Activités de loisir

Évidence révisées en date du 16-12-2009
Auteur(s)* : Johanne Desrosiers, PhD OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Maxim Ben Yakov, BSc. PT ; Hélène Carbonneau, récréologue, PhD
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Les avantages de pratiquer des activités de loisir sont nombreux, ces principaux bénéfices concernent une amélioration du bien-être psychologique et de la qualité de vie. Les activités de loisir contribuent également à améliorer la santé physique et mentale, ainsi que la croissance personnelle.

Information aux patients/familles

Auteurs : Johanne Desrosiers, Ph. D. erg., Nicol Korner-Bitensky, Ph. D. erg., Hélène Carbonneau, récréologue, Ph. D.

Les mythes et les faits

  • Il est impossible de pratiquer des activités de loisir après un AVC.
    Vous pouvez reprendre vos activités de loisir après un AVC. Si vous en avez besoin, il existe de nombreux mécanismes d’adaptation pour vous aider en ce sens. Il est important de discuter de vos besoins et de vos désirs avec un professionnel de la réadaptation. Vous pouvez également consulter le module d’aides techniques pour obtenir plus d’information.
  • Il faut beaucoup d’habiletés pour pratiquer des activités de loisir.
    Les loisirs ne se résument pas aux activités pratiquées pendant vos temps libres. C’est d’abord et avant tout un aspect agréable de la vie. Vous pouvez continuer à pratiquer des activités de loisir après un AVC, même si vous éprouvez certains problèmes causés par cet AVC.
  • Les personnes en santé ne sont pas intéressées à participer à des activités avec des personnes qui ont subi un AVC.
    Une partie des réserves que vous remarquerez peut-être chez les autres s’expliquent par le manque de connaissances sur les AVC et la façon d’agir avec une personne qui a subi un AVC. Il est important de parler de vos activités de loisir avec votre famille et vos amis et de les informer de ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire. Votre entourage peut aussi vivre un deuil en raison de votre AVC, devoir s’adapter et découvrir de nouvelles manières d’agir et de participer aux activités avec vous.
  • Il est préférable de rester chez soi…
    Dans la mesure du possible, il est préférable de maintenir une certaine continuité avec les activités que vous pratiquiez avant l’AVC, qu’il s’agisse de vos activités quotidiennes ou de vos loisirs. Par exemple, si vous décidez de rester à la maison et de jouer aux cartes avec votre voisin, tandis que vous aviez l’habitude d’aller au centre communautaire, vous perdrez certains contacts sociaux qu’il est important de conserver après un AVC. Il est donc préférable de trouver le moyen de vous rendre au centre communautaire pour conserver vos activités sociales.

Pourquoi pratiquer des activités de loisir ?

Les loisirs s’associent à de nombreux bienfaits. Ils contribuent au bien-être et à la qualité de vie. Ils permettent aussi d’améliorer votre santé physique et mentale, tout en favorisant l’épanouissement personnel.

Puis-je encore pratiquer des loisirs après un AVC ?

Tout le monde a le droit de pratiquer des loisirs. Il est toujours possible de vivre des expériences agréables et positives, quel que soit votre état de santé. Vous ne pratiquerez peut-être pas les mêmes activités de loisir qu’auparavant, mais le sentiment de bien-être que vous en tirerez ne devrait pas changer.

Puis-je reprendre les mêmes activités de loisir qu’auparavant ?

Il est parfois difficile de reprendre exactement les mêmes activités qu’avant l’AVC. Vous devrez peut-être accepter de modifier vos activités pour qu’elles soient plus faciles et moins exigeantes à pratiquer. Comme on l’a souligné plus haut, certaines aides techniques peuvent vous faciliter la tâche.

Est-ce que je peux prendre l’avion pour voyager ?

La majorité des personnes peuvent prendre l’avion suite à un AVC. Cependant, vous voudrez sûrement vérifier auprès de votre compagnie d’assurance voyage s’il y a des spécificités à respecter. Le lien suivant donne accès à un article en provenance de l’Angleterre et du pays de Galles (disponible en anglais seulement) intitulé “Flying after a stroke” qui inclue des informations sur: l’assistance disponible dans les aéroports, l’expériences d’individus ayant subi un AVC, comment les aéroports peuvent améliorer leur services et bien plus !

Qui peut m’aider à reprendre mes activités de loisir ?

Votre famille et vos amis représentent une excellente source de soutien. Les gens ne savent pas toujours vraiment comment aider un être cher qui a subi un AVC. Votre famille et vos amis attendent peut-être un signe de votre part pour vous aider. Vous serez peut-être agréablement surpris si vous leur demandez de l’aide.

Il se peut fort bien que votre famille et vos amis se sentent dépassés par la situation et éprouvent de la difficulté à vous soutenir dans vos activités de loisir. Si c’est le cas, divers professionnels peuvent vous aider. Les ergothérapeutes, les physiothérapeutes, les travailleurs sociaux et les psychologues peuvent tous vous aider à reprendre vos activités loisirs. De plus, certains centres offrent les services de récréologues. N’hésitez pas à faire appel à ces ressources.

Des risques s’associent-ils à la participation à des activités de loisir ?

