Congé rapide avec soutien

Évidence révisées en date du 21-12-2012
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, MSc OT ; Annabel McDermott, OT ; Nicol Korner- Bitensky, PhD OT
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier
Table des matières

Introduction

Un AVC peut entraîner divers impacts sur les habiletés de la personne, la réadaptation est souvent nécessaire afin de tenter d’améliorer les fonctions affectées. Actuellement, les services de réadaptation sont principalement offerts dans les milieux hospitaliers ou les centres de réadaptation. Le congé rapide avec soutien est une approche novatrice en réadaptation où les services sont offerts au domicile de la personne par une équipe en réadaptation. Ce module fourni des informations sur l’efficacité du congé rapide avec soutien dans la gestion des besoins des patients et des services offerts par l’équipe soignante suivant un AVC.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Note : Il est important de noter que dans la plupart des cas où le congé rapide avec soutien (CRS) n’est pas plus efficace que les soins habituels, il s’avère aussi efficace que les soins habituels. Ainsi, le CRS peut être considéré comme une option coût/efficacité rentable qui se traduit par des résultats comparables aux soins habituels.

Quinze études ont été révisées dans ce module Info-AVC (neuf ECR de haute qualité, trois ECR de qualité acceptable, un ECR de faible qualité et deux études quasi-expérimentales) ; ces études ont examiné l’efficacité du congé rapide avec soutien pour les patients ou les proches/aidants autour des principaux enjeux suivant un AVC. Lorsque le congé rapide avec soutien n’est pas considéré comme plus efficace que le programme de soins habituels, il s’est rarement avéré moins efficace que les soins habituels. En fait, le congé rapide avec soutien s’est avéré moins efficace que le programme de soins habituels en ce qui concerne la participation des proches/aidants dans les activités d’entretien ménager, la santé mentale des proches/aidants et leurs activités de fonctionnement social, de même que pour les résultats des patients associés à la paraphasie littérale. Dans l’ensemble, il n’y avait pas de différences significatives entre le congé rapide avec soutien et le programme de soins habituels pour les autres résultats concernant les patients incluant l’aphasie, les enjeux cognitifs, l’indépendance fonctionnelle, l’équilibre et la mobilité, la fonction du membre supérieur, la spasticité et la sévérité de l’AVC, pas plus que pour les résultats concernant les patients et les proches/aidants au sujet du bien-être émotionnel, la dynamique familiale, la qualité de vie reliée à la santé, l’état de santé global et la satisfaction face aux services reçus. Cependant, le congé rapide avec soutien s’est avéré plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer la capacité motrice des patients et la qualité des soins offerts par les proches/aidants. Il est intéressant de remarquer que le congé rapide avec soutien s’est également avéré plus efficace que le programme de soins habituels en ce qui concerne l’indépendance fonctionnelle et la sévérité de l’AVC lors d’analyses effectuées à partir d’un sous-groupe de patients ayant subi un AVC de modéré à sévère. Plusieurs études ont également examiné l’impact du congé rapide avec soutien sur des mesures processus. Sans aucune surprise, le congé rapide avec soutien, comparé au programme de soins habituels, a dénoté des résultats significatifs quant à la durée de séjour d’hospitalisation entraînant un temps de séjour écourté. Notons finalement qu’il n’y avait pas de différence significative entre le congé rapide avec soutien et le programme de soins habituels pour les autres mesures de processus incluant le taux de réadmission, l’institutionnalisation, l’utilisation des services de santé, la mortalité, la dépendance ou les événements indésirables.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Congé rapide avec soutien vs interventions alternatives ou témoins

Aphasie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – et un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. L’aphasie des patients a été mesurée 3 mois après l’AVC par l’Aphasia Quotient. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al., 1998) par von Koch et al. (2000) a relevé une différence significative entre les groupes sur l’aphasie, seulement sur la sous-échelle Paraphasie littérale du Reinvang Aphasia Test, en faveur du programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al., 1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’aphasie des patients telle que mesurée par le Reinvang Aphasia Test.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al., 1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’aphasie des patients telle que mesurée par le Reinvang Aphasia Test.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou le programme de soins habituel en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. L’aphasie des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par le Frenchay AphasiaScreening Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Précisons qu’une étude de suivi de 6 mois a relevé une différence significative entre les groupes sur la paraphasie littérale des patients en faveur d’un programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien.

Bien-être émotionnel – aidants
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 ; Donnelly et al., 2004 ; Rodgers et al., 1997 ; Indredavik et al., 2000 – et une étude de suivi de 1 an de cet ECR Fjærtoft et al., 2004), un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’humeur et le bien-être émotionnel des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré 6 mois après l’AVC par le General Health Questionnaire-28 et le Caregiver Strain Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

Le second ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré à 3 et à 6 mois après l’AVC par le General Health Questionnaire-20. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré 12 mois après l’AVC par le Caregiver Strain Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré de 7 à 10 jours après le congé et à 3 mois après l’AVC par le General Health Questionnaire-30. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Le bien-être émotionnel des aidants a été documenté lors d’un suivi de 1 an de cet ECR par Fjærtoft et al, (2004) et mesuré par le Caregiver Strain Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a alors été notée.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré 12 mois après l’AVC par le Caregiver Strain Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants pour participer à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. Le bien-être émotionnel des aidants a été mesuré après 4 semaines d’intervention et à 6 mois suivant le congé par la Zerssen Depression Scale et le Burden Scale for Family Caregivers. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de cinq ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer le bien-être émotionnel des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Bien-être émotionnel – patients
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Anderson et al., 2000 ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al., 2004, étude de suivi de 1 an ; Bautz-Holter et al., 2002; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000, étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001, étude de suivi de 12 mois) et deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 et Rudd et al., 1997) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’humeur et bien-être émotionnel de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). L’humeur des patients a été mesurée de 7 à 10 jours après le congé et à 3 mois après l’AVC par la Wakefield Depression Scale. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré 6 mois après l’AVC par le General Health Questionnaire-28. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Le bien-être émotionnel des patients a été documenté lors d’un suivi de 1 an de cet ECR par Fjærtoft et al, (2004) et mesuré par le l’Échelle de dépression de Montgomery et Åsberg. Aucune différence significative entre les groupes n’a alors été notée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Le bien-être émotionnel et l’humeur des patients ont été mesurés à 3 mois et à 6 mois après l’AVC par le General Health Questionnaire-20 et l’Échelle de dépression de Montgomery et Åsberg. Lors de la mesure de 3 mois, une différence significative entre les groupes a été relevée sur le General Health Questionnaire-20, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier ; cependant, cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative lors de la mesure de 6 mois. Au deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’Échelle de dépression de Montgomery et Åsberg.

Le cinquième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Le bien-être émotionnel des patients a été documenté lors d’un suivi de 6 mois de cet ECR par von Koch et al. (2000) et mesuré par le Sense of Coherence Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a alors été notée.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur le bien-être émotionnel des patients tel que mesuré par le Sense of Coherence Test.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. L’humeur des patients a été mesurée à 3 et à 6 mois après l’AVC par la Geriatric Depression Scale. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour participer à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré 12 mois après l’AVC par l’Hospital Anxiety and Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de cinq ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer le bien-être émotionnel de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note
: Un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes, 3 mois après l’AVC, sur le bien-être émotionnel des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Cependant, cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative 6 mois après l’AVC. Il convient de remarquer que cette étude a évalué le bien-être émotionnel des patients en utilisant le General Health Questionnaire-20 tandis que les autres études utilisaient le General Health Questionnaire-28 ou d’autres instruments de mesure de l’humeur et du bien-être émotionnel.

Cognition
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000 et Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2004 étude de suivi de 1 an ; Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans) et un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la cognition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La cognition des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par le Mini Mental State Examination. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. La cognition des patients a été documentée lors d’un suivi de 1 an de cet ECR par Fjærtoft et al, (2004) et mesurée par le Mini Mental State Examination. Aucune différence significative entre les groupes n’a alors été notée.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2011) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la cognition des patients telle que mesurée par le Mini Mental State Examination.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou le programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. La cognition des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par le Mini Mental State Examination. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la cognition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Dépendance
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans) et un ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, la dépendance) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Les mesures de processus incluent la mortalité, l’institutionnalisation et la dépendance (selon un score <75 sur l’Indice de Barthel –IB). Alors qu’aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de processus individuelles, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les taux combinés de décès et de dépendance en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. De plus, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la dépendance et les taux combinés de décès et de dépendance avec des patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50), une différence significative entre les groupes a été relevée sur le besoin de soins à long terme (p=0.02), en faveur du programme de réadaptation municipal comparé à la réadaptation en milieu hospitalier.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé).

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) a relevé une différence significative entre les groupes dans l’utilisation des soins primaires et les services de réadaptation à domicile, de sorte que les patients du programme de soins habituel ont reçu plus d’ergothérapie à l’externe, plus de physiothérapie privée et plus de services de l’hôpital de jour, tandis que les patients du groupe de congé avec soutien combiné à la réadaptation à domicile ont reçu plus de soins infirmiers et de services de réadaptation à domicile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus (mortalité, dépendance, coûts des soins de santé).

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (mortalité et dépendance).

L’ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’une visite de suivi à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Les mesures de processus incluaient la mortalité et la dépendance ; aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire le niveau de dépendance de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Durée de séjour
Inefficace
1A

Six ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al. (2000) étude de suivi de 6 mois ; Anderson et al., 2000 ; Indredavik et al., 2000 ; Mayo et al., 2000 et Donnelly et al., 2004), deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ; Rudd et al., 1997), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et une étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, la durée de séjour) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé).

Le troisième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude n’a documenté les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois après l’AVC ; une différence significative entre les groupes a alors été relevée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la durée moyenne du temps de séjour à l’hôpital (unité de soins AVC et réadaptation clinique), enregistré lors du congé, et du nombre de patients retournés au domicile vs les institutions enregistrées au moment du congé et à 6 mois après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Les différences au niveau du statut de résidence ne se sont pas avérées plus significatives lors du suivi à long terme (26 semaines après l’AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le taux de mortalité.

Le cinquième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’utilisation des services de santé. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la durée de séjour, en faveur du groupe d’intervention.

Le sixième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’utilisation des services et le coût. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’utilisation de l’ergothérapie, des services sociaux et des services d’assistants en réadaptation (mais pas sur l’utilisation de la physiothérapie et des services de repas à domicile), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur la durée de séjour ou le coût.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou pour participer à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou un programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’utilisation des services des patients a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, selon la durée de séjour à l’hôpital, la réadmission à l’hôpital et l’institutionnalisation. Les patients du groupe d’intervention ont démontré significativement moins d’institutionnalisation que les patients du groupe témoin de 6 à 12 mois après le congé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission à l’hôpital, à aucun des temps de mesure.

L’étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) a assigné les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien comprenant une visite du domicile avant le congé, un plan coordonné de congé de l’hôpital et des soins multidisciplinaires suivant ce congé. Les résultats obtenus par ce groupe de patients ont été comparés à un groupe cohorte témoin dans la population AVC. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’institutionnalisation. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de patients vivant seuls, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe cohorte témoin.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de cinq ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien est plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire la durée de séjour de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : 
Un sixième ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable, un ECR de faible qualité et une étude quasi-expérimentale n’ont cependant pas noté de différence significative entre les groupes suivant un congé rapide avec soutien.

Dynamique familiale – aidants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la perception de la dynamique familiale des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La dynamique familiale des aidants a été mesurée 6 mois après l’AVC par la sous-échelle Fonctionnement global du McMaster Family Assessment Device. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la perception de la dynamique familiale des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Dynamique familiale – patients
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la perception de la dynamique familiale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La dynamique familiale des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par la sous-échelle Fonctionnement global du McMaster Family Assessment Device. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la perception de la dynamique familiale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Équilibre
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al. (2000) étude de suivi de 6-mois, von Koch et al. (2001) étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al. (2005) étude de suivi de 5 ans – et (Askim et al., 2006) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. L’incidence auto-rapportée du nombre de chutes a été calculée 3 mois après l’AVC ; aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes.

Le second ECR de haute qualité (Askim et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Les patients du groupe du programme étendu ont reçu leur congé de l’unité de soins AVC et un suivi de 4 semaines d’un programme de base de réadaptation à domicile. L’équilibre des patients a été mesuré à 6, 26, et 52 semaines après l’AVC par l’Échelle d’équilibre de Berg. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

État de santé – aidants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2001, étude de suivi de 12 mois) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’état de santé des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. L’état de santé des aidants a été documenté lors d’un suivi de 12 mois de cet ECR par von Koch et al. (2001) et mesuré par le Sickness Impact Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. L’état de santé des aidants a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois suivant le congé, par le Giessen Symptom List. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’état de santé des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

État de santé – patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000 ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al., 2004 étude de suivi de 1 an) et deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ; Rudd et al., 1997) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’état de santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). L’état de santé des patients a été mesuré de 7 à 10 jours après le congé et à 3 mois après l’AVC, par le Dartmouth Coop Function Charts. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. L’état de santé des patients (dimension psychologique) a été mesuré 3 mois après l’AVC par les sous-échelles Comportement émotionnel et Communication du Sickness Impact Profile (SIP). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) a relevé une différence significative entre les groupes sur l’état de santé des patients (seulement sur la sous-échelle Communication du SIP), cette fois en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’état de santé des patients tel que mesuré par le SIP.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’état de santé des patients tel que mesuré par le SIP.

Le troisième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. L’état de santé des patients a été mesuré 6 mois après l’AVC par le Nottingham Health Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. L’état de santé des patients a été documenté lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2004) et mesuré par le Nottingham Health Profile. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme étendu d’une unité de soins AVC comparé au programme habituel.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. L’état de santé des patients a été mesuré à 3 et à 6 mois après l’AVC, par une échelle non standardisée évaluant le bien-être général et la qualité du sommeil. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. L’état de santé des patients a été mesuré 12 mois après l’AVC par le Nottingham Health Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’état de santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
 Tandis qu’un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes (dimension psychologique et sous-échelles Comportement émotionnel et Communication du SIP), en faveur d’un programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile 3 mois après l’AVC, une étude de suivi subséquente a relevé une différence significative entre les groupes sur la sous-échelle Communication du SIP, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel, 6 mois après l’AVC. Remarquons qu’une étude de suivi d’un autre ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes en faveur d’un programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel, 1 an après l’AVC.

Événements indésirables
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, les événements indésirables) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude n’a documenté les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois après l’AVC ; une différence significative entre les groupes a alors été relevée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire l’incidence d’événements indésirables de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction et dextérité du membre supérieur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la fonction et la dextérité du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La dextérité du membre supérieur a été mesurée 3 mois après l’AVC par le Nine Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. La fonction du membre supérieur des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois suivant le congé, par le Frenchay Arm Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la fonction et la dextérité du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Habiletés motrices
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – et un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les habiletés motrices de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La capacité motrice des patients a été mesurée 3 mois après l’AVC par la sous-échelle Coordination de la Lindmark Motor Capacity Assessment. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du congé rapide avec soutien combiné à une réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) a également relevé une différence significative entre les groupes sur la capacité motrice des patients (telle que mesurée par le score total maximal de la Lindmark Motor Capacity Assessment), en faveur du congé rapide avec soutien combiné à une réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la capacité motrice des patients (telle que mesurée par la Lindmark Motor Capacity Assessment).

