National Institutes of Health Stroke Scale (NIHSS)

Évidence révisées en date du 19-08-2008
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier

But

La National Institutes of Health Stroke Scale (NIHSS) est une échelle d’évaluation des déficiences de 15 items dont le but est d’évaluer les conséquences neurologiques et le degré de récupération d’un patient ayant subi un AVC. Cette échelle évalue le niveau de conscience, les mouvements extra oculaires, le champ de vision, le fonctionnement des muscles faciaux, la force des extrémités, le fonctionnement sensoriel, la coordination (ataxie), le langage (aphasie), le discours (dysarthrie) et l’héminégligence (négligence) (Lyden, Lu, & Jackson, 1999 ; Lyden, Lu & Levine, 2001). La NIHSS a été créée pour évaluer les différences entre les interventions lors d’essais cliniques, mais elle est de plus en plus utilisée avec les patients comme outil d’évaluation initial et pour la planification des dispositions nécessaires pour les soins subaigus (Schlegel et al., 2003 ; Schlegel, Tanne, Demchuk, Levine, & Kasner, 2004).

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

La National Institutes of Health Stroke Scale (NIHSS) est une échelle d’évaluation des déficiences de 15 items dont le but est d’évaluer les conséquences neurologiques et le degré de récupération d’un patient ayant subi un AVC. Cette échelle évalue le niveau de conscience, les mouvements extra oculaires, le champ de vision, le fonctionnement des muscles faciaux, la force des extrémités, le fonctionnement sensoriel, la coordination (ataxie), le langage (aphasie), le discours (dysarthrie) et l’héminégligence (négligence) (Lyden, Lu, & Jackson, 1999 ; Lyden, Lu & Levine, 2001). La NIHSS a été créée pour évaluer les différences entre les interventions lors d’essais cliniques, mais elle est de plus en plus utilisée avec les patients comme outil d’évaluation initial et pour la planification des dispositions nécessaires pour les soins subaigus (Schlegel et al., 2003 ; Schlegel, Tanne, Demchuk, Levine, & Kasner, 2004).

Versions disponibles

NIHSS originale :
Brott, Adams, Olinger, Marler, Barsan, Biller, Spilker, Holleran, Eberle, Hertzberg, Rorick, Moomaw et Walker (1989).

Caractéristiques de l’outil

Items :
Les items de la NIHSS sont basés sur trois échelles utilisées auparavant, soit la Toronto Stroke Scale, l’Oxbury Initial Severity Scale et la Cincinnati Stroke Scale (Brott et al., 1989).

Cette échelle de mesure a 15 items au total qui évaluent les éléments suivants :

  1. L’état de conscience
  • La réactivité des patients (cotée de 0 à 3).
  • Questions : On demande aux patients de nommer leur âge et le mois actuel (coté de 0 à 2).
  • Commandes : On demande aux patients d’ouvrir et de fermer leurs yeux, puis de serrer et relâcher leur main non-parétique (la main qui n’est pas affectée par une paralysie motrice partielle) (coté de 0 à 2).
  1. Le meilleur regard
  • Mouvements horizontaux des yeux des patients (coté de 0 à 2).
  1. Le visuel
  • Évaluer la présence d’hémianopsie (coté de 0 à 3).
  1. La paralysie faciale
  • On demande aux patients de montrer leurs dents ou de lever les sourcils et de fermer les yeux. On regarde la symétrie des mouvements (coté de 0 à 3).
  1. Motricité des bras
  • Bras gauche : Le bras est étiré (la paume vers le bras) à 90 degrés (si assis) ou à 45 degrés (si couché). Le score donné est en fonction de si le bras tombe ou descend avant dix secondes (coté de 0 à 4, ou UN si amputation ou fusion des articulations).
  • Bras droit : Même procédure que bras gauche.
  1. Motricité des jambes
  • Jambe gauche : La jambe est levée à 30 degrés (en position couchée). Le score donné est en fonction de si la jambe tombe ou descend avant cinq secondes (coté de 0 à 4, UN si amputation ou fusion des articulations).
  • Jambe droite : Même procédure que jambe gauche.
  1. Ataxie des membres
  • Tests du doigt au nez et du talon au tibia (coté de 0 à 2, UN si amputation ou fusion des articulations)
  1. Fonctionnement sensoriel
  • Piqûre d’épingle. Si le niveau de conscience est déficient, coter si une grimace ou un mouvement de retrait asymétrique est observé (coté de 0 à 2).
  1. Meilleur langage (aphasie)
  • Des photos standards sont nommées (cotée de 0 à 3).
  1. Dysarthrie
  • On demande aux patients de lire ou de répéter les mots venant d’une liste (coté de 0 à 2, UN si la personne est intubée ou s’il y a d’autres barrières physiques).
  1. Extinction ou inattention (appelé formellement négligence)
  • Les informations suffisantes pour détecter la négligence peuvent être obtenues lors de tests faits avant (coté de 0 à 2).

Un item additionnel mesurant le fonctionnement moteur distal a été utilisé dans quelques essais cliniques, mais n’est pas largement utilisé dans la recherche en cours ou dans la pratique clinique.

Temps d’administration requis :
L’examen requière moins de 10 minutes à compléter..

Cotation :
Chaque item est coté de 0 à 2, de 0 à 3 ou de 0 à 4. Chaque item qui est non-testable est coté comme « NT ». Un score de 0 indique une performance normale.

Les scores totaux de la NIHSS vont de 0 à 42, les valeurs plus hautes reflétant des dommages cérébraux plus sévères. Le niveau de sévérité de l’AVC est défini selon les scores seuil de la manière suivante : (Source: Brott et al., 1989)

> 25 – Déficits neurologiques sévères

5-14 – Déficits neurologiques peu à adéquatement sévères

< 5 – Faibles déficits

La valeur prédictive de cette échelle peut aussi aider à planifier la réadaptation ou les soins à long-terme dont le patient aura besoin, aussi tôt que lors de leur admission. Les scores de la NIHSS peuvent être interprétés de la manière suivante : (Source: Schlegel et al., 2003; Rundek et al., 2000; Goldstein & Samsa, 1997; DeGraba, Hallenbeck, Pettigrew, Dutha, & Kelly, 1999)

> 14 – Sévère : Des soins à long-terme dans un centre de soin seront requis

6-13 – Adéquat: De la réadaptation lors de l’hospitalisation en centre de soins aigus sera requise.

< 5 – Faible: 80% des patients avec ce score reçoivent leur congé pour retourner à la maison.

Le lien suivant permet de compléter et de coter automatiquement la NIHSS
http://sitemaker.umich.edu/chant/yale_nihss_calculator

Équipement requis :
N’est pas typiquement documenté.

Sous-échelles :
Les items des sous-échelles englobent l’état de conscience, la vision, les mouvements extra-oculaires, la paralysie faciale, la force des membres, l’ataxie, les sensations, le discours et le langage.

Formation :
Un observateur formé évalue les habiletés du patient à répondre à des questions et à performer des activités. La formation nécessaire est minimale et est disponible grâce à des vidéos éducatifs : un vidéo du programme de formation de 45 minutes et deux vidéos de certifications (Lyden et al., 1994). Alternativement, il est possible d’avoir une formation et une certification en ligne au lien suivant: http://www.nihstrokescale.org/. Un nouveau DVD de formation est maintenant disponible et sa fiabilité est établie (Lyden et al., 2005).

Il est important de noter qu’il faut être formé et certifié pour administrer la NIHSS.

Puisque la NIHSS est conçue comme une échelle d’observation, la prise des mesures par auto-évaluation ou par téléphone n’est pas possible. Cependant, l’évaluation par vidéo télémédecine apparait comme étant fiable et pourrait être une méthode d’évaluation à distance (Meyer et al., 2005; Shafqat, Kvedar, Guanci, Chang & Schwamm, 1999). Cette méthode d’administration pourrait prendre un peu plus de temps à compléter.

Pour visionner des vidéo-clips de l’administration des items de la NIHSS par télémédecine, visitez le lien suivant: https://telestroke.massgeneral.org/about.asp.