Vous ne courez pas plus de risques à pratiquer des activités de loisir après un AVC qu’auparavant, pourvu que vous respectiez vos capacités. Consultez votre médecin ou un professionnel de la réadaptation pour recevoir les meilleurs conseils sur la manière de participer à des activités de loisir en toute sécurité et sans trop d’effort.

* Avis à la famille et aux amis : Il est important de laisser la personne qui a subi un AVC reprendre une activité de loisir agréable, sans vous montrer trop protecteur.

Comment trouver des activités de loisir agréables et satisfaisantes ?

Cette partie vous propose un processus structuré pour trouver une activité de loisir agréable et adaptée à votre mode de vie. Ce processus fait partie d’un programme d’éducation mis en application depuis 15 ans auprès de personnes en perte d’autonomie.

Elle peut être utile pour réfléchir à vos choix. Elle peut aussi être utile aux personnes ayant subi un AVC, à la famille et aux amis, de même qu’aux intervenants œuvrant en réadaptation.

Les étapes pour trouver des activités de loisir satisfaisantes :

  • Étape 1 : Réfléchissez au rôle des loisirs dans votre vie
    D’abord, demandez-vous quelle valeur vous accordez aux loisirs. Vous devez être convaincu de leur importance dans votre vie. Votre famille et vos amis peuvent vous aider à retrouver du plaisir à pratiquer des loisirs. Vous devez penser au plaisir et au divertissement que les loisirs vous apportaient avant l’AVC et trouver des activités capables de recréer ces sentiments.Si vous cliquez sur le lien ci-contre, vous trouverez un questionnaire qui vous orientera dans votre réflexion sur vos sentiments à l’égard des loisirs. (Lien en attente d’approbation par l’auteure)
  • Étape 2 : Évaluez la satisfaction que vous procurent vos activités de loisir actuelles
    Évaluez la satisfaction que vous tirez de vos activités de loisir et la manière dont vous passez vos temps libres. (Lien en attente d’approbation par l’auteure)
  • Étape 3 : Répertoriez vos activités et vos intérêts en matière de loisir
    Il s’agit maintenant de réfléchir à ce que vous aimez faire pendant vos temps libres. Pensez aux activités qui vous plaisent, à commencer par des choses aussi simples qu’arroser vos plantes jusqu’aux activités plus complexes, comme jouer au golf. Les loisirs se composent de petites et de grandes activités. L’important, c’est le plaisir qu’ils vous procurent.
    Réfléchissez à vos activités de loisir, notamment :

    • Les activités que vous aimez,
    • Les activités que vous pratiquez,
    • Les activités que vous avez délaissées et que vous aimeriez reprendre,
    • Le plaisir que vous tirez de chacune de ces activités.

    Après avoir réfléchi à ces aspects des loisirs, vous serez mieux préparé pour déterminer les activités que vous désirez explorer ou reprendre. (Lien en attente d’approbation par l’auteure)

  • Étape 4 : Réfléchissez à ce que vous souhaitez tirer de vos activités de loisir
    Après avoir mieux cerné vos intérêts en matière de loisir, il est utile de tenter de comprendre les raisons pour lesquelle vous préférez une activité à une autre. Certaines personnes préfèrent le volet de la socialisation, tandis que d’autres cherchent à relever de nouveaux défis.
    Si vous éprouvez de la difficulté à déterminer la raison de vos préférences, remplissez le test ci-joint. (Lien en attente d’approbation par l’auteure)
  • Étape 5 : Établissez où, comment et avec qui vous pratiquerez vos loisirs
    Cette étape vous permet d’établir où, avec qui, quand et comment vous participerez à ces activités. Elle est utile pour repérer les obstacles que vous affronterez peut-être durant vos loisirs.
    La grille ci-jointe vous orientera pour franchir les étapes 5 à 8. (Lien en attente d’approbation par l’auteure)
  • Étape 6 : Réfléchissez à quelques-uns des obstacles que vous devrez peut-être affronter lorsque vous pratiquerez vos activités de loisir
    Vous devez réfléchir aux inquiétudes que vous éprouvez à l’idée de reprendre vos activités de loisir favorites et vous demander lesquelles sont bien réelles et lesquelles se fondent plutôt sur des idées fausses. (Lien en attente d’approbation par l’auteure)
  • Étape 7 : Cherchez de nouvelles façons de pratiquer vos activités de loisir
    Il faut parfois envisager de pratiquer les activités de loisir différemment. Vous aurez peut-être besoin de matériel spécial, d’aides techniques ou de trouver des lieux adaptés à votre situation pour pratiquer votre activité favorite. Par exemple, vous aimez peut-être la nage, mais vous devrez trouver une piscine dotée de matériel de sécurité et de mécanismes d’adaptation à l’intention des personnes ayant des incapacités. Ainsi, vous devrez peut-être opter pour un lieu mieux adapté pour pratiquer vos activités.À cette étape, il est bon de consulter un professionnel de la réadaptation. Vous pouvez aussi consulter le module sur les aides techniques pour trouver des exemples de matériel et de mécanismes d’adaptation qui faciliteront la reprise de certaines activités.
  • Étape 8 : Trouvez des activités de rechange
    Si vous constatez qu’il vous est impossible de reprendre vos activités de loisir habituelles, envisagez d’autres activités qui vous procureront le même plaisir.Voici un exemple :Trois personnes aimaient se promener dans la forêt et la nature en général. Physiquement, elles n’étaient plus en mesure de le faire après leur AVC. La première personne, un homme, aimait la détente que lui procurait la nature et a décidé d’écouter des cassettes de relaxation diffusant les bruits de la nature. Ce nouveau loisir le satisfaisait parce qu’il continuait à se détendre tout en profitant de certains aspects de la nature. Le deuxième homme s’est plutôt lancé dans la peinture de la nature pour satisfaire l’intérêt qu’il éprouvait à réfléchir à la nature.La troisième personne, une femme, aimait surtout l’excursion et la faune. Elle a donc décidé de construire une terrasse dans son jardin, pour profiter des fleurs et des arbres pendant ses repas. Ces trois personnes ont trouvé une nouvelle activité pour satisfaire leur intérêt envers la nature, mais à leur manière personnelle et différente.

