deux autres tâches se trouvant sur une carte sont montrés au client. Le client doit ensuite pointer les mots représentant les photos qui lui sont montrées une à la fois. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
6. Mot nommé – choix du mot écrit correspondant : L’évaluateur va dire un mot et le client doit pointer au mot correspondant parmi les cinq mots qui se trouvent sur une carte. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 4.
7. Discrimination de lettres : L’évaluateur doit prendre le score du client provenant de la reconnaissance auditive de mots du second sous-test de la partie 1 de la WAB. Si le score est de moins que trois, l’évaluateur doit montrer des lettres découpées et demander au client de pointer les lettres qui sont présentées sur la carte. Si le score de reconnaissance auditive de mots est de moins de trois, un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
8. Reconnaissance de mots épelés : Le client doit dire le mot que l’évaluateur épelé oralement. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
9. Épellation : Le client doit épeler le mot prononcé oralement par l’évaluateur. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
Sous-test 2 : Écriture
Tâche Description Cotation
1. Écrire sur demande : Le client doit écrire son nom et son adresse. Un point est donné pour chaque mot ou nombre reconnaissable. Un demi point est retiré pour chaque erreur d’épellation ou de paraphasie. Le score maximum est de 6.
2. Débit d’écriture : Le client se fait donner trois minutes pour écrire un texte à propos d’une photo qui lui est montrée. Trente-quatre points sont donnés pour une description complète ; 8 points sont donnés pour chaque phrase complète contenant au moins 6 mots : 1 point est donné pour chaque mot correct dans les phrases incomplètes et trop petites (avec un maximum de 10 points attribués ainsi). Un demi point est déduit pour chaque erreur d’orthographe ou de paraphasie. La ponctuation n’est pas cotée. Le score maximum est de 34.
3. Écrire selon une dicté : Le client doit écrire les phrases dictées par l’évaluateur. Dix points sont donnés pour une phrase complète écrite ; Un point est donné pour chaque mot complet ; un demi-point est retiré pour chaque erreur d’orthographe ou de paraphasie.
À ce point, si le score combiné des tâches 1, 2, et 3 est de 40 et plus, le score total est de : 2 x le score du patient.
4. Mots écrits, dictés ou présentés visuellement : Le client doit écrire les mots qui sont dictés par l’évaluateur. Il y a 6 items. Si le client ne comprend pas le mot dicté, l’évaluateur lui montre le vrai objet. Tous les points sont donnés à ce moment. Si le client ne comprend toujours pas, l’évaluateur épelle le mot oralement. Si le patient ne sait toujours pas, l’évaluateur donne les lettres découpées du mot et deux lettres de plus. La moitié du score est donné pour des réponses correctes à ce moment-là. Un demi-point est retiré pour des lettres incorrectes. Le score maximum est de 10.
5. Alphabet et nombres : Le client doit écrire l’alphabet ainsi que les nombres 1 à 20. Un demi-point est donné pour chaque lettre ou chiffre, peu importe l’ordre. Le score maximum pour l’alphabet est de 12,5. Le score pour les nombres est de 10.
6. Lettres et nombres dictés : Le client doit écrire des lettres, suivies de nombres, dictées par l’évaluateur. Un demi-point est donné pour chaque lettre écrite correctement; un point est donné pour chaque nombre complet. Le score maximum pour les lettres est de 2,5. Le score maximum pour les nombres est de 5.
7. Copier une phrase : Le client se fait montrer une carte sur laquelle se trouve une phrase écrite. Il doit copier la phrase. Dix points sont donnés pour une phrase complète ; Un point est donné pour chaque mot correct ; un demi-point est retiré pour chaque lettre incorrecte. Le score maximum est de 10.
Sous-test 3: Apraxie
Description Cotation
1. Le client se fait demander d’effectuer 20 actions. Trois points sont donnés pour une bonne performance ; 2 points sont donnés pour une performance approximative. Si le client ne réussit pas à bien faire la performance, l’évaluateur doit alors imiter l’action. 2 points sont alors donnés si le client fait une bonne performance. Un point est donné si la performance est approximative. Si le client est incapable de bien effectuer l’action après l’imitation, l’évaluateur donne au client l’objet véritable, lorsqu’applicable. Deux points sont donnés si le client utilise une partie de son corps comme objet ; un point est donné pour une bonne performance avec l’objet réel. Le score maximum est de 60.
Sous-test 4: Tâches de construction, visuo-spatiales et de calcul
Tâche Description Cotation
1. Dessiner : Le client doit dessiner 8 figures de complexités différentes.
2. Assemblage de blocs : Le client doit placer 4 blocs pour représenter une image qui lui est montrée provenant du livre de stimuli. Trois différentes images doivent être représentées avec les blocs. D’abord, l’évaluateur montre au client comment placer les blocs, puis mélange ceux-ci pour permettre au client de compléter la tâche. Si le client complète la tâche en 60 secondes, 3 points lui sont donnés. Si le client est incapable de compléter la tâche en 90 secondes, l’évaluateur mélange les blocs à nouveau et laisse le client réessayer. Si le client arrive à compléter la tâche dans le temps supplémentaire (2 minutes), deux points lui sont donnés. 1 point est donné si le client place les blocs ensembles.
3. Calculs : Le client doit résoudre 12 équations mathématiques (addition, soustraction, division, multiplication) en pointant ou en disant une des quatre réponses qui sont indiquées sur une carte. Deux points sont donnés pour chaque réponse correcte. Aucun score partiel n’est donné. La cote maximum est de 24.
4. Matrices progressives colorées de Raven : Le client doit pointer une partie d’un patron provenant d’un plus grand patron. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Un point additionnel est donné si la tâche est complétée en moins de 5 minutes. Le score maximum est de 37.
WAB-R Tâches supplémentaires d’écriture et de lecture
Tâche Description Cotation
1. Écrire des mots irréguliers qui sont dictés : Le client doit écrire 10 mots avec une orthographe irrégulière, qui sont dictés par l’évaluateur. S.V.P., se référer au manuel.
2. Écrire des non-mots qui sont dictés : Le client doit écrire 10 mots qui ne font pas de sens, dictés par l’évaluateur. S.V.P., se référer au manuel.
3. Lire des mots irréguliers : Le client doit lire à haute voix dix mots avec un ortographe irrégulier provenant du livre de stimulus. S.V.P., se référer au manuel.
4. Lire des non-mots (supplémentaire) Le client doit lire 10 mots qui ne font pas de sens à haute voix. S.V.P., se référer au manuel.

