Apraxie

Évidence révisées en date du 28-08-2020
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT ; Annie Rochette, erg./OT (c) Ph.D.
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

L’apraxie est un déficit neuropsychologique qui interrompt la capacité d’un individu d’effectuer des mouvements intentionnels, en l’absence de difficultés sensorimotrices de base telles que la perte de sensibilité ou la faiblesse musculaire. Environ 30 % des individus présentent une apraxie ou des signes partiels d’apraxie (c’est-à-dire de dyspraxie) à la suite d’un AVC, avec une plus grande incidence parmi les individus présentant des lésions de l’hémisphère gauche. L’apraxie affecte l’autonomie d’un individu pour le travail et les activités de la vie quotidienne.

Information aux patients/familles

Qu’est-ce que l’apraxie ?

L’apraxie est un trouble cognitif qui peut survenir après un AVC. L’apraxie se définie comme l’incapacité d’effectuer des mouvements intentionnels, mais elle n’est pas due à des troubles sensitifs ou moteurs (par exemple, perte de la sensibilité ou faiblesse musculaire). L’apraxie affecte l’habileté d’effectuer des mouvements et des gestes.

Pourquoi les gens sont-ils apraxiques ?

Environ 30 % des personnes qui ont subi un AVC présentent une apraxie ou des signes partiels d’apraxie (c’est-à-dire une dyspraxie). L’apraxie est plus fréquente chez les personnes présentant des lésions de l’hémisphère gauche du cerveau. Toutefois, l’apraxie peut également résulter de lésions d’autres parties du cerveau.

Existe-t-il différents types d’apraxie ?

Il existe de nombreux types différents d’apraxie. Le type d’apraxie le plus courant est l’apraxie buccofaciale (ou orofaciale) :

  • L’apraxie buccofaciale : difficulté à effectuer des mouvements de la bouche, des yeux ou du visage.

Les formes les plus courantes d’apraxie des membres (c’est-à-dire affectant l’utilisation des bras ou des jambes) sont l’apraxie idéationnelle et l’apraxie idéomotrice :

  • Apraxie idéationnelle : difficulté à organiser des actions pour atteindre un objectif.
  • L’apraxie idéomotrice : difficulté à sélectionner, séquencer et utiliser des objets.

Différentes formes d’apraxie peuvent également affecter la parole, le toucher, la capacité d’écriture ou de dessiner, ou les mouvements des yeux et du corps.

Comment reconnaître l’apraxie des membres ?

L’apraxie des membres affecte la capacité d’une personne d’effectuer des mouvements simples. Cela peut être considéré comme une difficulté à imiter une action, à exécuter une action en réponse à une consigne parlée, ou à comprendre une action. L’apraxie des membres peut affecter les mouvements des bras de la personne lors de la communication (par exemple, l’utilisation de gestes), et les activités quotidiennes (par exemple, l’utilisation d’objets familiers pour les tâches quotidiennes).

 Qui diagnostique et traite l’apraxie ?

L’apraxie est difficile à diagnostiquer en raison des nombreux types d’apraxie, des différentes définitions utilisées pour décrire l’apraxie, et d’un manque d’évaluations appropriées. Les médecins et les professionnels de la santé peuvent évaluer l’apraxie de plusieurs manières différentes, notamment en utilisant des tests formels, en observant les mouvements de la personne lorsqu’elle imite des gestes, suit des consignes parlées (par exemple, « faire semblant de boire dans une tasse »), ou utilise des objets courants.

Le traitement dépendra du type d’apraxie.

  • Un orthophoniste peut aider la personne qui éprouve des difficultés avec la parole, le langage, la communication ou les gestes, l’alimentation, la déglutition et les mouvements de la bouche.
  • Un physiothérapeute peut aider la personne qui éprouve des difficultés à bouger son corps et ses membres pour effectuer les mouvements prévus.
  • Un ergothérapeute peut aider la personne qui éprouve des difficultés à faire des activités à la maison ou au travail.

Comment l’apraxie affecte-t-elle mon rétablissement ?