    L’important, ce n’est pas l’activité, mais ce qu’elle vous apporte!

  • Étape 9 : Apprenez à intégrer vos activités à votre vie quotidienne
    Une fois vos intérêts ciblés, vous devez évaluer les connaissances et les habiletés nécessaires pour les intégrer à votre vie. Ainsi, vous devrez peut-être acquérir de nouvelles habiletés. Cette fois encore, l’aide d’un professionnel de la réadaptation peut vous être précieuse.Votre famille et vos amis représentent aussi une importante source d’aide et de soutien. Ils peuvent vous aider à profiter de l’activité plutôt qu’à vous concentrer à la pratiquer correctement.
  • Étape 10 : Persévérez !
    Même si les obstacles vous semblent énormes, persévérez! Vous vous en féliciterez plus tard. Le soutien de votre famille et de vos amis est essentiel à cette étape.

Thérapie par les loisirs

Évidence révisées en date du 25-07-2021
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT ; Shawn Aitken, OT
Réviseur expert : Hélène Carbonneau, PhD
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

De nombreuses personnes ont des difficultés à participer à des activités de loisirs après un AVC. Les obstacles les plus courants à la reprise des activités de loisirs sont les limitations de la mobilité, l’inaccessibilité à des activités communautaires et la stigmatisation sociale due à l’AVC. La réduction de la participation aux loisirs peut être une source de frustration et avoir un impact sur l’humeur et le bien-être. Un soutien peut être utile pour augmenter la participation aux activités de loisirs.

La thérapie par les loisirs implique généralement des interventions qui permettent de participer à des activités de loisirs et d’atteindre des objectifs de loisirs. Ces interventions peuvent inclure la découverte d’activités de loisirs, un entraînement aux activités de loisirs, l’adaptation des activités de loisirs et l’utilisation des ressources communautaires. La thérapie par les loisirs est souvent assurée par des thérapeutes en récréologie et des ergothérapeutes, et peut être proposée individuellement ou en groupe. La thérapie de loisirs individuelle est souvent adaptée pour travailler sur des objectifs de loisirs individuels, tandis que les groupes de thérapie de loisirs impliquent souvent la participation à des activités de loisirs dans un contexte social avec des séances d’éducation et de discussions en groupe.

Information aux patients/familles

Qu’est-ce que la thérapie par les loisirs ?

La thérapie par les loisirs aide les personnes à s’engager dans des activités de loisirs et à atteindre leurs objectifs de reprise des loisirs après un AVC. Il existe de nombreuses formes différentes de thérapie par les loisirs, notamment la pratique d’activités de loisirs spécifiques, l’amélioration des capacités, la recherche de moyens d’adaptation aux changements dus à l’AVC, l’utilisation des ressources communautaires ou la découverte de nouvelles activités de loisirs.

Pourquoi recourir à la thérapie par les loisirs ?

Après un AVC, de nombreuses personnes ont des difficultés à reprendre leurs activités de loisirs. Les activités de loisirs sont un bon moyen de demeurer actif, tant physiquement que mentalement. Les activités de loisirs ont de nombreux avantages sur la qualité de vie et l’humeur. La thérapie par les loisirs est souvent aussi efficace que d’autres traitements pour améliorer les capacités générales après un AVC, ce qui peut faciliter l’accomplissement d’autres activités quotidiennes.

La thérapie par les loisirs est-elle efficace ?

Les études sur la thérapie par les loisirs diffèrent par le type d’intervention qu’elles utilisent, ainsi que par la durée ou la fréquence de l’activité de loisir. Il est donc difficile de déterminer si les thérapies de loisirs sont toutes efficaces. Cependant, les recherches démontrent que la pratique d’une thérapie par le loisir après un AVC peut améliorer les capacités physiques, les capacités cognitives et la satisfaction à l’égard des loisirs. La thérapie par les loisirs est aussi efficace que d’autres interventions face à l’AVC (tels que les programmes de soins habituels, l’ergothérapie et l’activité physique) et améliore le bien-être émotionnel, l’humeur et la capacité d’accomplir les activités de la vie quotidienne.

Y a-t-il des risques ou des effets secondaires ?