Schmülling, Grond, Rudolf et Kiencke (1998) ont examiné la NIHSS pour savoir si elle pouvait être administrée sans programme de formation officiel. Les résultats de cette étude suggèrent que la bonne fidélité inter-juges de la NIHSS dépend d’une formation adéquate des évaluateurs. La fidélité inter-juges des évaluateurs non-formés s’est avérée faible (kappa = 0,33).

Version alternative de la NIHSS

  • NIHSS modifiée à 11 items (mNIHSS). La mNIHSS a été développée en éliminant les items difficilement reproductibles ou redondants (niveau de conscience, faiblesse du visage, ataxie et dysarthrie) et en condensant l’item des sensations de trois à deux réponses (Lyden, Lu, Levine, Brott, & Broderick, 2001). La mNHISS est constituée de 10 items avec une excellente fidélité, et d’un item avec une fidélité adéquate (Meyer, Hemmen, Jackson, & Lyden, 2002). Le score total pour la mNIHSS est de 31.
  • NIHSS à 5 items (sNIHSS-5) et la NIHSS à 8 items (sNIHSS-8). Pour l’examen pré-hospitalier de la sévérité de l’AVC, la NIHSS à 5 items et la NIHSS à 8 items ont subi une évaluation préliminaire. Les huit items qui ont prédit le plus un « bon résultat » trois mois après un AVC sont : la jambe droite, la jambe gauche, le regard, le champ visuel, le langage, le niveau de conscience, la paralysie faciale et la dysarthrie. La sNIHSS-8 comprend tous ces items et la sNIHSS-5 contient seulement les 5 premiers items. Dans les modèles de validation, la fonction d’efficacité du récepteur (receiver operator characteristic’s – ROC) pour la sNIHSS-8 et pour la sNIHSS-5 s’est avérée adéquate (respectivement, ROC = 0,77 et 0,76). De plus, aucune différence significative entre la sNIHSS-8 et la sNIHSS-5 n’a été relevée. La sNIHSS-5 a conservé environ la même puissance prédictive que la NIHSS à 11 items (Tirschwell et al., 2002).

Clientèle cible

L’outil peut être utilisé avec :

  • Les patients qui ont subi un AVC.

La NIHSS a été créée de manière à ce que l’échelle puisse enregistrer des anormalités pour pratiquement tous les AVC.

L’outil ne devrait pas être utilisé avec :

  • La NIHSS peut être administrée à pratiquement tous les patients qui ont subi un AVC. Cependant, un défaut potentiel de la NIHSS est qu’il peut y avoir un effet de plafond inférieur à la limite théorique chez les patients avec un AVC très sévère, car beaucoup d’items de l’échelle ne peuvent pas être évalués chez eux (Muir, Weir, Murray, Povey & Lees, 1996).

L’outil peut être estimé rétrospectivement à partir de l’examen neurologique lors de l’admission (Bushnell, Johnston, & Goldstein, 2001 ; Kasner et al., 1999 ; Williams, Yilmaz, & Lopez-Yunez, 2000), bien que l’administration de l’outil soit préférable.

Dans quelle langue l’outil est-il disponible ?

Le NIHSS a été traduit dans les langues suivantes : (http://www.proqolid.org/)

  • Cantonais pour Hong-Kong
  • Estonien
  • Hindi
  • Hongrois
  • Italien
  • Marathi
  • Portugais
  • Télougou

La NIHSS a été traduite et validée dans les langues suivantes:

  • Chinois (Sun, Chiu, Yeh, & Chang, 2006)
  • Allemand (Berger et al., 1999)
  • Espagnol (Dominguez et al., 2006)

Sommaire

Que mesure l’outil ? Les conséquences neurologiques et le degré de récupération pour les patients qui ont subi un AVC.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Les patients qui ont subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis Le temps requis pour l’administration de la NIHSS est de moins de 10 minutes.
Versions NIHSS modifiée à 11 items (mNIHSS) ; NIHSS à 5 items (sNIHSS-5) ; NIHSS à 8 items (sNIHSS-8).
Autres langues Traduite en cantonais pour Hong-Kong, en estonien, en hindi, en hongrois, en italien, en marathi, en portugais, en télougou. Traduite et validée en chinois, en allemand et en espagnol.
Propriétés de l’outil
Fidélité Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne de la NIHSS.
Test-retest :
Une seule étude a examiné la fidélité test-retest de la NIHSS originale et a relevé une fidélité allant d’adéquate à excellente.
Intra-juge :
Une seule étude a examiné la fidélité intra-juge de la NIHSS originale et a relevé une excellente fidélité.
Inter-juges :
– Des 11 études ont examiné la fidélité inter-juges de la NIHSS originale, six ont relevé une excellente fidélité, une a relevé une fidélité adéquate, trois ont relevé une fidélité allant d’adéquate à excellente, et une a relevé une fidélité allant de faible à excellente.
– Sur les trois études qui ont examiné la fidélité inter-juges de la mNIHSS, deux ont relevé une excellente fidélité inter-juges et une a noté que la fidélité inter-juges de la mNIHSS s’est améliorée en comparaison de celle de la NIHSS originale.
Validité Construit :
NIHSS modifiée :
La corrélation entre la mNIHSS et la NIHSS s’est avérée excellente.
Critères :
Concourante :
NIHSS originale :
Faibles corrélations entre la NIHSS, la Modified Rankin Scale et l’Indice de Barthel ; corrélations allant d’adéquates à excellentes avec le volume de la zone ischémique mesuré par tomodensitométrie, et excellentes corrélations lors de l’utilisation de l’imagerie de résonance magnétique (IRM).
Concourante :
NIHSS modifiée :
D’excellentes corrélations ont été relevées entre la mNIHSS, la Modified Rankin Scale, l’Indice de Barthel et la Glasgow Outcome Scale lors d’une analyse rétrospective. Cependant, lors d’une analyse prospective, la mNIHSS a obtenu une faible validité concomitante avec l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont été relevées avec le volume de la zone ischémique mesuré par tomodensitométrie, et d’excellentes corrélations lors de l’utilisation du IRM.
Prédictive :
Il a été noté que la NIHSS arrive à prédire les résultats de la Modified Rankin Scale, de l’Indice de Barthel et de la Glasgow Outcome Scale après 3 mois. Administré dans les premières 24 heures suivant l’AVC, la NIHSS peut rétrospectivement prédire le niveau de soins qui sera nécessaire après l’hospitalisation en soins aigus. Aussi, la NIHSS peut prédire les résultats cliniques, la récupération, les chances d’un patient de récupérer après un AVC, la destination du patient après le congé de l’hôpital, la mortalité après 3 mois, ainsi que la présence et la localisation de l’occlusion d’un vaisseau.
Effets plancher/plafond Un effet de plafond significatif a été détecté avec la NIHSS.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? Une étude, en comparant les scores de la NIHSS des patients avec l’étendue de la zone ischémique mesurée par tomodensitométrie après une semaine, n’a examiné que la sensibilité au changement de la NIHSS originale. Même si la majorité des patients se sont améliorés cliniquement, 4/15 des items ont changé seulement minimalement.
Acceptabilité La NIHSS peut être administrée à pratiquement tous les patients qui ont subi un AVC. Cependant, un défaut potentiel de la NIHSS est qu’il peut y avoir un effet de plafond inférieur à la limite théorique chez les patients avec un AVC très sévère, car beaucoup d’items de l’échelle ne peuvent pas être évalués chez eux (Muir, Weir, Murray, Povey & Lees, 1996). Cette échelle de mesure ne peut pas être complétée par un proche aidant ou par auto-évaluation puisque c’est une échelle d’observation. Cependant, la prise de mesure par vidéo télémédecine semble être fiable et pourrait devenir une méthode d’évaluation à distance.
Faisabilité Il est important de noter qu’il faut être formé et certifié pour administrer la NIHSS. La formation et la certification peuvent être obtenues au lien suivant : http://www.nihstrokescale.org/

Aucun équipement spécialisé n’est requis et seul un espace relativement petit est nécessaire pour administrer la NIHSS.

