Dysphagie

Évidence révisées en date du 18-01-2017
Auteur(s)* : Katie Sharpe MHSc (étudiante) ; Rosemary Martino, MSc PhD ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Tatiana Ogourtsova, PhD et MSc BSc OT
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Un trouble de la déglutition (dysphagie) est caractérisé par de la difficulté à avaler ou un inconfort en avalant. Les difficultés surgissent habituellement en avalant des aliments solides ou liquides. Les troubles de la déglutition sont assez fréquents après un AVC, affectant de 22 % à 65 % des patients, et pouvant persister pendant plusieurs mois. Les troubles de la déglutition requièrent une attention immédiate car ils peuvent entraîner de sérieuses complications (pouvant aller jusqu’au décès) s’ils ne sont pas traités assez rapidement, surtout lorsqu’ils sont présents chez des patients en phase aiguë après un AVC.

Information aux patients/familles

Auteurs*: Rosemary Martino, MSc PhD ; Katie Sharpe MHSc (étudiante)

Qu’est-ce qu’un trouble de la déglutition ?

Un trouble de la déglutition (aussi appelé dysphagie) est une difficulté ou un inconfort en avalant. Par conséquent, il peut être difficile de manger et de boire.

Pour manger, la nourriture est mise en bouche et mâchée avec les dents pour former une boule compacte ou un bol. Une fois que le bol est formé, la langue le déplace vers l’arrière de la bouche. À ce moment, l’action d’avaler est déclenché automatiquement par le cerveau.

Les muscles à l’arrière de la langue et de la gorge (aussi appelée le pharynx) se resserrent pour déplacer le bol vers le pharynx et le faire descendre par un tube appelé “l’œsophage”. A l’extrémité du tube, le bol atteint l’estomac.

Les boissons sont avalées de façon semblable à la nourriture solide. La différence principale est qu’en buvant, un bol de liquide est formé sans avoir à mâcher.

Quand vous buvez et mangez, une étape importante de la déglutition est la fermeture automatique des voies aériennes (par la luette) lorsque le bol traverse la gorge. Cette fermeture des voies aériennes empêche la nourriture ou le liquide d’entrer dans les poumons.

Les problèmes de déglutition peuvent se produire à n’importe quel moment pendant que vous avalez; lorsque la nourriture ou les boissons entrent dans la bouche, lorsque le bol traverse l’œsophage ou arrive dans l’estomac.

Voici des exemples fréquents de dysphagie :

  • Dans la bouche :
    • Si les lèvres ne peuvent pas se fermer convenablement, la nourriture ou le liquide peut couler de la bouche.
    • Si la langue ne peut pas se déplacer partout dans la bouche, de la nourriture peut y rester après avoir avalé.
  • Dans la gorge :
    • Si les voies aériennes menant à vos poumons ne sont pas fermées correctement, la nourriture ou le liquide peut accidentellement se retrouver dans les poumons. C’est ce qu’on appelle une “aspiration”. Des aspirations trop fréquentes peuvent causer une infection des poumons, telle qu’une pneumonie.
    • Si les muscles de la gorge ne peuvent pas pousser le bol (nourriture ou liquide) jusqu’à l’œsophage, il peut y avoir de la nourriture ou du liquide qui reste dans la gorge après avoir avalé.
  • Dans l’œsophage :
    • Si les muscles du haut de l’œsophage sont faibles, de la nourriture peut remonter l’œsophage jusque dans la gorge. La nourriture reste donc dans la gorge après avoir avalé.
    • Si les muscles du bas de l’œsophage sont faibles, de la nourriture peut remonter de l’estomac jusqu’à l’œsophage. Ceci peut provoquer une douleur dans la poitrine et/ou donner un mauvais goût acide dans la bouche.

Quelle est la fréquence des troubles de la déglutition ?

Les troubles de la déglutition sont assez fréquents après un AVC. Approximativement 55 % des personnes qui ont eu un AVC ont des difficultés à avaler pendant les premiers jours/semaines. Beaucoup de gens recupèrent leurs capacités à avaler normalement dans le premier mois après l’AVC. Cependant, environ trois mois après l’AVC, 35 % des personnes ont toujours des difficultés pour avaler.

Qu’est-ce qui cause les troubles de la déglutition après un AVC ?

Les troubles de la déglutition sont provoqués par des dommages au cerveau. Les troubles spécifiques de la déglutition varient selon la zone du cerveau affectée.

  • Si la zone du cerveau qui commande les mouvements musculaires est affectée, il peut être difficile de contrôler les muscles des lèvres, des joues, de la langue, de la gorge ou de l’œsophage pour déplacer le bol alimentaire dans la bouche. Si la zone du cerveau qui commande les sensations est affectée, il peut être difficile de goûter les saveurs, de sentir différentes textures ou de juger de la température de la nourriture et des boissons.
  • Des traitements médicamenteux pour des maladies graves peuvent également causer des difficultés à avaler. Par exemple, quelques médicaments peuvent diminuer la production de salive, entraînant une sécheresse de la bouche. Si la bouche est sèche, il est très difficile de former un bol alimentaire.
  • L’absence de dents peut également causer des difficultés à avaler. Par exemple, les prothèses dentaires rendent la mastication difficile.
  • L’incapacité à déplacer la main ou les doigts après un AVC peut occasionner des difficultés pour diriger la nourriture ou le liquide vers la bouche pour l’avaler.

Est-ce qu’un trouble de la déglutition causé par un AVC peut être soigné ?

Oui, dans la plupart des cas, les troubles de déglutition peuvent être traités ou du moins contrôlés. Il existe une variété de stratégies et de procédures efficaces selon la cause du problème. Entre autres, les traitements comportementaux (décrits ci-dessous), l’utilisation de dispositifs spéciaux tels que des tasses ou des cuillères à l’épreuve des éclaboussures, des médicaments et la chirurgie.

Les informations fournies ici sont spécifiques à la réadaptation – et n’incluent pas le fait d’envisager ou pas la chirurgie ou un traitement médicamenteux. Les traitements médicamenteux et la chirurgie peuvent être utiles pour traiter certaines difficultés de déglutition, vous devriez en discuter avec votre médecin.

Il y a trois raisons principales de traiter les troubles de la déglutition après un AVC :

  • pour s’assurer que vos besoins nutritionnels et d’hydratation (apport de liquide) soient comblés;
  • pour empêcher les complications liées à des aspirations, telles que la pneumonie;
  • pour maximiser le plaisir procuré par le fait de manger et de boire.

Si les troubles de la déglutition sont liés à votre incapacité de couper et de contrôler votre nourriture parce que vous avez des difficultés à utiliser une de vos mains, des traitements fonctionnels spécifiques pour cette main seront nécessaires. Par exemple, l’utilisation d’ustensiles spécialisés pourrait vous aider. L’aide d’un membre de la famille, d’un thérapeute ou d’une infirmière sera peut-être nécessaire. Il est important de savoir que les troubles de la déglutition peuvent être traités ou contrôlés, quelle que soit leur cause. N’ayez pas peur. Parlez-en à votre médecin ou votre infirmière OU demandez à quelqu’un d’en parler pour vous. Ils pourront vous aider à trouver le meilleur traitement pour votre problème.

Quels sont les traitements comportementaux ?

Les traitements comportementaux pour les troubles de la déglutition post-AVC comprennent :

Stratégies pour manger de façon sécuritaire : Manger de manière autonome est fortement encouragé dans la mesure du possible. Que vous mangiez en toute autonomie ou que vous ayez besoin d’aide, un certain nombre de stratégies peuvent être employées pour augmenter la sécurité :

  • si vous avez besoin de lunettes, de prothèses auditives et/ou de dentiers, assurez-vous de les porter lors des repas;
  • mangez et buvez seulement quand vous êtes parfaitement vif d’esprit;
  • asseyez-vous en position verticale, avec votre torse à 90 ° par rapport au sol (utilisez des oreillers pour vous soutenir);
  • mangez lentement et prenez le temps de mâcher convenablement entre chaque bouchée et chaque gorgée.
  • prenez de petites bouchées (de la taille d’une cuillerée à thé);
  • ne prenez jamais du liquide et des solides en même temps;
  • placez la nourriture du côté de la bouche le moins affecté par l’AVC;
  • avalez deux fois ou plus par bouchée pour vous assurer que la nourriture s’est bien dégagée de la bouche et de la gorge;
  • essayez de ne pas parler en mâchant ou en avalant. Gardez ce que vous avez à dire quand vous serez entre deux bouchées;
  • reposez-vous en position verticale pendant au moins 30 minutes après le repas pour aider la nourriture à descendre correctement dans l’estomac.
  • si vous avez de la difficulté à avaler, c’est une bonne idée de manger quand votre famille et d’autres soignants (infirmières, amis en visite) sont présents pour vous surveiller et pour vous aider à manger sans risque.

Environnement optimal pour manger : Un environnement idéal pour manger est un endroit calme avec le moins de bruit et de distractions possibles, avec un bon éclairage.

Modification du maintien de la tête : Des positions de la tête favorisant la déglutition peuvent vous être recommandées. Par exemple, si un côté de votre gorge est plus faible que l’autre, tourner votre tête vers le côté le plus faible tout en avalant peut vous aider. Cette position de la tête dirige la nourriture vers le bas et de votre côté le plus fort. Modifications de la texture ou de l’épaisseur de la nourriture et des boissons :

Les textures suivantes sont recommandées :

  • nourriture écrasée en purée (par exemple, compote de pommes, yaourt et purée de pommes de terre);
  • nourriture hachée ou émincée (par exemple, pain de viande, pâté en croûte et fromage cottage);
  • nourriture douce et facile à mâcher;
  • potage et boissons qui ont été épaissis jusqu’à obtenir une consistance semblable à celle du miel ou du pouding.

