Adelaide Driving Self-Efficacy Scale (ADSES)

Évidence révisées en date du 30-03-2017
Auteur(s)* : Alexandra Matteau
Éditeur(s) : Annabel Wildschut
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

L’Adelaide Driving Self-Efficacy Scale (ADSES) est une évaluation de son sentiment d’efficacité personnelle pour la conduite automobile. Cette échelle a été développée pour évaluer sa confiance en sa conduite automobile pour 12 tâches typiques de conduite.

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de la mesure

L’Adelaide Driving Self-Efficacy Scale (ADSES) est une évaluation de son sentiment d’efficacité personnelle pour la conduite automobile. Cette échelle a été développée pour évaluer sa confiance en sa conduite automobile pour 12 tâches typiques de conduite, telles que se stationner en parallèle, conduire la nuit et conduire dans des endroits peu familiers.

Versions disponibles

L’ADSES a été développé par Dr. Stacey George, Michael Clark et Maria Crotty au Flinders University Department of Rehabilitation Aged and Extended Care en Australie-Méridionale et a été publié en 2007.

Caractéristiques de la mesure

Items :

L’ADSES est composé de 12 items qui mesurent les niveaux de confiance du client à l’égard de comportements typiques de conduite automobile :

  1. Conduire dans un secteur familier
  2. Conduire lorsqu’il y a beaucoup de circulation
  3. Conduire dans des endroits peu familiers
  4. Conduire la nuit
  5. Conduire avec des passagers dans la voiture
  6. Réagir aux panneaux de signalisation/feux de circulation
  7. Conduire dans un rond-point
  8. Tenter de s’engager dans la circulation
  9. Tourner à droite lorsqu’il y a des véhicules qui approchent en sens inverse*
  10. Planifier un déplacement vers une nouvelle destination
  11. Conduire dans une zone de haute vitesse
  12. Se stationner en parallèle

* Cette formulation est utilisée puisque l’outil a été développé en Australie, où la conduite se fait à gauche. Au Canada, puisque la conduite se fait à droite, la formulation utilisée devrait être : « Tourner à gauche lorsqu’il y a des véhicules qui approchent en sens inverse. »

Cotation :

L’ADSES est coté par le client selon une échelle de Likert de 0 (aucune confiance) à 10 (parfaitement confiant). Le score pour chaque item peut ensuite être additionné pour un score maximal possible de 120, indiquant le plus haut niveau de confiance.

Durée :

N’a pas été documentée.

Sous-échelles :

Aucune.

Équipements :

Un crayon et le test sont requis pour compléter l’ADSES.

Formation :

Aucune formation n’est requise, puisque l’ADSES a été conçue pour être auto administrée.

Versions alternatives de l’ADSES

ADSES-P : Une version à compléter par un proche aidant a été développée. La seule modification apportée à l’original ADSES est dans la formulation de la question initiale : « À quel point êtes-vous confiant que le membre de votre famille peut accomplir les tâches de conduites suivantes en toute sécurité ? » au lieu de « À quel point vous sentez-vous confiant d’effectuer les activités suivantes ? » (Stapleton, Connolly, & O’Neill, 2012).

Une étude de Stapleton et al. (2012) a révélé une corrélation significative entre l’ADSES et l’ADSES-P auprès de patients ayant subi un AVC, à l’évaluation initiale (moyenne de 2 mois post-AVC) et au suivi de 6 mois chez les patients qui ont réussi les évaluations de conduite automobile sur route. Ces résultats préliminaires appuient l’utilisation de l’évaluation complétée par un proche aidant pour identifier les patients qui ne sont pas prêts pour une évaluation formelle de la conduite, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour valider l’utilisation d’une version de l’ADSES complétée par un proche aidant.

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisée avec :

  • Les patients ayant subi un AVC.

Ne devrait pas être utilisée avec :

  • N’a pas été documenté.

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

Anglais.

Sommaire

Que mesure l’outil ? Le sentiment d’efficacité personnelle par rapport à la conduite automobile.
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé ? Les patients ayant subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation.
Temps d’administration N’a pas été documenté.
Versions ADSES, ADSES–P.
Autres langues Aucune.
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a relevé une excellente cohérence interne.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest de l’ADSES.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge de l’ADSES.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges de l’ADSES.

Validité Contenu :
Un article a présenté la validité de contenu de l’ADSES et a indiqué que les items ont été établis en fonction d’une revue de littérature, d’expérience clinique et d’une révision par un groupe d’experts.

Critère :
Prédictive :
Deux études ont examiné la validité prédictive de l’ADSES et ont relevé qu’elle était prédictive du résultat à l’évaluation de la conduite automobile sur route, telle que mesurée par une évaluation sur route standardisée, le Jewish Rehabilitation Hospital Road Evaluation Form (JRHREF) et la version belge du Test Ride for Investigating Practical Fitness to Drive (TRIP).

Construit :
Convergente/Discriminante :
– Une étude a relevé une relation significative entre l’ADSES et trois aspects du Driving Habits Questionnaire (DHQ), soit le secteur de conduite, le nombre de kilomètres parcourus par semaine et les restrictions personnelles de conduite.
– Une étude a relevé une excellente corrélation entre l’ADSES et l’ADSES-P à l’évaluation initiale et au suivi de 6 mois.

Groupes connus :
Deux études ont examiné la validité des groupes connus de l’ADSES : une étude a relevé une différenciation entre les individus en santé et ceux ayant subi un AVC ; la deuxième étude n’a relevé aucune différence significative entre les conducteurs qui ont subi un AVC et ceux qui n’ont pas subi d’AVC.

Effets plancher/plafond Une étude a relevé un effet plafond pour tous les items de l’ADSES et de l’ADSES-P.
Sensitivité / Spécificité N’a pas été documenté.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? N’a pas été documenté.
Acceptabilité L’ADSES a été conçue pour être auto administrée et une version complétée par un proche aidant a été développée.
Faisabilité L’ADSES est une échelle auto administrée et ne requiert pas de formation pour être administrée.
Comment obtenir l’outil ? L’ADSES est disponible en annexe de l’article suivant:
George S, Clark M, Crotty M (2007). Development of the Adelaide driving self-efficacy scale. Clin Rehabil. Jan;21(1):56-61.

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recension de la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques de l’Adelaide Driving Self-Efficacy Scale. Seulement deux études ont été identifiées (Stapleton, Connolly & O’Neill, 2012; George, Clark & Crotty, 2007). Des recherches supplémentaires sur les propriétés psychométriques de l’échelle sont nécessaires étant donné que la plupart des informations actuellement disponibles proviennent des auteurs de l’échelle.

Effets plancher/plafond

Stapleton, Connolly et O’Neill (2012) ont recruté 46 patients ayant subi un AVC (moyenne de 2 mois post-AVC) pour examiner l’utilisation de l’ASDES et de la version de l’ADSES complétée par un proche aidant (ADSES-P) pour évaluer la conduite après un AVC. Les auteurs ont noté un effet plafond pour tous les items individuels de l’ADSES et de l’ADSES-P. Les auteurs ont expliqué cet effet par le fait que la plupart des participants étaient au stade initial de leur AVC et, ainsi, il est possible qu’ils ne soient pas conscients de l’impact de leur AVC sur leurs capacités à conduire un véhicule.

Fidélité

Cohérence interne :
George, Clark et Crotty (2007) ont examiné la cohérence interne de l’ADSES auprès d’un échantillon de 81 patients ayant subi un AVC et de 79 individus n’ayant pas subi d’AVC, en utilisant un coefficient alpha de Cronbach. La cohérence interne de l’échelle était excellente (α = 0,98) et est demeurée inchangée pour tous les items.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la validité inter-juges de l’ADSES.

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge de l’ADSES.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest de l’ADSES.

Validité

Validité de contenu :

George, Clark et Crotty (2007) ont effectué une revue de littérature à propos du sentiment d’efficacité personnelle et des conducteurs âgés et ont, par la suite, combiné cette information avec leur propre expérience clinique pour générer une liste de comportements de conduite qui peuvent être influencés par une condition médicale, telle qu’un AVC. La validité de contenu a été évaluée par un groupe d’experts composé (i) d’instructeurs en mobilité du Guide Dogs Association of South Australia and Northern Territory Inc.; (ii) d’ergothérapeutes formés pour la conduite automobile; et (iii) du comité directeur du projet, ce qui a mené à une liste finale de 12 items.

Validité de critère :

Validité concourante :
Aucune étude n’a examiné la validité concourante de l’ADSES.

Validité prédictive :
Stapleton et al. (2012) ont recruté 46 patients ayant subi un AVC (moyenne de 2 mois post-AVC) pour comparer les scores à l’ADSES et à l’ADSES-P avec des évaluations de conduite automobile sur route, en utilisant le rho de Spearman. Les évaluations de conduite automobile sur route ont été menées auprès de 35 participants en utilisant le Jewish Rehabilitation Hospital Road Evaluation Form (JRHREF) et la version belge du Test Ride for Investigating Practical Fitness to Drive (TRIP). Les résultats ont démontré des corrélations adéquates entre l’ADSES et les évaluations de la conduite automobile sur route (JRHREF, r=0,497; TRIP, r=0,433) et des corrélations allant d’adéquates à excellentes entre l’ADSES-P et les évaluations de la conduite automobile sur route (JRHREF, r=0,614; TRIP, r=0,507).

