Congé rapide avec soutien

Évidence révisées en date du 21-12-2012
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, MSc OT ; Annabel McDermott, OT ; Nicol Korner- Bitensky, PhD OT
Table des matières

Introduction

Un AVC peut entraîner divers impacts sur les habiletés de la personne, la réadaptation est souvent nécessaire afin de tenter d’améliorer les fonctions affectées. Actuellement, les services de réadaptation sont principalement offerts dans les milieux hospitaliers ou les centres de réadaptation. Le congé rapide avec soutien est une approche novatrice en réadaptation où les services sont offerts au domicile de la personne par une équipe en réadaptation. Ce module fourni des informations sur l’efficacité du congé rapide avec soutien dans la gestion des besoins des patients et des services offerts par l’équipe soignante suivant un AVC.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Note : Il est important de noter que dans la plupart des cas où le congé rapide avec soutien (CRS) n’est pas plus efficace que les soins habituels, il s’avère aussi efficace que les soins habituels. Ainsi, le CRS peut être considéré comme une option coût/efficacité rentable qui se traduit par des résultats comparables aux soins habituels.

Quinze études ont été révisées dans ce module Info-AVC (neuf ECR de haute qualité, trois ECR de qualité acceptable, un ECR de faible qualité et deux études quasi-expérimentales) ; ces études ont examiné l’efficacité du congé rapide avec soutien pour les patients ou les proches/aidants autour des principaux enjeux suivant un AVC. Lorsque le congé rapide avec soutien n’est pas considéré comme plus efficace que le programme de soins habituels, il s’est rarement avéré moins efficace que les soins habituels. En fait, le congé rapide avec soutien s’est avéré moins efficace que le programme de soins habituels en ce qui concerne la participation des proches/aidants dans les activités d’entretien ménager, la santé mentale des proches/aidants et leurs activités de fonctionnement social, de même que pour les résultats des patients associés à la paraphasie littérale. Dans l’ensemble, il n’y avait pas de différences significatives entre le congé rapide avec soutien et le programme de soins habituels pour les autres résultats concernant les patients incluant l’aphasie, les enjeux cognitifs, l’indépendance fonctionnelle, l’équilibre et la mobilité, la fonction du membre supérieur, la spasticité et la sévérité de l’AVC, pas plus que pour les résultats concernant les patients et les proches/aidants au sujet du bien-être émotionnel, la dynamique familiale, la qualité de vie reliée à la santé, l’état de santé global et la satisfaction face aux services reçus. Cependant, le congé rapide avec soutien s’est avéré plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer la capacité motrice des patients et la qualité des soins offerts par les proches/aidants. Il est intéressant de remarquer que le congé rapide avec soutien s’est également avéré plus efficace que le programme de soins habituels en ce qui concerne l’indépendance fonctionnelle et la sévérité de l’AVC lors d’analyses effectuées à partir d’un sous-groupe de patients ayant subi un AVC de modéré à sévère. Plusieurs études ont également examiné l’impact du congé rapide avec soutien sur des mesures processus. Sans aucune surprise, le congé rapide avec soutien, comparé au programme de soins habituels, a dénoté des résultats significatifs quant à la durée de séjour d’hospitalisation entraînant un temps de séjour écourté. Notons finalement qu’il n’y avait pas de différence significative entre le congé rapide avec soutien et le programme de soins habituels pour les autres mesures de processus incluant le taux de réadmission, l’institutionnalisation, l’utilisation des services de santé, la mortalité, la dépendance ou les événements indésirables.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Congé rapide avec soutien vs interventions alternatives ou témoins

Aphasie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – et un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’aphasie de patients en phase aiguë d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’aphasie des patients telle que mesurée par le Aphasia Quotient.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) a relevé une différence significative entre les groupes sur l’aphasie, seulement sur la sous-échelle Paraphasie littérale du Reinvang Aphasia Test, en faveur du programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’aphasie des patients (Reinvang Aphasia Test), douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’aphasie des patients (Reinvang Aphasia Test), cinq ans après l’AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou le programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’aphasie des patients telle que mesurée par le Frenchay AphasiaScreening Test.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’aphasie de patients post-AVC. Précisons qu’une étude de suivi de 6 mois post-AVC a noté une différence significative entre les groupes sur la paraphasie littérale des patients, en faveur d’un programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien.

Bien-être émotionnel – aidants
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000; Bautz-Holter et al., 2002; Donnelly et al., 2004; Rodgers et al., 1997; Indredavik et al., 2000 et Fjærtoft et al., 2004, étude de suivi de 1 an), un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’humeur et le bien-être émotionnel des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par le General Health Questionnaire-28 et le Caregiver Strain Index.

Le second ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. À 3 mois ou à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par le General Health Questionnaire-20.

Le troisième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). À 12 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par le Caregiver Strain Index.

Le quatrième ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). De 7 à 10 jours après le congé ou à 3 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par le General Health Questionnaire-30.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Le bien-être émotionnel des aidants a été documenté lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2004). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par le Caregiver Strain Index. un an après l’AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par le Caregiver Strain Index.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des aidants tel que mesuré par la Zerssen Depression Scale et le Burden Scale for Family Caregivers.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer le bien-être émotionnel des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

Bien-être émotionnel – patients
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997; Anderson et al., 2000; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al., 2004, étude de suivi de 1 an; Bautz-Holter et al., 2002; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois) et deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 et Rudd et al., 1997) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’humeur et bien-être émotionnel de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). De 7 à 10 jours après le congé ou à 3 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’humeur des patients telle que mesurée par la Wakefield Depression Scale.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des patients tel que mesuré par le General Health Questionnaire-28.