Ces recommandations pour les textures sont habituellement faites après une évaluation de la déglutition par un professionnel de la santé spécialisé dans les troubles de la déglutition. Ces recommandations seront discutées avec vous et votre famille.

Aliments à éviter :

  • les aliments en “particules sèches” ou les aliments secs qui se décomposent en petits morceaux difficiles à mâcher (par exemple, maïs, pois, riz sec, nouilles, biscuits secs, noix et arachides, raisins secs, bonbons durs, etc.)
  • les produits céréaliers et le beurre d’arachide peuvent coller dans votre gorge;
  • les aliments acides et épicés (par exemple, aliments frits, café, thé, coca cola et chocolat) parce qu’ils favorisent un reflux acide.

Exercices musculaires buccaux : Des exercices pour renforcer les lèvres, la langue et la mâchoire peuvent aider à augmenter votre capacité à mâcher et à contrôler le mouvement de la nourriture dans votre bouche. Votre thérapeute devrait vous montrer ces exercices et vous les faire pratiquer.

Manœuvres pour avaler : Il y a un certain nombre de manœuvres spéciales qui peuvent aider à améliorer votre déglutition. Certaines manœuvres peuvent ne pas être sécuritaires pour des patients post-AVC puisqu’elles augmentent temporairement votre tension artérielle. Demandez à votre orthophoniste ou à d’autres membres de votre équipe de soins s’il y a des manœuvres de déglutition plus appropriées à votre situation.

Hygiène buccale adéquate : Assurez-vous qu’après chaque repas votre bouche soit nettoyée de toute la nourriture qui ait pu rester entre vos dents ou votre prothèse dentaire. De plus, votre bouche devrait être maintenue humide en tout temps.

Est-ce que les traitements comportementaux sont efficaces pour les troubles de la déglutition ?

Les experts ont examiné l’efficacité des traitements comportementaux pour les troubles de la déglutition. Certaines de ces études ont montré des résultats prometteurs. Voici une brève vue d’ensemble de ce que nous savons :

  • Modification de posture : Une étude a examiné les patients qui ont aspiré en mangeant en position droite. Certains patients ont montré des améliorations significatives en ajustant la position de leur tête et de leur cou au moment d’avaler. De plus, comme mentionné précédemment, tourner la tête vers le côté le plus faible en avalant permet de diriger la nourriture vers le bas et de votre côté le plus fort.
  • Modifications de la texture ou de l’épaisseur des boissons : Les études ont prouvé que les liquides épaissis jusqu’à une texture ressemblant à du miel ou du lait frappé peuvent réussir à réduire le risque d’aspiration et donc le risque de pneumonie. Cependant, les études ont également prouvé que les gens qui suivaient un régime de textures modifiées (boissons épaissies) courraient un plus grand risque de déshydratation car ils n’absorbent pas assez de liquides réguliers. Par conséquent, il est primordial qu’une évaluation appropriée de la déglutition soit réalisée afin de déterminer la nécessité de ce traitement.
  • Stratégies comportementales combinées : Les études ont examiné le traitement comportant une combinaison des stratégies dont nous avons discuté, y compris les exercices musculaires buccaux, les changements du maintien de la tête et la modification de la texture. Les résultats suggèrent que cette combinaison est utile à une déglutition et une nutrition meilleures et plus sécuritaires.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Il existe de nombreuses interventions adaptées au traitement de la dysphasie suite à un AVC. Ce module met l’accent sur des interventions incluant : la stimulation orale ou pharyngienne, la stimulation électrique, la stimulation tactile-thermique, la stimulation olfactive, le traitement par biofeedback, des exercices linguaux et un entraînement de déglutition. Des études ont été exclues de ce module en fonction d’un ou d’une combinaison des critères suivants : une étude qui n’est pas un ECR, un ECR où les deux groupes ont reçu le même type d’intervention (de différentes intensités), un ECR où l’intervention implique une alimentation par voie nasogastrique (par une sonde d’alimentation) et/ou par une gastrostomie endoscopique percutanée, un ECR portant sur des interventions compensatoires (par exemple, une modification de texture), un ECR où l’intervention est de nature pharmacologique ou un ECR où la population est composée de moins de 50% des patients ayant subi un AVC.

À ce jour, 27 études ont examiné l’efficacité des interventions disponibles pour traiter les personnes atteintes de troubles de la déglutition, entre autres, la stimulation électrique orale, des exercices de déglutition, l’acupuncture et la stimulation olfactive. Seize de ces études sont des essais cliniques randomisés (ECR) de haute qualité et 11 sont de qualité acceptable.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë – Acupuncture

Fonction de déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Standardized Swallowing Assessment. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Indépendance fonctionnelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel modifié. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Qualité de vie liée à la déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Swallowing Related Quality of Life scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Acupuncture & Stimulation électrique neuromusculaire (SENM)

Fonction de déglutition
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Zhao et al., 2015) a examiné l’effet de la combinaison de l’acupuncture et de la Stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à une SENM ou de l’acupuncture seule. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Kubota’s water test. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à une SENM comparée à l’acupuncture seule.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’acupuncture combinée à une SENM est plus efficace que l’acupuncture seule pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Hygiène buccale

Capacité de déglutition
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur la capacité de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. La capacité de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le Mann Assessment of Swallowing Ability. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour améliorer la capacité de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Développement microbiologique
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur le développement de Staphylococcus aureus de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. Le développement de S. aureus a été mesuré au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le prélèvement d’un échantillon microbiologique. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour prévenir le développement microbiologique de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

État nutritionnel
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. L’État nutritionnel a été mesuré au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par la Functional Oral Intake Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour améliorer l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Santé buccale et prévention de la carie
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur la santé buccale et la prévention de la carie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. La santé buccale a été mesurée au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le Revised-THROAT. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour améliorer la santé buccale et prévenir les caries de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Stimulation électrique orale

Durée de la déglutition
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Power et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation électrique orale sur la durée de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique orale de basse fréquence appliquée sur le pilier du voile du palais ou une stimulation simulée. La durée de la déglutition (temps du transit oral, temps du transit pharyngien, temps de réponse de la déglutition, durée de fermeture du larynx, durée de l’ouverture cricopharyngienne) a été mesurée au départ de l’étude et après une séance de 60 minutes de stimulation (immédiatement après l’intervention) par un examen de vidéofluoroscopie. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique orale n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une stimulation simulée) pour améliorer la durée de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Power et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation électrique orale sur la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique orale de basse fréquence appliquée sur le pilier du voile du palais ou une stimulation simulée. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et après une séance de 60 minutes de stimulation (immédiatement après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique orale n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une stimulation simulée) pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – SENM

Activité électrique musculaire
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur l’activité électrique musculaire de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’activité électrique musculaire a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par un examen d’électromyographie de surface. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’activité électrique musculaire en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’activité électrique musculaire de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

État nutritionnel
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Huang et al., 2014) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de l’entraînement habituel de déglutition sur l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’état nutritionnel a été mesuré au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Functional Oral Intake Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonction de déglutition
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011 et Zhang et al., 2016) ont examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Standardized Swallowing Assessment (SSA). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction de déglutition en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Le second ECR de qualité acceptable (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive, une SENM d’approche motrice ou aucune SENM (tous les groupes recevaient en plus un entraînement habituel de déglutition). La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Water Swallow Test et le SSA. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures de la fonction de déglutition en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à la SENM d’approche motrice, en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à aucune SENM et en faveur de la SENM d’approche motrice comparée à aucune SENM.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM et la SENM d’approche sensitive toutes deux combinées à un entraînement habituel de déglutition sont plus efficaces que des interventions comparatives (ici, une SENM seule, une SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
De plus, il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Ingestion fonctionnelle par voie orale
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Woo Lee et al., 2014 et Zhang et al., 2016) ont examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de qualité acceptable (Woo Lee et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’ingestion fonctionnelle par voie orale a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le Function Oral Intake Scale (FOIS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale en faveur de la SENM d’approche sensitive combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Le second ECR de qualité acceptable (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive, une SENM d’approche motrice ou aucune SENM (tous les groupes recevaient en plus un entraînement habituel de déglutition). L’ingestion fonctionnelle par voie orale a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le FOIS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à la SENM d’approche motrice, en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à aucune SENM et en faveur de la SENM d’approche motrice comparée à aucune SENM.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche sensitive combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
De plus, il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Paramètres biomécaniques de la déglutition
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Videofluoroscopic Swallowing Study. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les paramètres biomécaniques de la déglutition en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Huang et al., 2014) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de l’entraînement habituel de déglutition sur la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Penetration Aspiration Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour réduire la pénétration ou l’aspiration de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Qualité de vie liée à la déglutition
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011 et Zhang et al., 2016) ont examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Swallowing-Related Quality of Life Scale (SWAL-QOL). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie liée à la déglutition en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Le second ECR de qualité acceptable (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive, une SENM d’approche motrice ou aucune SENM (tous les groupes recevaient en plus un entraînement habituel de déglutition). La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le SWAL-QOL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie liée à la déglutition en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à la SENM d’approche motrice, en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à aucune SENM et en faveur de la SENM d’approche motrice comparée à aucune SENM.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM et la SENM d’approche sensitive toutes deux combinées à un entraînement habituel de déglutition sont plus efficaces que des interventions comparatives (ici, une SENM seule, une SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
De plus, il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Huang et al., 2014) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de l’entraînement habituel de déglutition sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Functional Dysphagia Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie (aliments solides et liquides épais) en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à la SENM seule et en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul. Cependant, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée pour les aliments mous et les liquides clairs.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie (seulement pour aliments solides et liquides épais) de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée pour les aliments mous et les liquides clairs.