Scores composites :

En plus des scores aux sous-échelles, il y a trois scores composites additionnels (notez que ceux-ci n’incluent pas le sous-test supplémentaire de la WAB-R) :

1 – Quotient de langage (QL) :

C’est le nouveau score sommaire qui inclue la compréhension auditive, l’expression orale, la performance de lecture et la performance d’écriture (Shewan, 1986). Les deux premiers éléments concernent la performance parlée et les deux autres éléments concernent la performance de langage écrit. Le QL utilise un ratio de 60 : 40 pour les performances parlées et écrites, puisque les gens utilisent plus régulièrement leurs capacités de langage parlé.

Calcul : Le QL utilise les scores de tous les sous-tests de la première partie de la WAB (discours spontané, compréhension verbale auditive, répétition, appellation et trouver les mots) ainsi que ceux des deux premiers sous-tests de la seconde partie de la WAB (lecture, écriture). Le score QL peut aller de 0 à 100. Le score de chaque sous-test est une portion du score total, selon leur score maximum respectif, comme suit :

Sous-test Contribution au QL Calcul
Discours spontané 20% Score maximum = 20 ; le score du patient est enregistré tel quel.
Compréhension auditive et verbale 20% Score maximum = 200 ; Le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 20 %.
Répétition 10% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Nommer et trouver les mots 10% Score maximum = 100 ; Le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Lecture 20% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20%.
Écriture 20% Score maximum = 100 ; Le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20 %.

Selon le tableau, le QL est calculé comme la somme des scores révisés de chaque sous-test.

2. Quotient cortical (QC) :

Le QC est une moyenne pondérée des scores de tous les sous-tests. Comme la portion du non-langage est inclue dans ce score résumé, ce n’est pas un bon indicateur de la capacité du langage et de la sévérité de l’aphasie. Le score QL peut aller de 0 à 100.

Calcul : Comme le QL, chaque sous-test est une portion du score total.

Sous-test Contribution au QL Calcul
Discours spontané 20% Le score maximum = 20 ; le score du patient est enregistré tel quel.
Compréhension auditive et verbale 20% Score maximum = 200 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 20 %.
Répétition 10% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Nommer et trouver les mots 10% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Lecture 20% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20%.
Écriture 20% Score maximum = 100 ; Le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20 %.

3. Quotient d’aphasie (QA) :

Le QA est une moyenne pondérée des scores de tous les sous-tests qui concernent le langage parlé, qui mesure la capacité du langage. C’est la somme des scores de tous les sous-tests de la première partie de la WAB (discours spontanée, compréhension verbale et auditive, répétition, appellation et trouver les mots). L’évaluateur peut utiliser le score QA pour classifier l’aphasie du client dans un parmi huit types (Kyoung Kang et al, 2010).

Score QA Sévérité
0-25 Très sévère
26-50 Sévère
51-75 Modéré
76+ Faible

Tableau taxonomique de la Western Aphasia Battery (Kertesz, 1982)

Fluidité Compréhension Répétition Nommer
Globale 0 – 4 0 – 3,9 0 – 4,9 0 – 6
Broca 0 – 4 4 – 10 0 – 7,9 0 – 8

Note : Cependant, Risser et Spreen (1984) ont noté que les critères de classification de la WAB forcaient l’assignation du type d’aphasie en se basant sur des scores aux sous-tests idéalisés et que la WAB évitait le terme d’aphasie «mixte», qui compte pourtant pour une certaine proportion de la population aphasique.

Que considérer avant de commencer :

  • Le client devrait être bien reposé et devrait avoir droit à des pauses fréquentes durant l’évaluation.
  • L’évaluateur peut vouloir filmer la session de test afin de permettre une révision de la performance du client plus tard.
  • L’évaluateur doit se rappeler de placer toutes les photos et les objets dans le champ visuel du client.
  • L’évaluateur doit être attentif aux autocorrections du client et doit toujours enregistrer les réponses du client, qu’elles soient correctes ou pas.
  • L’évaluateur peut répéter les instructions une fois, sauf en cas d’instructions différentes dans le manuel.
  • L’évaluateur ne doit pas laisser le client savoir s’il réussit le test et devrait être attentif à ne pas donner d’indices, sauf en cas d’instructions contraires.
  • Avant d’administrer la section supplémentaire de la WAB-R, l’évaluateur doit voir la performance du client aux tâches précédentes de lecture et d’écriture. L’évaluateur peut choisir de ne pas administrer cette dernière section si le client n’a pas effectué l’action de manière satisfaisante, car le niveau de difficulté est augmenté. La section supplémentaire est utilisée pour distinguer si un client a une dyslexie sémantique et phonologique. L’évaluateur peut aussi récolter des informations concernant la dyslexie d’épellation.

