Incontinence urinaire

Évidence révisées en date du 21-02-2017
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, MSc BSc OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD
Éditeur(s) : Annabel McDermott, OT ; Annie Rochette PhD, OT
Réviseur expert : Chantal Dumoulin, PhD PT
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

L’incontinence urinaire (IU) se définit comme la perte involontaire d’urine ou l’impossibilité de retenir l’urine assez longtemps pour se rendre aux toilettes. Malheureusement, l’apparition de l’incontinence urinaire après un accident vasculaire cérébral (AVC) est courante. La prévalence de l’incontinence urinaire post-AVC se situe entre 37 et 79 % dans les jours et les semaines qui suivent l’accident. Avec le temps, un grand nombre de personnes ayant subi un AVC retrouvent la maîtrise de leur vessie. Toutefois, un tiers d’entre elles demeurent incontinentes un an après l’AVC.

Les causes de l’incontinence urinaire post-AVC sont multiples. L’IU peut découler d’une ischémie ou d’un œdème cérébral ayant affecté les centres corticaux de la miction. Alternativement, les altérations de la conscience, les difficultés cognitives ou de langage, les pertes sensorielles et motrices peuvent également affecter l’hygiène personnelle – en dépit d’une vessie qui fonctionne normalement. Une toux fréquente chez des individus qui présentent une dysphagie post-AVC peut également aggraver l’incontinence urinaire. En outre, certains médicaments, un état dépressif, la constipation, des conditions pré-morbides telles que des neuropathies périphériques dues au diabète, une incontinence urinaire préalable ainsi que des facteurs environnementaux qui rendent l’hygiène personnelle précaire – ou une combinaison de ces facteurs – augmenteront la probabilité de rencontrer une incontinence post-AVC.

Dans la plupart des cas, l’IU peut être traitée avec succès. Les traitements de l’IU prennent divers aspects et comprennent les approches comportementales, pharmacologiques et chirurgicales ainsi que l’utilisation de produits absorbants ou d’appareils servant à recueillir l’urine. La présente revue se concentre sur les interventions comportementales ; le traitement de première ligne pour l’IU. Les interventions comportementales spécifiques au traitement de l’IU secondaire aux troubles vésicaux sont :

  • la miction selon un horaire établi : programme d’assistance aux mictions à intervalle régulier ;
  • les programmes d’incitation à la miction : approches visant à réapprendre aux personnes à répondre à leurs besoins mictionnels par des incitations et du renforcement positif donné par un aidant ;
  • la rééducation vésicale avec suppression de l’impériosité : enseignement portant sur les mécanismes sous-jacents de la continence et de l’incontinence, mictions à heure fixe et stratégies de maîtrise de l’impériosité ;
  • les exercices des muscles du plancher pelvien : programme de contractions volontaires répétées des muscles du plancher pelvien ;
  • la rééducation vésicale avec suppression de l’impériosité en combinaison avec les exercices des muscles du plancher pelvien ;
  • les approches compensatoires (fonctionnelles) de réadaptation des troubles neurologiques : approches de réadaptation privilégiant l’optimisation de la fonction générale d’un individu présentant un AVC;
  • la Neurostimulation électrique transcutanée (TENS) : neurostimulation électrique transcutanée du plancher pelvien avec des électrodes

Information aux patients/familles

Auteurs : Chantale Dumoulin, PhD PT; Geoffroy Hubert Lic. K; Geneva Zaino, BSc PT

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire ?

L’incontinence urinaire (IU) est l’incapacité chez une personne à retenir son urine. Il lui est alors difficile de se rendre à temps aux toilettes.
Lorsque vous mangez ou buvez, le liquide est absorbé dans le sang. Les reins filtrent le sang et se débarrassent des résidus en les transformant en urine. Des conduits spéciaux appelés « uretères » (ureter, dans le schéma ci-contre) transportent ces déchets jusqu’à la vessie.

La vessie est un sac musculaire qui sert de réservoir pour emmagasiner l’urine. Lorsque votre vessie est pleine, votre cerveau émet le signal qu’il est temps d’aller aux toilettes. Une fois arrivé aux toilettes, votre cerveau fait deux choses pour vous permettre d’uriner :

  1. Il ordonne aux muscles de la vessie de se contracter pour faire sortir l’urine.
  2. Il ordonne aux muscles du sphincter urétral et du plancher pelvien de se détendre.