Si votre équipe médicale et de réadaptation vous a autorisé à faire de la réadaptation physique, il n’y a pas de risques ou d’effets secondaires spécifiques associés à la thérapie par les loisirs. Cependant, il est important de travailler avec un professionnel en réadaptation (par exemple, un ergothérapeute ou un thérapeute en récréologie), car vos capacités après un AVC peuvent avoir changé. Votre professionnel en réadaptation vous aidera à pratiquer des activités de loisirs en toute sécurité ou à trouver des activités alternatives que vous pourrez pratiquer en toute sécurité. Aucune étude ne mentionne que la thérapie par les loisirs soit associée à des effets secondaires négatifs.

Qui offre des thérapies par les loisirs ?

La thérapie par les loisirs est souvent offerte par des ergothérapeutes ou des thérapeutes en récréologie, mais elle peut aussi être assurée par d’autres personnes, comme des bénévoles.

Combien cela coûte-t-il ?

Le coût de la thérapie par les loisirs dépend des politiques de santé publique ou des polices d’assurance privées. Au Canada, les coûts sont couverts si vous recevez des soins dans un établissement de réadaptation qui offre cette forme de traitement. Si vous bénéficiez d’une réadaptation privée, il est important de vérifier que votre assurance couvre la thérapie par les loisirs.

Quelle est la durée de la thérapie ?

Dans les études utilisées pour ce module Info-AVC, la durée et l’intensité des thérapies par les loisirs variaient considérablement. La plupart des traitements ont été dispensés sur plusieurs mois ; les séances avaient lieu une fois par semaine et duraient entre 30 et 60 minutes. Dans un contexte de réadaptation, il est probable que la thérapie par les loisirs soit adaptée aux objectifs et aux besoins de chaque individu.

La thérapie par les loisirs est-elle pour moi ?

Si vous avez subi un AVC, ou si vous connaissez un proche qui a subi un AVC et qui a des difficultés à pratiquer des activités de loisirs, la thérapie par les loisirs est une excellente option de traitement pour reprendre des activités ou aider à découvrir de nouveaux intérêts. Les activités de loisirs sont bénéfiques pour la santé physique et psychologique et constituent un excellent moyen de rester actif. En outre, il a été démontré que la thérapie par les loisirs apporte des avantages supplémentaires, comme l’amélioration des habiletés physiques et des capacités pour effectuer d’autres types d’activités.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé.

Ce module Info-AVC a passé en revue un total de dix études (six ECR de haute qualité, deux ECR de qualité acceptable, un ECR de faible qualité et une étude de type pré-post) portant sur l’utilisation de la thérapie par les loisirs dans la réadaptation post-AVC. La thérapie par les loisirs comprend généralement la participation à des activités de loisir, un entraînement aux activités de loisir, l’adaptation des activités de loisir, l’éducation/discussion sur les loisirs et l’accès aux ressources communautaires. La fréquence de la thérapie par les loisirs varie de 30 minutes à 2 heures par session, d’un à trois jours par semaine, pour une durée de 5 à 36 semaines. Certaines études ont proposé une thérapie par les loisirs combinée à des séances d’activité physique. Les groupes témoins comprenaient une thérapie par les loisirs différée (dans le cas d’études croisées), des discussions non liées aux loisirs, des séances d’ergothérapie, une thérapie des activités de la vie quotidienne (AVQ), des séances d’activité physique ou aucune intervention particulière.

Une revue systématique sur la thérapie par les loisirs (Dorstyn et al., 2014) qui comprenait 12 ECR issus de dix études indépendantes a relevé des différences statistiquement significatives en faveur de la thérapie par les loisirs comparée aux interventions témoins pour la qualité de vie liée à la santé, le bien-être émotionnel, la satisfaction face aux loisirs, la participation aux loisirs et la satisfaction face aux activités. La revue a conclu que la thérapie par les loisirs est efficace pour améliorer les résultats psychologiques et de loisirs à court terme après un AVC. Toutes les études de cette revue systématique, sauf une, ont satisfait aux critères d’inclusion dans ce module Info-AVC.

Ce module Info-AVC inclut trois études (deux ECR de haute qualité et une étude non randomisée) menées auprès de participants en phase chronique de récupération post-AVC. Dans cette phase de récupération, la thérapie par les loisirs s’est avérée plus efficace que les interventions de comparaison pour améliorer les fonctions exécutives, le rendement occupationnel et l’endurance à la marche. Les autres études ont été menées auprès de participants dans le continuum de l’AVC (c’est-à-dire lors de phases de récupération non spécifiques à une période, ou non documentées). Les résultats ont démontré que la thérapie par les loisirs était plus efficace que les interventions de comparaison pour améliorer la satisfaction face aux loisirs uniquement, avec des avantages potentiels sur le bien-être émotionnel, les Activités de la vie domestique (AVD) et la participation aux loisirs.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase chronique

Activités de la vie domestique
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Corr, Phillips & Walker, 2004) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur les Activités de la vie domestique (AVD) en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie par les loisirs communautaires ou aucune intervention (intervention différée). Les AVD des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par la Nottingham Extended ADL Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer les Activités de la vie domestique en phase chronique de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2014) et une étude non randomisée (Rand et al., 2010) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’endurance à la marche en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité de type croisé (Liu-Ambrose & Eng, 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives ou le programme de soins habituel. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Seulement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives comparés au programme de soins habituel.