Phase aiguë – Stimulation électrique pharyngienne

Durée d’hospitalisation
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur la durée de l’hospitalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. La durée de l’hospitalisation a été mesurée au moment du congé. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de l’hospitalisation en faveur de la stimulation électrique pharyngienne comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne est plus efficace qu’une stimulation simulée pour réduire la durée de l’hospitalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et au moment du congé par l’Indice de Barthel. À ce moment, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne n’est pas plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Mesures temporelles de déglutition
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur les mesures temporelles de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. Les mesures temporelles de déglutition ont été évaluées au départ de l’étude et à 2 semaines après le début de l’intervention par un examen vidéofluoroscopique. À 2 semaines, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures temporelles de déglutition des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne n’est pas plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer les mesures temporelles de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines après le début de l’intervention par la Penetration Aspiration Scale utilisant la vidéofluoroscopie. À 2 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires en faveur de la stimulation électrique pharyngienne comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines après le début de l’intervention par la Severity Rating Scale. À 2 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie en faveur de la stimulation électrique pharyngienne comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Thérapie de déglutition

Complications médicales et pneumonie par aspiration
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur les complications médicales reliées à la déglutition, dont la pneumonie par aspiration, chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. L’incidence de complications médicales et de pneumonie par aspiration reliées à la déglutition a été mesurée au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’incidence de complications médicales et de pneumonie par aspiration reliées à la déglutition en faveur de la thérapie de déglutition comparée au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition est plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour réduire l’incidence de complications médicales et de pneumonie par aspiration reliées à la déglutition chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonctionnalité de la déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur la fonctionnalité de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. La fonctionnalité de la déglutition (ici, le rétablissement du régime alimentaire précédant l’AVC, sans trouble de déglutition) a été évaluée au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonctionnalité de la déglutition en faveur de la thérapie de déglutition comparée au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition est plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer la fonctionnalité de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et au moment d’un suivi à 6 mois par l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. À ce moment, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures de l’indépendance fonctionnelle des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition n’est pas plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Mortalité et institutionnalisation
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur l’incidence de mortalité et d’institutionnalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. L’incidence de mortalité et d’institutionnalisation a été mesurée au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’incidence de mortalité et d’institutionnalisation en faveur de la thérapie de déglutition comparée au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition est plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour réduire l’incidence de mortalité et d’institutionnalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Retour à un régime alimentaire normal
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur le retour à un régime alimentaire normal chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. Le retour à un régime alimentaire normal a été évalué au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été observée sur le nombre de personnes ayant rétabli leur régime alimentaire de façon normale (comme il était avant l’AVC) en faveur du programme de soins habituels comparé à la thérapie de déglutition.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition n’est pas plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer le retour à un régime alimentaire normal chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. En fait, les patients ayant reçu le programme de soins habituels étaient plus susceptibles de revenir à leur régime alimentaire normal 6 mois après leur AVC comparativement aux patients ayant reçu la thérapie de déglutition.

Phase aiguë – Stimulation transcranienne à courant direct (STCD)

Durée de la déglutition
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Joo Yang et al., 2012) a examiné l’effet de la stimulation transcranienne à courant direct (STCD) sur la durée de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur le cortex moteur pharyngien de l’hémisphère affecté durant un entraînement habituel de déglutition. La durée de la déglutition (temps du transit oral, temps du transit pharyngien et temps du transit total) a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de la déglutition à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une STCD appliquée durant des manœuvres ou un entraînement de déglutition est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagie
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Kumar et al., 2011 et Joo Yang et al., 2012) ont examiné l’effet de la stimulation transcranienne à courant direct (STCD) sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de haute qualité (Kumar et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur la représentation corticale sensorimotrice de la déglutition de l’hémisphère non affecté durant des manœuvres uniformisées de déglutition. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 5 jours (après l’intervention) par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie en faveur de la STCD anodique comparée à la stimulation simulée.

Le second ECR de haute qualité (Joo Yang et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur le cortex moteur pharyngien de l’hémisphère affecté durant un entraînement habituel de déglutition. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Functional Dysphagia Scale. Bien qu’aucune différence significative entre les groupes n’ait été observée après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie au moment du suivi en faveur de la STCD anodique comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une STCD appliquée durant des manœuvres ou un entraînement de déglutition est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
Un de ces ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes en faveur de la STCD anodique comparée à la stimulation simulée seulement au moment de son suivi.

Phase subaiguë – Thérapeute de la dysphagie

Déshydratation
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (DePippo et al., 1994) a examiné les effets d’une intervention menée par un thérapeute de la dysphagie sur la déshydratation de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : a) une intervention avec une implication minimale de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition autogéré – ou impliquant l’aide d’un membre de la famille); b) une intervention avec une implication modérée de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire géré par le thérapeute et un entraînement de déglutition autogéré); ou c) une intervention avec une implication intensive de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition gérés par le thérapeute). L’incidence de déshydratation a été mesurée après l’intervention (à la fin du séjour d’hospitalisation) et 1 an après l’AVC au moment d’un suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’incidence de déshydratation à aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’a pas documenté la fréquence de l’intervention du thérapeute de la dysphagie dans le groupe C.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le niveau d’implication de la part d’un thérapeute de la dysphagie ne modifie pas l’incidence de déshydratation de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Malnutrition
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (DePippo et al., 1994) a examiné les effets d’une intervention menée par un thérapeute de la dysphagie sur la malnutrition de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : a) une intervention avec une implication minimale de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition autogéré – ou impliquant l’aide d’un membre de la famille); b) une intervention avec une implication modérée de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire géré par le thérapeute et un entraînement de déglutition autogéré); ou c) une intervention avec une implication intensive de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition gérés par le thérapeute). La malnutrition a été mesurée après l’intervention (à la fin du séjour d’hospitalisation) et 1 an après l’AVC au moment d’un suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la malnutrition des patients à aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’a pas documenté la fréquence de l’intervention du thérapeute de la dysphagie dans le groupe C.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le niveau d’implication de la part d’un thérapeute de la dysphagie ne modifie pas l’incidence de malnutrition de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Pneumonie par aspiration
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (DePippo et al., 1994) a examiné les effets d’une intervention menée par un thérapeute de la dysphagie sur la pneumonie par aspiration de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : a) une intervention avec une implication minimale de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition autogéré – ou impliquant l’aide d’un membre de la famille); b) une intervention avec une implication modérée de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire géré par le thérapeute et un entraînement de déglutition autogéré); ou c) une intervention avec une implication intensive de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition gérés par le thérapeute). L’incidence de pneumonie par aspiration a été mesurée après l’intervention (à la fin du séjour d’hospitalisation) et 1 an après l’AVC au moment d’un suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’incidence de pneumonie par aspiration à aucun des temps de mesure. Cependant, une différence significative a été observée au niveau du moment d’apparition d’une pneumonie selon laquelle les patients qui ont reçu un apport modéré de la part du thérapeute de la dysphagie ont développé une pneumonie plus tôt que les patients qui ont reçu un apport minimal.
Note : Cette étude n’a pas documenté la fréquence de l’intervention du thérapeute de la dysphagie dans le groupe C.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le niveau d’implication de la part d’un thérapeute de la dysphagie ne modifie pas l’incidence de pneumonie par aspiration de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
Cependant, les patients qui ont reçu un apport modéré de la part d’un thérapeute de la dysphagie ont développé une pneumonie plus tôt que les patients qui ont reçu un apport minimal.

Phase subaiguë – SENM

Force et coordination de l'œsophage
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur la force et la coordination de l’œsophage de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. La force et la coordination de l’œsophage ont été mesurées au départ de l’étude, à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par une méthode de manométrie de l’œsophage (pression de base, relaxation et contraction du pharynx). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force et la coordination de l’œsophage, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une SENM simulée pour améliorer la force et la coordination de l’œsophage de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Ingestion fonctionnelle par voie orale
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. L’ingestion fonctionnelle par voie orale a été mesurée au départ de l’étude, à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Functional Oral Intake Scale. Comparativement aux résultats mesurés au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été observée sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale mesurée après l’intervention, en faveur de la SENM comparée à la SENM simulée. Cette amélioration significative n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM est plus efficace, à court terme, qu’une SENM simulée pour améliorer l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Satisfaction face au traitement
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur la satisfaction face au traitement chez des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. La satisfaction face au traitement a été mesurée à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par une échelle de type Likert à 7 points. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la satisfaction face au traitement en faveur de la SENM comparée à la SENM simulée. Cette différence significative n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM est plus efficace, à court terme, qu’une SENM simulée pour améliorer la satisfaction face au traitement chez des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Tolérance à la viscosité du bolus
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur l’aspiration liée à la viscosité du bolus avec des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. L’aspiration liée à la viscosité du bolus a été mesurée au départ de l’étude, à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par un examen de vidéofluoroscopie. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’aspiration liée à la viscosité du bolus en faveur de la SENM comparée à la SENM simulée. Cette différence significative n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM est plus efficace, à court terme, qu’une SENM simulée pour réduire l’aspiration liée à la viscosité du bolus chez des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase chronique – Stimulation magnétique fonctionnelle

