Acupuncture

Évidence révisées en date du 11-08-2017
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, PhD(c) OT ; Marc-André Roy, MSc ; Nicol Korner-Bitensky, PhD ; Robert Teasell, MD ; Norine Foley, BASc ; Sanjit Bhogal, MSc ; Jamie Bitensky, MSc OT ; Mark Speechley, MD ; Annabel McDermott, OT
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

L’acupuncture est un traitement issu de l’ancienne médecine chinoise. Il consiste en la stimulation de points cibles spécifiques qui se trouvent le long des 18 méridiens, les canaux qui transportent l’énergie. L’énergie (le Chi) circule de façon ordonnée dans les méridiens du corps. Selon la croyance, lorsque ces méridiens sont interrompus, la maladie survient. L’utilisation de fines aiguilles métalliques ou d’autres techniques d’acupuncture est proposée pour remettre en mouvement l’énergie bloquée et revitaliser l’organisme.

Les points cibles utilisés sont en réalité des zones cutanées où le Chi est proche de la surface, il peut donc y être facilement atteint par les différents traitements d’acupuncture. Le mécanisme exact n’est pas encore bien défini par la médecine occidentale, mais on constate des réponses biologiques directement aux points stimulés et indirectement dans d’autres régions du corps. Outre l’utilisation de fines aiguilles, les autres méthodes d’acupuncture incluent :

  • L’électro-acupuncture (passage de courant à travers les aiguilles),
    L'électro-acupuncture
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
  • Les ventouses (ventouses à succion sur les points cibles),
    les ventouses
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
  • L’acupression sur les points cibles (application de pression avec les doigts ou des instruments),
  • La réflexologie (utilisation de pression sur la plante des pieds et le bas de la cheville pour stimuler diverses parties du corps),
  • La moxibustion (application de chaleur sur les points cibles, souvent combinée avec les aiguilles),
    la moxibustion
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
    la moxibustion
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
  • L’auriculothérapie (stimulation des points cibles sur le lobe de l’oreille pour traiter les autres parties du corps),
  • L’acupuncture au laser et la sonopuncture (utilisation d’ondes sonores sur les points cibles).

L’acupuncture est employée pour traiter différents types de problèmes de santé. Depuis une dizaine d’années, elle est préconisée par certains pour le traitement des AVC. Récemment, un certain nombre d’études ont exploré l’utilisation de l’acupuncture dans la réadaptation post-AVC. L’efficacité a été étudiée plus spécifiquement en ce qui concerne la récupération motrice, la fonction motrice, la douleur et la spasticité.

Acupuncture et Acuponcture peuvent être utilisés indifférement

Information aux patients/familles

Auteurs : Tatiana Ogourtsova, PhD(c) OT, Marc-André Roy, MSc

Qu’est-ce que l’acupuncture ?

L’acupuncture vient de l’ancienne médecine chinoise. Elle est utilisée en Chine depuis 3 000 ans pour traiter la douleur. L’explication chinoise parle du Qi (prononcé Tchî), une énergie qui circule à travers le corps. Selon la croyance, quand le Qi est équilibré (Yin et Yang), le corps est en santé. Le Qi circule dans le corps par différentes lignes appelées méridiens. Dans la forme la plus courante d’acupuncture, un spécialiste pique de très fines aiguilles sur des zones spécifiques du corps où la circulation du Qi passe juste sous la peau.

L’acupuncture a démontré son efficacité pour calmer la douleur après des opérations, améliorer le bien-être et diminuer les vomissements après des chimiothérapies, diminuer les sensations de mal-être pendant la grossesse et pour la douleur après une chirurgie dentaire. Elle a également été utilisée pour traiter les maux de tête, le « tennis elbow », la fibromyalgie (douleur musculaire généralisée), les lombalgies, le syndrome du tunnel carpien et l’asthme.

Alors que nous ne savons pas encore exactement comment agit l’acupuncture, trois explications ont été données :

  • L’acupuncture empêche la douleur de circuler dans vos nerfs.
  • L’acupuncture vous fait fabriquer des substances chimiques qui préviennent la douleur.
  • L’acupuncture ouvre ou ferme vos veines et vos artères dans des régions importantes de votre corps.

Existe-t-il différents types d’acupuncture ?

La forme la plus courante d’acupuncture utilise de fines aiguilles métalliques piquées dans la peau. Les autres formes d’acupuncture incluent :

  • L’électro-acupuncture (passage de courant à travers les aiguilles)
    L'électro-acupuncture
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
  • L’auriculothérapie (stimulation des points cibles sur le lobe de l’oreille pour traiter les autres parties du corps)
  • La moxibustion (application de chaleur sur les points cibles, souvent combinée avec les aiguilles)
    la moxibustion
    courtesy of Ricardo Miranda,L.Ac
    la moxibustion
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
  • L’acupuncture au laser et la sonopuncture (utilisation d’ondes sonores sur les points cibles)
  • Les ventouses (ventouses à succion sur les points cibles)
    les ventouses
    Photo publiée avec l’autorisation de Ricardo Miranda,L.Ac
  • L’acupression sur les points cibles (application de pression avec les doigts ou des instruments)
  • La réflexologie (utilisation de pression sur la plante des pieds et le bas de la cheville pour stimuler diverses parties du corps).

Pourquoi utiliser l’acupuncture après un AVC ?

L’acupuncture a été utilisée après un AVC pour traiter la spasticité (rigidité des muscles causée par l’AVC), la perte de fonction, la perte de mobilité, la dépression, l’aphasie (perte de la capacité de parler ou de comprendre et d’écrire), l’hémiplégie (perte de sensation et/ou de force pour bouger un coté du corps) et pour réduire la douleur.

Est-ce que c’est efficace pour les AVC ?

