Stimulation Magnétique Transcranienne répétitive (SMTr)

Évidence révisées en date du 01-04-2012
Auteur(s)* : Adam Kagan, B.Sc. ; Sarah Bouchard-Cyr ; Mylène Boudreau ; Amélie Brais ; Valérie Hotte ; Jo-Annie Paré ; Anne-Marie Préville ; Mylène Proulx
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

La Stimulation magnétique transcranienne est une technique non-invasive, sans douleur, utilisée pour stimuler le système nerveux central. Les courants électriques nécessaires pour stimuler le cerveau produisent de rapides changements au niveau des champs magnétiques initiés par de brèves impulsions électriques de haute intensité qui sont induits par une bobine de cuivre maintenu sur le cuir chevelu. Les champs magnétiques se projettent ainsi de façon perpendiculaire au courant électrique et sont capables de traverser les différentes couches du tissu humain (la peau, les os et le cortex) avec très peu d’inconfort. La SMT peut être induite par impulsion simple, double, appariée ou répétée (SMTr).

La SMTr est une méthode actuellement à l’étude pouvant être utilisée en tant que traitement de l’AVC principalement en raison de sa capacité à moduler l’excitabilité dans le cortex cérébral durant des périodes de temps plus longues que les autres formes de SMT. Cette technique peut également améliorer certains processus cognitifs, réguler l’activité de certaines régions spécifiques du cerveau et fournir des informations sur le rôle de différentes régions corticales impliquées lors d’activités comportementales. L’utilisation de la SMTr peut également améliorer la neuro-plasticité lors d’interventions visant la rééducation motrice.

La stimulation Theta burst est un type de SMTr qui a été utilisée pour induire efficacement la synapse à long terme (pour augmenter sa potentialité ou l’inhiber) et qui est actuellement étudiée afin d’être utilisée en tant qu’intervention de réadaptation dans le traitement de l’AVC.

Selon certaines études expérimentales, un AVC entraînerait une hyperactivité relative de l’hémisphère non affecté en raison de la libération de l’inhibition réciproque de l’hémisphère opposé et qui expliquerait certains des dysfonctionnements observés dans cette population (Brighina et al, 2003). Ce phénomène est appelé « interactions inhibitrices inter-hémisphériques ». Ainsi, la stimulation inhibitrice de l’hémisphère non affecté (SMTr à basse fréquence) pourrait travailler pour enrayer ce problème. En outre, d’autres chercheurs, comme Talelli et al. (2007), suggèrent que l’excitation de l’hémisphère affecté (avec SMTr à haute fréquence) améliore la sortie (output) cortico-spinale et conduit à des résultats thérapeutiques prometteurs. Néanmoins, il y a encore un manque évident au niveau des connaissances au sujet des mécanismes exacts de la SMT.

Note : Seules les études qui ont considéré la SMTr comme une intervention de réadaptation ont été prises en compte dans ce module.

Information aux patients/familles

Auteur : Shreya Prasanna, candidat au Ph.D.

Qu’est-ce que la Stimulation Magnétique Transcranienne répétitive (SMTr) ?

Après un AVC, des changements ont lieu dans l’activité électrique des cellules de votre cerveau. Ces changements peuvent expliquer pourquoi vous rencontrez des problèmes fonctionnels après l’AVC (par exemple, de la difficulté à bouger votre bras ou votre jambe). La Stimulation Magnétique Transcranienne répétitive (SMTr) est une technique non-invasive et sans douleur, utilisée pour stimuler les cellules de votre cerveau. Cette stimulation modifie l’activité électrique des cellules dans des zones ciblées du cerveau. Plus précisément, des champs magnétiques pulsés sont générés par le passage d’impulsions de courant à travers les fils d’une bobine conductrice. Les fils de cette bobine sont près de votre cuir chevelu afin que le champ magnétique pulsé passe à travers le crâne et stimule les cellules de votre cerveau. Lorsque cette stimulation est livrée à des intervalles réguliers, elle est appelée SMTr. Cette thérapie a été examinée dans des études de haute qualité et a été identifiée comme bénéfique pour améliorer la fonction du bras chez les patients.

Y a-t-il différentes sortes de SMTr ?

La SMTr peut être induite à basses, moyennes ou hautes fréquences en fonction du côté de votre cerveau qui est en cours de traitement. De faibles fréquences de SMTr sont souvent utilisées pour stimuler la partie du cerveau qui se trouve du même côté que votre bras ou votre jambe faible. Des fréquences moyennes ou élevées de SMTr sont utilisées pour stimuler la partie du cerveau qui se trouve du côté opposé de votre bras ou votre jambe faible.

Est-ce que ça fonctionne pour les AVC ?

Bien que les mécanismes exacts de la SMTr soient encore à l’étude, il est prouvé que son utilisation comme un complément au programme de soins habituels peut aider à améliorer la fonction de la main ou du bras après un AVC, particulièrement avec des personnes qui ont déjà une certaine utilisation de leur main et de leur bras. Par exemple, des études ont rapporté que les patients qui reçoivent de la SMTr avaient un meilleur contrôle de leur main affectée et une meilleure capacité à manipuler de petits objets.