Rendement de la déglutition avec le temps
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Momosaki et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation magnétique fonctionnelle (SMF) sur le rendement de la déglutition avec le temps chez des patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMF ou une SMF simulée appliquée sur le groupe musculaire supra-hyoïdien. Le rendement de la déglutition avec le temps a été mesuré au départ de l’étude et après une séance de 10 minutes de SMF par le Timed Water-Swallow Test (intervalles entre les phases de déglutition, vitesse et capacité de déglutition). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la vitesse et la capacité de déglutition en faveur de la SMF comparée à la SMF simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMF est plus efficace qu’une SMF simulée pour améliorer la vitesse et la capacité de déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase chronique – SENM

Auto-évaluation de la dysphagie
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la SENM sur l’auto-évaluation de la dysphagie avec des patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. L’auto-évaluation de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par une échelle visuelle analogue à 5 points. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’auto-évaluation de la dysphagie des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer l’auto-évaluation de la dysphagie avec des patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonction motrice orale
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la SENM sur la fonction motrice orale de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. La fonction motrice orale a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’Oral Motor Function Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice orale.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer la fonction motrice orale de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Nutrition fonctionnelle
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la SENM sur la nutrition fonctionnelle de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. La nutrition fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’Actual Nutrition Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la nutrition fonctionnelle.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer la nutrition fonctionnelle de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Paramètres biomécaniques de la déglutition
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par un examen de vidéofluoroscopie. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les paramètres biomécaniques de la déglutition.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase chronique – SENM & effort de déglutition

Paramètres biomécaniques de la déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2016) a examiné l’effet de la SENM et des efforts de déglutition sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM jusqu’au seuil d’efforts de déglutition (SENM motrice) ou une SENM de moindre intensité où les patients ne ressentaient qu’une sensation électrique (SENM sensorielle). Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la Videofluoroscopic Dysphagia ScaleVDS (score total, phase orale et phase pharyngienne) et par un examen vidéofluoroscopique de la déglutition lors des déplacements horizontaux et verticaux de l’os hyoïde. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres biomécaniques de la déglutition (à l’exception de la phase orale de la VDS) en faveur de la SENM motrice comparée à la SENM sensorielle.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM motrice est plus efficace qu’une SENM sensorielle pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2016) a examiné l’effet combiné de la SENM et des efforts de déglutition sur la protection des voies respiratoires de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM jusqu’au seuil d’efforts de déglutition (SENM motrice) ou une SENM de moindre intensité où les patients ne ressentaient qu’une sensation électrique (SENM sensorielle). La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires en faveur de la SENM motrice comparée à la SENM sensorielle.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM motrice est plus efficace qu’une SENM sensorielle pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Neurostimulation centrale et périphérique combinées

Excitabilité corticale
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Michou et al., 2014) a examiné l’effet combiné de la neurostimulation centrale et périphérique sur la protection des voies respiratoires de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne (SEP), une stimulation associative appariée (SAA), une stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) ou la stimulation respective simulée (SEP simulée, SAA simulée ou SMTr simulée). L’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx a été mesurée au départ de l’étude et après 30 minutes de stimulation (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté en faveur de la SEP comparée à SEP simulée et en faveur de la SAA comparée à SAA simulée. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté entre la SMTr comparée à la SMTr simulée. De plus, lorsque les résultats des trois modalités de stimulations réelles ont été combinés, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté en faveur de la neurostimulation centrale et périphérique comparée à la neurostimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la neurostimulation centrale et périphérique est plus efficace qu’une neurostimulation simulée pour améliorer l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Michou et al., 2014) a examiné l’effet combiné de la neurostimulation centrale et périphérique sur la protection des voies respiratoires de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne (SEP), une stimulation associative appariée (SAA), une stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) ou la stimulation respective simulée (SEP simulée, SAA simulée ou SMTr simulée). La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et après 30 minutes de stimulation (après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale utilisant la vidéofluoroscopie. Lorsque les résultats des trois modalités de stimulations réelles ont été combinés, une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires en faveur de la neurostimulation centrale et périphérique comparée à la neurostimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la neurostimulation centrale et périphérique est plus efficace qu’une neurostimulation simulée pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Manœuvre de Mendelsohn

Durée de la déglutition
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013) a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur la durée de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. La durée de la déglutition a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study (durée de l’élévation maximale du mouvement hyoïdien, durée de l’excursion antérieure maximale du mouvement hyoïdien, durée de la réponse du pharynx et durée de l’étendue de l’ouverture du sphincter œsophagien supérieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de la déglutition à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la durée de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Paramètres biomécaniques de la déglutition
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013) a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study (élévation maximale du mouvement hyoïdien, excursion antérieure maximale du mouvement hyoïdien et étendue de l’ouverture du sphincter œsophagien supérieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les paramètres biomécaniques de la déglutition à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013; dont les résultats avaient également été publiée dans McCullough et al., 2012 a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Penetration-Aspiration Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la protection des voies respiratoires à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagie
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013; dont les résultats avaient également été publiée dans McCullough et al., 2012 a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Stimulation électrique motrice & effort de déglutition

Paramètres biomécaniques de la déglutition
Évidence insuffisante
5

Un ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a examiné l’effet combiné de la stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice et des efforts de déglutition sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice ou une stimulation infra-hyoïdienne électrique sensorielle. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés lors d’efforts de déglutition au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Videofluoroscopic Swallowing Study. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, une augmentation significative intra-groupe a été notée sur le mouvement vertical du larynx entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention au sein du groupe de stimulation électrique motrice, tandis que le groupe de stimulation électrique sensorielle ne démontrait aucun changement significatif sur les paramètres biomécaniques de la déglutition entre les deux mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la stimulation électrique motrice sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cependant, un ECR de qualité acceptable a noté une augmentation significative du mouvement vertical du larynx entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention suivant une stimulation électrique motrice mais pas suivant une stimulation électrique sensorielle.

Protection des voies respiratoires
Évidence insuffisante
5

Un ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a examiné l’effet combiné de la stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice et des efforts de déglutition sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice ou une stimulation infra-hyoïdienne électrique sensorielle. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, aucune différence significative intra-groupe n’a été notée sur la protection des voies respiratoires entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention dans aucun des groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la stimulation électrique motrice sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cependant, un ECR de qualité acceptable n’a noté aucun changement significatif sur la protection des voies respiratoires suivant une stimulation électrique motrice ou une stimulation électrique sensorielle chez des patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – SENM & physiothérapie

Paramètres biomécaniques de la déglutition
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (El-Tamawy et al., 2015) a examiné l’effet combiné de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de la physiothérapie sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à la physiothérapie ou seulement les soins médicaux. La physiothérapie visait à renforcer et à stimuler les muscles d’élévation du larynx au-dessus et au-dessous de l’os hyoïde. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par le Videofluoroscopic Swallowing Study (temps du transit oral, élévation hyoïdienne, élévation laryngienne, ouverture du sphincter œsophagien, aspiration et pénétration). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres biomécaniques de la déglutition à l’exception de l’ouverture du sphincter œsophagien en faveur de la SENM combinée à la physiothérapie comparée aux soins médicaux seuls.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM combinée à la physiothérapie est plus efficace que les soins médicaux seuls pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – SENM & Stimulation tactile-thermique

Durée de la déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lim et al., 2009) a examiné l’effet combiné de la SENM et de la STT sur la durée de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à une STT ou une STT seule. La durée du transit pharyngien lors de la consommation d’aliments semi-solides et liquides a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par imagerie vidéofluoroscopique. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de déglutition en faveur de la SENM combinée à une STT comparée à la STT seule.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à une STT est plus efficace qu’une STT seule pour améliorer la durée de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonction de déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lim et al., 2009) a examiné l’effet combiné de la SENM et de la STT sur la fonction de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à une STT ou une STT seule. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Swallow Function Scoring system. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction de déglutition en faveur de la SENM combinée à une STT comparée à la STT seule.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à une STT est plus efficace qu’une STT seule pour améliorer la fonction de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lim et al., 2009) a examiné l’effet combiné de la SENM et de la stimulation tactile-thermique (STT) sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à une STT ou une STT seule. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Rosenbek Penetration-Aspiration Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires (aliments semi-solides et liquides) en faveur de la SENM combinée à une STT comparée à la STT seule.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à une STT est plus efficace qu’une STT seule pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Stimulation olfactive

Nombre de mouvements de déglutition
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur le nombre de mouvements de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. Le nombre de mouvements de déglutition a été mesuré au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de mouvements de déglutition en faveur de la stimulation à l’huile de poivre noir comparée aux deux autres formes de stimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande et une inhalation nasale d’eau distillée) pour augmenter le nombre de mouvements de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Risque d’aspiration
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur le risque d’aspiration de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. Le risque d’aspiration a été mesuré au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention) en fonction de la libération de sérum de substance P. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le niveau de libération de sérum de substance P en faveur de la stimulation à l’huile de poivre noir comparée aux deux autres formes de stimulation indiquant une réduction du risque d’aspiration suivant l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande et une inhalation nasale d’eau distillée) pour réduire les risques d’aspiration de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Réflexe de déglutition
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur le réflexe latent de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. Le réflexe latent de déglutition a été mesuré au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention) par le Swallowing Reflex Timed test. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le réflexe latent de déglutition en faveur de la stimulation à l’huile de poivre noir comparée aux deux autres formes de stimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande et une inhalation nasale d’eau distillée) pour améliorer le réflexe latent de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sensibilité du réflexe de la toux
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur la sensibilité du réflexe de la toux de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. La sensibilité du réflexe de la toux a été mesurée au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sensibilité du réflexe de la toux.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée) pour améliorer la sensibilité du réflexe de la toux de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr)

Indépendance fonctionnelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur œsophagien. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 5 jours (après l’intervention), à 1 mois et à 2 mois lors de suivis par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients à tous les temps de mesure en faveur de la SMTr active comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoires
Évidence insuffisante
5

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur du pharynx contralésionnel. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines au moment d’un suivi par la Penetration-Aspiration Scale. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, aucun changement significatif intra-groupe n’a été noté sur la protection des voies respiratoires entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention ou entre les mesures du départ de l’étude et celles du suivi, et ce dans aucun des groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cependant, un ECR de haute qualité n’a noté aucun changement significatif sur la protection des voies respiratoires suivant une SMTr ou une SMTr simulée chez des patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Rétablissement neurologique
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur le rétablissement neurologique de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur œsophagien. Le rétablissement neurologique a été mesuré au départ de l’étude, à 5 jours (après l’intervention), à 1 mois et à 2 mois lors de suivis par la National Institutes of Health Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le rétablissement neurologique à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer le rétablissement neurologique de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Stades de la dysphagie
Efficace
1b

Deux ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010 et Park et al., 2013) ont examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur les stades de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur œsophagien. Les stades de la dysphagie ont été mesurés au départ de l’étude, à 5 jours (après l’intervention), à 1 mois et à 2 mois lors de suivis par une échelle graduée non-uniformisée à 4 points. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les stades de la dysphagie à tous les temps de mesure en faveur de la SMTr active comparée à la SMTr simulée.