L’étude de type pré/post (Rand et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par la GDS. Une différence significative intra-groupe a été relevé aux deux temps de mesure.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives sont plus efficaces qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’endurance à la marche en phase chronique de récupération post-AVC. De plus, une étude non randomisée a également relevé une amélioration significative sur l’endurance à la marche suivant des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs.

Équilibre
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2014) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives ou le programme de soins habituel. L’équilibre des patients a été mesuré à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesures.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives ne sont pas plus efficaces qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC.

État de santé
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Corr, Phillips & Walker, 2004) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’état de santé en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie par les loisirs communautaires ou aucune intervention (intervention différée). L’état de santé des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par la Medical Outcomes Short Form (SF-36 – sous-échelles Physique et Mentale). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des sous-échelles de la SF-36 (Physique), en faveur d’aucune intervention comparée à la thérapie par les loisirs.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer l’état de santé en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction exécutives
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2014) et une étude non randomisée (Rand et al., 2010) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur les fonctions exécutives en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité de type croisé (Liu-Ambrose & Eng, 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives ou le programme de soins habituel. Les fonctions exécutives des patients ont été mesurées à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Stroop Test et le Trail Making Tests – Part A and B and verbal digit span forward/backward test. Au milieu de l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures des fonctions exécutives (Trail Making Tests), en faveur de l’entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives comparés au programme de soins habituel. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures des fonctions exécutives (Stroop Test ; verbal digit span forward/backward test), en faveur de l’entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives comparés au programme de soins habituel.

L’étude de type pré/post (Rand et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs. Les fonctions exécutives des patients ont été mesurées à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Verbal Digits Span Test – Backward, le Trail Making Test – B, le Rey Auditory Verbal Learning Test (RAVLT – Court délai, Long délai), le Walking While Talking test (WWT), le Digit Symbol Test (DST) et le Stroop Test. Des améliorations significatives ont été relevées sur le RAVLT (Long délai) et le WWT au milieu de l’intervention, et sur le Stroop Test après l’intervention.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives sont plus efficaces qu’un programme de soins habituel pour améliorer certaines mesures des fonctions exécutives en phase chronique de récupération post-AVC. De plus, une étude de type pré/post a relevé des améliorations significatives sur certaines mesures des fonctions exécutives suivant des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs.

Force du genou
Inefficace
2b

Une étude non randomisée (Rand et al., 2010) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la force du genou en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs. La force musculaire isométrique du genou parétique a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par un dynamomètre portable. Une amélioration significative a été relevée au milieu de l’intervention, mais ne s’est pas maintenue après l’intervention.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs ne sont pas efficaces pour améliorer la force du genou parétique en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Corr, Phillips & Walker, 2004 et Liu-Ambrose & Eng, 2014) et une étude non randomisée (Rand et al., 2010) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’humeur en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité de type croisé (Corr, Phillips & Walker, 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie par les loisirs communautaires ou aucune intervention (intervention différée). L’humeur des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS – sous-échelles Anxiété et Dépression). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité de type croisé (Liu-Ambrose & Eng, 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives ou le programme de soins habituel. L’humeur des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par la Geriatric Depression Scale (GDS). Au milieu de l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures des fonctions exécutives (Trail Making Tests), en faveur de l’entraînement par l’exercice combiné à une thérapie par les loisirs et les activités récréatives comparés au programme de soins habituel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude de type pré/post (Rand et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs. L’humeur des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par la GDS. Aucun changement sur l’humeur n’a été relevé, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que la thérapie par les loisirs (avec ou sans activité physique) n’est pas plus efficace qu’aucune intervention ou qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’humeur en phase chronique de récupération post-AVC. De plus, une étude non randomisée n’a également relevé aucune amélioration significative sur l’humeur suivant des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs.

Image de soi
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Corr, Phillips & Walker, 2004) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’image de soi en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie par les loisirs communautaires ou aucune intervention (intervention différée). L’image de soi des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par la Semantic Differential Self Concept Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer l’image de soi en phase chronique de récupération post-AVC.

Participation aux loisirs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Corr, Phillips & Walker, 2004) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la participation aux loisirs en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie par les loisirs communautaires ou aucune intervention (intervention différée). La participation aux loisirs a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par la Nottingham Leisure Questionnaire (NLQ – Total des activités de loisirs pratiquées ; activités pratiquées régulièrement). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la participation aux loisirs en phase chronique de récupération post-AVC.

Rendement occupationnel
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Corr, Phillips & Walker, 2004) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur le rendement occupationnel en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie par les loisirs communautaires ou aucune intervention (intervention différée). Le rendement occupationnel des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par la Canadian Occupational Performance Measure (COPM – Rendement et Satisfaction). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures en faveur de la thérapie par les loisirs communautaires comparée à aucune intervention ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs est plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer le rendement occupationnel en phase chronique de récupération post-AVC.