Que puis-je en attendre ?

Typiquement, une séance de SMTr est non invasive et sans douleur. Une petite bobine recouverte de plastique est placée contre votre tête pour induire les stimulations pendant plusieurs minutes. Vous porterez des bouchons d’oreille au cours de la séance. Cette séance est souvent suivie de physiothérapie ou d’ergothérapie qui implique une série d’activités physiques visant à promouvoir l’utilisation de votre bras et main faibles.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires et des risques ?

Les effets secondaires les plus courants après une séance de SMTr peuvent inclure un léger mal de tête qui passera souvent après quelques heures ou avec une dose d’acétaminophène (par exemple de Tylenol®). Un effet secondaire très rare est le risque de convulsions. Cependant, votre médecin vous examinera soigneusement avant de commencer ce traitement afin d’examiner la possibilité de ce risque. Certaines personnes ne devraient pas être traités avec de la SMTr ; nous parlons ici de personnes ayant de antécédents de convulsions, ou portant un stimulateur cardiaque ou des implants métalliques dans la tête ou dans la bouche.

Qui offre le traitement ?

Un technicien médical qualifié supervise les séances de SMTr. Les activités physiques ou exercices suivant ce traitement sont supervisés par un physiothérapeute ou un ergothérapeute. Vous pouvez parler à votre thérapeute ou votre médecin pour savoir si vous êtes un bon candidat pour recevoir de la SMTr et où vous pouvez obtenir ce traitement.

Combien de traitements sont nécessaires ?

Le nombre exact de séances de traitement peut varier en fonction de vos objectifs, vos besoins et votre tolérance face à l’intervention. Bien qu’il y ait une certaine variabilité en ce qui concerne la fréquence et la durée des traitements mentionnées dans les études, cette intervention est habituellement offerte sur 5 à 10 séances, chaque séance d’une durée de 10 à 25 minutes. La fréquence et la durée exactes d’un traitement de SMTr vous sera précisées par votre thérapeute ou votre médecin.

Est-ce que la SMTr s’adresse à moi ?

La SMTr peut être bénéfique pour les personnes qui ont des difficultés au niveau de la mobilité ou de la fonction de leur bras et/ou de leur main suite à un AVC. Des études ont démontré que la SMTr peut être utile pour les personnes qui ont subi un AVC très récemment, au cours des deux derniers mois et ceux qui ont subi un AVC il y a six mois ou plus.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire “plus efficace” que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

La Stimulation magnétique transcranienne répétitive (SMTr) est une technique non-invasive utilisée pour stimuler le système nerveux central et qui est actuellement étudiée afin d’être utilisée comme une possible intervention de réadaptation dans le traitement de l’AVC. La SMTr est habituellement induite via un dispositif électronique maintenu sur le cuir chevelu produisant de rapides changements au niveau des champs magnétiques initiés par de brèves impulsions atteignant certaines régions spécifiques du cerveau. Bien que les mécanismes exacts et le fonctionnement de la SMTr soient actuellement à l’étude, les auteurs des recherches à son sujet pensent que les changements au niveau des champs magnétiques agissent pour moduler l’excitabilité du cortex. La SMTr à basse fréquence semble ainsi diminuer l’excitabilité corticale et est généralement induite sur l’hémisphère non affecté (qui peut devenir plus actif après un AVC), tandis que la SMTr à haute fréquence stimule l’excitabilité corticale et est souvent induite sur l’hémisphère affecté.

À ce jour, vingt-six études sont incluses et examinées dans ce module Info-AVC. Plus spécifiquement, nous y retrouvons treize ECR de haute qualité, deux études de qualité acceptable utilisant un dispositif de type croisé, une étude de faisabilité contrôlée et randomisée, deux études quasi-expérimentale, deux études à mesure répétées, et six études de type pré/post.

Note : La SMTr à basse fréquence implique de 1-4Hz, la SMTr à haute fréquence implique de 5-10Hz. De plus, le terme «affecté» fait référence à l’hémisphère du cerveau affecté par un AVC (par exemple, «le cortex moteur affecté» désigne le cortex moteur du côté affecté du cerveau).
Note : SVP, référez-vous au tableau des résultats par auteurs et aux résumés des articles pour obtenir les détails au sujet du type de SMTr (par exemple, intensité, seuils moteur, localisation).