George, Clark et Crotty (2007) ont examiné la validité de critère de l’ADSES en comparant les scores à l’ADSES avec une évaluation sur route standardisée auprès d’un échantillon de 45 participants comprenant des conducteurs âgés, des personnes ayant subi un AVC (n = 34), des personnes ayant subi des lésions cérébrales traumatiques ou ayant d’autres conditions. Des tests-t à échantillons indépendants ont été utilisés pour examiner la relation entre les scores sur l’ADSES et les résultats de réussite ou échec à l’examen de conduite automobile sur route. Les résultats ont démontré une relation significative entre les scores totaux à l’ADSES et la performance à l’évaluation sur route pour l’ensemble de la cohorte et le sous-groupe ayant subi un AVC (p ˂ 0,01; p ˂ 0,05 respectivement), alors que ceux qui ont échoué à l’évaluation de la conduite automobile sur route ont obtenu un faible score total à l’ADSES. Ces résultats démontrent que le sentiment d’auto-efficacité au niveau de la conduite automobile, comme mesuré par l’ADSES, était prédictif du résultat à l’évaluation de la conduite automobile sur route.

Validité de construit :

Validité convergente/discriminante :
McNamara, Walker, Ratcliffe et George (2015) ont examiné la validité convergente de l’ADSES et du Driving Habits Questionnaire (DHQ) auprès d’un échantillon de 40 patients ayant subi un AVC qui ont recommencé à conduire dans les 3 années précédentes, en utilisant un coefficient de corrélation de Pearson. Une relation significative a été relevée entre l’ADSES et trois aspects du DHQ : (i) le secteur de conduite (r = 0,35) ; (ii) le nombre de kilomètres parcourus par semaine (r = 0,43) ; et (iii) les restrictions personnelles de conduite (r = 0,63).

Stapleton, Connolly et O’Neill (2012) ont examiné la validité convergente de l’ADSES et de l’ADSES-P auprès d’un échantillon de 46 patients ayant subi un AVC (moyenne de 2 mois post-AVC), en utilisant un rho de Spearman. Les résultats ont démontré une excellente corrélation à l’évaluation initiale (r = 0,707) et au suivi de 6 mois (r = 0,927). Alors qu’il n’y avait pas de différence significative dans les scores à l’ADSES de l’évaluation initiale au suivi de 6 mois, une différence significative a été relevée dans les scores à l’ADSES-P entre les deux points dans le temps (p = 0,028).

Validité des groupes connus :
McNamara, Ratcliffe et George (2014) ont examiné la validité des groupes connus de l’ADSES auprès d’un échantillon de 40 patients ayant subi un AVC qui ont recommencé à conduire, et de 114 conducteurs âgés qui n’ont pas subi d’AVC, en utilisant un test U de Mann-Whitney. Aucune différence significative n’a été notée dans les scores à l’ADSES entre les conducteurs qui ont eu un AVC et ceux qui n’ont pas subi d’AVC (t (153) = 0,3 ; P = 0,58).

George, Clark et Crotty (2007) ont examiné la validité des groupes connus de l’ADSES en comparant les scores sur l’ADSES de participants qui ont subi un AVC (n = 81) avec un échantillon normatif d’individus qui n’ont pas subi d’AVC (n = 79), en utilisant un test t à échantillons indépendants. Une différence significative a été relevée dans les scores à l’ADSES entre les groupes (p ˂ 0,05).

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement de l’ADSES.

Références

  • George, S., Clark, M., & Crotty, M. (2007). Development of the Adelaide driving self-efficacy scale. Clinical Rehabilitation, 21(1), 56-61.
  • McNamara, A., Ratcliffe, J., & George, S. (2014). Evaluation of driving confidence in post‐stroke older drivers in South Australia.Australasian Journal on Ageing, 33(3), 205-207.
  • McNamara, A., Walker, R., Ratcliffe, J., & George, S. (2015). Perceived confidence relates to driving habits post-stroke.Disability and Rehabilitation, 37(14), 1228-1233.
  • Stapleton, T., Connolly, D., & O’Neill, D. (2012). Exploring the relationship between self‐awareness of driving efficacy and that of a proxy when determining fitness to drive after stroke. Australian Occupational Therapy Journal, 59(1), 63-70.

Voir la mesure

Comment obtenir l’Adelaide Driving Self-Efficacy Scale ?

L’ADSES est disponible en annexe de l’article suivant:

George S, Clark M, Crotty M (2007). Development of the Adelaide driving self-efficacy scale. Clin Rehabil. Jan;21(1):56-61.

Table des matières

Motor-Free Visual Perception Test (MVPT)

Évidence révisées en date du 19-08-2008
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Sara Maude Girard, erg
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier

But

Le Motor-Free Visual Perception Test (MVPT) est un outil d’évaluation de la perception visuelle standardisé et largement utilisé. Contrairement aux autres mesures typiques de perception visuelle, cette mesure est destinée à évaluer la perception visuelle indépendamment des habiletés motrices. Initialement, il a été développé pour être utilisé avec les enfants (Colarusso & Hammill, 1972), toutefois, il a été utilisé largement avec les adultes. La plus récente version de la mesure, le MVPT-3, peut être administré avec des enfants (>3 ans), des adolescents et des adultes (<95 ans) (Colarusso & Hammill, 2003).

Revue détaillée

But de l’outil

Le Motor-Free Visual Perception Test (MVPT) est un outil d’évaluation de la perception visuelle standardisé et largement utilisé. Contrairement aux autres mesures typiques de perception visuelle, cette mesure est destinée à évaluer la perception visuelle indépendamment des habiletés motrices. Initialement, il a été développé pour être utilisé avec les enfants (Colarusso & Hammill, 1972), toutefois, il a été utilisé largement avec les adultes. La plus récente version de la mesure, le MVPT-3, peut être administré avec des enfants (>3 ans), des adolescents et des adultes (<95 ans) (Colarusso & Hammill, 2003).

Le MVPT peut être utilisé pour déterminer les différences de perception visuelle à travers plusieurs groupes de diagnostics différents, et est souvent utilisé par les ergothérapeutes pour dépister ceux ayant subi un AVC ou un traumatisme crânien.

Versions disponibles

MVPT-original

Le MVPT original a été publié par Colarusso et Hammill en 1972.

MVPT – version révisé (MVPT-R)

TLe MVPT-R a été publié par Colarusso et Hammill en 1996. Dans cette version, 4 nouveaux items ont été ajoutés à la version originale du MVPT (40 items au total). Des normes par tranche d’âge (US) ont aussi été ajoutées au MVPT original, pour inclure des enfants âgés jusqu’à 12 ans. Aucune donné chez l’adulte n’avait été collectée lorsque l’échelle a été développée, toutefois, le MVPT-R a été utilisé avec des populations d’enfants et d’adultes (Brown, Rodger, & Davis, 2003). Alors que le MVPT-R a montré une corrélation excellente avec le MVPT original (r=0,85, Colarusso and Hammill, 1996), Brown et al. (2003) avertissent qu’aucune autre donnée sur la fiabilité et la validité n’a été signalée pour cette version.

MVPT – 3ième édition (MVPT-3)

Le MVPT-3 a été publié par Colarusso et Hammill en 2003. Le MVPT-3 était une révision majeure du MVPT-R, et comprend des items supplémentaires de test pour permettre l’évaluation de perception visuelle chez les adultes et adolescents. Le MVPT-3 est destiné aux personnes âgées de 4 à 95 ans et prend environ 25 minutes à administrer. (http://www4.parinc.com/Products/Product.aspx?ProductId=MVPT-3)

Caractéristiques de l’outil

Items :

Les items pour le MVPT original, le MVPT-R et le MVPT-3 sont constitués d’éléments représentant 5 domaines visuels :

Source: Colarusso & Hammill, 1996

Discrimination visuelle La capacité à discriminer les traits dominants de différents objets ; par exemple, la capacité à discriminer la position, le contour, la forme, la couleur et des positions semblables à des lettres.
Perception figure-fond La capacité à distinguer un objet de l’arrière-plan.
Mémoire visuelle La capacité de se rappeler les traits dominants d’un item stimulus ou de se souvenir de la séquence de plusieurs items.
Fermeture visuelle La capacité d’identifier des figures incomplètes lorsque seulement des fragments sont présentés.
Perception spatiale La capacité à orienter un corps dans l’espace et à percevoir les positions des objets en relation avec les uns et les autres.

Note : Ces cinq domaines ne représentent pas différents sous-tests ou sous-échelle et ne peuvent ainsi pas être utilisés pour obtenir des résultats individuels.

MVPT-original

Comprend 36 items.

MVPT-R

Comprend 40 items. Puisque le MVPT-R inclus les enfants âgés jusqu’à 12 ans, 4 items ont été ajoutés à ceux du MVPT original pour accommoder l’augmentation de tranche d’âge couvert par les normes du MVPT-R.

MVPT-3

Comprend 65 items. Avant d’administrer le MVPT-3, l’examinateur doit demander au patient sa date de naissance et calculer son âge. Ceci déterminera où, dans le test, son évaluation devrait débuter. Les enfants âgés de 4 à 10 ans commencent avec le premier exemple et complètent les items 1 à 40. Les individus âgés entre 11 et 95 ans commencent avec le troisième exemple et complètent les items 14 à 65. Tous les items qui entrent dans le groupe d’âge d’un individu doivent être administrés.

Chaque item consiste en un stimulus dessiné en noir et blanc, accompagné de quatre options de réponse à choix multiples (A, B, C, D) parmi lesquels un choix correspond à l’exemple. Pour la plupart des items, le stimulus et les choix de réponses apparaissent sur la même page. Le dessin stimulus apparaît en haut de page, au-dessus d’une rangée de quatre options de choix multiples (voir l’image ci-dessous).