Le troisième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Le bien-être émotionnel des patients a été documenté lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2004). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des patients tel que mesuré par l’Échelle de dépression de Montgomery et Åsberg, un an après l’AVC.

Le quatrième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. À 3 mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur le bien-être émotionnel des patients (tel que mesuré par le General Health Questionnaire-20), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier, cependant, cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative six mois après l’AVC. À 3 mois et à 6 mois, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de l’humeur (Échelle de dépression de Montgomery et Åsberg).

Le cinquième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Le bien-être émotionnel des patients a été documenté lors d’un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des patients tel que mesuré par le Sense of Coherence Test, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur le bien-être émotionnel des patients tel que mesuré par le Sense of Coherence Test, douze mois après l’AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. À 3 mois ou à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’humeur des patients telle que mesurée par la Geriatric Depression Scale.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des patients tel que mesuré par l’Hospital Anxiety and Depression Scale.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer le bien-être émotionnel de patients en phase aiguë d’un AVC.
Note : Un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes, 3 mois après l’AVC, sur le bien-être émotionnel des patients en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Cependant, cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative 6 mois après l’AVC. Il convient de remarquer que cette étude a évalué le bien-être émotionnel des patients en utilisant le General Health Questionnaire-20 tandis que les autres études utilisaient le General Health Questionnaire-28 ou d’autres instruments de mesure de l’humeur et du bien-être émotionnel.

Cognition
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) et (Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2004 étude de suivi de 1 an; Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – et un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la cognition de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la cognition des patients telle que mesurée par le Mini Mental State Examination.

Le second ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. La cognition des patients a été documentée lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2004). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la cognition des patients telle que mesurée par le Mini Mental State Examination, un an après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2011) n’a également relevé aucune différence significative entre les groupes sur la cognition des patients telle que mesurée par le Mini Mental State Examination, cinq ans après l’AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou le programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la cognition des patients telle que mesurée par le Mini Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la cognition de patients en phase aiguë d’un AVC.

Dépendance
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ) et un ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, la dépendance) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Les mesures de processus incluent la mortalité, l’institutionnalisation et la dépendance (selon un score <75 sur l’Indice de Barthel –IB). Alors qu’aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de processus individuelles, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les taux combinés de décès et de dépendance en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. De plus, une différence significative entre les groupes a été observée sur la dépendance et les taux combinés de décès et de dépendance avec des patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50), une différence significative entre les groupes a été notée sur le besoin de soins à long terme (p=0.02) en faveur du programme de réadaptation municipal comparé à la réadaptation en milieu hospitalier.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé), six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) a noté une différences significative entre les groupes dans l’utilisation des soins primaires et les services de réadaptation à domicile, de sorte que les patients du programme de soins habituels ont reçu plus d’ergothérapie à l’externe, plus de physiothérapie privée et plus de services de l’hôpital de jour, tandis que les patients du groupe de congé avec soutien combiné à la réadaptation à domicile ont reçu plus de soins infirmiers et de services de réadaptation à domicile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus (mortalité, dépendance, coûts des soins de santé), douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (mortalité et dépendance), cinq ans après l’AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’une visite de suivi à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Les mesures de processus incluaient la mortalité et la dépendance ; aucune différence significative entre les groupes n’a été observée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’il n’y a pas différence significative sur le niveau de dépendance entre le congé rapide avec soutien et un programme de soins habituels auprès d’une population composée de patients en phase aiguë d’un AVC.

Durée de séjour
Inefficace
1A

Six ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6 mois –; Anderson et al., 2000; Indredavik et al., 2000; Mayo et al., 2000 et Donnelly et al., 2004), deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995;Rudd et al., 1997), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et une étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, la durée de séjour) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé), six mois après l’AVC.

Le troisième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude ne documente les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus lors du suivi de 6 mois.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée moyenne du temps de séjour à l’hôpital (unité de soins AVC et réadaptation clinique), enregistré lors du congé, et du nombre de patients retournés au domicile vs les institutions enregistrées au moment du congé et à 6 mois après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Les différences au niveau du statut de résidence n’étaient plus significatives lors du suivi à long terme (26 semaines après l’AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le taux de mortalité.

Le cinquième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’utilisation des services de santé. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour en faveur du groupe d’intervention.

Le sixième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’utilisation des services et le coût. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’utilisation de l’ergothérapie, des services sociaux et des services d’assistants en réadaptation (mais pas sur l’utilisation de la physiothérapie et des services de repas à domicile), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur la durée de séjour ou le coût.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’utilisation des services des patients a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, selon la durée de séjour à l’hôpital, la réadmission à l’hôpital et l’institutionnalisation. Les patients du groupe d’intervention ont démontré significativement moins d’institutionnalisation que les patients du groupe témoin de 6 à 12 mois après le congé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission à l’hôpital, à aucun des temps de mesure.

L’étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) a assigné les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien comprenant une visite du domicile avant le congé, un plan coordonné de congé de l’hôpital et des soins multidisciplinaires suivant ce congé. Les résultats obtenus par ce groupe de patients ont été comparés à un groupe cohorte témoin dans la population AVC. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’institutionnalisation. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de patients vivant seuls, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe cohorte témoin.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’il y a une différence significative sur la durée de séjour suivant un congé rapide avec soutien comparé à un programme de soins habituels auprès de patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.
Note :
Un sixième ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable, un ECR de faible qualité et une étude quasi-expérimentale n’ont cependant pas relevé de différence significative entre les groupes suivant un congé rapide avec soutien.