Comment obtenir l’outil ? Cet outil de mesure est disponible sur le site The Brain Attack Coalitionhttp://www.stroke-site.org/stroke_scales/stroke_scales.html

Propriétés psychométriques

Résumé

La NIHSS a une fidélité et une validité établies pour l’utilisation dans la recherche clinique prospective ainsi qu’une validité prédictive pour les conséquences à long-terme d’un AVC (Adams et al., 1999; Brott et al., 1989; Lyden et al., 1994). Dans le cadre de cette revue détaillée, nous avons conduit une recherche dans la littérature pour identifier les publications pertinentes au sujet des propriétés psychométriques de la NIHSS.

Fidélité

NIHSS originale :
Brott et al. (1989) ont développé la NIHSS et examiné sa fidélité auprès de 24 patients ayant subi un AVC. La fidélité inter-juges de l’échelle s’est avérée adéquate (kappa moyen = 0,69). Le niveau d’accord était excellent pour six items : la réponse pupillaire (kappa = 0,95), le meilleur rendement moteur du bras (kappa = 0,85), le meilleur rendement moteur de la jambe (kappa = 0,83), le meilleur regard (kappa = 0,82) et les questions sur l’état de conscience (kappa = 0,80). Le niveau d’accord le plus bas a été mesuré lors de l’évaluation qualitative de l’état de conscience (kappa = 0,49). De tous les 15 items du test, celui présentant la fidélité inter-juges la plus grande s’est avéré la réponse pupillaire. Les items les moins fiables étaient ceux concernant les fonctions motrices des extrémités supérieures et inférieures. La fidélité test-retest allait d’adéquate à excellente (Kappa moyen = 0,66 à 0,77). La corrélation entre les scores de la première évaluation et ceux de la seconde évaluation (réalisées dans un intervalle de 24 heures) s’est avéré excellent (r = 0,98). La fidélité test-retest n’était pas significativement différente lorsque le test était administré par différents professionnels de la santé, ce qui signifie que la corrélation entre les scores d’un évaluateur pour le premier test et les scores d’un autre évaluateur pour le deuxième test était excellente. Par exemple, pour un même patient, la corrélation entre une première évaluation par le neurologue et la seconde évaluation par l’infirmière du département d’urgences avait un coefficient de Spearman de 0,98. Les résultats suggèrent que l’administration de la NIHSS aux patients ayant subi un AVC est fiable.

Meyer et al. (2002) ont examiné la fidélité inter-juges de la NIHSS et de la mNIHSS auprès de 45 patients avec un antécédent d’AVC. Deux neurologues ont évalué chaque patient. La dysarthrie était le seul item de la NIHSS qui a obtenu une faible fidélité inter-juges (kappa = 0,289) et quatre items avaient une fidélité adéquate. Dix items avaient une excellente fidélité inter-juges ; les scores kappa allant de 0,289 à 0,975. La valeur du coefficient kappa pour le score total de la NIHSS s’est avérée excellente (kappa = 0,969). Les résultats de cette étude suggèrent que la NIHSS a une haute fidélité inter-juges.

De façon similaire, Goldstein, Bertels et Davis (1989) ont examiné la fidélité inter-juges de la NIHSS auprès de 20 patients ayant subi un AVC. Deux chercheurs postdoctoraux travaillant sur les AVC ont évalué chacun des patients. La fidélité inter-juges allait d’adéquate à excellente pour 9 des 13 items.

Goldstein and Samsa (1997) ont examiné la fidélité de la NIHSS lorsque celle-ci est administrée par des non-neurologues lors d’un essai clinique. Trente médecins chercheurs (30% d’entre eux n’étant pas des neurologues) ainsi que 29 coordonnateurs cliniques, qui n’étaient pas des médecins, ont été formés pour administrer la NIHSS. Quatre patients ont été évalués puis réévalués trois mois plus tard afin de mesurer la fidélité intra-juge. Quatre nouveaux patients ont ensuite été évalués après les trois mois et ont été comparés aux quatre évaluations initiales afin d’évaluer la fidélité inter-juges. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) se sont avérés excellents pour les quatre cas initiaux (CCI = 0,94), ainsi que pour les quatre nouveaux cas évalués après 3 mois (CCI = 0,92). Le coefficient de corrélation intra-classe général, basé sur les évaluations de ces 8 cas, s’est également avéré excellent (CCI = 0,95), ce qui suggère que l’administration de la NIHSS par des non-neurologues a un haut niveau de fidélité. Pour les cas évalués durant la session initiale de formation et réévalués après trois mois, le CCI était de 0,93, ce qui suggère que l’administration de la NIHSS par des non-neurologues a également un haut niveau de fidélité intra-juge.

Lyden et al. (1994) ont formé des évaluateurs en utilisant une vidéo de formation pour administrer la NIHSS à 11 patients. La fidélité inter-juges obtenue par cette méthode a ensuite été calculée. Un niveau d’accord allant de modéré à excellent a été relevé pour la plupart des items de la NIHSS (kappa non pondéré > 0,60). Seulement deux items, l’ataxie et la paralysie faciale, ont démontré un faible niveau d’accord (kappa non pondéré < 0,40). Les résultats de cette étude démontrent la forte fidélité de la NIHSS lorsque les évaluateurs sont formés par l’utilisation d’une vidéo standardisée.

Shafqat et al. (1999) ont examiné la fidélité de la NIHSS lorsque celle-ci est administrée à distance (par un lien de télémédecine), en comparant le score de la NIHSS obtenu au chevet du patient et le score de la NIHSS fait à distance, auprès de 20 patients ayant subi un AVC. Les coefficients de Kappa ont été utilisés pour calculer la fidélité inter-juges entre les scores de l’administration au chevet de l’administration à distance. Un excellent niveau d’accord a été relevé pour quatre items (orientation, kappa = 0,75 ; motricité du bras, kappa = 0,82 ; motricité de la jambe, kappa = 0,83 ; négligence, kappa = 0,77). Un niveau d’accord adéquat a été relevé pour six items (langage, kappa = 0,65 ; dysarthrie, kappa = 0,55 ; sensations, kappa = 0,48 ; champ de vision, kappa = 0,60 ; paralysie faciale, kappa = 0,40; regard, kappa = 0,41). Deux des items ont obtenus un faible niveau d’accord (commandes, kappa = 0,29 ; ataxie, kappa = -0,07). Le score total de la NIHSS administrée par la méthode au chevet du patient et le score total de la NIHSS administrée par la méthode à distance ont présenté une forte corrélation (r = 0,97). Ces résultats suggèrent que la NIHSS peut être administrée de manière fiable par télémédecine.

De façon similaire à l’étude de Shafqat et al. (1999), Meyer et al. (2005) ont aussi examiné l’administration de la NIHSS en utilisant la télémédecine auprès de 25 patients ayant subi un AVC. Une évaluation s’est faite au chevet du patient et une autre à distance. La fidélité inter-juges entre les examinateurs au chevet des patients et les examinateurs à distance pour NHISS s’est avérée faible pour deux items (paralysie faciale, kappa = 0,22 ; ataxie des membres, kappa = 0,34) et adéquate pour trois items (motricité de la jambe gauche, kappa = 0,74 ; langage, kappa = 0,73 ; dysarthrie, kappa = 0,61). Dix items ont démontré un excellent niveau d’accord (kappas allant de 0,80 à 1,00). Le CCI s’est avéré excellent pour le score total de la NIHSS (CCI = 0,94). Ces résultats, mis en communs avec ceux de l’étude de Shafqat et al. (1999), démontrent que la NHISS peut être administrée de manière fiable par télémédecine.

Dewey et al. (1999) ont examiné la fidélité de la NIHSS auprès d’un échantillon de 30 patients ayant subi un AVC et vivant dans la communauté. Deux neurologues et l’une de deux infirmières de recherche ont évalué les patients. La fidélité inter-juges s’est avérée bonne, puisqu’il y avait un haut niveau d’accord pour les scores totaux entre les deux neurologues (CCI = 0,95), et entre chacun des neurologues et l’infirmière de recherche (CCI = 0,92 et 0,96). Alors qu’il y avait un niveau d’accord allant d’adéquat à excellent parmi les neurologues et l’infirmière de recherche (kappa pondéré > 0,4) pour la majorité des items de la NIHSS, il y avait un faible niveau d’accord pour l’item « ataxie des membres ». Les résultats de cette étude suggèrent que la NHSS peut être administrée de manière fiable à un échantillon de patients vivant dans la communauté.

