Réadaptation cognitive

Évidence révisées en date du 20-04-2017
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, MSc BSc OT ; Adam Kagan, B.Sc. ; Amy Henderson, PhD Student, Neuroscience ; Nicol Korner-Bitensky PhD OT
Éditeur(s) : Annabel McDermott, OT
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Les habiletés cognitives sont caractérisées comme des capacités mentales de base, comprenant une grande variété de processus mentaux (par exemple, la perception, la mémoire, la résolution de problèmes, l’attention, la conscience corporelle, etc.). Les habiletés cognitives peuvent être perçues comme des processus fondamentaux, car elles peuvent façonner l’apprentissage social, émotionnel et académique. Chez les individus qui ont subi un AVC, ces habiletés peuvent être altérées, ce qui entraîne des incapacités dans plusieurs domaines de fonctionnement tels que la communication, les soins personnels, la productivité et les loisirs. La réadaptation cognitive repose sur des théories scientifiques dérivées de diverses disciplines, comprenant les neurosciences cognitives, la neuropsychologie, la neurolinguistique et le développement linguistique et cognitif. C’est un traitement qui comprend à la fois des services médicaux et thérapeutiques, visant spécifiquement à restaurer autant de fonctions cognitives que possible tout en proposant différentes stratégies compensatoires pour mieux faire face aux déficits cognitifs. Le but de ce module est d’examiner l’efficacité de la réadaptation cognitive pour améliorer les déficits d’attention et la mémoire chez les patients ayant subi un AVC.

Information aux patients/familles

Qu’est-ce que la réadaptation cognitive ?

La réadaptation cognitive est un programme orienté sur des buts qui visent à améliorer les fonctions cognitives (mémoire, attention et concentration) et les habiletés de vie quotidienne (c’est-à-dire l’utilisation de la technologie et des appareils de télécommunication, la gestion des médicaments ou effectuer des achats) qui peuvent avoir été affectés par votre AVC. Le programme de réhabilitation est élaboré en fonction des besoins spécifiques de chaque client. L’objectif est d’améliorer le rendement dans les tâches qui sont importantes pour vous. Deux approches sont généralement adoptées : l’approche corrective (ou réparatrice) et l’approche compensatoire. Voir www.brainsource.com/brain_rehabilitation.htm

Pourquoi avoir recours à la réadaptation cognitive suite à un AVC ?

Les déficits cognitifs, ou un problème impliquant la pensée, sont très fréquents suite à un AVC. Il existe différents types de troubles cognitifs, allant de l’oubli à la confusion et/ou la désorientation, ce qui peut entraver la sécurité, la productivité, l’indépendance et les relations personnelles.

La réadaptation cognitive a été développée par des médecins, des scientifiques et des professionnels de la santé pour améliorer les fonctions cognitives. Cette thérapie vise également à aider les personnes atteintes de dysfonctionnement cognitif à faire face aux différents impacts qu’elles rencontrent au cours de leur vie. Avec l’aide de la réadaptation cognitive, beaucoup de gens peuvent avoir une vie plus productive et satisfaisante suite à un AVC.

Que puis-je espérer avant d’entreprendre ce genre de traitement ?

Votre traitement thérapeutique de réadaptation cognitive sera basé sur vos propres objectifs individuels et considérera l’ensemble de vos forces et faiblesses impliquées dans vos fonctions cognitives. Il existe plusieurs techniques qui peuvent vous aider à atteindre les objectifs de votre traitement, tels que les tâches auditives et/ou visuelles ou l’entraînement de votre mémoire. Vous pourriez être invité à compléter une variété de tests neuropsychologiques afin de déterminer votre fonctionnement cognitif actuel. Cela aidera vos thérapeutes à élaborer un plan de traitement approprié. Certains de ces tests aborderont des questions pouvant vous sembler inappropriées, dans d’autres cas vous pourriez vous sentir nerveux en essayant d’y répondre correctement. Avant d’entreprendre la thérapie, rappelez-vous que la chose la plus importante pour vous et votre thérapeute est de comprendre où vous devez concentrer vos efforts thérapeutiques. Essayez donc de garder cela à l’esprit lors de la réalisation des différents tests.

Comment fonctionne l’approche réparatrice (corrective) ?

L’objectif de cette approche est de restaurer les fonctions cognitives qui ont été altérées par un AVC. Il s’agit de pratiquer les compétences avec lesquelles vous avez des difficultés jusqu’à ce que vous voyiez des améliorations. Le but est que vous puissiez éventuellement appliquer les compétences que vous avez apprises en thérapie dans des situations réelles. L’approche réparatrice comprend trois aspects:

Exercer et pratiquer

Cette méthode est utilisée pour renforcer vos capacités cognitives grâce à une pratique répétitive. Vous pouvez vous entraîner pour effectuer des tâches en les pratiquant à plusieurs reprises jusqu’à ce que vous les maîtrisiez. Par exemple, pour réapprendre une tâche telle que faire du café, vous devez formuler une série d’étapes (remplir le récipient avec de l’eau, broyer le café, mettre en marche la cafetière, etc.), puis exécuter ces étapes jusqu’à ce qu’elles deviennent de nouveau une activité naturelle.

Stratégies mnémoniques

Ce sont des astuces utilisées pour vous rappeler des informations spécifiques telles que les numéros de téléphone, le vocabulaire, les rendez-vous. Ils peuvent également vous aider à apprendre de nouvelles informations. Votre thérapeute vous aidera à développer ces astuces ; vous avez peut-être déjà adopté ce genre d’astuces dans le passé.

