Aphasie

Évidence révisées en date du 27-11-2018
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, PhD OT ; Laura Chartrand ; Amy Henderson PhD student ; Sandra Bélisle-L’Anglais ; Julie-France Hénault ; Lyna Kaing ; Caroline Lévesque ; Sia Ching Tran ; Véronique Vaillant ; Adam Kagan BSc ; Annabel McDermott BOccThy
Réviseur expert : Elizabeth Rochon
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

L’aphasie est un trouble du langage qui résulte généralement d’une lésion de l’hémisphère gauche du cerveau et, par conséquent, un trouble courant après un AVC. Les dysfonctionnements du langage qui en résultent sont généralement classés en deux catégories : expressive (par exemple, l’aphasie de Broca) ou réceptive (par exemple, l’aphasie de Wernicke).

Une personne atteinte d’aphasie de Broca présente une incapacité partielle ou totale de parler ou de produire un discours spontané. Elle n’a souvent aucune difficulté à comprendre les autres, mais ses pensées et ses intentions sont difficiles à exprimer et peuvent être de nature non fluide. Cette forme d’aphasie peut également affecter la communication écrite.

Une personne atteinte d’aphasie de Wernicke a une incapacité partielle ou totale de comprendre le langage parlé et parfois écrit. L’expression du langage peut être fluide par nature, mais peut être difficile à comprendre pour l’auditeur.

Les symptômes de l’aphasie globale sont ceux de l’aphasie sévère de Broca et de l’aphasie de Wernicke combinés. Une réduction presque totale de tous les aspects du langage parlé et écrit est ici constaté, tant au niveau de l’expression que de la compréhension.

Ce module contient 34 études, dont 21 sont des essais cliniques randomisés (ECR) de haute qualité, 11 sont des ECR de qualité acceptable et 2 ne sont pas des ECR. La majorité des interventions (18 études) ont été menées auprès de patients en phase chronique de récupération post-AVC (c’est-à-dire 6 mois ou plus après l’AVC).

Dans l’ensemble, différentes interventions portant sur l’aphasie post-AVC ont été identifiées, celles-ci comprennent : la thérapie de l’aphasie par contrainte induite ; l’orthophonie non-spécifique, la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche ; l’entrainement sémantique/phonologique, la thérapie par l’action, les gestes intentionnels et les indices gestuels visuels, la communication assistée, l’entrainement assisté par la technologie (ordinateur et dispositifs), la thérapie comportementale de l’aphasie, la thérapie cognitivo-linguistique et l’intervention narrative de l’aphasie.

Information aux patients/familles

Auteurs : Tatiana Ogourtsova, PhD OT ; Maxim Ben-Yakov, BSc PT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT

Collaborateurs : Jennifer Sweeney, M.S., CCC-SLP, S-LP(C) Founder, BC Aphasia Centre ; Aura Kagan PhD – Aphasia Institute

Qu’est-ce que l’aphasie ?

L’aphasie est un problème de langage et de communication. L’aphasie peut rendre difficile la compréhension ou la production d’un message verbal. Elle peut également affecter la capacité de lire et/ou d’écrire. L’aphasie est courante après un AVC, elle affecte environ 30 % des personnes.

Pourquoi les gens deviennent-ils aphasiques suite à un AVC ?

Notre cerveau comporte deux zones principales responsables du langage. La première consiste à comprendre le langage par la lecture ou l’écoute. L’autre consiste à créer le langage par l’écriture ou la parole. Le type et la sévérité d’aphasie dépendent de la zone du cerveau qui a été endommagée et de l’importance des dommages subis par le cerveau.

Existe-t-il différents types d’aphasie ?

Il existe deux types d’aphasie :

  1. L’aphasie réceptive se manifeste lorsqu’une personne a des difficultés à comprendre ce qu’elle entend ou lit.
  2. L’aphasie expressive se manifeste lorsqu’une personne a des difficultés à s’exprimer par écrit ou par la parole.

Comment puis-je reconnaître l’aphasie ?

Certaines personnes souffrent d’une légère aphasie après un AVC et ont des difficultés à s’exprimer. Par exemple, elles peuvent avoir des difficultés à trouver un mot pour décrire un objet. Elles peuvent dire le début d’une phrase, par exemple :
« Je voudrais avoir un… », puis faire une pause, comme si elles essayaient de trouver le mot juste.

Certaines personnes souffrent d’une aphasie sévère et ont plus de difficultés à s’exprimer. Il se peut qu’elles ne soient pas capables de dire un mot du tout. Cette personne pourrait comprendre ce que vous lui dites et elle pourrait savoir ce qu’elle veut dire en réponse. Cette personne peut être capable de répondre à des questions par « oui » ou par « non ».

Par exemple, au lieu de demander :
« Que voulez-vous manger ? »
Vous pouvez leur demander :
« Voulez-vous une banane ? »

Certaines personnes aphasiques ne peuvent pas parler, mais elles sont capables d’écrire ce qu’elles veulent dire. D’autres peuvent ne pas être capables d’écrire ou de parler après l’AVC.

Certaines personnes aphasiques ne comprennent plus ce que vous leur dites. Elles peuvent comprendre lorsque vous parlez dans une langue (par exemple, la première langue qu’elles ont apprise), mais pas dans une autre langue qu’elles connaissaient également avant l’AVC.

Certaines personnes aphasiques peuvent être incapables de lire après l’AVC. Cela est souvent ressenti comme un choc pour la personne lorsqu’elle prend un magazine ou un journal et que les lettres et les mots de la page n’ont aucune signification pour elle.

Pour mieux comprendre ce que ressent une personne aphasique, pensez à vous retrouver seul dans un pays étranger dont vous ne comprenez pas la langue. Vous ne pouvez pas faire comprendre vos besoins et lorsque les gens vous parlent, vous ne les comprenez pas. Cela peut être très frustrant et isolant.

Il est important de se rappeler qu’une personne aphasique peut conserver un bon nombre de compétences cognitives et sociales qu’elle avait avant l’AVC. Toutefois, ces compétences peuvent être cachées ou masquées par des difficultés langagières. Les personnes aphasiques sont souvent traitées à tort comme si elles étaient moins compétentes. Cela peut affecter leur vie sociale et leur participation aux activités dans la communauté, ce qui peut à son tour avoir un impact sur leur estime de soi et leur qualité de vie.

Qui pose le diagnostic et traite l’aphasie ?

Les orthophonistes sont les spécialistes formés pour diagnostiquer les différents types d’aphasie et pour traiter les individus qui souffrent d’aphasie. Les autres membres de l’équipe de soins post-AVC (comme l’infirmière, le psychologue ou le neuropsychologue, l’ergothérapeute, le travailleur social, le médecin ou le neurologue et le physiothérapeute) comprennent également les difficultés causées par l’aphasie. Ils essaieront de communiquer avec la personne aphasique en utilisant des stratégies connues pour faciliter la communication.

L’orthophoniste expliquera également à l’équipe de soins les problèmes spécifiques de la personne et suggérera des stratégies pour faciliter la communication.

L’orthophonie fonctionne-t-elle ?

Oui, l’orthophonie fonctionne ! Une étude récente de haute qualité a démontré que l’orthophonie peut améliorer différentes habiletés liées au langage et à la communication chez les personnes en phase chronique de récupération post-AVC (plus de 6 mois après l’AVC).

Existe-t-il différents types d’orthophonie ?