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la capacité motrice des patients (telle que mesurée par la Lindmark Motor Capacity Assessment).

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou le programme habituel de soins en milieu hospitalier. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les habiletés motrices des patients ont été mesurées 12 mois après l’AVC par le Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien est plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer les habiletés motrices de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Les différences significatives entre les groupes relevées par l’ECR de haute qualité se sont avérées à court terme. Un ECR de qualité acceptable n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les habiletés motrices des patients suivant un congé rapide avec soutien.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1A

Huit ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Ronning & Guldvog, 1998 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000 ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Mayo et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), trois ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ; Rudd et al., 1997 et Suwanwela et al., 2002), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et deux études quasi-expérimentales (Gräsel et al., 2005 et Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). L’habileté fonctionnelle des patients a été mesurée de 7 à 10 jours après le congé et 3 mois après l’AVC, par la Nottingham Extended ADL Scale et l’Oxford Handicap Scale. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

Le second ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 7 mois après l’AVC par l’Indice de Barthel (IB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Note : Sept mois après l’AVC, une analyse secondaire avec un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère (IB < 50) a relevé une différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle (IB) en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50).

Le troisième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 3 mois après l’AVC par le Barthel ADL Index, le Katz ADL Index, et l’Extended Katz ADL Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index, le Katz ADL Index, et l’Extended Katz ADL Index.
Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la mobilité fonctionnelle des patients (telle que mesurée par la sous-échelle Mobilité du Barthel ADL Index), en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index et le Katz ADL Index.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index, le Katz ADL Index, et l’Extended Katz ADL Index. Cependant, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les activités de vie domestique –AVD (telle que mesurée par l’Extended Katz ADL Index), en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Le quatrième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par l’Indice de Barthel Modifié. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le cinquième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 6 semaines après l’AVC par l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures. Vingt-six semaines après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la Modified Rankin Scale, en faveur du programme étendu d’une unité de soins AVC comparé au programme habituel. Toujours à 26 semaines, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’Indice de Barthel.

Note : Vingt-six semaines après l’AVC, une analyse secondaire avec un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère a relevé une différence significative entre les groupes sur l’habileté fonctionnelle des patients (Indice de Barthel et Modified Rankin Scale), en faveur du programme étendu d’une unité de soins AVC comparé au programme habituel.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2011) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale.

Le sixième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et 3 mois après l’AVC (au moment d’un suivi), par l’indice de Barthel et l’Older American Resource Scale for Instrumental ADLs. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures. Cependant, au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les activités de vie domestique –AVD (telle que mesurée par l’Older American Resource Scale for Instrumental ADLs), en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituel.

Le septième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 3 et 6 mois après l’AVC, par le Nottingham Extended ADL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le huitième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2.5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par l’Indice de Barthel et le Nottingham Extended ADL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 3 et 6 mois après l’AVC, par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.
Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée avec un sous-groupe de patients ayant un score de ≤15 sur l’IB sur le changement des scores obtenus sur l’Indice de Barthel entre les résultats au départ de l’étude et ceux mesurés 3 mois après l’AVC, en faveur du congé rapide avec le soutien comparé aux soins habituels.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par l’Indice de Barthel et la Rivermead Activity of Daily Living Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 1, 3, 6 et 12 mois après le congé, par une version chinoise de l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

La première étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4semaines (après l’intervention) et à 6 mois suivant le congé, par l’Indice de Barthel et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

La seconde étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) a assigné les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien comprenant une visite du domicile avant le congé, un plan coordonné de congé de l’hôpital et des soins multidisciplinaires suivant ce congé. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée après l’intervention, et 6 et 12 mois après l’AVC (au moment de suivis), par le Katz ADL Index. Après l’intervention, les patients ont démontré une amélioration significative de leur indépendance fonctionnelle au niveau de l’alimentation, des transferts, de l’utilisation des toilettes, de l’habillage, des soins personnels et de la communication, et au moment du suivi de 6 mois, au niveau des transferts et de l’habillage. Cependant, ces améliorations ne se sont plus avérées significatives au moment du suivi de 12 mois.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de huit ECR de haute qualité, trois ECR de qualité acceptable, d’un ECR de faible qualité et d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Cependant, un ECR indique une amélioration des AVD à 3 mois, un ECR indique une amélioration de l’indépendance fonctionnelle à 6 mois, et un ECR indique une amélioration de la mobilité fonctionnelle à 6 mois et une amélioration des AVD 5 ans après l’AVC, tous en faveur du congé rapide avec soutien comparé aux soins habituel. De plus, une seconde étude quasi-expérimentale note une amélioration à court terme de certains aspects de l’indépendance fonctionnelle.
Note : Des évidences contradictoires ont été relevées au sujet de l’efficacité du congé rapide avec soutien auprès de patients présentant une degré sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique une meilleure indépendance fonctionnelle chez ce groupe de patients suivant le programme de réadaptation en milieu hospitalier comparé au congé rapide avec soutien combiné à une réadaptation dans la communauté ; un autre ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué une meilleure indépendance fonctionnelle ou de plus grands gains d’indépendance fonctionnelle toujours chez ce groupe de patients pour ceux qui ont reçu un programme de congé rapide avec soutien comparé à ceux ayant reçu les soins habituels.

Institutionnalisation
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Ronning & Guldvog, 1998 ; Anderson et al., 2000 ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Bautz-Holter et al., 2002), un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et deux études quasi-expérimentales (Gräsel et al., 2005 – Gräsel et al., 2006 étude de suivi de 31 mois– ; Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, l’institutionnalisation) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Les mesures de processus incluent la mortalité, l’institutionnalisation et la dépendance (selon un score <75 sur l’Indice de Barthel –IB). Alors qu’aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de processus individuelles, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les taux combinés de décès et de dépendance en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. De plus, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la dépendance et les taux combinés de décès et de dépendance avec des patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50), une différence significative entre les groupes a été relevée sur le besoin de soins à long terme (p=0.02), en faveur du programme de réadaptation municipal comparé à la réadaptation en milieu hospitalier.

Le troisième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude n’a documenté les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois après l’AVC  ; une différence significative entre les groupes a alors été relevée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus lors du suivi de 6 mois.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la durée moyenne du temps de séjour à l’hôpital (unité de soins AVC et réadaptation clinique), enregistré lors du congé, et du nombre de patients retournés au domicile vs les institutions, enregistrées au moment du congé et 6 mois après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Les différences au niveau du statut de résidence ne se sont pas avérées plus significatives lors du suivi à long terme (26 semaines après l’AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le taux de mortalité.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2011) a relevé une différence significative entre les groupes sur le taux d’institutionnalisation et de mortalité, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le cinquième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Les mesures de processus incluent l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme de soins habituel en milieu hospitalier.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’utilisation des services des patients a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, selon la durée de séjour à l’hôpital, la réadmission à l’hôpital et l’institutionnalisation. Les patients du groupe d’intervention ont démontré significativement moins d’institutionnalisation que les patients du groupe témoin de 6 à 12 mois après le congé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission à l’hôpital, à aucun des temps de mesure.

La première étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. Le nombre de visites de médecins et l’apparition de nouvelles maladies ont été mesurés à 4 semaines et à 6 mois suivant le congé. Les patients du groupe témoin ont démontré significativement plus de nouvelles maladies que ceux du groupe d’intervention à 4 semaines après le congé, mais cette différence n’a pas conservé sa valeur significative 6 mois suivant le congé. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de visites de médecins en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin à 6 mois suivant le congé (différence qui n’était pas présente à 4 semaines après le congé).

Lors d’un suivi de l’étude de Gräsel et al., (2005) par Gräsel et al. (2006), les patients ou leur entourage ont été contacté par téléphone, à 31 mois de moyenne après le congé de l’hôpital, pour déterminer si le patient était a) décédé ; ou b) s’il vivait à domicile ou dans une résidence avec services. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de patients qui étaient vivants et habitaient à domicile, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

La seconde étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) a assigné les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien comprenant une visite du domicile avant le congé, un plan coordonné de congé de l’hôpital et des soins multidisciplinaires suivant ce congé. Les résultats obtenus par ce groupe de patients ont été comparés à un groupe cohorte témoin dans la population AVC. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’institutionnalisation. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de patients vivant seuls, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe cohorte témoin.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de cinq ECR de haute qualité, d’un ECR de qualité acceptable, d’un ECR de faible qualité et de deux études quasi-expérimentales, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire le taux d’institutionnalisation de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Mayo et al., 2000 ; Donnelly et al., 2004 et Askim et al., 2006), un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La mobilité des patients a été mesurée 3 mois après l’AVC par le Test de marche sur 10 mètres (TM10M). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la mobilité des patients telle que mesurée par le TM10M.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la mobilité des patients telle que mesurée par le TM10M.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la mobilité des patients telle que mesurée par le TM10M.

Le deuxième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Stroke Rehabilitation Assessment of Movement et le Timed Up and Go Test. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

Le troisième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). La mobilité des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par le TM10M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Askim et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Les patients du groupe du programme étendu ont reçu leur congé de l’unité de soins AVC et un suivi de 4 semaines d’un programme de base de réadaptation à domicile, La vitesse de marche des patients a été mesurée à 6, 26, et 52 semaines après l’AVC par le Test de marche sur 5 mètres (TM5M). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.
Note : Une semaine après l’AVC, alors que les deux groupes recevaient la même intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la vitesse de marche des patients en faveur du programme habituel d’une unité de soins AVC comparé au programme étendu.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. La vitesse de marche des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par le TM5M.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Timed Up and Go Test. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mortalité
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Ronning & Guldvog, 1998 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans –  ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Bautz-Holter et al., 2002) et trois ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ;Rudd et al., 1997 ; Suwanwela et al., 2002) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, la mortalité) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Les mesures de processus incluent la mortalité, l’institutionnalisation et la dépendance (selon un score <75 sur l’Indice de Barthel –IB). Alors qu’aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de processus individuelles, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les taux combinés de décès et de dépendance, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. De plus, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la dépendance et les taux combinés de décès et de dépendance avec des patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50), une différence significative entre les groupes a été relevée sur le besoin de soins à long terme (p=0.02), en faveur du programme de réadaptation municipal comparé à la réadaptation en milieu hospitalier.

Le troisième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé).

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) a relevé une différence significative entre les groupes dans l’utilisation des soins primaires et les services de réadaptation à domicile, de sorte que les patients du programme de soins habituel ont reçu plus d’ergothérapie à l’externe, plus de physiothérapie privée et plus de services de l’hôpital de jour, tandis que les patients du groupe de congé avec soutien combiné à la réadaptation à domicile ont reçu plus de soins infirmiers et de services de réadaptation à domicile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus (mortalité, dépendance, coûts des soins de santé).

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (mortalité et dépendance).

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la durée moyenne du temps de séjour à l’hôpital (unité de soins AVC et réadaptation clinique), enregistré lors du congé, et du nombre de patients retournés au domicile vs les institutions enregistrées au moment du congé et 6 mois après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Les différences au niveau du statut de résidence ne se sont pas avérées plus significatives lors du suivi à long terme (26 semaines après l’AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le taux de mortalité.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2011) a relevé une différence significative entre les groupes sur le taux d’institutionnalisation et de mortalité, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le cinquième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Les mesures de processus incluent l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme de soins habituel en milieu hospitalier et dans la communauté.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Les mesures de processus incluaient la mortalité et la dépendance ; aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de cinq ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire le taux de mortalité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Participation – aidants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la participation des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La participation des aidants a été évaluée 6 mois après l’AVC par la sous-échelle activités Entretien ménager de l’Adelaide Activity Profile. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la participation des aidants de patients ayant subi un AVC. En fait, le congé rapide avec soutien s’est avéré moins efficace que le programme de soins habituel pour améliorer la participation des aidants quant aux activités d’entretien ménager.

Participation – patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2004 étude de suivi de 1 an ; Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – et Mayo et al., 2000) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la participation de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La participation des patients a été mesurée 3 mois après l’AVC par le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) a relevé une différence significative entre les groupes seulement sur la sous-échelle soins personnels du Frenchay Activities Index, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la participation des patients (Frenchay Activities Index).

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) a relevé une différence significative entre les groupes sur la participation des patients (telle qu’évaluée par les sous-échelles Washing dishesWashing clothes et Reading books du Frenchay Activities Index), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La participation des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par l’Adelaide Activity Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les activités de participation des patients ont été documentées lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2004). Aucune différence significative entre les groupes n’a alors été notée sur la participation des patients telle que mesurée par le Frenchay Activities Index.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al (2011) n’a également relevé aucune différence significative entre les groupes sur la participation des patients telle que mesurée par le Frenchay Activities Index.

Le quatrième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. La participation des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Reintegration to Normal Living Index. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituel, cependant, cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi de 3 mois.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la participation de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Un quatrième ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes à court terme sur la participation des patients, en faveur du congé rapide combiné à un programme de réadaptation à domicile comparé à un programme de soins habituel. Il convient de remarquer que cette étude n’a pas utilisé pas le même instrument de mesure que les autres ECR pour évaluer la participation des patients (utilisant le Reintegration to Normal Living Index plutôt que le Frenchay Activities Index ou l’Adelaide Activity Profile), ce qui peut expliquer la différence au niveau des résultats entre les études.

Qualité de vie reliée à la santé – aidants
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 et Anderson et al., 2000) et un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la qualité de vie reliée à la santé des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La qualité de vie des aidants a été mesurée 3 mois après l’AVC en fonction du temps passé à aider le patient au niveau des soins personnels et des activités de la vie domestique (AVD). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La qualité de vie reliée à la santé des aidants a été mesurée 6 mois après l’AVC par de la Medical Outcomes Study Short Form – SF 36). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la sous-échelle Santé mentale de la SF-36, en faveur du programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. La qualité de vie des aidants a été mesurée à 1, 3, 6 et 12 mois après le congé en utilisant la SF-36. À 3 mois, les aidants du groupe d’intervention ont obtenu un résultat significativement inférieur aux aidants du groupe témoin sur la sous-échelle Fonctionnement social de la SF-36. Aucune autre différence significative entre les groupe n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé des aidants durant la phase aiguë de récupération post-AVC. En fait, un des ECR de haute qualité indique une meilleure amélioration de la santé mentale et l’ECR de faible qualité indique un meilleur fonctionnement social chez les aidants suivant le programme de soins habituel comparé au congé rapide avec soutien.
Note : Les auteurs de l’ECR de faible qualité font remarquer que le programme de préparation au congé est susceptible d’avoir augmenté la sensibilisation des soignants quant aux demandes de soins, contribuant ainsi à une réduction conséquente des activités sociales. L’étude a également constaté des taux plus faibles d’institutionnalisation de 6 à 12 mois après le congé dans le groupe d’intervention comparé au groupe témoin, ce qui peut avoir augmenté la charge des soignants dans le groupe d’intervention et contribué à la détérioration du fonctionnement social.