On peut comparer le sphincter urétral et les muscles du plancher pelvien à un robinet qui contrôle l’urine. Ensemble, le sphincter urétral et le plancher pelvien se resserrent pour retenir l’urine et se relâchent pour la laisser s’échapper. L’IU se produit lorsque les muscles de la vessie se contractent de manière incontrôlée ou quand le sphincter et les muscles du plancher pelvien se relâchent avant que la personne arrive aux toilettes.

L’incontinence urinaire est-elle fréquente après un AVC ?

L’incontinence urinaire résultant d’un accident vasculaire cérébral (AVC) est un problème courant. Entre 37 et 79 % des personnes qui subissent un AVC connaissent un certain degré d’incontinence urinaire dans les jours ou les semaines qui suivent. Avec le temps, un grand nombre de ces personnes retrouvent la maîtrise de leur vessie. Toutefois, un bon 30 % d’entre elles demeurent incontinentes un an après l’AVC.

Qu’est-ce qui cause l’incontinence urinaire après un AVC ?

Les causes de l’incontinence urinaire post-AVC sont multiples :

  • La difficulté à retenir l’urine peut être le résultat direct de l’AVC. L’AVC peut affecter la partie du cerveau qui commande la miction, entraînant la perte de la maîtrise « volontaire » de cette fonction.
  • Une toux fréquente causée par la dysphagie (difficulté à avaler) après un AVC peut contribuer à l’apparition de l’IU.
  • La somnolence, les troubles moteurs, sensoriels, cognitifs ou les troubles de la parole peuvent également affecter la capacité d’une personne à aller aux toilettes (s’y rendre, se déshabiller, s’asseoir et uriner) même si sa vessie fonctionne normalement.
  • Des dommages neurologiques antérieurs à l’AVC peuvent également être à l’origine de l’IU. D’autres facteurs, tels que les médicaments, la dépression ou la constipation peuvent entraîner des difficultés à retenir l’urine.
  • Finalement, des éléments comme la distance de la chambre à la salle de bains, et la hauteur du siège des toilettes.

Peut-on traiter l’incontinence urinaire après un AVC ?

Dans la plupart des cas, l’IU peut être traitée avec succès. Les traitements de l’IU sont divers et comprennent les approches conservatrices, pharmacologiques (par la prise de médicaments), chirurgicales ainsi qu’un recours à des produits absorbants ou à des appareils servant à recueillir l’urine.

En quoi consistent les interventions conservatrices ?

Les interventions conservatrices spécifiques pour le traitement de l’IU après un AVC sont les suivantes :

Miction selon un horaire établi Cette méthode consiste à noter pendant plusieurs jours à quel moment vous urinez ou avez des fuites urinaires. Cette information aide à comprendre à quels moments de la journée votre vessie a besoin d’être vidée. Par la suite, un programme de miction selon un horaire établi peut être appliqué pour vous aider à éviter les fuites.

Programme d’incitation à la miction Un membre de la famille ou un professionel de la santé, une infirmière pour la plupart du temps, vous incite à vous rendre vous-même aux toilettes. Cette intervention fait appel à des récompenses ou des encouragements donnés à chaque fois que vous allez uriner.

Rééducation vésicale avec suppression des envies pressantes Cette intervention comprend trois volets :

  • enseignement des mécanismes responsables de la continence et de l’incontinence par un professionnel de la santé;
  • visites aux toilettes à heures fixes avec augmentation progressive du temps entre les visites;
  • maîtrise des envies pressantes par des techniques de distraction et de relaxation.

Exercices des muscles du plancher pelvien. Ces exercices sont enseignés par un professionnel de la santé et consistent en un programme de contractions répétées des muscles du plancher pelvien. Ils sont conçus pour renforcer les muscles affaiblis du plancher pelvien autour de la vessie. En raffermissant ces muscles, on peut ainsi réduire ou empêcher les fuites urinaires.

Approche compensatoire (fonctionnelle) de réadaptation des troubles neurologiques Il s’agit d’une approche de traitement utilisée par les professionnels de la réadaptation. Elle est moins centrée sur la récupération physique, mais repose davantage sur l’adaptation et le développement des fonctions intactes en vue de compenser les déficiences physiques causées par l’AVC.