Il existe de nombreuses approches d’orthophonie pour l’aphasie. Votre orthophoniste vous aidera à choisir un programme approprié en fonction de vos besoins. Il peut s’agir de :

  • Thérapie de l’aphasie par contrainte induite : vous vous exercez à avoir une conversation avec votre thérapeute ou vos pairs, la plupart du temps sans utiliser de gestes ou d’autres formes de communication non verbale (par exemple, en hochant la tête).
  • Thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche : vous vous entraînez à suivre des ordres parlés qui sont importants pour vos activités quotidiennes.
  • Traitement sémantique : votre thérapeute vous posera des questions sur les mots dont vous avez du mal à vous souvenir et vous y répondrez. Par exemple, si vous avez des difficultés à vous souvenir du mot « télévision », le thérapeute vous posera des questions telles que « où se trouve l’objet ? » [« salon »] ; ou « à quoi sert-il ? « [« regarder des films »].
  • Thérapie par l’action : vous effectuez des actions pour répondre à une demande verbale, au nom d’un mot ou à quelque chose que vous visualisez dans votre esprit.
  • Gestes intentionnels : vous bougez votre main gauche pour effectuer une tâche (par exemple, attraper une boîte, appuyer sur un bouton), tout en nommant différents objets représentés sur des images.
  • Communication assistée : vous participez à des discussions de groupe ou parlez avec un interlocuteur formé à la communication verbale et non verbale (c’est-à-dire des mots, des gestes, des notes écrites, des mimiques, des jeux de rôle, etc.)
  • Entrainement assisté par la technologie : vous utilisez des programmes informatiques ou d’autres dispositifs technologiques dans vos séances de traitement.
  • Thérapie comportementale de l’aphasie : votre thérapeute vous offrira des séances éducatives, des activités et des tâches pour améliorer votre humeur.
  • Thérapie cognitivo-linguistique : votre thérapeute travaillera avec vous pour vous entraîner à dire des mots et des phrases, en se basant sur la logique / la prise de décision et l’organisation des sons dans les mots.
  • Intervention narrative de l’aphasie : vous vous entraînez à dire des mots et des phrases tout en discutant d’une série de sujets de la vie quotidienne (par exemple : faire des courses).
  • Intervention très précoce : vous vous engagez dans diverses thérapies de l’aphasie le plus tôt possible après avoir subi un AVC et lorsque la situation est médicalement stable.

Vous avez peut-être aussi entendu parler des récents traitements de haute technologie. Par exemple, les programmes informatiques pour l’aphasie peuvent être très utiles pour certaines personnes après un AVC. Ces programmes informatiques comprennent des microphones et des dispositifs d’enregistrement qui permettent aux personnes aphasiques de s’entraîner à parler. La personne peut s’entendre parler et peut corriger ses erreurs. Les programmes informatiques peuvent également aider les personnes à réapprendre à lire après un AVC. Les programmes informatiques vous permettent de vous exercer chez vous, à votre rythme. Vous pouvez utiliser des programmes informatiques en plus de l’orthophonie pour pratiquer les techniques et les compétences spéciales que votre orthophoniste vous a enseignées.

Votre orthophoniste peut choisir une ou plusieurs de ces différentes thérapies lorsqu’il travaille avec vous, en fonction de vos besoins individuels.

Quelles sont les thérapies efficaces pour l’aphasie ?

Des recherches ont évalué l’effet des thérapies de l’aphasie à différents stades de récupération post-AVC. Des études de haute qualité et de qualité acceptable démontrent que les interventions suivantes sont utiles pour améliorer les habiletés langagières et/ou de communication :

Dans la phase aiguë de récupération
(Le premier mois après l’AVC) :

  • thérapie de l’aphasie par contrainte induite
  • intervention très précoce

Dans la phase subaiguë de récupération
(1-6 mois après l’AVC) :

  • entrainement phonologique
  • entrainement sémantique

Dans la phase chronique de récupération
(plus de 6 mois après l’AVC) :

  • thérapie par l’action
  • orthophonie non-spécifique
  • communication assistée
  • entrainement assisté par la technologie

Études réalisées avec des patients qui se trouvaient dans le continuum des phases de récupération (c.-à-d. aiguë, subaiguë et/ou chronique) :

  • thérapie comportementale de l’aphasie
  • thérapie cognitivo-linguistique
  • orthophonie non-spécifique

Que puis-je attendre des thérapies de l’aphasie ?

Vous pouvez vous attendre à travailler individuellement ou en petits groupes avec l’aide de votre orthophoniste. L’orthophoniste peut utiliser différentes approches telles que des cartes avec des images, des appareils électroniques, des histoires, des supports vidéo et audio, du matériel de lecture et d’écriture. Votre orthophoniste peut également vous proposer des exercices et des activités à faire dans votre chambre ou à la maison, avec ou sans aide d’un proche aidant ou d’un partenaire de conversation.

Dois-je faire de l’orthophonie pendant longtemps ?

Les recherches suggèrent que le moment et l’intensité du traitement sont très importants. Après un AVC, les patients passent souvent un court moment à l’hôpital ou dans une clinique de réadaptation où ils reçoivent des séances d’orthophonie. Il se peut qu’ils ne poursuivent pas l’orthophonie lorsqu’ils rentrent chez eux suite à leur congé. Cependant, il est très important de poursuivre l’orthophonie pour l’aphasie.

Les recherches démontrent que les thérapies individuelles et de groupe sont efficaces pour l’aphasie. Les objectifs de chaque type de thérapie diffèrent. La thérapie individuelle peut être la plus efficace pour améliorer la parole, tandis que la thérapie de groupe aide à améliorer la conversation et les habiletés sociales. Par conséquent, si vous ou un membre de votre famille êtes aphasique, envisagez de participer, le cas échéant, à une thérapie individuelle et à une thérapie de groupe.

Y a-t-il des effets secondaires ?

Les thérapies de l’aphasie peuvent entraîner des effets secondaires tels que la fatigue mentale et/ou la frustration. Il est important que votre thérapeute soit conscient des effets secondaires que vous pourriez ressentir afin que votre régime de traitement puisse être adapté à vos habiletés et à vos besoins.

Comment l’aphasie affecte-t-elle mon rétablissement après un AVC ?

Le rétablissement après un AVC exige beaucoup de patience et de persévérance de la part de la personne qui a subi un AVC et de sa famille et/ou de ses proches aidants. Si vous ou votre conjoint souffrez d’aphasie après un AVC, le processus de rétablissement peut être plus frustrant et plus difficile. Il est important de poursuivre les thérapies, même si l’aphasie rend le processus difficile.

Mon aphasie va-t-elle s’améliorer ?

Oui, il est prouvé que les habiletés langagières et de communication peuvent s’améliorer après un AVC grâce à différentes thérapies de l’aphasie.

Il est également prouvé que l’orthophonie « à haute intensité » (plus de séances et/ou pour une durée plus longue) peut entraîner des gains plus importants et/ou plus rapides.

Il est important de se rappeler que le rythme auquel une personne s’améliore, et qu’elle se rétablisse complètement ou partiellement, peut varier d’une personne à l’autre et dépend de nombreux facteurs individuels.

Combien de temps faut-il pour se rétablir ?

La guérison de l’aphasie peut prendre du temps. Cependant, il est prouvé que l’orthophonie fonctionne même chez les patients qui ont subi un AVC il y a des années.

Un membre de ma famille est aphasique. Comment puis-je l’aider ?

L’aphasie est une source de stress pour toute la famille. Les recherches démontrent que les séances d’information sont bénéfiques pour les membres de la famille et les amis, car elles permettent de sensibiliser et de mieux faire connaître l’aphasie. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pour communiquer avec les personnes atteintes d’aphasie.

Pour aider la personne aphasique à comprendre ce que vous lui dites :

  • Regardez la personne lorsque vous lui parlez.
  • Utilisez des gestes et des expressions faciales pour l’aider à comprendre ce que vous lui dites.
  • Écrivez des mots clés. Utilisez un marqueur noir épais et imprimez des lettres.
  • Faites un dessin ou un symbole de ce que vous essayez de dire.
  • Utilisez des objets pour aider à faire passer votre message (par exemple, si vous demandez à la personne si elle veut un verre, tenez une tasse).
  • Utilisez des questions par oui/non.
  • Reconnaissez que la personne aphasique est une personne compétente et bien informée, capable de prendre des décisions, et qu’elle sait généralement ce qu’elle veut dire, mais ne peut pas le dire.
  • Parlez sur un ton qui convient à un adulte. N’ayez pas l’air condescendant, ou comme si vous parliez à un enfant.
  • Communiquez une idée à la fois. Par exemple, au lieu de dire :

« Je vais t’aider à te lever, à te doucher et à t’habiller, puis je vais t’emmener dans la salle à manger pour le petit déjeuner, mais tu dois d’abord prendre ta médication ».