Dynamique familiale – aidants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la perception de la dynamique familiale des aidants de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dynamique familiale des aidants telle qu’évaluée par la sous-échelle Fonctionnement global du McMaster Family Assessment Device.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la perception de la dynamique familiale des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

Dynamique familiale – patients
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la perception de la dynamique familiale des aidants de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dynamique familiale des patients telle qu’évaluée par la sous-échelle Fonctionnement global du McMaster Family Assessment Device.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la perception de la dynamique familiale de patients en phase aiguë d’un AVC.

Équilibre
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – et (Askim et al., 2006) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’équilibre de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’incidence auto-rapportée du nombre de chutes, cinq ans après l’AVC.

Le second ECR de haute qualité (Askim et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Les patients du groupe du programme étendu ont reçu leur congé de l’unité de soins AVC et un suivi de 4 semaines d’un programme de base de réadaptation à domicile, À 6, 26, ou 52 semaines après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’équilibre des patients tel que mesuré par l’Échelle de Berg.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’équilibre de patients en phase aiguë d’un AVC.

État de santé – aidants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2001, étude de suivi de 12 mois) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’état de santé des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. L’état de santé des aidants a été documenté lors d’un suivi de 12 mois de l’étude de Widén Holmqvist et al., 1998 (von Koch et al., 2001). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé des aidants tel que mesuré par le Sickness Impact Profile, 12 mois après l’AVC.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé des aidants tel que mesuré par le Giessen Symptom List.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé des aidants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

État de santé – patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al., 2004 étude de suivi de 1 an) et deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995; Rudd et al., 1997) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’état de santé de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). De 7 à 10 jours après le congé ou à 3 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé des patients tel que mesuré par le Dartmouth Coop Function Charts.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’état de santé des patients (dimension psychologique et sous-échelles Comportement émotionnel et Communication du Sickness Impact ProfileSIP), en faveur du programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) a noté une différence significative entre les groupes sur l’état de santé des patients (seulement sur la sous-échelle Communication du SIP), cette fois en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’état de santé des patients tel que mesuré par le Sickness Impact Profile, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’état de santé des patients tel que mesuré par le Sickness Impact Profile, cinq ans après l’AVC.

Le troisième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé des patients tel que mesuré par le Nottingham Health Profile.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. L’état de santé des patients a été documenté lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2004). Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’état de santé des patients (Nottingham Health Profile), en faveur du programme étendu d’une unité de soins AVC comparé au programme habituel, un an après l’AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. À 3 mois ou à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé des patients tel que mesuré par une échelle non standardisée évaluant le bien-être général et la qualité du sommeil.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé des patients tel que mesuré par Nottingham Health Profile.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé de patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.
Note :
Tandis qu’un ECR de haute qualité notait une différence significative entre les groupes (dimension psychologique et sous-échelles Comportement émotionnel et Communication du SIP) en faveur du programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile 3 mois après l’AVC, une étude de suivi subséquente relevait une différence significative entre les groupes sur la sous-échelle Communication du SIP en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels, 6 mois après l’AVC. Remarquons qu’une étude de suivi d’un autre ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes en faveur d’un programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme habituel, 1 an après l’AVC.

Événements indésirables
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, les événements indésirables) chez des patients en phase aiguë d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude ne documente les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus lors du suivi de 6 mois.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’il n’y a pas de différence significative sur l’incidence des événements indésirables entre le congé rapide avec soutien et un programme de soins habituels auprès de patients en phase aiguë d’un AVC.

Fonction et dextérité du membre supérieur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la fonction et la dextérité du membre supérieur de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a relevé aucune différence significative entre les groupes sur la dextérité du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Nine Hole Peg Test, cinq ans après l’AVC.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction du membre supérieur des patients telle que mesurée par le Frenchay Arm Test.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la fonction et la dextérité du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Habiletés motrices
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – et un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les habiletés motrices de patients en phase aiguë d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes n’a été notée sur la capacité motrice des patients (telle que mesurée par la sous-échelle Coordination du Lindmark Motor Capacity Assessment), en faveur du congé rapide avec soutien combiné à une réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) a également relevé une différence significative entre les groupes sur la capacité motrice des patients (telle que mesurée par le score total maximal du Lindmark Motor Capacity Assessment), 6 mois après l’AVC, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à une réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la capacité motrice des patients (Lindmark Motor Capacity Assessment), douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la capacité motrice des patients (Lindmark Motor Capacity Assessment), cinq ans après l’AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les habiletés motrices des patients telles que mesurées par le Motricity Index.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le congé rapide avec soutien est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la capacité motrice de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Les différences significatives entre les groupes relevées par l’ECR de haute qualité se sont avérées à court terme. Un ECR de qualité acceptable n’a pas noté de différence significative entre les groupes sur les habiletés motrices des patients suivant un congé rapide avec soutien.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1A

Huit ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997 ; Ronning & Guldvog, 1998 ; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000 ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Mayo et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), trois ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ; Rudd et al., 1997 et Suwanwela et al., 2002), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et deux études quasi-expérimentales (Gräsel et al., 2005 et Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). De 7 à 10 jours après le congé ou à 3 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’habileté fonctionnelle des patients telle que mesurée par la Nottingham Extended ADL Scale et la Oxford Handicap Scale.

Le second ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Sept mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel (IB).

Note : Sept mois après l’AVC, une analyse secondaire avec un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère (IB < 50) a démontré une différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle (Indice de Barthel) en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50).

Le troisième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index, le Katz ADL Index, et l’Extended Katz ADL Index.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index, le Katz ADL Index, et l’Extended Katz ADL Index, six mois après l’AVC.

Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la mobilité fonctionnelle des patients (telle que mesurée par la sous-échelle Mobilité du Barthel ADL Index), en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index et le Katz ADL Index, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Barthel ADL Index, le Katz ADL Index, et l’Extended Katz ADL Index, cinq ans après l’AVC. Cependant, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les activités de vie domestique –AVD (telle que mesurée par l’Extended Katz ADL Index), en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Le quatrième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel Modifié.

