Western Aphasia Battery (WAB)

Évidence révisées en date du 07-06-2013
Auteur(s)* : Vanessa Barfod, BA
Éditeur(s) : Annabel McDermott, OT., Nicol Korner-Bitensky, PhD OT.
Version française en traduction libre : Andréanne Labranche
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier

But

La Western Aphasia Battery (WAB) est un outil de diagnostic utilisé pour évaluer les capacités linguistiques et les principales capacités non-linguistiques chez les adultes avec de l’aphasie. Le test fournit des informations pour diagnostiquer le type d’aphasie et pour identifier la localisation de la lésion causant l’aphasie.

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (ScaleLadder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

La Western Aphasia Battery (WAB) a été développée par Kertesz en 1979 en se basant sur le format original du Boston Diagnostic Aphasia Examination (Goodglass & Kaplan, 1972). Elle a été conçue comme un outil d’évaluation pouvant examiner les capacités linguistiques (contenu informatif, fluidité, compréhension auditive, répétition, nommer et trouver les mots, lecture et écriture) et les principales capacités non-linguistiques (dessiner, conception de blocs, calculer et les praxis) des adultes avec de l’aphasie. Les comportements de langage observés facilitent le diagnostic en classant le patient comme ayant un de huit types d’aphasie (Global, Broca’s, Transcortical motor, Wernicke’s, Transcortical sensory, Mixed transcortical, Conduction et Anomic), selon les aspects primaires du fonctionnement du langage (Risser & Spreen, 1985). La WAB est aussi utilisée pour déterminer la localisation de la lésion.

La WAB est un des outils d’évaluation les plus communément utilisés par les pathologistes du langage parlé au Canada (Korner-Bitensky et al., 2006).

Versions disponibles

La WAB a été développée originellement par Kertesz en 1979. Elle a été révisée en 1982 et en 2006, lorsqu’elle a été publiée sous le nom de Western Aphasia Battery-Revised (WAB-R). La WAB-R a un grand nombre d’améliorations, incluant des tâches supplémentaires, une révision des items, un équipement plus moderne (ex. livre de stimulus attaché en spirale qui remplace les cartes de stimulus détachées) ainsi que des instructions et des directives de cotation révisées pour améliorer la clarté. La WAB-R inclue aussi un outil de dépistage au chevet du patient.

Caractéristiques de l’outil

Sous-échelles :

La WAB est constitué de 8 sous-échelles. La WAB-R inclue une sous-échelle additionnelle :

  1. Discours spontané
  2. Compréhension auditive et verbale
  3. Répétition
  4. Appellation et trouver les mots
  5. Lecture
  6. Écriture
  7. Apraxie
  8. Tâches de construction, de calcul et visuospatiales
  9. Tâches supplémentaires de lecture et d’écriture (WAB-R seulement)

Items et cotation :

La WAB est constitué de deux parties :

PARTIE 1
Sous-test 1. Discours spontané
Tâche Description Cotation
1. Question de conversation : Le client répond verbalement à six questions personnelles. Il y a deux sections de cotation pour le discours spontané : contenu informatif et fluidité, compétences grammaticales et paraphasies. Pour le contenu informatif : 10 points sont donnés si toutes les six questions étaient répondues correctement avec des phrases de longueur et de complexité normales, ainsi qu’une description raisonnablement complète de la photo. Neuf points sont donnés si toutes les six questions sont répondues correctement, ainsi qu’une description presque complète de la photo. Huit points sont donnés si 5 questions sont répondues correctement, avec une description incomplète de la photo. Sept points sont donnés si quatre questions sont répondues correctement, ainsi que si au moins six items se trouvant sur la photo sont mentionnés. Six points sont donnés si quatre questions sont répondues correctement et qu’il y a une certaine réponse à propos de la photo. Cinq points sont donnés si trois questions sont répondues correctement et qu’il y a une certaine réponse à propos de la photo. Quatre points sont donnés si trois questions sont répondues correctement. Trois points sont donnés si deux questions sont répondues correctement. Un point est donné pour des réponses incomplètes. Aucun point n’est donné quand il n’y a aucune information donnée.

Pour la fluidité, la compétence grammaticale et les paraphasies :

La cotation va de 0 à 10. Dix points sont donnés pour des phrases de longueur et de complexité normales, sans ralentissement, arrêt ou difficulté d’articulation. Lorsque les phrases sont moins longues et complexes, plus lentes et contiennent des paraphasies, moins de points sont donnés.

Voir le manuel du test pour plus d’informations.