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Patients en Phase Aiguë : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir dix séances de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une SMTr simulée. Les deux groupes recevaient également le programme de soins habituel. Immédiatement après l’intervention et à 10 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur le niveau d’indépendance des patients face à leur activités de la vie quotidienne (tel que mesuré par l’indice de Barthel), en faveur du groupe de SMTr à basse fréquence comparé au groupe de SMTr simulée. De plus, un plus grand pourcentage de patients du groupe de SMTr à basse fréquence a obtenu un résultat égal ou supérieur à 75 sur la cote d’indépendance de l’Indice de Barthel, mais seulement lors du suivi de 10 jours après l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Moment de force généré au coude
Évidence insuffisante
5

Une étude de faisabilité randomisée et contrôlée (Pomeroy et al., 2007) a examiné les effets de la SMTr combinée à la contraction musculaire sur le moment de force généré au coude de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Aucun effet significatif n’a été noté (tel que mesuré par un dynamomètre isocinétique) après une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée avec une contraction musculaire réelle ou placébo, comparée à une SMTr simulée combinée avec des exercices de contraction musculaire réels ou placébos. Cependant, parce qu’il s’agit d’une étude de faisabilité, et non pas d’une étude de tests d’hypothèses, les différences significatives entre les groupes n’ont pas été considérées.
Note : Cette étude impliquait quelques patients en phase subaiguë mais la moyenne de temps écoulé depuis l’AVC était de 27 jours et la majorité des patients était en phase de récupération aiguë.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté sur le moment de force généré au coude du bras parétique de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de faisabilité randomisée et contrôlée n’a relevé aucun effet.

Mouvement volontaire
Évidence insuffisante
5

Une étude de faisabilité randomisée et contrôlée (Pomeroy et al., 2007) a examiné les effets de la SMTr combinée à la contraction musculaire sur les mouvements volontaires de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Aucun effet significatif n’a été noté (tel que mesuré par l’Action Research Arm Test) après une seule séance de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée avec une contraction musculaire réelle ou placébo, comparée à une SMTr simulée combinée avec des exercices de contraction musculaire réels ou placébos. Cependant, parce qu’il s’agit d’une étude de faisabilité, et non pas d’une étude de tests d’hypothèses, les différences significatives entre les groupes n’ont pas été considérées.
Note : Cette étude impliquait quelques patients en phase subaiguë mais la moyenne de temps écoulé depuis l’AVC était de 27 jours et la majorité des patients était en phase de récupération aiguë.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté sur les mouvements volontaires du bras parétique de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de faisabilité randomisée et contrôlée n’a relevé aucun effet.

Patients en Phase Aiguë : SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir une SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention et à 2 mois de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les activités de la vie quotidienne des patients avec IML seulement (telles que mesurées par l’indice de Barthel), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase aiguë de récupération post-AVC ayant subi un infarctus médullaire latéral.

Dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la dysphagie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir cinq séances de SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la dysphagie des patients (telle qu’évaluée par un questionnaire standardisé au sujet de la déglutition), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dysphagie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir cinq séances de SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force de préhension des patients (telle que mesurée par la Hemispheric Stroke Scale).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mesures neurologiques et récupération
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Khedr et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les mesures neurologiques et la récupération de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un infarctus médullaire latéral (IML) ou un AVC du tronc cérébral pour recevoir cinq séances de SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien ou une SMTr simulée. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures neurologiques et la récupération des patients (telle que mesurée par le National Institute of Health Stroke Scale).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur les deux hémisphères du cortex moteur œsophagien n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les mesures neurologiques et la récupération de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Aiguë : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Lieperta et al., 2007) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients (telle que mesurée par le Nine Holes Peg Test), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Lieperta et al., 2007) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, aucune changement significatif entre les groupes n’a été noté sur la force de préhension des patients telle qu’évaluée à l’aide d’un dynamomètre.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence simultanément sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée. De plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle. Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les activités de la vie quotidienne des patients (telles que mesurées par l’Activity Index), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Mansur et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir trois scénarios de traitement dans un ordre aléatoire : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à basse fréquence sur le cortex pré-moteur de l’hémisphère non affecté ; ou 3) une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients (telle que mesurée par le Purdue Pegboard test), suivant l’intervention du scénario 1 comparée à la SMTr simulée (notons que l’amélioration suivant l’intervention du scénario 2, toujours comparée à la SMTr simulée, n’était pas significative).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Force de préhension
Efficace
2b

Une étude à mesures répétées (Dafotakis et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude à mesures répétées a assigné les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, comparée aux données recueillies au départ de l’étude et à la SMTr simulée, une amélioration significative a été noté sur l’efficacité de la force nécessaire de même que sur le couplage de mise à l’échelle spatio-temporelle entre la force de préhension et la force pour lever (spatio-temporal scaling coupling between grip and lift forces) de la main parétique des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 2b) provenant d’une étude à mesures répétées indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer certains aspects de la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée (de plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle). Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie des patients (telle que mesurée par la Modified Rankin Scale), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Temps de réaction de la main
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité de type croisé (Mansur et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur le temps de réaction de la main de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir trois scénarios de traitement dans un ordre aléatoire : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à basse fréquence sur le cortex pré-moteur de l’hémisphère non affecté ; ou 3) une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur le temps de réaction simple et sur le temps de réaction à 4-choix suivant l’intervention du scénario 1 comparée à la SMTr simulée (cependant, aucune amélioration significative n’a été relevée sur le Finger tapping test). Aucune de ces trois mesures n’ont démontré d’amélioration suivant l’intervention du scénario 2 comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur primaire de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer le temps de réaction de la main de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Troubles cognitifs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée (de plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle). Après 10 jours d’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs des patients tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à basse fréquence sur le gyrus frontal inférieur droit va interventions témoins