Le cinquième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Six semaines après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. Vingt-six semaines après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la Modified Rankin Scale en faveur du programme étendu d’une unité de soins AVC comparé au programme habituel. Toujours à 26 semaines, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’Indice de Barthel.

Note : Vingt-six semaines après l’AVC, une analyse secondaire avec un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère a démontré une différence significative entre les groupes sur l’habileté fonctionnelle des patients (Indice de Barthel et Modified Rankin Scale), en faveur du programme étendu d’une unité de soins AVC comparé au programme habituel.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2011) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale, cinq ans après l’AVC.

Le sixième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Après 4 semaines d’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’indice de Barthel et le Older American Resource Scale for Instrumental ADLs. Cependant, au moment du suivi, 3 mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les activités de vie domestique –AVD (telle que mesurée par le Older American Resource Scale for Instrumental ADLs), en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituels.

Le septième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. À 3 mois et à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par le Nottingham Extended ADL.

Le huitième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2.5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). À 12 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel et le Nottingham Extended ADL.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. À 3 mois ou à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel.

Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement des scores obtenus sur l’Indice de Barthel entre les résultats au départ de l’étude et ceux mesurés 3 mois après l’AVC avec un sous-groupe de patients ayant un score ≤15 IB en faveur du congé rapide avec le soutien comparé aux soins habituels.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel et le Rivermead Activity of Daily Living Scale.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. À 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par une version chinoise de l’Indice de Barthel.

La première étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients telle que mesurée par l’Indice de Barthel et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle.

La seconde étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) a assigné les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien comprenant une visite du domicile avant le congé, un plan coordonné de congé de l’hôpital et des soins multidisciplinaires suivant ce congé. Après l’intervention, les patients ont démontré une amélioration significative de leur indépendance fonctionnelle (mesurée par le Katz ADL Index) au niveau de l’alimentation, des transferts, de l’utilisation des toilettes, de l’habillage, des soins personnels et de la communication, et six mois après l’AVC, au niveau des transferts et de l’habillage. Cependant, ces améliorations ne se sont plus avérées significatives 12 mois suivant l’AVC.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de huit ECR de haute qualité, trois ECR de qualité acceptable, d’un ECR de faible qualité et d’une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC.

Note : Cependant, un ECR indique une amélioration des AVD à 3 mois, un ECR indique une amélioration de l’indépendance fonctionnelle à 6 mois, et un ECR indique une amélioration de la mobilité fonctionnelle à 6 mois et une amélioration des AVD 5 ans après l’AVC, tous en faveur du congé rapide avec soutien comparé aux soins habituels. De plus, une seconde étude quasi-expérimentale note une amélioration à court terme de certains aspects de l’indépendance fonctionnelle.

Note : Il y a des évidences contradictoires au sujet de l’efficacité du congé rapide avec soutien chez les patients présentant une degré sévérité de l’AVC de modéré à sévère. Tandis qu’un ECR de haute qualité note une meilleure indépendance fonctionnelle chez ce groupe de patients suivant le programme de réadaptation en milieu hospitalier comparé au congé rapide avec soutien combiné à une réadaptation dans la communauté, un autre ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent une meilleure indépendance fonctionnelle ou de plus grands gains d’indépendance fonctionnelle toujours chez ce groupe de patients pour ceux qui ont reçu un programme de congé rapide avec soutien comparé à ceux ayant reçu les soins habituels.

Institutionnalisation
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997; Ronning & Guldvog, 1998; Anderson et al., 2000; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Bautz-Holter et al., 2002;), un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et deux études quasi-expérimentales (Gräsel et al., 2005 – Gräsel et al., 2006 étude de suivi de 31 mois–; Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, l’institutionnalisation) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels.

Le second ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Les mesures de processus incluent la mortalité, l’institutionnalisation et la dépendance (selon un score <75 sur l’Indice de Barthel –IB). Alors qu’aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de processus individuelles, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les taux combinés de décès et de dépendance en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. De plus, une différence significative entre les groupes a été observée sur la dépendance et les taux combinés de décès et de dépendance avec des patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50), une différence significative entre les groupes a été notée sur le besoin de soins à long terme (p=0.02) en faveur du programme de réadaptation municipal comparé à la réadaptation en milieu hospitalier.

Le troisième ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude ne documente les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus lors du suivi de 6 mois.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée moyenne du temps de séjour à l’hôpital (unité de soins AVC et réadaptation clinique), enregistré lors du congé, et du nombre de patients retournés au domicile vs les institutions enregistrées au moment du congé et à 6 mois après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Les différences au niveau du statut de résidence n’étaient plus significatives lors du suivi à long terme (26 semaines après l’AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le taux de mortalité.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2011) a relevé une différence significative entre les groupes sur le taux d’institutionnalisation et de mortalité, cinq ans après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le cinquième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Les mesures de processus incluent l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’utilisation des services des patients a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, selon la durée de séjour à l’hôpital, la réadmission à l’hôpital et l’institutionnalisation. Les patients du groupe d’intervention ont démontré significativement moins d’institutionnalisation que les patients du groupe témoin de 6 à 12 mois après le congé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission à l’hôpital, à aucun des temps de mesure.

La première étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. Le nombre de visites de médecins et l’apparition de nouvelles maladies ont été mesurés à 4 semaines et à 6 mois suivant le congé. Les patients du groupe témoin ont démontré significativement plus de nouvelles maladies que ceux du groupe d’intervention à 4 semaines après le congé, mais cette différence n’a pas conservé sa valeur significative 6 mois suivant le congé. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de visites de médecins en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin à 6 mois suivant le congé (différence qui n’était pas présente à 4 semaines après le congé).