Temps d’administration requis :

La partie 1 de la WAB prend approximativment 30 à 45 minutes à administrer. La partie deux prend approximativement 45 à 60 minutes.

La WAB-R inclut un outil de dépistage fait au chevet du patient et qui prend environ 15 minutes à administrer.

Formation requise :

Aucune typiquement précisée.

Équipement :

La WAB requière de l’équipement spécialisé, en plus de papier non-ligné, d’un crayon à la mine, d’un stylo et d’un chronomètre. L’ensemble complet inclut 25 formulaires de résultats, 57 cartes de stimulus et un manuel. Sur les cartes stimulus se trouve un ensemble d’images, de mots et de phrases qui sont montrés au client durant l’évaluation.

La WAB-R contient un paquet de 25 formulaires de résultats pour le test au chevet du patient, un livret de matrices progressives colorées de Raven et un ensemble pour les manipulations (tasse, peigne, fleur, allumettes, tournevis, 4 blocs de Koh, montre, marteau, téléphone, balle, couteau, épingle de sureté, brosse à dent, efface, cadenas, clée, trombone pour papier, élastique, cuillère, ruban adhésif, fourchette).

Les consignes d’administration détaillées sont fournies dans le manuel du test.

Versions alternatives

Il n’y a pas de forme alternative, même s’il y a un outil de dépistage fait au chevet du patient dans la WAB-R en cas de contraintes de temps. L’évaluation au chevet peut être faite dans un environnement confortable. Le formulaire d’enregistrement des résultats fournit des directives pour l’administration et la cotation. Le score obtenu peut déterminer les capacités d’un client et son fonctionnement avant une chirurgie ou durant un traitement médical.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les patients entre l’âge de 18 et de 89 ans avec des troubles neurologiques acquis causés par un AVC, une blessure à la tête ou une démence.
  • Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (Risser & Spreen, 1984).
  • Les patients avec des lésions à l’hémisphère droit non-aphasiques (Risser & Spreen, 1984).

Dans quelles langues cet outil est-il disponible ?

  • L’outil a été publié en anglais (Risser & Spreen, 1984).
  • L’outil a été publié en japonais (WAB Aphasia Test Construction Comitee, 1986).
  • L’outil est disponible en hongrois, en français, en portugais et il y a deux traductions en langage indien (Risser & Spreen, 1984). L’outil a été traduit en turque (Keklikoglu, Selcuki & Keskin, 2009) et en coréen (Kim et Na, 2004) (non-publié).
  • Il y a une version cantonaise standardisée (CAB; Yiu, 1992).
  • Il y a une version en hébreu (Kasher, Batori, Soroker, Graves & Zaidel, 1999).

Sommaire

Que mesure l’outil ? La WAB évalue les capacités linguistiques et non-linguistiques des adultes avec de l’aphasie. Le test fournit de l’information concernant le type et la sévérité de la lésion ainsi que la localisation de la lésion.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Les clients entre 18 et 89 ans avec des troubles neurologiques acquis causés par un AVC, une blessure à la tête ou de la démence.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Outil d’évaluation (la WAB-R a un outil de dépistage utilisé au chevet du patient).
Temps d’administration requis
  • 30-45 minutes (Partie 1)
  • 45-60 minutes (Partie 2)
  • 15 minutes (Outil de dépistage au lit)
Versions
  • Version cantonaise de la WAB (CAB)
  • Version coréenne de la WAB (K-WAB)
Langues
  • Publié en anglais (Risser & Spreen, 1984) et en japonais (WAB Aphasia Test Construction Committee, 1986).
  • L’outil est disponible en hongrois, en français, en portugais et il existe deux traductions en langage indien (Risser & Spreen, 1984). L’outil a été traduit en turque (Keklikoglu, Selcuki & Keskin, 2009) et en coréen (Kim et Na, 2004) (non-publié).
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
– Une étude a relevé une excellente cohérence interne pour la WAB-QL.
– Une étude a relevé une cohérence interne allant d’adéquate à excellente pour le sous-test demandant une appellation de la K-WAB.

Test-retest :
– Trois études ont relevé des fidélités test-retest allant d’adéquates à excellentes de la WAB.
– Une étude a relevé une excellente fidélité test-retest de la K-WAB.
– Une étude a relevé une excellente fidélité test-retest de la WAB.

Intra-juge :
Une étude a relevé une excellente fidélité intra-juge de la WAB.

Inter-juges :
– Une étude a relevé une excellente fidélité inter-juges de la WAB.
– Une étude a relevé une excellente fidélité inter-juges de la K-WAB.

Validité Contenu :
La validité de contenu de la WAB a été dérivée de la comparaison avec le contenu d’autres batteries de tests mesurant l’aphasie.

Critère :
Concourante :
Une étude a examiné la validité concourante de la K-WAB et a relevé des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec la version coréenne du Boston Naming Test.