Les stratégies mnémoniques incluent :

Les stratégies mnémoniques verbales

Les mots sont utilisés pour aider la mémoire. Ils englobent l’utilisation de:

  • Acronymes : Il s’agit d’abréviations dans lesquelles chaque lettre représente la première lettre dans la liste des mots que vous souhaitez vous rappeler.
  • Rimes : Les rimes sont utiles pour se souvenir, par exemple, de la date d’un fait historique. Il s’agit d’associer cette date avec un mot finissant par le même son.
  • Chansons : Des chansons comme la «chanson alphabétique» ou « do, le do »sont parfaites pour l’apprentissage et la mémoire des lettres de l’alphabet ou les notes de la gamme.
  • Acrostiches : ils sont similaires aux acronymes, mais au lieu d’un seul mot par lettre, il peut y avoir une phrase attribuée à chaque lettre.
  • Histoires verbales : Expliquer quelque chose à voix haute, comme une histoire, peut souvent s’avéré un excellent outil pour la mémoire.
  • Méthodes de codage : Il existe plusieurs façons d’utiliser un code, comme la transformation des nombres en lettres.
  • Voir (en anglais) http://coe.jmu.edu/LearningToolbox/images/homes.gif

Les stratégies mnémoniques d’imagerie

Dans cette forme de développement de la mémoire, les images visuelles sont utilisées pour aider la mémoire. Les techniques les plus connues concernent les listes de stratégies d’apprentissage. Ils comprennent quatre méthodes:

  • La méthode de Loci : C’est une stratégie mnémonique qui est très efficace pour se souvenir des listes. Pour utiliser cette méthode, vous choisissez un endroit que vous connaissez très bien (votre maison, par exemple). Pensez à différents points de repère dans cet endroit (la salle de bain, la cuisine, le salon, etc.) et vous vous entraînez à parcourir les points de repère dans un ordre particulier. Disons que vous essayez de vous souvenir d’une liste d’achats. Imaginez chacun des éléments de la liste dans l’un des repères que vous avez en tête. Par exemple, vous pouvez imaginer un carton de lait sur le canapé ou une banane dans la baignoire.
  • La méthode numérique Pegword : Cette méthode est utile pour se souvenir des informations numérotées ou ordonnées. Il s’agit de mots rimés pour les nombres, car les mots peuvent être plus faciles à retenir en association avec ce que vous essayez d’apprendre. De cette façon, au lieu d’avoir à mémoriser des nombres, vous imaginez le mot qui leur est associé.
  • La méthode du lien : Cette méthode vise à créer des associations simples entre les éléments d’une liste en les reliant à une image contenant tous les éléments. Par exemple, si le premier élément de la liste était un chien et le second était une moto, alors vous pouvez essayer de visualiser un chien en moto. Le fait que cette image soit bizarre ou invraisemblable vous aidera à s’en souvenir.
  • La méthode de l’histoire visuelle : Cela implique de relier des éléments dans une histoire apprise par cœur. Par exemple, vous pouvez essayer de vous rappeler l’ordre des planètes en fonction de leur distance par rapport au soleil : « Lorsque la chaleur émane du SOLEIL, le MERCURE du thermomètre augmente. Ensuite, le thermomètre explose et les gouttelettes de mercure tombent sur une belle déesse appelée VÉNUS. Pour dissimuler les gouttelettes de mercure, Vénus creuse un grand trou dans la TERRE ». Voir http://www.mindtools.com/pages/article/newTIM_01.htm

Outils informatiques

Réalité virtuelle

La réalité virtuelle est une technologie qui permet à un utilisateur d’interagir avec un environnement simulé par ordinateur. Voici des exemples d’habiletés cognitives qui peuvent être améliorées en utilisant la réalité virtuelle :

  • Mémoire à court terme : La capacité de rappeler l’information pendant une courte période de temps
  • Attention sélective : La capacité de se concentrer et d’effectuer des activités tout en filtrant d’autres distractions
  • Mémoire soutenue : La capacité de rester concentré pendant un certain temps.
  • Attention divisée : L’aptitude à concevoir deux ou plusieurs stimuli en même temps.

Autres outils informatisés

Des logiciels existent pour interagir sur différentes habiletés cognitives telles que la mémoire visuelle, la mémoire verbale, l’attention aux objets visuels, etc. Les activités pour travailler sur ces fonctions comprennent l’utilisation de nombres, de lettres, de mots et de séquences d’images.

Note : Ne vous inquiétez pas si vous n’êtes pas familier avec les ordinateurs – ces programmes fonctionnent tout simplement et votre thérapeute peut vous montrer comment les utiliser facilement.

Est-ce que l’approche corrective est efficace ?

Il n’y a pas beaucoup de recherches effectuées sur l’approche corrective cognitive de la mémoire et de l’attention. Nous avons besoin d’un plus grand nombre d’études avant de pouvoir se prononcer sur son efficacité dans l’amélioration des habiletés cognitives suite à un AVC.

Comment fonctionne l’approche compensatoire ?

L’approche compensatoire est un autre type de réadaptation cognitive utilisée avec des personnes ayant subi un AVC. Vous pouvez, sous la recommandation de votre thérapeute, envisager l’approche compensatoire lorsque les efforts pour restaurer les fonctions cognitives ne fonctionnent pas bien. Les stratégies compensatoires peuvent être enseignées par un ergothérapeute, un physiothérapeute ou un orthophoniste. Les membres de la famille peuvent également vous aider à trouver des moyens de faciliter les activités quotidiennes. Il est important d’être créatif lorsqu’il s’agit de techniques compensatoires. Laissez les gens connaître vos préférences en termes de stratégies lors de la planification de techniques compensatoires (voir, en anglais, Http://www.isabella.org/images/rehab-SpeechTherapy.jpg). Les stratégies compensatoires comprennent la modification de votre environnement (domicile, école, milieu de travail, etc.) ou l’adoption de différentes méthodes d’activités. De plus, les stratégies compensatoires impliquent l’utilisation de dispositifs qui aident à mémoriser des tâches (par exemple, il existe de nombreuses options sur les montres-poignets, appareils mobiles et d’autres instruments novateurs qui peuvent vous rappeler une activité programmée – par exemple, visiter un être cher). D’autres exemples de stratégies compensatoires pour la mémoire pourraient être d’utiliser (agenda, journal ou notes enregistrées) pour vous aider à se souvenir des choses à faire.

Est-ce que l’approche compensatoire est efficace ?