Les professionnels de la réadaptation s’impliquent également dans le traitement de l’IU résultant d’un trouble moteur ou de la présence d’obstacles environnementaux. Pour ce faire, ils proposent de pratiquer les transferts à la toilette ainsi que de s’équiper d’appareils facilitant l’accès de la salle de bains. Ces éléments de traitement ne seront pas étudiés dans cette revue, celle-ci se limitant aux traitements de l’IU résultant des troubles vésicaux.

Les interventions conservatrices sont-elles efficaces pour traiter l’incontinence urinaire après un AVC ?

Des experts ont procédé à des essais cliniques pour vérifier si les interventions conservatrices aidaient à réduire l’IU chez les personnes ayant eu un AVC.

  • Miction selon un horaire établi : Aucune étude ne s’est penchée sur l’efficacité de la miction selon un horaire établi pour réduire l’IU chez les personnes ayant subi un AVC. Toutefois, des études effectuées auprès de personnes atteintes d’IU causée par d’autres troubles d’ordre neurologique ont démontré que cette intervention avait un effet positif.
  • Programme d’incitation à la miction : Aucune étude n’a vérifié l’efficacité de ce type de programme auprès des personnes atteintes d’IU après un AVC. Néanmoins, des études ont démontré des effets positifs pour la méthode d’incitation à la miction chez les adultes atteints d’IU.
  • Rééducation vésicale avec suppression des envies pressantes : Aucune étude ne s’est intéressée à l’efficacité de la rééducation vésicale avec suppression de l’impériosité pour traiter l’IU chez les personnes victimes d’un AVC. Toutefois, des études suggèrent que la rééducation vésicale serait un traitement efficace pour l’incontinence par impériosité dans la population en général.
  • Rééducation vésicale avec suppression des envies pressantes combinée aux exercices du plancher pelvien : Une étude s’est intéressée aux bienfaits de la rééducation vésicale avec suppression des envies pressantes combinée aux exercices du plancher pelvien pour traiter l’IU après un AVC chez les hommes. Il semblerait que ce traitement pourrait être efficace pour réduire l’IU après un AVC chez les hommes.
  • Exercices des muscles du plancher pelvien : Aucune étude ne s’est penchée sur l’effet des exercices des muscles du plancher pelvien sur l’IU chez les personnes ayant subi un AVC. Approche de réadaptation compensatoire des troubles neurologiques : Une étude de qualité acceptable a étudié l’effet de cette approche pour les patients post-AVC souffrant d’IU. Il existe une preuve modérée d’après laquelle cette approche de rééducation orientée sur la fonction réduit davantage l’IU post-AVC que l’approche conventionnelle.
  • Approche de réadaptation compensatoire des troubles neurologiques : Une étude de qualité « acceptable » a étudié l’efficacité de cette approche pour les patients souffrant d’IU suivant un AVC. Il y a certaines preuves suggérant que cette approche de rééducation orientée sur la fonction réduit davantage l’IU post-AVC que l’approche conventionnelle.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

L’efficacité d’une variété d’approches comportementales dans la gestion de l’incontinence urinaire (IU) d’individus ayant subi un AVC n’a pas été clairement examinée. Ce module Info-AVC a étudié et présente huit ECR ; de ce nombre, six sont des ECR de haute qualité (dont deux analyses secondaires d’un de ces ECR) et deux sont des ECR de qualité acceptable. Un de ces ECR s’est spécifiquement adressé à une clientèle en phase aiguë d’un AVC, un autre à une clientèle en phase subaiguë d’un AVC, tandis que l’ensemble des autres ECR incluait dans leurs études des patients recoupant différentes phases de la récupération post-AVC, ici catégorisé sous le titre « Phase de récupération non spécifique à une période ».

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë – Réadaptation compensatoire

Bien-être psychologique
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Wikander et al., 1998) a examiné l’effet d’un programme de réadaptation basé sur la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) sur le bien-être psychologique de patients en phase aiguë d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation (respectivement durant un séjour moyen de 83 et 75 jours), un programme de réadaptation basé sur la MIF ou un programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath. Le bien-être psychologique a été mesuré au départ de l’étude et à la fin de l’intervention par le Psychological General Well-Being Index. Une différence significative entre les groupes a été observée sur la mesure du bien-être psychologique en faveur du programme de réadaptation basé sur la MIF comparé au programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation basé sur la MIF est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation basé selon l’approche Bobath) pour améliorer le bien-être psychologique de patients en phase aiguë d’un AVC.