Aphasie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Weiduschat et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur la partie triangulaire droite du gyrus frontal inférieur ou une SMTr simulée. Après 2 semaines d’intervention (10 séances de SMTr), une différence significative entre les groupes a été notée sur l’aphasie des patients (telle que mesurée par le Aachen Aphasia Test), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité de type croisé indiquant que la SMTr à basse fréquence sur la partie triangulaire droite du gyrus frontal inférieur est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal de l’hémisphère non affecté vs interventions témoins

Négligence spatiale unilatérale
Efficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Lim et al. 2010) et une étude de type pré/post (Brighina et al, 2003) ont examiné l’effet de la SMTr sur la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’étude quasi-expérimentale (Lim et al. 2010) a assigné les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal de l’hémisphère non affecté combinée à une thérapie comportementale ou la thérapie comportementale seule. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la négligence contre-lésionnelle des patients (telle que mesurée par le Line bisection test), en faveur de la SMTr à basse fréquence combinée à la thérapie comportementale comparée à la thérapie comportementale seule.

L’étude de type pré/post (Brighina et al, 2003) a assigné trois patients avec une négligence visuo-spatiale controlatérale et un AVC ischémique droit pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté. Après 2 semaines d’intervention, une amélioration significative a été notée sur la négligence visuo-spatiale des patients telle que mesurée par le Length judgment of prebisected lines, le Line bisection task et le Clock drawing task.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal de l’hémisphère non affecté, combinée à une thérapie comportementale, est plus efficace que la thérapie comportementale seule pour améliorer certains aspects de la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. De plus, une étude de type pré/post a noté une amélioration de la négligence spatiale unilatérale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté.

Patients en Phase Subaiguë : SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Chang et al., 2010 et Emara et al., 2010) ont étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les AVQ telles que mesurées par l’Indice de Barthel.

Le second ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée. De plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle. Après 10 jours d’intervention et à 12 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les AVQ des patients (telles que mesurées par l’Activity Index), en faveur des SMTr à basse et à haute fréquence comparées à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’effet de la SMTr sur les AVQ de patients post-AVC. Alors qu’un premier ECR de haute qualité indique qu’une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer les AVQ, un second ECR de haute qualité indique qu’une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les AVQ de patients en phase subaiguë post-AVC.

Dextérité manuelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité manuelle des patients telle que mesurée par le Box and Block Test.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice (membre inférieur)
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du membre inférieur des patients telle que mesurée par la sous-échelle Jambe du Motricity Index et la sous-échelle Membre inférieur du Fugl-Meyer Assessment.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du membre supérieur des patients (telle que mesurée par la sous-échelle Bras du Motricity Index), en faveur du groupe de SMTr à haute fréquence comparé au groupe de SMTr simulée, différence qui n’a pas maintenue sa valeur significative au suivi de 3 mois. Par contre, une interaction significative du temps a été notée au moment du suivi de 3 mois suggérant que la SMTr à haute fréquence peut entrainer des améliorations supplémentaires qui ont duré 3 mois après le déclenchement de l’AVC.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice est plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cependant, cette différence n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi de 3 mois. Par contre, une interaction significative du temps a été notée au moment du suivi de 3 mois suggérant que la SMTr à haute fréquence peut entrainer des améliorations supplémentaires qui ont duré 3 mois après le déclenchement de l’AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force de préhension des patients.
Note : Un manque de puissance statistique (n=28) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.
Note : Il convient de remarquer qu’au moment du suivi de 3 mois une amélioration a été notée sur la force de préhension des patients du groupe de SMTr à haute fréquence, comparée aux résultats obtenus au départ de l’étude, ce qui n’était pas le cas pour le groupe de SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Une amélioration a été notée entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus au moment du suivi de 3 mois sur la force de préhension des patients du groupe de SMTr à haute fréquence, ce qui n’était pas le cas pour les patients du groupe de SMTr simulée.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice ou une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice. Après 2 semaines d’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mobilité des patients telle que mesurée par le Functional Ambulation Category.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée combinée à une rééducation motrice pour améliorer la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Efficace
1b

One high quality RCT (Chang et al., 2010) investigated the effects of rTMS on upper extremity motor function in patients with subacute stroke. This high quality RCT found a significant difference at 2 weeks (post-treatment) in motor function (measured by the arm section of the Motricity Index) in favour of high-frequency rTMS over the motor cortex of the affected hemisphere combined with motor training (hi-rTMS), compared to sham rTMS combined with motor training. Additionally a significant group X time interaction was found at 3-months post-stroke suggesting that hi-rTMS may have resulted in additional improvements that lasted at 3 months after onset of stroke.

Conclusion: There is moderate evidence (level 1b) from 1 high quality RCT, that high-frequency rTMS over the motor cortex of the affected hemisphere is more effective than sham rTMS for improving upper extremity motor function in the short-term in patients with subacute stroke. While a significant group by time interaction indicated that real rTMS may have resulted in additional improvements that lasted 3 months after onset of stroke, the between-group difference at 3 months was not significant.