Les stratégies compensatoires peuvent éventuellement être bénéfique pour toute personne ayant subi un AVC mais peuvent être plus efficace si la personne est jeune et n’a qu’un ou deux problèmes cognitifs (les stratégies compensatoires fonctionneront mieux pour une personne ayant un problème de mémoire que pour une personne ayant un problème de mémoire Et un problème de concentration). Une étude de bonne qualité a examiné les stratégies compensatoires et leurs effets sur le rendement dans les activités quotidiennes chez les personnes ayant subi un AVC ; les résultats ont démontré une amélioration du temps d’exécution et de la qualité du rendement dans la réalisation des activités quotidiennes.

Liens externes vers des sites utiles sur la réhabilitation cognitive (en anglais seulement)

Pour plus de détails sur les différentes stratégies mnémoniques, visitez ce lien : http://www.memory-key.com/Mnemonics/mnemonics.htm

Pour la méthode d’association et d’histoire visuelle, consultez : http://www.mindtools.com/pages/article/newTIM_01.htm

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

À l’heure actuelle, de nombreuses approches sont utilisées pour restaurer les processus cognitifs chez les patients atteints de déficits cognitifs post-AVC. Ces méthodes comprennent l’approche cognitive orientée vers le rendement occupationnel quotidien (Cognitive Orientation to daily Occupational PerformanceCO-OP), les stratégies compensatoires (par exemple, le système de téléavertisseur), l’entraînement sur ordinateur, divers types d’entraînement de l’attention et d’entraînement de la mémoire et, plus récemment, la réalité virtuelle.

Cette revue de la réadaptation cognitive suite à un AVC inclut 15 ECR (dont six ECR de haute qualité, huit ECR de qualité acceptable et un ECR de faible qualité) et deux études de type croisé non randomisées.

Les études qui n’ont pas été jugées appropriées pour être incluses dans ce module sont identifiées dans la liste de référence. Toutes les analyses de mesures se rapportant aux fonctions exécutives ne sont pas incluses dans l’examen approfondi de ce module ; pour plus de détails sur ce sujet, consultez le module portant sur les Executive Functions Intervention.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë – Entraînement de l’attention & Stimulation électrique cutanée

Fonction somatosensorielle
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Giaquinto & Fraioli, 2003) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’entraînement de l’attention combiné à une stimulation électrique cutanée sur la fonction somatosensorielle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’attention combiné à une stimulation électrique cutanée ou aucune intervention particulière (groupe témoin). La fonction somatosensorielle (potentiel évoqué de l’onde N140) a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par un signal d’électroencéphalographie (EEG). Une différence significative a été notée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’entraînement de l’attention combiné à une stimulation électrique cutanée est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la fonction somatosensorielle (potentiel évoqué de l’onde N140) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Giaquinto & Fraioli, 2003) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’entraînement de l’attention combiné à une stimulation électrique cutanée sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’attention combiné à une stimulation électrique cutanée ou aucune intervention particulière. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’entraînement de l’attention combiné à une stimulation électrique cutanée n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Entrainement de la mémoire

Mémoire
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Doornhein & De Haan, 1998) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant un programme d’entraînement de la mémoire chez des patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une réadaptation cognitive utilisant un programme d’entraînement de la mémoire ou un programme non spécifique d’entraînement de la mémoire. La mémoire des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Name-Face Paired Associated Memory Test, le Stylus Maze Test, le 15 Word Test et l’Oxford Recurring Faces Test. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur l’une des quatre mesures de la mémoire (le Name-Face Paired Associated Memory Test) en faveur du programme d’entraînement de la mémoire comparé au programme non spécifique d’entraînement de la mémoire.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un programme d’entraînement de la mémoire n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme non spécifique d’entraînement de la mémoire) pour améliorer la mémoire de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Mémoire auto perçue
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Doornhein & De Haan, 1998) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant un programme d’entraînement de la mémoire sur la mémoire auto perçue de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une réadaptation cognitive utilisant un programme d’entraînement de la mémoire ou un programme non spécifique d’entraînement de la mémoire. La mémoire auto perçue a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le 41-item Memory Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un programme d’entraînement de la mémoire n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme non spécifique d’entraînement de la mémoire) pour améliorer la mémoire auto perçue de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Entraînement à l'attention soutenue

Mémoire
Inefficace
2B

Une étude non-randomisée (Sturm et al., 1991) a examiné l’effet d’un entraînement à l’attention soutenue sur la mémoire de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non-randomisée de type croisé a assigné les patients pour participer à une première phase d’intervention d’une durée de 3 semaines comprenant un entraînement à l’attention soutenue ou aucun entraînement particulier, suivie d’une seconde phase d’intervention de même durée durant laquelle l’assignation au groupe est croisée. La mémoire des patients a été mesurée à 12 semaines de suivi par le Cognitrone (reconnaissance de formes), la sous-échelle Similarité de la Wechsler Adult Intelligence Scale (similarities subscale), l’Intelligenz-Struktur-Test (reconnaissance de similarité) et le Raven Standard Progressive Matrices (habileté d’achèvement d’un modèle). Aucune différence significative n’a été notée entre la phase d’entraînement à l’attention soutenue et celle ne comprenant aucun entraînement particulier.