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive de la WAB chez les patients ayant subi un AVC.

Construit :
Une étude a examiné la validité de construit de la WAB grâce à une analyse de facteurs.

Convergente/Discriminante :
– Six études ont examiné la validité convergente de la WAB et ont relevé des excellentes corrélations avec le Neurosensory Center Comprehensive Examination for Aphasia et le Mississippi Aphasia Screening Test; des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec le Communicative Effectiveness Index ; et des corrélations adéquates avec les tests de production de mots et la fréquence d’erreurs durant le discours fluide.
– Une étude a examiné la validité convergente de la WAB et a relevé des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec l’analyse du concept principal.
– Deux études ont examiné la validité discriminante de la WAB et ont relevé des corrélations adéquates avec les matrices progressives colorées de Raven, des excellentes corrélations avec la Scandinavian Stroke Scale et des corrélations adéquates avec la Mesure de l’indépendance fonctionnelle et l’indice de Barthel.

Groupes connus :
Quatre études ont examiné la validité des groupes connus de la WAB et ont déterminé que l’outil est capable de faire la distinction entre les individus avec et les individus sans aphasie ; les différents types d’aphasie (excepté pour l’aphasie de Broca et l’aphasie de Wernicke) ainsi qu’entre les différentes sévérités d’aphasie.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a évalué les effets de plancher/plafond de la WAB auprès de clients ayant subi un AVC.
Sensibilité/spécificité Deux études ont relevé des informations concernant la sensibilité/spécificité de la WAB auprès de patients ayant subi un AVC. Les auteurs de l’outil de mesure recommandaient un score seuil de 93,8 pour détecter une performance «aphasique» dans le quotient d’aphasie de la WAB, avec une sensibilité de 60% et une spécificité de 100%. Un score seuil correspondant au quotient cognitif de la WAB de 95,32 donnait une sensibilité et une spécificité de 80%.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? La WAB a été utilisée pour détecter le changement dans la communication et dans la sévérité de l’aphasie au fil du temps ou en réponse à une intervention.
Acceptabilité La WAB est plutôt longue à administrer.
Faisabilité Aucune formation spécifique n’est requise pour administrer la WAB.
Comment obtenir l’outil ?

Disponible sur le site de Pearson assessments

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques de la Western Aphasia Battery (WAB) pouvant concerner les individus ayant subi un AVC. Treize études ont été identifiées.

Effets de plancher/plafond

Aucune étude n’a précisé d’informations concernant les effets de plancher ou de plafond de la WAB spécifiquement auprès de la clientèle AVC.

Fidélité

Cohérence interne :
Shewan and Kertesz (1980) ont examiné la cohérence interne des sous-tests de discours spontané, de compréhension auditive, de répétition, d’appellation, de lecture et d’écriture de la WAB (documentée par Shewan – 1986, comme la WAB-QL) auprès de 140 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase aiguë de récupération, en utilisant les alphas de Cronbach et les coefficients theta de Bentler. La cohérence interne de tous les sous-tests s’est avérée excellente (a=0,905 ; q=0,974).

Kim et Na (2004) ont utilisé la Korean Western Aphasia Battery (K-WAB) pour examiner les relations entre le score total du sous-test d’appellation et les tâches : nommer l’objet, fluidité du mot, complétion de la phrase et discours de réponse. Les corrélations se sont avérées excellentes entre le score total du sous-test d’appellation et toutes les tâches (nommer l’objet : r = 0,971 ; fluidité du mot : r = 0,693; complétion de la phrase : r = 0,785; discours de réponse : r = 0,797). Les corrélations se sont avérées excellentes entre toutes les tâches (r = 0,606 – 0,726) à l’exception d’une corrélation adéquate entre les tâches de complétion de la phrase et de fluidité du mot (r = 0,534). Ces corrélations suggèrent que toutes les tâches sont assez similaires pour faire partie du même sous-test, mais pas assez pour être redondantes.

Test-retest :
Kertesz et McCabe (1977) ont évalué la fidélité test-retest sur 1 an de la WAB auprès de 22 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation r de Pearson. Ils ont relevé une excellente fidélité test-retest (r = 0,992).

Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la fidélité test-retest de la WAB auprès d’un échantillon de 38 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation Pearson. Les participants ont été évalués à deux reprises à des intervalles de 6 mois à 6,5 ans (moyenne de 12 à 23 mois entre les tests). La fidélité test-retest s’est avérée excellente pour la WAB-QA (r = 0,968), la WAB-CQ (n = 9, r = 0,895), les sous-tests de la WAB-LQ (documentée par Shewan, 1986) : discours spontané – contenu d’informations (r = 0,947), fluidité (r = 0,941), compréhension (r = 0,881), répétition (r = 0,970), appellation (r = 0,923), lecture (n = 32 ; r = 0,927) écriture (n = 25 ; r = 0,956) et le sous-test de construction (n = 14, r = 974). La fidélité test-retest s’est avérée adéquate pour le sous-test de praxis (n = 18, r = 0,581).

Pederson, Vinter et Skyhoj Olsen (2001) ont examiné la fidélité test-retest sur 3.5 mois de la WAB auprès d’un échantillon de 19 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Ils ont relevé une excellente fidélité test-retest (r = 0,96). Il n’y avait pas de changement significatif dans les scores de la WAB pris à 2 temps de mesure.