Le second ECR de haute qualité (Park et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur du pharynx contralésionnel. Les stades de la dysphagie ont été mesurés au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines au moment d’un suivi par la Videofluoroscopic Dysphagia Scale. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, une amélioration significative intra-groupe a été notée sur les stades de la dysphagie entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention et entre les mesures du départ de l’étude et celles du suivi seulement dans le groupe de SMTr active.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les stades de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. De plus, un ECR de haute qualité a indiqué une amélioration significative sur les stades de la dysphagie suivant une SMTr.

Phase de récupération non spécifique à une période – STCD

Sévérité fonctionnelle de la dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Shigematsy et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation transcranienne à courant direct (STCD) sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur le cortex moteur pharyngien ipsilésionnel (les deux groupes recevaient simultanément un entraînement habituel de déglutition). La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 1 mois au moment d’un suivi par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure post-intervention en faveur de la STCD anodique comparée à la STCD simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la STCD anodique est plus efficace qu’une STCD simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Références

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Motif d’exclusion: Étude quasi-expérimentale, n’est pas un  ECR.

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Motif d’exclusion : La nature des interventions est compensatoire.

Theurer, J.A., Johnston, J.L., Fisher, J., Darling, S., Stevens, R.C., Taves, D., Teasell, R., Hachinski, V., & Martin, R.E. (2013). Proof-of-principle pilot study of oropharyngeal air-pulse application in individuals with dysphagia after hemispheric strokeArchives of Physical Medicine and Rehabilitation, 94, 1088-94.
Motif d’exclusion: Étude de cas, n’est pas un  ECR.

Whelan K. (2001). Inadequate fluid intakes in dysphagic acute strokeClinical Nutrition20(5), 423-428.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une forme du traitement.

Wada, S., Tohara, H., Iida, T., Inoue, M., Sato, M., & Ueda, K. (2012). Jaw-opening exercise for insufficient opening of the upper esophageal sphincter. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation93, 1995-9.
Motif d’exclusion : Population autre que les patients ayant subi un AVC.

Stimulation Magnétique Transcrânienne répétitive (SMTr)

Évidence révisées en date du 01-04-2012
Auteur(s)* : Adam Kagan, B.Sc. ; Sarah Bouchard-Cyr ; Mylène Boudreau ; Amélie Brais ; Valérie Hotte ; Jo-Annie Paré ; Anne-Marie Préville ; Mylène Proulx
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

La Stimulation magnétique transcrânienne est une technique non-invasive, sans douleur, utilisée pour stimuler le système nerveux central. Les courants électriques nécessaires pour stimuler le cerveau produisent de rapides changements au niveau des champs magnétiques initiés par de brèves impulsions électriques de haute intensité qui sont induits par une bobine de cuivre maintenu sur le cuir chevelu. Les champs magnétiques se projettent ainsi de façon perpendiculaire au courant électrique et sont capables de traverser les différentes couches du tissu humain (la peau, les os et le cortex) avec très peu d’inconfort. La SMT peut être induite par impulsion simple, double, appariée ou répétée (SMTr).

La SMTr est une méthode actuellement à l’étude pouvant être utilisée en tant que traitement de l’AVC principalement en raison de sa capacité à moduler l’excitabilité dans le cortex cérébral durant des périodes de temps plus longues que les autres formes de SMT. Cette technique peut également améliorer certains processus cognitifs, réguler l’activité de certaines régions spécifiques du cerveau et fournir des informations sur le rôle de différentes régions corticales impliquées lors d’activités comportementales. L’utilisation de la SMTr peut également améliorer la neuro-plasticité lors d’interventions visant la rééducation motrice.

La stimulation Theta burst est un type de SMTr qui a été utilisée pour induire efficacement la synapse à long terme (pour augmenter sa potentialité ou l’inhiber) et qui est actuellement étudiée afin d’être utilisée en tant qu’intervention de réadaptation dans le traitement de l’AVC.

Selon certaines études expérimentales, un AVC entraînerait une hyperactivité relative de l’hémisphère non affecté en raison de la libération de l’inhibition réciproque de l’hémisphère opposé et qui expliquerait certains des dysfonctionnements observés dans cette population (Brighina et al, 2003). Ce phénomène est appelé « interactions inhibitrices inter-hémisphériques ». Ainsi, la stimulation inhibitrice de l’hémisphère non affecté (SMTr à basse fréquence) pourrait travailler pour enrayer ce problème. En outre, d’autres chercheurs, comme Talelli et al. (2007), suggèrent que l’excitation de l’hémisphère affecté (avec SMTr à haute fréquence) améliore la sortie (output) cortico-spinale et conduit à des résultats thérapeutiques prometteurs. Néanmoins, il y a encore un manque évident au niveau des connaissances au sujet des mécanismes exacts de la SMT.

Note : Seules les études qui ont considéré la SMTr comme une intervention de réadaptation ont été prises en compte dans ce module.

Information aux patients/familles

Auteur : Shreya Prasanna, candidat au Ph.D.

Qu’est-ce que la Stimulation Magnétique Transcrânienne répétitive (SMTr) ?

Après un AVC, des changements ont lieu dans l’activité électrique des cellules de votre cerveau. Ces changements peuvent expliquer pourquoi vous rencontrez des problèmes fonctionnels après l’AVC (par exemple, de la difficulté à bouger votre bras ou votre jambe). La Stimulation Magnétique Transcrânienne répétitive (SMTr) est une technique non-invasive et sans douleur, utilisée pour stimuler les cellules de votre cerveau. Cette stimulation modifie l’activité électrique des cellules dans des zones ciblées du cerveau. Plus précisément, des champs magnétiques pulsés sont générés par le passage d’impulsions de courant à travers les fils d’une bobine conductrice. Les fils de cette bobine sont près de votre cuir chevelu afin que le champ magnétique pulsé passe à travers le crâne et stimule les cellules de votre cerveau. Lorsque cette stimulation est livrée à des intervalles réguliers, elle est appelée SMTr. Cette thérapie a été examinée dans des études de haute qualité et a été identifiée comme bénéfique pour améliorer la fonction du bras chez les patients.

Y a-t-il différentes sortes de SMTr ?

La SMTr peut être induite à basses, moyennes ou hautes fréquences en fonction du côté de votre cerveau qui est en cours de traitement. De faibles fréquences de SMTr sont souvent utilisées pour stimuler la partie du cerveau qui se trouve du même côté que votre bras ou votre jambe faible. Des fréquences moyennes ou élevées de SMTr sont utilisées pour stimuler la partie du cerveau qui se trouve du côté opposé de votre bras ou votre jambe faible.

Est-ce que ça fonctionne pour les AVC ?

Bien que les mécanismes exacts de la SMTr soient encore à l’étude, il est prouvé que son utilisation comme un complément au programme de soins habituels peut aider à améliorer la fonction de la main ou du bras après un AVC, particulièrement avec des personnes qui ont déjà une certaine utilisation de leur main et de leur bras. Par exemple, des études ont rapporté que les patients qui reçoivent de la SMTr avaient un meilleur contrôle de leur main affectée et une meilleure capacité à manipuler de petits objets.

Que puis-je en attendre ?

Typiquement, une séance de SMTr est non invasive et sans douleur. Une petite bobine recouverte de plastique est placée contre votre tête pour induire les stimulations pendant plusieurs minutes. Vous porterez des bouchons d’oreille au cours de la séance. Cette séance est souvent suivie de physiothérapie ou d’ergothérapie qui implique une série d’activités physiques visant à promouvoir l’utilisation de votre bras et main faibles.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires et des risques ?

Les effets secondaires les plus courants après une séance de SMTr peuvent inclure un léger mal de tête qui passera souvent après quelques heures ou avec une dose d’acétaminophène (par exemple de Tylenol®). Un effet secondaire très rare est le risque de convulsions. Cependant, votre médecin vous examinera soigneusement avant de commencer ce traitement afin d’examiner la possibilité de ce risque. Certaines personnes ne devraient pas être traités avec de la SMTr ; nous parlons ici de personnes ayant de antécédents de convulsions, ou portant un stimulateur cardiaque ou des implants métalliques dans la tête ou dans la bouche.

Qui offre le traitement ?

Un technicien médical qualifié supervise les séances de SMTr. Les activités physiques ou exercices suivant ce traitement sont supervisés par un physiothérapeute ou un ergothérapeute. Vous pouvez parler à votre thérapeute ou votre médecin pour savoir si vous êtes un bon candidat pour recevoir de la SMTr et où vous pouvez obtenir ce traitement.