Lors d’un suivi de l’étude de Gräsel et al., (2005) (Gräsel et al., 2006) a contacté les patients ou leur entourage par téléphone, à 31 mois de moyenne après le congé de l’hôpital, pour déterminer si le patient était a) décédé ; ou b) s’il vivait à domicile ou dans une résidence avec services. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de patients qui étaient vivants et habitaient à domicile, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

La seconde étude quasi-expérimentale (Pessah-Rasmussen & Wendel, 2009) a assigné les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien comprenant une visite du domicile avant le congé, un plan coordonné de congé de l’hôpital et des soins multidisciplinaires suivant ce congé. Les résultats obtenus par ce groupe de patients ont été comparés à un groupe cohorte témoin dans la population AVC. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’institutionnalisation. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de patients vivant seuls, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe cohorte témoin.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité, d’un ECR de qualité acceptable, d’un ECR de faible qualité et de deux études quasi-expérimentales indiquant qu’il n’y a pas de différence significative sur le taux d’institutionnalisation entre le congé rapide avec soutien et un programme de soins habituels auprès de patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.

Mobilité
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Mayo et al., 2000 ; Donnelly et al., 2004 et Askim et al., 2006), un ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 10 mètres.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a relevé aucune différence significative entre les groupes sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 10 mètres, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 10 mètres, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 10 mètres, cinq ans après l’AVC.

Le deuxième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Après 4 semaines d’intervention et au suivi de 3 mois, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le mouvement et la mobilité des patients tels que mesurés par le Stroke Rehabilitation Assessment of Movement et le Timed Up and Go Test.

Le troisième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). À 12 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 10 mètres.

Le quatrième ECR de haute qualité (Askim et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Les patients du groupe du programme étendu ont reçu leur congé de l’unité de soins AVC et un suivi de 4 semaines d’un programme de base de réadaptation à domicile, À 6, 26, ou 52 semaines après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la vitesse de marche des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 5 mètres.

Note : Une semaine après l’AVC, alors que les deux groupes recevaient le même traitement, une différence significative entre les groupes a été observée sur la vitesse de marche des patients en faveur du programme habituel d’une unité de soins AVC comparé au programme étendu.

L’ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la vitesse de marche des patients telle que mesurée par le Test de marche sur 5 mètres.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Timed Up and Go Test.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la mobilité de patients en phase aiguë d’un AVC.

Mortalité
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997; Ronning & Guldvog, 1998; Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans –; Bautz-Holter et al., 2002) et trois ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995;Rudd et al., 1997; Suwanwela et al., 2002) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, la mortalité) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels.

Le second ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Les mesures de processus incluent la mortalité, l’institutionnalisation et la dépendance (selon un score <75 sur l’Indice de Barthel –IB). Alors qu’aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de processus individuelles, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les taux combinés de décès et de dépendance en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. De plus, une différence significative entre les groupes a été observée sur la dépendance et les taux combinés de décès et de dépendance avec des patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère, en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50), une différence significative entre les groupes a été notée sur le besoin de soins à long terme (p=0.02) en faveur du programme de réadaptation municipal comparé à la réadaptation en milieu hospitalier.

Le troisième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé), six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) a noté une différences significative entre les groupes dans l’utilisation des soins primaires et les services de réadaptation à domicile, de sorte que les patients du programme de soins habituels ont reçu plus d’ergothérapie à l’externe, plus de physiothérapie privée et plus de services de l’hôpital de jour, tandis que les patients du groupe de congé avec soutien combiné à la réadaptation à domicile ont reçu plus de soins infirmiers et de services de réadaptation à domicile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de processus (mortalité, dépendance, coûts des soins de santé), douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (mortalité et dépendance), cinq ans après l’AVC.

Le quatrième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée moyenne du temps de séjour à l’hôpital (unité de soins AVC et réadaptation clinique), enregistré lors du congé, et du nombre de patients retournés au domicile vs les institutions enregistrées au moment du congé et à 6 mois après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel. Les différences au niveau du statut de résidence n’étaient plus significatives lors du suivi à long terme (26 semaines après l’AVC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le taux de mortalité.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2011) a relevé une différence significative entre les groupes sur le taux d’institutionnalisation et de mortalité, cinq ans après l’AVC, en faveur du programme étendu de congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le cinquième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Les mesures de processus incluent l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Les mesures de processus incluaient la mortalité et la dépendance ; aucune différence significative entre les groupes n’a été observée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable indiquant qu’il n’y a pas de différence significative sur le taux de mortalité suivant un congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels auprès de patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.

Participation – aidants
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la participation des aidants de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la participation des aidants (telle qu’évaluée par le Adelaide Activity Profile, seulement sur la sous-échelle activités d’entretien ménager), en faveur du programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la participation des aidants de patients post-AVC. En fait, le congé rapide avec soutien s’est avéré moins efficace que le programme de soins habituels pour améliorer la participation des aidants quant aux activités d’entretien ménager.

Participation – patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois, Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2004 étude de suivi de 1 an ; Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – et Mayo et al., 2000) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la participation de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la participation des patients telle que mesurée par le Frenchay ActivitiesIndex.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) a relevé une différence significative entre les groupes seulement sur la sous-échelle soins personnels du Frenchay ActivitiesIndex, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la participation des patients (Frenchay ActivitiesIndex).

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) a relevé une différence significative entre les groupes sur la participation des patients (telle qu’évaluée par les sous-échelles Washing dishes, Washing clothes et Reading books du Frenchay ActivitiesIndex), cinq ans après l’AVC, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la participation des patients telle que mesurée par le Adelaide Activity Profile.