Kim et Na (2004) ont examiné la fidélité test-retest sur 5 jours de la K-WAB auprès d’un échantillon de 20 patients aphasiques, neurologiquement stables, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. La fidélité test-retest des scores composites et de tous les sous-tests s’est avérée excellente (quotient d’aphasie : r = 0,976 ; quotient de langage : r = 0,977 ; quotient cortical : r = 0,920 ; discours spontané : r = 0,96 ; compréhension auditive : r = 0,967 ; répétition : r = 0,952 ; appellation : r = 934 ; lecture : r = 0,986 ; écriture : r = 0,988 ; praxis, r = 0,908 ; construction : r = 0,922). Ces résultats suggèrent que tous les sous-tests de la K-WAB sont stables et fiables sur une courte période de temps.

Pak-Hin Kong (2011) ont examiné la fidélité test-retest de la version cantonaise de la WAB (CAB) auprès d’un échantillon de 16 participants avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les corrélations rho de Spearman. Les participants ont été examinés à deux occasions, à des intervalles de 12 à 16 mois. La fidélité test-retest s’est avérée excellente pour le sous-test de discours spontané – information, la fluidité et les scores totaux (respectivement, r = 0,83, 0,94, 0,96), pour le sous-tests d’appellation (r = 0,91) et le QA général (r = 0,93). Les participants n’ont pas démontré de différences significatives aux scores de la CAB lors des deux évaluations.

Intra-juge :
Shewan et Kertesz (1980) ont documenté des informations sur la fidélité intra-juge de la WAB lorsqu’elle a été administrée à 10 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, à quelques mois d’intervalle. Les vidéos ont été regardées et cotées par 3 juges. La fidélité intra-juge s’est avérée excellente pour la WAB-QA (r = 0,986-0,997), la WAB-CQ (r = 0,992 – 0,998), tous les sous-tests de la WAB- QL (documentée par Shewan, 1986) : discours spontané – contenu en informations (r = 0,926-944), discours spontané – fluidité (r = 0,794 – 0,989), compréhension (r = 0,985 – 0,993), répétition (r = 0,985 – 0,998), ainsi que les sous-tests de praxis (r = 0,983 – 0,989) et construction (0,948 – 0,996).

Inter-juges :
Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la fidélité inter-juges de la WAB, administré à 10 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, à quelques mois d’intervalle, en utilisant les coefficients de corrélation spécifiques de Pearson (de produit et de moment). Des vidéos ont été indépendamment cotées par 8 juges et les corrélations se sont avérées moyennes pour chaque sous-test. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente pour les sous-tests de la WAB-QA, de la WAB-CQ et de la WAB- QL (documentée dans Shewan, 1986) et les sous-tests de praxis et de construction.

Kim et NA (2004) ont examiné la fidélité inter-juges de la K-WAB auprès d’un échantillon de patients, dont 93,7% de ceux-ci en phase aiguë ou subaiguë de récupération d’un AVC, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Trois pathologistes du langage et du discours certifiés ont évalué les enregistrements vidéo de la performance de langage des patients. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente pour les scores composant la K-WAB et tous les sous-tests (quotient d’aphasie : r = 1,00 ; quotient de langage : r = 0,997 ; quotient cortical : r = 1,000 ; discours spontané – fluidité : r = 0,994 ; discours spontané – contenu : r = 0,993 ; compréhension auditive : r = 11,000 ; répétition : r = 0,999 ; nommer: r = 0,999 ; lecture : r = 0,999 ; écrire : r = 0,999 ; praxis : r = 1,000 ; construction : r = 0,998).
Note : Le nombre de participants utilisé pour calculer la fidélité inter-juges n’était pas clair.

Validité

Contenu :
Shewan et Kertesz (1980) ont noté que la WAB semble rencontrer les critères subjectifs pour la validité de contenu, car elle mesure les aires du contenu du langage qui sont communes à toutes les batteries de test pour l’aphasie et a des items similaires au BDAE.

Shewan (1986) a examiné la validité de contenu de la WAB- QL en la comparant aux autres batteries de tests évaluant l’aphasie. Les sous-tests de la WAB- QL (discours spontané, compréhension auditive, appellation, répétition, lecture, écriture) qui étendent le domaine du langage parlé et écrit, sont des aspects typiquement appliqués en réadaptation et son également inclus dans des batteries de test d’aphasie communes en termes de zone évaluée, de contenu et de difficulté.

Critère :
Concourante :
 Kim et Na (2004) ont examiné la validité concourante du sous-test d’appellation de la K-WAB et de la version coréenne du Boston Naming Test (K-BNT) auprès de 238 patients, où 93,7% (n = 223) des patients avaient subi un AVC. Des excellentes corrélations ont été relevées entre le score du K-BNT et les tâches d’appellation d’objets (r = 0,720), de fluidité des mots (r = 0,613) ainsi que le score sous-total d’appellation (r = 0,719) de la K-WAB. Des corrélations adéquates ont également été relevées entre le score du K-BNT et les tâches de complétion de phrases (r = 0,526) et de discours de réponse (r = 0,553) de la K-WAB.

Prédictive  :
Aucune étude n’a précisé d’informations concernant la validité prédictive de la WAB auprès de patients ayant subi un AVC.