L’apraxie a un impact sur la capacité d’une personne à effectuer des mouvements et des gestes. L’apraxie peut avoir un impact sur la capacité de la personne à effectuer des activités de réadaptation (par exemple, marcher), à communiquer avec les autres (par exemple, utiliser des gestes), et à accomplir des tâches courantes (par exemple, des tâches de soins personnels). Cela peut affecter sa capacité à réapprendre des mouvements ou à acquérir de nouvelles habiletés après un AVC ; ce qui peut avoir un impact sur le rétablissement de la personne, ainsi que sur sa capacité à effectuer des activités quotidiennes et des tâches professionnelles.

Mon apraxie va-t-elle s’améliorer ?

L’apraxie se rétablit généralement spontanément dans les premiers mois suivant l’AVC et réagit à la réadaptation. Le processus et le taux de rétablissement seront différents pour chaque individu.

Que puis-je attendre des thérapies pour l’apraxie ?

L’intervention peut être personnalisée en fonction des difficultés de la personne. Les interventions pour l’apraxie comprennent :

  • Entraînement des stratégies pour les activités de la vie quotidiennes (c’est-à-dire l’enseignement de stratégies spécifiques pour surmonter les difficultés rencontrées)
  • Entraînement des gestes (c’est-à-dire réapprentissage des gestes)
  • Entraînement direct des AVQ (c’est-à-dire réapprentissage – ou apprentissage de nouvelles façons d’exécuter – les tâches quotidiennes)
  • Utilisation de technologies d’assistance pour compenser les difficultés.

Les thérapies pour l’apraxie fonctionnent-elles ?

Un petit nombre d’études ont examiné le traitement de l’apraxie. Les résultats de ces études démontrent des bénéfices immédiatement après le traitement, mais les bénéfices peuvent ne pas durer à long terme. Pour l’instant, le manque de recherches concernant les interventions pour l’apraxie a un impact sur la capacité de tirer des conclusions solides quant à leur efficacité.

Y a-t-il des effets secondaires ?

Les traitements contre l’apraxie n’ont pas d’effets secondaires significatifs.

Un membre de ma famille présente de l’apraxie. Comment puis-je l’aider ?

Le rétablissement suite à un AVC exige de la patience et de la persévérance de la part de la personne qui a subi un AVC et de sa famille et/ou des proches-aidants. Si vous ou votre proche présentez de l’apraxie après un AVC, le processus de rétablissement peut être frustrant et stressant. Il est important de poursuivre les thérapies, même si l’apraxie rend le processus difficile.

Suivez ce lien vers la Stroke Association (https://www.stroke.org.uk – en anglais seulement) pour obtenir des conseils utiles pour faciliter la communication avec une personne ayant subi un AVC.

Où puis-je trouver plus d’informations sur l’apraxie?

  • American Stroke Association (https://www.stroke.org – en anglais seulement)

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

L’apraxie est un déficit neuropsychologique qui perturbe la capacité d’un individu d’effectuer des mouvements intentionnels, en l’absence de difficultés sensorimotrices de base telles qu’une perte de la sensibilité ou une faiblesse musculaire (Koski, Iacoboni & Mazziotta, 2002 ; Landry & Spaulding, 1999 ; West et al., 2008). Environ 30 % des individus présentent une apraxie ou une dyspraxie (c’est-à-dire des signes partiels d’apraxie) à la suite d’un AVC, avec une plus grande incidence parmi les individus présentant des lésions de l’hémisphère gauche (Koski, Iacoboni & Mazziotta, 2002 ; Pazzaglia & Galli, 2019). L’apraxie affecte l’indépendance d’un individu pour le travail et les activités de la vie quotidienne (Cantagallo, Maini & Rumiati, 2012 ; Dovern, Fink & Weiss, 2012 ; Koski, Iacoboni & Mazziotta, 2002 ; van Heugten, 2001).

L’apraxie est plus fréquente chez les individus ayant des lésions du lobe pariétal gauche, mais peut également résulter de lésions du lobe pariétal droit, du lobe temporal, du lobe frontal ou des régions sous-corticales (Koski, Iacoboni & Mazziotta, 2002). L’apraxie a un impact sur la représentation mentale d’une action par un individu, qui à son tour affecte sa capacité d’organiser et d’imiter des actions pour atteindre un objectif (Bowen et al., 2009). En conséquence, l’apraxie limite la participation d’un individu à la réadaptation, l’utilisation de gestes pour la communication non verbale, et l’exécution des activités de la vie quotidienne (Koski, Iacoboni & Mazziotta, 2002).