Vitesse de marche
Inefficace
2b

Une étude non randomisée (Rand et al., 2010) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la vitesse de marche en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Test de marche sur 5 mètres. Une amélioration significative a été relevée au milieu de l’intervention, mais ne s’est pas maintenue après l’intervention.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que des séances d’exercices physiques combinées à des activités récréatives et de loisirs ne sont pas efficaces pour améliorer la vitesse de marche en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période

Activités de la vie domestique
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996 et Parker, Gladman & Drummond, 2001) et un ECR de faible qualité (Logan et al., 2003) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur les Activités de la vie domestique (AVD) suivant un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie par les loisirs, l’ergothérapie habituelle ou aucune intervention particulière. Les AVD des patients ont été mesurées à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par la Nottingham Extended ADL Scale (NEADL – scores de Mobilité, Cuisine, Domestique, Loisirs). Seulement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures des AVD (NEADL – scores de Mobilité et Loisirs), en faveur de la thérapie par les loisirs comparée à l’ergothérapie habituelle et en faveur de la thérapie par les loisirs comparée à aucune intervention particulière.
Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevé entre l’ergothérapie habituelle et aucune intervention particulière, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs, de l’ergothérapie basée sur les AVQ ou aucune intervention particulière. Les AVD des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par le NEADL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Logan et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs ou de l’ergothérapie basée sur les AVQ. Les AVD des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par le NEADL (Nettoyage, Cuisine, Mobilité à l’extérieur, Mobilité sur terrain accidenté). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de de la thérapie par les loisirs sur les Activités de la vie domestique suivant un AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique qu’une thérapie par les loisirs est plus efficace qu’aucune intervention particulière et qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie habituelle) pour améliorer certaines AVD (activités de mobilité et de loisirs) ; un second ECR de haute qualité et un ECR de faible qualité ont indiqué que la thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière et qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie basée sur les AVQ).

Activités de la vie quotidienne
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) et un ECR de faible qualité (Logan et al., 2003) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) suivant un AVC.

L’ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs, de l’ergothérapie basée sur les AVQ ou aucune intervention particulière. Les AVQ des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par l’Indice de Barthel (IB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Logan et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs ou de l’ergothérapie basée sur les AVQ. Les AVQ des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par l’IB (S’habiller, Prendre un bain et Transferts). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention ou qu’une intervention comparative (ici, de l’ergothérapie basée sur les AVQ) pour améliorer les Activités de la vie quotidienne suivant un AVC.

Bien-être émotionnel
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996 ; Parker, Gladman & Drummond, 2001 et Desrosiers et al., 2007) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur le bien-être émotionnel suivant un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie par les loisirs, l’ergothérapie habituelle ou aucune intervention particulière. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Nottingham Health Profile (NHP – Énergie, Émotions, Douleur, Isolement, Sommeil, Mobilité, Score total). La comparaison entre la thérapie par les loisirs et l’ergothérapie habituelle a révélé des différences significatives entre les groupes sur trois mesures (NHP – Énergie, Mobilité, Score total) au milieu de l’intervention, en faveur de la thérapie par les loisirs comparé à l’ergothérapie ; seule une mesure (NHP- Mobilité) est demeurée significative après l’intervention. La comparaison entre la thérapie par les loisirs et aucune intervention particulière a révélé des différences significatives entre les groupes sur deux mesures (NHP – Mobilité, Score total) au milieu de l’intervention, en faveur de la thérapie par les loisirs comparée à aucune intervention particulière ; une seule mesure (NHP – Mobilité) est demeurée significative après l’intervention.
Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevé entre l’ergothérapie habituelle et aucune intervention particulière, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs, de l’ergothérapie basée sur les AVQ ou aucune intervention particulière. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par le General Health Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré à 8-12 semaines (après l’intervention) par le General Well-being Schedule. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, l’ergothérapie habituelle ou des visites sociales à domicile) pour améliorer les Activités de la vie quotidienne suivant un AVC.
Note :
Un de ces ECR de haute qualité a relevé que la thérapie par les loisirs est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie habituelle) pour améliorer une des mesures du bien-être émotionnel (Mobilité).

Bien-être émotionnel des aidants
Ineffficace
1b

Un ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur le bien-être émotionnel des aidants d’un individu ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs, de l’ergothérapie basée sur les AVQ ou aucune intervention particulière. Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par le Short General Health Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, de l’ergothérapie basée sur les AVQ) pour améliorer le bien-être émotionnel des aidants d’un individu ayant subi un AVC.

État de santé
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lund et al., 2012) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’état de santé suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de style de vie combiné à de l’activité physique ou l’activité physique seule. L’état de santé des patients a été mesuré à 9 mois (après l’intervention) par la Medical Outcomes Short Form (SF-36 – sous-échelles Santé mentale, Vitalité, Douleur corporelle, Santé générale, Fonctionnement social, Fonctionnement physique, Rôle physique, Rôle émotionnel). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme de style de vie combiné à de l’activité physique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’activité physique seule) pour améliorer l’état de santé suivant un AVC.

Fonctions exécutives
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lund et al., 2012) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur les fonctions exécutives suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de style de vie combiné à de l’activité physique ou l’activité physique seule. Les fonctions exécutives des patients ont été mesurées à 9 mois (après l’intervention) par le Trail-Making Test (TMT-A, TMT-B). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme de style de vie combiné à de l’activité physique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’activité physique seule) pour améliorer les fonctions cognitives suivant un AVC.

Humeur
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996 ; Desrosiers et al., 2007 ; Lund et al., 2012) et un ECR de qualité acceptable (Nour et al., 2002) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’humeur suivant un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie par les loisirs, l’ergothérapie habituelle ou aucune intervention particulière. L’humeur des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Wakefield Depression Inventory. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. L’humeur des patients a été mesurée à 8-12 semaines (après l’intervention) par la Center for Epidemiological Studies Depression Scale. Une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur du programme d’éducation aux loisirs comparé aux visites sociales à domicile.