Vous pourriez essayer ceci :

  • « Voici ta pilule » (faites une pause et donnez la pilule).
  • « D’abord, je vais t’aider à prendre une douche » (pause).
  • « Ensuite, je vais t’aider à t’habiller » (pause).
  • « Ensuite, je t’emmènerai prendre ton petit-déjeuner » (pause).

Le scénario suivant entre un professionnel des soins de santé et un patient illustre les stratégies ci-dessus :

Conversation Stratégies utilisées par le professionnel des soins de santé
« Mme Roy, je voudrais vous informer d’un événement prochain. Je pense que cela vous intéressera. » Se munir d’un calendrier, de papier et d’un marqueur noir.
« C’est aujourd’hui. » Montrer la date sur le calendrier.
« Mardi… » Montrer la date sur le calendrier et l’écrire ensuite.
« …l’orchestre John Higgins fait une représentation. » Écrire « l’orchestre John Higgins ».
« Il vient ici. » Utiliser la gestuelle pour indiquer l’endroit.
« Voulez-vous y aller ? » Écrire « Voulez-vous y aller ? » et désigner du doigt la résidente. Écrire « Oui, Non, Je ne sais pas » et attendre que la résidente pointe la réponse.

Pour aider la personne aphasique à faire passer son message :

  • Encouragez la personne aphasique à écrire un mot ou à dessiner si elle le peut.
  • Encouragez la personne aphasique à pointer vers l’objet.
  • Essayez de commencer par identifier le sujet général avant de rentrer dans les détails. Par exemple :

« Est-ce que vous parlez de votre famille ? »
« Est-ce que vous parlez de votre fille ? »
« Est-ce que vous vous demandez si elle va venir vous rendre visite aujourd’hui ? »

  • Posez des questions invitant une réponse par oui ou par non.
  • Utilisez une réponse écrite oui/non si nécessaire.
  • Si vous n’avez pas le temps de communiquer maintenant, expliquez-le et dites à la personne à quelle heure vous reviendrez finir votre conversation. Assurez-vous de revenir.
  • Encouragez la personne aphasique à utiliser certains des mots que vous avez écrits pour communiquer. Par exemple :

« J’ai entendu dire que vous aimiez beaucoup la musique ? »
« Quelle musique aimez-vous? »
« L’opéra ?…La musique classique ?…Le Blues ?…Autre chose ? »

Où puis-je trouver plus d’informations sur l’aphasie ?

Pour plus de détails sur l’aphasie, veuillez consulter ces liens :

Autres ressources disponibles en anglais seulement :

  • Heart and Stroke Foundation of Canada 
  • BC Aphasia Centre (Canada)
  • Aphasia Institute (Canada)
  • The National Aphasia Association (USA)
  • Videos to help understand Aphasia (Australia)
  • 9 Amazing Resources for Aphasia Education & Support
  • Baylor University: how to talk to children about Aphasia

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Ce module contient 34 études, dont 21 sont des essais cliniques randomisés (ECR) de haute qualité, 11 sont des ECR de qualité acceptable et deux ne sont pas des ECR. La majorité des interventions (18 études) ont été menées auprès de patients en phase chronique de récupération post-AVC (c’est-à-dire 6 mois ou plus après l’AVC).

Dans l’ensemble, différentes interventions pour l’aphasie post-AVC ont été identifiées, celles-ci comprennent : la thérapie de l’aphasie par contrainte induite ; l’orthophonie non-spécifique, la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche ; l’entrainement sémantique / phonologique, la thérapie par l’action, les gestes intentionnels et les indices gestuels visuels, la communication assistée, l’entrainement assisté par la technologie (ordinateur et dispositifs), la thérapie comportementale de l’aphasie, la thérapie cognitivo-linguistique et l’intervention narrative de l’aphasie.

Cliquez ici pour avoir accès aux ressources de l’Institut d’aphasie (Ontario, Canada, en anglais seulement).

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë – Thérapie de l’aphasie par contrainte induite

Aphasie
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016Woldag et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou l’orthophonie habituelle sur une base individuelle. L’aphasie des patients a été mesurée à 4-5 semaines (après l’intervention), et à 12 et 26 semaines (au moment de suivis), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Woldag et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI, une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel, ou une thérapie individuelle/groupe de faible intensité. L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le score des sous-tests 50-item Token test, Repetition, Written language, Naming, Comprehension et Profile level de l’Aachen Aphasia Test (AAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’orthophonie habituelle sur une base individuelle, une thérapie du langage de haute intensité en groupe, ou une thérapie individuelle/groupe de faible intensité) pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Précision/efficacité de la communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou l’orthophonie habituelle sur une base individuelle. La précision et l’efficacité de la communication des patients ont été mesurées à 4-5 semaines (après l’intervention), et à 12 et 26 semaines (au moment de suivis), par un score d’analyse du discours (pourcentage d’unités d’information correctes produites par minute). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’orthophonie habituelle sur une base individuelle) pour améliorer la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la qualité de vie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou l’orthophonie habituelle sur une base individuelle. La qualité de vie des patients a été mesurée à 4-5 semaines (après l’intervention), et à 12 et 26 semaines (au moment de suivis), par la Stroke and Aphasia Quality of Life Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’orthophonie habituelle sur une base individuelle) pour améliorer la qualité de vie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Quantité/qualité de la communication
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Woldag et al., 2017) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la quantité et la qualité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI, une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel, ou une thérapie individuelle/groupe de faible intensité. La quantité et la qualité de la communication des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le score Qualité et Quantité du Communicative Activity Log (CAL). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures du CAL (score de Qualité), en faveur de la TACI comparée à la thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel) pour améliorer la qualité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
La thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une thérapie individuelle / groupe de faible intensité pour améliorer la qualité de la communication ; et n’est pas plus efficace qu’une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel pour améliorer la quantité de la communication.

Phase aiguë – Orthophonie non-spécifique

Aphasie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Laska et al., 2011) et une ECR de qualité acceptable (Mattioli et al., 2014) ont examiné l’effet de l’orthophonie sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Laska et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 21 jours (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le coefficient d’Aphasie du Norsk Grunntest for Afasi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Mattioli et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le score des sous-tests Repetition, Naming, Written language, Oral comprehension, Written comprehension et 50-item Token test de l’Aachen Aphasia Test (AAT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur seulement deux sous-test de l’AAT (Naming, Written language), en faveur de l’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Cette amélioration s’est maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Auto-perception de l'efficacité de la communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Bowen et al., 2012) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’auto-perception de l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou un contact social avec un interlocuteur non formé pendant 16 semaines. L’évaluation par les patients et les soignants de l’auto-perception de l’efficacité de la communication des patients a été mesurée à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Communication Outcomes After Stroke (COAST) et le Carer COAST. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un contact social avec un interlocuteur non formé) pour améliorer l’évaluation par les patients et les soignants de l’auto-perception de l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Bien-être des soignants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Bowen et al., 2012) a examiné l’effet de l’orthophonie sur le bien-être des soignants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou un contact social avec un interlocuteur non formé pendant 16 semaines. Le bien-être des soignants a été mesuré à 6 mois (au moment d’un suivi) par les sous-échelles Impact positif/négatif et Qualité du support du Carers of Older People in Europe Index (COPE). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un contact social avec un interlocuteur non formé) pour améliorer le bien-être des soignants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Communication verbale
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Laska et al., 2011) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication verbale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication verbale des patients ont été mesurées à 21 jours (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la communication verbale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Habileté de communication fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Bowen et al., 2012) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’habileté de communication fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou un contact social avec un interlocuteur non formé pendant 16 semaines. L’habileté de communication fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Therapy Outcome Measure (TOM : Communicative Activity Scale). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un contact social avec un interlocuteur non formé) pour améliorer l’habileté de communication fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase aiguë – Intervention très précoce