Schmülling et al. (1998) ont examiné la fidélité de la NIHSS lorsqu’elle est administrée par des évaluateurs non-formés à 22 patients qui ont subi un AVC. Tous les diagnostics ont été confirmés par tomodensitométrie. Quatre neurologues ont évalué les patients. Deux évaluateurs ont eu une formation par vidéo et avaient de l’expérience pour l’administration de la NIHSS, alors que les deux autres n’avaient pas cette expérience et n’avaient pas été formés pour administrer l’échelle. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente pour les examinateurs formés (kappa = 0,61). Cependant, la fidélité inter-juges s’est avérée seulement adéquate (kappa = 0,33) pour les examinateurs non-formés. Entre les examinateurs formés et non-formés, le kappa non-pondéré était adéquat (kappa = 0,45). La fidélité individuelle des items différait également entre les examinateurs formés et non-formés. Parmi les examinateurs formés, seulement deux des items ont obtenu un niveau d’accord adéquat (ataxie, kappa = 0,34 ; négligence, kappa = 0,32), alors que les autres items ont obtenu un excellent niveau d’accord. Parmi les évaluateurs non-formés, six items ont obtenu une fidélité adéquate et quatre items ont obtenu une faible fidélité (ataxie, kappa = -0,03 ; regard, kappa = 0,06 ; champ visuel, kappa = -0,02 ; dysarthrie, kappa = 0,18). Les résultats de cette étude suggèrent que la NIHSS a une excellente fidélité inter-juges seulement lorsque les examinateurs sont formés et bien informés sur la manière d’administrer correctement la NIHSS.

Kasner et al. (1999) ont évalué s’il était possible d’estimer rétrospectivement les scores de la NIHSS à partir des dossiers médicaux des patients. Les scores sur la NIHSS de 39 patients en phase aiguë de récupération post-AVC ont été estimés à partir de notes venant des dossiers médicaux par 6 évaluateurs. Ces scores ont ensuite été comparés aux scores actuels sur la NIHSS des patients. Les évaluateurs par estimation ignoraient ces scores. La fidélité inter-juges générale a obtenu un CCI = 0,82. Le niveau d’accord entre les paires d’évaluateurs allait de bon à excellent (CCI allant de 0,70 à 0,89). Plus de 90% des scores estimée sur la NIHSS étaient à 5 points près des scores actuels, pour toutes les paires d’évaluateurs, et ce, autant lors de l’admission qu’au moment du congé du patient. Les résultats de cette étude suggèrent que le score sur la NIHSS peut être estimé de manière fiable à partir du dossier médical pour des études rétrospectives sur les conséquences aiguës d’un AVC.

Williams et al. (2000) ont développé un algorithme pour l’évaluation rétrospective à partir de chartes de documentation. Un investigateur évaluait prospectivement avec la NIHSS 32 patients ayant subi un AVC lors de leur admission. Deux évaluateurs cotaient ensuite rétrospectivement la NIHSS en appliquant l’algorithme aux notes d’admission photocopiées. Une régression linéaire a été utilisée pour évaluer la fidélité inter-juges et le niveau d’accord entre les scores prospectifs et rétrospectifs de la NIHSS. Des statistiques de kappa pondéré ont été calculées pour évaluer le niveau d’accord entre les items individuels de la NIHSS. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente (r = 0,98), tout comme le niveau d’accord entre les scores prospectifs et rétrospectifs de la NIHSS (r = 0,94). Le niveau d’accord pour les items individuels de la NIHSS allait d’adéquat (réponses aux commandes, kappa = 0,54 ; visuel, kappa = 0,64 ; ataxie, kappa = 0,66 ; sensoriel, kappa = 0,60 ; dysarthrie, kappa = 0,69 ; extinction/inattention, kappa = 0,57) à excellent (réponses aux questions, kappa = 0,87 ; meilleur regard, kappa = 0,94 ; paralysie faciale, kappa = 0,76 ; bras gauche, kappa = 0,85 ; jambe gauche, kappa = 0,87 ; bras droit, kappa = 0,79 ; jambe droite, kappa = 0,75 ; meilleur langage, kappa = 0,80). Un seul item, l’état de conscience, a obtenu un faible niveau d’accord (kappa = -0,10). Les résultats de cette étude suggèrent que l’évaluation rétrospective de la NIHSS avec l’algorithme développé est fiable et non-biaisée, et ce même si de l’information est manquante dans la charte de documentation.

Bushnell et al. (2001) ont examiné l’évaluation rétrospective de la Canadian Neurological Scale et de la NIHSS. Ils ont comparé les données de centres médicaux académiques à des hôpitaux communautaires avec neurologues, et à des hôpitaux communautaires sans neurologues. Il manquait plus de données concernant la NIHSS comparativement au manque de données pour la Canadian Neurological Scale. Des niveaux presque parfaits d’accord inter-juges ont été relevés pour les scores sur la NIHSS, obtenus rétrospectivement aux centres médicaux académiques (CCI = 0,93) et aux hôpitaux communautaires avec neurologues (CCI = 0,89). Cependant, seul un niveau d’accord adéquat a été relevé dans les hôpitaux de la communauté sans neurologues (CCI = 0,48). Ces résultats suggèrent que l’évaluation rétrospective avec la NIHSS n’est pas toujours fiable, sauf lorsque le dossier médical contient du matériel d’évaluation venant d’un neurologue.

NIHSS modifiée :
Lyden et al (2001) ont développé la mNIHSS et ont évalué la fiabilité de l’échelle à l’aide des données de certification initialement recueillies pour évaluer la fiabilité des chercheurs lors de l’étude du National Institute of Neurological Disorders and Stroke rtPA (recombinant tissue plasminogen activator). La fidélité inter-juges a été améliorée avec la mNIHSS en comparaison avec la NIHSS originale. Le nombre d’items de l’échelle avec de faibles coefficients de kappa ont diminué de 8 (20%) à 3 (14%) : il y a eu une perte des items conscience, commandes, regard et langage. La mNIHSS doit encore faire l’objet d’essais prospectifs, car la NIHSS originale pourrait être plus approprié pour le suivi clinique des patients.

Meyer et al. (2002) ont également examiné la fidélité de la mNIHSS auprès de 45 patients qui ont subi un AVC. Deux neurologues ont évalué chacun des patients. Dix des onze scores kappa de la mNIHSS ont démontré une excellente fidélité inter-juges (kappas allant de 0,841 à 0,975). Seul l’item du regard a obtenu un score kappa adéquat de 0,661. Le coefficient kappa du score total de la mNIHSS s’est avéré excellent (kappa = 0,988). Dans cette étude, la mNIHSS a été plus fiable que la NIHSS originale.

Meyer et al. (2005) ont examiné la fidélité de l’administration de la mNIHSS par télémédecine auprès de 25 patients ayant subi un AVC. Une évaluation a été faite au chevet du patient et une autre à distance. La fidélité inter-juges entre les évaluateurs au chevet des patients et les évaluateurs à distance s’est avérée adéquate pour deux items (motricité de la jambe gauche, kappa = 0,74 ; langage, kappa = 0,69). Neuf items ont obtenu une excellente fidélité inter-juges (kappas allant de 0,80 à 1,00). Le CCI était excellent pour le score total de la mNIHSS (CCI = 0,95). Les résultats de cette étude démontrent que la mNIHSS peut être administrée de manière fiable par télémédecine.

Validité

Construit :
NIHSS originale :
N.A

NIHSS modifiée :
Meyer et al. (2002) ont testé la validité de construit de la NIHSS et de la mNIHSS auprès de 45 patients ayant subi un AVC. Deux neurologues ont évalué chacun des patients. Le coefficient de corrélation de Spearman entre la NIHSS et la mNIHSS (pour les deux évaluateurs) s’est avéré excellent (r = 0,947 et r = 0,941), avec une corrélation générale moyenne de r = 0,944. La validité de construit de la mNIHSS a été validée dans cette étude et a démontré que l’échelle fonctionnait de manière similaire à la NIHSS originale.