De nombreuses formes d’apraxie ont été définies (Koski, Iacoboni & Mazziotta, 2002). L’apraxie idéationnelle et l’apraxie idéomotrice sont les formes les plus courantes de ce trouble, et sont définies comme suit :

Apraxie idéationnelle : Difficulté à organiser les actions nécessaires pour atteindre un objectif.

Apraxie idéomotrice : Difficulté de la capacité de sélectionner, séquencer et utiliser des objets (West et al., 2008).

L’hétérogénéité de l’apraxie, ainsi que des définitions inconsistantes et l’absence d’un étalon de mesure pour son évaluation, contribuent à la difficulté de diagnostiquer ce trouble (Dovern, Fink & Weiss, 2012 ; Lindsten-McQueen et al., 2014 ; West et al., 2008). À des fins de recherche, le diagnostic est basé sur (i) des tests neuropsychologiques pour déterminer la présence/l’absence d’apraxie ; et (ii) une évaluation standardisée des activités de la vie quotidienne (AVQ) pour déterminer le degré de handicap (van Heugten, 2001).

L’apraxie se rétablit généralement spontanément dans les premiers mois suivant l’AVC (Cantagallo, Maini & Rumiati, 2012) et répond à la réadaptation (Buxbaum et al., 2008). L’intervention peut être adaptée aux difficultés présentées (Landry & Spaulding, 1999). En conséquence, les interventions utilisées dans le traitement de l’apraxie comprennent l’entraînement des stratégies pour les AVQ en utilisant des stratégies compensatoires internes/externes ; la stimulation sensorielle en utilisant la pression proprioceptive/profonde et le toucher pointu/léger ; des indices utilisant des incitations verbales ou physiques ; la réduction des erreurs par l’enchaînement (stratégies avant/arrière) ; l’entraînement gestuel ; l’éducation conductive ; et les approches de mouvements normaux (Buxbaum et al., 2008 ; West et al., 2008).

Un certain nombre de revues systématiques des interventions face à l’apraxie ont été réalisées (Bowen et al., 2009 ; Lindsten-McQueen et al., 2014 ; Pazzaglia & Galli, 2019 ; Saikaley et al. s.d. ; Worthington, 2016 ; van Heugten, 2001). Une revue Cochrane des interventions en présence d’apraxie à la suite d’un AVC, réalisée par West et al. (2008), comprenait trois essais contrôlés randomisés (dont deux ont été considérés comme pouvant être inclus dans cette revue) qui utilisaient l’entraînement des stratégies, l’entraînement gestuel et le transfert d’entraînement. La revue a démontré un effet significatif de l’effet de traitement immédiatement après l’intervention, mais les résultats ne se sont pas maintenus six mois après l’AVC. Aucune évidence concluante du bénéfice des thérapies de l’apraxie n’a été obtenue.

Cette revue des interventions face à l’apraxie suite à un AVC comprend un ECR de haute qualité, trois ECR de qualité acceptable et six études non randomisées. La majorité des études ont été menées auprès de personnes en phase subaiguë de récupération post-AVC. Les interventions comprenaient l’entraînement gestuel (trois études), l’entraînement des stratégies (cinq études) et l’entraînement direct des AVQ (deux études). Bien que l’entraînement des stratégies et l’entraînement gestuel se soient avérés bénéfiques pour certaines mesures de résultat, peu de recherches concernant les interventions en cas d’apraxie ont actuellement démontré une incidence pour en venir à des conclusions solides quant à leur efficacité.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Aucune étude n’a été recensée auprès de la population AVC en phase aiguë de récupération.