Aphasie
Efficace
2B

Une étude non randomisée (Godecke et al., 2014) a examiné l’effet d’une intervention très précoce sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir une intervention multimodale ou le programme de soins habituel. L’aphasie des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 26 semaines après l’AVC (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie (pourcentage de rétablissement potentiel maximum). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’intervention très précoce comparée au programme de soins habituel. Cette amélioration s’est maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’une intervention très précoce est plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Précision/efficacité de la communication
Efficace
2B

Une étude non randomisée (Godecke et al., 2014) a examiné l’effet d’une intervention très précoce sur la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir une intervention multimodale ou le programme de soins habituel. La précision et l’efficacité de la communication des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention), et à 26 semaines après l’AVC (au moment d’un suivi), par un score d’analyse de discours. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’intervention très précoce comparée au programme de soins habituel. Cette amélioration ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’une intervention très précoce est plus efficace, à court terme, qu’un programme de soins habituel pour améliorer la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Thérapie de l’aphasie par contrainte induite

Aphasie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sickert et al., 2014) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée (TACIm) sur l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACIm ou la thérapie habituelle de l’aphasie. L’aphasie des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines et 1 an (aux moments de suivis), par le score des sous-tests Spontaneous speech, Token Test, Repetition, Written language, Naming et Comprehension de l’Aachen Aphasia Test (AAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée n’est pas plus efficace que la thérapie habituelle de l’aphasie pour améliorer l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Quantité/qualité de la communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sickert et al., 2014) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée (TACIm) sur la quantité et la qualité de la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACIm ou la thérapie habituelle de l’aphasie. La quantité et la qualité de la communication des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines et 1 an (aux moments de suivis par le score Qualité et Quantité du Communicative Activity Log (CAL – score patient et proche). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée n’est pas plus efficace que la thérapie habituelle de l’aphasie pour améliorer la quantité et la qualité de la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Approche sémantique vs approche phonologique

Communication verbale
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004a) ont comparé l’effet de l’approche sémantique vs l’approche phonologique sur la communication verbale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une intervention basée sur l’approche sémantique (axée sur l’interprétation), ou sur l’approche phonologique (axée sur la structure du son). Les habiletés de communication verbale des patients ont été mesurées à 10-12 mois (après l’intervention) par le Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test (ANELT-A : score final, moyenne d’amélioration).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une approche sémantique n’est pas plus efficace qu’une approche phonologique pour améliorer la communication verbale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Traitement du langage
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004a) ont comparé l’effet de l’approche sémantique vs l’approche phonologique sur le traitement du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une intervention basée sur l’approche sémantique (axée sur l’interprétation), ou sur l’approche phonologique (axée sur la structure du son). Les habiletés des patients en matière de traitement du langage ont été mesurées à 10-12 mois (après l’intervention) par le Semantic Association Test [mesures sémantiques] et la Psycholinguistic Assessment of Language Processing in Aphasia (PALPA : Synonyme de jugement [mesure sémantique] ; Répétition de non-mots, Décision lexicale auditive [mesures phonologiques]). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures phonologiques (PALPA : Décision lexicale auditive), en faveur de l’approche phonologique comparée à l’approche sémantique.
Note : Une amélioration intra-groupe statistiquement significative sur l’une des mesures sémantiques (Semantic Association Test) a été relevée après l’intervention sémantique, et une amélioration des deux mesures phonologiques a été relevée après l’intervention phonologique.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une approche phonologique est plus efficace qu’une approche sémantique pour améliorer les habiletés phonologiques en matière de traitement du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Orthophonie non-spécifique

Communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lincoln et al., 1984) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 12 semaines (au milieu de l’intervention), et à 24 semaines (après l’intervention), par le Porch Index of Communicative Ability et le Functional Communication Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Perception des soignants du langage du patient
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lincoln et al., 1984) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la perception des soignants du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. La perception des soignants du langage expressif et réceptif des patients a été mesurée à 12 semaines (au milieu de l’intervention), et à 24 semaines (après l’intervention), par le Speech Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la perception des soignants du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche

Communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hartman & Laundau, 1987) a examiné l’effet de la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche sur la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche ou des services de conseil et de la conversation non-directifs. Les habiletés de communication des patients ont été à 6 mois (après l’intervention), et 10 mois après l’AVC, par le Porch Index of Communicative Ability. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des services de conseil et de la conversation non-directifs) pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique – Thérapie par l’action

Aphasie
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Stahl et al., 2016) a examiné l’effet de la thérapie par l’action sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie du langage intensive par l’action ou une thérapie l’acte de nommer pour 6 jours, pour recevoir ensuite l’autre intervention pendant 6 jours supplémentaires ; les participants n’ont reçu aucune thérapie pendant 6 jours entre les périodes d’intervention. Le langage des patients a été mesuré à 6 jours et à 18 jours (après l’intervention) par l’Aachen Aphasia Test (AAT : score moyen et score de production). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures, aux deux temps de mesures post-intervention, en faveur de la thérapie du langage intensive par l’action comparée à la thérapie de dénomination.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie du langage intensive par l’action est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie de dénomination) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Temps de réponse pour la recherche de mots
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Drummond & Rentschler, 1981) a examiné l’effet d’une thérapie par l’action sur le temps de réponse pour la recherche de mots de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement de repérage visuel-gestuel ou aucun repérage gestuel ; les deux groupes ont également reçu l’entrainement habituel de repérage auditif-verbal. Le temps de réponse pour la recherche de mots a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par le temps de réponse du 10 AMERIND Gestural Code nouns et du 10 non-AMERIND Gestural Code nouns. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement de repérage visuel-gestuel n’est pas plus efficace qu’aucun repérage gestuel pour améliorer le temps de réponse pour la recherche de mots de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Programme de communication avec partenaire

Aphasie
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Lyon et al., 1997) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients et leurs soignants pour recevoir un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté. L’aphasie des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 20 semaines (après l’intervention) par le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE : percentile global moyen). Aucune amélioration significative n’a été relevée avant et après l’intervention.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté n’est pas efficace pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Bien-être
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Lyon et al., 1997) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur le bien-être de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients et leurs soignants pour recevoir un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté. Le bien-être des patients a été mesuré au départ de l’étude et à 20 semaines (après l’intervention) par l’Affect Balance Scale (ABS) et le Psychosocial Wellbeing Index non-standardisé (PWI :  score du patient, du soignant, et du partenaire). Une amélioration significative a été relevée seulement sur le PWI, avant et après l’intervention.
Note : Une amélioration sur le bien-être (PWI) a également été relevée chez un troisième groupe de patients dont le traitement a été différé.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté n’est pas efficace pour améliorer le bien-être de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, le programme a été efficace pour améliorer la perception du bien-être des patients, des soignants et des partenaires de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Lyon et al., 1997) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur la communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients et leurs soignants pour recevoir un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées au départ de l’étude et à 20 semaines (après l’intervention) par le Communication Abilities in Daily Living (CADL) et le Communication Readiness and Use Index non-standardisé (CRUI : score du patient, du soignant, et du partenaire). Une amélioration significative a été relevée seulement sur le CRUI, avant et après l’intervention.
Note : Une amélioration sur la disposition et l’utilisation de la communication (CRUI) a également été relevée chez un troisième groupe de patients dont le traitement a été différé.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté n’est pas efficace pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, le programme a été efficace pour améliorer les rapports de communication des patients, des soignants et des partenaires de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Participation à la conversation
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Kagan et al., 2001) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur la participation à la conversation de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour qu’ils interagissent avec un interlocuteur formé dans le cadre du programme « Conversation assistée pour adultes aphasiques », ou qu’ils interagissent avec un bénévole non formé. La participation à la conversation des patients a été mesurée après un atelier d’une journée (après l’intervention) par la Measure of participation in Conversation for Adults with Aphasia (MPCA : score d’Interaction et de Transaction). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de la participation en faveur du programme de conversation assistée pour adultes aphasiques comparé à l’interaction avec un bénévole non formé.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme de conversation assistée pour adultes aphasiques est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une interaction avec un bénévole non formé) pour améliorer la participation à la conversation de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Thérapie de l’aphasie par contrainte induite

Acte de nommer
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015Kurland et al., 2016) et deux ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. L’acte de nommer des patients a été mesuré lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Boston Naming Test (BNT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps mesures.