Note : Dans un but de clarté, les résultats présentés ci-dessus ont été obtenus à partir d’une Revue systématique produite par Lincoln et al., (2000).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non-randomisée de type croisé indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement à l’attention soutenue n’est pas plus efficace qu’aucun entraînement particulier pour améliorer la mémoire de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Raisonnement
Inefficace
2B

Une étude non-randomisée (Sturm et al., 1991) a examiné l’effet d’un entraînement à l’attention soutenue sur le raisonnement de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non-randomisée de type croisé a assigné les patients pour participer à une première phase d’intervention d’une durée de 3 semaines comprenant un entraînement à l’attention soutenue ou aucun entraînement particulier, suivie d’une seconde phase d’intervention de même durée durant laquelle l’assignation au groupe est croisée. Le raisonnement des patients a été mesuré à 12 semaines de suivi par le Leistungsprufsystern. Aucune différence significative n’a été notée entre la phase d’entraînement à l’attention soutenue et celle ne comprenant aucun entraînement particulier.
Note : Dans un but de clarté, les résultats présentés ci-dessus ont été obtenus à partir d’une Revue systématique produite par Lincoln et al., (2000).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non-randomisée de type croisé indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement à l’attention soutenue n’est pas plus efficace qu’aucun entraînement particulier pour améliorer le raisonnement de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Vigilance et attention
Efficace
2B

Une étude non-randomisée (Sturm et al., 1991) a examiné l’effet d’un entraînement à l’attention soutenue sur les déficits de l’attention de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non-randomisée de type croisé a assigné les patients pour participer à une première phase d’intervention d’une durée de 3 semaines comprenant un entraînement à l’attention soutenue ou aucun entraînement particulier, suivie d’une seconde phase d’intervention de même durée durant laquelle l’assignation au groupe est croisée. La vigilance et l’attention soutenue ont été mesurées à 12 semaines de suivi par le Wiener Determinationsgerat, le Wiener Reaktionsgerat, le Wiener Vigilanzgerat et le Test d2. Une amélioration significative a été notée sur l’une des mesures de la vigilance (le Wiener Determinationsgerat) et sur l’une des mesures de l’attention soutenue (le Wiener Vigilanzgerat), en faveur de la phase d’entraînement à l’attention soutenue comparée à celle ne comprenant aucun entraînement particulier.

Note : Dans un but de clarté, les résultats présentés ci-dessus ont été obtenus à partir d’une Revue systématique produite par Lincoln et al., (2000).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non-randomisée de type croisé indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement à l’attention soutenue est plus efficace qu’aucun entraînement particulier pour améliorer quelques mesures de la vigilance et de l’attention soutenue de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique – Entraînement du processus d’attention

Attention
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barker-Collo et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement du processus d’attention sur l’attention de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement du processus d’attention ou le programme de soins habituels. L’attention des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par le score total d’Attention au quotidien et par les sous-échelles évaluant l’Attention auditive et visuelle de l’Integrated Visual Auditory Continuous Performance Test (IVA-CPT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur le score total d’Attention au quotidien et sur la sous-échelle d’Attention auditive ; au moment du suivi, seule la mesure du score total d’Attention au quotidien a conservé sa valeur significative, toujours en faveur de l’entraînement du processus d’attention comparé au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement du processus d’attention est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’attention de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur l’attention visuelle.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barker-Collo et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement du processus d’attention sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement du processus d’attention ou le programme de soins habituels. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 mois au moment d’un suivi par la Modified Rankin Scale (aucune mesure de l’indépendance fonctionnelle n’a été effectuée à 4 semaines – après l’intervention). Au moment du suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement du processus d’attention n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Mémoire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barker-Collo et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement du processus d’attention sur la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement du processus d’attention ou le programme de soins habituels. La mémoire des patients a été mesurée à 6 mois au moment d’un suivi par le Cognitive Failure Questionnaire (aucune mesure de la mémoire n’a été effectuée à 4 semaines – après l’intervention). Au moment du suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement du processus d’attention n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Négligence spatiale unilatérale
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barker-Collo et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement du processus d’attention sur la négligence spatiale unilatérale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement du processus d’attention ou le programme de soins habituels. La négligence spatiale unilatérale des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par le Bells Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement du processus d’attention n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la négligence spatiale unilatérale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barker-Collo et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement du processus d’attention sur la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement du processus d’attention ou le programme de soins habituels. La qualité de vie des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par les scores aux composantes physique et mentale du Short Form 36 (SF-36), et par le General Health Questionnaire (GHQ-28), au moment du suivi seulement. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement du processus d’attention n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Traitement de l'information auditive
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barker-Collo et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement du processus d’attention sur la vitesse du traitement de l’information auditive de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement du processus d’attention ou le programme de soins habituels. La vitesse du traitement de l’information auditive a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par le Paced Auditory Serial Addition Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement du processus d’attention n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la vitesse du traitement de l’information auditive de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Approche cognitive orientée vers le rendement occupationnel quotidien (Cognitive Orientation to daily Occupational Performance – CO-OP)

Rendement à la tâche
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Polatajko et al., 2012) a examiné l’effet de l’approche CO-OP sur le rendement à la tâche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir l’approche CO-OP ou le programme habituel d’ergothérapie. Le rendement à la tâche des patients a été mesuré après l’intervention (après 10 séances) par la Performance Quality Rating Scale (PQRS) et la Mesure Canadienne du Rendement Occupationnel (MCRO – sous-échelles Performance et Satisfaction). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur le PQRS et sur la sous-échelle Performance de la MCRO en faveur de l’approche CO-OP comparée au programme habituel d’ergothérapie.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche CO-OP est plus efficace qu’un programme habituel d’ergothérapie pour améliorer le rendement à la tâche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur la satisfaction des participants sur le rendement à la tâche telle que mesurée par la MCRO.