Qualité de vie reliée à la santé – patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998 ; Anderson et al., 2000 ; Mayo et al., 2000 et Donnelly et al., 2004), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la qualité de vie reliée à la santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée 7 mois après l’AVC par la Medical Outcomes Study Short Form (SF 36). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par la SF 36. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et 3 mois après l’AVC (au moment d’un suivi) par la SF 36. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée. Cependant, au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les sous-échelles Santé physique et Limitation du rôle lié à la santé physique de la SF-36, en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituel.

Le quatrième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2.5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par la SF-36, l’EuroQol et un questionnaire non standardisé sur la qualité de vie. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, sur aucune des mesures.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. La santé des patients a été mesurée à 1, 3, 6 et 12 mois après le congé par la SF-36. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. La qualité de vie reliée à la santé des patients a été mesurée à 4 semaines d’intervention et à 6 mois suivant le congé par la SF-36. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion :De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité, d’un ECR de faible qualité et d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Au moment du suivi, 3 mois après l’AVC, un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur la qualité de vie reliée à la santé physique des patients, en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituel.

Qualité des soins
Efficace
2B

Un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la qualité des soins offerts par les proches aidants auprès de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. La qualité des soins a été mesurée 6 mois après l’AVC par la sous-échelle Personne âgée fragile du Family Caregiving Consequence Inventory. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. De plus, au cours des 12 premiers mois, les proches aidants du groupe d’intervention ont offert des soins significativement et globalement de meilleures qualités que ceux du groupe témoin

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de faible qualité, indiquent que le congé rapide avec soutien est plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la qualité des soins offerts par les proches aidants auprès de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Réadmission
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 et Anderson et al., 2000), deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 et Rudd et al., 1997) et un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, le taux de réadmission) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude n’a documenté les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois après l’AVC ; une différence significative entre les groupes a alors été relevée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’utilisation des services des patients a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, selon la durée de séjour à l’hôpital, la réadmission à l’hôpital et l’institutionnalisation. De 6 à 12 mois après le congé, les patients du groupe d’intervention ont démontré significativement moins d’institutionnalisation que les patients du groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission à l’hôpital, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, de deux ECR de qualité acceptable et d’un ECR de faible qualité, indiquent qu’un congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire le taux de réadmission de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Satisfaction - aidants
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans –  ; Anderson et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), et deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 et Rudd et al., 1997) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la satisfaction des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel . Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La satisfaction des aidants a été mesurée 3 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La satisfaction des aidants a été mesurée 6 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. La satisfaction des aidants a été mesurée à 3 et 6 mois après l’AVC, par une échelle de Likert à 5 points. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). La satisfaction des aidants a été mesurée 12 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. La satisfaction des aidants a été mesurée à 3 et 6 mois après l’AVC, par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. La satisfaction des aidants quant aux soins hospitaliers, aux prestations thérapeutiques, au support de la communauté et à la satisfaction globale a été mesurée 12 mois après l’AVC par des questionnaires spécifiques à l’AVC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la satisfaction des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Satisfaction - patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), et trois ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ; Rudd et al., 1997 et Suwanwela et al., 2002) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la satisfaction de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. La satisfaction des patients a été mesurée 3 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par Thorsén et al. (2005) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. La satisfaction des patients quant aux soins médicaux, la réadaptation et le rétablissement a été mesurée 6 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. La satisfaction des patients a été mesurée à 3 et 6 mois après l’AVC, par une échelle de Likert à 5 points. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). La satisfaction des patients a été mesurée 12 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. La satisfaction des patients a été mesurée à 3 et 6 mois après l’AVC, par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. La satisfaction des patients quant aux soins hospitaliers a été mesurée 12 mois après l’AVC par des questionnaires spécifiques à l’AVC). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients quant aux prestations thérapeutiques, au support de la communauté et à la satisfaction globale telle que mesurée par des questionnaires spécifiques à l’AVC.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. La satisfaction des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la satisfaction des patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Cependant, un quatrième ECR de haute qualité indique une meilleure satisfaction (statistiquement significative), suivant un congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. De plus, un ECR de qualité acceptable a relevé une différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients quant aux soins hospitaliers, en faveur d’un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier.

Sévérité de l’AVC
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998 ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Mayo et al., 2000 ; Askim et al., 2006) et un ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la sévérité de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée 7 mois après l’AVC par la Scandinavian Stroke Scale (SSS).Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.
Note : Sept mois après l’AVC, une analyse secondaire avec un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère (Indice de Barthel < 50) a relevé une différence significative entre les groupes sur la sévérité de l’AVC (SSS), en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50).

Le second ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. La sévérité de l’AVC des patients a été documentée lors d’un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) par Fjærtoft et al, (2011) ; aucune différence significative entre les groupes n’a alors été notée sur la sévérité de l’AVC des patients telle que mesurée par la SSS.

Le troisième ECR de haute qualité (Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et 3 mois après l’AVC (au moment d’un suivi), par la Canadian Neurological Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Askim et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Les patients du groupe du programme étendu ont reçu leur congé de l’unité de soins AVC et un suivi de 4 semaines d’un programme de base de réadaptation à domicile. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée à 6, 26, et 52 semaines après l’AVC par la SSS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée 6 mois après l’AVC par la National Institute of Health Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire la sévérité de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Un des ECR de haute qualité a relevé chez un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC allant de modéré à sévère une différence significative entre les groupes sur la sévérité de l’AVC, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée à un programme de réadaptation municipal.

Spasticité
Inefficace
2B

Une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur la spasticité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. La spasticité des patients a été mesurée après 4 semaines d’intervention et à 6 mois suivant le congé par l’Ashworth Spasticity Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire la spasticité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Utilisation des services de santé
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6 mois ; Anderson et al., 2000 ; Mayo et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 et Rudd et al., 1997) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005 – Gräsel et al., 2006 étude de suivi de 31 mois) ont examiné l’effet du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, l’utilisation des services de santé) de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées 3 mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituel.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) par von Koch et al. (2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé).

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituel. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude n’a documenté les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois ; une différence significative entre les groupes a alors été relevée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus.

Le troisième ECR de haute qualité (Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituel. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’utilisation des services de santé. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la durée de séjour en faveur du groupe d’intervention comparé au programme de soins habituel.

Le quatrième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Les mesures de processus incluent l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le cinquième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’utilisation des services et le coût. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’utilisation de l’ergothérapie, des services sociaux et des services d’assistants de réadaptation (mais pas sur l’utilisation de la physiothérapie ou des repas à domicile), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur la durée de séjour ou le coût.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. Le nombre de visites de médecins et l’apparition de nouvelles maladies ont été mesurés à 4 semaines et à 6 mois suivant le congé. Les patients du groupe témoin ont démontré significativement plus de nouvelles maladies que ceux du groupe d’intervention à 4 semaines après le congé, mais cette différence n’a pas conservé sa valeur significative 6 mois suivant le congé. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de visites de médecins en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin à 6 mois suivant le congé (différence qui n’était pas présente à 4 semaines après le congé).

Lors d’un suivi de l’étude de Gräsel et al., (2005) par Gräsel et al. (2006) a contacté les patients ou leur entourage par téléphone, à 31 mois de moyenne après le congé de l’hôpital, pour déterminer si le patient était a) décédé ; ou b) s’il vivait à domicile ou dans une résidence avec services. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de patients qui étaient vivants et habitaient à domicile, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité, de deux ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire l’utilisation des services de santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Cependant, un cinquième ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur l’utilisation des services d’ergothérapie, des services sociaux et des services d’assistants de réadaptation en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation. De plus, une étude quasi-expérimentale a relevé une différence significative entre les groupes sur le nombre de visites de médecins en faveur du groupe d’intervention de transition intensive comparé au groupe témoin, 6 mois suivant le congé.

Références

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Askim, T., Mørkved, S., & Indredavik, B. (2006). Does an extended stroke unit service with early supported discharge have any effect on balance or walking speed? Journal of Rehabilitation Medicine, 38, 368-74.

Bautz-Holter, E., Sveen, U., Rygh, J., Rodgers, H., & Wyller, T.B. (2002). Early supported discharge of patients with acute stroke: a randomized controlled trial. Disability and Rehabilitation, 24(7), 348-55.

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Entraînement en circuit

Évidence révisées en date du 08-07-2020
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Shawn Aitken, OT
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

L’entraînement en circuit, également appelé thérapie en circuit et thérapie de classe en circuit, comprend la pratique répétitive d’exercices et d’activités spécifiques à une tâche. Les participants effectuent généralement des exercices fonctionnels progressifs sous la forme d’une série de postes de travail ou d’exercices individualisés. L’entraînement en circuit vise généralement à améliorer la mobilité et/ou l’utilisation du membre supérieur affecté. L’entraînement en circuit peut être effectué individuellement ou en groupe (au moins 2 participants par thérapeute). Le format de groupe est considéré comme avantageux car il permet aux participants d’observer d’autres personnes effectuer des mouvements ou des exercices similaires, et l’aspect social peut également favoriser l’implication des participants (English & Hillier, 2010).

Information aux patients/familles

Qu’est-ce que l’entraînement en circuit ?

L’entraînement en circuit est une forme d’entraînement qui utilise des exercices répétitifs basés sur des activités réelles. Les exercices sont effectués dans un “circuit” de postes de travail ou sous la forme d’une série de mouvements individuels. Les exercices d’entraînement en circuit sont utilisés pour améliorer les capacités physiques telles que l’équilibre, la force, la mobilité ou la coordination. L’entraînement en circuit peut être effectué en petits groupes ou de façon individuelle.

Pourquoi utiliser l’entraînement en circuit après un AVC ?

Il est courant d’avoir besoin d’une réadaptation après un AVC. L’entraînement en circuit peut être utilisé en plus ou à la place de la réadaptation habituelle pour améliorer les capacités physiques. L’entraînement en circuit peut être utilisé à toutes les phases de la récupération post-AVC ; de la phase aiguë (environ 1 mois après l’AVC) à la phase chronique (6 mois ou plus après l’AVC). Votre spécialiste de la réadaptation peut choisir des activités qui correspondent à votre phase de récupération et à vos objectifs de réadaptation. Les activités peuvent être rendues plus ou moins difficiles, en fonction de vos capacités. De plus, l’entraînement en circuit peut se faire en groupe, ce qui peut favoriser la motivation et les interactions sociales.

L’entraînement en circuit est-il efficace après un AVC ?

Les recherches actuelles démontrent que l’entraînement en circuit est au moins aussi efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la plupart des capacités physiques. En fait, de nombreuses études démontrent que l’entraînement en circuit est plus efficace que la réadaptation habituelle pour certaines mesures de résultats. L’entraînement en circuit s’avère également aussi efficace que les méthodes de réadaptation habituelles pour améliorer le bien-être émotionnel, la qualité de vie et les fonctions cognitives.

Existe-t-il différents types d’entraînement en circuit ?

L’entraînement en circuit peut être utilisé pour améliorer différentes habiletés physiques telles que la mobilité, l’équilibre et la fonction (c’est-à-dire l’utilisation) des bras et des jambes. Différents exercices peuvent être choisis par le clinicien de réadaptation pour répondre aux besoins du patient en matière de réadaptation. L’entraînement en circuit peut être effectué individuellement ou en petit groupe. Le format de l’entraînement en circuit sera déterminé par le centre de réadaptation.

Y a-t-il des risques ou des effets secondaires ?

Si vous êtes médicalement autorisé à participer à une réadaptation physique suite à votre AVC, il n’y a pas de risques ou d’effets secondaires spécifiques associés à l’entraînement en circuit. Il est très important que le programme d’entraînement en circuit soit élaboré par un professionnel qualifié pour répondre aux objectifs de réadaptation et au niveau d’habileté de la personne. Des études de haute qualité ont démontré que l’entraînement en circuit n’est pas associé à un risque de chute plus élevé que les autres formes de réadaptation.

Qui offre l’entraînement en circuit ?

L’entraînement en circuit est souvent assuré par des physiothérapeutes, mais il peut aussi être assuré par des ergothérapeutes, des kinésiologues ou d’autres professionnels qualifiés. Les programmes d’entraînement en circuit en groupe peuvent être animés par plus d’un thérapeute ou d’un assistant thérapeute, en fonction du nombre de participants. L’entraînement en circuit peut être offert en milieu hospitalier ou en centre de jour, comme dans les hôpitaux de soins aigus et les centres de réadaptation.

Combien cela coûte-t-il ?

Le coût de l’entraînement en circuit dépend des politiques de santé publique ou des programmes d’assurance. Au Canada, les coûts sont couverts si vous recevez des soins dans un établissement de réadaptation qui offre cette forme de traitement. Si vous bénéficiez d’une réadaptation privée, il est important de vérifier que votre assurance couvre les frais d’entraînement en circuit.

Combien de temps cela prend-il ?

Dans les études examinées, l’entraînement en circuit a été offert sur une période allant de 3 à 6 semaines (le plus souvent 4 semaines). L’entraînement en circuit dure environ 30 à 60 minutes par séance, et les séances ont lieu 3 à 5 fois par semaine. Dans le cadre d’une réadaptation en situation réelle, la fréquence et la durée de l’entraînement en circuit peuvent varier en fonction de ces délais. Les séances sont souvent plus courtes et plus fréquentes dans les premières phases de récupération post-AVC (c’est-à-dire 1 à 6 mois après l’AVC). Les séances peuvent être influencées par le bien-être de l’individu et sa capacité de tolérer l’exercice. L’entraînement en circuit peut prendre fin lorsque la personne atteint ses objectifs de réadaptation (par exemple, pouvoir rentrer chez elle en toute sécurité). D’autres facteurs, tels que l’organisation des soins ou les restrictions médicales individuelles, peuvent également influencer la durée du traitement.

L’entraînement en circuit est-il pour moi ?

L’entraînement en circuit est une forme de réadaptation pouvant faciliter le rétablissement et améliorer les habiletés physiques suite à un AVC. Parlez à vos spécialistes de la réadaptation pour savoir si l’entraînement en circuit vous convient.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Un total de 25 études (15 ECR de haute qualité, cinq ECR de qualité acceptable, deux ECR de faible qualité et trois études non randomisées), qui examinent l’utilisation de l’entraînement en circuit lors de la réadaptation post-AVC, ont été passées en revue dans ce module Info-AVC. Les programmes d’entraînement en circuit étaient généralement orientés vers l’incapacité du membre inférieur et comprenaient des tâches fonctionnelles liées à la mobilité telles que l’équilibre, les transferts, la marche, le stepping et l’utilisation des escaliers. La fréquence des programmes d’entraînement en circuit variait de 30 à 180 minutes/jour, 3 à 7 jours/semaine, pour une durée de 2 à 52 semaines. Les groupes témoins comprenaient les soins habituels, l’entraînement en circuit du membre supérieur, la réadaptation non spécifique du membre supérieur ou inférieur, l’entraînement à la marche, les exercices individuels axés sur la tâche, le traitement neuro-développemental, la physiothérapie individuelle, l’entraînement cognitif, les exercices d’étirement et de transfert de poids, les cours sociaux et éducatifs, ou aucune intervention particulière.