Le second ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une Thérapie interactive du langage par l’action– par contrainte (TILA- contrainte) ou une version modifiée du Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte (mPACE – sans contrainte). Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par l’Object and Action Naming Battery (items d’objets et de verbes formés / non formés) et le BNT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

Le premier ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou une mPACE. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le BNT et l’Action Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

Le second ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le BNT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte) pour améliorer les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Aphasie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une Thérapie interactive du langage par l’action– par contrainte (TILA- contrainte) ou une version modifiée du Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte (mPACE – sans contrainte). L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE : Aphasia severity, Auditory comprehension, Sentence repetition, Cookie Theft Description task – changes in content units). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou une mPACE. L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une Thérapie interactive du langage par l’action– par contrainte (TILA- contrainte) ou une version modifiée du Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte (mPACE – sans contrainte). Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le Porch Index of Communicative Abilities. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte) pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication subjective
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la communication subjective de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. Les habiletés de communication subjective des patients (fluidité, fréquence d’utilisation, fréquence des incompréhensions) ont été mesurées lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Mini-Communicative Activities Log (Mini-CAL). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement lors du suivi de 3 mois en faveur de la TACI comparée à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication subjective des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le Mini-CAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication subjective de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, la TACI s’est avérée plus efficace, à long terme, qu’aucune intervention particulière.

Fonction/fluidité verbale
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la fonction et la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. La fonction et la fluidité verbale des patients ont été mesurées lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Semantic Fluency Test (SFT) et le Controlled Oral Word Association Test (COWAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

L’ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. La fonction et la fluidité verbale des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le score brut du COWAT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la fonction et la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Langage réceptif
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur le langage réceptif de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. Les habiletés de langage réceptif des patients ont été mesurées lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE: sous-test Complex ideation) et le Peabody Picture Vocabulary Test III (PPVT-III). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

L’ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Les habiletés de langage réceptif des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le PPVT-IV. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de langage réceptif de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Rappel de noms
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur le rappel de noms de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Le rappel de noms a été mesuré à 10 jours (après l’intervention) par tâche de rappel de noms. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer le rappel de noms de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Groupe de communication

Aphasie
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Elman & Burnstein-Ellis, 1999) a examiné l’effet d’un groupe de communication sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement de communication en groupe ou un traitement de communication en groupe différé (aucun traitement). L’aphasie des patients a été mesurée à 4 mois (après l’intervention), et à 5 mois (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du traitement de communication en groupe comparé à aucun traitement. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un traitement de communication en groupe est plus efficace, à court terme, qu’aucun traitement pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Elman & Burnstein-Ellis, 1999) a examiné l’effet d’un groupe de communication sur la communication fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement de communication en groupe ou un traitement de communication en groupe différé (aucun traitement). Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 4 mois (après l’intervention), et à 5 mois (au moment d’un suivi), par le Communicative Abilities in Daily Living Test (CADL) et le Shortened Porch Index of Communicative Ability (SPICA). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur une mesure (CADL), en faveur du traitement de communication en groupe comparé à aucun traitement. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un traitement de communication en groupe est plus efficace, à court terme, qu’aucun traitement pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Gestes intentionnels

Acte de nommer et de retrouver
Inefficace
2A

Deux ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014 ; Benjamin et al., 2014) ont examiné l’effet des gestes intentionnels sur l’acte de nommer et de retrouver de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un traitement intensif de l’anomie sans gestes. Les habiletés de l’acte de nommer et de retrouver des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Picture Naming probes, le Category-Generation probes, et le Boston Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Benjamin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’acte de nommer des images et de la production de catégories en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un entraînement de l’acte de nommer des images et de la production de catégories sans gestes. Les habiletés de l’acte de nommer et de retrouver des patients ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Picture Naming probes et le Category-Generation probes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que des gestes intentionnels ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un traitement intensif de l’anomie, sans gestes, ou un entraînement de l’acte de nommer des images et de la production de catégories, sans gestes) pour améliorer les habiletés de l’acte de nommer et de retrouver de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Aphasie
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014) a examiné l’effet des gestes intentionnels sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un traitement intensif de l’anomie sans gestes. L’aphasie des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des gestes intentionnels ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un traitement intensif de l’anomie sans gestes) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Quantité/qualité du discours
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014) a examiné l’effet des gestes intentionnels sur la quantité et la qualité du discours de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un traitement intensif de l’anomie sans gestes. La quantité et la qualité du discours des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), en fonction de la quantité du discours (Énoncés, Mots, Verbes, Noms) et de la qualité du discours (Grammaire, Unités d’information correctes, Propositions, Énoncés avec de nouvelles informations). Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures de la quantité du discours (Mots) en faveur du traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche comparé au traitement intensif de l’anomie sans gestes.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des gestes intentionnels ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un traitement intensif de l’anomie sans gestes) pour améliorer la quantité et la qualité du discours de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Orthophonie non-spécifique

Aphasie
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Sprachsystematisches APhasieScreening (SAPS : score Total, Phonologie, Lexique, Syntaxe, Compréhension du langage, Production de langage). Après l’intervention, comparativement au score obtenu au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été relevée (SAPS : score Total, Lexique, Syntaxe, Compréhension du langage, Production de langage), en faveur de la thérapie intensive d’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Au moment du suivi, une seule mesure du SAPS (Phonologie) a maintenu cette différence.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Apprentissage non verbal
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’apprentissage non-verbal de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’apprentissage non-verbal des patients a été mesuré à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Nonverbal Learning Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’apprentissage non-verbal de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Attention visuelle et fonction exécutive
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’attention visuelle et la fonction exécutive de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’attention visuelle et la fonction exécutive des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Trail Making Test A et B. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’attention visuelle et la fonction exécutive de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie de 3 semaines ou aucune intervention particulière. La communication fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Communication Effectiveness Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la communication fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication verbale
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication verbale des patients ont été mesurées au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test (ANELT : A-scale, B-scale). Après l’intervention, comparativement au score obtenu au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’ANELT A-scale, en faveur de la thérapie intensive d’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevé, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie est plus efficace, à court terme, qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. La qualité de vie des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Stroke and Aphasia Quality of Life Scale-39 (SAQoL-39 – score Total, Physique, Communication, Psychosocial, Énergie). Après l’intervention, comparativement au score obtenu au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures du SAQoL-39 (score Total), en faveur de la thérapie intensive d’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie est plus efficace, à court terme, qu’aucune intervention particulière pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Sévérité de l'AVC
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la sévérité de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la modified Rankin Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour réduire la sévérité de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Entrainement assisté par la technologie

Acte de nommer
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b ;  Palmer et al., 2012) et un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’entrainement sur ordinateur à multiple indices ou aucune intervention particulière. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 2 mois (après l’intervention) par le Boston Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Palmer et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement sur ordinateur ou aucune intervention particulière. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 5 mois (après l’intervention), et à 8 mois (au moment d’un suivi) par l’Object and Action Naming Battery. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur du traitement sur ordinateur comparé à aucune intervention particulière. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

L’ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Le processus de recherche de mots et de recherche sémantique des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) par le score Naming de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées entre deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entrainement assisté par la technologie sur les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent qu’un programme d’entrainement sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) ; un second ECR de haute qualité a indiqué qu’un programme d’entrainement sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Les différences dans les résultats pourraient être attribuées aux différences au niveau des interventions, de la conception/durée de l’étude (2 mois vs 5 mois), et/ou des mesures utilisées.