Phase subaiguë : Entraînement direct des Activités de la vie quotidienne pour l'apraxie

Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Efficace
2b

Une étude non randomisée (Goldenberg & Hagmann, 1998) a examiné l’utilisation de l’entraînement direct des activités de la vie quotidienne (AVQ) pour l’apraxie dans la phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude a assigné les patients ayant subi un AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement direct et un entraînement exploratoire aux tâches quotidiennes. Le rendement des participants lors de la réalisation des AVQ a été mesuré en fonction du nombre d’erreurs fatales et réparables commises au cours de trois tâches entraînées/non entraînées, évaluées chaque semaine pendant la période d’intervention (2 à 5 semaines) et lors d’un suivi (6 à 30 mois). À la fin de l’intervention, 10 participants ont pu accomplir les trois tâches d’AVQ sans erreurs fatales ; les 5 participants restants ayant commis une erreur fatale. Aucune généralisation des effets de l’entraînement n’a été relevée entre les tâches entraînées et les tâches non entraînées. Les participants qui ont continué à pratiquer les activités à domicile ont présenté moins d’erreurs fatales lors du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement direct des activités de la vie quotidienne est efficace pour améliorer le rendement lors de la réalisation des activités de la vie quotidienne entraînées de participants en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
La comparaison entre les groupes n’a pas été documentée.

Phase subaiguë : Entraînement gestuel pour l'apraxie

Expression gestuelle
Efficace
2b

Une étude non randomisée (Daumuller & Goldenberg, 2010) a examiné l’effet de l’entraînement gestuel sur l’expression gestuelle d’individus présentant de l’apraxie dans la phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients ayant subi un AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie sévère (le nombre de patients n’a pas été spécifié) pour recevoir un entraînement gestuel de 3 semaines ou aucune intervention particulière. L’expression gestuelle des participants ayant reçu un entrainement gestuel a été mesurée à la semaine 1, 2 et 3 (gestes pratiqués, gestes non pratiqués). Une amélioration significative des gestes pratiqués a été relevée à tous les temps de mesure ; et une amélioration significative des gestes non pratiqués a été relevée à la semaine 1 et à la semaine 2. Une différence significative entre les groupes a été relevée dans l’expression des gestes non pratiqués à la semaine 2, en faveur de la thérapie gestuelle comparé au groupe n’ayant reçu aucune intervention particulière.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement gestuel est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’expression gestuelle dans la phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude a également relevé une amélioration significative de l’expression gestuelle suivant un entraînement gestuel.

Phase chronique : Entraînement direct des Activités de la vie quotidienne pour l'apraxie

Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Efficace
2b

Une étude non randomisée (Goldenberg, Daumuller & Hagmann, 2001) a examiné l’utilisation de l’entraînement direct des activités de la vie quotidienne (AVQ) pour l’apraxie dans la phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée de type croisé a assigné les patients ayant subi un AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie sévère pour recevoir un entraînement direct ou un entraînement exploratoire de quatre activités. Les AVQ des participants ont été mesurées en fonction du nombre d’erreurs commises et de l’assistance fournie lors de l’exécutions de tâches entraînées et non entraînées, dans un intervalle de deux semaines. Une réduction significative du nombre d’erreurs et de l’assistance nécessaire pour l’exécution des tâches AVQ a été relevée après l’intervention (à 4 semaines), seulement pour l’entraînement direct. Les résultats sont demeurés significatifs pour l’assistance nécessaire (mais pas pour les erreurs) au moment du suivi (à 3 mois).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement direct des activités de la vie quotidienne est efficace pour améliorer le rendement lors de la réalisation des activités de la vie quotidienne entraînées de patients présentant de l’apraxie dans la phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
La comparaison entre les groupes n’a pas été documentée.

Phase de récupération non spécifique à une période : Entraînement gestuel pour l'apraxie

Activités de la vie quotidienne (AVQ) – perception des soignants
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur l’auto-perception des soignants quant aux habiletés des patients pour exécuter des activités de la vie quotidienne (AVQ) suivant un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. Les AVQ ont été mesurées après 30 séances (après l’intervention) et à 2 mois après l’intervention (au moment d’un suivi) par le Caregiver questionnaire. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement gestuel comparé à la réadaptation habituelle pour l’aphasie ; différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel est plus efficace, à court terme, qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer l’auto-perception des soignants quant aux habiletés des patients pour exécuter des activités de la vie quotidienne.