Phase chronique – Entraînement de l'auto-efficacité de la mémoire

Auto-efficacité de la mémoire
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Aben et al., 2013) a examiné l’effet d’un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire sur l’auto-efficacité de la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire ou un programme d’éducation et de soutien par les pairs sur l’AVC. L’auto-efficacité de la mémoire a été mesurée approximativement à 5 semaines (après l’intervention) par le Metamemory-In-Adulthood Questionnaire. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire comparé au programme d’éducation et de soutien par les pairs.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire est plus efficace qu’un programme d’éducation et de soutien par les pairs pour améliorer l’auto-efficacité de la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Dépression
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Aben et al., 2013) a examiné l’effet d’un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire sur la dépression de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire ou un programme d’éducation et de soutien par les pairs sur l’AVC. La dépression a été mesurée approximativement à 5 semaines (après l’intervention) par la Center of Epidemiological Studies – Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire n’est pas plus efficace qu’un programme d’éducation et de soutien par les pairs pour améliorer la dépression de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Aben et al., 2013) a examiné l’effet d’un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire sur la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire ou un programme d’éducation et de soutien par les pairs sur l’AVC. La qualité de vie des patients a été mesurée approximativement à 5 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Utilité et par l’échelle visuelle analogue du EuroQol EQ5D Questionnaire, de même que par les sous-échelles Qualité de vie psychologique et Qualité de vie sociale du WhoQoL Brief Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire n’est pas plus efficace qu’un programme d’éducation et de soutien par les pairs pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Rappel différé
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Aben et al., 2013) a examiné l’effet d’un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire sur le rappel différé à la mémoire chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire ou un programme d’éducation et de soutien par les pairs sur l’AVC. Le rappel différé à la mémoire a été mesuré approximativement à 5 semaines (après l’intervention) par l’Auditory Verbal Learning Test et la sous-échelle Rappel d’histoire différé du Rivermead Behavioral Memory Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire n’est pas plus efficace qu’un programme d’éducation et de soutien par les pairs pour améliorer le rappel différé à la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Système de téléavertisseur

Mémoire
Efficace
2A

Un essai randomisé de type croisé de qualité acceptable (Fish et al., 2008) a examiné l’effet de l’utilisation d’un téléavertisseur sur la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients à un groupe qui utilisait un téléavertisseur (NeuroPager system) ou à un groupe qui ne recevait aucune intervention particulière, à l’intérieur d’un dispositif de type croisé. La mémoire des patients a été mesurée à l’aide d’un journal de mémoire (notant le pourcentage de tâches réalisées), au temps 2 (7semaines après le début de l’intervention) et au temps 3 (à 14 semaines). Aux deux temps de mesure post-intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du groupe qui utilisait le téléavertisseur. Les gains de mémoire n’ont pas été conservés dans le temps sans l’utilisation du téléavertisseur.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un téléavertisseur est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Réalité virtuelle

Attention
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Faria et al., 2016) a examiné les effets de la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle sur l’attention de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de réadaptation cognitive par réalité virtuelle utilisant le programme de simulation Reh@City ou le programme de réadaptation cognitive habituel. L’attention des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) par le score d’Attention du Addenbrooke Cognitive Examination. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement de réadaptation cognitive par réalité virtuelle comparé au programme de réadaptation habituel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement par réalité virtuelle est plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer l’attention de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Cognition
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Faria et al., 2016) a examiné les effets de la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle sur la cognition de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de réadaptation cognitive par réalité virtuelle utilisant le programme de simulation Reh@City ou le programme de réadaptation cognitive habituel. La cognition des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) par le Mini-Mental State Examination (MMSE) de même que par le score total et les sous-échelles Facilité, Langage et Visuo-spatial du Addenbrooke Cognitive Examination (ACE). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les résultats au MMMSE ainsi que sur le score total et la sous-échelle Facilité du ACE en faveur de l’entraînement de réadaptation cognitive par réalité virtuelle comparé au programme de réadaptation habituel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement par réalité virtuelle est plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la cognition de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Impact de l'AVC
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Faria et al., 2016) a examiné les effets de la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de réadaptation cognitive par réalité virtuelle utilisant le programme de simulation Reh@City ou le programme de réadaptation cognitive habituel. L’impact de l’AVC a été mesuré de 4 à 6 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Mémoire
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Faria et al., 2016) a examiné les effets de la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle sur la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de réadaptation cognitive par réalité virtuelle utilisant le programme de simulation Reh@City ou le programme de réadaptation cognitive habituel. La mémoire des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Mémoire du Addenbrooke Cognitive Examination. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – CO-OP

Auto-efficacité
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (McEwen et al., 2015) a examiné l’effet de l’approche CO-OP sur l’auto-efficacité de de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients à un groupe qui recevait l’intervention CO-OP ou à un groupe qui recevait le programme habituel de réadaptation. La perception de l’auto-efficacité des patients a été mesurée au départ de l’étude, après 10 séances d’intervention et à 3 mois au moment d’un suivi par la Self Efficacy Gauge. La différence entre la mesure au départ de l’étude et celle après l’intervention n’indique aucune ampleur significative de l’effet de traitement; tandis que la différence entre la mesure après l’intervention et celle du suivi révèle une ampleur modérée de l’effet de traitement en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’approche CO-OP est plus efficace qu’un programme habituel de réadaptation pour améliorer l’auto-efficacité de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC.

Impact de l'AVC
Efficace
2A

Deux ECR de qualité acceptable (Wolf et al., 2016 et McEwen et al., 2015) ont examiné l’effet de l’approche CO-OP sur l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Wolf et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase de récupération aiguë et subaiguë d’un AVC à un groupe qui recevait l’intervention CO-OP ou à un groupe qui recevait le programme d’ergothérapie habituel. L’impact de l’AVC a été mesuré après 10 séances d’intervention et à 3 mois au moment d’un suivi par les sous-échelles AVQ, Mobilité, Fonction de la main, Force, Rétablissement, Physique, Mémoire, Émotion et Communication de la Stroke Impact Scale (SIS). Les résultats après l’intervention révèlent une ampleur allant de modérée à large de l’effet de traitement (sur les sous-échelles AVQ, Fonction de la main, Force, Rétablissement, Physique, Mémoire, Émotion et Communication de la SIS) en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation. Au moment du suivi, seulement deux impacts de l’AVC ont conservé une ampleur modérée de l’effet de traitement (sous-échelles Fonction de la main et Communication de la SIS) toujours en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation.