Voici, ci-dessous, quatre exemples d’items de l’évaluation et leurs options de choix multiples correspondantes :




Les items évaluant la mémoire visuelle ont le stimulus et les options de choix multiples présentés sur des pages séparées. Pour ces items, la page du stimulus est présentée pour 5 secondes, enlevé, puis la page des options est présentée. Les items avec des instructions similaires sont regroupés ensembles de sorte à augmenter le niveau de difficulté. Le patient pointe ou dit la lettre correspondant à la réponse choisie (Su et al. 2000). L’examinateur note chaque réponse sur la feuille réponse.

Pour s’assurer que le patient comprend les instructions de la tâche, un exemple est présenté à chaque nouvelle tâche. Les examinateurs doivent s’assurer que le patient comprend les directives avant de passer au domaine suivant

Sous-échelle:

Aucune.

Équipement:

MVPT-Original et MVPT-R

Le matériel pour le test inclus le manuel qui décrit les procédures d’administration et de cotation, le cahier de planchettes d’évaluation, la feuille de pointage, un chronomètre et un crayon (Brown et al., 2003).

MVPT-3

Le matériel pour le test inclus le manuel qui décrit les procédures d’administration et de cotation, une feuille de cotation pour noter les réponses du patient et un cahier de planchettes d’évaluation à reliure spiralée.

Formation:

Plusieurs professionnels de la santé, incluant les ergothérapeutes, les professeurs, les psychologues scolaires et les optométristes peuvent administrer toutes les versions du MVPT. Seuls les individus familiers avec, à la fois, les propriétés psychométriques et les limitations de cotation devraient mener des interprétations (Colarusso & Hammill, 2003).

Durée:

MVPT-Original et MVPT-R

Le test prend de 10 à 15 minutes à administrer, et 5 minutes à coter (Brown et al., 2003).

MVPT-3

Selon le manuel, le MVPT-3 prend environ 20 à 30 minutes à administrer et approximativement 10 minutes à coter.

Cotation:

MVPT-Original et MVPT-R

Un point est accordé pour chaque bonne réponse. Les scores bruts sont ensuite convertis selon l’âge et les équivalents perceptuels pour permettre une comparaison de la performance des patients à celle d’un groupe normatif du même âge.

MVPT-3

Un score brut unique est formé, représentant la capacité de perception visuelle globale du patient. Le score brut est calculé en soustrayant le nombre d’erreur fait au nombre du dernier item tenté. Les résultats totaux varient de 55 à 145. Les résultats élevés reflètent de moindres déficits de la fonction générale de perception visuelle. Le score brut peut être convertis en score standard, en équivalent d’âge et en rang percentile, utilisant les tables normatives fournies dans le manuel, qui permettront la comparaison de la performance d’un patient à celle d’un groupe normatif du même âge.

Version alternative du MVPT

MVPT – Version Verticale (MVPT-V) (Mercier, Hebert, Colarusso, & Hammill, 1996).

Les ensembles de réponse sont disposés à la verticale plutôt qu’à l’horizontal tel qu’on le retrouve dans les autres versions du MVPT. Cette disposition permet une évaluation juste des capacités de perception visuelle chez les adultes qui ont une héminégligence visuelle, fréquemment retrouvé chez les patients ayant subi un AVC ou un traumatisme crânien. Ces patients sont incapables de suivre une portion du champ visuel et peuvent ainsi manquer n’importe quels choix présentés dans cette partie de champ visuel lorsqu’ils sont disposés horizontalement. Le MVPT-V comprend 36 items. Mercier, Hebert et Gauthier (1995) ont rapporté une fiabilité test-retest excellente pour le MVPT-V (ICC = 0,92).

Note: Le MVPT-V supprime l’héminégligence visuelle comme variable dans la performance et ne devrait ainsi pas être utilisé pour l’évaluation des capacités de conduite automobile (Mazer, Korner-Bitensky, & Sofer, 1998).

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisé avec:

  • Les patients ayant subi un AVC.

Le MVPT peut être utilisé chez les patients ayant une aphasie d’expression seulement s’ils sont en mesure de comprendre les instructions et les diverses exigences des sous-échelles.

Ne devrait pas être utilisé avec

  • Les enfants âgés de moins de 4 ans.
  • Le MVPT calcule un score global et fourni ainsi moins d’information concernant des déficits visuels spécifiques qu’une échelle qui fourni des résultats spécifiques par domaine (Su et al., 2000). Pour évaluer chacun des domaines de la perception visuelle, une alternative avec de bonnes propriétés psychométriques est le Rivermead Perceptual Assessment Battery. Ce test a 16 différents sous-tests évaluant les aspects variés de la perception visuelle. Il faut compter entre 45 et 50 minutes pour l’administrer et a établi une fiabilité (Bhavnani, Cockburn, Whiting & Lincoln, 1983), une validité (Whiting, Lincoln, Bhavnani & Cockburn, 1985) et a été conçu pour évaluer les problèmes de perception visuelle chez des patients ayant subi un AVC (Whiting et al., 1985).
  • Il est administré par observation directe de la tâche à compléter et ne peut être administré par personne interposée.
  • Le MVPT-3 devrait être utilisé seulement comme un outil de dépistage avec les enfants âgés de 4 ans, mais peut être utilisé à des fins diagnostic pour tous les autres groupes d’âge (Colarusso & Hammill, 2003).
  • McCane (2006) soutient que même si Colarusso et Hammill (2003) affirment que le MVPT-3 peut être utilisé comme outil diagnostic pour tous les autres groupes d’âge autres que 4 ans, une interprétation plus prudente est nécessaire. Ceci est basé sur la notion généralement admise que la fiabilité d’un outil devrait être > 0,90 pour être utilisé pour des fins de diagnostic et de prise de décision (Sattler, 2001). Ainsi, le MVPT-3 ne devrait être utilisé comme outil diagnostic qu’avec les adolescents âgés entre 14 et 18 ans puisque c’est le seul groupe d’âge où la fiabilité dépasse 0,90.
  • Le MVPT-V supprime l’héminégligence visuelle comme variable dans la performance et ne devrait ainsi pas être utilisé dans l’évaluation des capacités de conduite automobile (Mazer et al., 1998).

Dans quelles langues est-il disponible ?

Aucune information n’est actuellement disponible concernant les langues dans lesquelles les instructions du MVPT ont été traduites.

Note: Puisque ce test ne requiert aucune réponse verbale du répondant, si le clinicien détermine via les items d’exemple que l’individu comprend les exigences de la tâche, il est ainsi possible d’utiliser l’évaluation avec une utilisation minimale de la parole.

Sommaire

Que mesure l’outil? VLa perception visuelle indépendamment de la capacité motrice
Avec quels types de client l’outil peut-il être utilisé?

Le MVPT peut être utilisé pour déterminer la différence dans la perception visuelle chez des groupes de patients avec des diagnostics variés et est souvent utilisé par les ergothérapeutes pour dépister les gens ayant subi un AVC ou un traumatisme crânien .

Le MVPT a initialement été développé pour être utilisé avec les enfants, toutefois, il a été largement utilisé avec les adultes.

Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation? Évaluation
Temps d’administration Le MVPT et le MVPT-R prennent environ 10 à 15 minutes à administrer et 5 minutes à coter. Le MVPT-3 prend environ de 20 à 30 minutes à administrer et environ 10 minutes à coter.
Versions MVPT Original; version révisée du MVPT (MVPT-R); troisième édition du MVPT (MVPT-3); version verticale du MVPT (MVPT-V).
Autres langues

Aucune information n’est actuellement disponible concernant les langues dans lesquelles les instructions du MVPT ont été traduites.

Note : Puisque ce test ne requiert aucune réponse verbale du répondant, si le clinicien détermine, via les items d’exemple, que l’individu comprend les exigences de la tâche, il est ainsi possible d’utiliser l’évaluation avec une utilisation minimale de la parole.

Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a examiné la cohérence interne du MVPT-original ou du MVPT-3.

Test-retest :
Une étude a examiné la fidélité test-retest du MVPT-original, du MVPT-R ou du MVPT-3.

Validité Contenu:
Une étude a examiné la validité de contenu du MVPT-original.

Critère:
Concourante :
Deux études ont examiné la validité concourante du MVPT-original.

Prédictive :
Trois études ont examiné la validité prédictive du MVPT-original. Une de ces études a démontré que le MVPT est hautement prédictif de la conduite automobile des patients ayant subi un AVC, toutefois, une seconde étude a démontré que le MVPT ne s’avérait pas aussi hautement prédictif des capacités à conduire chez les patients ayant subi un AVC que l’indiquait la première étude. La troisième étude a démontré que le MVPT était prédictif des futures collisions de véhicules automobiles avec responsabilités dans une cohorte de conducteurs âgés.

Construit :
Convergente/Discriminante :
Deux études ont examiné la validité convergente/discriminante du MVPT-original.

Groupes connus :
– Deux études ont examiné la validité de groupes connus du MVPT-original.
– Une étude a examiné la validité de groupes connus concourante du MVPT-3.