Le troisième ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. Les activités de participation des patients ont été documentées lors d’un suivi de 1 an de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2004). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la participation des patients telle que mesurée par le Frenchay Activities Index, un an après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2011) n’a également relevé aucune différence significative entre les groupes sur la participation des patients telle que mesurée par le Frenchay Activities Index, cinq ans après l’AVC.

Le quatrième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Après 4 semaines d’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la participation des patients (telle que mesurée par le Reintegration to Normal Living Index), en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituels, cependant, cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative lors du suivi de 3 mois.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la participation de patients ayant subi un AVC.

Note : Un quatrième ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur la participation de patients post-AVC en faveur du congé rapide combiné à un programme de réadaptation à domicile comparé à un programme de soins habituels, mais cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative à long terme. Il convient de remarquer que cette étude n’utilisait pas le même instrument de mesure que les autres ECR pour évaluer la participation des patients (utilisant le Reintegration to Normal Living Index plutôt que le Frenchay Activities Index ou le Adelaide Activity Profile), ce qui peut expliquer la différence au niveau des résultats entre les études.

Qualité de vie reliée à la santé – aidants
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 et Anderson et al., 2000) et un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la qualité de vie reliée à la santé des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie des aidants telle que mesurée en fonction du temps passé à aider le patient au niveau des soins personnels et des activités de la vie domestique – AVD.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des aidants (telle que mesurée seulement sur la sous-échelle Santé mentale du Medical Outcomes Study Short FormSF 36), en faveur du programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. La qualité de vie des aidants a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé en utilisant le Medical Outcomes Study Short Form (SF-36). À 3 mois, les aidants du groupe d’intervention ont obtenu un résultat significativement inférieur aux aidants du groupe témoin sur la sous-échelle Fonctionnement social du SF-36. Aucune autre différence significative entre les groupe n’a été observée, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé des aidants durant la phase de récupération aiguë d’un AVC. En fait, un des ECR de haute qualité indique une meilleure amélioration de la santé mentale et l’ECR de faible qualité indique un meilleur fonctionnement social chez les aidants suivant le programme de soins habituels comparé au congé rapide avec soutien.

Note :Les auteurs de l’ECR de faible qualité font remarquer que le programme de préparation au congé est susceptible d’avoir augmenté la sensibilisation des soignants quant aux demandes de soins, contribuant ainsi à une réduction conséquente des activités sociales. L’étude a également constaté des taux plus faibles d’institutionnalisation de 6 à 12 mois après le congé dans le groupe d’intervention comparé au groupe témoin, ce qui peut avoir augmenté la charge des soignants dans le groupe d’intervention et contribué à la détérioration du fonctionnement social.

Qualité de vie reliée à la santé – patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998 ; Anderson et al., 2000 ; Mayo et al., 2000 et Donnelly et al., 2004), un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la qualité de vie reliée à la santé de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Sept mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients telle que mesurée par le Medical Outcomes Study Short Form (SF 36).

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients telle que mesurée par le SF 36.

Le troisième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Après 4 semaines d’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients telle que mesurée par le SF 36. Cependant, au moment du suivi, 3 mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients (telle que mesurée par les sous-échelles Santé physique et Limitation du rôle lié à la santé physique du SF 36), en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituels.

Le quatrième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2.5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). À 12 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients telle que mesuré par le SF 36, le EuroQol et un questionnaire non standardisé sur la qualité de vie.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. À 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients telle que mesurée par le SF 36.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la qualité de vie reliée à la santé des patients telle que mesurée par le SF 36.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité, d’un ECR de faible qualité et une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé des patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.

Note :Au moment du suivi, 3 mois après l’AVC, un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur la qualité de vie reliée à la santé physique des patients, en faveur du congé rapide comparé au programme de soins habituels.

Qualité des soins
Efficace
2B

Un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la qualité des soins offerts par les proches/aidants auprès de patients en phase aiguë d’un AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité des soins (telle que mesurée par la sous-échelle Personne âgée fragile du Family Caregiving Consequence Inventory), en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. De plus, au cours des 12 premiers mois, les proches/aidants du groupe d’intervention ont offerts des soins significativement et globalement de meilleures qualités que ceux du groupe témoin

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de faible qualité indiquant que le congé rapide avec soutien est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la qualité des soins offerts par les proches/aidants auprès de patients en phase aiguë d’un AVC.

Réadmission
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997; Anderson et al., 2000), deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995; Rudd et al., 1997) et un ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, le taux de réadmission) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rodgers et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services de réadaptation à domicile par une équipe communautaire offrant un suivi post-AVC multidisciplinaire de cinq jours/semaine, sur une période médiane de 9 semaines (étendue de 1 à 44 semaines). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour des patients, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude ne documente les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus lors du suivi de 6 mois.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

L’ECR de faible qualité (Shyu et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients et leurs aidants pour recevoir un programme soignant orienté sur la préparation au congé comprenant de l’éducation en matière de santé, des recommandations de soutien et de résolution de problèmes, ou le service habituel de congé. L’utilisation des services des patients a été mesurée à 1, 3, 6 ou 12 mois après le congé, selon la durée de séjour à l’hôpital, la réadmission à l’hôpital et l’institutionnalisation. Les patients du groupe d’intervention ont démontré significativement moins d’institutionnalisation que les patients du groupe témoin de 6 à 12 mois après le congé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission à l’hôpital, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité, de deux ECR de qualité acceptable et d’un ECR de faible qualité indiquant qu’il n’y a pas de différence significative sur le taux de réadmission suivant un congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels auprès de patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.