Construit :
Kertesz et Phipps (1977) ont examiné la validité de construit de la WAB par une analyse de facteurs auprès d’un échantillon de 142 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, en utilisant une analyse des principales composantes de type r. Les résultats ont indiqué que les cinq sous-tests contribuaient à la charge totale du quotient d’aphasie de manière relativement égale à la racine 1, ce qui compte pour 83% de la variance totale. Les sous-tests de fluidité et de compréhension étaient les principales composantes pour la deuxième racine, ce qui comptait pour 9% de la variance. La répétition et le contenu informatif étaient les principales composantes de la troisième racine, ce qui comptait pour 7% de la variance totale. La composante d’appellation était la principale composante de la racine 4, ce qui comptait pour 2% de la variance.

Convergente/Discriminante :
Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la validité convergente de la WAB en la comparant aux sous-tests correspondants du Neurosensory Center Comprehensive Examination for Aphasia (NCCEA) auprès d’un échantillon de 15 patients avec de l’aphasie, en utilisant des coefficients de corrélation de Pearson. Les corrélations se sont avérées excellentes entre : le discours spontané de la WAB et la description de l’usage ainsi que la construction de phrase du NCCEA (r = 0,817) ; la compréhension de la WAB et l’identification par nom et l’identification par phrase du NCCEA (r = 0,915) ; la répétition de la WAB et la répétition de phrase du NCCEA (r = 0,880) ; l’appellation de la WAB, l’appellation visuelle et la fluidité des mots du NCCEA (r = 0,904) ; les sous-tests de lecture de la WAB et du NCCEA (r = 0,919) ; les sous-tests d’écriture de la WAB et du NCCEA (r = 0,905) ainsi qu’entre les scores totaux de la WAB et du NCCEA (r = 0,973). Il y avait également une excellente corrélation entre la WAB-CQ (sans compter les sous-tests de praxis et de construction) et le score comparable au NCCEA (sans compter les sous-tests d’appellation tactile droite/gauche, d’articulation, de répétition digitale dans un ordre croissant et à rebours – r = 0,964).

Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la validité discriminante de la WAB en la comparant aux scores de matrices progressives colorées de Raven auprès d’un échantillon de 140 patients avec de l’aphasie, en utilisant les coefficients de corrélation spécifiques de Pearson (de produit et de moment). Une corrélation adéquate (r = 0,547) a été relevée entre les deux tests, ce qui indique que le WAB a une certaine influence sur l’intelligence.

Laures-Gore, DuBay, Duff et Buchanan (2010) ont examiné la validité convergente de la WAB-QA en la comparant avec des mesures de production de mots et d’erreurs de fréquence dans le langage fluide auprès d’un échantillon de 14 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, en utilisant des coefficients de corrélation de Pearson. La production de mots a été mesurée comme la proportion de mots productifs sur le nombre de mots totaux pour chaque minute dans un échantillon de paroles. La fréquence d’erreurs a été mesurée comme le nombre total d’erreurs divisé par le nombre total de mots productifs durant un échantillon de discours de 10 minutes. Une corrélation positive adéquate a été relevée entre la WAB-QA et la production de mots (r = 0,59) ainsi qu’une corrélation adéquate négative entre la WAB-QA et la fréquence d’erreurs (r = -0,54).

Bakheit, Carrington, Griffiths et Searle (2005) ont examiné la validité convergente de la WAB en la comparant à l’index d’efficacité de communication (CETI) auprès de 67 patients avec de l’aphasie et en phase aiguë de récupération d’un AVC, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Les participants ont reçu une réadaptation multidisciplinaire, incluant l’évaluation conventionnelle de la pathologie du langage parlé, amorcée lors de l’admission sur l’unité de réadaptation, et en continu jusqu’au moment du congé de l’hôpital. Les mesures ont été prises initialement, à quatre semaines, à huit semaines, à 12 semaines et à 24 semaines. Une corrélation excellente a été relevée entre les deux évaluations sur la période totale (r = 0,71), avec des corrélations allant d’adéquates à excellentes à chaque moment (respectivement, r = 0,70 ; 0,67 ; 0,53 ; 0,66 et 0,68).

Pederson, Vinter et Skyhoj Olsen (2001) ont examiné la validité convergente de la WAB en comparaison avec l’adaptation danoise et la traduction de l’index d’efficacité de communication (CETI) auprès de 66 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Une excellente corrélation a été relevée entre le CETI et le quotient d’aphasie de la WAB (r = 0,76). Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont également été relevées entre le CETI et les sous-tests d’information (r = 0,73), de fluidité (r = 0,73), de compréhension (r = 0,65), de répétition (r = 0,53) et d’appellation (r = 0,75) de la WAB. Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont été relevées entre le CETI et les tâches de lecture (r = 0,70), d’écriture (r = 0,69), d’apraxie (r = 0,60), de calcul (r = 0,64), d’assemblement de blocs (r = 0,34), de dessin (r = 0,41) et de matrices colorées de Raven (r = 0,41) de la WAB.