Est-ce que l’outil peut détecter un changement chez un patient? Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du MVPT.
Acceptabilité Le MVPT est une mesure courte et simple et a montré être bien tolérée par les patients. Le test est administré par observation directe et ne peut être administré par personne interposée.
Faisabilité Les instructions du MVPT sont standardisées pour une administration avec une population adulte et nécessite le manuel et les planchettes. Seuls les individus familiers avec à la fois les propriétés psychométriques et les limitations de cotation du test devraient en faire l’interprétation.
Comment obtenir l’outil? Le MVPT peut être acheté à : https://www.therapro.com/

Propriétés psychométriques

Résumé

La fidélité et la validité du MVPT n’ont pas été bien étudiées. À notre connaissance, les créateurs du MVPT ont personnellement rassemblé la majorité des données psychométriques qui sont actuellement publiées sur l’échelle. De plus, la majorité des études psychométriques existantes ont été menées en utilisant la version originale du MVPT seulement, quelques études ont examiné la validité du MVPT-R et du MVPT-3. De plus amples études sur la fidélité et la validité de la version originale du MVPT, du MVPT-R et du MVPT-3 sont ainsi recommandées.

Fidélité

MVPT – version originale

Cohérence interne :
Colarusso et Hammill (1996) ont calculé la cohérence interne.

Test-retest :
Colarusso et Hammill (1972) ont examiné la fidélité test-retest, variant de r = 0,77 à r = 0,83 à différents niveaux d’âge, avec un coefficient moyen de r = 0,81 pour l’échantillon total.

Inter-juges :
N’a pas été étudié.

MVPT-R

Cohérence interne :
N’a pas été étudié.

Test-retest :
Une seule étude évaluant la fidélité du MVPT-R a été identifiée dans la littérature. Burtner, Qualls, Ortega, Morris et Scott (2002) ont administré le MVPT-R à un groupe de 38 enfants avec difficultés d’apprentissage et 37 enfants avec un développement approprié selon l’âge (7 à 10 ans) à deux occasions différentes à l’intérieur de 2,5 semaines. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) pour les cotes de quotient perceptuel variaient d’adéquate à excellente (variant de CCI = 0,63 à CCI = 0,79). Les résultats d’âge perceptuel variaient également d’adéquat à excellent (CCI = 0,99 à CCI = 0,86). Les coefficient de corrélation de Pearson pour des résultats de quotient perceptuel variaient d’adéquate à excellente (r=0,70 à r=0,80) et les résultats d’âge perceptuel étaient excellents, variant de r=0,77 à r=0,87. Ces résultats suggèrent que le MVPT-R a une fiabilité test-retest adéquate, avec une plus grande stabilité avec les résultats visuo-perceptuels chez les enfants ayant des difficultés d’apprentissage.

Inter-juges :
N’a pas été étudié.

MVPT-3

Cohérence interne :
Colarusso et Hammill (2003) ont calculé un coefficient alpha de Cronbach pour chaque groupe d’âge. Les coefficients alpha variaient de faible à excellent (alpha = 0,69 à alpha = 0,90). Chez les enfants âgés de 4,5 et 7 ans, les coefficients alpha étaient 0,69, 0,76 et 0,73 respectivement. Les coefficients de fiabilité pour tous les autres groupes d’âge étaient excellents (alpha supérieurs à 0,80).

Test-retest :
Colarusso et Hammill (2003) ont examiné la fiabilité test-retest (0,87 et 0,92, respectivement), suggérant que le MVPT-3 est relativement stable dans le temps.

Inter-juges :
N’a pas été étudié.

Validité

Contenu :

Seule la validité de contenu du MVPT original a été documentée.

Le contenu du MVPT a été basé sur l’analyse d’items de même que les cinq catégories de perception visuelle proposées par Chalfant et Scheffelin (1969). Les auteurs ont examiné les biais des items, incluant l’effet du genre, la résidence et de l’origine ethnique. La performance à chaque item a été comparée pour différents groupes pour déterminer tout biais de contenu. Seulement trois items ont semblé avoir servi différemment en fonction du groupe. Les auteurs ont examiné ces items et ont choisi de ne pas les éliminer en se basant sur d’autres données psychométriques.

Critère :

Concourante :

MVPT – original

Les informations suivantes proviennent d’un article de revue par Brown, Rodger et Davis (2003) :

  • Les corrélations entre le MVPT et le Frostig Developmental Test of Visual Perception variaient d’adéquate à excellent, de r = 0,38 à r = 0,60 (Frostig, Lefever, & Whittlesey, 1966).
  • Les corrélations entre le MVPT et le Developmental test of visual Perception variaient de faible à excellente, r = 0,27 à r = 0,74 (Hammill, Pearson, & Voress, 1993).
  • La corrélation entre le MVPT et la sous-échelle correspondante du Metropolitan Readiness Test était adéquate, r = 0,40 (Hildreth, Griffiths, & McGauvran, 1965).
  • Les corrélations entre le MVPT et les sous-échelles d’habileté d’étude de mot et d’arithmétique du Stanford Achievement Tests (Primary) étaient adéquates, de r = 0,37 à r = 0,42 (Kelly, Madden, Gardner, & Rudman, 1964).
  • Les corrélations entre le MVPT et le Durrell Analysis of Reading Difficulties étaient adéquates, variant de r = 0,33 à r = 0,46 (Durrell, 1955).
  • La corrélation entre le MVPT et le Slosson Intelligence Test était adéquate, r = 0,31 (Slosson, 1963).
  • La corrélation entre le MVPT et le Pinter-Cunningham Primary Intelligence Test était adéquate, r = 0,32 (Pintner & Cunningham, 1965).
  • Colarusso et Hammill (1996) ont conclu que le MVPT mesure le construit de perception visuelle adéquatement parce que le MVPT corrélait mieux avec les mesures de perception visuelle (médiane r = 0,49) qu’avec les tests d’intelligence (médiane = 0,31) ou de performance scolaire (médiane r = 0,38)

Prédictive :

MVPT – original

Mazer et al. (1998) ont examiné si le MVPT pouvait prédire les résultats de la conduite sur route chez 84 patients ayant subi un AVC. Les patients recevaient une cote réussite ou échec en se basant sur leur comportement de conduite. Il a montré être le plus prédictif des résultats de conduite comparativement à un certain nombre de test de perception ayant été administrés (le Complex Reaction Timer, le Single Letter Cancellation Test, le Double Letter Cancellation Test, le Money Road Map Test of Direction Sense, le Trail Making Test A et B, le Bells Test, et le Charron Test). Les patients qui ont eu un résultat de <30 au MVPT avaient 8,7 fois plus de risque d’échouer l’évaluation sur route comparativement à ceux qui ont obtenu >30 (valeur prédictive positive = 86,1% ; lésion à l’hémisphère droit = 94% ; lésion hémisphère gauche = 80%). Par ailleurs, les patients qui ont eu une moins bonne performance à la fois au MVPT et au Trail Making B (un test de perception et de balayage visuel) avaient 22 fois plus de risque d’échouer au test sur route comparé à ceux qui ont eu de bons résultats aux deux tests. Toutefois, le MVPT n’était pas hautement prédictif d’une réussite, de sorte que même au plus haut résultat possible, la moitié des sujets a réussi et l’autre moitié a échoué à l’évaluation sur route.

Korner-Bitensky et al. (2000) ont aussi examiné si le MVPT pouvait prédire les résultats à l’évaluation sur route chez 269 patients ayant subi un AVC. Un résultat seuil de <30 a été utilisé pour indiquer une faible perception visuelle et >30 indiquait une bonne perception visuelle. Une faible valeur prédictive de 60,9% (la proportion de personne ayant eu un faible résultat au MVPT et qui ont échoué le test) et une faible valeur prédictive négative de 64,2% (la proportion de personnes qui ont eu un bon résultat au MVPT et qui ont passé le test de conduite) ont été relevé. La régression logistique a révélé que les meilleurs prédicteurs d’échec de conduite automobile étaient l’avancement en âge, une lésion à l’hémisphère droit et un faible résultat. Les résultats de cette étude ont démontré que le MVPT n’est peut-être pas aussi prédictif de la capacité à conduire chez les patients ayant subi un AVC que l’indiquait les autres études.

Ball et al. (2006) ont examiné si les résultats des items de fermeture visuelle du MVPT étaient prédictif des futures collisions de véhicules automobiles avec responsabilités dans une cohorte de conducteurs âgés (âgés de plus de 55 ans). Le MVPT a démontré être prédictif, de sorte que les individus qui ont eu quatre erreurs ou plus au MVPT avait 2,10 fois plus de risque d’avoir une accrochage que ceux qui avaient fait trois erreurs ou moins.

Construit :

Convergente/Discriminante :

MVPT Original

Su et al. (2000) ont relevé des corrélations excellentes entre le MVPT et les sous-échelles d’Organisation visuomotrice et de Pensée opératoire de la LOTCA (r = 0,70 et 0,72). Des corrélations adéquates ont été relevées entre les sous-échelles de Séquençage (0,39) et de la Discrimination figure-fond (0,41) du Rivermead Perceptual Assessment Battery. Une corrélation excellente a été relevée en le MVPT et la sous-échelle de conscience spatiale du Rivermead Perceptual Assessment Battery (0,72).

Cate et Richards (2000) ont étudié la relation en les fonctions visuelles de base (acuité, déficits de champs visuel, habiletés occulomotrices et attention/balayage visuel) et les plus hauts niveaux d’habileté de traitement visuo-perceptuel (fermeture visuelle, discrimination figure-fond) chez des patients avec AVC en utilisant l’analyse de corrélation de Pearson. Une corrélation excellente de r = 0,75 a été observée entre les résultats au balayage visuel et ceux du MVPT.