Combien de traitements sont nécessaires ?

Le nombre exact de séances de traitement peut varier en fonction de vos objectifs, vos besoins et votre tolérance face à l’intervention. Bien qu’il y ait une certaine variabilité en ce qui concerne la fréquence et la durée des traitements mentionnées dans les études, cette intervention est habituellement offerte sur 5 à 10 séances, chaque séance d’une durée de 10 à 25 minutes. La fréquence et la durée exactes d’un traitement de SMTr vous sera précisées par votre thérapeute ou votre médecin.

Est-ce que la SMTr s’adresse à moi ?

La SMTr peut être bénéfique pour les personnes qui ont des difficultés au niveau de la mobilité ou de la fonction de leur bras et/ou de leur main suite à un AVC. Des études ont démontré que la SMTr peut être utile pour les personnes qui ont subi un AVC très récemment, au cours des deux derniers mois et ceux qui ont subi un AVC il y a six mois ou plus.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire “plus efficace” que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

La Stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr) est une technique non-invasive utilisée pour stimuler le système nerveux central et qui est actuellement étudiée afin d’être utilisée comme une possible intervention de réadaptation dans le traitement de l’AVC. La SMTr est habituellement induite via un dispositif électronique maintenu sur le cuir chevelu produisant de rapides changements au niveau des champs magnétiques initiés par de brèves impulsions atteignant certaines régions spécifiques du cerveau. Bien que les mécanismes exacts et le fonctionnement de la SMTr soient actuellement à l’étude, les auteurs des recherches à son sujet pensent que les changements au niveau des champs magnétiques agissent pour moduler l’excitabilité du cortex. La SMTr à basse fréquence semble ainsi diminuer l’excitabilité corticale et est généralement induite sur l’hémisphère non affecté (qui peut devenir plus actif après un AVC), tandis que la SMTr à haute fréquence stimule l’excitabilité corticale et est souvent induite sur l’hémisphère affecté.

À ce jour, 26 études sont incluses et examinées dans ce module Info-AVC. Plus spécifiquement, nous y retrouvons 13 ECR de haute qualité, deux études de qualité acceptable utilisant un dispositif de type croisé, une étude de faisabilité contrôlée et randomisée, deux études quasi-expérimentale, deux études à mesure répétées, et six études de type pré/post.

Note : La SMTr à basse fréquence implique de 1-4Hz, la SMTr à haute fréquence implique de 5-10Hz. De plus, le terme «affecté» fait référence à l’hémisphère du cerveau affecté par un AVC (par exemple, «le cortex moteur affecté» désigne le cortex moteur du côté affecté du cerveau).
Note : SVP, référez-vous au tableau des résultats par auteurs et aux résumés des articles pour obtenir les détails au sujet du type de SMTr (par exemple, intensité, seuils moteur, localisation).

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Patients en Phase Aiguë : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir dix séances de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une SMTr simulée. Les deux groupes recevaient également le programme de soins habituel. Immédiatement après l’intervention et à 10 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur le niveau d’indépendance des patients face à leur activités de la vie quotidienne (tel que mesuré par l’indice de Barthel), en faveur du groupe de SMTr à basse fréquence comparé au groupe de SMTr simulée. De plus, un plus grand pourcentage de patients du groupe de SMTr à basse fréquence a obtenu un résultat égal ou supérieur à 75 sur la cote d’indépendance de l’Indice de Barthel, mais seulement lors du suivi de 10 jours après l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Moment de force généré au coude
Évidence insuffisante
5

Une étude de faisabilité randomisée et contrôlée (Pomeroy et al., 2007) a examiné les effets de la SMTr combinée à la contraction musculaire sur le moment de force généré au coude de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Aucun effet significatif n’a été noté (tel que mesuré par un dynamomètre isocinétique) après une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée avec une contraction musculaire réelle ou placébo, comparée à une SMTr simulée combinée avec des exercices de contraction musculaire réels ou placébos. Cependant, parce qu’il s’agit d’une étude de faisabilité, et non pas d’une étude de tests d’hypothèses, les différences significatives entre les groupes n’ont pas été considérées.
Note : Cette étude impliquait quelques patients en phase subaiguë mais la moyenne de temps écoulé depuis l’AVC était de 27 jours et la majorité des patients était en phase de récupération aiguë.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté sur le moment de force généré au coude du bras parétique de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de faisabilité randomisée et contrôlée n’a relevé aucun effet.

Mouvement volontaire
Évidence insuffisante
5

Une étude de faisabilité randomisée et contrôlée (Pomeroy et al., 2007) a examiné les effets de la SMTr combinée à la contraction musculaire sur les mouvements volontaires de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Aucun effet significatif n’a été noté (tel que mesuré par l’Action Research Arm Test) après une seule séance de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée avec une contraction musculaire réelle ou placébo, comparée à une SMTr simulée combinée avec des exercices de contraction musculaire réels ou placébos. Cependant, parce qu’il s’agit d’une étude de faisabilité, et non pas d’une étude de tests d’hypothèses, les différences significatives entre les groupes n’ont pas été considérées.
Note : Cette étude impliquait quelques patients en phase subaiguë mais la moyenne de temps écoulé depuis l’AVC était de 27 jours et la majorité des patients était en phase de récupération aiguë.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté sur les mouvements volontaires du bras parétique de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de faisabilité randomisée et contrôlée n’a relevé aucun effet.

Patients en Phase Aiguë : SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir une SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention et à 2 mois de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les activités de la vie quotidienne des patients avec IML seulement (telles que mesurées par l’indice de Barthel), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC ayant subi un infarctus médullaire latéral.

Dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la dysphagie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir cinq séances de SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la dysphagie des patients (telle qu’évaluée par un questionnaire standardisé au sujet de la déglutition), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dysphagie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir cinq séances de SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force de préhension des patients (telle que mesurée par la Hemispheric Stroke Scale).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mesures neurologiques et récupération
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les mesures neurologiques et la récupération de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir cinq séances de SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures neurologiques et la récupération des patients (telle que mesurée par le National Institute of Health Stroke Scale).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les mesures neurologiques et la récupération de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Aiguë : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Lieperta et al., 2007) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients (telle que mesurée par le Nine Holes Peg Test), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Lieperta et al., 2007) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, aucune changement significatif entre les groupes n’a été noté sur la force de préhension des patients telle qu’évaluée à l’aide d’un dynamomètre.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée. De plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle. Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les activités de la vie quotidienne des patients (telles que mesurées par l’Activity Index), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Mansur et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir trois scénarios de traitement dans un ordre aléatoire : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à basse fréquence sur le cortex pré-moteur de l’hémisphère non affecté ; ou 3) une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients (telle que mesurée par le Purdue Pegboard test), suivant l’intervention du scénario 1 comparée à la SMTr simulée (notons que l’amélioration suivant l’intervention du scénario 2, toujours comparée à la SMTr simulée, n’était pas significative).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Force de préhension
Efficace
2b

Une étude à mesures répétées (Dafotakis et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude à mesures répétées a assigné les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, comparée aux données recueillies au départ de l’étude et à la SMTr simulée, une amélioration significative a été noté sur l’efficacité de la force nécessaire de même que sur le couplage de mise à l’échelle spatio-temporelle entre la force de préhension et la force pour lever (spatio-temporal scaling coupling between grip and lift forces) de la main parétique des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 2b) provenant d’une étude à mesures répétées indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer certains aspects de la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée (de plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle). Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie des patients (telle que mesurée par la Modified Rankin Scale), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Temps de réaction de la main
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Mansur et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur le temps de réaction de la main de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir trois scénarios de traitement dans un ordre aléatoire : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à basse fréquence sur le cortex pré-moteur de l’hémisphère non affecté ; ou 3) une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur le temps de réaction simple et sur le temps de réaction à 4-choix suivant l’intervention du scénario 1 comparée à la SMTr simulée (cependant, aucune amélioration significative n’a été relevée sur le Finger tapping test). Aucune de ces trois mesures n’ont démontré d’amélioration suivant l’intervention du scénario 2 comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer le temps de réaction de la main de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Troubles cognitifs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée (de plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle). Après 10 jours d’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs des patients tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à basse fréquence sur le gyrus frontal inférieur droit va interventions témoins

Aphasie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Weiduschat et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur la partie triangulaire droite du gyrus frontal inférieur ou une SMTr simulée. Après 2 semaines d’intervention (10 séances de SMTr), une différence significative entre les groupes a été notée sur l’aphasie des patients (telle que mesurée par le Aachen Aphasia Test), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence sur la partie triangulaire droite du gyrus frontal inférieur est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal de l’hémisphère non affecté vs interventions témoins

Négligence spatiale unilatérale
Efficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Lim et al. 2010) et une étude de type pré/post (Brighina et al, 2003) ont examiné l’effet de la SMTr sur la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’étude quasi-expérimentale (Lim et al. 2010) a assigné les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal de l’hémisphère non affecté combinée à une thérapie comportementale ou la thérapie comportementale seule. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la négligence contre-lésionnelle des patients (telle que mesurée par le Line bisection test), en faveur de la SMTr à basse fréquence combinée à la thérapie comportementale comparée à la thérapie comportementale seule.