Critère :
Concourante :
NIHSS originale :
Meyer et al. (2002) ont examiné la validité concourante de la NIHSS et de la mNIHSS en comparant ces échelles avec l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. Les coefficients des évaluateurs combinés pour la NIHSS versus l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale se sont avérés respectivement de -0,165 (la corrélation est négative parce qu’un score élevé sur la NIHSS indique un déficit neurologique sévère, alors qu’un score élevé sur l’Indice de Barthel indique une indépendance fonctionnelle) et de 0,219. Les auteurs suggèrent que les faibles corrélations observées peuvent être dues au fait que les patients de cette étude n’avaient que de faibles déficits, rendant la validité concourante difficile à déterminer, spécialement à l’extrémité supérieure de l’échelle.

Brott et al. (1989) ont examiné la validité concourante de la NIHSS en comparant les scores de l’échelle obtenus prospectivement auprès de 65 patients en phase aiguë de récupération post-AVC avec la taille de la zone ischémique mesurée par tomodensitométrie après une semaine. La corrélation de Spearman entre le score total de la NIHSS à sept jours et le volume de la lésion mesuré par le scan de tomodensitométrie à sept jours s’est avéré excellent (r = 0,74). Les déficits neurologiques initiaux des patients, mesurés par l’échelle, corrélaient également avec le volume de la lésion mesuré par tomodensitométrie entre 7 et 10 jours (r = 0,78). La corrélation entre l’échelle et la tomodensitométrie à 7 jours pour les patients avec une lésion ischémique dans l’hémisphère gauche était de 0,72, alors que cette corrélation pour les patients avec une lésion ischémique dans l’hémisphère droit était de 0,74. Les résultats de cette étude démontrent que la NIHSS a une excellente validité concourante avec les volumes des zones ischémiques mesurés par tomodensitométrie.

Schiemanck, Post, Witkamp, Kappelle et Prevo (2005) ont examiné la validité concourante entre les volumes des zones ischémiques mesurés par imagerie de résonance magnétique (IRM) et la sévérité de l’AVC mesurée par la NIHSS, deux semaines sa survenue auprès de 94 patients. Une forte corrélation entre le volume de la lésion et le score sur la NIHSS a été relevée (r = 0,61), ce qui suggère que la NIHSS a une excellente validité concourante avec les volumes des zones ischémiques mesurés par IRM.

Cependant, Saver et al. (1999) ont également examiné la validité concourante des scores sur la NIHSS en la comparant avec les volumes des zones ischémiques à trois mois, auprès de 191 patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Dans cette étude, les scans de tomodensitométrie mesurés lors des jours 6 à 11 corrélaient seulement de manière adéquate avec les scores sur la NIHSS à trois mois (r = 0,54).

De façon similaire, Lyden, Claesson, Havstad, Ashwood et Lu (2004) ont examiné la validité concourante entre les scores initiaux sur la NIHSS et les volumes zones ischémiques mesurés par tomodensitométrie à 30 jours, auprès de patients en phase aiguë de récupération post-AVC et suivis dans les 12 heures suivant la survenue de l’AVC. Les scores initiaux sur la NIHSS et les volumes des lésions corrélaient également seulement de manière adéquate (r= 0,37).

Derex et al. (2004) ont examiné la validité concourante de la NIHSS en la comparant avec les volumes des lésions de 49 patients ayant subi un AVC. Les patients ont été mesurés par imagerie de résonance magnétique (IRM) avant la thrombolyse, et la NIHSS leur a ensuite été administrée lors de la première journée. Les scores initiaux sur la NIHSS corrélaient grandement avec les scans initiaux du volume des lésions faits par imagerie de diffusion (r = 0,71), et corrélaient de manière adéquate avec les volumes anormaux mesurés par imagerie de perfusion (r = 0,58) ainsi qu’avec les délais de pic (r = 0,41). Le score sur la NIHSS corrélait également avec le site d’occlusion artérielle.

Fink et al. (2002) ont examiné la validité concourante de la NIHSS en la comparant avec les volumes des lésions mesurés par imagerie de diffusion dans les 24 heures suivant un AVC auprès de 153 patients en phase aiguë de récupération post-AVC. La NIHSS corrélait adéquatement avec les volumes de lésions mesurés par imagerie de diffusion lors des soins aigus (r = 0,48 à droite; r = 0,58 à gauche), et les scores sur la NIHSS obtenus en soins aigus en faisait de même avec et les volumes d’hypoperfusion mesurés par imagerie de perfusion (r = 0,62 à droite; r = 0,60 à gauche). Cependant, une différence a été observée entre les AVC du côté droit et les AVC du côté gauche. Parmi les patients dont la taille de la lésion mesurée par imagerie de diffusion était plus grande que le volume médian, 8/37 avaient un score sur la NIHSS entre 0 et 5 lorsque l’AVC avait eu lieu du côté droit alors que cette proportion était de 1/39 chez les patients ayant subi un AVC du côté gauche. Par contre, de multiples analyses de régression linéaires ont révélé que la NIHSS était significativement moins apte à mesurer le volume de la lésion lorsque l’AVC était du côté droit comparativement à lorsqu’il était situé du côté gauche, ce qui suggère que les patients ayant subi un AVC du côté droit pouvaient obtenir un score bas sur la NIHSS malgré une lésion au volume substantiel.

Les résultats de Woo et al. (1999) concordent avec les résultats de Fink et al. (2002). Les chercheurs ont utilisé le volet placebo de l’essai clinique du National Institute of Neurological Disorders and Stroke rtPA (recombinant tissue plasminogen activator) pour déterminer si, pour des scores semblables sur la NIHSS, les patients ayant subi un AVC dans l’hémisphère droit avaient un plus grand volume total de zone ischémique que les patients ayant subi un AVC dans l’hémisphère gauche. Les résultats de cette étude suggèrent que le volume pour les AVC de l’hémisphère droit était statistiquement plus grand que le volume pour les AVC de l’hémisphère gauche lorsque le score de base sur la NIHSS était ajusté. Pour chaque catégorie de 5 points sur la NIHSS (ex. de 16 à 20), le volume médian des AVC de l’hémisphère droit était d’approximativement le double du volume médian des AVC de l’hémisphère gauche. La corrélation de rang de Spearman entre le score sur la NIHSS dans les 24 heures suivant l’AVC et le volume de la lésion après trois mois était de 0,72 pour les patients ayant subi un AVC à gauche et de 0,71 pour les patients ayant subi un AVC à droite. Les résultats de cette étude démontrent que pour un score donné sur la NIHSS, le volume médian des AVC de l’hémisphère droit est plus grand que le volume médian des AVC de l’hémisphère gauche. Par conséquent, il faut porter une attention particulière lorsque la taille de la zone ischémique est prédite à partir d’un score sur la NIHSS.

NIHSS modifiée :
Dans une analyse rétrospective, Lyden et al. (2001) ont mesuré la validité concourante de la mNIHSS en comparant la corrélation de la mNIHSS avec d’autres échelles neurologiques (l’Indice de Barthel, la Modified Rankin Scale et la Glasgow Outcome Scale) mesurée durant trois mois. La mNIHSS a démontré une excellente corrélation avec ces échelles à tous les temps de mesure, les corrélations étant les plus fortes à 90 jours (r = -0,82 pour l’Indice de Barthel ; r = 0,83 pour la Modified Rankin Scale ; r = 0,82 pour la Glasgow Outcome Scale). La corrélation avec l’Indice de Barthel est négative parce qu’un score élevé sur l’Indice de Barthel indique une indépendance fonctionnelle alors qu’un score élevé sur la mNIHSS indique un déficit neurologique.

Dans une analyse prospective, Meyer et al. (2002) ont relevé que la mNIHSS démontrait une faible validité concourante avec l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. Les coefficients pour la mNIHSS versus ceux de l’Indice de Barthel ou de la Modified Rankin Scale étaient respectivement de -0,238 (la corrélation est négative car un score élevé sur la NIHSS indique des déficits neurologiques sévères alors qu’un score élevé sur l’Indice de Barthel indique l’indépendance fonctionnelle) et de 0,296. Les corrélations absolues de Spearman étaient plus élevées en utilisant la mNIHSS comparativement à l’utilisation de la NIHSS originale. Cependant, ces valeurs n’étaient pas statistiquement significatives. Les faibles relations observées avec la mNIHSS et les autres échelles pourraient être dues au fait que les patients de cette étude avaient seulement de faibles déficits, rendant la validité concourante difficile à déterminer, spécialement à l’extrémité supérieure de l’échelle.