Les experts ont fait des expériences pour comparer l’acupuncture avec d’autres traitements pour voir si l’acupuncture aide les personnes qui ont subi un AVC.

Chez les individus en phase aiguë de récupération post-AVC (< 4 semaines après l’AVC)
Treize études de haute qualité et 7 études de qualité acceptable ont noté que l’acupuncture :

  • N’est pas plus efficace que d’autres traitements pour améliorer les habiletés cognitives (par exemple la mémoire ou le langage) ; l’humeur (p. ex. la dépression) ; les habiletés face aux soins personnels (p. ex. s’habiller, magasiner) ; la qualité de vie; les habiletés physiques (p. ex. la force, l’amplitude articulaire, la sensibilité, la fonction motrice des bras et des jambes) ; ou la mobilité (p. ex. l’équilibre ou la vitesse de marche) ; cependant,
  • Est plus efficace que les traitements habituels pour améliorer les habiletés de déglutition et la déglutition sécuritaire.

Chez les individus en phase subaiguë de récupération post-AVC (de 1 mois à 6 mois après l’AVC)
Une étude de haute qualité a noté que l’acupuncture :

  • N’est pas plus efficace qu’un placebo pour améliorer l’amplitude articulaire.

Chez les individus en phase chronique de récupération post-AVC (> 6 mois après l’AVC)
Trois études de haute qualité et 1 étude de faible qualité ont noté que l’acupuncture :

  • N’est pas plus efficace qu’un placebo pour améliorer l’humeur (p. ex. la dépression) : les habiletés face aux soins personnels (p. ex. s’habiller) ; la mobilité (p. ex. l’endurance à la marche) ; les habiletés physiques (p. ex. la spasticité ou l’amplitude articulaire) ou la douleur.

Que puis-je en attendre ?

La majorité des gens trouve que le traitement par acupuncture ne cause guère de douleur. Dans la majorité des cas, vous sentez l’aiguille entrer, mais c’est indolore. Certaines personnes disent qu’elles ressentent un pincement, une certaine lourdeur ou un picotement à l’emplacement de l’aiguille ou sur le trajet du méridien.

L’acupuncteur peut utiliser d’autres traitements avec vous une fois que les aiguilles sont en place, cela dépend de sa formation.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires et des risques ?

Comme à chaque fois qu’il y a utilisation d’aiguilles, l’hygiène est très importante pour ne pas disséminer de germes. Tous les acupuncteurs devraient utiliser des nouvelles aiguilles jetables et emballées individuellement. Si ce n’est pas le cas, refusez le traitement.

L’acupuncture comporte peu de risque si elle est pratiquée par un professionnel qualifié. Les effets secondaires peuvent inclure des vertiges, le fait de se sentir un peu mal et fatigué après le traitement. Il peut aussi y avoir un léger saignement aux endroits où les aiguilles ont été placées et de petites ecchymoses.

Il y a toujours un léger risque d’infection lorsque l’on introduit des aiguilles dans la peau.

Qui offre le traitement ?

L’acupuncture devrait être pratiquée par un professionnel de la santé formé à cette technique. Différents professionnels de la santé comme les médecins et les physiothérapeutes utilisent l’acupuncture dans le cadre de leur traitement. Certains acupuncteurs sont spécialisés en acupuncture seulement.

Combien de traitements sont nécessaires ?

Cela dépend de la raison pour laquelle vous faites appel à l’acupuncture. Vous devriez discuter du plan de traitement avec le thérapeute avant de débuter celui-ci. Vous pourriez recevoir entre une et 15 séances de traitement.

Combien cela coûte-t-il ? Est-ce que les assurances remboursent ?

L’acupuncture n’est pas remboursée par les régimes d’assurance provinciaux. Cependant, certains régimes d’assurance privés en couvrent les frais. Le coût par séance varie entre 40 et 90 $.

Est-ce que l’acupuncture s’adresse à moi ?

Bien que les bénéfices de l’acupuncture aient été rapportés depuis des centaines d’années, il n’y a pas assez de données probantes confirmant son efficacité pour réduire la spasticité, la perte de mobilité, la dépression, l’aphasie, l’hémiplégie et la douleur. Cependant certaines personnes disent que l’acupuncture leur a été utile.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Le présent module Info-AVC comprend 35 ECR (dont 25 sont de haute qualité, neuf de qualité acceptable et un de faible qualité). De nombreuses mesures ont été utilisées tout au long des études et les résultats concernent l’équilibre, la fonction cognitive, la dextérité, la dépression, l’indépendance fonctionnelle, la fonction motrice, la qualité de vie, la fonction de déglutition, etc. Des études menées auprès de patients dans une des phases de récupération post-AVC (aiguë, subaiguë ou chronique) ont majoritairement démontré que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives pour améliorer la plupart des résultats examinés (à l’exception de la dysphagie et de la fonction de déglutition). Par contre, les études qui ont inclus des patients à travers différentes phases de récupération post-AVC (par exemple des patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération) ont généralement indiqué que l’acupuncture est plus efficace que les interventions comparatives pour améliorer les résultats examinés (spécialement ceux qui concernent la fonction cognitive, la qualité de vie liée à la santé, l’insomnie, la mobilité et la fonction de déglutition).