Apraxie constructive
Inefficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000 ; Smania et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur l’apraxie constructive suivant un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement de la production gestuelle ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’apraxie constructive a été mesurée après 35 séances (après l’intervention). Aucune amélioration significative n’a été relevée.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

Le second ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’apraxie constructive a été mesurée après 30 séances (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer l’apraxie constructive suivant un AVC. Un second ECR de qualité acceptable n’a relevé aucune amélioration significative de l’apraxie constructive suivant un entraînement de la production gestuelle.

Compréhension gestuelle
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000 ; Smania et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur la compréhension gestuelle suivant un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement de la production gestuelle ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. La compréhension gestuelle a été mesurée après 35 séances (après l’intervention) par le gesture comprehension test. Aucune amélioration significative n’a été relevée.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

Le second ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. La compréhension gestuelle a été mesurée après 30 séances (après l’intervention) et à 2 mois après l’intervention (au moment d’un suivi). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie par entraînement gestuel comparé à la réadaptation habituelle pour l’aphasie ; différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer la compréhension gestuelle de patients présentant de l’apraxie suivant un AVC.
Note :
Cependant, un second ECR de qualité acceptable n’a relevé aucune amélioration significative de la compréhension gestuelle suivant un entraînement de la production gestuelle.

Apraxie idéationnelle
Inefficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000 ; Smania et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur l’apraxie idéationnelle suivant un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement de la production gestuelle ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’apraxie idéationnelle a été mesurée après 35 séances (après l’intervention) en fonction de l’utilisation d’objets réels et des erreurs commises (utilisation inadéquate, erreur de séquence, substitution, perplexité, erreur de localisation, maladresse, omission, erreurs totales). Une amélioration significative de l’apraxie idéationnelle a été relevée suivant l’entrainement de la production gestuelle, mais pas suivant la réadaptation habituelle pour l’aphasie. Une réduction significative de certaines erreurs (maladresses, omissions, erreurs totales) a également été relevée suivant l’entraînement de la production gestuelle.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

Le second ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’apraxie idéationnelle a été mesurée après 30 séances (après l’intervention) et à 2 mois après l’intervention (au moment d’un suivi). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
Note : Après l’intervention, une amélioration significative de l’apraxie idéationnelle a été relevée uniquement dans groupe d’entrainement gestuel.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer l’apraxie idéationnelle suivant un AVC.
Note :
Cependant, les deux ECR de qualité acceptable ont révélé une amélioration significative de l’apraxie idéationnelle chez les participants qui ont reçu un entrainement gestuel.

Apraxie idéomotrice
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000 ; Smania et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur l’apraxie idéomotrice suivant un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement de la production gestuelle ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’apraxie idéomotrice a été mesurée après 35 séances (après l’intervention) en utilisant le test de De Renzi pour l’apraxie idéomotrice et les erreurs commises (méconnaissable, intrusion, position, persévération, omission, séquence inappropriée, conduite d’approche, substitution, erreurs totales). Une amélioration significative a été relevée suivant l’entrainement gestuel, mais pas suivant la réadaptation habituelle de l’aphasie. Une réduction significative de certaines erreurs (méconnaissables, intrusion, position, erreurs totales) a également été relevée suivant l’entraînement de la production gestuelle.

Le second ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’apraxie idéomotrice a été mesurée après 30 séances (après l’intervention) et à 2 mois après l’intervention (au moment d’un suivi). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie par entraînement gestuel comparé à la réadaptation habituelle pour l’aphasie ; différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer l’apraxie idéomotrice de patients présentant de l’apraxie suivant un AVC.
Note :
Un second ECR de qualité acceptable a également relevé une amélioration significative de l’apraxie idéomotrice suivant un entraînement de la production gestuelle mais pas suivant la réadaptation habituelle pour l’aphasie.

Intelligence
Inefficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000 ; Smania et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur l’intelligence suivant un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement de la production gestuelle ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’intelligence a été mesurée après 35 séances (après l’intervention) par les Matrices progressives de Raven. Aucune amélioration significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

Le second ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. L’intelligence a été mesurée après 30 séances (après l’intervention) par les Matrices progressives de Raven. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Une amélioration significative de l’intelligence a été relevée uniquement dans groupe de réadaptation habituelle pour l’aphasie.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer l’intelligence suivant un AVC.