Incontinence urinaire
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Wikander et al., 1998) a examiné l’effet d’un programme de réadaptation basé sur la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) sur l’incontinence urinaire de patients en phase aiguë d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation (respectivement durant un séjour moyen de 83 et 75 jours), un programme de réadaptation basé sur la MIF ou un programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath. L’incontinence urinaire a été évaluée au départ de l’étude et à la fin de l’intervention par l’item Incontinence urinaire de la MIF. Une différence significative entre les groupes a été observée lors de l’évaluation de l’incontinence urinaire en faveur du programme de réadaptation basé sur la MIF comparé au programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation basé sur la MIF est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation basé selon l’approche Bobath) pour améliorer l’incontinence urinaire de patients en phase aiguë d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle/AVQ
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Wikander et al., 1998) a examiné l’effet d’un programme de réadaptation basé sur la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase aiguë d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation (respectivement durant un séjour moyen de 83 et 75 jours), un programme de réadaptation basé sur la MIF ou un programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath. Les AVQ ont été évaluées au départ de l’étude et à la fin de l’intervention par le Katz ADL Index. Une différence significative entre les groupes a été observée lors de l’évaluation des AVQ en faveur du programme de réadaptation basé sur la MIF comparé au programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation basé sur la MIF est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation basé selon l’approche Bobath) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et les AVQ de patients en phase aiguë d’un AVC.

Mobilité
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Wikander et al., 1998) a examiné l’effet d’un programme de réadaptation basé sur la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) sur le transfert et la mobilité de patients en phase aiguë d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation (respectivement durant un séjour moyen de 83 et 75 jours), un programme de réadaptation basé sur la MIF ou un programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath. La mobilité été mesurée au départ de l’étude et à la fin de l’intervention à l’aide d’une échelle non-standardisée à 3 points lors d’observations cliniques durant le transfert du lit au fauteuil roulant, du fauteuil roulant à la toilette, et durant l’utilisation du fauteuil roulant et la pratique de la marche. Une différence significative entre les groupes a été observée lors de l’évaluation du transfert et de l’utilisation du fauteuil roulant (mais pas celle de la pratique de la marche) en faveur du programme de réadaptation basé sur la MIF comparé au programme de réadaptation basé selon l’approche Bobath.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation basé sur la MIF est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation basé selon l’approche Bobath) pour améliorer le transfert et l’utilisation du fauteuil roulant (mais la pratique de la marche) avec des patients en phase aiguë d’un AVC.

Phase subaiguë – Programme de miction systématique

Incontinence urinaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thomas et al., 2014) a examiné l’effet d’un Programme de miction systématique (PMS) sur l’incontinence urinaire de patients en phase subaiguë d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation, un PMS, un PMS avec soutien supplémentaire ou le programme de soins habituels de la continence. L’incontinence urinaire a été évaluée au départ de l’étude par la version courte de l’International Consultation on Incontinence Questionnaire (ICIQ) et l’Incontinence Severity Index (ISI) ; à 6 et à 12 semaines après l’AVC par l’ICIQ, l’ISI et le Leicester Urinary Symptom Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’évaluation de l’incontinence urinaire à aucun des temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un Programme de miction systématique (PMS) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituels de la continence) pour améliorer l’incontinence urinaire de patients en phase subaiguë d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle/AVQ
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thomas et al., 2014) a examiné l’effet d’un Programme de miction systématique (PMS) sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation, un PMS, un PMS avec soutien supplémentaire ou le programme de soins habituels de la continence. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été évaluées au départ de l’étude, à 6 et à 12 semaines après l’AVC, par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’évaluation de l’indépendance fonctionnelle et des AVQ à aucun des temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un Programme de miction systématique (PMS) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituels de la continence) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et des AVQ de patients en phase subaiguë d’un AVC.