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Activités de la vie domestique (AVD)
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a examiné l’effet de l’acupuncture sur les AVD de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. Les AVD des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par la Nottingham Extended ADL scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer les AVD de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Amplitude articulaire
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’amplitude articulaire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’amplitude articulaire des patients a été mesurée à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par la sous-échelle Amplitude articulaire du Fugl-Meyer Assessment. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la mesure de suivi de 3 mois, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Dépression
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Rorsman & Johansson, 2006) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la dépression de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture (incluant de l’électro-acupuncture), une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence. La dépression des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par l’Hospital Anxiety and Depression Scale et la Comprehensive Psychiatric Rating Scale ; les mesures n’ont pas été effectuées à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucun des instruments de mesure, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité à haute fréquence) pour améliorer la dépression de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Dextérité
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Johansson et al., 2001 et Park et al., 2005) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la dextérité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Johansson et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture, une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La dextérité des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le Nine Hole Peg Test (NHPT) ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. La dextérité des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le NHPT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TENS ou de l’acupuncture simulée) pour améliorer la dextérité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Dysphagie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur le niveau de sévérité fonctionnelle de dysphagie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC avec une dysphagie consécutive. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu un entraînement habituel de déglutition. Le niveau de sévérité fonctionnelle de dysphagie a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition sans acupuncture) pour améliorer le niveau de sévérité fonctionnelle de dysphagie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC avec une dysphagie consécutive.

Équilibre
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) et un ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. L’ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’équilibre des patients a été mesuré à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par la sous-échelle Équilibre du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’équilibre des patients a été mesuré 1 mois après l’AVC (au milieu de l’intervention) et à 3 mois après l’AVC (lors d’un suivi) par la sous-échelle Équilibre du modified Chart for Motor Capacity Assessment ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, le programme habituel de réadaptation sans acupuncture) pour améliorer l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a noté que l’acupuncture est plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer l’équilibre de patients en phase aiguë de récupération post-AVC ; les deux études offraient des interventions de différentes durées (4 ou 10 semaines) et utilisaient différents instruments pour la mesure de l’équilibre.

Fonction cognitive
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Rorsman & Johansson, 2006 et Chen et al., 2016) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction cognitive de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Rorsman & Johansson, 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture (incluant de l’électro-acupuncture), une Neurostimulation électrique transcutanée (TENS) de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence. La fonction cognitive des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le Mini-Mental State Examination (MMSE) ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Chen et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction cognitive des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention) et à 7 semaines (lors d’un suivi), par le MMSE et le Montreal Cognitive Assessment (MOCA). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucun des instruments de mesure. Une différence significative entre les groupes a cependant été notée au niveau des changements obtenus entre les résultats mesurés au départ de l’étude et ceux mesurés lors du suivi en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TENS ou le programme habituel de réadaptation sans acupuncture) pour améliorer la fonction cognitive de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un de ces ECR de haute qualité a noté un gain en faveur de l’acupuncture au moment du suivi.

Fonction de déglutition
Efficace
1a

Trois ECR de haute qualité (Park et al., 2005Chen et al., 2016  et Xia et al., 2016) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. La fonction de déglutition des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Bedside Swallowing Assessment (BSA). Une différence significative entre les groupes n’a été notée en faveur de l’acupuncture simulée manuelle comparée à l’acupuncture manuelle (les patients qui ont reçu de l’acupuncture manuelle ont présenté une plus grande incidence de déglutition non-sécuritaire que ceux qui ont reçu l’acupuncture simulée).

Le second ECR de haute qualité (Chen et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction de déglutition des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) et à 7 semaines (lors d’un suivi), par le BSA ; et de nouveau au moment du suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study (VFSS). Après l’intervention, des différences significatives entre les groupes ont été notées sur la mesure du BSA, et, au moment du suivi, sur les mesures du BSA et du VFSS, toutes en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le troisième ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu un entraînement habituel de déglutition. La fonction de déglutition des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Standardized Swallowing Assessment. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a indiqué que l’acupuncture est MOINS efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction du langage
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Rorsman & Johansson, 2006) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction du langage de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture (incluant de l’électro-acupuncture), une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence. La fonction du langage a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le Token Test et le FAS Word Fluency Test ; les mesures n’ont pas été effectuées à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une TENS) pour améliorer la fonction du langage de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice
Contradictoire
4

Cinq ECR de haute qualité (Sze et al., 2002Hsieh et al., 2007Tan et al., 2013; Li et al., 2014 et Liu et al., 2016) et trois ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993Pei et al., 2001 et Min et al., 2008) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Sze et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou aucune acupuncture. La fonction motrice des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention) par le Fugl-Meyer Assessment (FMA). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par le FMA. À 2 semaines, à 4 semaines, et à 3 mois après l’AVC, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le troisième ECR de haute qualité (Tan et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture. La fonction motrice des patients a été mesurée à 14 jours (après l’intervention) par le FMA. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le quatrième ECR de haute qualité (Li et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La fonction motrice des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (lors d’un suivi) par le score combiné des sous-échelles Membre inférieur et Membre supérieur du FMA. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à l’acupuncture simulée.
Note : Les différences observées après l’intervention reflètent un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, tandis que les différences notées au moment du suivi reflètent un changement observé à ce moment-là ainsi qu’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus au moment de ce suivi.

Le cinquième ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou aucune acupuncture. La fonction motrice des patients a été mesurée à 1 mois (lors d’un suivi) par le FMA ; la mesure n’a pas été effectuée à 2 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée 1 mois après l’AVC (au milieu de l’intervention) et à 3 mois après l’AVC (lors d’un suivi) par la sous-échelle Fonction motrice du Modified Chart for Motor Capacity Assessment ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucune des mesures.

Le second ECR de qualité acceptable (Pei et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée à 1 et 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (lors d’un suivi) par le FMA. Une différence significative entre les groupes a été notée à tous les temps de mesure, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Min et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée à 3 mois (après l’intervention) par le FMA. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité de l’acupuncture sur la fonction motrice de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la fonction motrice, deux autres ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’acupuncture est plus efficace que des interventions comparative (ici, aucune acupuncture et de l’acupuncture simulée) pour améliorer la fonction motrice de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Un cinquième ECR de haute qualité a également indiqué une différence significative au niveau du changement des résultats après une intervention d’acupuncture et au moment du suivi comparée à de l’acupuncture simulée.
Note :
Il faut toutefois souligner une variation au niveau du type, de la durée et de la fréquence des différentes interventions offertes par les études.