Une récente revue Cochrane sur la thérapie de classe en circuit (English, Hillier & Lynch, 2017), qui comprenait 17 ECR ou essais cliniques contrôlés, a relevé des différences statistiquement significatives en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux interventions témoins pour l’endurance à la marche, la vitesse de marche, la cadence de marche, la mobilité, la confiance en son équilibre, les mesures physiques de l’AVC, la condition physique et l’activité physique quotidienne. La revue a conclu que l’entraînement en circuit est efficace pour améliorer la marche suite à un AVC, quel que soit le temps écoulé depuis l’AVC, et qu’il peut être efficace pour améliorer la condition cardiorespiratoire et augmenter le niveau d’activité physique quotidienne. Tous les 17 ECR de la revue Cochrane, à l’exception de trois d’entre eux, ont satisfait aux critères d’inclusion dans ce module Info-AVC. Une méta-analyse ultérieure de Bonini-Rocha et al. (2018) a réalisé une analyse quantitative de huit ECR (sept de ces études ont été considérées comme pouvant être incluses dans ce module Info-AVC ; six de ces études ont été incluses dans la revue Cochrane de 2017 par English, Hillier & Lynch). Cette méta-analyse a révélé que les exercices en circuit axés sur l’équilibre et la mobilité ont démontré des différences statistiquement significatives quant à la vitesse de marche (mais pas au niveau de l’équilibre et la mobilité fonctionnelle) comparativement aux groupes témoins.

Ce module Info-AVC comprend des études dans lesquelles un entraînement en circuit a été dispensé à des individus ou à des groupes. Certains programmes d’entraînement en circuit comprenaient des activités pour le membre supérieur, tandis que d’autres études utilisaient l’entraînement en circuit pour le membre supérieur comme groupe témoin. En conséquence, des efforts ont été faits pour établir des comparaisons entre (i) l’entraînement en circuit et les interventions témoin, et (ii) l’entraînement en circuit du membre inférieur et l’entraînement en circuit du membre supérieur.

Dans l’ensemble, l’entraînement en circuit s’est avéré plus efficace que les traitements témoins pour améliorer l’activité motrice du membre supérieur et la vitesse de marche dans la phase aiguë de récupération post-AVC ; les incapacités à la marche, les paramètres de marche et l’indépendance à la marche dans la phase subaiguë de récupération post-AVC ; et l’équilibre/le nombre de chutes, la fonction cognitive, les paramètres de marche, la force musculaire du membre inférieur et l’endurance à la marche dans la phase chronique de récupération post-AVC. Bien que l’entraînement en circuit ne soit pas plus efficace que les traitements témoins pour d’autres mesures de résultat, il est dans la plupart des cas aussi efficace qu’eux. Cela indique que l’entraînement en circuit peut être considéré comme une option potentiellement rentable qui donne des résultats comparables à ceux des interventions habituelles.

La comparaison entre l’entraînement en circuit du membre supérieur (MS) et l’entraînement en circuit du membre inférieur (MI), dans la phase subaiguë de récupération post-AVC, a démontré que l’entraînement en circuit du MS est plus efficace que l’entraînement en circuit du MI pour améliorer la dextérité ; tandis que l’entraînement en circuit du MI/mobilité est plus efficace que l’entraînement en circuit du MS pour améliorer l’équilibre, la mobilité et l’endurance à la marche. De même, dans la phase chronique de récupération post-AVC, l’entraînement en circuit du MI s’est avéré plus efficace que l’entraînement en circuit du MS pour améliorer l’équilibre, les transferts, l’endurance à la marche et la vitesse de marche.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Activité motrice - membre supérieur
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Moon et al., 2018) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’activité motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre supérieur ou un traitement neuro-développemental. L’activité motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation (QU) et Qualité de mouvement (QM) du Motor Activity Log (MAL). Une différence significative entre les groupes a été relevé sur l’une des sous-échelles de la mesure (MAL – QU ; membre supérieur affecté), en faveur de l’entraînement en circuit du membre supérieur comparé au traitement neuro-développemental.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement neuro-développemental) pour améliorer une mesure de l’activité motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Équilibre
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Rose et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude de faisabilité non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. L’équilibre des patients a été mesuré au moment du congé (durée moyenne du séjour de 19 jours) par l’Échelle d’équilibre de Berg. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre inférieur
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Rose et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude de faisabilité non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée au moment du congé (durée moyenne du séjour de 19 jours) par la sous-échelle Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre supérieur
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Moon et al., 2018) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre supérieur ou un traitement neuro-développemental. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI –  Sous-tests Épaule/coude/avant-bras, Poignet, Main, Coordination et Vitesse). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement neuro-développemental) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction sensorielle - membre inférieur
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Rose et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction sensorielle du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude de faisabilité non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. La fonction sensorielle du membre inférieur a été mesurée au moment du congé (durée moyenne du séjour de 19 jours) par la sous-échelle Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI – score sensoriel). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer la fonction sensorielle du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Impact de l’AVC
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Moon et al., 2018) et une étude non randomisée (Rose et al., 2011) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Moon et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre supérieur ou un traitement neuro-développemental. L’impact de l’AVC a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS – Force, Fonction de la main, Activités de la vie quotidienne, Rétablissement de l’AVC, Score total). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de la SIS (SIS – Force) en faveur de l’entraînement en circuit comparé au traitement neuro-développemental.

L’étude de faisabilité non randomisée (Rose et al., 2011) a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. L’impact de l’AVC a été mesuré 90 jours après l’AVC (au moment d’un suivi) par la SIS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable et d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un traitement neuro-développemental ou la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, l’ECR de qualité acceptable a relevé une différence significative entre les groupes sur la force, en faveur de l’entraînement en circuit comparé au traitement neuro-développemental.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Rose et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude de faisabilité non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au moment d’un suivi (90 jours après l’AVC) par une version téléphonique de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace, à long terme, qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Rose et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude de faisabilité non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. La mobilité des patients a été mesurée au moment du congé (durée moyenne du séjour de 19 jours) par les sous-échelles Transfert et Mobilité/Locomotion de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF – score de Mobilité). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Vitesse de marche
Efficace
2B

Une étude non randomisée (Rose et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude de faisabilité non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit individualisé du membre inférieur ou la physiothérapie habituelle durant la durée de séjour à l’hôpital. La vitesse de marche des patients a été mesurée au moment du congé (durée moyenne du séjour de 19 jours) par le Test de marche sur 5 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer la vitesse de marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë

Activités de la vie quotidienne
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Verma et al., 2011 ; van de Port et al., 2012 ; Kim et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Verma et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe combiné à de l’imagerie motrice, ou la réadaptation habituelle du membre inférieur utilisant une approche Bobath, appariée quant à son intensité, pour une durée de 2 semaines. Les AVQ des patients ont été mesurées seulement à 6 semaines (au moment d’un suivi) par l’Indice de Barthel (IB – Transfert aux toilettes, Transfert chaise et lit, Déplacement, Montée des escaliers, Score total). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les mesures de l’IB du Transfert aux toilettes, de Déplacement, de la Montée des escaliers, et du Score total, en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Le second ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. Les AVQ des patients ont été mesurées à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le Nottingham Extended Activities of Daily Living (NEADL – scores de Mobilité, Cuisine, Domestique et Loisirs). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’un des scores du NEADL (Loisirs), en faveur de la physiothérapie habituelle comparée à l’entraînement en circuit. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée au moment du suivi.

Le troisième ECR de haute qualité (Kim et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou la physiothérapie habituelle. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par une version coréenne de l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indiquent que l’entraînement en circuit combiné à de l’imagerie motrice est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle du membre inférieur) pour améliorer plusieurs mesures des AVQ ; un autre ECR de haute qualité utilisant les mêmes mesures des AVQ a indiqué que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) – en fait, cet ECR de haute qualité a relevé que la physiothérapie habituelle est plus efficace que l’entraînement en circuit. De plus, un autre ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement en circuit est plus efficace que la physiothérapie habituelle pour améliorer une seule des mesures des AVQ.

Bien-être émotionnel
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 et Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur le bien-être émotionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS). Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par l’HADS (échelle d’Anxiété et de Dépression). Une différence significative entre les groupes a été relevée entre le changement des scores du départ de l’étude et ceux après l’intervention, sur l’une des deux échelles de l’HADS (échelle d’Anxiété), en faveur de l’entraînement individuel progressif orienté sur la tâche comparé à l’entraînement en circuit.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour améliorer le bien-être émotionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
En fait, un ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement individuel progressif orienté sur la tâche est plus efficace que l’entraînement en circuit.

Chutes
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 et Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les chutes et la peur de chuter de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. Le nombre de chutes a été mesuré durant la période d’intervention et la peur de chuter a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par la Falls Efficacy Scale (FES). Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La peur de chuter des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la FES. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour réduire le nombre de chutes et la peur de chuter de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Déplacement
Inefficace
1a

Quatre ECR de haute qualité (Verma et al., 2011 ; van de Port et al., 2012 ; English et al., 2015 ; Renner et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur le déplacement de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Verma et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe, combiné à de l’imagerie motrice, ou la réadaptation habituelle du membre inférieur utilisant une approche Bobath, appariée quant à son intensité. Le déplacement des patients a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines (au moment d’un suivi) par la Functional Ambulation Categories (FAC). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Le second ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. Le déplacement des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par la FAC. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (English et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). Le déplacement des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. Le déplacement des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre et de la démarche en groupe, ou de la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche ; les deux groupes ont également reçu un traitement neuro-développemental. Le déplacement des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la réadaptation habituelle, la physiothérapie intensive, un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche ou la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche) pour améliorer le déplacement de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a relevé qu’un entraînement en circuit de la mobilité en groupe, combiné à de l’imagerie motrice, est plus efficace que la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Douleur à l’épaule
Inefficace
2b

Une étude non randomisée (English, Hillier & Stiller, 2008) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la douleur à l’épaule de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation. La douleur à l’épaule des patients a été mesurée à la 4e semaine de réadaptation, et au moment du congé de la réadaptation, en fonction de l’incidence (réponse par oui/non) et de la sévérité (échelle visuelle analogue) de la douleur. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée quant à l’incidence ou la sévérité de la douleur à l’épaule.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour réduire l’incidence ou la sévérité de la douleur à l’épaule de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Contradictoire
4

Cinq ECR de haute qualité (Verma et al., 2011 ; van de Port et al., 2012 ; English et al., 2015 ; Kim et al., 2016 ; Renner et al., 2016), un ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017), et une étude non randomisée (English et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Verma et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe, combiné à de l’imagerie motrice, ou la réadaptation habituelle du membre inférieur utilisant une approche Bobath, appariée quant à son intensité. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines (au moment d’un suivi) par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Le second ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le TM6M. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie habituelle ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le troisième ECR de haute qualité (English et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Kim et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou la physiothérapie habituelle. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le cinquième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée dans une proportion de participants qui ont démontré une amélioration cliniquement importante (c’est-à-dire un changement de score sur le TM6M ≥ 54), en faveur de l’entraînement en circuit comparé à l’entraînement progressif orienté sur la tâche.

L’ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre et de la démarche en groupe, ou de la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche ; les deux groupes ont également reçu un traitement neuro-développemental. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation du membre inférieur orienté sur la tâche.

L’étude non randomisée (English et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation (durée moyenne de séjour pour chaque groupe de respectivement 56 et 71 jours). La capacité de marche fonctionnelle des patients a été mesurée à la 4e semaine de réadaptation, au moment du congé de la réadaptation, et 6 mois après l’AVC par le Test de marche en 2 minutes. Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur comparé à la physiothérapie individuelle.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis que trois ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace que des interventions comparatives (ici, la réadaptation habituelle du membre inférieur, la physiothérapie habituelle, un entraînement progressif orienté sur la tâche et la réadaptation du membre inférieur orienté sur la tâche) pour améliorer l’endurance à la marche ; deux ECR de haute qualité et une étude non randomisée ont indiqué que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de la physiothérapie intensive ou la physiothérapie habituelle).
Note :
Seulement au moment du suivi, l’étude non randomisée a relevé une différence significative entre les groupes sur l’endurance à la marche en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie habituelle.

Équilibre
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 ; Kim et al. 2016 ; Renner et al., 2016), un ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017), et une étude non randomisé (English et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. L’équilibre des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le Timed Balance Test. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Kim et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou la physiothérapie habituelle. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. L’équilibre des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par le Timed Balance Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre et de la démarche en groupe, ou de la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche ; les deux groupes ont également reçu un traitement neuro-développemental. L’éuilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’étude non randomisée (English et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation (durée moyenne de séjour pour chaque groupe de respectivement 56 et 71 jours). L’équilibre des patients a été mesuré à la 4e semaine de réadaptation, au moment du congé de la réadaptation, et 6 mois après l’AVC par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité, d’un ECR de qualité acceptable et d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle, un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche ou la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche) pour améliorer l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fatigue
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 et Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fatigue de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. La fatigue des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi) par la Fatigue Severity Scale. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La fatigue des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Fatigue Severity Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour améliorer la fatigue de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre inférieur
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 ; Kim et al. 2016 ; Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le Motricity Index (MI – score des Jambes). Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Kim et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou la physiothérapie habituelle. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Motricity Index (MI – score des Jambes). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre supérieur
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 ; English et al., 2015 ; Renner et al., 2016) et une étude non randomisée (English et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le Motricity Index (MI – score des Bras). Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (English et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Wolf Motor Function Test (WMFT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Motricity Index (MI – score des Bras). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’étude non randomisée (English et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation (durée moyenne de séjour pour chaque groupe de respectivement 56 et 71 jours). La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à la 4e semaine de réadaptation, au moment du congé de la réadaptation, et 6 mois après l’AVC par la Motor Assessment Scale (MAS – sous-score Membre supérieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité et d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle, de la physiothérapie intensive ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Impact de l’AVC
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 ; English et al., 2015 ; Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’impact de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par la Stroke Impact Scale (SIS – scores de Mobilité, Force, Mémoire et pensée, Humeur/émotion, Communication, AVQ/AVD, Fonction de la main, Participation et Rétablissement post-AVC). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’un des impacts de l’AVC (SIS – Mémoire et pensée), en faveur de la physiothérapie habituelle comparée à l’entraînement en circuit ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (English et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Physique de la SIS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par la SIS (scores de Mobilité, Force, Mémoire et pensée, Humeur/émotion, Communication, AVQ/AVD, Fonction de la main, Participation et Rétablissement post-AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle, de la physiothérapie intensive ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note:
En fait, un ECR de haute qualité a relevé que la physiothérapie habituelle est plus efficace que l’entraînement en circuit pour améliorer un des impacts de l’AVC(SIS – Mémoire et pensée).