Santé liée à la qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thomas et al., 2014) a examiné l’effet d’un Programme de miction systématique (PMS) sur la santé liée à la qualité de vie de patients en phase subaiguë d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, durant leur séjour d’hospitalisation, un PMS, un PMS avec soutien supplémentaire ou le programme de soins habituels de la continence. La santé liée à la qualité de vie été évaluée au départ de l’étude par les sous-échelles Mobilité, Soins personnels, Activités courantes, Douleur ou inconfort, Anxiété et dépression de l’EuroQOL ; à 6 et à 12 semaines après l’AVC par l’EuroQOL et l’Incontinence Quality of Life Instrument. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’évaluation de la santé liée à la qualité de vie à aucun des temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un Programme de miction systématique (PMS) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituels de la continence) pour améliorer la santé liée à la qualité de vie de patients en phase subaiguë d’un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entraînement musculaire du plancher pelvien

Activité musculaire du plancher pelvien
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Tibaek et al., 2005 et Shin et al., 2016) ont examiné l’effet d’un entraînement musculaire du plancher pelvien sur l’activité musculaire du plancher pelvien de patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tibaek et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement musculaire du plancher pelvien (incluant des séances éducatives au sujet de l’incontinence urinaire, des exercices à domicile et des traitements en groupe) ou la réadaptation habituelle. L’activité musculaire du plancher pelvien (fonction, force, endurance dynamique et statique) a été mesurée au départ de l’étude et à 12 semaines (après l’intervention) par la palpation vaginale du muscle du plancher pelvien. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur seulement l’un des paramètres mesurés (endurance dynamique du muscle du plancher pelvien) en faveur de l’entraînement musculaire du plancher pelvien comparé à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de haute qualité (Shin et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement musculaire du plancher pelvien ou aucun entraînement musculaire particulier. L’activité musculaire du plancher pelvien (au repos, contracté et détendu) a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’activité musculaire du plancher pelvien en faveur de l’entraînement musculaire du plancher pelvien comparé à aucun entraînement musculaire particulier.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité d’un entraînement musculaire du plancher pelvien sur l’activité musculaire du plancher pelvien de patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité note une différence significative entre les groupes sur seulement l’un des paramètres mesurés (endurance dynamique du muscle du plancher pelvien), un second ECR de haute qualité indique qu’un entraînement musculaire du plancher pelvien est plus efficace qu’aucun entraînement musculaire particulier pour améliorer l’activité musculaire du plancher pelvien de patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC.

Force musculaire vaginale
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2016) a examiné l’effet d’un entraînement musculaire du plancher pelvien sur la force musculaire vaginale de patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement musculaire du plancher pelvien ou aucun entraînement musculaire particulier. La force musculaire vaginale été évaluée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) selon la pression maximale de compression vaginale mesurée par un périnéomètre. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la pression maximale de compression vaginale en faveur de l’entraînement musculaire du plancher pelvien comparé à aucun entraînement musculaire particulier.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement musculaire du plancher pelvien est plus efficace qu’aucun entraînement musculaire particulier pour améliorer la force musculaire vaginale de patients en phase subaiguë et chronique post-AVC.

Incontinence urinaire
Efficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Tibaek et al., 2005 et Shin et al., 2016) ont examiné l’effet d’un entraînement musculaire du plancher pelvien sur l’incontinence urinaire de patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tibaek et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement musculaire du plancher pelvien (incluant des séances éducatives au sujet de l’incontinence urinaire, des exercices à domicile et des traitements en groupe) ou la réadaptation habituelle. Les symptômes de l’incontinence urinaire (fréquence de mictions sur 24 heures, nombre durant le jour et la nuit ; nombre d’épisodes d’incontinence ; nombre de serviettes d’incontinence utilisées et le Home Pad Test sur 24 heures) ont été mesurés au départ de l’étude et à 12 semaines (après l’intervention). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur deux mesures de l’incontinence (fréquence de miction durant le jour et Home Pad Test sur 24 heures) en faveur de l’entraînement musculaire du plancher pelvien comparé à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de haute qualité (Shin et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement musculaire du plancher pelvien ou aucun entraînement musculaire particulier. Les symptômes de l’incontinence urinaire (inconvénients lors des activités de la vie quotidienne et symptômes urinaires) ont été mesurés au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par le Bristol Female Urinary Symptoms Questionnaire. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les symptômes de l’incontinence urinaire en faveur de l’entraînement musculaire du plancher pelvien comparé à aucun entraînement musculaire particulier.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement musculaire du plancher pelvien est plus efficace que des interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle et aucun entraînement musculaire particulier) pour améliorer les symptômes de l’incontinence urinaire de patients en phase subaiguë et chronique post-AVC.