Le second ECR de qualité acceptable (McEwen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients en phase de récupération aiguë et subaiguë d’un AVC à un groupe qui recevait l’intervention CO-OP ou à un groupe qui recevait le programme habituel de réadaptation. L’impact de l’AVC a été mesuré après 10 séances d’intervention et à 3 mois au moment d’un suivi par la sous-échelle Participation de la Stroke Impact Scale. La différence entre la mesure après l’intervention et celle du suivi révèle une ampleur modérée de l’effet de traitement en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que l’approche CO-OP est plus efficace que des interventions témoins (ici, le programme d’ergothérapie habituel et le programme habituel de réadaptation) pour améliorer certains impacts de l’AVC de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC.

Participation
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (McEwen et al., 2015) a examiné l’effet de l’Approche cognitive orientée vers le rendement occupationnel quotidien (Cognitive Orientation to daily Occupational PerformanceCO-OP) sur la participation de patients en phase de récupération aiguë et subaiguë post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients à un groupe qui recevait l’intervention CO-OP ou à un groupe qui recevait le programme habituel de réadaptation. La participation des patients a été mesurée après 10 séances d’intervention et à 3 mois au moment d’un suivi par les sous-échelles Importance de la participation, Contrôle de la participation et Satisfaction face à la participation du Community participation Indicator (CPI). La différence entre les deux temps de mesure indique une ampleur modérée de l’effet de traitement pour la sous-échelle Contrôle de la participation du CPI en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement de l’auto-efficacité de la mémoire n’est pas plus efficace qu’un programme d’éducation et de soutien par les pairs pour améliorer le rappel différé à la mémoire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur la perception individuelle de l’importance de la participation ou sur la satisfaction face à la participation.

Rendement à la tâche
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (McEwen et al., 2015) a examiné l’effet de l’approche CO-OP sur le rendement à la tâche de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients à un groupe qui recevait l’intervention CO-OP ou à un groupe qui recevait le programme habituel de réadaptation. Le rendement sur des activités auto-sélectionnées par les patients a été mesuré après 10 séances d’intervention et à 3 mois au moment d’un suivi par la Performance Quality Rating Scale (tâches entraînées et non entraînées). La différence entre la mesure après l’intervention et celle du suivi révèle une ampleur modérée de l’effet de traitement en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’approche CO-OP est plus efficace qu’un programme habituel de réadaptation pour améliorer le rendement à la tâche de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC.

Rendement occupationnel
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (McEwen et al., 2015) a examiné l’effet de l’approche CO-OP sur le rendement occupationnel de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients à un groupe qui recevait l’intervention CO-OP ou à un groupe qui recevait le programme habituel de réadaptation. Le rendement occupationnel des patients a été mesuré au départ de l’étude, après 10 séances d’intervention et à 3 mois au moment d’un suivi par les sous-échelles Rendement et Satisfaction face à des tâches entraînées et non entraînées de la Mesure Canadienne du Rendement Occupationnel (MCRO). La différence entre les mesures au départ de l’étude et celles après l’intervention n’indique aucun effet d’ampleur significatif ; tandis que le mesure de suivi révèle une petite ampleur de l’effet de traitement (sur la sous-échelle Rendement face à des tâches entraînées et non entraînées de même que sur la sous-échelle Satisfaction face à des tâches non entraînées seulement de la MCRO) en faveur du groupe CO-OP comparé à celui du programme habituel de réadaptation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’approche CO-OP n’est pas plus efficace qu’un programme habituel de réadaptation pour améliorer le rendement occupationnel de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entraînement sur ordinateur

Attention
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Prokopenko et al., 2013) et une étude non randomisée (Sturm et al., 1997) ont examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur sur l’attention de patients en phase de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Prokopenko et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un entraînement neuropsychologique sur ordinateur ou le programme de réadaptation habituel. L’attention des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Shulte’s test. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement sur ordinateur comparé au programme de réadaptation habituel.

L’étude non-randomisée (Sturm et al., 1997) a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un entraînement de l’attention sur ordinateur. Les patients ont reçu un entraînement qui visait spécifiquement deux aspects de l’attention parmi les quatre ; la circonspection, la vigilance, l’attention sélective ou l’attention divisée (selon les deux aspects les plus altérés pour chacun des participants). L’attention des patients a été mesurée au départ de l’étude et à deux reprises après l’intervention (après chacune des deux tranches de 14 semaines d’intervention) à l’aide d’une batterie de tests informatisés sur l’attention (circonspection : temps de réponse avec ou sans signal d’avertissement ; vigilance : taux de réussite, réponse avec signal d’avertissement ; attention sélective : taux d’erreur, temps de réponse avec signal d’avertissement ; attention divisée : taux d’erreur, temps de réponse avec signal d’avertissement). Une amélioration significative a été notée sur certaines mesures de l’attention (circonspection : temps de réponse sans signal d’avertissement ; vigilance: taux de réussite ; attention sélective : temps de réponse avec signal d’avertissement, attention divisée : taux d’erreur) ; les résultats ont démontré un effet spécifique de l’entraînement pour chacun des aspects de l’attention (par exemple, une amélioration de la circonspection n’a été atteinte qu’après l’intervention d’entraînement spécifique à la circonspection).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur est plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer l’attention de patients en phase de récupération post-AVC. De plus, une étude non-randomisée a indiqué une amélioration des habiletés de l’attention suivant un entraînement de l’attention sur ordinateur.

Cognition
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Prokopenko et al., 2013) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur sur la cognition de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un entraînement neuropsychologique sur ordinateur ou le programme de réadaptation habituel. La cognition des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Mini-Mental State Examination et la Montreal Scale of Cognitive Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la cognition de patients en phase de récupération post-AVC.

Habiletés visuospatiales
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Prokopenko et al., 2013) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur sur les habiletés visuospatiales de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un entraînement neuropsychologique sur ordinateur ou le programme de réadaptation habituel. Les habiletés visuospatiales des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le Clock Drawing Test. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement sur ordinateur comparé au programme de réadaptation habituel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur est plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer les habiletés visuospatiales de patients en phase de récupération post-AVC.