Aphasie
Contradictoire
4

Deux ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière n’a révélé aucune différence significative entre les groupes.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées entre deux ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entrainement assisté par la technologie sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
La taille plus importante de l’échantillon dans la deuxième étude pourrait expliquer les différences constatées qui n’ont pas été détectées dans la première étude.

Cognition
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la cognition de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. La cognition des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), et comprenait : la mémoire auditive, mesurée par la Wechesler Memory Scale (portée des chiffres auditifs) ; la mémoire visuelle, mesurée par le Corsi Block Tapping Test ; l’attention, mesurée par le Test of Attentional Performance (sous-test de balayage visuel) ; et la reconnaissance des formes, mesurée par le Thurstone’s Primary Mental Ability Test (reconnaissance des formes du sous-test 10). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer la cognition de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) et deux ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par un test de dialogue non standardisé (score linguistique – items entrainés/non entrainés ; score de communication – items entrainés/non entrainés). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée. Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur le score de communication – items entrainés/non entrainés, en faveur du groupe qui a reçu l’entrainement cognitif non linguistique suivi de l’entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar.

Le premier ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par le Porch Index of Communicative Ability (PICA : score global, Lecture, Écriture, Modalités verbales). La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative entre les groupes (PICA : score global, Écriture, Modalités verbales) en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative (PICA : score global, Modalités verbales)en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière n’a révélé aucune différence significative.

Le second ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par le PICA (score global, Auditif, Verbal, de Pantomime, Visuel, Lecture, Copie, Écriture). La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative (PICA : score global, Verbal) en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative (PICA : score global, Verbal, de Pantomime) en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative (PICA : score de Pantomime) en faveur de la stimulation non linguistique sur ordinateur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note : Cependant, deux ECR de qualité acceptable ont relevé qu’un entrainement assisté par la technologie est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) et qu’aucun traitement pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Les différences dans les résultats pourraient être attribuées aux différences au niveau des interventions, de la conception/durée de l’étude, et/ou des mesures utilisées.

Communication verbale
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b ;  Nobis-Bosch et al., 2011) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’entrainement sur ordinateur à multiple indices ou aucune intervention particulière. La communication verbale des patients a été mesurée à 2 mois (après l’intervention) par l’échelle A de l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. La communication verbale des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer la communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Compréhension
Contradictoire
4

Deux ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997 ; Thompson et al., 2010) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la compréhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. La compréhension des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le sous-test Compréhension de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de qualité acceptable (Thompson et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement automatisé sur ordinateur des Treatment of Underlying Forms (TUF), un entrainement des TUF administré par un clinicien, ou aucune intervention particulière. La compréhension des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la Comprehension Probe (CP : Object relatives, Object clefts, Object wh-questions) et la Northwestern Assessment of Verbs and SentencesSentence Comprehension Test (NAVS-SCT : Object relatives, Object wh-questions, Subject relatives, Subject wh-questions). Une différence significative entre les groupes a été relevée (CP – Object relatives ; NAVS-SCT : Objects relatives) en faveur de l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF comparé à aucune intervention particulière. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF et l’entrainement des TUF administré par un clinicien.
Note : La comparaison entre l’entrainement des TUF administré par un clinicien et aucune intervention particulière n’a pas été documenté.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées entre deux ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entrainement assisté par la technologie sur la compréhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique que l’entrainement à la lecture sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué qu’un entrainement automatisé sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la compréhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Les différences dans les résultats pourraient être attribuées aux différences au niveau des interventions, de la conception/durée de l’étude, et/ou des mesures utilisées.

Compréhension de la lecture
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la compréhension de la lecture de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. La compréhension de la lecture des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le C-CAT (une évaluation non standardisée comprenant 232 items du programme de lecture de l’ordinateur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer la compréhension de la lecture de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Discours spontané
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) et un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur le discours spontané de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. Le discours spontané des patients a été mesuré à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par une entrevue semi-standardisée. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Le discours spontané des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) par le score Discours spontané de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un entrainement cognitif non linguistique ou une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer le discours spontané de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fluidité verbale
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. La fluidité verbale des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Word Fluency Test (Food, Animals). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Production de phrases
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Thompson et al., 2010) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la production de phrases de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement automatisé sur ordinateur des Treatment of Underlying Forms (TUF), un entrainement des TUF administré par un clinicien, ou aucune intervention particulière. La production de phrases des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la Production Probe (PP : Object relatives, Object clefts, Object wh-questions), le Northwestern Assessment of Verbs and SentencesSentence Production Priming Test (NAVS-SPPT : Object relatives, Object wh-questions, Subject relatives, Subject wh-questions), et le Cinderella narratives (CN : Longueur moyenne d’énonciation, Mots par minute, Rapport entre les phrases simples et complexes, Rapport entre les noms et les verbes, Rapport entre les classes ouvertes et les classes fermées, % de phrases grammaticales, % de verbes avec arguments corrects). Une différence significative entre les groupes a été relevée (PP : Object relatives, Object clefts ; NAVS-SPPT – Objects relatives) en faveur de l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF comparé à aucune intervention particulière. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF et l’entrainement des TUF administré par un clinicien.
Note : La comparaison entre l’entrainement des TUF administré par un clinicien et aucune intervention particulière n’a pas été documenté.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la production de phrases de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note : Des différences significatives entre les groupes ont été observées dans seulement 2/3 des 7/14 mesures.

Répétition
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la répétition de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. La répétition des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le score de Répétition de la Western Aphasia Battery. La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative entre les groupes en faveur de la stimulation non linguistique sur ordinateur.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer la répétition de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Thérapie comportementale de l’aphasie

Communication
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Akabogu et al., 2019) a examiné l’effet de la Thérapie comportementale de l’aphasie (TCA) sur la communication de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir une TCA ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 10 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Porch Index of Communicative Ability. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la TCA comparée à aucune intervention particulière.
Note : Dans cette étude, les principes de la TCA ont été combinés à une orthophonie habituelle ciblée, visant à réduire l’aphasie en aidant les patients à utiliser leurs capacités langagières restantes, à restaurer leurs capacités langagières, et à apprendre des moyens de communication alternatifs (par exemple, gestes, images ou utilisation d’appareils électroniques).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie comportementale de l’aphasie est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication de patients ayant subi un AVC.

Pensées et croyances inutiles
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Akabogu et al., 2019) a examiné l’effet de la Thérapie comportementale de l’aphasie (TCA) sur les pensées et croyances inutiles de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir une TCA ou aucune intervention particulière. Les pensées et croyances inutiles des patients sur le plan du langage ont été mesurées à 10 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Speech-Language Unhelpful Thoughts and Beliefs Scale. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la TCA comparée à aucune intervention particulière.
Note : Dans cette étude, les principes de la TCA ont été combinés à une orthophonie habituelle ciblée, visant à réduire l’aphasie en aidant les patients à utiliser leurs capacités langagières restantes, à restaurer leurs capacités langagières, et à apprendre des moyens de communication alternatifs (par exemple, gestes, images ou utilisation d’appareils électroniques).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie comportementale de l’aphasie est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour réduire les pensées et croyances inutiles de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entrainement cognitivo-linguistique

Communication (compréhensibilité)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (de Jong-Hagelstein et al., 2011) a examiné l’effet d’un entrainement cognitivo-linguistique sur la communication (compréhensibilité) de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entrainement cognitivo-linguistique ou un traitement de la communication (stratégies compensatoires et utilisation des habiletés langagières résiduelles). La communication (compréhensibilité) des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention), et à 3 mois (après l’intervention), par l’échelle A de l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test : Compréhensibilité (ANELT-A : Score final, Amélioration moyenne, Catégorie de sévérité). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement cognitivo-linguistique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement de la communication) pour améliorer la communication (compréhensibilité) de patients ayant subi un AVC.