Incapacité à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Verma et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’incapacité à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe combiné à de l’imagerie motrice, ou la réadaptation habituelle du membre inférieur utilisant une approche Bobath, appariée quant à son intensité. L’incapacité à la marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines (au moment d’un suivi) par la Rivermead Visual Gait Assessment. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit combiné à de l’imagerie motrice est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle du membre inférieur) pour réduire l’incapacité à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Indépendance de la marche
Efficace
2b

Une étude non randomisée (English et al., 2007) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’indépendance de la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation (durée moyenne de séjour pour chaque groupe de respectivement 56 et 71 jours). L’indépendance de la marche des patients a été mesurée à la 4e semaine de réadaptation, au moment du congé de la réadaptation, et 6 mois après l’AVC par l’Iowa Level of Assistance Scale. Au moment du congé de la réadaptation, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’indépendance de la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (English et al., 2015) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie appariée quant à sa durée ou de la physiothérapie intensive) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 et Renner et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. La mobilité des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi) par la Rivermead Mobility Index (RMI) et le Timed Up and Go Test (TUG). Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La mobilité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le RMI, le TUG et le Chair Stand-up test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Kim, Jung & Lee, 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre et de la démarche en groupe, ou de la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche ; les deux groupes ont également reçu un traitement neuro-développemental. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le TUG. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle, un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche ou la réadaptation individuelle du membre inférieur orienté sur la tâche) pour améliorer la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Négligence spatiale unilatérale
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 ; Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. La négligence spatiale unilatérale des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par la Letter Cancellation Task. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La négligence spatiale unilatérale des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Letter Cancellation Task. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie habituelle ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche) pour améliorer la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Paramètres de marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Verma et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les paramètres de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe combiné à de l’imagerie motrice, ou la réadaptation habituelle du membre inférieur utilisant une approche Bobath, appariée quant à son intensité. Les paramètres de marche des patients (cadence, asymétrie de la longueur du pas, asymétrie de la longueur de la foulée) ont été mesurés à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines (au moment d’un suivi). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’un des paramètres de marche (cadence), en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit combiné à de l’imagerie motrice est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la réadaptation habituelle du membre inférieur) pour améliorer un paramètre de marche (cadence) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les autres paramètres de marche (asymétrie de la longueur du pas et de la longueur de la foulée).

Qualité de vie liée à la santé
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (English et al., 2015) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la qualité de vie liée à la santé de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par l’Australian Quality of Life scale (AQoL). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie appariée quant à sa durée ou de la physiothérapie intensive) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Satisfaction
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (English et al., 2007) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la satisfaction de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation (durée moyenne de séjour pour chaque groupe de respectivement 56 et 71 jours). La satisfaction des patients a été mesurée à la 4e semaine de réadaptation, au moment du congé de la réadaptation, et 6 mois après l’AVC par une version adaptée de la Pound Scale. Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la satisfaction des patients quant à la quantité de physiothérapie reçue, en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer la satisfaction de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note:
Cependant, seulement au moment du suivi, cette étude non randomisée a relevé une différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients quant à la quantité de physiothérapie reçue, en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie habituelle.

Utilisation des escaliers
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012 ; 2015 ; Renner et al., 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’utilisation des escaliers de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. L’utilisation des escaliers par les patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le Modified Stairs Test. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie habituelle ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. L’utilisation des escaliers par les patients a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par le Modified Stairs Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée entre le changement des scores du départ de l’étude et ceux après l’intervention en faveur de l’entraînement progressif orienté sur la tâche comparé l’entraînement en circuit.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur l’utilisation des escaliers par des patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) ; un autre ECR de haute qualité a indiqué que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement progressif orienté sur la tâche) – en fait, cet ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement progressif orienté sur la tâche est plus efficace que l’entraînement en circuit.

Vitesse de marche
Contradictoire
4

Quatre ECR de haute qualité (Verma et al., 2011 ; van de Port et al., 2012 ; English et al., 2015 ; Renner et al., 2016) et une étude non randomisée (English et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Verma et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe, combiné à de l’imagerie motrice, ou la réadaptation habituelle du membre inférieur utilisant une approche Bobath, appariée quant à son intensité. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines (au moment d’un suivi) par le Test de marche sur 10 mètres (vitesse de marche confortable, vitesse maximale). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures (vitesse de marche confortable), en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la réadaptation habituelle du membre inférieur.

Le second ECR de haute qualité (van de Port et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou la physiothérapie habituelle. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 24 semaines (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 5 mètres (vitesse de marche confortable). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la physiothérapie habituelle.

Le troisième ECR de haute qualité (English et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit en groupe, de la physiothérapie appariée quant à sa durée (5 jours/semaine), ou de la physiothérapie intensive (7 jours/semaine). La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 5 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Renner et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement individuel progressif orienté sur la tâche. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres (vitesse de marche confortable). Une différence significative entre les groupes a été relevée dans une proportion de participants qui ont démontré une amélioration cliniquement importante (c’est-à-dire une augmentation de la vitesse de marche confortable ≥ 0,16m/s), en faveur de l’entraînement en circuit comparé à l’entraînement progressif orienté sur la tâche.

L’étude non randomisée (English et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité et du membre supérieur en groupe, ou de la physiothérapie individuelle lors du séjour en réadaptation (durée moyenne de séjour pour chaque groupe de respectivement 56 et 71 jours). La vitesse de marche des patients a été mesurée à la 4e semaine de réadaptation, au moment du congé de la réadaptation, et 6 mois après l’AVC par le Test de marche sur 5 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis que trois ECR de haute qualité indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace que des interventions comparatives (ici, la réadaptation habituelle du membre inférieur, la physiothérapie habituelle et un entraînement progressif orienté sur la tâche) pour améliorer la vitesse de marche ; un ECR de haute qualité et une étude non randomisée ont indiqué que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de la physiothérapie appariée quant à sa durée ou la physiothérapie habituelle).

Phase subaiguë : Entraînement en circuit du membre inférieur vs entraînement en circuit du membre supérieur

Dextérité
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la dextérité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La dextérité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Jebsen Taylor Hand Function Test ; les différences entre les groupes ont été mesurées en calculant l’ampleur de l’effet d du traitement. Après l’intervention, une ampleur de l’effet modérée du traitement a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit du membre supérieur comparé à l’entraînement en circuit de la mobilité. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit du membre supérieur est plus efficace qu’un entraînement en circuit de la mobilité pour améliorer la dextérité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Test de marche en 6 minutes ; les différences entre les groupes ont été mesurées en calculant l’ampleur de l’effet d du traitement. Après l’intervention, une large ampleur de l’effet du traitement a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit de la mobilité comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité est plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Équilibre
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Step Test ; les différences entre les groupes ont été mesurées en calculant l’ampleur de l’effet d du traitement. Après l’intervention, une ampleur de l’effet modérée du traitement a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit de la mobilité comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité est plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice - membre supérieur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par la Motor Assessment Scale ; les différences entre les groupes n’ont pas été documentées. Le groupe d’entraînement en circuit du membre supérieur a démontré une amélioration significative aux deux temps de mesure, alors que les changements de score pour le groupe d’entraînement en circuit de mobilité n’ont pas été significatifs, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité n’est pas plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Mobilité
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Timed Up and Go Test ; les différences entre les groupes ont été mesurées en calculant l’ampleur de l’effet d du traitement. Après l’intervention, une ampleur de l’effet modérée du traitement a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit de la mobilité comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité est plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique

Auto-évaluation de l’activité physique
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Mudge, Barber & Stott, 2009) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’auto-évaluation de l’activité physique de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou des séances d’information sociale et éducative, appariées quant à leur durée. L’auto-évaluation de l’activité physique de la part des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Physical Activity and Disability Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des séances d’information sociale et éducative) pour améliorer l’auto-évaluation de l’activité physique de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Bien-être – soignants
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Marsden et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur le bien-être de soignants de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. Le bien-être des soignants a été mesuré à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par le Carer Strain Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer le bien-être des soignant de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Confiance en son équilibre
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005 ; Mudge, Barber & Stott, 2009) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. La confiance en son équilibre a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), par l’Activity-specific Balance Confidence (ABC) Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Mudge, Barber & Stott, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou des séances d’information sociale et éducative, appariées quant à leur durée. La confiance en son équilibre a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par l’ABC Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids ou des séances d’information sociale et éducative) pour améliorer la confiance en son équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Endurance à la marche – patients
Efficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Yang et al., 2006 ; Mudge, Barber & Stott, 2009 ; Marsden et al., 2010 ; Moore et al., 2015) et un ECR de faible qualité (Song, Kim & Park, 2015) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise.

Le second ECR de haute qualité (Yang et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel d’étirements en circuit ou aucune intervention particulière. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à aucune intervention particulière.

Le troisième ECR de haute qualité (Mudge, Barber & Stott, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou des séances d’information sociale et éducative, appariées quant à leur durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le TM6M. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux séances d’information sociale et éducative ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le quatrième de haute qualité de type croisé (Marsden et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes ; les résultats ne seront pas utilisés pour contribuer à la conclusion ci-dessous.

Le cinquième ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’étirements à domicile, apparié quant à sa durée L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’étirements à domicile.

L’ECR de faible qualité (Song, Kim & Park, 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit individuel de la mobilité du membre supérieur, un entraînement en circuit en groupe de la mobilité du membre supérieur, ou aucun entraînement en circuit ; tous les groupes ont également reçu de la physiothérapie habituelle. L’endurance à la marche des patients été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 2 minutes. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit individuel comparé au groupe qui ne recevait aucune intervention particulière ; et en faveur de l’entraînement en circuit en groupe comparé au groupe qui ne recevait aucune intervention particulière. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les deux groupe d’entraînement en circuit.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise, aucune intervention particulière, des séances d’information sociale et éducative et la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Endurance à la marche – soignants
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Marsden et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de soignants de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. L’endurance à la marche des soignants a été mesurée à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par le Test de marche en 6 minutes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’endurance à la marche des soignant de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Équilibre
Contradictoire
4

Quatre ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Marigold et al., 2005 ; Yang et al., 2006 ; Moore et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise. L’équilibre des patients a été mesuré à 19 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. L’équilibre des patients a été mesuré à 10 semaines (après l’intervention), et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Yang et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel d’étirements en circuit ou aucune intervention particulière. L’équilibre en position debout des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par le Step Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à aucune intervention particulière.

Le quatrième ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’étirements à domicile, apparié quant à sa durée. L’équilibre des patients a été mesuré à 19 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’étirements.

L’ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel en circuit de la démarche ou une rééducation de la marche sur une surface intérieure ferme. L’équilibre des patients a été mesuré à 3 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la rééducation de la marche.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un programme d’étirements à domicile et une rééducation de la marche) ; deux ECR de haute qualité ont indiqué que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids).

Équilibre – chutes
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les chutes de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. Les chutes des patients ont été mesurées à 10 semaines (après l’intervention), et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), par (a) le nombre de chutes lors de l’utilisation d’une plateforme d’équilibre, et (b) en utilisant un journal de chutes pour enregistrer le nombre de chutes déclarées dans la communauté. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures des chutes (le nombre de chutes lors de l’utilisation d’une plateforme d’équilibre), en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids) pour réduire le nombre de chutes de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Aucune différence significative n’a été relevée en ce qui concerne le nombre de chutes dans la communauté.

Fonction cognitive
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la fonction cognitive de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’étirements à domicile, apparié quant à sa durée. La fonction cognitive des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par une version révisée de l’Addenbrooke’s Cognitive Examination. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’étirements à domicile.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’étirements à domicile) pour améliorer la fonction cognitive de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force musculaire - membre inférieur
Efficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Yang et al., 2006) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la force musculaire du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise. La force musculaire du membre inférieur a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre portable (extension isométrique du genou – jambe parétique/non parétique). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la force musculaire de la jambe parétique, en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise.

Le second ECR de haute qualité (Yang et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel d’étirements en circuit ou aucune intervention particulière. La force musculaire du membre inférieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre portable (fléchisseurs/extenseurs de la hanche, fléchisseurs/extenseurs du genou, dorsiflexion de la cheville/flexion plantaire de la cheville – jambe parétique/non parétique). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur toutes les mesures de la force musculaire du membre inférieur, en faveur de l’entraînement en circuit comparé à aucune intervention particulière.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’aucune intervention particulière et qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise) pour améliorer la force musculaire du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes seulement sur la force musculaire de la jambe parétique.

Impact de l’AVC
Inefficace
1b

Deux ECR de haute qualité (Marsden et al., 2010 ; Moore et al., 2015 ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité de type croisé (Marsden et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par la Stroke Impact Scale (scores de Communication, Humeur/Émotion, AVQ/AVD, Fonction de la main, Mémoire, Mobilité, Participation, Force, Composite physique, Rétablissement). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes.

Le second ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’étirements à domicile, apparié quant à sa durée. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 19 semaines (après l’intervention) par la SIS (scores de Communication, Humeur/Émotion, AVQ/AVD, Fonction de la main, Mémoire, Mobilité, Participation, Force, Composite physique, Rétablissement). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur deux des mesures de l’impact de l’AVC (SIS – Humeur/Émotion, Rétablissement), en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’étirements à domicile.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, un programme d’étirements à domicile) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur le score d’Humeur/Émotion et de Rétablissement en faveur d’un entraînement en circuit comparé à un programme d’étirements à domicile.

Mobilité – patients
Contradictoire
4

Quatre ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005 ; Yang et al., 2006 ; Mudge, Barber & Stott, 2009 ; Marsden et al., 2010) et un ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. La mobilité des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention,) et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), par le Timed Up and Go Test (TUG). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure

Le second ECR de haute qualité (Yang et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel d’étirements en circuit ou aucune intervention particulière. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le TUG. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à aucune intervention particulière.

Le troisième ECR de haute qualité (Mudge, Barber & Stott, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou des séances d’information sociale et éducative, appariées quant à leur durée. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Rivermead Mobility Index (RMI) et en utilisant le StepWatch Activity Monitor (nombre moyen de pas/jour, pas/min, pourcentage de temps d’inactivité). Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’auto-évaluation des patients de leur mobilité (RMI), en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux séances d’information sociale et éducative.

Le quatrième de haute qualité de type croisé (Marsden et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. La mobilité des patients a été mesurée à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par le TUG. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes.

L’ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel en circuit de la démarche ou une rééducation de la marche sur une surface intérieure ferme. La mobilité des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le TUG. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la rééducation de la marche.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis que trois* ECR de haute qualité indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids ou des séances d’information sociale et éducative) ; un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’aucune intervention particulière et qu’une intervention comparative (ici, une rééducation de la marche).
* Note:
L’une de ces études a relevé que l’entraînement en circuit est plus efficace, à long terme, que des séances d’information sociale et éducative pour améliorer l’auto-évaluation des patients de leur mobilité.

Mobilité – soignants
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Marsden et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la mobilité de soignants de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. La mobilité des soignants a été mesurée à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par le Timed Up and Go Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la mobilité des soignant de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Paramètres de marche
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005 ; Yang et al., 2006), un ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016), et un ECR de faible qualité (Song, Kim & Park, 2015) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les paramètres de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. Un paramètre de marche (temps de réaction du pas) a été mesuré à 10 semaines (après l’intervention), et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids.
Note : Au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été également relevée sur le temps de réaction du pas, saisi comme une covariable lors de l’analyse statistique.