Quality of life
Effective
1b

Un ECR de haute qualité (Emara et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr simulée (de plus, les trois groupes recevaient le programme de réadaptation habituelle). Après 10 jours d’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs des patients tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr bilatérale (à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté & à haute fréquence sur le cortex moteur affecté) vs interventions témoins

Accélération de la pince
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2009) a étudié les effets de la SMTr sur l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr bilatérale qui combine les deux stimulations à basse et à haute fréquence. De plus, les trois groupes recevaient un programme de rééducation motrice. Après une séance d’intervention et à 7 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’accélération de la pince (telle que mesurée par un accéléromètre monoaxial), en faveur de la SMTr bilatérale et de la SMTr à basse fréquence comparées à la SMTr à haute fréquence.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr bilatérale qui combine une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté et une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr à haute fréquence seule pour améliorer l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de la pince
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2009) a étudié les effets de la SMTr sur la force de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr bilatérale qui combine les deux stimulations à basse et à haute fréquence. De plus, les trois groupes recevaient un programme de rééducation motrice. Après une séance d’intervention et à 7 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la force de la pince (telle que mesurée à l’aide d’un manomètre), en faveur de la SMTr bilatérale comparée aux SMTr à basse ou à haute fréquence.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr bilatérale qui combine une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté et une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr à basse fréquence ou une SMTr à haute fréquence seule pour améliorer la force de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : stimulation theta burst des excitateurs sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté et stimulation theta burst des inhibiteurs sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté vs interventions témoins

Force de préhension
Inefficace
2a

Une étude de type croisé de qualité acceptable (Talelli et al., 2007) a examiné l’impact de la SMTr sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type croisé de qualité acceptable a assigné les patients pour recevoir une stimulation theta burst des excitateurs (STBe) sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou une stimulation theta burst des inhibiteurs (STBi) sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; ou une SMTr simulée. Après une séance de stimulation, aucun effet significatif n’a été noté sur la force de préhension.
Note : La STBe implique 20 séries de 10 theta burst à huit secondes d’intervalle (600 impulsions – bursts), tandis que la STBi implique 100 séries continues de stimulation theta burst.
Note : L’étude n’impliquait seulement que six patients, ce qui est insuffisant au niveau de la puissance statistique nécessaire pour produire des résultats significatifs.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’une étude de type croisé de qualité acceptable indiquant qu’une stimulation theta burst des excitateurs (STBe) sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une stimulation theta burst des inhibiteurs (STBi) sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Temps de réaction de la main
Efficace
2a

Une étude de type croisé de qualité acceptable (Talelli et al., 2007) a examiné l’impact de la SMTr sur le temps de réaction et la vitesse de la main parétique de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type croisé de qualité acceptable a assigné six patients pour recevoir une stimulation theta burst des excitateurs (STBe) sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou une stimulation theta burst des inhibiteurs (STBi) sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; ou une SMTr simulée. Immédiatement après une séance de stimulation, une amélioration significative a été notée sur le temps de réaction simple en faveur de la STBe comparée à la STBi, et 30 minutes après la stimulation, une amélioration significative a été notée sur le temps de réaction simple en faveur de la STBe comparée à la SMTr simulée. Aucune amélioration significative n’a été relevée entre les trois formes de stimulation au niveau du temps de réaction avec choix.
Note : La STBe implique 20 séries de 10 theta burst à huit secondes d’intervalle (600 impulsions – bursts), tandis que la STBi implique 100 séries continues de stimulation theta burst.
Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’une étude de type croisé de qualité acceptable indiquant qu’une stimulation theta burst des excitateurs sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une stimulation theta burst des inhibiteurs sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté (immédiatement après la stimulation) et plus efficace qu’une SMTr simulée (30 minutes après la stimulation) pour améliorer le temps de réaction simple de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, seuls les patients du groupe B ont démontré une amélioration de leurs activités fonctionnelles (l’habillage, la préhension et la marche, tels que mesurés par une échelle à 4 points) suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau sur les AVQ patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative dans les AVQ suivant une SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau de patients pour qui un mouvement du bras non parétique ne pouvait être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau.

Mouvement du membre inférieur (un des deux hémisphères)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur le mouvement du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM à basse fréquence sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, seuls les patients du groupe B et C ont démontré une amélioration significative du mouvement du membre inférieur (tel que mesuré par plusieurs échelles à 4 points) suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le mouvement du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative sur le mouvement du membre inférieur suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté et le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Mouvement du membre supérieur (un des deux hémisphères)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur le mouvement global du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM à basse fréquence sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, seuls les patients du groupe B et C ont démontré une amélioration significative du mouvement du membre supérieur (tel que mesuré par plusieurs échelles à 4 points) suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le mouvement global du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative sur le mouvement du membre supérieur suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC, spécialement ceux pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM avant le traitement.