Fluidité verbale
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (de Jong-Hagelstein et al., 2011) a examiné l’effet d’un entrainement cognitivo-linguistique sur la fluidité verbale de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entrainement cognitivo-linguistique ou un traitement de la communication (stratégies compensatoires et utilisation des habiletés langagières résiduelles). La fluidité verbale des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention), et à 3 mois (après l’intervention), par la Letter Fluency Task (LFT), Semantic Association Test (SAT), Semantic Word Fluency (SWF). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures au milieu de l’intervention (SWF), et l’une des mesures après l’intervention (LFT), en faveur de l’entrainement cognitivo-linguistique comparé au traitement de la communication.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement cognitivo-linguistique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement de la communication) pour améliorer la fluidité verbale de patients ayant subi un AVC.

Traitement du langage
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (de Jong-Hagelstein et al., 2011) a examiné l’effet d’un entrainement cognitivo-linguistique sur le traitement du langage de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entrainement cognitivo-linguistique ou un traitement de la communication (stratégies compensatoires et utilisation des habiletés langagières résiduelles). Les habiletés des patients en matière de traitement du langage ont été mesurées à 3 mois (au milieu de l’intervention), et à 3 mois (après l’intervention), par la Psycholinguistic Assessment of Language Processing in Aphasia (PALPA:  Association sémantique avec des mots à faible imagerie, Répétition de non-mots, Décision lexicale auditive). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement cognitivo-linguistique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement de la communication) pour améliorer les habiletés en matière de traitement du langage de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Intervention narrative de l'aphasie

Habiletés de discours
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Whitworth et al., 2014) a examiné l’effet d’une intervention narrative de l’aphasie sur les habiletés de discours de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir une intervention selon la Novel Approach to Real-life communication – Narrative Intervention in Aphasia (NARNIA) ou le programme de soins habituel. Les habiletés de discours des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention), par  : (i) le niveau de mots du Pyramid and Palmtrees Test, le Kissing and Dancing Test, l’Object and Action Naming Battery (Nom retrouvé, Verbe retrieval), et la Northwestern Assessment of Verbs and Sentences (NAVS – Compréhension de verbes, Acte de nommer des verbes) ; (ii) le niveau de phrase par le NAVS (Sentence Comprehension Test, Argument Structure Production Test) et le Sentence Generation Test ; et (iii) le niveau de discours par le Curtin University Discourse Protocol –  Everyday Discourse (Apport global : nombre d’énoncés ; Niveau du mot unique : verbes complexes, verbes simples, verbes mentaux ; Niveau de la phrase : deux arguments, trois arguments, thématique ; Discours : orientation, corps, conclusion). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur seulement l’une des mesures des habiletés du discours (Everyday Discourse –Discours : orientation), en faveur de l’intervention NARNIA comparée au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention narrative de l’aphasie n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer les habiletés de discours de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Orthophonie non-spécifique

Acte de nommer
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’acte de nommer de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 4 semaines (après les interventions) par l’Object Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer l’acte de nommer de patients ayant subi un AVC.

Aphasie
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’aphasie de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). L’aphasie des patients a été mesurée à 4 semaines (après les interventions) par la version courte du Token Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer l’aphasie de patients ayant subi un AVC.

Communication
Inefficace
2A

Deux ECR de qualité acceptable (David et al., 1982 ; Lincoln et al., 1982) ont examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (David et al., 1982) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir de l’orthophonie ou une stimulation du langage par des bénévoles non formés. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à différents intervalles de l’intervention (à 1, 2. 3, 4 semaines d’intervention), et de 15 à 20 semaines (après l’intervention) par le Functional Communication Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 4 semaines (après les interventions) par le Porch Index of Communicative Ability. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation du langage par des bénévoles non formés, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer la communication de patients ayant subi un AVC.

Fluidité verbale Inefficace
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la fluidité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). La fluidité verbale des patients a été mesurée à 4 semaines (après les interventions) par le Fluency (naming – Food, Countries) et la Picture Description tasks. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer la fluidité verbale de patients ayant subi un AVC.

Parole fonctionnelle
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la parole fonctionnelle de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). La parole fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après les interventions) par le Speech Questionnaire. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement des scores en faveur de l’intervention placébo de l’attention comparée à l’orthophonie. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’orthophonie et le conditionnement des opérateurs.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer la parole fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.
Note :
En fait, l’intervention placébo de l’attention s’est avérée plus efficace que l’orthophonie pour améliorer la parole fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

Raisonnement abstrait
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur le raisonnement abstrait de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). Le raisonnement abstrait des patients a été mesuré à 4 semaines (après les interventions) par les Raven’s Progressive Matrices. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’orthophonie comparée à l’intervention placébo de l’attention. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’orthophonie et le conditionnement des opérateurs.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une intervention placébo de l’attention) pour améliorer le raisonnement abstrait de patients ayant subi un AVC.
Note :
L’orthophonie n’est pas plus efficace qu’un conditionnement des opérateurs.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entrainement assisté par la technologie

Aphasie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Kesav et al., 2017) a examiné l’effet d’un entrainement assisté par la technologie sur l’aphasie de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie de réadaptation du langage assistée par ordinateur ou aucune intervention supplémentaire ; les deux groupes ont également reçu l’orthophonique habituelle. L’aphasie des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Une différence significative entre les groupes a été relevée aux deux temps de mesure en faveur du groupe qui ne recevait aucune intervention supplémentaire comparé à la thérapie de réadaptation du langage assistée par ordinateur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace que l’orthophonie habituelle seule pour améliorer l’aphasie de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cet ECR de haute qualité a révélé que la thérapie de réadaptation du langage assistée par ordinateur + l’orthophonique habituelle étaient moins efficaces que l’orthophonique seule.

Références

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Stahl, B., Mohr, B., Dreyer, F. R., Lucchese, G., & Pulvermüller, F. (2016). Using language for social interaction: communication mechanisms promote recovery from chronic non-fluent aphasia. Cortex, 85, 90-99.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0010945216302684

Szaflarski, J. P., Ball, A. L., Vannest, J., Dietz, A. R., Allendorfer, J. B., Martin, A. N., … & Lindsell, C. J. (2015). Constraint-induced aphasia therapy for treatment of chronic post-stroke aphasia: a randomized, blinded, controlled pilot trial. Medical Science Monitor: International Medical Journal of Experimental and Clinical Research, 21, 2861.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4588672/

Sickert, A., Anders, L. C., Münte, T. F., & Sailer, M. (2014). Constraint-induced aphasia therapy following sub-acute stroke: a single-blind, randomised clinical trial of a modified therapy schedule. J Neurol Neurosurg Psychiatry, 85(1), 51-55.
https://jnnp.bmj.com/content/85/1/51.short

Thompson, C. K., Choy, J. J., Holland, A., & Cole, R. (2010). Sentactics®: Computer-automated treatment of underlying forms. Aphasiology, 24(10), 1242-1266.
https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/02687030903474255

Whitworth, A., Leitao, S., Cartwright, J., Webster, J., Hankey, G. J., Zach, J., … & Wolz, V. (2015). NARNIA: A new twist to an old tale. A pilot RCT to evaluate a multilevel approach to improving discourse in aphasia. Aphasiology, 29(11), 1345-1382.
https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/02687038.2015.1081143

Woldag, H., Voigt, N., Bley, M., & Hummelsheim, H. (2017). Constraint-induced aphasia therapy in the acute stage: What is the key factor for efficacy? A randomized controlled study. Neurorehabilitation and Neural Repair, 31(1), 72-80.
https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/1545968316662707

Études exclues:

Bonifazi, S., Tomaiuolo, F., Altoè, G., Ceravolo, M. G., Provinciali, L., & Marangolo, P. (2013). Action observation as a useful approach for enhancing recovery of verb production: new evidence from aphasiaEur. J. Phys. Rehabil. Med, 49, 473-481.
Motif d’exclusion : N’est pas un  ECR.