Fonction motrice (membre inférieur)
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007Zhu et al., 2013 et Chen et al., 2016) et deux ECR de qualité acceptable (Wong et al., 1999 et Min et al., 2008) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par le score total et les sous-échelles Fonction motrice de la hanche/du genou/de la cheville, Coordination et Vitesse du membre inférieur du Fugl Meyer Assessment (FMA). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Zhu et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 1 mois (au milieu de l’intervention), à 3 mois (après l’intervention), et à 6 mois (lors d’un suivi) par la sous-échelle Membre inférieur du FMA (FMA-MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Chen et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention) et à 7 semaines (lors d’un suivi), par le FMA-MI. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée ; une différence significative entre les groupes a cependant été notée au niveau des changements obtenus entre les résultats mesurés au départ de l’étude et ceux mesurés lors du suivi, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le premier ECR de qualité acceptable (Wong et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Brunnstrom’s lower limb motor recovery. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de qualité acceptable (Min et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée à 3 mois (après l’intervention) par le FMA-MI. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Un de ces ECR de haute qualité a cependant noté un changement au niveau des résultats mesurés au départ de l’étude et ceux mesurés lors du suivi, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture. De plus, deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’acupuncture est plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Il faut toutefois souligner une variation au niveau de la durée et de la fréquence des différentes interventions offertes.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007Zhu et al., 2013 et Chen et al., 2016) et deux ECR de qualité acceptable (Wong et al., 1999 et Min et al., 2008) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par le score total et les sous-échelles Fonction motrice de l’épaule/du coude/du poignet/de la main, Coordination et Vitesse du membre supérieur du Fugl Meyer Assessment (FMA). Des différences significatives entre les groupes ont été notées durant l’intervention (FMA – Fonction motrice de la main, Coordination et Vitesse du membre supérieur), après l’intervention (FMA – Fonction motrice du poignet/de la main, Coordination et Vitesse du membre supérieur), et aux deux mesures de suivi (FMA – Fonction motrice du poignet/de la main, Coordination et Vitesse du membre supérieur), toutes en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de haute qualité (Zhu et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 1 mois (au milieu de l’intervention), à 3 mois (après l’intervention), et à 6 mois (lors d’un suivi) par la sous-échelle Membre supérieur du FMA (FMA-MS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Chen et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) et à 7 semaines (lors d’un suivi), par le FMA-MS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Wong et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Brunnstrom’s upper limb motor recovery. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de qualité acceptable (Min et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 3 mois (après l’intervention) par le FMA-MS. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’acupuncture est plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Il faut toutefois souligner une variation au niveau de la durée (de 2 semaines à 2 mois) et de la fréquence (de 2 à 6 fois/semaine) des différentes interventions offertes, de même que pour les instruments de mesure utilisés par les études.

Force
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Park et al., 2005 et Hopwood et al., 2008) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la force de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. La spasticité des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Motricity Index (MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Hopwood et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La force des patients a été mesurée à 3 semaines (durant l’intervention), et à plusieurs temps de suivi (à 6, 12, 25 et 52 semaines), par le MI. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture simulée ou placébo) pour améliorer la force de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1a

Sept ECR de haute qualité (Gosman-Hedstrom et al., 1998Park et al., 2005; Tan et al., 2013Li et al., 2014; Zhang et al., 2015Chen et al., 2016  et Liu et al., 2016) et trois ECR de qualité acceptable (Si et al., 1998Pei et al., 2001;  et Wang et al., 2014) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Gosman-Hedstrom et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture profonde, de l’acupuncture superficielle ou aucune acupuncture ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’impact de l’AVC a été mesuré à 3 mois (après l’intervention) et à 12 mois (lors d’un suivi) par la sous-échelle Neurologique du Scandinavian Stroke Study Group. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. L’impact de l’AVC a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par la National Institutes of Health Stroke Scale (NIHSS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Tan et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture. L’impact de l’AVC a été mesuré à 14 jours (après l’intervention) par la NIHSS et la Modified Edinburg Scandinavian Stroke Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le quatrième ECR de haute qualité (Li et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude, à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (lors d’un suivi) par la NIHSS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le cinquième (Zhang et al., 2015) ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture. L’impact de l’AVC a été mesuré à 3 semaines (après l’intervention) par la Scandinavian Stroke Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.
Note : Les résultats ont été significatifs seulement pour les participants qui ont reçu plus de 10 séances d’acupuncture.

Le sixième ECR de haute qualité (Chen et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude, à 1 semaine (durant l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention) et à 7 semaines (lors d’un suivi), par la NIHSS. Durant et après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée ; une différence significative entre les groupes a cependant été notée au niveau des changements obtenus entre les résultats mesurés au départ de l’étude et ceux mesurés lors du suivi en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le septième ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou aucune acupuncture. L’impact de l’AVC a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention), à 3 semaines, 1 et 3 mois (lors de suivis), par la NIHSS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Si et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture. L’impact de l’AVC a été mesuré au moment du congé de l’hôpital (moyenne de 37 ± 12 jours) par le score total et les sous-échelles Motricité de l’épaule / de la main / de la jambe, Niveau de conscience, Mouvements extra-oculaires, Paralysie faciale, Élocution, Habileté à la marche de la Chinese Stroke Scale (CSS). Une différence significative entre les groupes a été notée sur quelques impacts de l’AVC (score total de la CSS et sous-échelles Motricité de l’épaule / de la main / de la jambe), en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de qualité acceptable (Pei et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’impact de l’AVC a été mesuré à 1 et 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (lors d’un suivi) par la CSS. Une différence significative entre les groupes a été notée à 2 semaines, à 4 semaines et à 3 mois, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Wang et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’impact de l’AVC a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (lors d’un suivi) par la NIHSS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture ; différence qui n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture superficielle, aucune acupuncture, ou de l’acupuncture simulée) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, deux ECR de haute qualité et trois ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’acupuncture est plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1a