Le second ECR de haute qualité (Yang et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel d’étirements en circuit ou aucune intervention particulière. Les paramètres de marche (vitesse de marche, cadence, longueur de la foulée) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur tous les paramètres de marche mesurés, en faveur de l’entraînement en circuit comparé à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel en circuit de la démarche ou une rééducation de la marche sur une surface intérieure ferme. Les paramètres de marche (pourcentage d’empreintes plantaires, pourcentage de l’arrière-pied, pourcentage de l’avant pied, cadence) ont été mesurés à 3 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de faible qualité (Song, Kim & Park, 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit individuel de la mobilité du membre supérieur, un entraînement en circuit en groupe de la mobilité du membre supérieur, ou aucun entraînement en circuit ; tous les groupes ont également reçu de la physiothérapie habituelle. Les paramètres de marche (vélocité, cadence, profil de symétrie de la phase d’appui, profil de symétrie de la phase d’oscillation, profil de symétrie de la longueur du pas) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) par le GAITRite system. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux paramètres de marche mesurés (vélocité, cadence), en faveur de l’entraînement en circuit individuel comparé au groupe qui ne recevait aucune intervention particulière. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les deux groupe d’entraînement en circuit.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids, aucune intervention particulière et la physiothérapie habituelle) pour améliorer les paramètres de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable n’a relevé aucune différence significative entre l’entraînement en circuit et la rééducation de la marche sur une surface intérieure ferme, en utilisant différentes mesures des paramètres de marche.

Participation à des activités
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la participation à des activités de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise. La participation à des activités des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par la Physical Activity Scale for Individuals with Physical Disability. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices pour le membre supérieur en position assise) pour améliorer la participation à des activités de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie liée à la santé – patients
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la qualité de vie liée à la santé de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. La qualité de vie liée à la santé des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), par le Nottingham Health Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie liée à la santé – soignants
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Marsden et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la qualité de vie liée à la santé de soignants de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients et leur soignant pour recevoir le programme Community Living After Stroke for Survivors and Carers (CLASSiC*) ou aucune intervention particulière. La qualité de vie liée à la santé des soignants a été mesurée à 7 semaines (après l’intervention), et à 21 semaines (au moment d’un suivi), par la Health Impact Scale (scores de Communication, Émotion, AVQ/AVD, Fonction de la main, Mémoire, Mobilité, Participation, Force, Composante physique). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
* Le programme CLASSiC comprend un entraînement en circuit de l’équilibre du membre inférieur, des discussions sociales et des séances d’éducation sur l’AVC.
Note: Cette étude pilote n’a pas suffisamment de puissance pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la qualité de vie liée à la santé des soignant de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Réflexes
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les réflexes de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit de l’agilité en groupe ou un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids. Les réflexes des patients ont été mesurés à 10 semaines (après l’intervention), et 1 mois après l’intervention (au moment d’un suivi), par la latence d’apparition des réflexes posturaux (tibial antérieur, droit fémoral, tête médiale du gastrocnémien, biceps fémoral). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures des réflexes (latence d’apparition du muscle droit fémoral parétique), en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids.
Note : Au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été également relevée sur la latence d’apparition du muscle droit fémoral parétique, saisie comme une covariable lors de l’analyse statistique.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices d’étirement et de transfert de poids) pour améliorer les réflexes de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Vitesse de marche
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Mudge, Barber & Stott, 2009 ; Moore et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Mudge, Barber & Stott, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou des séances d’information sociale et éducative, appariées quant à leur durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres. Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux séances d’information sociale et éducative.

Le second ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices d’entraînement en circuit de mobilité et de conditionnement physique en groupe, ou un programme d’étirements à domicile, apparié quant à sa durée La vitesse de marche des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé au programme d’étirements à domicile.

L’ECR de qualité acceptable (Park & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement individuel en circuit de la démarche ou une rééducation de la marche sur une surface intérieure ferme. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé à la rééducation de la marche.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace, à court terme, que des interventions comparatives (ici, un programme d’étirements à domicile et une rééducation de la marche) ; un ECR de haute qualité a indiqué que l’entraînement en circuit est plus efficace, à long terme, qu’une intervention comparative (ici, des séances d’information sociale et éducative).

Phase chronique : Entraînement en circuit du membre inférieur vs entraînement en circuit du membre supérieur

Dextérité
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La dextérité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi), par le Purdue Pegboard Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre supérieur n’est pas plus efficace que l’entraînement en circuit du membre inférieur pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 6 mètres. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit du membre inférieur comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre inférieur est plus efficace que l’entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Équilibre
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi), par le Step Test. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit du membre inférieur comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre inférieur est plus efficace que l’entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La force de préhension des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi), à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre supérieur n’est pas plus efficace que l’entraînement en circuit du membre inférieur pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi), par le Timed Up and Go Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre inférieur n’est pas plus efficace que l’entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Transferts
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les transferts de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La production de force à travers le pied affecté pendant le passage de la position assise à debout (mesurée par la force de réaction verticale maximale moyenne au sol), a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit du membre inférieur comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre inférieur est plus efficace que l’entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer les transferts de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Vitesse de marche
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement en circuit du membre inférieur en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur en groupe. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 2 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres (avec dispositif d’assistance, sans dispositif d’assistance). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la vitesse de marche (sans dispositif d’assistance), en faveur de l’entraînement en circuit du membre inférieur comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit du membre inférieur est plus efficace que l’entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer la vitesse de marche (lorsque les participants ne dépendent pas d’un appareil d’assistance) de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période

Activité physique
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’activité physique de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. L’activité physique des patients a été mesurée à 12 mois (après l’intervention) en fonction du nombre de pas/jour (compté à l’aide d’un podomètre sur 7 jours). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer l’activité physique de patients ayant subi un AVC.

Activités de la vie domestique
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les activités de la vie domestique (AVD) de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. Les AVD des patients ont été mesurées à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituel) pour améliorer les activités de la vie domestique de patients ayant subi un AVC.

Bien-être – soignants
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur le bien-être de soignants de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. Le bien-être des soignants a été mesuré à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par le Carer Strain Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituel) pour améliorer le bien-être de soignants de patients ayant subi un AVC.

Bien-être émotionnel
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur le bien-être émotionnel de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par l’Hospital Anxiety and Depression Scale (scores Total, d’Anxiété et de Dépression). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituel) pour améliorer le bien-être émotionnel de patients ayant subi un AVC.

Chutes
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) et un ECR de faible qualité (Ain, Malik & Amjad, 2018b) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les chutes de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. Les chutes des patients ont été mesurées en fonction du nombre de chutes sur 12 mois et du taux de chute ; et le risque de chute a été mesuré à 12 mois (après l’intervention) par la Short Form Physiological Profile Assessment et par le Choice stepping reaction time. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures des chutes (Choice stepping reaction time), en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition.

L’ECR de faible qualité (Ain, Malik & Amjad, 2018b) a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche, ou des exercices habituels d’entraînement de la démarche. La peur de chuter des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Falls Efficacy Scale. Une amélioration significative a été notée suivant l’entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche.
Note : Les différences significatives entre les groupes n’ont pas été documentées ; les résultats de cette étude ne seront pas utilisés pour contribuer à la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour réduire les chutes de patients ayant subi un AVC.

Endurance à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 12 mois (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.

Équilibre
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010 ; Dean et al., 2012) et un ECR de faible qualité (Ain, Malik & Amjad, 2018b) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. L’équilibre des patients a été mesuré à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par le Functional Reach test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. L’équilibre des patients a été mesuré à 12 mois (après l’intervention) en utilisant le Step Test (membre inférieur parétique et non parétique), une tâche de stabilité coordonnée, et en fonction de la plage d’équilibre maximale (mm) et de la posture unilatérale (membre inférieur parétique, non parétique). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de faible qualité (Ain, Malik & Amjad, 2018b) a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche, ou des exercices habituels d’entraînement de la démarche. L’équilibre des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de BERG. Une amélioration significative a été notée suivant l’entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche.
Note : Les différences significatives entre les groupes n’ont pas été documentées ; les résultats de cette étude ne seront pas utilisés pour contribuer à la conclusion ci-dessous.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme de soins habituel ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Force du genou
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la force du genou de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. La force musculaire isométrique du genou parétique et non parétique a été mesurée à 12 mois (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la force du genou (jambe non parétique seulement), en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer la force du genou parétique de patients ayant subi un AVC.

Impact de l’AVC
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par le Subjective Index of Physical and Social Outcome (SIPSO – scores Total, Physique, Social). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de l’impact de l’AVC (SIPSO –  score Physique), en faveur de l’entraînement en circuit combiné à un programme éducatif comparé au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituel) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC.

Mobilité
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010 ; Dean et al., 2012) et un ECR de qualité acceptable (Ain et al., 2018a) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la mobilité de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. La mobilité des patients a été mesurée à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par le Rivermead Mobility Index et le Timed Up and Go Test (TUG). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. La mobilité des patients a été mesurée à 12 mois (après l’intervention) par le TUG. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Ain et al., 2018a) a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche, ou des exercices habituels d’entraînement de la démarche. La mobilité des patients été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TUG. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux exercices habituels d’entraînement de la démarche.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement en circuit n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme de soins habituel ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer la mobilité de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a relevé une différence significative entre les groupes en faveur d’un entraînement en circuit comparé à des exercices habituels d’entraînement de la démarche.

Paramètres de marche
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Ain et al., 2018a) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les paramètres de marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche, ou des exercices habituels d’entraînement de la démarche. Les paramètres de marche (cadence, longueur de pas, largeur de pas) ont été mesurés à 6 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur tous les paramètres mesurés, en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux exercices habituels d’entraînement de la démarche.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels d’entraînement de la démarche) pour améliorer les paramètres de marche de patients ayant subi un AVC.

Participation dans la communauté
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la participation dans la communauté de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. La participation dans la communauté des patients a été mesurée à 12 mois (après l’intervention) par l’Adelaide Activities Profile (AAP – scores Tâches ménagères, Entretien ménager, Service aux autres, Activités sociales). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de la participation dans la communauté (AAP – Service aux autres), en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. Cependant, une différence significative entre les groupes a également été notée sur un autre aspect de la participation dans la communauté (AAP – Activités sociale), en faveur des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition comparées à l’entraînement en circuit.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer la participation dans la communauté de patients ayant subi un AVC.
Note: Cet ECR de haute qualité a noté que l’entraînement en circuit engage davantage les participant dans le service aux autres, tandis que les classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition engagent davantage les participant dans les activités sociales.

Qualité de vie
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) et un ECR de faible qualité (Ain, Malik & Amjad, 2018b) ont examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la qualité de vie de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. La qualité de vie des patients a été mesurée à 12 mois (après l’intervention) par la Short Form-12 version 2 (score de la Composante mentale, score de la Composante physique). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de faible qualité (Ain, Malik & Amjad, 2018b) a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir un entraînement en circuit de l’équilibre en groupe, combiné à un entraînement en circuit de la démarche, ou des exercices habituels d’entraînement de la démarche. La qualité de vie des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Stroke-Specific Quality of Life Scale. Aucune amélioration significative n’a été notée.
Note : Les différences significatives entre les groupes n’ont pas été documentées ; les résultats de cette étude ne seront pas utilisés pour contribuer à la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer la qualité de vie de patients ayant subi un AVC.

Qualité de vie liée à la santé
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Harrington et al., 2010) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la qualité de vie liée à la santé de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit en groupe combiné à un programme éducatif ou le programme de soins habituel. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 9 semaines (après l’intervention), et à 6 et 12 mois (aux moments de suivis), par le WHOQoL-Bref (scores Physique, Psychologique, Social, Environnemental). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de la qualité de vie liée à la santé (WHOQoL-Bref score Psychologique), en faveur de l’entraînement en circuit combiné à un programme éducatif comparé au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de soins habituel) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients ayant subi un AVC.

Transferts
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur les transferts de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. Les transferts des patients ont été mesurés à 12 mois (après l’intervention) par le Five Times Sit-to-Stand Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer les transferts de patients ayant subi un AVC.

Vitesse de marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Dean et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 12 mois (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres (vitesse de marche confortable, vitesse de marche rapide). Une différence significative entre les groupes a été relevée (vitesse de marche rapide seulement), en faveur de l’entraînement en circuit comparé aux classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des classes d’exercices pour améliorer la fonction du membre supérieur et la cognition) pour améliorer la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période : Entraînement en circuit du membre inférieur vs entraînement en circuit du membre supérieur

Endurance à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Salbach et al., 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit de la mobilité comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur.
Note : Les différences entre les groupes ont été plus importantes dans un sous-groupe de personnes présentant un déficit modéré de la marche (0,3-0,7 m/s), et plus faibles dans un sous-groupe de personnes présentant un déficit sévère de la marche (< 0,3 m/s).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité est plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.

Équilibre
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Salbach et al., 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité n’est pas plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Salbach et al., 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Timed Up and Go Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité n’est pas plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer la mobilité de patients ayant subi un AVC.

Vitesse de marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Salbach et al., 2004) a examiné l’effet de l’entraînement en circuit sur la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement en circuit de la mobilité en groupe ou un entraînement en circuit du membre supérieur. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 5 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement en circuit de la mobilité comparé à l’entraînement en circuit du membre supérieur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entraînement en circuit de la mobilité est plus efficace qu’un entraînement en circuit du membre supérieur pour améliorer la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC.

Références

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Wevers, L., van de Port, I., Vermue, M., Mead, G., & Kwakkel, G. (2009). Effects of task-oriented circuit class training on walking competency after stroke: a systematic review. Stroke, 40, 2450-9. DOI: 10.1161/STROKEAHA.108.541946. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19461035

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Études exclue :

Holmgren, E., Gosman-Hedström, G., Lindström, B., & Wester, P. (2010). What is the benefit of a high-intensive exercise program on health-related quality of life and depression after stroke? A randomized controlled trial. Advances in Physiotherapy12, 125-33. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2956448/

Motif d’exclusion : Cet article n’a pas suffisamment détaillé son intervention et il n’est pas clair si l’entraînement en circuit a été utilisé.

Kim, B., Park, Y., Seo, Y., Park, S., Cho, H., Moon, H., & Yu, J. (2016). Effects of individualized versus group task-oriented circuit training on balance ability and gait endurance in chronic stroke inpatients. Journal of Physical Therapy Science, 28, 1872-5. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4932078/

Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu un entraînement en circuit sous des formes différentes.

Mead, G.E., Greig, C.A., Cunningham, I., Lewis, S.J., Dinan, S., Saunders, D.H., Fitzsimons, C., & Young, A. (2007). Stroke: a randomized trial of exercise or relaxation. Journal of the American Geriatrics Society, 55, 892-9. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17537090/

Motif d’exclusion : Cet article a comparé l’entraînement en circuit (groupe d’intervention) à la relaxation (groupe témoin apparié quant à attention). Les exercices ont été effectués sous forme de circuit, mais n’étaient pas spécifiques à une tâche, se concentrant plutôt sur l’amélioration de la capacité physique (par exemple, l’ergonomie du vélo).

Outermans, J.C., van Peppen, R.P.S., Wittink, H., Takken, T., & Kwakkel, G. (2010). Effects of a high-intensity task-oriented training on gait performance early after stroke: a pilot study. Clinical Rehabilitation, 24, 979-87. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20719820/

Motif d’exclusion : Cet article a comparé un entraînement orienté vers une tâche de haute intensité à une physiothérapie de faible intensité ; les deux groupes étant exécutés sous forme d’entraînement en circuit. L’étude a été axée sur l’intensité de l’intervention.