Groupes connus.:

MVPT – original

Su et al. (2000) ont comparé la performance perceptuelle de 22 patients avec hémorragie intracérébrale à 22 patients avec ischémie tôt après leur AVC. Le MVPT n’a pas montré être sensible à discriminer le côté de la lésion (gauche ou droit) ou le type de lésion (hémorragie intracérébrale vs. ischémie).

York et Cermak (1995) ont examiné la performance de 45 individus avec soit un AVC droit, un AVC gauche ou sans AVC en utilisant le MVPT. Les patients avec AVC droit ont montré une faible performance au MVPT en comparaison avec les patients ayant un AVC gauche et le groupe sain. Toutefois, le degré de différence entre les résultats moyens de chaque groupe, tel que calculé en utilisant l’effet de taille, (ES = 0,67 et 0,54, respectivement), suggère que le MVPT peut discriminer les patients avec AVC des individus sans AVC.

MVPT-3

Colarusso et Hammill (2003) ont examiné les différences de performance au MVPT-3 chez des individus ayant un retard développemental, un traumatisme crânien ou un trouble d’apprentissage et ont comparé leur performance au MVPT-3 au résultat moyen sur 100 au MVPT-3 de la population générale. Les individus classés avec retard développemental avaient un résultat moyen au MVPT-3 de 69,46 ce qui tombe plus de deux écarts-type sous la moyenne. Les individus avec un traumatisme crânien avaient un résultat moyen de 80,16, tombant approximativement 1,33 écart-type sous la moyenne. Le groupe avec un trouble d’apprentissage avait un résultat moyen de 88,24. Le plus bas résultat au MVPT-3 pour chacun de ces trois groupes prête appui à la validité conceptuelle de ce test.

Sensibilité au changement

Non applicable.

Références

  • Ball, K. K., Roenker, D. L., Wadley, V. G., Edwards, J. D., Roth, D. L., McGwin, G., Raleigh, R., Joyce, J. J., Cissell, G. M., Dube, T. (2006). Can high-risk older drivers be identified through performance-based measures in a department of motor vehicles setting? Journal of the American Geriatrics Society, 54, 77-84.
  • Bhavnani, G., Cockburn, J., Whiting, S., Lincoln, N. (1983). The reliability of the Rivermead perceptual assessment. British Journal of Occupational Therapy, 52, 17-19.
  • Bouska, M. J., Kwatny, E. (1982). Manual for the application of the motor-free visual perception test to the adult population. Philadelphia (PA): Temple University Rehabilitation Research and Training Center.
  • Brown, T. G., Rodger, S., Davis, A. (2003). Motor-Free Visual Perception Test – Revised: An overview and critique. British Journal of Occupational Therapy, 66(4), 159-167.
  • Burtner, P. A., Qualls, C., Ortega, S. G., Morris, C. G., Scott, K. (2002). Test-retest of the Motor-Free Visual Perception Test Revised (MVPT-R) in children with and without learning disabilities. Physical and Occupational Therapy in Pediatrics, 22(3-4), 23-36.
  • Cate, Y., Richards, L. (2000). Relationship between performance on tests of basic visual functions and visual-perceptual processing in persons after brain injury. Am J Occup Ther, 54(3), 326-334.
  • Chalfant, J. C., Scheffelin, M. A. (1969). Task force III. Central processing dysfunctions in children: a review of research. Bethesda, MD: US Department of Health, Education and Welfare.
  • Colarusso, R. P., Hammill, D. D. (1972). Motor-free visual perception test. Novato CA: Academic Therapy Publications.
  • Colarusso, R. P., Hammill, D. D. (1996). Motor-free visual perception test–revised. Novato CA: Academic Therapy Publications.
  • Colarusso, R. P., & Hammill, D.D. (2003). The Motor Free Visual Perception Test (MVPT-3). Navato, CA: Academic Therapy Publications.
  • Durrell, D. (1955). Durrell Analysis of Reading Difficulty. Tarrytown, New York: Harcourt, Brace and World.
  • Frostig, M., Lefever, D. W., Whittlesey, J. R. B. (1966). Administration and scoring manual for the Marianne Frostig Developmental Test of Visual Perception. Palo Alto, CA: Consulting Psychologists Press.
  • Hammill, D. D., Pearson, N. A., Voress, J. K. (1993). Developmental Test of Visual Perception. 2nd ed. Austin, TX: Pro Ed.
  • Hildreth, G. H., Griffiths, N. L., McGauvran, M. E. (1965). Metropolitan Readiness Tests. New York: Harcourt, Brace and World.
  • Korner-Bitensky, N. A., Mazer, B. L., Sofer, S., Gelina, I., Meyer, M. B., Morrison, C., Tritch, L., Roelke, M. A., White, M. (2000). Visual testing for readiness to drive after stroke: A multiscenter study. Am J Phys Med Rehabil, 79(3), 253-259.
  • Kelly, T. L., Madden, R., Gardner, E. F., Rudman, H. C. (1964). Stanford Achievement Tests. New York: Harcourt, Brace and World.
  • Mazer, B. L., Korner-Bitensky, N., Sofer, S. (1998). Predicting ability to drive after stroke. Arch of Phys Med Rehabil, 79, 743-750.
  • McCane, S. J. (2006). Test review: Motor-Free Visual Perception Test.Journal of Psychoeducational Assessment, 24, 265-272.
  • Mercier, L., Herbert, R., Gauthier, L. (1995). Motor free visual perception test: Impact of vertical answer cards position on performance of adults with hemispatial neglect. Occup Ther J Res, 15, 223-226.
  • Mercier, L., Hebert, R., Colarusso, R., Hammill, D. (1996). Motor-Free Visual Perception Test – Vertical. Novato, CA: Academic Therapy Publications.
  • Pintner, R., Cunningham, B. V. (1965). Pintner-Cunningham Primary Test. New York: Harcourt, Brace and World.
  • Sattler, J.M. (2001). Assessment of children: Cognitive applications (4th ed.). San Diego, CA: Jerome M. Sattler.
  • Slosson, R. L. (1963). Slosson Intelligence Test. East Aurora, NY: Slosson Educational Publications.
  • Su, C-Y., Charm, J-J., Chen, H-M., Su, C-J., Chien, T-H., Huang, M-H. (2000). Perceptual differences between stroke patients with cerebral infarction and intracerebral hemorrhage. Arch Phys Med Rehabil, 81, 706-714.
  • Whiting, S., Lincoln, N., Bhavnani, G., Cockburn, J. (1985). The Rivermead perceptual assessment battery. Windsor: NFER-Nelson.
  • York, C. D., Cermak, S. A. (1995). Visual perception and praxis in adults after stroke. Am J Occup Ther, 49(6), 543-550.

Voir la mesure

Le MVPT peut être acheté à : https://www.therapro.com/

Table des matières

Test des cloches

Évidence révisées en date du 11-01-2011
Auteur(s)* : Lisa Zeltzer, MSc OT ; Anita Menon, MSc
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Elissa Sitcoff, BA BSc
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

Le Test des cloches est un test d’élimination permettant une évaluation quantitative et qualitative de la négligence visuelle à proximité de l’espace extra personnel.

Revue détaillée

But de la mesure

Le Test des cloches est un test d’élimination permettant une évaluation quantitative et qualitative de la négligence visuelle à proximité de l’espace extra personnel.

Versions disponibles

Le Test des cloches a été développé par Gauthier, Dehaut et Joanette en 1989.

Caractéristiques de la mesure

Items :
Il n’y a pas réellement d’items dans le Test des cloches.

Dans le Test des cloches, il est demandé au patient d’entourer avec un crayon les 35 cloches intégrées dans 280 éléments de distraction (maisons, chevaux, etc.) sur une page de 11 x 8,5 pouces (Figure 1). Tous les dessins sont noirs. La page est placée devant la ligne médiane du patient.

Figure 1. Test des cloches

Les objets sont présentés dans un ordre apparemment aléatoire, mais, en réalité, ils sont répartis uniformément dans 7 colonnes contenant chacune 5 cibles et 40 éléments de distraction. Il y a un point noir au bas de la page qui indique où la page devrait être placée en fonction du plan sagittal médian du patient. Des 7 colonnes, 3 sont sur le côté gauche de la feuille, une est dans le milieu et 3 sont à la droite. Par conséquent, si le patient omet d’encercler les cloches dans la dernière colonne de la gauche, on peut estimer que leur négligence est légère. Toutefois, les omissions dans les colonnes les plus centrées peuvent suggérer une plus grande négligence du côté gauche de l’espace.

L’examinateur est assis en face du patient. Premièrement, une feuille de démonstration est présentée au patient. Cette feuille contient une version agrandie de tous les éléments de distraction et une cloche encerclée. Il est demandé au patient de nommer les images indiquées par l’examinateur afin de s’assurer d’une bonne reconnaissance des objets. Si le patient éprouve des difficultés de langage ou si l’examinateur soupçonne des problèmes de compréhension, le patient peut à la place placer une carte représentant cet objet au-dessus de l’image en question.

L’examinateur donne les instructions suivantes : « Votre tâche consistera à encercler avec le crayon toutes les cloches que vous trouverez sur la feuille que je placerais en face de vous, et ce, sans perdre de temps. Vous allez commencer lorsque je dirai « allez-y » et vous terminerez lorsque vous penserez avoir encerclé toutes les cloches. Je vais également vous demander d’éviter de bouger ou de fléchir votre tronc si possible. » Si un problème de compréhension est présent, l’examinateur doit faire une démonstration de la tâche.