Dix ECR de haute qualité (Gosman-Hedstrom et al., 1998Johansson et al., 2001Sze et al., 2002Park et al., 2005Hsieh et al., 2007Hopwood et al., 2008Zhu et al., 2013Li et al., 2014Liu et al., 2016 et Xia et al., 2016) et six ECR de qualité acceptable (Hu et al., 1993Johansson et al., 1993Wong et al., 1999Pei et al., 2001Min et al., 2008 et Wang et al., 2014) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Gosman-Hedstrom et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture profonde, de l’acupuncture superficielle ou aucune acupuncture ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 mois (après l’intervention) et à 12 mois (lors d’un suivi) par l’Indice de Barthel (IB) et le Sunnaas Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Johansson et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture, une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par l’IB ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Sze et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou aucune acupuncture. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention) par l’IB et la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Le quatrième ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le cinquième ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par le score total et les sous-échelles Soins personnels, Interactions sociales, Mobilité, Locomotion, Contrôle des sphincters et Communication de la MIF. À 2 semaines (durant l’intervention), une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la sous-échelle Interactions sociales de la MIF, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les autres mesures de la MIF, à aucun des temps de mesure.

Le sixième ECR de haute qualité (Hopwood et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture placébo. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 semaines (durant l’intervention), et à plusieurs temps de suivi (à 6, 12, 25 et 52 semaines), par l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le septième ECR de haute qualité (Zhu et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 1 mois (au milieu de l’intervention), à 3 mois (après l’intervention), et à 6 mois (lors d’un suivi) par l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le huitième ECR de haute qualité (Li et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (lors d’un suivi) par l’IB et la modified Rankin Scale (mRS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures ; au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la mesure de l’IB, les deux en faveur de l’acupuncture comparée à l’acupuncture simulée.
Note : Les différences observées après l’intervention reflètent un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, tandis que les différences notées au moment du suivi reflètent un changement observé à ce moment-là ainsi qu’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus au moment de ce suivi.

Le neuvième ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou aucune acupuncture. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), à 3 semaines et à 1 mois (lors de suivis), par la MIF, de même qu’à 3 mois (lors d’un dernier suivi) par l’IB et la mRS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le dixième ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu un entraînement habituel de déglutition. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par l’IB modifié. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hu et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (lors d’un suivi) par l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée 1 mois après l’AVC (au milieu de l’intervention), à 3 et à 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par l’IB ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée à tous les temps de mesure en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Wong et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le score total et les sous-échelles Soins personnels, Interactions sociales, Transfert, Locomotion, Contrôle des sphincters et Communication de la MIF. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le score total et les sous-échelles Soins personnels et Locomotion de la MIF, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Pei et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 1 et 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (lors d’un suivi) par l’IB. Une différence significative entre les groupes a été notée à tous les temps de mesure, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le cinquième ECR de qualité acceptable (Min et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 mois (après l’intervention) par l’IB. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le sixième ECR de qualité acceptable (Wang et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 et à 6 mois (lors de suivis) par l’IB ; la mesure n’a pas été effectuée à 4 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la mesure de suivi de 6 mois, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de huit ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture superficielle, aucune acupuncture, une TENS, le programme habituel de réadaptation, de l’acupuncture simulée ou placébo) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, deux ECR de haute qualité et cinq ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’acupuncture est plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture simulée, un entraînement habituel de déglutition, aucune acupuncture ou un programme habituel de réadaptation) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mémoire
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Rorsman & Johansson, 2006) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la mémoire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture (incluant de l’électro-acupuncture), une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence. La mémoire des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le Rey Auditory Verbal Learning Test et le Facial Recognition Memory Test ; les mesures n’ont pas été effectuées à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une TENS) pour améliorer la mémoire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Johansson et al., 2001) et un ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Johansson et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture, une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La mobilité des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le Rivermead Mobility Index ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La mobilité des patients a été mesurée 1 mois après l’AVC (au milieu de l’intervention) et à 3 mois après l’AVC (lors d’un suivi) par la sous-échelle Marche du Modified Chart for Motor Capacity Assessment ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’électro-acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une TENS) pour améliorer la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’électro-acupuncture est plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Négligence spatiale unilatérale
inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Rorsman & Johansson, 2006) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la négligence spatiale unilatérale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture (incluant de l’électro-acupuncture), une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence. La négligence spatiale unilatérale des patients a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le Star Cancellation Test et le Time Perception Test ; les mesures n’ont pas été effectuées à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une TENS) pour améliorer la négligence spatiale unilatérale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie liée à la déglutition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC avec une dysphagie consécutive. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu un entraînement habituel de déglutition. La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Swallowing Related Quality of Life scale. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture et un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë de récupération post-AVC avec une dysphagie consécutive.