Compréhension verbale
Inefficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000 ; Smania et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement gestuel pour l’apraxie sur la compréhension verbale suivant un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement de la production gestuelle ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. La compréhension verbale a été mesurée après 35 séances (après l’intervention) par le Token Test. Aucune amélioration significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

Le second ECR de qualité acceptable (Smania et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie et de l’aphasie pour recevoir un entraînement gestuel ou la réadaptation habituelle pour l’aphasie. La compréhension verbale a été mesurée après 30 séances (après l’intervention) par le Token Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Une amélioration significative de la compréhension verbale a été relevée uniquement dans groupe de réadaptation habituelle pour l’aphasie.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement gestuel n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle pour l’aphasie) pour améliorer la compréhension verbale suivant un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période : Entraînement des stratégies pour l'apraxie

Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001), un ECR de qualité acceptable (Geusgens et al., 2006), et deux études non randomisées (van Heugten et al., 1998 ; Geusgens et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement des stratégies pour l’apraxie sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) suivant un AVC.

L’ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies intégré à de l’ergothérapie ou seulement de l’ergothérapie. Les AVQ ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention), et 3 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), à l’aide (i) de l’Indice de Barthel, (ii) d’observations standardisées des AVQ pour l’apraxie, et (iii) d’une liste d’évaluation des AVQ notée par l’ergothérapeute. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux des mesures des AVQ (Indice de Barthel, observations standardisées des AVQ), en faveur de l’entraînement des stratégies comparé à l’ergothérapie seule ; différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.

Suite à l’étude de Donkervoort et al. (2001), un ECR de qualité acceptable (Geusgens et al., 2006) a mesuré, aux mêmes temps de mesure que l’étude initiale, le transfert de compétences pendant l’exécution des AVQ, avec ou sans entraînement, sur l’observation standardisée de 4 tâches (se laver le visage et le haut du corps, enfiler une chemise ou un chemisier, préparer et manger un sandwich, préparer une tasse de chocolat chaud). Après l’intervention*, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les AVQ non entraînées, en faveur de l’entraînement des stratégies comparé à l’ergothérapie seule ; différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.
* Note : Les résultats reflètent les scores de changement entre le début de l’étude et après l’intervention.

La première étude non randomisée (van Heugten et al., 1998) a assigné des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies. Les AVQ ont été mesurées à 12 semaines (après l’intervention), en utilisant (i) l’Indice de Barthel, (ii) des observations standardisées du rendement des AVQ (indépendance, initiation, exécution et contrôle) lors de l’exécution de 4 tâches (se laver le visage et le haut du corps, enfiler une chemise, préparer et manger un sandwich, préparer du café ou du thé), et (iii) un questionnaire sur les AVQ en 16 points, dérivé du Rivermead ADL index, complété par l’ergothérapeute. Une amélioration significative a été relevée sur toutes les mesures.
Note : En supplément de cette étude, van Heugten et al. (2000) ont relevé un effet de plafond sur les observations des AVQ, selon lequel les patients compétents en matière d’AVQ avant l’intervention ont démontré une amélioration minimale au fil du temps.

La seconde étude non randomisée (Geusgens et al., 2007) a assigné des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies pour les AVQ. Les AVQ ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention) par (i) l’indice de Barthel, et à 8 semaines ainsi qu’à 20 semaines (au moment d’un suivi) par (ii) des observations standardisées des AVQ (tâches entraînées, tâches non entraînées, total). Après l’intervention, une amélioration significative a été relevée sur toutes les mesures. ; amélioration qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.
Note : Des effets durables de transfert des tâches entraînées vers les tâches non entraînées ont été relevés au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement des stratégies pour l’apraxie est plus efficace, à court terme, qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie seule) pour améliorer le rendement de l’exécution des activités de la vie quotidienne suivant un AVC. De plus, deux études non randomisées ont révélé une amélioration significative de l’exécution des activités de la vie quotidienne suivant un entraînement des stratégies (amélioration qui n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi dans l’une de ces études).