Spasticité de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Mally & Dinya, 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la spasticité de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en quatre groupes : Le groupe A est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM à basse fréquence sur les deux hémisphères du cerveau ; le groupe B est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique ne pouvait pas être suscité par une impulsion de STM sur les deux côtés du cerveau (les voies du bras sain ont été stimulées afin qu’un mouvement visible puisse être suscité) ; le groupe C est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être seulement suscité par une impulsion de STM sur le côté controlatéral du cerveau ; et le groupe D est composée de patients pour qui un mouvement du bras parétique pouvait être suscité par une impulsion de STM sur le côté ipsilatéral du cerveau. Après 1 semaine d’intervention, les patients du groupe A, B et C ont démontré une réduction significative de la spasticité des doigts (tel que mesuré par une échelle à 4 points), spécialement les patients du groupe B qui se sont le plus améliorés, suivant une SMTr à basse fréquence sur la région du cerveau stimulée selon le groupe d’assignation des patients.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur les deux côtés du cerveau sur la spasticité de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration significative sur la spasticité des doigts suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté et non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC, spécialement lorsque l’hémisphère affecté des patients ne pouvait être suscité par une impulsion de STM pour produire un mouvement du bras parétique avant le traitement.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les activités de la vie quotidiennes telles que mesurées par l’Indice de Barthel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’humeur des patients (telle que mesurée par l’Inventaire de dépression de Beck), en faveur de la SMTr à haute fréquence comparée à la SMTr à basse fréquence et à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche est moins efficace qu’une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche pour améliorer l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Troubles cognitifs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur l’air de Broca droit

Aphasie
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Naeser et al., 2005) a examiné les effets de la SMTr sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné quatre patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur la portion antérieure de l’aire de Broca droit. Après 2 semaines de stimulation, certaines améliorations à court terme ont été notées sur le temps de réaction et l’acte de nommer des images (mesurés par le Snodgrass and Vanderwart) de même que des améliorations plus durables sur l’acte de nommer (mesuré par le Boston Naming test et le Boston Diagnostic Aphasia Exam).

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur l’aire de Broca droit sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé certaines améliorations dans l’habileté de nommer suivant une SMTr à basse fréquence sur la portion antérieure de l’aire de Broca droit.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Accélération de la pince
Efficace
1b

Deux ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2005 et Takeuchi et al., 2009) ont étudié les effets de la SMTr sur l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée (les deux groupes recevaient de plus une rééducation motrice). Après 1 séance d’intervention, une plus grande accélération de la pince significative a été notée (telle que mesurée par un accéléromètre monoaxial), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée. Cependant, cette différence entre les groupes n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi de 30 minutes après l’intervention.

Le second ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en trois groupes pour recevoir : 1) une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ; 2) une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ; ou 3) une SMTr bilatérale qui combine les deux stimulations à basse et à haute fréquence. De plus, les trois groupes recevaient un programme de rééducation motrice. Après une séance d’intervention et à 7 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’accélération de la pince (telle que mesurée par un accéléromètre monoaxial), en faveur de la SMTr bilatérale et de la SMTr à basse fréquence comparées à la SMTr à haute fréquence.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une SMTr simulée ou une SMTr à haute fréquence) pour améliorer l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Amplitude articulaire de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude à mesures répétées (Boggio et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude à mesures répétées a assigné un patient avec un AVC à haut degré de sévérité pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après 1 séance de stimulation et au suivi de 4 mois, une amélioration significative a été notée sur l’amplitude articulaire du pouce et de la main des patients (telle que mesurée par l’angle d’extension) suivant la SMTr à basse fréquence mais pas après la SMTr simulé.
Note : Cette étude n’impliquant qu’un patient et n’ayant pas de données de base multiples ne pourra être considérée pour conclure à un niveau d’évidence.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude à mesures répétées a relevé certaines améliorations sur l’amplitude articulaire suivant une SMTr à basse fréquence avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cette étude à mesures répétées n’a pas été jugée pertinente pour réussir à influencer le niveau d’évidence.

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fregni et al., 2006) a étudié les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir 5 séances sur 5 jours de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients (telle que mesurée par le Purdue Pegboard test et le Jebsen-Taylor Hand Function Test), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Kakuda et al., 2011) a examiné les effets de la SMTr sur la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a divisé les patients en trois groupes sur la base des stades de récupération de Brunnstrom de la main et des doigts : Stade III, stade IV et stade V. Après 15 jours de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté combinée à l’ergothérapie habituelle, une amélioration dans les trois groupes a été notée sur la fonction motrice telles que mesurée par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA) et par la sous-échelle Membre supérieur du Wolf Motor Function Test (WMFT). En fait, les patients au stade IV se sont améliorés significativement plus que les patients des deux autres stades (selon les mesures du FMA), et les patients au stade III se sont améliorés significativement moins que les patients des deux autres stades (selon les mesures du WMFT). Les auteurs concluent que la SMTr semble améliorer la fonction motrice et que ce résultat est influencé par le degré de sévérité du membre supérieur hémiparétique mesuré au départ de l’étude.
Note : Cette étude n’a pas comparé l’intervention avec un groupe témoin, c’est pourquoi ses résultats ne seront pas considérés pour conclure à un niveau d’évidence. Cette étude a été incluse dans cette revue pour documenter l’influence des différents degrés de sévérité mesurés au départ de l’étude sur les résultats obtenus.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé des améliorations sur la fonction motrice suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de la pince
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Takeuchi et al., 2005) a étudié les effets de la SMTr sur l’accélération de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée (les deux groupes recevaient de plus une rééducation motrice). Après 1 séance d’intervention, aucune différence entre les groupes n’a été notée sur la force de la pince de patients telle que mesurée à l’aide d’un manomètre.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de la pince de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Évidence insuffisante
5