Qualité de vie liée à la santé
Inefficace
1a

Cinq ECR de haute qualité (Gosman-Hedstrom et al., 1998Johansson et al., 2001Park et al., 2005; Hopwood et al., 2008; et Li et al., 2014) et un ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la qualité de vie liée à la santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Gosman-Hedstrom et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture profonde, de l’acupuncture superficielle ou aucune acupuncture ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 3 mois (après l’intervention) et à 12 mois (lors d’un suivi) par les sous-échelles Niveau d’énergie, Douleur, Réaction émotionnelle, Sommeil, Isolement social et Habiletés physiques du Nottingham Health Profile (NHP). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée ; cependant, au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des composantes du NHP (Habiletés physiques) en faveur de l’électro-acupuncture profonde comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de haute qualité (Johansson et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture, une TENS de haute intensité à basse fréquence ou une TENS de basse intensité (subliminale) à haute fréquence ; tous les groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 3 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le NHP ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par l’EuroQoL (EuroQoL5 – Échelle visuelle analogue). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Hopwood et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 3 semaines (durant l’intervention), et à plusieurs temps de suivi (à 6, 12, 25 et 52 semaines), par le NHP. À tous les temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des composantes du NHP (Niveau d’énergie) en faveur de l’électro-acupuncture comparée à l’acupuncture placébo.

Le cinquième ECR de haute qualité (Li et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (lors d’un suivi) par la Stroke Specialization Quality of Life Scale (SS-QoL). Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à l’acupuncture simulée.
Note : Les différences observées après l’intervention reflètent un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, tandis que les différences notées au moment du suivi reflètent un changement observé à ce moment-là ainsi qu’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus au moment de ce suivi.

L’ECR de qualité acceptable (Johansson et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 3, 6 et 12 mois après l’AVC (lors de suivis) par le NHP modifié ; la mesure n’a pas été effectuée à 10 semaines (après l’intervention). À chacune des mesures de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur certaines composantes du NHP – à 3 mois (Niveau d’énergie, Mobilité, Réaction émotionnelle et Isolement social) ; à 6 mois (Niveau d’énergie, Mobilité, Réaction émotionnelle, Sommeil et Isolement social) et à 12 mois (Mobilité et Réaction émotionnelle) – en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture superficielle, aucune acupuncture, une TENS, de l’acupuncture simulée ou placébo) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a indiqué que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase aiguë de récupération post-AVC (par contre, cette étude n’a pas utilisé le même instrument que la majorité des autres ECR pour mesurer la qualité de vie liée à la santé – SS-QoL vs NHP). De plus, un ECR de qualité acceptable a noté que l’acupuncture est plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer certaines composantes de la qualité de vie liée à la santé.

Sensibilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2007) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la sensibilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La sensibilité des patients a été mesurée à 2 semaines (durant l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), à 3 et 6 mois après l’AVC (lors de suivis), par la sous-échelle Sensibilité du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’aucune acupuncture pour améliorer la sensibilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Spasticité
contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Park et al., 2005 et Li et al., 2014) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la spasticité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. La spasticité des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Modified Ashworth Scale (MAS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Li et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La spasticité des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 4 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (lors d’un suivi) par le MAS. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à l’acupuncture simulée.
Note : Les différences observées après l’intervention reflètent un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, tandis que les différences notées au moment du suivi reflètent un changement observé à ce moment-là ainsi qu’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus au moment de ce suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité de l’acupuncture sur la spasticité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique que l’acupuncture manuelle (d’une durée de 2 semaines) n’est pas plus efficace qu’une acupuncture simulée pour réduire la spasticité, un autre ECR de haute qualité a noté une différence significative au niveau du changement des résultats après une intervention d’acupuncture (d’une durée de 4 semaines), comparée à de l’acupuncture simulée, pour réduire la spasticité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Vitesse de marche
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2005) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la vitesse de marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture manuelle ou de l’acupuncture simulée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Test de sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer la vitesse de marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë

Amplitude articulaire
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Naeser et al., 1992) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’amplitude articulaire de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture simulée. L’amplitude articulaire active isolée a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Une analyse avec un sous-groupe de patients présentant une lésion de la moitié, ou moins de la moitié des zones de la voie motrice a révélé une différence significative entre les groupes en faveur de l’électro-acupuncture comparée à l’acupuncture simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’électro-acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique

Amplitude articulaire (membre supérieur)
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005 et Schaechter et al., 2007) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur l’amplitude articulaire du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. L’amplitude articulaire du membre supérieur (de l’épaule, du coude, de l’avant-bras, du poignet, du pouce et des doigts) a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Schaechter et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture simulée avec de l’électro-acupuncture simulée. L’amplitude articulaire active assistée du membre supérieur a été mesurée à 12 semaines (2 semaines après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture simulée ou de l’électro-acupuncture simulée) pour améliorer l’amplitude articulaire du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Dépression
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Fink et al., 2004 et Wayne et al., 2005) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la dépression de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La dépression des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la von Zerssen Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La dépression des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Center for Epidemiological Surveys Depression. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture placébo ou simulée) pour améliorer la dépression de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Douleur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la douleur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La douleur des patients a été mesurée après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par une Échelle visuelle analogue. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture placébo) pour améliorer la douleur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. L’endurance à la marche des patients a été mesurée après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par le Test de marche de 2 minutes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture placébo) pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction motrice
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Fink et al., 2004 et Wayne et al., 2005) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La fonction motrice des patients a été mesurée après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par le Rivermead Motor Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La fonction motrice des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture placébo ou simulée) pour améliorer la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La force de préhension a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Impression d’amélioration
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’impression d’amélioration de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. L’impression d’amélioration des patients a été mesurée après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la Clinical Global Impressions Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture placébo comparée à l’acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture placébo) pour augmenter l’impression d’amélioration de patients en phase chronique de récupération post-AVC. En fait, les patients qui ont reçu de l’acupuncture ont démontré une impression d’amélioration plus faible que ceux qui ont reçu de l’acupuncture placébo.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La mobilité des patients a été mesurée après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par le Rivermead Mobility Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture placébo) pour améliorer la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Paramètres de la marche
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur les paramètres de la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. Les paramètres de la marche (la longueur du pas, la cadence et le mode de contact initial du pied) ont été mesurés après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture placébo) pour améliorer les paramètres de la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie liée à la santé
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Fink et al., 2004 et Wayne et al., 2005) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la qualité de vie liée à la santé de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par le Nottingham Health Profile et l’Everyday Life Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Nottingham Health Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture placébo ou simulée) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Spasticité (membre inférieur)
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Fink et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la spasticité du membre inférieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture placébo. La spasticité de la cheville a été mesurée après le premier traitement, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la Modified Ashworth Scale et le Hoffman’s reflex (Ratio Hmax / Mmax de la jambe spastique) utilisant le dispositif Nicolet Viking II. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure du Hoffman’s reflex, en faveur de l’acupuncture placébo comparée à l’acupuncture. Cette différence ne s’est pas maintenue lors de la mesure de suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture placébo) pour réduire la spasticité de la cheville de patients en phase chronique de récupération post-AVC. En fait, les patients qui ont reçu de l’acupuncture ont démontré une plus grande spasticité de la cheville affectée que ceux qui ont reçu de l’acupuncture placébo.