Pederson, Vinter et Skyhoj Olsen (2001) ont examiné la validité discriminante du quotient d’aphasie de la WAB (WAB-QA) et des matrices colorées de Raven en les comparant avec la Scandinavian Stroke Scale (SSS), l’Indice de Barthel (IB) et le Frenchay Activities Index (FAI), auprès d’un échantillon de 66 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant la corrélation de Pearson. Une excellente corrélation a été relevée entre la WAB-QA et la SSS (r = 0,64) et des corrélations adéquates entre la WAB-QA et l’IB (r = 0,44) ainsi qu’entre la WAB-QA et le FAI (r = 0,50). Des corrélations adéquates ont également été relevées entre les matrices colorées de Raven de la WAB et l’IB (r = 0,41), ainsi qu’entre les matrices colorées de Raven de la WAB et le FAI (r = 0,48).

Kostalova et al. (2008) ont examiné la validité convergente de la WAB en la comparant avec la version tchèque du Mississippi Aphasia Screening Test (MASTcz) auprès de 45 patients ayant subi un AVC de l’hémisphère gauche causant de l’aphasie, en utilisant les corrélations spécifiques de Pearson (de produit et de limite). Une excellente corrélation a été relevée entre les deux tests (r = 0,933).

Ivanova et Hallowell (2012) ont examiné la validité convergente des sous-tests de discours spontané, de compréhension auditive et verbale, de répétition et d’appellation de la WAB-R ainsi que du quotient d’aphasie, en les comparant avec une tâche de mémoire de travail par mouvements occulaires, auprès d’un échantillon de 28 personnes avec de l’aphasie causée par un AVC. Aucune corrélation significative n’a été notée entre les tests suivant la correction Holm visant à contrôler les familywise alpha.

Pak-Hin Kong (2011) ont examiné la validité convergente de la version cantonaise de la WAB (CAB) avec une analyse du concept principal auprès de 16 participants avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, utilisant des coefficients rho de Spearman. L’analyse du concept principal capte la présence, la précision, l’intégralité et l’efficacité du contenu des communications orales chez les gens qui parlent cantonais avec de l’aphasie, et les scores incluaient : le nombre de concepts précis et complets ; le nombre de concepts précis mais incomplets, le nombre de concepts absents, le score du concept principal et le nombre de concepts précis et complets par minute. Les scores ont été corrélés avec le sous-test du discours spontané, d’information et de fluidité, les scores totaux, le sous-test du discours spontané et le quotient d’aphasie général. Les participants ont été examinés à 2 occasions, à des intervalles entre 12 et 16 mois. Aux deux temps de mesure, les corrélations allaient d’adéquates à excellentes entre le score d’information de discours spontané de la CAB et la plupart des mesures du concept principal (concepts précis et complets : r = 0,54, 0,73 ; concepts précis et incomplets : r = 0,60, 0,62 ; concepts absents : r = -0,64, -0,75 ; score du concept principal : r = 0,64 ; 0,76). Les corrélations se sont avérées excellentes entre le score de fluidité de discours spontané et la plupart des mesures du concept principal (concepts précis et complets  : r = 0,94, 0,93 ; concepts précis mais incomplets : r = -0,91, -0,87 ; score du concept principal : r = 0,94, 0,91 ; concepts précis et complets/ minutes : r = 0,94,0,93), entre le score de discours spontané et le score du concept principal (r = 0,96, 0,90), le sous-test d’appellation de la CAB et les mesures qui y sont reliées pour le concept principal (concepts précis et complets  : r = 0,91, 0,89 ; concepts précis mais incomplets : r = -0,85, -0,84 ; score du concept principal : r = 0,89, 0,92) ainsi qu’entre le score du quotient d’aphasie et les mesures du concept principal qui y étaient reliées (concepts précis et complets  : r = 0,91, 0,89 ; concepts précis mais incomplets : r = -0,93, -0,84 ; score du concept principal : r = 0,95, 0,91).

Groupes connus :
Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la validité des groupes connus de la WAB auprès d’un échantillon de 117 patients avec de l’aphasie et de 122 sujets contrôles sans aphasie, en utilisant le test de Newman-Keuls sur les plus petites étendues significatives. Les patients avec de l’aphasie ont été catégorisés selon le type : anomie (n = 37), aphasie de conduction (n = 13), aphasie de Wernicke (n = 18), aphasie de Broca (n = 25) ou aphasie de type globale (n = 24). Les sujets contrôles sans aphasie faisaient partie de l’un de trois groupes : adultes qui ne sont pas blessés au niveau du cerveau (n = 31), individus avec des lésions à l’hémisphère non dominant (n = 70) ou individus avec des lésions diffuses au cerveau (n = 21). Les résultats ont indiqué que les groupes contrôles différaient significativement de chaque type d’aphasie, en excluant le groupe d’anomie. Les groupes contrôles ne différaient pas significativement entre eux. Tous les groupes d’aphasie différaient significativement entre eux, avec l’exception des groupes d’aphasie de Broca et de l’aphasie de Wernicke. Le groupe d’aphasie globale avait obtenu des résultats significativement plus bas que les autres groupes d’aphasie.

Shewan (1986) a examiné le changement dans les scores de la WAB- QL au fil du temps auprès d’un échantillon de 50 adultes avec de l’aphasie causée par un AVC en phase aiguë de récupération. Les participants ont été divisés selon la sévérité de l’aphasie déterminée à la base (2 à 4 semaines après le début de l’aphasie), à 3 mois et à au moins 6 mois après. L’analyse post-hoc de la plus petite étendue significative par Newman-Keuls a révélé des différences significatives dans les 3 groupes à partir du départ de l’étude jusqu’à l’évaluation finale (p<0,05). Les scores de la WAB-QL changeaient d’une manière similaire dans le temps pour les 3 groupes de sévérité. Les meilleures améliorations ont été observées chez les patients avec de l’aphasie modérée ou sévère.