Santé liée à la qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Tibaek et al., 2004, – et une analyse secondaire Tibaek et al., 2007) a examiné l’effet d’un entraînement musculaire du plancher pelvien sur la santé liée à la qualité de vie de patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement musculaire du plancher pelvien (incluant des séances éducatives au sujet de l’incontinence urinaire, des exercices à domicile et des traitements en groupe) ou la réadaptation habituelle. La santé liée à la qualité de vie a été a été évaluée au départ de l’étude, à 12 semaines après l’intervention (Tibaek et al., 2004), et à 6 mois de suivi (Tibaek et al., 2007) par le Short Form 36 Health Survey Questionnaire (SF-36) et l’Incontinence Impact Questionnaire (IIQ). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les évaluations de la santé liée à la qualité de vie à aucun des temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement musculaire du plancher pelvien n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la santé liée à la qualité de vie de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Horaire de miction

Incontinence urinaire
Consensus
3

Aucune étude n’a examiné l’efficacité du recours à un horaire de miction dans le traitement de l’incontinence urinaire de patients en phase de récupération d’un AVC. Par contre, deux guides des lignes directrices de la pratique clinique (Fantl et al., 1996 et Abrams et al., 2010) recommandent le recours à un horaire de miction pour des patients collaboratifs et mobiles ayant subi un AVC. Ces guides sont basés sur les résultats d’ECR et sur l’opinion d’experts avec des patients souffrant d’IU neurogène (qui ne s’adressent pas spécifiquement à la clientèle AVC).

Conclusion : Il y a un consensus d’opinions (niveau 3) indiquant que le recours à un horaire de miction pourrait être mis en œuvre dans la réadaptation de l’incontinence urinaire avec des patients collaboratifs et mobiles ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Neurostimulation électrique transcutanée (TENS)

Indépendance fonctionnelle/AVQ
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Guo et al., 2014) ont examiné l’effet de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS) sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir une TENS de 20 Hz, une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été évaluées au départ de l’étude et à 90 jours (après l’intervention) par l’Indice de Barthel. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’évaluation de l’indépendance fonctionnelle et des AVQ en faveur de la TENS à 20 Hz comparée à celle de 75 Hz, de la TENS à 20 Hz comparée à aucune neurostimulation et en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

L’ECR de qualité acceptable (Guo et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été évaluées au départ de l’étude et à 60 jours (après l’intervention) par les sous-échelles Intestin, Vessie, Toilettage, Utilisation des toilettes, Alimentation, Transferts, Mobilité, Habillage, Utilisation des escaliers et Prendre un bain de l’Indice de Barthel. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur plusieurs évaluations de l’indépendance fonctionnelle et des AVQ (Intestin, Vessie, Utilisation des toilettes, Transferts, Mobilité, Utilisation des escaliers et Prendre un bain) en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant la TENS est plus efficace qu’aucune neurostimulation pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et des AVQ de patients en phase de récupération d’un AVC. De plus, l’ECR de haute qualité a relevé qu’une TENS appliquée à 20 Hz est plus efficace qu’une TENS appliquée à 75 Hz.

Paramètres de la miction
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a examiné l’effet de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS) sur les paramètres de la miction de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir une TENS de 20 Hz, une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. Les paramètres de la miction (fréquence sur 24 heures, quantité moyenne de miction, épisodes d’incontinence sur 24 heures) ont été évalués au départ de l’étude et à 90 jours (après l’intervention). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres de la miction évalués en faveur de la TENS à 20 Hz comparée à celle de 75 Hz, de la TENS à 20 Hz comparée à aucune neurostimulation et en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant la TENS est plus efficace qu’aucune neurostimulation pour améliorer les paramètres de la miction de patients en phase de récupération d’un AVC. De plus, les résultats de cet ECR de haute qualité ont relevé qu’une TENS appliquée à 20 Hz est plus efficace qu’une TENS appliquée à 75 Hz.

Paramètres urodynamiques
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Guo et al., 2014) ont examiné l’effet de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS) sur les paramètres urodynamiques de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir une TENS de 20 Hz, une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. Les paramètres urodynamiques (capacité cystométrique maximale, pression du détrusor, débit maximal) ont été évalués au départ de l’étude et à 90 jours (après l’intervention). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres urodynamiques évalués en faveur de la TENS à 20 Hz comparée à celle de 75 Hz, de la TENS à 20 Hz comparée à aucune neurostimulation et en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

L’ECR de qualité acceptable (Guo et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. Les paramètres urodynamiques (capacité cystométrique maximale, pression du détrusor, débit maximal) ont été évalués au départ de l’étude et à 60 jours (après l’intervention). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres urodynamiques évalués en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant la TENS est plus efficace qu’aucune neurostimulation pour améliorer les paramètres urodynamiques de patients en phase de récupération d’un AVC. De plus, l’ECR de haute qualité a relevé qu’une TENS appliquée à 20 Hz est plus efficace qu’une TENS appliquée à 75 Hz.