Satisfaction - aidants
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), et deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 et Rudd et al., 1997) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la satisfaction des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a relevé aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé, cinq ans après l’AVC.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le troisième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. À 3 mois et à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par une échelle de Likert à 5 points.

Le quatrième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). À 12 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. À 3 mois ou à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des aidants telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des aidants quant aux soins hospitaliers, aux prestations thérapeutiques, au support de la communauté et à la satisfaction globale telle que mesurée par des questionnaires spécifiques à l’AVC.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la satisfaction des aidants de patients en phase aiguë d’un AVC.

Satisfaction - patients
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6-mois, von Koch et al., 2001 étude de suivi de 12 mois et Thorsén et al., 2005 étude de suivi de 5 ans – ; Anderson et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), et trois ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995 ; Rudd et al., 1997 et Suwanwela et al., 2002) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la satisfaction de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Trois mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé, six mois après l’AVC.

Un suivi de 12-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2001) n’a également noté aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé, douze mois après l’AVC.

Un suivi de 5 ans de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (Thorsén et al., 2005) n’a relevé aucune différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé, cinq ans après l’AVC.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients quant aux soins médicaux, la réadaptation et le rétablissement telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le troisième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. À 3 mois et à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients telle que mesurée par une échelle de Likert à 5 points.

Le quatrième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). À 12 mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la satisfaction des patients (telle que mesurée par un questionnaire non standardisé), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. À 3 mois ou à 6 mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Douze mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la satisfaction des patients quant aux soins hospitaliers (telle que mesurée par des questionnaires spécifiques à l’AVC), en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients quant aux prestations thérapeutiques, au support de la communauté et à la satisfaction globale telle que mesurée par des questionnaires spécifiques à l’AVC.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la satisfaction des patients telle que mesurée par un questionnaire non standardisé.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la satisfaction des patients en phase aiguë d’un AVC.

Note : Cependant, un quatrième ECR de haute qualité indique une meilleure satisfaction (statistiquement significative), suivant un congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. De plus, un ECR de qualité acceptable a relevé une différence significative entre les groupes sur la satisfaction des patients quant aux soins hospitaliers, en faveur d’un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier.

Sévérité de l’AVC
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998; Indredavik et al., 2000 – Fjærtoft et al, 2011 étude de suivi de 5 ans – ; Mayo et al., 2000; Askim et al., 2006) et un ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la sévérité de l’AVC de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ronning & Guldvog, 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation municipal ou la réadaptation en milieu hospitalier. Le programme de réadaptation municipal comprend de la réadaptation à l’interne ou à l’externe dans un milieu d’hébergement et de la réadaptation ambulatoire incluant la visite d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste et/ou d’un infirmier. La réadaptation en milieu hospitalier est administrée dans une unité de soins en réadaptation qui offre des services multidisciplinaires coordonnées incluant les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la neurologie et les services sociaux. Sept mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée la sévérité de l’AVC des patients telle que mesurée par la Scandinavian Stroke Scale (SSS).

Note : Sept mois après l’AVC, une analyse secondaire avec un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère (Indice de Barthel < 50) a démontré une différence significative entre les groupes sur la sévérité de l’AVC (SSS), en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée au programme de réadaptation municipal. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée chez les patients présentant un niveau de sévérité léger (IB ≥ 50).

Le second ECR de haute qualité (Indredavik et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Le groupe du programme étendu a reçu son congé de l’unité de soins AVC et des services multidisciplinaires à domicile incluant une évaluation du lieu de résidence, un suivi du programme de réadaptation, 4 semaines de clinique externe après le congé et des réunions d’information sur une période de 3 mois suivant le congé. La sévérité de l’AVC a été documentée lors d’un suivi de 5 ans de l’étude de Indredavik et al (2000) (Fjærtoft et al, 2011). Aucune différence significative entre les groupes sur la sévérité de l’AVC des patients telle que mesurée par la Scandinavian Stroke Scale, cinq ans après l’AVC.

Le troisième ECR de haute qualité Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Après 4 semaines d’intervention et au suivi de 3 mois, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sévérité de l’AVC telle que mesurée par la Canadian Neurological Scale.

Le quatrième ECR de haute qualité (Askim et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme étendu d’une unité de soins AVC ou le programme habituel d’une unité de soins AVC. Les patients du groupe du programme étendu ont reçu leur congé de l’unité de soins AVC et un suivi de 4 semaines d’un programme de base de réadaptation à domicile, À 6, 26, ou 52 semaines après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sévérité de l’AVC des patients telle que mesurée par la Scandinavian Stroke Scale.

L’ECR de qualité acceptable (Suwanwela et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de réadaptation habituel. Le programme de réadaptation à domicile consistait en 3 jours d’hospitalisation, suivis de 10 jours consécutifs d’intervention à domicile, et d’un suivi par visite à la deuxième semaine, au premier, troisième et sixième mois. Six mois après l’AVC, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée la sévérité de l’AVC des patients telle que mesurée par la National Institute of Health Stroke Scale.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la sévérité de l’AVC de patients en phase aiguë d’un AVC.

Note : Un des ECR de haute qualité a démontré chez un sous-groupe de patients présentant un niveau de sévérité de l’AVC de modéré à sévère une différence significative entre les groupes sur la sévérité de l’AVC en faveur de la réadaptation en milieu hospitalier comparée à un programme de réadaptation municipal.

Spasticité
Inefficace
2B

Une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a examiné les effets du congé rapide avec soutien sur la spasticité de patients en phase aiguë d’un AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. À 4 semaines d’intervention ou à 6 mois suivant le congé, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la spasticité des patients telle que mesurée par la Ashworth Spasticity Scale.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que le congé rapide avec soutien n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la spasticité de patients en phase aiguë d’un AVC.