Tang, A., Eng, J. J., Krassioukov, A. V., Madden, K. M., Mohammadi, A., Tsang, M. Y., & Tsang, T. S. (2014). Exercise-induced changes in cardiovascular function after stroke: a randomized controlled trial. International Journal of Stroke, 9, 883-9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24148695

Motif d’exclusion : Cet article n’a pas suffisamment détaillé son intervention et il n’est pas clair si l’entraînement en circuit a été utilisé.

Itinéraires cliniques

Évidence révisées en date du 22-11-2011
Auteur(s)* : Robert Teasell, MD ; Norine Foley, BASc ; Sanjit Bhogal, MSc ; Mark Speechley, MD ; Chelsea Hellings
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Les itinéraires cliniques peuvent être définis comme les plans de soins de haute qualité orientés vers des objectifs. Les prises en charge sont basées sur des données probantes et les meilleures lignes directrices de pratique clinique. Les protocoles de prise en charge ont été introduits dans le but d’améliorer la qualité et la constance des soins de réadaptation apportés aux patients ayant subi un AVC. Des études se sont penchées sur l’efficacité des itinéraires cliniques recommandés.

Les itinéraires cliniques devraient, intuitivement, améliorer la qualité des soins post-AVC; cependant et de façon surprenante, les données probantes n’appuient pas cette hypothèse. On ne sait pas vraiment pourquoi il en est ainsi. Les protocoles peuvent simplement renforcer les pratiques plutôt que les changer. Cela suggère qu’imposer un plan de soins, plutôt que d’individualiser les traitements, n’améliore en rien les résultats. Par conséquent, bien que les unités de réadaptation organisées en équipes interdisciplinaires aient démontré des améliorations, les protocoles de soins ne semblent contribuer en rien à ce succès.

Information aux patients/familles

Auteurs : Marc-André Roy, MSc, Geoffroy Hubert BSc. Lic. K.

Qu’est-ce qu’un itinéraire clinique ?

Les itinéraires cliniques sont conçus pour offrir des soins organisés et efficaces basés sur les résultats de recherches. Le but est de s’assurer que chaque personne ayant subi un AVC reçoive les évaluations et les traitements importants.

Quelle est la différence entre les soins ‘normaux’ et les itinéraires cliniques ?

Les itinéraires cliniques diffèrent des soins « normaux » post-AVC par le fait qu’ils suivent un plan de soins écrit. Ce plan est conçu spécifiquement pour les personnes ayant subi un AVC. Dans la plupart des cas, des listes de contrôle sont créées pour chaque professionnel de la santé (médecins, infirmières et thérapeutes). Ces listes de contrôle servent à améliorer la communication entre ces professionnels et pour s’assurer que les évaluations et les traitements spécifiques sont faits. Ils aident également les professionnels de la santé à prendre des décisions au sujet du meilleur traitement pour chaque personne.

Est-ce que c’est mieux de recevoir des soins par le biais d’un itinéraire clinique ?

Malgré que le but des itinéraires cliniques soit d’améliorer les résultats post-AVC, la recherche ne soutient pas le fait qu’ils puissent être utiles. Il n’est pas évident de dire pourquoi les itinéraires cliniques n’apportent pas de meilleurs résultats.

Bien que les unités AVC aient démontré leur capacité d’améliorer les résultats, les itinéraires cliniques ne semblent pas être bénéfiques.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé.

Sept études ont été incluses dans l’examen de l’efficacité des itinéraires cliniques post-AVC. Parmi les sept études, une était une revue systématique réalisée selon les critères du réseau Cochrane, trois étaient des ECR de haute qualité alors que deux étaient de qualité acceptable et qu’une était une étude de cohorte.

Les itinéraires cliniques sont souvent examinés par comparaison avec des modes de soins multidisciplinaires conventionnels. Les variables comparées et les résultats sont résumés ci-dessous.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Autonomie lors du congé
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Falconer et al. 1993) a étudié l’utilisation des itinéraires cliniques pour améliorer l’indépendance fonctionnelle lors du congé par rapport au traitement habituel. Il n’y a eu aucune différence significative entre les groupes sur des mesures de MIF.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) affirmant que les itinéraires cliniques n’augmentent pas l’autonomie des patients lors du congé.

Auto-perception de l'état de santé/de la qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sulch et al. 2000) a investigué l’efficacité des itinéraires cliniques en vue d’améliorer la qualité de vie post-AVC. Les patients traités selon les méthodes conventionnelles de soins ont de meilleurs résultats sur l’échelle visuelle analogique Euro-QoL en comparaison avec les patients traités avec le modèle des itinéraires cliniques intégrés.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) indiquant que les itinéraires cliniques réduisent l’état de santé/la qualité de vie post-AVC perçue par le patient.

Capacité fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sulch et al. 2000) et une étude non randomisée (Hamrin et al. 1990) ont investigué l’efficacité des itinéraires cliniques dans l’amélioration des capacités fonctionnelles post-AVC. Aucune différence significative n’a été trouvée entre les groupes.

Conclusion : Il existe des données probantes de qualité modérée (niveau 1b) indiquant que les itinéraires cliniques n’améliorent pas les capacités fonctionnelles post-AVC.

Coûts d'hospitalisation
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Falconer et al. 1993) a examiné les coûts reliés aux itinéraires cliniques comparativement aux soins habituels. Il a été noté que les itinéraires cliniques ne réduisent pas les coûts de l’hospitalisation.

Conclusion : Il existe des données probantes limitées (niveau 2a) démontrant que les itinéraires cliniques ne réduisent pas les coûts d’hospitalisation comparativement aux soins conventionnels donnés aux patients post-AVC.

Durée du séjour à l'hôpital
Inefficace
1B

Deux ECR de haute qualité (Sulch et al. 2000) et un de qualité acceptable (Falconer et al. 1993) ainsi qu’un essai non randomisé (Kwan et al. 2004b) ont investigué l’efficacité des itinéraires cliniques dans le but de diminuer la longueur du séjour à l’hôpital après un AVC. Aucune des trois études n’a trouvé de diminution du séjour suite à l’utilisation d’itinéraires cliniques.

Conclusion : Il existe des données probantes modérées (niveau 1b) démontrant que l’utilisation d’itinéraires cliniques ne diminue pas la durée du séjour à l’hôpital après un AVC.

Fréquence d'utilisation des évaluations spécifiques aux AVC
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sulch et al. 2002b) et un essai contrôlé randomisé (Kwan et al. 2004b) ont examiné les effets des itinéraires cliniques sur la fréquence d’utilisation des évaluations directement reliées aux AVC (p. ex. évaluations alimentaires, tests d’inattention et scanners cérébraux). Il y avait une augmentation notable de l’utilisation des évaluations spécifiques aux AVC chez ceux qui avaient suivi un itinéraire clinique post-AVC.

Conclusion : Il existe des données probantes modérées (niveau 1b) démontrant que les itinéraires cliniques accroissent la fréquence d’utilisation des évaluations spécifiques aux AVC.

Mortalité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sulch et al. 2000) et deux études non randomisées (Kwan et al. 2004b; Hamrin et al. 1990) ont étudié la relation entre les itinéraires cliniques et le taux de mortalité. Aucune différence significative de mortalité n’a été observée entre le groupe recevant des soins par le biais d’un itinéraire clinique et le groupe recevant des traitements habituels.

Conclusion : Il existe des données probantes modérées (niveau 1b) démontrant que les itinéraires cliniques ne réduisent pas les taux de mortalité des patients post-AVC.

Placement en établissement de soins
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sulch et al. 2000) et deux études non randomisées (Kwan et al. 2004b; Hamrin et al. 1990) ont examiné les effets des itinéraires cliniques sur la fréquence du recours au placement en établissement de soins post-AVC comparativement aux traitements habituels. Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes pour les trois études.

Conclusion : Il existe des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité affirmant que les itinéraires cliniques ne réduisent pas la fréquence du placement en établissement de soins post-AVC.

Prévention des infections urinaires
Efficace
2B

Une revue systématique (Kwan and Sandercock, 2004) a rapporté que les patients soignés selon un itinéraire clinique étaient moins susceptibles de souffrir d’infection urinaire. Cependant, les résultats sont issus d’études non randomisées.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) affirmant que les itinéraires cliniques diminuent les chances que le patient contracte une infection urinaire.

Réadmission
Efficace
2B

Une revue systématique (Kwan and Sandercock, 2004) a rapporté que les patients soignés selon un itinéraire clinique étaient moins susceptibles d’être réadmis à l’hôpital. Cependant, les résultats sont issus d’études non randomisées.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) quant au fait que les itinéraires cliniques diminuent les chances des patients d’être réadmis après leur congé.

Satisfaction du patient
Aucune évidence
5

Un ECR de qualité acceptable (Falconer et al. 1993) a investigué la relation entre les itinéraires cliniques et la satisfaction des patients. Le niveau de satisfaction générale des patients était significativement plus bas dans le groupe suivant l’itinéraire clinique. Aucune différence significative n’a par contre été démontrée en ce qui concerne les autres mesures de satisfaction dans le questionnaire.

Cependant, cette étude ne sera pas incluse dans la détermination du niveau de données probantes pour deux raisons. D’abord, l’échelle utilisée pour mesurer la satisfaction a été conçue spécifiquement pour cette étude et n’a pas été validée. En outre, dans 46 des 80 cas (58 %), les membres de la famille ont rempli le questionnaire (répondant par procuration) parce que les patients avaient des difficultés de compréhension.

Conclusion : Il n’existe pas de données probantes (niveau 5) soutenant le fait que les itinéraires cliniques affectent la satisfaction des patients post-AVC.

Références

Falconer J. A., Roth E. J., Sutin J. A., Strasser D. C., & Chang, R. W. (1993). The critical path method in stroke rehabilitation: lessons from an experiment in cost containment and outcome improvement. QRB Qual Rev Bull, 19(1), 8-16.

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Sulch D., Evans A., Melbourn A., & Kalra, L. (2002b). Does an integrated care pathway improve processes of care in stroke rehabilitation? A randomized controlled trial. Age Ageing, 31(3), 175-179.

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Unités AVC

Évidence révisées en date du 09-03-2010
Auteur(s)* : Adam Kagan, B.Sc.
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Les programmes de soins organisés post-AVC (également appelés « Unités AVC ») sont caractérisés par un regroupement interdisciplinaire de professionnels de la santé qui travaillent de façon étroite et cohérente pour offrir un programme de réadaptation complet à chaque patient. Bien que ces programmes puissent varier en termes de types, d’intensité et de durée des interventions, ils devraient, pour être considérés comme une Unité AVC, avoir une contribution systématique et multidisciplinaire de la part de thérapeutes expérimentés en réadaptation.

De plus, les équipes et Unités AVC sont sensibles à la prévention, à la reconnaissance et au traitement des comorbidités et des complications médicales, au traitement précoce ciblé, à l’évaluation systématique des patients de même qu’à la modification du traitement pour maximiser les bénéfices. La plupart des programmes mettent l’accent sur l’éducation et les interventions psychosociales pour aider les patients, leur famille et les proches aidants.

Information aux patients/familles

Auteur : Adam Kagan, BSc

Que sont les Unités AVC ?

Il existe trois principales catégories d’Unité AVC :

  • La première se compose d’une équipe de spécialistes des AVC qui offrent des soins spécialisés à des personnes là où elles sont situées au sein de l’hôpital. Ces unités sont parfois connues sous le nom « équipes mobiles spécialisées en AVC ».
  • Un autre type d’unité est situé dans un secteur spécifique de l’hôpital ou du Centre de réadaptation où les personnes ayant subi un AVC sont admises et traitées par une équipe spécialisée. Habituellement ces unités n’admettent pas de personnes présentant d’autres problèmes de santé.
  • Finalement, dans quelques hôpitaux, des unités « aiguës » et de « réadaptation » sont regroupées dans un endroit, les évaluations et les traitements sont fournis par la même équipe.

Ces unités incluent des professionnels de la santé spécialisés dans le traitement des personnes ayant subi un AVC ; comme des infirmières, des médecins, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des travailleurs sociaux, des orthophonistes, des nutritionnistes ou des diététiciens cliniques et éventuellement des physiatres, des psychologues et des neuropsychologues. Ces Unités AVC travaillent aussi bien en phase aiguë qu’en phase de réadaptation post-AVC.

Voici les descriptions des phases :

  1. Phase aiguë : Pendant les premiers jours (ou semaines si c’est un AVC plus important) après un AVC, le traitement se concentre sur la prévention d’autres maladie et de complications. Les professionnels de la santé vous évalueront afin de déterminer l’impact de l’AVC sur votre discours, votre fonctionnement, votre capacité de manger des aliments solides, la force de vos bras et de vos jambes, etc. Pendant ce temps d’évaluation, votre réadaptation s’étalera sur de courtes périodes de temps et se consolidera dès que vous commencerez à récupérer votre force et à retrouver votre tolérance.

    Certains patients rentrent à la maison directement après la phase aiguë. Pour d’autres, les traitements continuent pendant une phase de réadaptation.

  2. Phase de réadaptation : Vous pourriez être référé à un hôpital de réadaptation où vous serez encore traités par les cliniciens spécialisés qui utiliseront divers types d’interventions pour travailler sur les habiletés et les activités affectées par l’AVC.

Note : Un lien à une description de plusieurs de ces interventions peut être trouvé sur la page d’accueil d’Info-AVC

L’hôpital de soins aigus peut avoir une salle ou un étage différent qui offre des services de réadaptation et vous pouvez y être transféré.

En conclusion, comme mentionné ci-dessus, au sein de certains hôpitaux, les unités de soins aigus et de réadaptation sont regroupées dans un même endroit, les évaluations et les traitements sont fournis par la même équipe.

En quoi les Unités AVC peuvent-elles m’être utiles ?

Tous les membres de l’équipe d’une unité de réadaptation post-AVC sont spécialement formés pour le traitement des personnes qui ont subi un AVC. Les traitements devraient être spécifiquement conçus en fonction de vos besoins. Il est important que l’équipe considère également les buts qui sont importants pour vous – par exemple, si vous avez des escaliers à la maison vous pourriez vouloir pratiquer la marche dans les escaliers davantage que quelqu’un qui vit dans un appartement avec un ascenseur. Il est également important que votre famille soit impliquée dans votre réadaptation. Divers membres de l’équipe de l’Unité AVC sont formés pour travailler avec des familles. Il y a de solides données probantes qui démontrent que l’appui de la famille et le fait de l’éduquer aide le processus de rétablissement après un AVC. Un des aspects les plus importants d’une Unité AVC est que l’équipe s’ajuste à vous et s’adapte à l’évolution de votre état. Ainsi, lorsque que vous allez mieux, ils se concentrent sur le fait de vous accompagner à regagner les habiletés qui ont été affectées par l’AVC. Par exemple, peu après un AVC, vous pouvez avoir besoin de l’aide de deux personnes et d’une canne pour marcher. Au fur et à mesure que votre équilibre et votre force s’améliorons, les membres de l’équipe vous feront savoir quand il sera sécuritaire de marcher avec seulement une personne.

Les Unités AVC font-elles une différence après un AVC ?

Note : Les résultats de recherche présentés dans ce module proviennent d’études passées et présentes, mais au moment même où nous écrivons ces lignes, de nouvelles études sont menées et de nouvelles données probantes sont publiées. Ainsi, si les réponses à certaines questions continuent de démontrer un manque de concordance ou même demeurent sans réponse, cela signifie seulement que les études n’ont pas évoqué cette question spécifiquement.