Spasticité (membre supérieur)
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005 et Schaechter et al., 2007) et un ECR de faible qualité de type croisé (Mukherjee et al., 2007) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la spasticité du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wayne et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture ou de l’acupuncture simulée. La spasticité du coude et du poignet a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Schaechter et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture simulée avec de l’électro-acupuncture simulée. La spasticité du membre supérieur a été mesurée à 12 semaines (2 semaines après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de faible qualité de type croisé (Mukherjee et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune acupuncture ; les deux groupes ont également reçu un programme d’exercices d’étirement. La spasticité du poignet a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée sur une mesure de la spasticité du poignet, en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.
Note : D’autres mesures de la spasticité ont été effectuées, cependant le résultat des analyses n’a pas été documenté.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture simulée ou de l’électro-acupuncture simulée) pour améliorer la spasticité du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de faible qualité de type croisé a noté une différence significative entre les groupes sur une mesure de la spasticité du poignet, en faveur de l’électro-acupuncture combinée à un programme d’exercices d’étirement comparée à un programme d’exercices d’étirement seul.

Phase de récupération non spécifique à une période

Amplitude articulaire
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’amplitude articulaire de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’amplitude articulaire des patients a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par la sous-échelle Amplitude articulaire du membre supérieur et inférieur du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer l’amplitude articulaire de patients ayant subi un AVC.

Douleur articulaire
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la douleur articulaire de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La douleur articulaire des patients a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par la sous-échelle Douleur articulaire du membre supérieur et inférieur du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la douleur articulaire de patients ayant subi un AVC.

Équilibre
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’équilibre des patients a été mesuré au moment du congé de l’hôpital par la sous-échelle Équilibre du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Fonction cognitive
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Jiang et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction cognitive de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture (AC) combinée au programme habituel de réadaptation (PR) ; une réadaptation cognitive informatisée (RCI) + PR ; une intervention combinée de AC + RCI + PR, ou le PR seul. La fonction cognitive des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 12 semaines (après l’intervention) par le Mini Mental State Examination et le Montreal Cognitive Assessment (MOCA). Une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures au niveau d’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, en faveur du groupe AC + PR comparé à celui du PR seul. Aucune différence significative n’a été relevée entre les groupes AC + PR et RCI +PR.
Note : Une différence significative entre les groupes a également été notée sur les deux mesures au niveau d’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, en faveur du groupe RCI + PR comparé à celui du PR seul ; AC + RCI + PR comparé à celui du PR seul ; AC + RCI + PR comparé à celui AC + PR ; et AC + RCI + PR comparé à celui du RCI + PR.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme habituel de réadaptation) pour améliorer la fonction cognitive de patients ayant subi un AVC.
Note :
Une intervention combinée d’acupuncture et de réadaptation cognitive informatisée s’est également avérée plus efficace que des interventions comparatives (ici, l’acupuncture seule, la réadaptation cognitive informatisée seule et le programme habituel de réadaptation) pour améliorer la fonction cognitive de patients ayant subi un AVC.

Fonction de déglutition
Efficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Mao et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction de déglutition de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC avec une dysphagie consécutive pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La fonction de déglutition des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention par le Video Fluoroscopic Swallowing Study (VFSS), le Standardized Swallowing Assessment (SSA) et le Royal Brisbane Hospital Outcome Measure for Swallowing (RBHOMS). Une différence significative entre les groupes a été notée sur deux mesures de la fonction de déglutition (VFSS et SSA), en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la fonction de déglutition de patients ayant subi un AVC.

Fonction motrice
Inefficace
1a

Trois ECR de haute qualité (Sallstrom et al., 1996 – et une étude de suivi par  Kjendahl et al., 1997  –; Alexander et al., 2004 et  Zhuang et al., 2012) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Sallstrom et al., 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune de acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée par la Motor Assessment Scale à 6 semaines (après l’intervention) – et à 1 an après le congé de l’hôpital par une étude de suivi de  Kjendahl et al., 1997. Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par le Fugl-Meyer Assessment (FMA). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Zhuang et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture, le programme habituel de réadaptation, ou de l’acupuncture combinée au programme habituel de réadaptation. La fonction motrice des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention) et à 4 semaines (après l’intervention) par le FMA. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, aucune acupuncture ou le programme habituel de réadaptation) pour améliorer la fonction motrice de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a indiqué que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la fonction motrice de patients en phase ayant subi un AVC.