Le test est ensuite placé en face du patient avec le point noir (voir la flèche sur la Figure 1) placé du côté du sujet et centré avec son plan sagittal médian (divise le corps en une moitié droite et une moitié gauche). La feuille de test est donnée après les instructions.

L’examinateur conserve la feuille de cotation(Figure 2) loin de la vue du patient, en veillant à ce que le point au milieu soit vers le patient. Cette position à l’envers rendra la cotation plus facile pour l’examinateur. Après que le patient commence le test, l’examinateur note l’ordre des cloches encerclées par le patient en numérotant l’ordre sur sa feuille de score (ex. 1, 2, 3…). Si le patient encercle une autre image (une image qui n’est pas une cloche), l’examinateur indique sur sa feuille de score le nombre approprié et l’emplacement approximatif. La cloche subséquente reçoit le prochain numéro.

Figure 2. Feuille de cotation de l’examinateur.

Si le patient arrête avant que toutes les cloches soient encerclées, l’examinateur donne seulement un avertissement en disant « Êtes-vous sûr que toutes les cloches sont désormais encerclées? Vérifiez à nouveau. » Après cela, l’ordre d’énumération continue, mais les nombres sont encerclés ou soulignés. La tâche est complète lorsque le patient arrête l’action.

Cotation :
Le nombre total de cloches encerclées est comptabilisé ainsi que le temps pris pour compléter le test. Le score maximum est de 35. Une omission de 6 cloches ou plus dans la moitié droite ou dans la moitié gauche de la page indique une négligence spatiale unilatérale (NSU). D’après la distribution spatiale des cibles omises, l’évaluateur peut alors déterminer la sévérité de la négligence visuelle et l’hémi espace affecté (c’est-à-dire gauche ou droit).

La séquence par laquelle le patient procède durant la tâche de balayage peut être déterminée en connectant les cloches sur la feuille de score selon l’ordre de numérotation.

Durée :
Moins de 5 minutes.

Formation :
Aucune typiquement documentée.

Sous-échelles :
Aucune.

Équipements :

  • La feuille de test (page 5″x11″ avec 35 cloches intégrées dans 280 éléments de distraction)
  • Crayon
  • Feuille de score
  • Chronomètre

Versions alternatives du Test des cloches

Aucune.

Clientèles cibles

Peut être utilisé avec :

Les patients avec un AVC.

  • Les patients doivent être capables de tenir un crayon afin de compléter le test (la présence d’apraxie peut entraver cette capacité).
  • Les patients doivent être capables de visuellement faire la distinction entre un élément de distraction, tels que les images de maisons et de chevaux, et les cloches qui sont à éliminer.

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • À l’instar des autres tests d’élimination, le Test des cloches ne peut pas être utilisé pour faire la distinction entre une négligence sensorielle et une négligence motrice puisque cela exige de la recherche visuelle et de l’exploration manuelle (LÃ davas, 1994).
  • Le Test des cloches ne peut pas être complété par un proche aidant.

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

Non applicable.

Sommaire

Que mesure l’outil? La négligence spatiale unilatérale (NSU) à proximité de l’espace extra personnel.
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé? Les patients avec un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation? Dépistage
Temps d’administration Moins de 5 minutes.
Versions Aucune
Langues Non applicable
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du Test des cloches.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du Test des cloches.

Validité Critère :
Une étude a relevé que le Test des cloches est plus susceptible d’identifier la présence de négligence que le Test d’Albert auprès de patients ayant subi un AVC. Une étude a noté que le Test des cloches et le Letter Cancellation Test sont plus susceptibles de détecter la présence d’une négligence que le Line Bisection Test auprès de 35 patients avec une négligence spatiale.

Construit :
Groupes connus :
Le Test des cloches a été en mesure de faire la distinction entre les patients avec des lésions cérébrales droites et ceux avec des lésions cérébrales gauches.

Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? Non applicable.
Acceptabilité Le Test des cloches devrait être utilisé comme un outil de dépistage plutôt que pour un diagnostic clinique de la négligence spatiale unilatérale. L’apraxie doit être écartée, car elle peut affecter la validité des résultats. Le test ne peut pas être complété par un proche aidant. Les patients doivent être capables de tenir un crayon et de distinguer visuellement les éléments de distraction afin de compléter le test. La mesure ne peut pas être utilisée afin de faire la distinction entre une négligence sensorielle et une négligence motrice.
Faisabilité

Le Test des cloches ne requiert pas de formation spécifique afin d’être administré et seulement un équipement minimal est nécessaire (un crayon, un chronomètre, une feuille de test et une feuille de score). Le test est simple à coter et à interpréter. Le test est placé devant la ligne médiane du patient et une feuille de démonstration est utilisée afin de familiariser le patient avec les images utilisées dans le test. L’examinateur doit suivre conjointement avec les patients au fur et à mesure qu’ils encerclent chacune des cloches et il note sur la feuille de score l’ordre dans lequel les cloches sont éliminées. À la fin du test, l’examinateur compte le nombre de cloches éliminées sur un total de 35 et note le temps qu’a pris le patient.

Une omission de 6 cloches ou plus sur la moitié gauche ou la moitié droite de la feuille indique une négligence spatiale unilatérale

Comment obtenir l’outil ?

Vous pouvez télécharger un exemplaire : Bell’s Test

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de la littérature a relevé que le Test des cloches a une meilleure fidélité test-retest que le Line Bisection Test (Marsh & Kersel, 1993; Azouvi et al., 2002).

Aux fins de cette revue, une recherche dans la littérature a été menée afin d’identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques du Test des cloches.

Fidélité

Cohérence interne :
Aucune étude n’a examiné la cohérence interne du Test des cloches.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest du Test des cloches.

Validité

Construit :

Groupes connus :
Gauthier et al. (1989) a examiné le Test des cloches auprès de 59 participants : dont 20 témoins ; 19 avec des lésions cérébrales droites ; et 20 avec des lésions cérébrales gauches. Une différence statistiquement significative dans la moyenne des scores a été observée entre le groupe avec des lésions cérébrales droites et celui avec des lésions cérébrales gauches.

Critère :

Vanier et al. (1990) ont administré le Test des cloches et le Test d’Albert à 40 adultes sans trouble neurologique et 47 patients ayant subi un AVC à l’hémisphère droit. Il a été constaté que 38,3 % des patients ont été diagnostiqués avec une négligence spatiale unilatérale en utilisant le Test des cloches (avec un score seuil plus grand ou égal à 4) en comparaison avec seulement 10,6 % avec le Test d’Albert (en utilisant un score seuil plus grand ou égal à 2). Les résultats de cette étude suggèrent que le Test des cloches est plus susceptible d’identifier la présence d’une négligence, en comparaison au Test d’Albert, auprès des patients ayant subi un AVC.

Ferber et Karnath (2001) ont examiné les capacités de différents tests d’élimination et de bissection de ligne pour détecter la présence de négligence auprès de 35 patients avec une négligence spatiale. Le Test des cloches a détecté un pourcentage significativement plus élevé de cibles omises que les autres tests (Line Bisection Test et 3 tests d’élimination : Letter Cancellation Test, Star Cancellation Test et Line Crossing Test). Le Line Bisection Test a omis 40 % des patients avec une négligence spatiale. Le Letter Cancellation Test et le Test des cloches ont omis seulement 6 % des cas.

Sensibilité au changement

Aucune étude n’a examiné la sensibilité au changement du Test des cloches.

Références

  • Azouvi, P., Samuel, C., Louis-Dreyfus, A., et al. (2002). Sensitivity of clinical and behavioural tests of spatial neglect after right hemisphere stroke. J Neurol Neurosurg Psychiatry, 73, 160 -166.
  • Ferber, S., Karnath, H. O. (2001). How to assess spatial neglect–Line Bisection or Cancellation Tests? J Clin Expl Neuropsychol, 23, 599-607.
  • Gauthier, L., Dehaut, F., Joanette, Y. (1989). The Bells Test: a quantitative and qualitative test for visual neglect. Int J Clin Neuropsychol, 11, 49-54.
  • LÃ davas, E. (1994). The role of visual attention in neglect: A dissociation between perceptual and directional motor neglect. Neuropsychological Rehabilitation, 4, 155-159.
  • Marsh, N. V., Kersel, D. A. (1993). Screening tests for visual neglect following stroke. Neuropsychological Rehabilitation, 3, 245-257.
  • Menon, A., Korner-Bitensky, N. (2004). Evaluating unilateral spatial neglect post stroke: Working your way through the maze of assessment choices. Topics in Stroke Rehabilitation, 11(3), 41-66.
  • Vanier, M., et al. (1994). Evaluation of left visuospatial neglect: norms and discrimination power of the two tests. Neuropsychologia, 4, 87-96.

Voir la mesure

Comment obtenir le test des cloches

Vous pouvez télécharger :

Table des matières

Trail Making Test (TMT)

Évidence révisées en date du 22-04-2012
Auteur(s)* : Katie Marvin, MSc. PT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Annabel McDermott, OT
Version française en traduction libre : Sara Maude Girard, erg

But

Le Trail Making Test (TMT) est une évaluation largement utilisée pour évaluer les fonctions exécutives auprès de patients ayant subi un AVC. L’exécution réussie du TMT exige une variété de capacités mentales incluant la reconnaissance de chiffres et de lettres, la flexibilité mentale, un balayage visuel et des fonctions motrices.

Revue détaillée

But de l’outil

Le Trail Making Test (TMT) est une évaluation largement utilisée pour évaluer les fonctions exécutives auprès de patients ayant subi un AVC. L’exécution réussie du TMT exige une variété de capacités mentales incluant la reconnaissance de chiffres et de lettres, la flexibilité mentale, un balayage visuel et des fonctions motrices.