Les chercheurs ont effectué des études pour voir si le traitement dans une Unité AVC, combinant les phases aiguës et de réadaptation, a aidé les personnes et que celles-ci ont démontré une récupération plus rapide. Les chercheurs ont également regardé spécifiquement les bénéfices tirés à être traités au sein d’une unité de réadaptation ou par les équipes des « unité mobile AVC ». Ces diverses études ont regardé les effets des différents types d’Unités AVC et leur impact sur :

  1. La fonction – ceci se rapporte à des activités simples comme manger, s’habiller, sortir du lit, aller à la toilette, etc.
  2. L’institutionnalisation – le besoin d’institutionnalisation se fait sentir lorsque les patients ne peuvent pas récupérer assez pour retourner à la maison. Dans ce cas-ci, la personne peut avoir besoin de soins et de réadaptation à long terme.
  3. La durée du séjour d’hôpital – il s’agit du nombre de jours ou de semaines durant lequel un patient séjourne à l’hôpital après avoir été admis pour un AVC.
  4. Le taux de mortalité – il est rare mais possible que certaines personnes qui ont subi un AVC très sévère décèdent suite à l’arrêt des fonctions vitales.

Quels sont les avantages de combiner les unités de soins aigus avec les unités de réadaptation ?

Des études de haute qualité ont démontré que lorsque les soins aigus et de réadaptation sont combinés au sein d’une Unité AVC, les patients démontrent de meilleures améliorations fonctionnelles.

Il y a de solides données probantes qui soutiennent que les Unités AVC sont utiles pour réduire le besoin d’institutionnalisation, la durée du séjour à l’hôpital et les taux de mortalité.

Mais, lorsque les soins aigus sont combinés avec les unités de réadaptation, ils ne sont pas efficaces pour réduire le taux de décès à l’hôpital reliés aux AVC.

Il semble que la récupération soit meilleure quand les soins en phase aiguë sont donnés dans une unité aiguë, et que la réadaptation soit offerte dans un département ou un Centre de réadaptation.

Unités AVC (avec transfert à partir d’une unité ou d’un service de soins aigus)

Actuellement, des recherches de haute qualité fournissent de solides données probantes affirmant que lorsque les équipes de réadaptation spécialisée sont utilisées durant la phase de réadaptation, il n’y a aucun gain fonctionnel supplémentaire par rapport à une unité de réadaptation régulière.

Le besoin d’institutionnalisation n’est pas réduit lorsque les patients sont traités dans une unité intensive de réadaptation comparés à ceux traités par une équipe habituelle de réadaptation ou une équipe de médecine générale.

Il y a des réponses contradictoires à la question de savoir si le traitement par une équipe de réadaptation spécialisée pour les AVC diminue la mortalité ou réduit la durée du séjour à l’hôpital. Des recherches de haute qualité soutiennent l’idée que la mortalité et la durée du séjour sont réduites, alors que d’autres études de haute qualité indiquent qu’elles ne le sont pas.

Équipes mobiles post-AVC

La recherche démontre que les équipes mobiles post-AVC ne réduisent pas le nombre de décès reliés aux AVC, le besoin d’institutionnalisation, ou la durée du séjour à l’hôpital suite à un AVC. Nous pouvons également comparer le niveau de récupération des patients suivi par une équipe mobile avec celui de ceux suivi dans un département de médecine générale. Les études ont constaté que les améliorations apportées dans l’aptitude à gérer les soins personnels et à réaliser les activités de la vie quotidienne n’étaient pas meilleures pour des patients traités par une équipe mobile.

Que puis- je attendre des soins dans une Unité AVC ?

Les Unités AVC sont conçues de sorte que les patients accomplissent la plupart des gains durant leur séjour à l’hôpital ou au Centre de réadaptation. Le traitement des séquelles d’un AVC exige la participation active de la personne concernée. Dans l’unité post-AVC, on s’attend à ce que des patients assistent aux sessions de traitement par leurs propres moyens, ou éventuellement avec l’aide d’un membre de leur famille ou d’un ami, et qu’ils effectuent les exercices ou les activités que leur équipe de thérapeutes leur ont expliqué.

L’approche collective en équipe est une composante clé des Unités AVC. Comme nous le disions précédemment, vous pouvez bénéficier de sessions d’ergothérapie, de physiothérapie, d’orthophonie, et d’autres thérapies selon l’aide que vous avez besoin. Parfois, ces professionnels vous poseront des questions ou vous soumettront à des évaluations qui vous sembleront avoir déjà été effectuées. Garder en tête que chacun essaye d’identifier les manières de vous aider à récupérer face aux effets néfastes de l’AVC.

L’équipe devrait toujours travailler pour vous aider à vous améliorer et devrait travailler vers les objectifs qui sont importants pour vous.

Y a-t-il des risques liés aux Unités AVC ?

Être traité dans une Unité AVC n’implique pas plus de risques pour votre santé. En fait, l’équipe est spécialement formée pour prévenir et atténuer (le cas échéant) les conséquences qui pourraient résulter de l’AVC.

Qui travaille dans une unité de réadaptation post-AVC ?

Comme nous l’écrivions plus haut, l’équipe de l’unité AVC inclue spécifiquement :

  • Des médecins (neurologues et/ou médecins généralistes, physiatres)
  • Des physiothérapeutes
  • Des ergothérapeutes
  • Des travailleurs sociaux
  • Des orthophonistes
  • Des psychologues ou neuropsychologues
  • Des nutritionnistes ou diététiciens cliniques
  • Des infirmières spécialisées dans le traitement des AVC
  • Des coordonnateurs d’équipe
  • Des pharmaciens

Pour plus de détails sur toutes ces professions, cliquez sur les titres ou visitez The National Institute of Health (site en Anglais).

Devrais-je considérer une Unité AVC comme une bonne solution pour moi ou un membre de ma famille ?

Habituellement la décision concernant l’admission dans une Unité AVC est prise dès qu’un AVC est diagnostiqué. Cette décision est prise sur la base de plusieurs facteurs définis par l’administration de l’hôpital et sa capacité de fournir des soins post-AVC.

Le choix de l’endroit pour suivre votre réadaptation peut être difficile à déterminer si le Centre de réadaptation le plus près de votre lieu de résidence n’offre pas d’unité de réadaptation post-AVC. La décision devrait être prise soigneusement et il est important de discuter des différentes alternatives et de ce qui est le mieux pour vous avec votre équipe de professionnels de la santé.

Information aux cliniciens

Note : Ce module diffère des autres interventions présentées sur le site Info-AVC en ce sens que les conclusions sont principalement basées sur les résultats d’une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007), par opposition aux synthèses d’études individuelles examinées par l’équipe d’Info-AVC. Veuillez noter que de nouvelles études non incluses dans la méta-analyse seront ajoutées au module sous peu.

Niveau d’évaluation des interventions :

Dans ce module, une intervention reçoit l’évaluation de:

  1. Efficace si la méta-analyse révèle un effet de traitement significatif ;
  2. Efficace * si la méta-analyse révèle un effet de traitement s’approchant du niveau de signification ;
  3. Peut ne pas être efficace si un effet de traitement a été relevé, mais cet effet n’est pas significatif et n’a pas approché un niveau de signification ;
  4. Inefficace si aucune de ces trois conditions n’a été rencontrée.

La liste suivante décrit les différents types de soins organisés post-AVC analysés dans la présente revue, allant du plus organisé au moins organisé

Types de soins organisés post-AVC :

  1. Unité AVC : Une équipe multidisciplinaire comprenant un personnel infirmier spécialisé structuré autour d’une unité de soins s’occupant exclusivement des patients ayant subi un AVC. Cette catégorie comprend les sous-divisions suivantes:
    1. Unité AVC en phase aiguë qui s’occupe des patients dès le début de leur récupération post-AVC et donne congé rapidement, typiquement à l’intérieur des 7 premiers jours après leur admission ;
    2. Unité de réadaptation post-AVC qui s’occupe des patients après un certain délai, généralement plus de 7 jours après l’admission, et qui se concentre sur un programme de réadaptation ;
    3. Unité AVC de soins complets qui s’occupe des patients dès les premières phases de récupérations post-AVC en assurant également une rééducation pouvant se poursuivre, si nécessaire, sur plusieurs semaines. L’unité de réadaptation et les unités AVC de soins complets offrent un programme de réadaptation prolongé.
  2. Unité de réadaptation mixte : Une équipe multidisciplinaire composée d’un personnel infirmier spécialisé dans un service de réadaptation générique, mais qui ne s’occupe pas exclusivement des patients ayant subi un AVC.
  3. Équipe mobile de traitement des AVC : Une équipe multidisciplinaire (à l’exclusion du personnel infirmier spécialisé) prodiguant des soins dans divers contextes.
  4. Unité de soins médicaux généraux offrant les services médicaux ou neurologiques en phase aiguë, sans nécessairement avoir d’apport avec le programme habituel de réadaptation multidisciplinaire.

Résultats

Soins globaux organisés post-AVC

Décès à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Note : Cette section compare les soins globaux organisés post-AVC avec les services de soins médicaux généraux. Pour plus de précision concernant chaque type d’unité AVC, comparé aux Unités de soins médicaux généraux, veuillez consulter les sections suivantes.

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC (incluant les Unités de réadaptation post-AVC, les Unités AVC de soins complets, les Unités de réadaptation mixte et les Équipes mobiles de traitement des AVC), comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,86, IC à 95%= 0,76- 0,98).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les soins globaux organisés post-AVC sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou dépendance à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Note : Cette section compare les soins globaux organisés post-AVC avec les services de soins médicaux généraux. Pour plus de précision concernant chaque type d’unité AVC, comparé aux Unités de soins médicaux généraux, veuillez consulter les sections suivantes.

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC (incluant les Unités de réadaptation post-AVC, les Unités AVC de soins complets, les Unités de réadaptation mixte et les Équipes mobiles de traitement des AVC), comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,82, IC à 95%= 0,73- 0,92).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les soins globaux organisés post-AVC sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Note : Cette section compare les soins globaux organisés post-AVC avec les services de soins médicaux généraux. Pour plus de précision concernant chaque type d’unité AVC, comparé aux Unités de soins médicaux généraux, veuillez consulter les sections suivantes.

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC (incluant les Unités de réadaptation post-AVC, les Unités AVC de soins complets, les Unités de réadaptation mixte et les Équipes mobiles de traitement des AVC), comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,82, IC à 95%= 0,73- 0,92).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les soins globaux organisés post-AVC sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution
Efficace*
2

Note : Cette section compare les soins globaux organisés post-AVC avec les services de soins médicaux généraux. Pour plus de précision concernant chaque type d’unité AVC, comparé aux Unités de soins médicaux généraux, veuillez consulter les sections suivantes.

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC (incluant les Unités de réadaptation post-AVC, les Unités AVC de soins complets, les Unités de réadaptation mixte et les Équipes mobiles de traitement des AVC), comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (SMD= -0,11, IC à 95% = -0,23- 0,01).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les soins globaux organisés post-AVC sont plus efficaces* que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC.
Note : L’effet de traitement s’approche du niveau de signification.

Unité de réadaptation post-AVC vs Unité de soins médicaux généraux

Décès à la fin du suivi prévu
Efficace*
2

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités de réadaptation post-AVC, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,69, IC à 95% = 0,46- 1,05).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation post-AVC sont plus efficaces* que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.
Note : L’effet de traitement s’approche du niveau de signification.

Décès ou dépendance à la fin du suivi prévu
Peut ne pas être efficace
3

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé une réduction du taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu, en faveur des Unités de réadaptation post-AVC comparées aux Unités de soins médicaux généraux. Cependant, l’effet de traitement ne s’est pas avéré statistiquement significatif (RC= 0,83, IC à 95%= 0,57- 1,23).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation post-AVC peuvent ne pas être plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.
Note : Bien que l’analyse ait révélé des probabilités réduites de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu, les résultats ne se sont pas avérés statistiquement significatifs.

Décès ou prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu
Efficace*
2

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des Unités de réadaptation post-AVC comparées aux Unités de soins médicaux généraux avec des patients ayant subi un AVC, a révélé une réduction du taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu qui approche d’un effet de traitement significatif (RC= 0,76, IC à 95%= 0,52- 1,09).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation post-AVC sont plus efficaces* que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.
Note : L’effet de traitement s’approche du niveau de signification.

Durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution
Inefficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Unités de réadaptation post-AVC ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC (SMD= 0.37, 95% CI= 0.07, 0.67).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation post-AVC ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC.

Unité AVC de soins complets vs Unité de soins médicaux généraux

Décès à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités AVC de soins complets, comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,85, IC à 95%= 0,72- 0,99).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités AVC de soins complets sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou dépendance à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités AVC de soins complets, comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,83, IC à 95%= 0,71-, 0,97).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités AVC de soins complets sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités AVC de soins complets, comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,80, IC à 95%=0,70- 0,92).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités AVC de soins complets sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution
Efficace
1

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités AVC de soins complets, comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (SMD= -0,19, IC à 95%= -0,31, -0,06).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités AVC de soins complets sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC.

Unité de réadaptation mixte vs Unité de soins médicaux généraux

Unité de réadaptation mixte vs Unité de soins médicaux généraux
Inefficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Unités de réadaptation mixte ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC (RC= 0,91, IC à 95%= 0,58 – 1,42).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation mixte ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou dépendance à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités de réadaptation mixte, comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,65, IC à 95%= 0,47 – 0,90).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation mixte sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu
Efficace
1

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) a examiné l’efficacité des Unités de réadaptation mixte, comparés aux Unités de soins médicaux généraux, pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC. L’analyse a révélé un effet de traitement significatif (RC= 0,71, IC à 95%= 0,51 – 0,99).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation mixte sont plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution
Efficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Unités de réadaptation mixte ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC (SMD= 0,08, IC à 95%= -0,21 – 0,37).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Unités de réadaptation mixte ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC.

Équipe mobile de traitement des AVC vs Unité de soins médicaux généraux

Équipe mobile de traitement des AVC vs Unité de soins médicaux généraux
Inefficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC (RC= 1,03, IC à 95% = 0,74 – 1,42).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou dépendance à la fin du suivi prévu
Inefficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC (RC= 0,96, IC à 95% = 0,69 – 1,34).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de dépendance à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Décès ou prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu
Inefficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC (RC= 1,16, IC à 95% = 0,84 – 1,60).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire le taux de décès ou de prise en charge institutionnelle à la fin du suivi prévu de patients ayant subi un AVC.

Durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution
Inefficace
4

Une méta-analyse (Stroke Unit Trialists` Collaboration, 2007) qui a examiné l’efficacité des soins globaux organisés post-AVC a révélé que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne réduisent pas, comparées aux Unités de soins médicaux généraux, la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC (SMD= -0,04, IC à 95% = -0,67 – 0,59).

Conclusion : Il y a des données probantes évidentes provenant d’une méta-analyse indiquant que les Équipes mobiles de traitement des AVC ne sont pas plus efficaces que les Unités de soins médicaux généraux pour réduire la durée du séjour (jours) dans un hôpital ou une institution de patients ayant subi un AVC.

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