Brady, M. C., Kelly, H., Godwin, J., & Enderby, P. (2012). Speech and language therapy for aphasia following strokeCochrane database of systematic reviews, (5).
Motif d’exclusion : Revue ; toutes les références de cette revue ont été vérifiées pour être incluses ou exclues dans le présent module.

Cherney, L. R. (2010). Oral reading for language in aphasia (ORLA): Evaluating the efficacy of computer-delivered therapy in chronic nonfluent aphasiaTopics in Stroke Rehabilitation, 17(6), 423-431.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; le mode d’administration différait (ordinateur ou thérapeute).

Crerar, M. A., Ellis, A. W., & Dean, E. C. (1996). Remediation of sentence processing deficits in aphasia using a computer-based microworld. Brain and Language, 52(1), 229-275.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; pas de groupe témoin.

Des Roches, C. A., & Kiran, S. (2017). Technology-based rehabilitation to improve communication after acquired brain injury. Frontiers in neuroscience, 11, 382
Motif d’exclusion : Revue ; toutes les références de cette revue ont été vérifiées pour être incluses ou exclues dans le présent module.

Dignam, J., Copland, D., McKinnon, E., Burfein, P., O’brien, K., Farrell, A., & Rodriguez, A. D. (2015). Intensive versus distributed aphasia therapy: a nonrandomized, parallel-group, dosage-controlled study. Stroke, 46(8), 2206-2211.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; seule l’intensité variait.

Ferguson, N. F., Evans, K., & Raymer, A. M. (2012). A comparison of intention and pantomime gesture treatment for noun retrieval in people with aphasiaAmerican Journal of Speech-Language Pathology, 21(2), S126-S139.
Motif d’exclusion : N’est pas un  ECR.

Hinckley, J. J., Patterson, J. P., & Carr, T. H. (2001). Differential effects of context-and skill-based treatment approaches: Preliminary findings. Aphasiology, 15(5), 463-476.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; pas de groupe témoin.

Humphreys, I., Thomas, S., Phillips, C., & Lincoln, N. (2015). Cost analysis of the Communication and Low Mood (CALM) randomised trial of behavioural therapy for stroke patients with aphasiaClinical rehabilitation, 29(1), 30-41
Motif d’exclusion : Rapport coût-efficacité, aucun résultat d’intérêt.

Godecke, E., Hird, K., Lalor, E. E., Rai, T., & Phillips, M. R. (2012). Very early poststroke aphasia therapy: a pilot randomized controlled efficacy trial. International Journal of Stroke, 7(8), 635-644.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; seule l’intensité variait.

Godecke, E., Armstrong, E. A., Rai, T., Middleton, S., Ciccone, N., Whitworth, A., … & Cadilhac, D. A. (2016). A randomized controlled trial of very early rehabilitation in speech after stroke.
Motif d’exclusion : Protocole d’étude.

Latimer, N. R., Dixon, S., & Palmer, R. (2013). Cost-utility of self-managed computer therapy for people with aphasiaInternational journal of technology assessment in health care, 29(4), 402-409.
Motif d’exclusion : Rapport coût-efficacité, aucun résultat d’intérêt.

Martins IP, Leal G, Fonseca I, Farrajota L, Aguiar M, Fonseca J, et al. A randomized, rater-blinded, parallel trial of intensive speech therapy in sub-acute post-stroke aphasia: the SP-IR-IT study. International Journal of Language and Communication Disorders, 48(4), 421-31.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; seule l’intensité variait.

Rochon, E., Laird, L., Bose, A., & Scofield, J. (2005). Mapping therapy for sentence production impairments in nonfluent aphasiaNeuropsychological Rehabilitation, 15(1), 1-36.
Motif d’exclusion : N’est pas un  ECR (n = 5 patients).

Thomas, S. A., Walker, M. F., Macniven, J. A., Haworth, H., & Lincoln, N. B. (2013). Communication and Low Mood (CALM): a randomized controlled trial of behavioural therapy for stroke patients with aphasiaClinical rehabilitation, 27(5), 398-408.
Motif d’exclusion : Étude incluse dans le module sur la Dépression.

Szelag, E., Lewandowska, M., Wolak, T., Seniow, J., Poniatowska, R., Pöppel, E., & Szymaszek, A. (2014). Training in rapid auditory processing ameliorates auditory comprehension in aphasic patients: a randomized controlled pilot study. Journal of the neurological sciences, 338(1-2), 77-86.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu un entraînement informatisé ; pas de groupe témoin.

Smith, D. S., Goldenberg, E., Ashburn, A. E., Kinsella, G., Sheikh, K., Brennan, P. J., … & Reeback, J. S. (1981). Remedial therapy after stroke: a randomised controlled trial. Br Med J (Clin Res Ed), 282(6263), 517-520.
Motif d’exclusion : Aucun résultat d’intérêt.

Van der Meulen, I., van de Sandt-Koenderman, W. M. E., Heijenbrok-Kal, M. H., Visch-Brink, E. G., & Ribbers, G. M. (2014). The efficacy and timing of melodic intonation therapy in subacute aphasiaNeurorehabilitation and neural repair, 28(6), 536-544.
Motif d’exclusion : Étude incluse dans le module sur la Musicothérapie.

Varley, R., Cowell, P. E., Dyson, L., Inglis, L., Roper, A., & Whiteside, S. P. (2016). Self-administered computer therapy for apraxia of speech: two-period randomized control trial with crossover. Stroke, 47(3), 822-828.
Motif d’exclusion : L’intervention a été conçue pour l’apraxie de la parole et non pour l’aphasie.

Wan, C. Y., Zheng, X., Marchina, S., Norton, A., & Schlaug, G. (2014). Intensive therapy induces contralateral white matter changes in chronic stroke patients with Broca’s aphasiaBrain and language, 136, 1-7.
Motif d’exclusion : Étude incluse dans le module sur la Musicothérapie.

Wenke, R., Lawrie, M., Hobson, T., Comben, W., Romano, M., Ward, E., & Cardell, E. (2014). Feasibility and cost analysis of implementing high intensity aphasia clinics within a sub-acute setting. International journal of speech-language pathology, 16(3), 250-259.
Motif d’exclusion : N’est pas un  ECR.

Wilssens, I., Vandenborre, D., van Dun, K., Verhoeven, J., Visch-Brink, E., & Mariën, P. (2015). Constraint-induced aphasia therapy versus intensive semantic treatment in fluent aphasiaAmerican Journal of Speech-Language Pathology, 24(2), 281-294.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie.

Whiteside, S. P., Inglis, A. L., Dyson, L., Roper, A., Harbottle, A., Ryder, J., … & Varley, R. A. (2012). Error reduction therapy in reducing struggle and group behaviours in apraxia of speech. Neuropsychological Rehabilitation, 22(2), 267-294.
Motif d’exclusion : L’intervention a été conçue pour l’apraxie de la parole et non pour l’aphasie.

Woolf, C., Caute, A., Haigh, Z., Galliers, J., Wilson, S., Kessie, A., … & Marshall, J. (2016). A comparison of remote therapy, face to face therapy and an attention control intervention for people with aphasia: a quasi-randomised controlled feasibility study. Clinical Rehabilitation, 30(4), 359-373
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une thérapie ; seul le mode d’administration différait.

Zhang, J., Yu, J., Bao, Y., Xie, Q., Xu, Y., Zhang, J., & Wang, P. (2017). Constraint-induced aphasia therapy in post-stroke aphasia rehabilitation: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. PloS one, 12(8), e0183349.
Motif d’exclusion : Revue ; toutes les références de cette revue ont été vérifiées pour être incluses ou exclues dans le présent module.

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