Prédictive :
NIHSS originale :
Lyden et al. (1999) ont utilisé des données de l’essai clinique du National Institute of Neurological Disorders and Stroke rtPA (recombinant tissue plasminogen activator) pour déterminer si la NIHSS était valide chez les patients traités avec l’activateur tissulaire du plasminogène. Pour évaluer la validité prédictive de la NIHSS, l’échelle a été comparée plusieurs fois durant trois mois avec l’Indice de Barthel, la Modified Rankin Scale et la Glasgow Outcome Scale. Les corrélations entre la NIHSS et les autres résultats cliniques étaient significatives, mais adéquates immédiatement après l’AVC (Groupe placébo : l’Indice de Barthel, r = 0,49 ; Modified Rankin Scale, r = 0,51 ; Glasgow Outcome Scale, r = 0,49 ; Groupe traité : l’Indice de Barthel, r = -0,51 ; Modified Rankin Scale, r = 0,56 ; Glasgow Outcome Scale, r = 0,56) et deux heures après celui-ci (Groupe placébo: l’Indice de Barthel, r = -0,58 ; Modified Rankin Scale, r = 0,61 ; Glasgow Outcome Scale, r = 0,60; Groupe traité: Barthel Index, r = -0,65; Modified Rankin Scale, r = 0,70; Glasgow Outcome Scale, r = 0,68). Les corrélations étaient plus grandes pour les mesures prises plus tard après l’AVC (après 24 heures, 7 à 10 jours et 90 jours), ce qui suggère qu’après les deux premières heures suivant un AVC, la NIHSS pourrait avoir une meilleure validité prédictive pour déterminer les conséquences de celui-ci après trois mois.

Schlegel et al. (2003) ont testé la NIHSS, lors d’une étude rétrospective, pour déterminer si celle-ci, dans les premières 24 heures suivant un AVC, pouvait prédire le prochain niveau de soins nécessaire après l’hospitalisation aux soins aigus auprès de 94 patients. Selon les dossiers médicaux, il a été déterminé que 59% des patients avaient obtenu leur congé à domicile, 30% avaient été référés en réadaptation, et 11% avaient été référés à un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Pour chaque augmentation d’un point sur le score de la NIHSS, les probabilités de retour à la maison étaient significativement réduites (OR = 0,79). La catégorie du score sur la NIHSS prédisait aussi le prochain niveau de soin. Un score de 5 sur la NIHSS était fortement associé avec le congé de l’hôpital. En les comparait avec les patients ayant un score sur la NIHSS plus bas que 5, les patients avec un score entre 6 et 13 avaient presque 5 fois plus de possibilités d’être référés en réadaptation (OR = 4,8). Les patients ayant obtenus un score plus grand que 13 avaient pratiquement 10 fois plus de possibilités d’avoir besoin de réadaptation (OR = 9,5) et plus de 100 fois plus de possibilités d’être référés à un CHSLD (OR = 310). Les résultats de cette étude suggèrent que la NIHSS, administrée dans les premières 24 heures suivant un AVC, peut rétrospectivement prédire le prochain niveau de soins d’un patient après l’hospitalisation en soins aigus.

Schlegel et al. (2004) ont évalué la NIHSS pour voir si celle-ci pouvait prédire le prochain niveau de soins auprès de 46 patients en phase aiguë de récupération post-AVC traité par thrombolyse (activateur tissulaire du plasminogène). Dans une analyse de régression multinomiale, un score plus élevé sur la NIHSS était un facteur indépendant déterminant fortement les probabilités que, suite à son congé, le patient soit référé en réadaptation ou à un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), ces probabilités doublant pratiquement à chaque augmentation de 5 points (score 6 – 10 : réadaptation OR = 1.78, CHSLD OR = 2.31; score 11 – 15: réadaptation OR = 2.66, CHSLD OR = 5.05; score 16 – 20: réadaptation OR = 5.31, CHSLD OR = 16.30; score > 20: réadaptation OR = 8.36, CHSLD OR = 27.40). Les résultats de cette étude suggèrent, pour les AVC en phase aiguë de réadaptation, que la sévérité de ceux-ci, déterminée par le score sur la NIHSS, est un prédicteur indépendant majeur du prochain niveau de soins suite à l’hospitalisation et du traitement par thrombolyse.

Demchuk et al. (2001) ont examiné les facteurs qui prédisaient indépendamment un bon résultat parmi 1205 patients en phase aiguë de récupération post-AVC qui étaient traités avec altéplase (un type de thérapie thrombolytique). En utilisant la modélisation par une logistique de régression à plusieurs variables, le plus important prédicteur identifié du résultat était la sévérité de l’AVC mesurée initialement par le score de la NIHSS. Plus le score sur la NIHSS était élevé, moins bonnes étaient les chances d’avoir une issue positive (OR d’une issue positive pour le patient = 1,00 pour un score sur la NIHSS ≤ 5; OR d’une issue positive pour le patient = 0,05 pour un score sur la NIHSS > 20).

Muir et al. (1996) ont comparé la NIHSS, la Canadian Neurological Scale et le Middle Cerebral Artery Neurological Score pour savoir quelle échelle prédisait le mieux les bonnes (en vie à la maison) ou les mauvaises (en vie dans un centre d’hébergement ou décédé) destinées auprès de 408 patients en phase aiguë de récupération post-AVC. La précision des prédictions des variables a été comparée par l’aire sous la courbe de la fonction d’efficacité du récepteur (receiver operator characteristic’s – ROC) et par la méthode stepwise de régression logistique. La régression logistique a démontré que la NIHSS ajoutait significativement de la valeur prédictive comparativement aux autres mesures. La précision générale de la NIHSS s’est avérée excellente (0,83). Un seuil limite de 13 points sur la NIHSS prédisait le mieux les résultats après trois mois.

Grâce à une analyse post-hoc par sous-types d’AVC, Adams et al. (1999) ont relevé que la NIHSS prédit fortement les probabilités de récupération chez 1268 patients participant à un essai clinique sur l’AVC en phase aiguë de récupération. Les scores sur la NIHSS ont été mesurés initialement, 7 jours puis trois mois après l’AVC. Un score >16 prédisaient une grande probabilité de décès ou de déficits sévères ; alors qu’un score <6 prédisait une bonne récupération. Le score initial sur la NIHSS prédisait fortement les conséquences à 7 jours et à 3 mois. Après 7 jours, le 2/3 des patients ayant obtenu un score < 3 au départ de l’étude ont obtenu d’excellents résultats. Obtenir un point de plus au score de la NIHSS diminuait les chances d’obtenir d’excellents résultats de 24% après 7 jours et de 17% après 3 mois. Les patients ayant subi des AVC lacunaires avaient des chances significativement meilleures d’avoir d’excellentes conséquences positives après 7 jours et trois mois comparativement aux patients qui ayant subi des AVC non-lacunaires. Cependant, les chances étaient plus faibles si les scores sur la NIHSS étaient ≥ 10, lorsqu’on comparait avec des patients avec d’autres types d’AVC. À trois mois, d’excellentes conséquences positives ont été notées chez 46% des patients avec des scores sur la NIHSS entre 7 et 10, et chez 23% des patients avec des scores entre 11 et 15. Très peu de patients ayant un score initial sur la NIHSS de > 15 ont obtenu d’excellentes conséquences positives après trois mois.

Albers, Bates, Clark, Bell, Verro et Hamilton (2000) ont examiné 389 patients qui avaient reçu l’administration intraveineuse d’activateur tissulaire de plasminogène pour le traitement d’un AVC en phase aiguë de récupération. Une analyse à plusieurs variables a relevé qu’un score initial < 10 sur la NIHSS s’avérait être un prédicteur d’une issue favorable pour le patient. Pour chaque augmentation de 5 points sur le score initial de la NIHSS, les patients voyaient leurs chances de récupération diminuer de 22% (OR = 0,78). Pour les patients avec un score initial sur la NIHSS > 10, les chances de récupération étaient diminuées de 75% (OR = 0,25).