Symptômes d’hyperactivité de la vessie
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Guo et al., 2014) ont examiné l’effet de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS) sur les symptômes d’hyperactivité de la vessie de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir une TENS de 20 Hz, une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. Les symptômes d’hyperactivité de la vessie ont été évalués au départ de l’étude et à 90 jours (après l’intervention) par l’Overactive Bladder Symptom Score (OBSS – score total). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’évaluation des symptômes d’hyperactivité de la vessie en faveur de la TENS à 20 Hz comparée à celle de 75 Hz, de la TENS à 20 Hz comparée à aucune neurostimulation et en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

L’ECR de qualité acceptable (Guo et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir une TENS de 75 Hz ou aucune neurostimulation. Les symptômes d’hyperactivité de la vessie ont été évalués au départ de l’étude et à 60 jours (après l’intervention) par les sous-échelles Miction de jour, de nuit, Miction d’urgence et Incontinence impérieuse de l’OBSS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’ensemble des sous-échelles de l’OBSS en faveur de la TENS à 75 Hz comparée à aucune neurostimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant la TENS est plus efficace qu’aucune neurostimulation pour améliorer les symptômes d’hyperactivité de la vessie de patients en phase de récupération d’un AVC. De plus, l’ECR de haute qualité a relevé qu’une TENS appliquée à 20 Hz est plus efficace qu’une TENS appliquée à 75 Hz.

Références

Abrams P, Andersson KE, Birder L, Brubaker L, Cardozo L, Chapple C, Cottenden A, Davila W, de Ridder D, Dmochowski R, Drake M, Dubeau C, Fry C, Hanno P, Smith JH, Herschorn S, Hosker G, Kelleher C, Koelbl H, Khoury S, Madoff R, Milsom I, Moore K, Newman D, Nitti V, Norton C, Nygaard I, Payne C, Smith A, Staskin D, Tekgul S, Thuroff J, Tubaro A, Vodusek D, Wein A, Wyndaele JJ; Members of Committees; Fourth International Consultation on Incontinence. (2010). Fourth International Consultation on Incontinence Recommendations of the International Scientific Committee: Evaluation and treatment of urinary incontinence, pelvic organ prolapse, and fecal incontinence. Neurourol Urodyn. 2010;29(1):213-40.
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Guo, Z-f., Lui, Y., Hu, G-h., Liu, H., & Xu, Y-f. (2014). Transcutaneous electrical nerve stimulation in the treatment of patients with poststroke urinary incontinence. Clinical Interventions in Aging, 9, 851-6.
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Liu, Y., Xu, G., Luo, M., & Teng, H-f. (2016). Effects of transcutaneous electrical nerve stimulation at two frequencies on urinary incontinence in poststroke patients: a randomized controlled trial. American Journal of Physical Medicine and Rehabilitation, 95, 183-93.
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Shin, D.C., Shin, S.H., Lee, M.M., Lee, K.J., & Song, C.H. (2016). Pelvic floor muscle training for urinary incontinence in female stroke patients: a randomized, controlled and blinded trial. Clinical Rehabilitation, 30(3), 259-67.
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Tibaek, S., Gard, G., & Jensen, R. (2005). Pelvic floor muscle training is effective in women with urinary incontinence after stroke: a randomized, controlled and blinded study. Neurourology and Urodynamics, 24, 348-57.
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Tibaek S., Jensen R., Lindskov G., & Jensen, M. (2004). Can quality of life be improved by pelvic floor muscle training in women with urinary incontinence after ischemic stroke? A randomised, controlled and blinded study. International Urogynecology Journal and Pelvic Floor Dysfunction, 15(2), 117-123.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15014939

Tibaek, S., Gard, G., & Jensen, R. (2007). Is there a long-lasting effect of pelvic floor muscle training in women with urinary incontinence after ischemic stroke? A 6-month follow-up study. International Urogynecology Journal, 18, 281-7.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16673051