Activités de la vie quotidienne (AVQ) – perception des patients
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001), a examiné l’effet de l’entraînement des stratégies pour l’apraxie sur l’auto-perception des activités de la vie quotidienne (AVQ) suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies intégré à de l’ergothérapie ou seulement de l’ergothérapie. L’auto-perception des AVQ a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention), et 3 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), en utilisant une liste d’évaluation des AVQ complétée par le patient

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement des stratégies pour l’apraxie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie seule) pour améliorer la perception individuelle du rendement de patients lors de l’exécution des activités de la vie quotidienne suivant un AVC.

Apraxie
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001) et deux études non randomisées (van Heugten et al., 1998 ; Geusgens et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement des stratégies pour l’apraxie sur l’apraxie suivant un AVC.

L’ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies intégré à de l’ergothérapie ou seulement de l’ergothérapie. L’apraxie a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) et 3 mois après l’intervention (au moment d’un suivi) par l’Apraxia Test (utilisation d’objets, imitation gestuelle). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

La première étude non randomisée (van Heugten et al., 1998) a assigné des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies. L’apraxie a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) en utilisant une mesure à 2 items adaptée de l’évaluation De Renzi de l’utilisation des objets et de l’imitation des gestes. Une amélioration significative a été relevée.

La seconde étude non randomisée (Geusgens et al., 2007) a assigné des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies pour les AVQ. L’apraxie a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par l’Apraxia Test. Une amélioration significative a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement des stratégies pour l’apraxie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie seule) pour améliorer l’apraxie suivant un AVC.
Note :
Cependant, deux études non randomisées ont révélé une amélioration significative de l’apraxie suivant un entraînement des stratégies. Les résultats suggèrent que l’entraînement des stratégies est aussi efficace que l’ergothérapie seule pour améliorer l’apraxie suivant un AVC.

Fonction motrice
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001) et deux études non randomisées (van Heugten et al., 1998 ; Geusgens et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement des stratégies pour l’apraxie sur la fonction motrice suivant un AVC.

L’ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies intégré à de l’ergothérapie ou seulement de l’ergothérapie. La fonction motrice a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) et 3 mois après l’intervention (au moment d’un suivi) par le Functional Motor Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

La première étude non randomisée (van Heugten et al., 1998) a assigné des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies. La fonction motrice a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) en utilisant une évaluation en 8 items de la fonction controlatérale (équilibre du tronc, mouvement de l’épaule, mouvement du bras, prendre et relâcher un cylindre, prendre et relâcher un dé, sensibilité tactile). Une amélioration significative a été relevée.

La seconde étude non randomisée (Geusgens et al., 2007) a assigné des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies pour les AVQ. La fonction motrice a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par le Functional Motor Test. Aucune amélioration significative n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement des stratégies pour l’apraxie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie seule) pour améliorer la fonction motrice suivant un AVC.
Note : De plus, une étude non randomisée n’a relevé aucune amélioration significative de la fonction motrice suivant un entraînement des stratégies. Cependant, une étude non randomisée a révélé une amélioration significative de la fonction motrice suivant un entraînement des stratégies.

Déficit moteur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Donkervoort et al., 2001) et deux études non randomisées (van Heugten et al., 1998 ; Geusgens et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement des stratégies pour l’apraxie sur le déficit moteur suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC de l’hémisphère gauche et présentant de l’apraxie pour recevoir un entraînement des stratégies intégré à de l’ergothérapie ou seulement de l’ergothérapie. Les mouvements volontaires du membre affecté ont été mesurés à 8 semaines (après l’intervention) et 3 mois après l’intervention (au moment d’un suivi) par le Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement des stratégies pour l’apraxie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie seule) pour réduire le déficit moteur suivant un AVC.