Humeur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Prokopenko et al., 2013) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur sur la dépression et l’anxiété de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un entraînement neuropsychologique sur ordinateur ou le programme de réadaptation habituel. L’humeur des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par l’Hospital Anxiety and Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant un entraînement sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer l’humeur de patients en phase de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entraînement global de l’attention

Mémoire visuospatiale
Efficace
2B

Un ECR de qualité acceptable (Chen et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement global de l’attention sur la mémoire visuospatiale de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement global de l’attention (stratégies de codage locales) ou un entraînement répétitif par cœur (sans stratégie de codage) pour apprendre des figures complexes provenant du Rey-Osterrieth Complex Figure (ROCF) en une seule séance d’entraînement. La mémoire visuospatiale des patients a été mesurée à l’aide des sous-échelles Rappel immédiat, Rappel avec délai et Organisation configurée du codage du ROCF : rappel immédiat et organisation configurée du codage (immédiatement après l’intervention) ; rappel avec délai et organisation configurée du codage (30 minutes après l’intervention) ; rappel immédiat, rappel avec délai et organisation configurée du codage (à 1 jour, 2 semaines et 4 semaines après l’intervention). Des différences significatives entre les groupes ont été notées : immédiatement après l’intervention (rappel immédiat) ; 30 minutes après l’intervention (rappel avec délai) ; et à 1 jour après l’intervention (rappel immédiat et organisation configurée du codage), toutes en faveur de l’entraînement global de l’attention comparé à l’entraînement répétitif par cœur. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée aux temps de mesure de 2 et de 4 semaines après l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement global de l’attention est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un entraînement répétitif par cœur) pour améliorer la mémoire visuospatiale de patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Gestion de la pression du temps

Fatigue
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winkens et al., 2009) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps sur la fatigue de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme de gestion de la pression du temps ou le programme de réadaptation habituel. La fatigue des patients a été mesurée après l’intervention (10 heures d’intervention) et au moment d’un suivi (3 mois) par la Fatigue Severity Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la fatigue de patients en phase de récupération post-AVC.

Humeur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winkens et al., 2009) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps sur la dépression de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme de gestion de la pression du temps ou le programme de réadaptation habituel. La dépression des patients a été mesurée après l’intervention (10 heures d’intervention) et au moment d’un suivi (3 mois) par la Center for Epidemiologic Studies Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer l’humeur de patients en phase de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winkens et al., 2009) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme de gestion de la pression du temps ou le programme de réadaptation habituel. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée après l’intervention (10 heures d’intervention) et au moment d’un suivi (3 mois) par l’Indice d Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase de récupération post-AVC.

Mémoire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winkens et al., 2009) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps sur la mémoire de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme de gestion de la pression du temps ou le programme de réadaptation habituel. La mémoire des patients a été mesurée après l’intervention (10 heures d’intervention) et au moment d’un suivi (3 mois) par l’Auditory Verbal Learning Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la mémoire de patients en phase de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winkens et al., 2009) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps sur la qualité de vie de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme de gestion de la pression du temps ou le programme de réadaptation habituel. La qualité de vie des patients a été mesurée après l’intervention (10 heures d’intervention) et au moment d’un suivi (3 mois) par le EuroQol-5D. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la qualité de vie de patients en phase de récupération post-AVC.

Traitement de l’information
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winkens et al., 2009) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps sur le traitement de l’information de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme de gestion de la pression du temps ou le programme de réadaptation habituel. Le traitement de l’information des patients a été mesuré après l’intervention (10 heures d’intervention) et au moment d’un suivi (3 mois) en utilisant l’Information Intake Task (IIT – nombre de stratégies utilisées, score de reproduction), le Mental Slowness Observation Test (MSOT – nombre de stratégies utilisées, nombre d’éléments corrects, temps), le Mental Slowness Questionnaire, le Symbol Digit Modalities Test et le Paced Auditory Serial Addition Task. Une différence significative entre les groupes a été notée sur seulement l’une des mesures après l’intervention (IIT – nombre de stratégies utilisées) et sur l’une des mesures du suivi (MSOT – temps), toutes deux en faveur du programme de gestion de la pression du temps comparé au programme de réadaptation habituel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant l’approche de gestion de la pression du temps n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer le traitement de l’information de patients en phase de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Réalité virtuelle

Attention
Efficace
2B

Un ECR de faible qualité (Gamito et al., 2015) a examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle sur l’attention de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération n’est pas spécifiée) pour recevoir un programme d’entraînement par réalité virtuelle ou aucune intervention particulière (groupe témoin). L’attention soutenue des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines après l’intervention par le Toulouse-Pieron Test (travail d’efficacité). Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du programme d’entraînement par réalité virtuelle comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant ECR de faible qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’attention de patients en phase de récupération post-AVC.

Mémoire
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Rose et al., 1999) et un ECR de faible qualité (Gamito et al., 2015) ont examiné l’effet de la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle sur la mémoire de patients en phase de récupération post-AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Rose et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération n’est pas spécifiée) pour recevoir un programme d’entraînement par réalité virtuelle ou un programme d’entraînement passif par réalité virtuelle (groupe témoin). La mémoire des patients a été mesurée après une séance d’entraînement à l’aide de tests de reconnaissance spatiale d’objets. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’un des tests d’évaluation de la mémoire en faveur du programme d’entraînement actif par réalité virtuelle comparé au groupe témoin.

L’ECR de faible qualité (Gamito et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération n’est pas spécifiée) pour recevoir un programme d’entraînement par réalité virtuelle ou aucune intervention particulière (groupe témoin). La mémoire des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines après l’intervention par la Wechsler Memory Scale et la sous-échelle Rappel immédiat du Rey-Osterieth Complex Figure. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la Wechsler Memory Scale en faveur du programme d’entraînement par réalité virtuelle comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de qualité acceptable et d’un ECR de faible qualité indiquant que la réadaptation cognitive utilisant la réalité virtuelle est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme d’entraînement passif par réalité virtuelle) ou aucune intervention particulière pour améliorer la mémoire de patients en phase de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entraînement de l’attention visuelle

Attention
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Mazer et al., 2003) a examiné l’effet de l’entraînement de l’attention visuelle sur l’attention de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme d’entraînement de l’attention visuelle (le Useful Field of View) ou un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur. L’attention des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par le Test of Everyday Attention. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement de l’attention visuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur) pour améliorer l’attention de patients en phase de récupération post-AVC.