Ross et Wertz (2003) ont examiné la validité des groupes connus de la WAB auprès d’un échantillon de 18 adultes en santé et 18 adultes avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant le test des rangs de Wilcoxon (W). Des différences significatives ont été relvées entre les groupes pour le quotient d’aphasie et le quotient cortical de la WAB (p<0,000).

Ross et Wertz (2004) ont examiné la validité des groupes connus de la WAB auprès d’un échantillon de 10 patients en santé (aucune blessure au cerveau) et de 10 patients avec une légère aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération. Des différences significatives ont été relevées entre les groupes pour le quotient d’aphasie et le quotient cortical (p<0,000).

Sensibilité/Spécificité :
Ross et Wertz (2004) ont examiné la sensibilité et la spécificité de la WAB auprès d’un échantillon de 10 patients avec de l’aphasie légère causée par un AVC en phase chronique de récupération, et de 10 adultes en santé (aucune blessure au cerveau). Un score prescrit de 93,8 a été utilisé pour déterminer la performance «aphasique» au quotient d’aphasie de la WAB, avec une sensibilité de 60% et une spécificité de 100%. Un score correspondant au quotient cognitif de la WAB de 95,32 a déterminé une sensibilité et une spécificité de 80%.

Kim et Na (2004) ont examiné la sensibilité et la spécificité de la K-WAB auprès d’un échantillon de 238 patients, où 93,7% (n = 223) des patients avaient subi un AVC en phase aiguë ou chronique de récupération. Les patients ont été regroupés selon leur âge (15-74 ans vs. ≥ 75 ans) et leur nombre d’année d’éducation (0, 1-6, ≥7). Les résultats suivants ont été notés pour le quotient d’aphasie :

  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec aucune année d’éducation, un score seuil optimal de 85,25 résultait en une précision de diagnostic de 93%, en une sensibilité de 92% et en une spécificité de 94% (aire sous la courbe = 0,973) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 87.45 résultait en une précision de diagnostic de 96%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 0,998) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec plus de sept ans d’éducation, un score seuil optimal de 93,25 résultait en une précision de diagnostic de 94%, une sensibilité de 93% et une spécificité de 96 % (Aire sous la courbe = 0,986) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec aucune année d’éducation, un score seuil optimal de 74,05 résultait en une précision de diagnostic de 94%, une sensibilité de 100% et une spécificité de 94 % (Aire sous la courbe = 0,976) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 86,00 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité, et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,00) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 88,30 résultait en une précision de diagnostic de 93%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 90 % (Aire sous la courbe = 0,975).

Les résultats suivants ont été notés pour le quotient de langage :

  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 79,96 résultait en une précision de diagnostic de 96%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 0,982) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 89,05 résultait en une précision de diagnostic de 94%, une sensibilité de 96% et une spécificité de 93% (Aire sous la courbe = 0,977) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 65,9 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité, et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 72,7 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité, et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000).

Les résultats suivants ont été notés pour le quotient cortical :

  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 77,65 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 90,85 résultait en une précision de diagnostic de 95%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 96% (Aire sous la courbe = 0,986) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 69,72 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000) ;
  • Pour les patients 75 ans et plus avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 75,86 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000).

Sensibilité au changement

Shewan (1986) a examiné le changement dans les scores de la WAB-QL au fil du temps auprès d’un échantillon de 50 adultes avec de l’aphasie causée par un AVC, qui recevaient un traitement (n = 42) ou qui n’en recevaient pas (n = 8). Les participants ont été évalués initialement (2 à 4 semaines après le début de l’aphasie), à 3 mois et à au moins 6 mois après la première évaluation. Un effet principal significatif du temps (F = 43,33, df = 2,96, p<0,0001) a été relevé. L’analyse post-hoc de la plus petite étendue significative de Newman-Keuls a révélé des différences significatives dans les scores moyens pour les 3 tests (p<0,01). Ces augmentations significatives dans les scores de la WAB-QL avec la récupération supporte la validité de cet outil comme mesure de la sévérité.

Aftonomos, Steele, Appelbaum et Harris (2001) ont utilisé la WAB pour mesurer les changements suite à un programme de traitement fait dans un centre de traitement du langage basé en communauté auprès d’un échantillon de 50 patients avec de l’aphasie, dont 49 patients où l’aphasie était causée par un AVC (en phase subaiguë ou chronique de récupération). Les scores moyens des participants augmentaient significativement entre le pré et le post traitement pour tous les sous-tests de la WAB, avec des pourcentages absolus allant d’une amélioration de 6,5% à 13% (valeurs p allant de p<0,01 à p<0,0001). Les participants ont été catégorisés selon leur score avant le traitement au quotient d’aphasie de la WAB : (a) <25 (n = 13) ; (b) 25-50 (n = 16) ; (c) 50-75 (n = 12) ; et (d) ≥ 75 (n = 9). Les scores moyens au QA ont augmenté respectivement de 8,8, de 11,2, de 13,6 et de 7,9. Les patients avec des scores initiaux dans les deux groupes centraux ont démontré des meilleures améliorations que ceux avec des scores initiaux dans les extrêmes.

Références

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Disponible sur le site de Pearson assessments

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