Utilisation des services de santé
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998 – von Koch et al., 2000 étude de suivi de 6 mois ; Anderson et al., 2000 ; Mayo et al., 2000 ; Bautz-Holter et al., 2002 et Donnelly et al., 2004), deux ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995;Rudd et al., 1997) et une étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005 – Gräsel et al., 2006 étude de suivi de 31 mois) ont examiné les effets du congé rapide avec soutien sur les mesures de processus (ici, l’utilisation des services de santé) de patients en phase aiguë d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien et une réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 3 à 4 mois à leur domicile. Les mesures de processus ont été évaluées trois mois après l’AVC et incluaient la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé et la dépendance. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement au niveau de la durée de séjour, en faveur du congé rapide avec soutien combiné à la réadaptation à domicile comparé au programme de soins habituels.

Un suivi de 6-mois de l’étude de Widén Holmqvist et al (1998) (von Koch et al., 2000) n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de processus (durée de séjour, mortalité, utilisation des services de santé), six mois après l’AVC.

Le second ECR de haute qualité (Anderson et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme de soins habituels. Le groupe de congé rapide a reçu une réadaptation multidisciplinaire de 5 semaines à leur domicile. Les mesures de processus incluent la durée de séjour/nombre total de jours au lit, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation, la fréquence de réadmission et l’incidence d’événements indésirables (décès ou chutes). Cette étude ne documente les résultats qu’au moment du suivi de 6 mois. Six mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour/nombre total de jours au lit, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituels. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été observée sur les autres mesures de processus lors du suivi de 6 mois.

Le troisième ECR de haute qualité (Mayo et al., 2000) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë d’un AVC pour recevoir un congé rapide et un programme de réadaptation à domicile ou le programme de soins habituels. Le groupe d’intervention a reçu un programme de réadaptation de base à leur domicile et des soins infirmiers sur une période de 4 semaines. Les mesures de processus incluent la durée de séjour et l’utilisation des services de santé. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de séjour en faveur du groupe d’intervention.

Le quatrième ECR de haute qualité (Bautz-Holter et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu une réadaptation multidisciplinaire à domicile, suivie par des services cliniques à l’externe. Les mesures de processus incluent l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le cinquième ECR de haute qualité (Donnelly et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un congé rapide avec soutien ou le programme habituel de réadaptation en milieu hospitalier. Les patients du groupe de congé rapide avec soutien ont reçu des services multidisciplinaires à domicile (moyenne de 2,5 visites par semaines, d’une durée de 45 minutes par visite). Les mesures de processus incluent la durée de séjour, l’utilisation des services et le coût. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’utilisation de l’ergothérapie, des services sociaux et des services d’assistants de réadaptation (mais pas sur l’utilisation de la physiothérapie ou des repas à domicile), en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur la durée de séjour ou le coût.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hui et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients à un congé rapide avec le soutien d’une équipe gériatrique ou à une équipe de soins médicaux habituels sous la supervision d’un neurologue. Les patients du premier groupe ont reçu leur congé et ont été suivis en réadaptation à l’hôpital de jour sous la supervision d’un gériatre. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, la mortalité, l’utilisation des services de santé (réadmission, services externes et services dans la communauté). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le nombre de visites en externe, en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme de soins habituel.

Le second ECR de qualité acceptable (Rudd et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients à un programme spécialisé de réadaptation dans la communauté ou au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté. Le groupe du programme spécialisé a reçu un plan individuel de soins quotidiens multidisciplinaires pour une période de 3 mois. Les mesures de processus incluent la durée de séjour, le taux de réadmission, l’utilisation des services de santé, l’institutionnalisation et la mortalité. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la durée de séjour, en faveur du programme spécialisé de réadaptation dans la communauté comparé au programme habituel de soins en milieu hospitalier et dans la communauté.

L’étude quasi-expérimentale (Gräsel et al., 2005) a assigné les patients et leurs aidants à un groupe d’intervention recevant une transition intensive consistant en un programme d’éducation et de soutien pour patients et aidants avant et après le congé, ou à un groupe témoin recevant le programme de transition habituel. Le nombre de visites de médecins et l’apparition de nouvelles maladies ont été mesurés à 4 semaines et à 6 mois suivant le congé. Les patients du groupe témoin ont démontré significativement plus de nouvelles maladies que ceux du groupe d’intervention à 4 semaines après le congé, mais cette différence n’a pas conservé sa valeur significative 6 mois suivant le congé. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de visites de médecins en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin à 6 mois suivant le congé (différence qui n’était pas présente à 4 semaines après le congé).

Lors d’un suivi de l’étude de Gräsel et al., (2005) (Gräsel et al., 2006) a contacté les patients ou leur entourage par téléphone, à 31 mois de moyenne après le congé de l’hôpital, pour déterminer si le patient était a) décédé ; ou b) s’il vivait à domicile ou dans une résidence avec services. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de patients qui étaient vivants et habitaient à domicile, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité, de deux ECR de qualité acceptable indiquant qu’il n’y a pas de différence significative sur l’utilisation des services de santé entre un congé rapide avec soutien et un programme de soins habituels auprès de patients en phase de récupération aiguë d’un AVC.

Note : Cependant, un cinquième ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur l’utilisation des services d’ergothérapie, des services sociaux et des services d’assistants de réadaptation en faveur du congé rapide avec soutien comparé au programme habituel de réadaptation. De plus, une étude quasi-expérimentale a noté une différence significative entre les groupes sur le nombre de visites de médecins en faveur du groupe d’intervention de transition intensive comparé au groupe témoin, 6 mois suivant le congé.

Références

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