L’étude de type pré/post (Brighina et al, 2003) a assigné trois patients avec une négligence visuo-spatiale controlatérale et un AVC ischémique droit pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté. Après 2 semaines d’intervention, une amélioration significative a été notée sur la négligence visuo-spatiale des patients telle que mesurée par le Length judgment of prebisected lines, le Line bisection task et le Clock drawing task.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal de l’hémisphère non affecté, combinée à une thérapie comportementale, est plus efficace que la thérapie comportementale seule pour améliorer certains aspects de la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. De plus, une étude de type pré/post a noté une amélioration de la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Chang et al., 2010 et Emara et al., 2010) ont étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les AVQ telles que mesurées par l’Indice de Barthel.

Le second ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée. De plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle. Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les AVQ des patients (telles que mesurées par l’Activity Index), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’effet de la SMTr sur les AVQ de patients post-AVC. Alors qu’un premier ECR de haute qualité indique qu’une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer les AVQ, un second ECR de haute qualité indique qu’une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les AVQ de patients en phase subaiguë post-AVC.

Dextérité manuelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité manuelle des patients telle que mesurée par le Box and Block Test.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre inférieur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du membre inférieur des patients telle que mesurée par la sous-échelle Jambe du Motricity Index et la sous-échelle Membre inférieur du Fugl-Meyer Assessment.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre supérieur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du membre supérieur des patients (telle que mesurée par la sous-échelle Bras du Motricity Index), en faveur du groupe de SMTr à haute fréquence comparé au groupe de SMTr simulée, différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au suivi de 3 mois. Par contre, une interaction significative du temps a été notée au moment du suivi de 3 mois suggérant que la SMTr à haute fréquence peut entrainer des améliorations supplémentaires qui ont duré 3 mois après le déclenchement de l’AVC.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice est plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cependant, cette différence n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi de 3 mois. Par contre, une interaction significative du temps a été notée au moment du suivi de 3 mois suggérant que la SMTr à haute fréquence peut entrainer des améliorations supplémentaires qui ont duré 3 mois après le déclenchement de l’AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force de préhension des patients.
Note : Un manque de puissance statistique (n=28) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.
Note : Il convient de remarquer qu’au moment du suivi de 3 mois une amélioration a été notée sur la force de préhension des patients du groupe de SMTr à haute fréquence, comparée aux résultats obtenus au départ de l’étude, ce qui n’était pas le cas pour le groupe de SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Une amélioration a été notée entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus au moment du suivi de 3 mois sur la force de préhension des patients du groupe de SMTr à haute fréquence, ce qui n’était pas le cas pour les patients du groupe de SMTr simulée.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Functional Ambulation Category.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée (de plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle). Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie des patients (telle que mesurée par la Modified Rankin Scale), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr bilatérale (à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté & à haute fréquence sur le cortex moteur affecté) vs interventions témoins

Accélération de la pince
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2009) a étudié les effets de la SMTr sur l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr bilatérale qui combine les deux stimulations à basse et à haute fréquence. De plus, les trois groupes recevaient un programme de rééducation motrice. Après une séance d’intervention et à 7 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’accélération de la pince (telle que mesurée par un accéléromètre monoaxial), en faveur de la SMTr bilatérale et de la SMTr à basse fréquence comparées à la SMTr à haute fréquence.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr bilatérale qui combine une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté et une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr à haute fréquence seule pour améliorer l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de la pince
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2009) a étudié les effets de la SMTr sur la force de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr bilatérale qui combine les deux stimulations à basse et à haute fréquence. De plus, les trois groupes recevaient un programme de rééducation motrice. Après une séance d’intervention et à 7 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la force de la pince (telle que mesurée à l’aide d’un manomètre), en faveur de la SMTr bilatérale comparée aux SMTr à basse ou à haute fréquence.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr bilatérale qui combine une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté et une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr à basse fréquence ou une SMTr à haute fréquence seule pour améliorer la force de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : stimulation theta burst des excitateurs sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté et stimulation theta burst des inhibiteurs sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté vs interventions témoins

Force de préhension
Inefficace
2a

Une étude de type croisé de qualité acceptable (Talelli et al., 2007) a examiné l’impact de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type croisé de qualité acceptable a assigné les patients pour recevoir une stimulation theta burst des excitateurs (STBe) sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou une stimulation theta burst des inhibiteurs (STBi) sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; ou une SMTr simulée. Après une séance de stimulation, aucun effet significatif n’a été noté sur la force de préhension.
Note : La STBe implique 20 séries de 10 theta burst à huit secondes d’intervalle (600 impulsions – bursts), tandis que la STBi implique 100 séries continues de stimulation theta burst.
Note : L’étude n’impliquait seulement que six patients, ce qui est insuffisant au niveau de la puissance statistique nécessaire pour produire des résultats significatifs.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’une étude de type croisé de qualité acceptable indiquant qu’une stimulation theta burst des excitateurs (STBe) sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une stimulation theta burst des inhibiteurs (STBi) sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Temps de réaction de la main
Efficace
2a

Une étude de type croisé de qualité acceptable (Talelli et al., 2007) a examiné l’impact de la SMTr sur le temps de réaction et la vitesse de la main parétique de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type croisé de qualité acceptable a assigné six patients pour recevoir une stimulation theta burst des excitateurs (STBe) sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou une stimulation theta burst des inhibiteurs (STBi) sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; ou une SMTr simulée. Immédiatement après une séance de stimulation, une amélioration significative a été notée sur le temps de réaction simple en faveur de la STBe comparée à la STBi, et 30 minutes après la stimulation, une amélioration significative a été notée sur le temps de réaction simple en faveur de la STBe comparée à la SMTr simulée. Aucune amélioration significative n’a été relevée entre les trois formes de stimulation au niveau du temps de réaction avec choix.
Note : La STBe implique 20 séries de 10 theta burst à huit secondes d’intervalle (600 impulsions – bursts), tandis que la STBi implique 100 séries continues de stimulation theta burst.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’une étude de type croisé de qualité acceptable indiquant qu’une stimulation theta burst des excitateurs sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une stimulation theta burst des inhibiteurs sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté (immédiatement après la stimulation) et plus efficace qu’une SMTr simulée (30 minutes après la stimulation) pour améliorer le temps de réaction simple de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, seuls les patients du groupe B ont démontré une amélioration de leurs activités fonctionnelles (l’habillage, la préhension et la marche, tels que mesurés par une échelle à 4 points) suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau sur les AVQ patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative dans les AVQ suivant une SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau de patients pour qui un mouvement du bras non parétique ne pouvait être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau.

Mouvement du membre inférieur (un des deux hémisphères)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur le mouvement du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM à basse fréquence sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, seuls les patients du groupe B et C ont démontré une amélioration significative du mouvement du membre inférieur (tel que mesuré par plusieurs échelles à 4 points) suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le mouvement du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative sur le mouvement du membre inférieur suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté et le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Mouvement du membre supérieur (un des deux hémisphères)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur le mouvement global du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM à basse fréquence sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, seuls les patients du groupe B et C ont démontré une amélioration significative du mouvement du membre supérieur (tel que mesuré par plusieurs échelles à 4 points) suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le mouvement global du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative sur le mouvement du membre supérieur suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC, spécialement ceux pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM avant le traitement.

Spasticité de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la spasticité de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM à basse fréquence sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, les patients du groupe A, B et C ont démontré une réduction significative de la spasticité des doigts (tel que mesuré par une échelle à 4 points), spécialement les patients du groupe B qui se sont le plus améliorés, suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau sur la spasticité de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative sur la spasticité des doigts suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté et non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC, spécialement lorsque l’hémisphère affecté des patients ne pouvait être suscité par une impulsion de STM pour produire un mouvement du bras parétique avant le traitement.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les activités de la vie quotidiennes telles que mesurées par l’Indice de Barthel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’humeur des patients (telle que mesurée par l’Inventaire de dépression de Beck), en faveur de la SMTr à haute fréquence comparée à la SMTr à basse fréquence et à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche est moins efficace qu’une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche pour améliorer l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Troubles cognitifs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur l’air de Broca droit

Aphasie
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Naeser et al., 2005) a examiné les effets de la SMTr sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné quatre patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur la portion antérieure de l’aire de Broca droit. Après 2 semaines de stimulation, certaines améliorations à court terme ont été notées sur le temps de réaction et l’acte de nommer des images (mesurés par le Snodgrass and Vanderwart) de même que des améliorations plus durables sur l’acte de nommer (mesuré par le Boston Naming test et le Boston Diagnostic Aphasia Exam).

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur l’aire de Broca droit sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé certaines améliorations dans l’habileté de nommer suivant une SMTr à basse fréquence sur la portion antérieure de l’aire de Broca droit.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Accélération de la pince
Efficace
1b

Deux ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2005 et Takeuchi et al., 2009) ont étudié les effets de la SMTr sur l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée (les deux groupes recevaient de plus une rééducation motrice). Après 1 séance d’intervention, une plus grande accélération de la pince significative a été notée (telle que mesurée par un accéléromètre monoaxial), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée. Cependant, cette différence entre les groupes n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi de 30 minutes après l’intervention.

Le second ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr bilatérale qui combine les deux stimulations à basse et à haute fréquence. De plus, les trois groupes recevaient un programme de rééducation motrice. Après une séance d’intervention et à 7 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’accélération de la pince (telle que mesurée par un accéléromètre monoaxial), en faveur de la SMTr bilatérale et de la SMTr à basse fréquence comparées à la SMTr à haute fréquence.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une SMTr simulée ou une SMTr à haute fréquence) pour améliorer l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Amplitude articulaire de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude à mesures répétées (Boggio et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude à mesures répétées a assigné un patient avec un AVC à haut degré de sévérité pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après 1 séance de stimulation et au suivi de 4 mois, une amélioration significative a été notée sur l’amplitude articulaire du pouce et de la main des patients (telle que mesurée par l’angle d’extension) suivant la SMTr à basse fréquence mais pas après la SMTr simulé.
Note : Cette étude n’impliquant qu’un patient et n’ayant pas de données de base multiples ne pourra être considérée pour conclure à un niveau d’évidence.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude à mesures répétées a relevé certaines améliorations sur l’amplitude articulaire suivant une SMTr à basse fréquence avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cette étude à mesures répétées n’a pas été jugée pertinente pour réussir à influencer le niveau d’évidence.