Une étude à mesures répétées (Boggio et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur l’humeur d’un patient en phase chronique de récupération post-AVC. Aucune amélioration significative n’a été observée sur l’humeur de ce patient (telle que mesurée par une échelle visuelle analogue) suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude à mesures répétées n’a relevé aucune amélioration significative sur l’humeur suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Spasticité de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude à mesures répétées (Boggio et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur la spasticité de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude à mesures répétées a assigné une patiente de 74 ans avec un AVC à haut degré de sévérité pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté. Après 1 séance de stimulation et au suivi de 4 mois, aucune amélioration significative a été notée sur la spasticité de la main de la patiente telle que mesurée par la Modified Ashworth Scale.
Note : Cette étude n’impliquant qu’un patient et n’ayant pas de données de base multiples ne pourra être considérée pour conclure à un niveau d’évidence.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur la spasticité de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude à mesures répétées n’a relevé aucune amélioration sur la spasticité de la main suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté avec un patient en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cette étude à mesures répétées n’a pas été jugée pertinente pour réussir à influencer le niveau d’évidence.

Temps de réaction de la main
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fregni et al., 2006) a étudié les effets de la SMTr sur le temps de réaction et la vitesse de la main parétique de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir 5 séances sur 5 jours de SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur le temps de réaction simple et le temps de réaction avec choix des patients, en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer le temps de réaction de la main parétique de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le lobe pariétal non affecté vs interventions témoins

Troubles cognitifs
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Shindo et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté. Après 2 semaines d’intervention, aucun changement significatif n’a été noté sur les troubles cognitifs ou la démence des patients tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination et le Revised Hasegawa Dementia Scale.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté sur les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post n’a relevé aucun changement sur les troubles cognitifs et la démence suivant une SMTr à basse fréquence sur le cortex pariétal de l’hémisphère non affecté.

Patients en Phase Chronique : SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur affecté vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les activités de la vie quotidiennes telles que mesurées par l’indice de Barthel.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Amplitude articulaire de la main
Évidence insuffisante
5

Une étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) a examiné les effets de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, dans un ordre aléatoire : 1) Une SMTr à haute fréquence sur l’hémisphère affecté ; 2) une rééducation motrice des extenseurs ou ; 3) les deux interventions combinées. Après 1 séance d’intervention, aucune amélioration intra-groupe n’a été notée dans aucun des trois groupes. Cependant, après que le groupe qui combinait les deux situations ait poursuivi l’intervention sur une période de 8 semaines, une amélioration intra-groupe a été observée sur l’amplitude articulaire de la main.
Note : Cette étude n’a pas comparé l’intervention avec un groupe témoin, c’est pourquoi ses résultats ne seront pas considérés pour conclure à un niveau d’évidence.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur l’amplitude articulaire de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude randomisée de type croisé a relevé certaines améliorations sur l’amplitude articulaire suivant une SMTr à haute fréquence avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
L’étude randomisée de type croisé n’a pas été jugée pertinente pour réussir à influencer le niveau d’évidence.

Dextérité manuelle
Efficace
1b

Une étude de type croisé de haute qualité (Kim et al., 2006) a examiné les effets de la SMTr sur la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type croisé de haute qualité a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté ou une SMTr simulée combinée avec les mêmes tâches de mouvement. Après une séance de SMTr à haute fréquence, une amélioration significative a été observée sur l’acuité du mouvement et le temps de mouvement des doigts parétiques (tels que mesurés par une tâche motrice séquentielle) et comparée à la SMTr simulée.
Note : L’amélioration au niveau de l’acuité du mouvement était liée à une augmentation de l’excitabilité corticale de la SMTr à haute fréquence.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’une étude de type croisé de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction de la main
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la fonction globale de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction globale de la main telle que mesurée par le protocole de Brunnstrom, le Manual Function Test, et la sous-échelle Main du Stroke Impairment Assessment Set.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la fonction globale de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Un manque de puissance statistique (n=9) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.

Impact de l’AVC
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a examiné les effets de la SMTr sur la sévérité de l’AVC et sur la fonction globale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la déficience globale dû à l’AVC telle que mesurée par Stroke Impairment Assessment Set.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la déficience globale dû à l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Un manque de puissance statistique (n=9) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.