Attention visuelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Mazer et al., 2003) a examiné l’effet de l’entraînement de l’attention visuelle sur les habiletés de conduite automobile de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme d’entraînement de l’attention visuelle (le Useful Field of View) ou un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur. Les habiletés de conduite automobile des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention) à l’aide d’une évaluation de la conduite sur route. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement de l’attention visuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur) pour améliorer les habiletés de conduite automobile de patients en phase de récupération post-AVC.

Conduite automobile
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Mazer et al., 2003) a examiné l’effet de l’entraînement de l’attention visuelle sur les habiletés de conduite automobile de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme d’entraînement de l’attention visuelle (le Useful Field of View) ou un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur. Les habiletés de conduite automobile des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention) à l’aide d’une évaluation de la conduite sur route. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement de l’attention visuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur) pour améliorer les habiletés de conduite automobile de patients en phase de récupération post-AVC.

Négligence spatiale unilatérale
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Mazer et al., 2003) a examiné l’effet de l’entraînement de l’attention visuelle sur la négligence spatiale unilatérale de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme d’entraînement de l’attention visuelle (le Useful Field of View) ou un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur. La négligence spatiale unilatérale des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par le Single and Double Letter Cancellation Test et le Bells Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement de l’attention visuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur) pour améliorer la négligence spatiale unilatérale de patients en phase de récupération post-AVC.

Perception visuelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Mazer et al., 2003) a examiné l’effet de l’entraînement de l’attention visuelle sur la perception visuelle de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC pour recevoir un programme d’entraînement de l’attention visuelle (le Useful Field of View) ou un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur. La perception visuelle des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par le Motor-Free Visual Perception Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement de l’attention visuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme habituel d’entraînement de la visuoperception sur ordinateur) pour améliorer la perception visuelle de patients en phase de récupération post-AVC.

Références

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Études exclues

Cantagallo, A., Maini, M., & Rumiati, R.I. (2012). The cognitive rehabilitation of limb apraxia in patients with strokeNeuropsychological Rehabilitation, 22 (3), 473-88.

Motif d’exclusion : Revue.

Gray JM, Robertson I, Pentland B, Anderson S. (1992). Microcomputer-based attentional retraining after brain damage: A randomised group controlled trial. Neuropsychological Rehabilitation2, 97-115.

Motif d’exclusion : L’échantillon comprend d’autres étiologies que l’AVC.

Hildebrandt, H., Bussmann-Mork, B., & Schwendemann, G. (2006). Group therapy for memory impaired patients: a partial remediation is possible. Journal of Neurology, 253(4), 512-519.

Motif d’exclusion : L’échantillon comprend d’autres étiologies que l’AVC.

Kaschel R., Della Sala S., Cantagallo A., Fahlbock A., Laaksonen R. & Kazen M. (2002). Imagery mnemonics for the rehabilitation of memory: a randomised group controlled trial. Neuropsychological Rehabilitation, 12(2), 127-53.

Motif d’exclusion : Les participants ayant subi un AVC représentent moins de 50 % de l’échantillon global.

Miller, L. A., & Radford, K. (2014). Testing the effectiveness of group-based memory rehabilitation in chronic stroke patients. Neuropsychological Rehabilitation, 24(5), 721-737.

Motif d’exclusion: Pas un ECR ; mesures de résultat disponibles dans d’autres ECR.

Mount, J., Pierce, S. R., Parker, J., DiEgidio, R., Woessner, R., & Spiegel, L. (2007). Trial and error versus errorless learning of functional skills in patients with acute strokeNeuroRehabilitation, 22(2), 123-132.

Motif d’exclusion : Entraînement des fonctions exécutives, se référer au module d’interventions sur les Fonctions exécutives.

Ostwald, S. K., Godwin, K. M., Cron, S. G., Kelley, C. P., Hersch, G., & Davis, S. (2014). Home-based psychoeducational and mailed information programs for stroke-caregiving dyads post-discharge: a randomized trial. Disability and Rehabilitation, 36(1), 55-62.

Motif d’exclusion : N’est pas de la réadaptation cognitive.

Van de Ven, R., Schmand, B., Groet, E., Veltman, D.J., & Murrem J.M.J. (2015). The effect of computer-based cognitive flexibility training on recovery of executive function after stroke: rationale, design and methods of the TAPASS study. BMC Neurology, 15, 144.

Motif d’exclusion : Proposition de protocole d’étude sans résultats documentés.

Rand, D., Eng, J.J., Liu-Ambrose, T., & Tawashy, A.E. (2010). Feasibility of a 6-month exercise and recreation program to improve executive functioning and memory of individuals with chronic strokeNeurorehabilitation and Neural Repair24(8), 722-9.

Motif d’exclusion: Pas un ECR ; mesures de résultat disponibles dans d’autres ECR.

Westerberg, H., Jacobaeus, H., Hirvikoski, T., Clevberger, P., Östensson, M. L., Bartfai, A., & Klingberg, T. (2007). Computerized working memory training after stroke–a pilot study. Brain Injury21(1), 21-29.

Motif d’exclusion : Entraînement des fonctions exécutives, se référer au module d’interventions sur les Fonctions exécutives.

Zagavec, B. S., Lesnik, V.M., & Goljar, N. (2015). Training of selective attention in work-active stroke patients. International Journal of Rehabilitation Research38, 370-2.

Motif d’exclusion: Pas un ECR ; mesures de résultat disponibles dans d’autres ECR.

Zedlitz, A.M.E.E., Rietveld, T.C.M., Geurts, A.C., & Fasotti, L. (2012). Cognitive and graded activity training can alleviate persistent fatigue after strokeStroke43, 1046-51.

Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une réhabilitation cognitive.

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