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fregni et al., 2006) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir 5 séances sur 5 jours de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients (telle que mesurée par le Purdue Pegboard test et le Jebsen-Taylor Hand Function Test), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre supérieur
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Kakuda et al., 2011) a examiné les effets de la SMTr sur la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en trois groupes sur la base des stades de récupération de Brunnstrom de la main et des doigts : Stade III, stade IV et stade V. Après 15 jours de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté combinée à l’ergothérapie habituelle, une amélioration dans les trois groupes a été notée sur la fonction motrice telles que mesurée par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA) et par la sous-échelle Membre supérieur du Wolf Motor Function Test (WMFT). En fait, les patients au stade IV se sont améliorés significativement plus que les patients des deux autres stades (selon les mesures du FMA), et les patients au stade III se sont améliorés significativement moins que les patients des deux autres stades (selon les mesures du WMFT). Les auteurs concluent que la SMTr semble améliorer la fonction motrice et que ce résultat est influencé par le degré de sévérité du membre supérieur hémiparétique mesuré au départ de l’étude.
Note : Cette étude n’a pas comparé l’intervention avec un groupe témoin, c’est pourquoi ses résultats ne seront pas considérés pour conclure à un niveau d’évidence. Cette étude a été incluse dans cette revue pour documenter l’influence des différents degrés de sévérité mesurés au départ de l’étude sur les résultats obtenus.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé des améliorations sur la fonction motrice suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de la pince
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée (les deux groupes recevaient de plus une rééducation motrice). Après 1 séance d’intervention, aucune différence entre les groupes n’a été notée sur la force de la pince de patients telle que mesurée à l’aide d’un manomètre.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Évidence insuffisante
5

Une étude à mesures répétées (Boggio et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur l’humeur d’un patient en phase chronique de récupération post-AVC. Aucune amélioration significative n’a été observée sur l’humeur de ce patient (telle que mesurée par une échelle visuelle analogue) suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude à mesures répétées n’a relevé aucune amélioration significative sur l’humeur suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Spasticité de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude à mesures répétées (Boggio et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur la spasticité de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude à mesures répétées a assigné une patiente de 74 ans avec un AVC à haut degré de sévérité pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté. Après 1 séance de stimulation et au suivi de 4 mois, aucune amélioration significative a été notée sur la spasticité de la main de la patiente telle que mesurée par la Modified Ashworth Scale.
Note : Cette étude n’impliquant qu’un patient et n’ayant pas de données de base multiples ne pourra être considérée pour conclure à un niveau d’évidence.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur la spasticité de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude à mesures répétées n’a relevé aucune amélioration sur la spasticité de la main suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté avec un patient en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cette étude à mesures répétées n’a pas été jugée pertinente pour réussir à influencer le niveau d’évidence.

Temps de réaction de la main
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fregni et al., 2006) a étudié les effets de la SMTr sur le temps de réaction et la vitesse de la main parétique de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir 5 séances sur 5 jours de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur le temps de réaction simple et le temps de réaction avec choix des patients, en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer le temps de réaction de la main parétique de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal non affecté vs interventions témoins

Troubles cognitifs
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Shindo et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté. Après 2 semaines d’intervention, aucun changement significatif n’a été noté sur les troubles cognitifs ou la démence des patients tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination et le Revised Hasegawa Dementia Scale.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté sur les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post n’a relevé aucun changement sur les troubles cognitifs et la démence suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté.

Patients en Phase Chronique : SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les activités de la vie quotidiennes telles que mesurées par l’indice de Barthel.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Amplitude articulaire de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) a examiné les effets de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, dans un ordre aléatoire : 1) Une SMTr à haute fréquence sur l’hémisphère affecté ; 2) une rééducation motrice des extenseurs ou ; 3) les deux interventions combinées. Après 1 séance d’intervention, aucune amélioration intra-groupe n’a été notée dans aucun des trois groupes. Cependant, après que le groupe qui combinait les deux situations ait poursuivi l’intervention sur une période de 8 semaines, une amélioration intra-groupe a été observée sur l’amplitude articulaire de la main.
Note : Cette étude n’a pas comparé l’intervention avec un groupe témoin, c’est pourquoi ses résultats ne seront pas considérés pour conclure à un niveau d’évidence.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude randomisée de type croisé a relevé certaines améliorations sur l’amplitude articulaire suivant une SMTr à haute fréquence avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
L’étude randomisée de type croisé n’a pas été jugée pertinente pour réussir à influencer le niveau d’évidence.

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Une étude de type croisé de haute qualité (Kim et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type croisé de haute qualité a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une SMTr simulée combinée avec les mêmes tâches de mouvement. Après une séance de SMTr à haute fréquence, une amélioration significative a été observée sur l’acuité du mouvement et le temps de mouvement des doigts parétiques (tels que mesurés par une tâche motrice séquentielle) et comparée à la SMTr simulée.
Note : L’amélioration au niveau de l’acuité du mouvement était liée à une augmentation de l’excitabilité corticale de la SMTr à haute fréquence.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’une étude de type croisé de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction de la main
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la fonction globale de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction globale de la main telle que mesurée par le protocole de Brunnstrom, le Manual Function Test, et la sous-échelle Main du Stroke Impairment Assessment Set.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la fonction globale de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Un manque de puissance statistique (n=9) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.

Impact de l’AVC
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la sévérité de l’AVC et sur la fonction globale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la déficience globale dû à l’AVC telle que mesurée par Stroke Impairment Assessment Set.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la déficience globale dû à l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Un manque de puissance statistique (n=9) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.

Spasticité de la main
Inefficace
2b

Une étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) et une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) ont examiné les effets de la SMTr sur la spasticité de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, dans un ordre aléatoire : 1) Une SMTr à haute fréquence sur l’hémisphère affecté ; 2) une rééducation motrice des extenseurs ou ; 3) les deux interventions combinées. Aucune comparaison entre les groupes n’a été présentée dans cette étude*. Cependant, il convient de noter qu’après une séance d’intervention, une amélioration significative a été relevée sur la spasticité de la main (telle que mesurée par la Modified Ashworth Scale), seulement dans le groupe qui combinait les deux situations.

De plus, après l’intervention, le groupe qui combinait les deux situations a poursuivi cette intervention sur une période de 8 semaines. Après ces 8 semaines, une amélioration intra-groupe a été observée sur la spasticité de la main.
* Cette étude n’a pas comparé l’intervention avec un groupe témoin, c’est pourquoi ses résultats ne seront pas considérés pour conclure à un niveau d’évidence.

L’étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la spasticité de la main parétique telle que mesurée par la Modified Ashworth Scale.
Note : Un manque de puissance statistique (n=9) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la spasticité de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude randomisée de type croisé a relevé une amélioration significative intra-groupe sur la spasticité de la main suivant une SMTr à haute fréquence sur l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice des extenseurs.

Patients en Phase Chronique : SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les activités de la vie quotidiennes telles que mesurées par l’indice de Barthel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou la SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ne sont pas plus efficaces qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’humeur des patients (telle que mesurée par l’Inventaire de dépression de Beck), en faveur de la SMTr à haute fréquence comparée à la SMTr à basse fréquence et à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche est plus efficace qu’une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou qu’une SMTr simulée pour améliorer l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Troubles cognitifs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou la SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ne sont pas plus efficaces qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Sécurité de la SMTr
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Carey et al., 2007) a examiné la sécurité de la SMTr avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté. Après l’intervention et au moment du suivi, aucune déficience significative sur les fonctions globales des patients n’a été relevée telles que mesurées par l’Inventaire de dépression de Beck, la Wechsler Adult Intelligence Scale et le National Institutes of Health Stroke Scale. Les entrevues avec les patients, le jour du traitement, ont démontré une certaine fatigue, des maux de tête, de l’anxiété et des nausées. Une déficience significative a été notée par le Hopkins Verbal Learning Test-Revised quant à la mémoire des mots au moment du post-test, mais les résultats sont revenus à la normal au cours du suivi qui s’est déroulé lors des cinq jours suivants. De plus, aucune déficience significative n’a été observée sur le contrôle moteur ou la capacité tactile du suivi des doigts de la main saine et de la main parétique mesurés au moment du post-test et lors du suivi.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) décrivant si la SMTr est sécuritaire ou non pour des patients en phase chronique de récupération post-AVC, cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a conclu que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’a occasionné aucun impact négatif profond avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Bien que l’étude ait observé certaines déficiences mineures immédiatement après le traitement, les problèmes se sont atténués au cours du suivi des jours subséquents.

PÉDIATRIE - Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Fonction motrice - membre supérieur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kirton et al., 2008) a étudié les effets de la SMTr sur la fonction motrice du membre supérieur d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après 8 jours d’intervention et au suivi de 1 jour, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du membre supérieur (telle que mesurée par le Melbourne Assessment of Upper Extremity Function), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée. Cependant, cette différence n’a pas conservé sa valeur significative lors du suivi de 1 semaine.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée, à court terme, pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de préhension
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kirton et al., 2008) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après 8 jours d’intervention, et au moment du suivi de 1 jour et de 7 jours, une différence significative entre les groupes a été notée sur la force de préhension (telle que mesurée à l’aide d’un dynamomètre), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC.

Références

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