Fonction motrice (membre inférieur)
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice du membre inférieur de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre inférieur a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par la sous-échelle Fonction motrice du membre inférieur du Fugl-Meyer Assessment. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients ayant subi un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction motrice du membre supérieur de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par la sous-échelle Fonction motrice du membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients ayant subi un AVC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Schuler et al., 2005 et Zhuang et al., 2012) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Schuler et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture placébo. L’impact de l’AVC a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (lors d’un suivi) par l’European Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Zhuang et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture, le programme habituel de réadaptation, ou de l’acupuncture combinée au programme habituel de réadaptation. L’impact de l’AVC a été mesuré à 2 semaines (au milieu de l’intervention) et à 4 semaines (après l’intervention) par la Neurologic Defect Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’acupuncture placébo ou le programme habituel de réadaptation) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1a

Cinq ECR de haute qualité (Sallstrom et al., 1996 – et une étude de suivi par  Kjendahl et al., 1997  –; Alexander et al., 2004Schuler et al., 2005Zhuang et al., 2012; et Jiang et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Hegyi & Szigeti, 2012) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Sallstrom et al., 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune de acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée par le Sunnaas Index à 6 semaines (après l’intervention) – et à 1 an après le congé de l’hôpital par une étude de suivi de  Kjendahl et al., 1997. Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le second ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Une différence significative entre les groupes a été notée sur seulement l’une des sous-échelles de la MIF (transfert bain/douche), en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Le troisième ECR de haute qualité (Schuler et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’électro-acupuncture ou de l’acupuncture placébo. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (lors d’un suivi) par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Zhuang et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture, le programme habituel de réadaptation, ou de l’acupuncture combinée au programme habituel de réadaptation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention) et à 4 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le cinquième ECR de haute qualité (Jiang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture (AC) combinée au programme habituel de réadaptation (PR) ; une réadaptation cognitive informatisée (RCI) + PR ; une intervention combinée de AC + RCI + PR, ou le PR seul. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 12 semaines (après l’intervention) par la MIF. Une différence significative entre les groupes a été notée au niveau d’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, en faveur du groupe AC + PR comparé à celui du PR seul. Aucune différence significative n’a été relevée entre les groupes AC + PR et RCI +PR.
Note : Une différence significative entre les groupes a également été notée au niveau d’un changement entre les résultats obtenus au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, en faveur du groupe RCI + PR comparé à celui du PR seul ; AC + RCI + PR comparé à celui du PR seul ; AC + RCI + PR comparé à celui AC + PR ; et AC + RCI + PR comparé à celui du RCI + PR.

L’ECR de qualité acceptable (Hegyi & Szigeti, 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour la durée de leur hospitalisation (durée non spécifiée) ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de physiothérapie. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée deux ans après l’AVC par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, aucune acupuncture, de l’acupuncture simulée ou le programme habituel de réadaptation) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’acupuncture est plus efficace que des interventions comparatives (ici, aucune acupuncture et le programme habituel de réadaptation) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

Insomnie
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’insomnie de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) présentant des symptômes d’insomnie pour recevoir de l’acupuncture intradermique ou de l’acupuncture simulée. Les symptômes d’insomnie des patients ont été mesurés à 1 jour (au milieu de l’intervention) et à 2 jours (après l’intervention) par le Morning Questionnaire (MQ – latence du sommeil, qualité du sommeil, état au réveil, capacité de se concentrer, facilité à s’endormir, somnolence matinale), l’Insomnia Severity Index (ISI) et l’Athens Insomnia Scale (AIS). Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure (MQ – qualité du sommeil, état au réveil, capacité de se concentrer, somnolence matinale ; ISI et AIS), en faveur de l’acupuncture intradermique comparée à l’acupuncture simulée.

Conclusion : Il y a des données modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’acupuncture simulée) pour améliorer les symptômes d’insomnie de patients ayant subi un AVC.

Mobilité
Efficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Hegyi & Szigeti, 2012) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la mobilité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune acupuncture pour la durée de leur hospitalisation (durée non spécifiée) ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de physiothérapie. La mobilité des patients a été mesurée deux ans après l’AVC par le Rivermead Mobility Index. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la mobilité de patients ayant subi un AVC.

Qualité de vie liée à la santé
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sallstrom et al., 1996 – et une étude de suivi par  Kjendahl et al., 1997) et un ECR de qualité acceptable (Hegyi & Szigeti, 2012) ont examiné l’effet de l’acupuncture sur la qualité de vie liée à la santé de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sallstrom et al., 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’électro-acupuncture ou aucune de acupuncture ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée par le Nottingham Health Profile (NHPPart I, Part II) à 6 semaines (après l’intervention) – et à 1 an après le congé de l’hôpital par une étude de suivi de  Kjendahl et al., 1997. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les sous-échelles Sommeil et Énergie du NHPPart I, et, au moment du suivi, sur les sous-échelles Émotion, Sommeil, Mouvements physiques et Énergie du NHPPart I, de même que sur le score du NHPPart II, toutes en faveur de l’électro-acupuncture comparée à aucune acupuncture.

L’ECR de qualité acceptable (Hegyi & Szigeti, 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour la durée de leur hospitalisation (durée non spécifiée) ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de physiothérapie. La qualité de vie liée à la santé (santé générale et bilan physique) a été mesurée deux ans après l’AVC par une Échelle visuelle analogue. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture comparée à aucune acupuncture.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’acupuncture est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients ayant subi un AVC.

Sensibilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Alexander et al., 2004) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la sensibilité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir de l’acupuncture ou aucune de acupuncture pour une durée de 2 semaines ; les deux groupes ont également reçu le programme habituel de réadaptation. La sensibilité des patients a été mesurée au moment du congé de l’hôpital par la sous-échelle Sensibilité du membre supérieur et inférieur du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune acupuncture) pour améliorer la sensibilité de patients ayant subi un AVC.

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