DeGraba et al. (1999) ont administré la NIHSS en série à 127 patients ayant subi un AVC durant les premières 48 heures suivant l’admission à l’unité de soins intensif en neurologie. Ils ont noté qu’une augmentation de 3 points et plus dans les scores de la NIHSS indiquaient la progression de l’AVC. Un score seuil significatif a été relevé pour prédire le mieux la progression des patients ; ce score seuil sépare les scores sur la NIHSS en < 7 et > 7. Les patients avec un score initial de < 7 avaient un taux de détérioration de 14,8% et avaient plus de chances de retrouver un fonctionnement normal (48% étaient fonctionnellement normaux après 48 heures). Les patients avec un score initial sur la NIHSS de > 7 avaient un taux de détérioration de 65% et avaient moins de chances d’être fonctionnellement normaux après 48 heures (seulement 2,4% étaient fonctionnellement normaux). Ces résultats démontrent la validité prédictive de la NIHSS.

Frankel et al. (2000) ont déterminé si une méthode pratique pour prédire un faible aboutissement chez le patient après un AVC ischémique pouvait être développé. Pour ce faire, les données des groupes placébo de la partie 1 et 2 de l’essai clinique du National Institute of Neurological Disorders and Stroke rtPA (recombinant tissue plasminogen activator) ont été utilisées. Un score sur la NIHSS > 17 avec une fibrillation artérielle donnaient une valeur prédictive positive de 96%. Après 24 heures, le meilleur prédicteur était un score sur la NIHSS > 22, ce qui donnait une valeur prédictive de 98%. Entre 7 et 10 jours, le meilleur prédicteur était un score sur la NIHSS > 16, ce qui donnait une valeur prédictive positive de 92%. Les résultats de cette étude suggèrent que les patients avec un déficit neurologique sévère mesuré par la NIHSS et causé par un AVC ischémique en phase aiguë ont un faible pronostic. Les résultats suggèrent également qu’il est possible d’identifier un sous-ensemble de patients qui ont beaucoup de chances d’avoir un faible aboutissement.

Rundek et al. (2000) ont examiné les prédicteurs de la destination des patients après la fin de leur hospitalisation en soins aigus. Ils ont suivi prospectivement 893 patients ayant survécu à l’hospitalisation en soins aigus après un premier AVC. Une régression logistique multinomiale a été utilisée pour déterminer les prédicteurs du congé des patients vers la réadaptation ou vers un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), versus vers le retour à domicile. Parmi les survivants à l’hospitalisation en soins aigus, 611 patients ont obtenu leur congé à domicile, 168 ont été référés en réadaptation, et 114 ont été référés à un CHSLD. Les patients avec des déficits neurologiques adéquats (score sur la NIHSS de 6 à 13 : réadaptation OR = 8,0 ; CHSLD OR = 3,8) ou avec des déficits neurologiques sévères (score au NIHSS > 14: réadaptation OR = 17,9 ; CHSLD OR = 27,9) avaient plus du triple des chances d’être référés à un CHSLD et plus de huit fois les chances d’être référés en réadaptation. Ces résultats démontrent la validité prédictive clinique de la NIHSS.

Bohannon, Lee et Maljanian (2002) ont déterminé quelles variables prédisaient trois impacts de l’hospitalisation (longueur du séjour à l’hôpital, frais d’hospitalisation et destinations après le congé de l’hôpital). Les scores sur la NIHSS et sur l’Indice de Barthel corrélaient avec ces trois impacts. Les corrélations entre les scores sur la NIHSS, la longueur du séjour à l’hôpital et les frais d’hospitalisation (allant de r = 0,276 à r = 0,381) étaient positives, indiquant que les patients avec un AVC plus sévère avaient un plus long séjour à l’hôpital et des frais d’hospitalisation plus élevés. Les corrélations entre les scores sur la NIHSS et la destination après le congé de l’hôpital étaient négatives (r = -0,344 et 3 = -0,355), ce qui démontre que les patients ayant subi un AVC plus sévères avaient moins de chances d’obtenir leur congé à domicile. Une analyse de régression a démontré qu’une fois que les scores sur l’Indice de Barthel en post-admission étaient comptabilisés, aucune autre variable n’aidait à la prédiction de la durée du séjour à l’hôpital ou de la destination après le congé de l’hôpital. Cependant, le score sur la NIHSS ajoutait à l’explication des frais d’hospitalisation fournie par le score sur l’Indice de Barthel en post-admission.

Derex et al. (2003) ont déterminé si les paramètres d’imagerie de résonance magnétique (IRM) de prétraitement prédisaient les conséquences cliniques chez 49 patients en phase aiguë de récupération post-AVC traités de manière intraveineuse par activateur tissulaire recombinant du plasminogène. Des analyses de régression à une et à plusieurs variables ont été utilisées pour identifier les prédicteurs des conséquences cliniques. Les résultats de cette étude suggèrent que le score initial sur la NIHSS était le meilleur prédicteur indépendant des conséquences clinique au jour 60 (OR = 1,28).

Baird et al (2001) ont utilisé la régression logistique pour développer une échelle de trois items servant à prédire une bonne récupération suite à un AVC. Cette échelle a été testée auprès de 63 patients. En comparant la NIHSS avec le temps passé depuis l’AVC, ainsi qu’avec le volume de la lésion (détecté par imagerie de diffusion), un score pouvait être obtenu pour prédire précisément la récupération suite à un AVC. Un score de 0 à 2 indiquait une faible probabilité de récupération ; un score de 3 à 4 indiquait une probabilité moyenne ; et un score de 5 à 7 indiquait une probabilité élevée. Ce score pouvait aider à la prise précoce de décisions concernant l’intensité des soins, la planification du congé de l’hôpital et les options de réadaptation.

Briggs, Felberg, Malkoff, Bratina et Grotta (2001) ont examiné les scores sur la NIHSS de 138 patients admis dans les 24 premières heures suivant un AVC pour déterminer si les patients avec un AVC léger s’en sortaient mieux en étant admis dans l’unité de soins généraux ou dans l’unité de soins intensifs. Ils ont relevé une corrélation générale positive et adéquate entre le score initial sur la NIHSS et le score de la Modified Rankin Scale lors du congé des patients, qu’ils aient été admis à l’unité de soins intensifs ou à l’unité de soins généraux (R2 = 0,273 et 0,09, respectivement). Les patients avec un AVC léger (score sur la NIHSS < 8) admis dans l’unité de soins généraux avaient moins de complications médicales et un score plus favorable sur la Modified Rankin Scale lors du congé que des patients semblables admis dans l’unité de soins intensifs. Aucune coupure évidente sur les scores initiaux de la NIHSS ne permettait de prédire de meilleures conséquences (un score sur la Modified Rankin Scale plus bas) pour les patients aux soins intensifs. Aucune différence statistique n’a été relevée quant à la durée du séjour. Admettre de façon routinière des patients avec des scores sur la NIHSS < 8 aux soins intensifs ne semblait pas avoir de bénéfices ou d’impacts négatifs sur la rémission des patients.

Di Legge, Saposnik, Nilanont et Hachinski (2006) ont identifié un sous-ensemble de variables associées indépendamment à des améliorations neurologiques majeures après 24 heures et des bons résultats trois mois après un traitement. Cette étude a été menée auprès de 219 patients ayant subi un AVC et ayant reçu un traitement intraveineux d’activateur tissulaire du plasminogène au département des urgences. En utilisant une régression logistique, les résultats de cette étude suggèrent que, parmi tous les prédicteurs, le score en prétraitement sur la NIHSS était un excellent prédicteur négatif des bons résultats après trois mois (OR = 0,83).