Le troisième ECR de haute qualité (Lund et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de style de vie combiné à de l’activité physique ou l’activité physique seule. L’humeur des patients a été mesurée à 9 mois (après l’intervention) par l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS – sous-échelles Anxiété et Dépression). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Nour et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. L’humeur des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention) par l’Inventaire de dépression de Beck. Une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur du programme d’éducation aux loisirs comparé aux visites sociales à domicile.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, l’ergothérapie habituelle, l’activité physique seule ou des visites sociales à domicile) pour améliorer l’humeur suivant un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a relevé qu’un programme d’éducation aux loisirs est plus efficace que des visites sociales à domicile pour améliorer la dépression suivant un AVC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur l’impact de l’AVC suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs, de l’ergothérapie basée sur les AVQ ou aucune intervention particulière. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par l’International stroke Trial outcome questions, l’Oxford Handicap Scale et la London Handicap Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, de l’ergothérapie basée sur les AVQ) pour réduire l’impact de l’AVC suivant un AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lund et al., 2012) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la mobilité suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de style de vie combiné à de l’activité physique ou l’activité physique seule. La mobilité des patients a été mesurée à 9 mois (après l’intervention) par le Timed Up and Go Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme de style de vie combiné à de l’activité physique n’est pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, de l’activité physique seule) pour améliorer la mobilité suivant un AVC.

Participation à des activités et satisfaction
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Jongbloed & Morgan, 1991) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la participation à des activités et la satisfaction suivant un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de loisirs ou participer à des conversations sur les loisirs et l’AVC. La participation à des activités et la satisfaction des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par le Katz Adjustment Index (Niveau d’activités de loisirs ; Niveau de satisfaction face aux activités de loisirs). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucune des temps de mesure.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, participer à des conversations) pour améliorer la participation à des activités et la satisfaction suivant un AVC.

Participation aux loisirs
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996 ; Parker, Gladman & Drummond, 2001 et Desrosiers et al., 2007) et un ECR de faible qualité (Logan et al., 2003) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la participation aux loisirs suivant un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Drummond & Walker, 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie par les loisirs, l’ergothérapie habituelle ou aucune intervention particulière. La participation aux loisirs des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par (i) la fréquence des activités de loisirs, et (ii) le nombre d’activités de loisirs. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures, en faveur de la thérapie par les loisirs comparée à l’ergothérapie habituelle et en faveur de la thérapie par les loisirs comparée à aucune intervention particulière.
Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevé entre l’ergothérapie habituelle et aucune intervention particulière, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Parker, Gladman & Drummond, 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs, de l’ergothérapie basée sur les AVQ ou aucune intervention particulière. La participation aux loisirs des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi) par le Nottingham Leisure Questionnaire (NLQ). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. La participation aux loisirs des patients a été mesurée à 8-12 semaines (après l’intervention) en utilisant un journal de bord ajusté au temps (activités passives, activités actives, nombre d’activités). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures (activités actives et nombre d’activités), en faveur du programme d’éducation aux loisirs comparé aux visites sociales à domicile.

L’ECR de faible qualité (Logan et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’ergothérapie basée sur les loisirs ou de l’ergothérapie basée sur les AVQ. La participation aux loisirs des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le NLQ (Sport, Jeux, Cuisine, Shopping, Divertissement, Jardinage, Hobbies). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de de la thérapie par les loisirs sur la participation aux loisirs suivant un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent qu’une thérapie par les loisirs est plus efficace qu’aucune intervention particulière et que des interventions comparatives (ici, l’ergothérapie habituelle et des visites sociales à domicile) pour améliorer la participation aux loisirs ; un ECR de haute qualité et un ECR de faible qualité ont indiqué que la thérapie par les loisirs n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière et qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie basée sur les AVQ).

Qualité de vie reliée à la santé
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2007) et un ECR de qualité acceptable (Nour et al., 2002) ont examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la qualité de vie reliée à la santé suivant un AVC.

L’ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée à 8-12 semaines (après l’intervention) par le Stroke-Adapted Sickness Impact Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Nour et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention) par le Sickness Impact Profile (SIP – Psychologique, Physique, Score total). Une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur du programme d’éducation aux loisirs comparé aux visites sociales à domicile.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme d’éducation aux loisirs n’est pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des visites sociales à domicile) pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé suivant un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a relevé de meilleurs résultats quant à la qualité de vie suivant un programme d’éducation aux loisirs comparé à des visites sociales à domicile. Cette étude a utilisé une mesure de la qualité de vie différente de celle de l’ECR de haute qualité.

Rendement occupationnel
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lund et al., 2012) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur le rendement occupationnel suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de style de vie combiné à de l’activité physique ou l’activité physique seule. Le rendement occupationnel des patients a été mesuré à 9 mois (après l’intervention) par la Canadian Occupational Performance Measure (COPM – Rendement, Satisfaction). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme de style de vie combiné à de l’activité physique n’est pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, de l’activité physique seule) pour améliorer le rendement occupationnel suivant un AVC.