Spasticité de la main
Inefficace
2b

Une étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) et une étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) ont examiné les effets de la SMTr sur la spasticité de la main chez des patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’étude randomisée de type croisé (Koganemaru et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir, dans un ordre aléatoire : 1) Une SMTr à haute fréquence sur l’hémisphère affecté ; 2) une rééducation motrice des extenseurs ou ; 3) les deux interventions combinées. Aucune comparaison entre les groupes n’a été présentée dans cette étude*. Cependant, il convient de noter qu’après une séance d’intervention, une amélioration significative a été relevée sur la spasticité de la main (telle que mesurée par la Modified Ashworth Scale), seulement dans le groupe qui combinait les deux situations.

De plus, après l’intervention, le groupe qui combinait les deux situations a poursuivi cette intervention sur une période de 8 semaines. Après ces 8 semaines, une amélioration intra-groupe a été observée sur la spasticité de la main.
* Cette étude n’a pas comparé l’intervention avec un groupe témoin, c’est pourquoi ses résultats ne seront pas considérés pour conclure à un niveau d’évidence.

L’étude quasi-expérimentale (Izumi et al., 2008) a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce ou une SMTr simulée. À 4 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la spasticité de la main parétique telle que mesurée par la Modified Ashworth Scale.
Note : Un manque de puissance statistique (n=9) n’a probablement pas été en mesure de relever une valeur significative.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère affecté durant l’extension maximale des doigts et du pouce n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la spasticité de la main de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude randomisée de type croisé a relevé une amélioration significative intra-groupe sur la spasticité de la main suivant une SMTr à haute fréquence sur l’hémisphère affecté combinée à une rééducation motrice des extenseurs.

Patients en Phase Chronique : SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche vs interventions témoins

Activités de la vie quotidienne
inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les activités de la vie quotidiennes telles que mesurées par l’indice de Barthel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou la SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ne sont pas plus efficaces qu’une SMTr simulée pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’humeur des patients (telle que mesurée par l’Inventaire de dépression de Beck), en faveur de la SMTr à haute fréquence comparée à la SMTr à basse fréquence et à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche est plus efficace qu’une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou qu’une SMTr simulée pour améliorer l’humeur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Troubles cognitifs
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2010) a étudié les effets de la SMTr sur les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche, une SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou une SMTr simulée. À 2 semaines, immédiatement après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les troubles cognitifs tels que mesurés par le Mini-Mental State Examination.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex préfrontal gauche ou la SMTr à haute fréquence sur le cortex préfrontal gauche ne sont pas plus efficaces qu’une SMTr simulée pour améliorer les troubles cognitifs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Patients en Phase Chronique : SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Sécurité de la SMTr
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Carey et al., 2007) a examiné la sécurité de la SMTr avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir une SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté. Après l’intervention et au moment du suivi, aucune déficience significative sur les fonctions globales des patients n’a été relevée telles que mesurées par l’Inventaire de dépression de Beck, la Wechsler Adult Intelligence Scale et le National Institutes of Health Stroke Scale. Les entrevues avec les patients, le jour du traitement, ont démontré une certaine fatigue, des maux de tête, de l’anxiété et des nausées. Une déficience significative a été notée par le Hopkins Verbal Learning Test-Revised quant à la mémoire des mots au moment du post-test, mais les résultats sont revenus à la normal au cours du suivi qui s’est déroulé lors des cinq jours suivants. De plus, aucune déficience significative n’a été observée sur le contrôle moteur ou la capacité tactile du suivi des doigts de la main saine et de la main parétique mesurés au moment du post-test et lors du suivi.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) décrivant si la SMTr est sécuritaire ou non pour des patients en phase chronique de récupération post-AVC, cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a conclu que la SMTr à haute fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté n’a occasionné aucun impact négatif profond avec des patients en phase chronique de récupération post-AVC. Bien que l’étude ait observé certaines déficiences mineures immédiatement après le traitement, les problèmes se sont atténués au cours du suivi des jours subséquents.

PÉDIATRIE - Patients en Phase Chronique : SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur non affecté vs interventions témoins

Fonction motrice du membre supérieur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kirton et al., 2008) a étudié les effets de la SMTr sur la fonction motrice du membre supérieur d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après 8 jours d’intervention et au suivi de 1 jour, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du membre supérieur (telle que mesurée par le Melbourne Assessment of Upper Extremity Function), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée. Cependant, cette différence n’a pas conservé sa valeur significative lors du suivi de 1 semaine.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée, à court terme, pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de préhension
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kirton et al., 2008) a étudié les effets de la SMTr sur la force de préhension d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté ou une SMTr simulée. Après 8 jours d’intervention, et au moment du suivi de 1 jour et de 7 jours, une différence significative entre les groupes a été notée sur la force de préhension (telle que mesurée à l’aide d’un dynamomètre), en faveur de la SMTr à basse fréquence comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr à basse fréquence sur le cortex moteur de l’hémisphère non affecté est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer la force de préhension d’enfants en phase chronique de récupération post-AVC.

Références

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