La performance est évaluée en utilisant deux conditions différentes de concept visuel et de balayage visuo-moteur : la Partie A implique de relier les nombres de 1 à 25 dans l’ordre croissant ; et la Partie B implique de relier les nombres et les lettres, en alternance et en ordre croissant.

Versions disponibles

Le TMT était originellement inclus comme une composante de l’Army Individual Test Battery et fait aussi parti de l’Halstead-Reitan Neuropsychological Test Battery (HNTB).

Caractéristiques de l’outil

Description des tâches :

Le TMT comprend 2 tâches – Partie A et Partie B :

  • Partie A : Consiste en 25 cercles numérotés de 1 à 25 distribués aléatoirement sur feuille de papier format lettre. Le participant doit relier les cercles avec un crayon, aussi rapidement que possible, dans l’ordre croissant en commençant par 1.
  • Partie B : Consiste en 25 cercles numérotés de 1 à 13 et lettrés de A à L, distribués aléatoirement sur une feuille de papier. Le participant doit relier les cercles avec un crayon, aussi rapidement que possible, mais en alternant les chiffres et les lettres, tous deux dans l’ordre croissant (i.e. 1, A, 2, B, 3, C, …)

Que faut-il considérer avant de commencer :

  • Le TMT requiert des capacités motrices relativement intactes (i.e. capacité de tenir et manipuler un crayon, capacité de bouger le membre supérieur). Le TMT verbal pourrait être une version plus appropriée à utiliser si l’examinateur considère que les capacités motrices du participant pourraient avoir un impact sur sa performance.
  • Des variables culturelles et linguistiques peuvent avoir un impact sur la performance et affecter les résultats.

Cotation et interprétation du résultat :

La performance est évaluée en utilisant deux conditions différentes de concept visuel et de balayage visuomoteur : la Partie A implique de relier les nombres de 1 à 25 en ordre croissant ; et la Partie B implique de relier les nombres et les lettres, en alternance et en ordre croissant.

Le temps requis pour compléter chaque tâche et le nombre d’erreurs fait pour chaque tâche sont notés et comparés aux normes. Le temps pour compléter la tâche est noté en secondes, de sorte que plus le nombre de secondes est grand, plus grandes sont les incapacités.

Dans certaines méthodes d’administration rapportées, l’évaluateur pointe et explique les erreurs pendant l’administration.

Un maximum de 5 minutes est généralement alloué pour la Partie B. Un résultat de 300 ou 301 secondes est attribué aux participants qui sont incapable de compléter la Partie B en 5 minutes. La performance à la Partie B n’a pas révélé plus d’informations quant à la sévérité de l’AVC que la performance à la Partie A (Tamez et al., 2011).

Étendues et seuils limites de cotation
Normal Lésion au cerveau
TMT Partie A 1-39 secondes 40 secondes ou plus
TMT Partie B 1-91 92 secondes ou plus

Adapté de Reitan (1958) tel que cité dans Matarazzo, Wiens, Matarazzo & Goldstein (1974).

Temps d’administration requis ;

Approximativement 5 à 10 minutes

Formation requise :

Aucun prérequis de formation n’a été rapporté.

Équipement:

  • Une copie de l’outil de mesure
  • Crayon ou stylo
  • Chronomètre

Versions alternatives du Trail Making Test

  • Color Trails (D’Elia et al., 1996)
  • Trail Making Test Complet (Reynolds, 2002)
  • Delis-Kaplan Executive Function Scale (D-KEFS) – inclus des sous-tests basés sur le TMT
  • Oral TMT – une version alternative pour les patients qui ont des déficits moteurs ou incapacités visuels (Ricker & Axelrod, 1994).
  • Repeat testing – des formes alternatives ont été développés dans le but d’évaluations répétées (Franzen et al., 1996; Lewis & Rennick, 1979)
  • Symbol Trail Making Test – développé comme alternative à la version Arabe du TMT, pour les populations qui ne sont pas familières avec le système numérique Arabe (Barncord & Wanlass, 2001)

Clientèle cible

Peut être utilisé avec:

  • Patients ayant subi un AVC ou lésion au cerveau.

Ne devrait pas être utilisé avec:

  • Patients avec déficiences motrices. Si les capacités motrices peuvent avoir un impact sur la performance, l’Oral TMT devrait être utilisé.

Dans quelles langues l’outil est-il disponible ?

Arabe, Chinois et Hébreu

Sommaire

Que mesure l’outil ? Les fonctions exécutives chez les patients ayant subi un AVC.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Le TMT peut être utilisé auprès, mais n’est pas limité aux patients ayant subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration requis Le TMT prend environ 5 à 10 minutes à administrer.
Versions
  • Color Trails
  • Comprehensive Trail Making Test
  • Delis-Kaplan Executive Function Scale (D-KEFS)
  • Oral TMT
  • Repeat testing – des formes alternatives ont été développées à des fins d’évaluations répétées
  • Symbol Trail Making Test
Langues Arabe, Chinois et Hébreu
Propriétés psychométriques
Fidélité Test-retest :
Deux études ont examiné la fidélité test-retest du TMT auprès de patients ayant subi un AVC et ont relevé une fidélité allant d’adéquate à excellente.
Validity Contenu :
Une étude a examiné la validité de contenu du TMT et a conclu qu’il est un test complexe qui implique divers aspects de l’abstraction, du balayage visuel et de l’attention.

Critère :
Prédictive :
Plusieurs études ont examiné la validité prédictive du TMT et ont relevé que la Partie B est plus prédictive des capacités de conduire suite à un AVC.

Construit :
Convergente :
Une étude a examiné la validité convergente du TMT et a relevé des corrélations allant de faibles à adéquates avec le Category Test, le Wisconsin Card Sort Test, la Paced Auditory Serial Addition Task et le Visual Search and Attention Test.

Groupes connus :
Trois études ont examiné la validité de groupes connus du TMT et ont relevé que le TMT était capable de différencier entre des patients ayant subi ou non des lésions au cerveau, toutefois, il ne s’est pas avéré sensible pour différencier les lésions cérébrales frontales des lésions cérébrales non-frontales.

Effets plancher/plafond Une étude a démontré que la Partie A du TMT présentait des effets de plafond significatifs.
Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? La sensibilité au changement du TMT n’a pas été étudiée formellement, toutefois, le TMT a été utilisé pour détecter les changements dans un essai clinique avec des patients ayant subi un AVC.
Acceptabilité Le TMT est simple et facile à administrer.
Faisabilité Le TMT est relativement peu dispendieux et facilement transportable. Le TMT fait partie du domaine public et peut donc être reproduit sans permission. Il peut être administré par des individus ayant une formation minimale en évaluation cognitive.
Comment obtenir l’outil ? Le Trail Making Test (TMT) peut être commandé: http://www.reitanlabs.com

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes au sujet des propriétés psychométriques du Trail Making Test (TMT) auprès de patients ayant subi un AVC.

Effets plancher/plafond

Une étude menée par Mazer, Korner-Bitensky et Sofer (1989) a examiné la capacité des évaluations de la perception de prédire les résultats concernant la conduite automobile sur route auprès de patients ayant subi un AVC. Les auteurs ont relevé que la Partie A du TMT présentait des effets de plafond significatifs. Pour cette raison, la Partie A a été exclue des résultats de l’étude, car elle a été jugée trop facile pour les participants lors de l’évaluation de la capacité du TMT de prédire les résultats des tests de conduite sur route. Aucun effet de plafond n’a été constaté pour la Partie B.

Fidélité

Cohérence interne :
Aucune étude n’examiné la cohérence interne du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Test-retest :
Matarazzo, Wiens, Matarazzo et Goldstein (1974) ont examiné la fidélité test-retest du TMT et d’autres composantes de l’Halstead Impairment Index auprès de 29 hommes en bonne santé et de 16 patients âgés de 60 ans atteints d’une maladie cérébro-vasculaire diffuse. La fidélité test-retest a été jugée adéquate pour la partie A et la partie B du TMT dans le groupe témoin sain (respectivement, r=0,46 et 0,44), telle que calculée à l’aide des coefficients de corrélation de Pearson. Une excellente et adéquate fidélité test-retest a été relevé, respectivement pour la partie A et la partie B du TMT (r=0,78 et 0,67), dans le groupe de participants atteints d’une maladie cérébro-vasculaire diffuse.

Goldstein et Watson (1989) ont examiné la fidélité test-retest du TMT comme une composante de l’Halstead- Reitan Battery auprès d’un échantillon de 150 patients neuropsychiatriques, dont des patients ayant subi un AVC. Les corrélations test-retest ont été calculées en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson pour l’ensemble de l’échantillon et pour le sous-groupe de patients ayant subi un AVC. Une excellente fidélité de test-retest a été relevé pour les parties A et B (respectivement, 0,94 et 0,86) dans le sous-groupe de patients ayant subi un AVC, et une fidélité adéquate a été constaté pour l’ensemble de l’échantillon de participants (respectivement, 0,69 et 0,66).

Intra-juge :
Aucune étude n’examiné la fidélité intra-juge du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Inter-juges :
Aucune étude n’examiné la fidélité inter-juges du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Validité

Contenu :

O’Donnell, MacGregor, Dabrowski, Oestreicher & Romero (1994) ont examiné la validité apparente du TMT auprès d’un échantillon de 117 patients vivant dans le collectivité, incluant des patients ayant subi un AVC. Les résultats suggèrent que le TMT est un test complexe qui implique des aspects de l’abstraction, du balayage visuel et de l’attention.