Thomas, L.H., Watkins, C.L., Sutton, C.J., Forshaw, D., Leathley, M.J., French, B., Burton, C.R>, Cheater, F., Roe, B., Britt, D., Booth, J., McColl, E., ICONS Project Team, ICONS Patient/Public/Carer Involvement Groups. (2104). Identifying continence options after stroke (ICONS): a cluster randomized controlled feasibility trial. Trials, 509, 1-15.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25539714

Wikander B., Ekelund P., & Milsom, I. (1998). An evaluation of multidisciplinary intervention governed by functional independence measure (FIMSM) in incontinent stroke patients. Scandinavian Journal of Rehabilitation Medicine, 30(1), 15-21.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9526750

Études exclues

Chesworth, B., Leathley, M., Thomas, L., Forshaw, D., Sutton, C., French, B., et al. (2013). Assessing fidelity to complex interventions: The ICONS experience. Trials14(1), 4.
Motif d’exclusion : Aucun résultat lié à la santé n’a été étudié.

Chesworth, B., Leathley, M., Thomas, L., Sutton, C., Forshaw, D., Watkins, C.L., et al. (2015). Assessing fidelity to treatment delivery in the ICONS (Identifying Continence OptioNs after stroke) cluster randomised feasibility trial. BMC Medical Research Methodology15, 68.
Motif d’exclusion : Aucun résultat lié à la santé n’a été étudié.

Engberg, S., Sereika, S. M., McDowell, B. J., Weber, E., & Brodak, I. (2002). Effectiveness of prompted voiding in treating urinary incontinence in cognitively impaired homebound older adults. Journal of Wound Ostomy & Continence Nursing, 29(5), 252-265.
Motif d’exclusion : Les patients ayant subi un AVC représentent moins de 50 % de l’échantillon.

Forshaw, D., Thomas, L.H., Watkins, C.L., French, B., Sutton, C., Cheater, F., et al. (2012). ICONS: Identifying continence options after strokeInternational Journal of stroke7(1), 45A.
Motif d’exclusion : N’est pas un ECR, résumé de conférence.

French, B., Booth, J., Brittain, K., Burton, C., Cheater, F., Leathley, M., et al (2009). Preparing an intervention for incontinence after stroke: what might work? International Journal of stroke4(2), A36-A37.
Motif d’exclusion : Résumé de conférence.

Gong, J. & Gong, W. (2013). Bladder function training combined with water-drinking plan in the treatment of post-stroke patients with urinary incontinence. Modern Clinical Nursing, 12(4), 49-52.
Motif d’exclusion : Impossible d’obtenir la version complète du texte en anglais.

McDowell, B. J., Engberg, S., Sereika, S., Donovan, N., Jubeck, M. E., Weber, E., & Engberg, R. (1999). Effectiveness of behavioral therapy to treat incontinence in homebound older adults. Journal of the American Geriatrics Society, 47(3), 309-318.
Motif d’exclusion : Les patients ayant subi un AVC représentent moins de 50 % de l’échantillon.

Smilskalne, B., Berzina, G., Gormalova, J., & Vetra, A. (2009). Post-stroke urinary incontinence. Effectiveness of management. International Journal of Rehabilitation Research32(1), S111.
Motif d’exclusion : Résumé de conférence.

Sutton, C.J., Thomas, L., Forshaw, D., Watkins, C.L. (2011). Practical and methodological challenges in the design and implementation of a cluster-randomised feasibility trial of the management of urinary incontinence after strokeTrials12(1), A151.
Motif d’exclusion : N’est pas une intervention du type d’un ECR.

Sutton, C.J., Watkins, C.L., Thomas, L.H., French, B., Forshaw, D., Bullock, M. (2012). Comparison of recruitment rates and participant characteristics: an assessment of potential selection bias in the ICONS (Identifying Continence OptioNs after stroke) cluster-randomised trial (Abstract number 110). International Journal of Stroke7(s2), 49.
Motif d’exclusion : Aucun résultat lié à la santé n’a été étudié.

Thomas, L., Barrett, J., Booth, J., Brittain, K., Burton, C., Carter, B. (2009). ICONS: Identifying Continence OptioNs after stroke4th UK stroke Forum.
Motif d’exclusion : Résumé de conférence.

Thomas, L.H., Watkins, C.L., French, B., Sutton, C., Forshaw, D., Cheater, F., et al. (2012). ICONS: Identifying Continence Options after stroke: Preliminary findings from a randomised trial. International Journal of stroke,7(2), 6-7.
Motif d’exclusion : Résumé.

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