Chang, Tseng, Tan et Liou (2006) ont examiné les facteurs lors de l’admission qui étaient reliés à la mortalité dans les 3 mois auprès de 360 patients en phase aiguë de récupération et ayant subi leur premier AVC. Une analyse de régression logistique de plusieurs variables a été utilisée pour identifier les principaux prédicteurs de la mortalité reliée à l’AVC dans les 3 mois suivant celui-ci. Le score sur la NIHSS lors de l’admission (OR = 1,17), un antécédent de maladie cardiaque (OR = 2,73), et un AVC de la circulation postérieure (OR = 5,25) se sont avérés être les facteurs de risque significatifs pour la mortalité dans les 3 mois.

Fischer et al. (2005) ont examiné les scores sur la NIHSS lors de l’admission de 226 patients ayant subi un AVC et une artériographie. Les patients avec des scores sur la NIHSS de < 10 avaient une valeur prédictive positive de démontrer des occlusions artérielles de 97% dans les AVC de la carotide et de 96% dans les AVC vertébro-basilaires. Lorsque le score sur la NIHSS était > 12, la valeur prédictive positive de localiser une occlusion centrale était de 91%. Dans une analyse à plusieurs variables, les sous-items de la NIHSS tels que les questions sur l’état de consciences (OR = 40), le regard (OR = 2,9), la motricité des jambes (OR = 4,2) et la négligence (OR = 3,2) étaient des prédicteurs d’occlusions centrales. Une association a été relevée entre les scores sur la NIHSS et la présence ainsi que la location de l’occlusion de vaisseaux. Avec un score sur la NIHSS de < 10, une occlusion de vaisseaux aurait des chances d’être vue sur une artériographie. Avec un score > 12, la location d’une occlusion serait probablement centrale.

NIHSS modifiée :
Lyden et al. (2001) ont examiné la validité prédictive de la mNIHSS en utilisant les résultats de l’aboutissement de l’essai clinique du National Institute of Neurological Disorders and Stroke rtPA (recombinant tissue plasminogen activator). En utilisant la mNIHSS pour tester l’effet du traitement sur l’amélioration après 24 heures, et l’effet du traitement sur les chances d’avoir de faibles déficits ou aucun déficit 3 mois après un AVC, les scores de l’échelle ont distingué les deux groupes de traitements après 24 heures et après 3 mois. La proportion de patients qui se sont améliorés de ≥ 4 points dans les 24 heures après le traitement augmentait significativement grâce à l’activateur tissulaire recombinant du plasminogène (OR = 1,3). De plus, selon la mesure de la mNIHSS, le rapport des chances d’obtenir une résolution complète ou presque complète des symptômes de l’AVC 3 mois après le traitement était significatif (OR = 1,7).

Contenu :
NIHSS originale :
Lyden et al. (1999) ont utilisé des données de l’essai clinique du National Institute of Neurological Disorders and Stroke rtPA (recombinant tissue plasminogen activator) pour déterminer si la NIHSS est valide auprès de patients traités avec l’activateur tissulaire du plasminogène. Pour évaluer la validité de contenu de cette échelle, une analyse factorielle exploratoire des données de la NIHSS a été faite durant les premières 24 heures suivant un AVC afin d’obtenir une structure factorielle sous-jacente. Les résultats de cette analyse suggèrent qu’il existe deux facteurs sous-jacents de la NIHSS, représentant le fonctionnement du côté droit et le fonctionnement du côté gauche du cerveau. La structure interne de l’échelle est demeurée constante dans le groupe placebo et les groupes traités, ainsi que lors des administrations subséquentes, ce qui confirme la validité de contenu de l’échelle.

NIHSS modifiée :
Lyden et al. (2001) ont développé et évalué la validité de la mNIHSS. La validité de contenu a été déterminée en utilisant une analyse factorielle, et la qualité de l’ajustement a été recalculée sur la base d’une solution à quatre facteurs restreints aux 11 items de la NIHSS repris dans la mNIHSS. Pour prévenir les effets confondants du temps ou du traitement, la qualité de l’ajustement a été calculée pour les données prises 2 heures, 24 heures, 7 à 10 jours, puis 3 mois après le traitement de l’activateur tissulaire recombinant du plasminogène ou après le traitement placebo. Les résultats ont suggéré que la structure interne de la mNIHSS était identique à celle de la NIHSS. La qualité de l’ajustement (indice comparatif de l’ajustement = 0,96) s’est avérée égale à celle de la NIHSS. Lorsqu’utilisée plusieurs fois dans le temps, et lorsque comparée dans son utilisation avec le groupe traité avec le placébo versus avec le groupe traité activement, les valeurs de la mNIHSS allaient de 0,93 à 0,96 et étaient aussi élevées que celles de la NIHSS.

Sensibilité au changement

NIHSS originale :
Brott et al. (1989) ont évalué la sensibilité au changement de la NIHSS en comparant les scores de l’échelle obtenus prospectivement auprès de 65 patients en phase aiguë de récupération post-AVC avec la taille de la zone ischémique mesurée par tomodensitométrie à 1 semaine. Même si la majorité des patients se sont cliniquement améliorés, 4/15 items n’ont changés que minimalement : paralysie faciale (-2% d’amélioration pour le score de l’item après 1 semaine), réflexe plantaire (7% d’amélioration pour le score de l’item après 1 semaine), dysarthrie (-1% d’amélioration pour le score de l’item après 1 semaine) et langage (6% d’amélioration pour le score de l’item après 1 semaine). Aussi, les changements dans les items d’ataxie des membres (59% d’amélioration) et du meilleur regard (52% d’amélioration) ont pu être surestimés, si l’on se base sur la taille de la zone ischémique observée. Les autres items ont changé en moyenne 25% durant les sept jours. Les évaluateurs de cette étude ont également déterminé si les patients avaient changé neurologiquement depuis l’évaluation précédente et depuis l’évaluation initiale. Ces changements étaient définis par les termes « Identique » (changement de 0 à 1 point sur l’échelle), « Mieux » (amélioration de ≥ 2 points sur l’échelle) et « Pire » (détérioration de ≥ 2 points sur l’échelle). Basé sur ces trois définitions, une entente sur le changement des patients entre le début et les jours 7 à 10 a été obtenue pour 40/63 patients ayant survécu jusqu’aux jours 7 à 10 (63%) ; le critère quantitatif pour le changement du patient était comparé au jugement de l’évaluateur à propos du changement du patient. Les résultats de cette étude démontrent que la NIHSS est sensible au changement.

NIHSS modifiée :
Lyden at al. (2001) ont examiné la sensibilité au changement de la mNIHSS dans une analyse rétrospective. La mNIHSS a imité la NIHSS originale dans les modèles prédictifs, ce qui peut être interprété comme un indicateur de sensibilité au changement. La mNIHSS tend à prédire la réponse des patients à l’activateur tissulaire recombinant du plasminogène aussi bien que l’échelle originale, lorsqu’elle est utilisée dans le modèle à plusieurs variables. La mNIHSS prédit également la probabilité d’une hémorragie après le traitement avec l’activateur tissulaire recombinant du plasminogène, aussi bien que le modèle original à plusieurs variables de l’hémorragie symptomatique. De plus, le pouvoir de détecter une amélioration de ≥ 4 points dans les 24 heures a été amélioré de 24% avec la NIHSS et de 51% avec la mNIHSS. La sensibilité au changement intra-patient n’a pas pu être évaluée dans cette étude.

Effets de plancher et de plafond

Muir et al. (1996) ont suggéré qu’un défaut potentiel de la NIHSS était que, puisque plusieurs items de cette échelle ne pouvaient pas être testés chez les patients ayant subi un AVC très sévère, il pouvait y avoir un effet de plafond inférieur à la limite théorique.

Williams, Weinberger, Harris, Clark, et Biller (1999) ont administré la NIHSS à des patients à 1 et 3 mois après un AVC. Un effet de plafond sur la NIHSS a été observé pour le domaine du fonctionnement des extrémités supérieures ; même si 62% des patients présentaient un disfonctionnement de leurs extrémités supérieures, seulement 11% d’entre eux avaient un score pour le bras de > 1 sur la NIHSS.

Pickard, Johnson, et Feeny (2005) ont comparé cinq échelles de mesure de la qualité de vie reliée à la santé qui ont été administrées initialement puis à 6 mois. Un effet de plafond notable a été observé sur la NIHSS à 6 mois (20% des patients).

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