Critère :

Concourante :
Aucune étude n’examiné la validité concourante du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Prédictive :
Mazer, Korner-Bitensky et Sofer (1998) ont examiné la capacité du TMT et d’autres mesures de fonctions perceptuelles de prédire les résultats de la conduite automobile sur route auprès de 84 patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Pour la Partie B, le un seuil limite de cotation de <3 erreurs a démontré une forte valeur prédictive positive (85%), et une faible valeur prédictive négative (48%) pour des évaluations de conduite réussies. Le Motor Free Visual Perception Test (MFVP) et la Partie B du TMT, lorsque combinés, ont démontré la plus haute valeur prédictive positive pour le résultat de conduite sur route. Les participants qui ont obtenu un faible résultat à la fois sur le MFVP et sur la Partie B du TMT avaient 22 fois plus de risque d’échouer à l’évaluation sur route.

Devos, Akinwuntan & Nieuwboer (2011) ont mené une revue systématique pour identifier les meilleurs déterminants de l’aptitude à conduire suivant un AVC. La Partie B du TMT a été évalué dans 2 études (Mazer et al., 1998 et Mazer et al., 2003) et s’est avérée un des meilleurs prédicteurs de succès aux évaluations de conduite sur route (ampleur de l’effet = 0,81, p<0,0001). De plus, lorsqu’un seuil de temps limite de cotation de 90 secondes a été utilisé, la Partie B du TMT a obtenu une sensibilité de 80% et une spécificité de 62% pour détecter les performances non sécuritaires sur la route. Dans une revue systématique subséquente par Marshall et al. (2007), le TMT s’est de nouveau avéré un des prédicteurs les plus utiles de l’aptitude à conduire suite à un AVC.

Construit :

Convergent/Discriminant :
O’Donnell et al. (1994) ont examiné la validité convergente du TMT et de quatre autres tests neuropsychologiques : la Category Test (CAT), le Wisconsin Card Sort Test (WCST), la Paced Auditory Serial Addition Task (PASAT), et le Visual Search and Attention Test (VSAT). L’étude comptait 117 adultes vivant dans la collectivité, incluant des patients ayant subi un AVC. Des corrélations allant de faibles à adéquates ont été relevées entre le TMT et les autres mesures (CAT r = 0,38, WCST r = 0,31, PASAT r = 0,44, VAST r = 0,30), en utilisant les corrélations produit-moment de Pearson.

Groupes connus :
Reitan (1955) a examiné la capacité du TMT de différencier entre des patients avec et sans dommage cérébraux, incluant des patients ayant subi un AVC. Des différences hautement significatives dans la moyenne et le résultat total sur le TMT ont été relevées entre les deux groupes (p<0,001) pour les deux Parties du TMT, suggérant que le TMT est capable de différencier les patients avec ou sans dommages cérébraux.

Corrigan et Hinkeldey (1987) ont examiné relation entre la Partie A et la Partie B du TMT. Les données ont été collectées à partir des dossiers de 497 patients recevant des traitements dans un Centre de réadaptation. Les patients ayant des lésions traumatiques au cerveau et des AVC constituent la majorité de l’échantillon. Les résultats de différence (B-A) et un ratio (B/A) ont été calculés. La différence de résultat a été fortement corrélée avec l’intelligence et la sévérité de l’incapacité, et modérément corrélée avec l’âge, l’éducation et les fonctions de mémoire. Le ratio (B/A) a démontrét une plus grande sensibilité pour différencier le côté de la lésion.

Tamez et al. (2011) ont examiné les effets d’un AVC frontal vs. non-frontal et la sévérité de l’AVC selon la performance sur le TMT auprès de 689 patients ayant subi un AVC. Le TMT, le Digit Span et la National Institute of Health Stroke Scale (NIHSS) ont été administrés dans les 72 heures suivant l’admission. La sévérité de l’AVC a été classifiée en fonction de la NIHSS, et les lésions frontales vs. non-frontales en fonction d’un CT scan ou de de l’IRM. La performance, à la fois sur la Partie A et sur la Partie B, corrélait significativement avec la sévérité de l’AVC selon la NIHSS. Les patients ayant une lésion frontale et non frontale ont obtenu des résultats égaux sur la Parties A et B (p>0,05). Les résultats de cette étude suggèrent que le TMT est sensible aux dommages du cerveau, toutefois, ils démontrent peu d’évidences pour étayer l’hypothèse largement répandue selon laquelle la Partie B est plus sensible que la Partie A en présence de lésions frontales.

Sensibilité/ Spécificité :

Aucune étude n’examiné la sensibilité ou la spécificité du TMT auprès de patients ayant subi un AVC.

Sensibilité au changement

Barker-Collo, Feigin, Lawes, Senior et Parag (2000) ont évalué le cours de récupération de la durée d’attention auprès de 43 patients en phase aiguë de récupération post-AVC sur une période de 6 mois. Le TMT et d’autres mesures de l’attention ont été administrés au départ de l’étude (dans les 4 semaines suivant la survenue de l’AVC), et à 6 semaines et à 6 mois post-AVC. Bien que la sensibilité au changement du TMT n’a pas été formellement évaluée dans cette étude, l’échelle s’est avérée suffisamment sensible pour détecter une amélioration de l’attention à 6 semaines et à 6 mois suivant l’AVC.

Références

  • Barker-Collo, S., Feigin, V., Lawes, C., Senior, H., & Parag, V. (2010). Natural history of attention deficits and their influence on functional recovery from acute stages to 6 months after stroke.Neuroepidemiology, 35(4), 255-262.
  • Barncord, S.W. & Wanlass, R.L. (2001). The Symbol Trail Making Test: Test development and utility as a measure of cognitive impairment. Applied Neuropsychology, 8, 99-103
  • Corrigan, J. D. & Hinkeldey, N. S. (1987). Relationships between Parts A and B of the Trail Making Test. Journal of Clinical Psychology, 43(4), 402-409.
  • D’Elia, L.F., Satz, P., Uchiyama, C.I. & White, T. (1996). Color Trails Test. Odessa, Fla.:PAR.
  • Devos, H., Akinwuntan, A. E., Nieuwboer, A., Truijen, S., Tant, M., & De Weerdt, W. Screening for fitness to drive after stroke: a systematic review and meta-analysis.Neurology, 76(8), 747-756.
  • Elkin-Frankston, S., Lebowitz, B.K., Kapust, L.R., Hollis, A.M., & O’Connor, M.G. (2007). The use of the Colour Trails Test in the assessment of driver competence: Preliminary reports of a culture-fair instrument. Archives of Clinical Neuropsychology, 22, 631-635.
  • Goldstein, G. & Watson, J.R. (1989). Test-retest reliability of the Halstead-Reitan Battery and the WAIS in a Neuropsychiatric Population. The Clinical Neuropsychologist, 3(3), 265-273.
  • O’Donnell, J.P., Macgregor, L.A., Dabrowski, J.J., Oestreicher, J.M., & Romero, J.J. (1994). Construct validity of neuropsychological tests of conceptual and attentional abilities. Journal of Clinical Psychology, 50(4), 596-560.
  • Mark, V. W., Woods, A. J., Mennemeier, M., Abbas, S., & Taub, E. Cognitive assessment for CI therapy in the outpatient clinic.Neurorehabilitation, 21(2), 139-146.
  • Marshall, S.C., Molnar, F., Man-Son-Hing, M., Blair, R., Brosseau, L., Finestone, H.M., Lamothe, C, Korner-Bitensky, N., & Wilson, K. (2007). Predictors of driving ability following stroke: A systematic review. Topics in Stroke Rehabilitation, 14(1):98-114.
  • Matarazzo, J.D., Wiens, A.N., Matarazzo, R.G., & Goldstein, S.G. (1974). Psychometric and clinical test-retest reliability of the Halstead Impairment Index in a sample of healthy, young, normal men. The Journal of Nervous and Mental Disease, 188(1), 37-49.
  • Mazer, B.L., Korner-Bitensky, N.A., & Sofer, S. (1998). Predicting ability to drive after stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 79, 743-750.
  • Mazer, B.L., Sofer, S., Korner-Bitensky, N., Gelinas, I., Hanley, J. & Wood-Dauphinee, S. (2003). Effectiveness of a visual attention retraining program on the driving performance of clients with stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 84, 541-550.
  • Reitan, R.M. (1955). The relation of the Trail Making Test to organic brain damage. Journal of Consulting Psychology, 19(5), 393-394.
  • Reynolds, C. (2002). Comprehensive Trail Making Test. Austin, Tex,: Pro-Ed.
  • Ricker, J.H. & Axelrod, B.N. (1994). Analysis of an oral paradigm for the Trail Making Test. Assessment, 1, 47-51.
  • Strauss, E., Sherman, E.M.S., & Spreen, O. (2006).A Compendium of neuropsychological tests: Administration, norms, and commentary.(3rd. ed.).NY. Oxford University Press.
  • Tamez, E., Myersona, J., Morrisb, L., Whitea, D. A., Baum C., & Connor, L. T. (2011). Assessing executive abilities following acute stroke with the trail making test and digit span.Behavioural Neurology, 24(3), 177-185.

Voir la mesure

Comment obtenir le Trail Making Test (TMT) ?

Le Trail Making Test (TMT) peut être commandé chez :

Reitan Neuropsychology Laboratory
P.O. Box 66080
Tucson, AZ
85728

http://www.reitanlabs.com

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