Références

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Donkervoort, M., Dekker, J., Stehmann-Saris, F.C., Deelman, B.G. (2001). Efficacy of strategy training in left hemisphere stroke patients with apraxia: a randomised clinical trial. Neuropsychological Rehabilitation, 11(5), 549-566. https://doi.org/10.1080/09602010143000093

Geusgens, C., van Heugten, C., Donkervoort, M., van den Ende, E., Jolles, J., & van den Heuvel, W. (2006). Transfer of training effects in stroke patients with apraxia: An exploratory study. Neuropsychological Rehabilitation, 16(2), 213-29. https://doi.org/10.1080/09602010500172350

Geusgens, C., van Heugten, C., Cooijmans, J.P.J., Jolles, J., & van de Heuvel, W. (2007). Transfer effects of a cognitive strategy training for stroke patients with apraxia. Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, 29(8), 831-41. https://doi.org/10.1080/13803390601125971

Goldenberg, G. & Hagmann, S. (1998). Therapy of activities of daily living in patients with apraxia. Neuropsychological Rehabilitation, 8(2), 123-41. https://doi.org/10.1080/713755559

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Smania, N., Aglioti, S.M., Girardi, F., Tinazzi, M., Fiaschi, A., Cosentino, A., & Corato, E. (2006). Rehabilitation of limb apraxia improves daily life activities in patients with stroke. Neurology, 67, 2050-2. https://doi.org/10.1212/01.wnl.0000247279.63483.1f

van Heugten, C.M., Dekker, J., Deelman, B.G., van Dijk, A.J., Stehmann-Saris, J.C., & Kinebanian, A. (1998). Outcome of strategy training in stroke patients with apraxia: a phase II study. Clinical Rehabilitation, 12, 294-303. https://doi.org/10.1191/2F026921598674468328

Van Heugten, C.M., Dekker, J., Deelman, B.G., Stehmann-Saris, J.C., & Kinebanian, A. (2000). Rehabilitation of stroke patients with apraxia: the role of additional cognitive and motor impairments. Disability and Rehabilitation, 22(12), 547-54. https://doi.org/10.1080/096382800416797

Études exclues :

Bolognini, N., Convento, S., Banco, E., Mattioli, F., Tesio, L., & Vallar, G. (2015). Improving ideomotor limb apraxia by electrical stimulation of the left posterior parietal cortex. Brain, 138, 428-39.
Motif d’exclusion : L’étude a comparé une stimulation transcrânienne anodale à courant direct avec une stimulation simulée.

Buchmann, I., Finkel, L., Dangel, M., Erz, D., Harscher, K.M., Kaupp-Merkle, M., Liepert, J., Rockstroh, B., & Randerath, J. (2019). A combined therapy for limb apraxia and related anosognosia. Neuropsychological Rehabilitationhttps://doi.org/10.1080/09602011.2019.1628075
Motif d’exclusion : Étude de cas (n=2).

Edmans, J.A., Webster, J., & Lincoln, N.B. (2000). A comparison of two approaches in the treatment of perceptual problems after strokeClinical Rehabilitation, 14, 230-243.
Motif d’exclusion : La majorité des participants ne présentaient pas de dyspraxie des membres.

Références additionnelles :

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Buxbaum, L.J., Haaland, K.Y., Hallett, M., Wheaton, L., Heilman, K.M., Rodriguez, A., & Gonzalez Rothi, L.J. (2008). Treatment of limb apraxia: moving forward to improved action. American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation, 87(2), 149-61. https://europepmc.org/article/med/18209511

Cantagallo, A., Maini, M., & Rumiati, R.I. (2012). The cognitive rehabilitation of limb apraxia in patients with stroke. Neuropsychological Rehabilitation, 22(3), 473-88. http://dx.doi.org/10.1080/09602011.2012.658317

Dovern, A., Fink, G.R., & Weiss, P.H. (2012). Diagnosis and treatment of upper limb apraxia. Journal of Neurology, 259, 1269-83. https://link.springer.com/article/10.1007/s00415-011-6336-y

Koski, L., Iacoboni, M., & Mazziotta, J.C. (2002). Deconstructing apraxia: understanding disorders of intentional movement after stroke. Current Opinion in Neurology, 15, 71-7. https://europepmc.org/article/med/11796953

Landry, J. & Spalding, S. (1999). Assessment and intervention with clients with apraxia: contributions from the literature. Canadian Journal of Occupational Therapy, 66(1), 52-61. https://doi.org/10.1177%2F000841749906600106

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Pazzaglia, M. & Galli, G. (2019). Action observation for neurorehabilitation in apraxia. Frontiers in Neurology, 10:309. https://doi.org/10.3389/fneur.2019.00309

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