Satisfaction face aux loisirs
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2007) a examiné les effets de la thérapie par les loisirs sur la satisfaction face aux loisirs suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’éducation aux loisirs ou des visites sociales à domicile. La satisfaction face aux loisirs des patients a été mesurée à 8-12 semaines (après l’intervention) par la Leisure Satisfaction Scale (LSS) et l’Individualized Leisure Profile (ILP – Besoins et attentes en matière de loisirs, Utilisation du temps libre). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures (LSS; ILP – Besoins et attentes), en faveur du programme d’éducation aux loisirs comparé aux visites sociales à domicile.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme d’éducation aux loisirs est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des visites sociales à domicile) pour améliorer la satisfaction face aux loisirs suivant un AVC.

Références

Corr, S., Phillips, C. J., & Walker, M. (2004). Evaluation of a pilot service designed to provide support following stroke: a randomized cross-over design study. Clinical Rehabilitation, 18(1), 69-75.
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Desrosiers, J., Noreau, L., Rochette, A., Carbonneau, H., Fontaine, L., Viscogliosi, C., & Bravo, G. (2007). Effect of a home leisure education program after stroke: a randomized controlled trial. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 88(9), 1095-1100.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17826452/

Dorstyn, D., Roberts, R., Kneebone, I., Kennedy, P., & Lieu, C. (2014). Systematic review of leisure therapy and its effectiveness in managing functional outcomes in stroke rehabilitation. Topics in Stroke Rehabilitation, 21(1), 40-51.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24521839/

Drummond, A. E. R., & Walker, M. F. (1995). A randomized controlled trial of leisure rehabilitation after stroke. Clinical Rehabilitation, 9(4), 283-90.
https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/026921559500900402

Drummond, A., & Walker, M. (1996). Generalisation of the effects of leisure rehabilitation for stroke patients. British Journal of Occupational Therapy, 59(7), 330-4.
https://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/030802269605900712

Jongbloed, L., & Morgan, D. (1991). An investigation of involvement in leisure activities after a stroke. American Journal of Occupational Therapy, 45(5), 420-7.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2048623/

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Logan, P. A., Gladman, J. R., Drummond, A. E., & Radford, K. A. (2003). A study of interventions and related outcomes in a randomized controlled trial of occupational therapy and leisure therapy for community stroke patients. Clinical Rehabilitation, 17(3), 249-55.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12735531/

Lund, A., Michelet, M., Sandvik, L., Wyller, T. B., & Sveen, U. (2012). A lifestyle intervention as supplement to a physical activity programme in rehabilitation after stroke: a randomized controlled trial. Clinical Rehabilitation, 26(6), 502-12.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22169830/

Nour, K., Desrosiers, J., Gauthier, P., & Carbonneau, H. (2002). Impact of a home leisure educational program for older adults who have had a stroke (home leisure educational program). Therapeutic Recreation Journal, 36(1), 48-64.
https://js.sagamorepub.com/trj/article/view/1048

Parker, C. J., Gladman, J. R., Drummond, A. E., Dewey, M. E., Lincoln, N. B., Barer, D., … & Radford, K. A. (2001). A multicentre randomized controlled trial of leisure therapy and conventional occupational therapy after stroke. Clinical rehabilitation, 15(1), 42-52.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11237160/

Rand, D., Eng, J. J., Liu-Ambrose, T., & Tawashy, A. E. (2010). Feasibility of a 6-month exercise and recreation program to improve executive functioning and memory in individuals with chronic stroke. Neurorehabilitation and neural repair, 24(8), 722-9.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3123336/

Études exclues :

Bastien, M., Korner-Bitensky, N., Lalonde, S., LeBrun, N., & Matte, D. (1998). A health and leisure program for community-dwelling individuals with stroke: A pilot study. Canadian Journal of Rehabilitation.
Motif d’exclusion : Les analyses statistiques n’ont pas été documentées.

Lund, A., Michelet, M., Kjeken, I., Wyller, T. B., & Sveen, U. (2012). Development of a person-centred lifestyle intervention for older adults following a stroke or transient ischaemic attack. Scandinavian journal of occupational therapy, 19(2), 140-9.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21854103/
Motif d’exclusion : Cette étude inclue des patients présentant une ischémie cérébrale transitoire.

Hebblethwaite, S., & Curley, L. (2015). Exploring the role of community recreation in stroke recovery using participatory action research and photovoice. Therapeutic Recreation Journal, 49(1).
https://js.sagamorepub.com/trj/article/view/5433
Motif d’exclusion : Cet article fait état de l’évolution des loisirs après un AVC sous la forme de discussions de groupe visant à identifier des thèmes communs. Il n’y a pas eu d’évaluation de l’efficacité d’une intervention.

Mulders, A. H. M., De Witte, L. P., & Diederiks, J. P. M. (1989). Evaluation of a rehabilitation after-care programme for stroke patients. J Rehabil Sci, 2(4), 97-103.
Motif d’exclusion : Cette étude n’était pas disponible publiquement et n’a pas pu être évaluée pour son éligibilité dans ce module. Nous avons contacté les auteurs, mais n’avons pas pu accéder à l’article. Cet article a été inclus dans une revue systématique (Dorstyn et al., 2014) dont les résultats sont présentés dans ce module.

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