2. Description personnelle : Le client décrit une photo dans le livre de stimuli.
Sous-test 2. Compréhension verbale auditive
Tâche Description Cotation
1. Questions oui/non : Le client doit répondre à des questions générales, personnelles et sur l’environnement par oui ou par non. Si le client se corrige lui-même, la dernière réponse est cotée. Trois points sont donnés pour chaque question répondue. Si la réponse est ambiguë, zéro point n’est donné. L’évaluateur inscrit aussi si la réponse est verbale, gestuelle ou par clignement d’œil.
2. Reconnaissance auditive de mots : Le client se fait montrer 6 objets réels, ainsi que des cartes sur lesquelles se trouvent des photos d’objets, de formes, de lettres, de nombres et de couleurs. Le client doit pointer ce que l’évaluateur lui nomme. Il y a 6 items dans chaque catégorie : objets réels, objets dessinés, formes, lettres, nombres, couleurs, meubles, parties du corps, doigts et parties du corps gauche et droite. Un point est donné pour chaque item pointé correctement. Pour la catégorie droit-gauche, le client doit réussir à nommer le bon côté et la bonne partie du corps pour avoir le point. Le score maximum est de 60.
3. Commandes séquentielles : Le client doit exécuter 11 consignes qui augmentent en difficulté et en longueur. Il y a des scores associés aux segments pour chaque commande listée. Des points sont donnés pour chaque exécution correcte. Voir le manuel du test pour plus d’informations. Le score maximum est de 80 points.
Sous-test 3. Répétition
Description Cotation
1. Le client doit répéter des mots, des groupes de mots et des phrases de plus en plus difficiles (allant de mots seuls à des phrases complexes), pour un total de 15 items. Alors que la longueur et la difficulté augmente, plus de points sont donnés au client pour une répétition correcte. Deux points sont donnés si un item est répété de manière incomplète. Un point est retiré pour les erreurs dans la séquence de mots ou pour chaque paraphasie. Le score maximum est de 100. La cotation prend en compte les erreurs en permettant de donner un score partiel.
Sous-test 4. Nommer et trouver les mots
Tâche Description Cotation
1. Nommer des objets Montrer 20 objets de catégories diverses au client et lui demander de les nommer un à la fois. S’il n’y a pas de réponse au stimulus visuel, l’évaluateur permet au client de toucher le stimulus. S’il n’y a toujours pas de réponse correcte, l’évaluateur présente une phonémique ou un indice sémantique. Un maximum de 20 secondes est donné au client pour répondre. Trois points sont donnés si le client nomme correctement (ou s’il n’y a qu’une erreur d’articulation mineure) ; 2 points sont donnés pour une paraphasie phonémique reconnaissable ; 1 point est donné si le client a eu besoin d’un indice tactile ou phonémique pour répondre correctement. Le score maximum est de 60. Permettre les indices tactiles puis phonémiques au patient qui ne peut pas fournir le bon nom suite à la présentation initiale de l’objet donne de l’information qualitative utile sans sacrifier l’intégrité du système de cotation.
2. Fluidité des mots : Le client doit nommer le plus grand nombre d’animaux possible en une minute. Un point est donné pour tous les noms d’animaux, même si le nom est distordu par des paraphasies littérales. Le score maximum est de 20.
3. Compléter des phrases : Le client doit compléter les phases qui lui sont lues. Deux points sont donnés pour une réponse correcte ; un point est donné lorsqu’il y a des paraphasies phonémiques. Des alternatives raisonnables sont acceptées. Le score maximum est de 10.
4. Réponses parlées : Le client doit répondre à cinq phrases qui lui sont lues. Deux points sont donnés pour des réponses acceptables : un point est donné pour des paraphasies phonémiques. Le score maximum est de 10.
PARTIE 2
Sous-test 1 : Lecture
Tâche Description Cotation
1. Compréhension de la lecture de phrases : Le client se fait montrer huit phrases de test et se fait demander de pointer le meilleur mot manquant à partir d’une liste afin de compléter les phrases. Alors que les phrases augmentent en longueur et en difficulté, plus de points sont donnés au client pour des bonnes réponses. Le score maximum est de 40.
2. Consignes à lire : Le client se fait demander de lire une commande à voix haute et ensuite de faire ce qu’elle dit. Il y a six items. Pour les premiers trois items, un point est donné pour avoir lu correctement à consigne à voix haute et un point est donné pour effectuer correctement la commande. Pour les prochains/derniers trois items, deux points sont donnés pour lire la phrase à voix haute correctement et deux points sont donnés pour effectuer correctement la commande. Un score partiel est donné si seulement une partie de la consigne est lue ou si elle contient des paraphasies, ou encore si seulement une partie de la commande est effectuée. Le score maximum est de 20.
À ce point, si le score combiné des tâches un et deux est de 50 et plus, donnez un score total de 100 moins deux fois la différence du score du client sur 60.
[Score = 100 – 2(60 – score du patient].
Si ce n’est pas le cas, le test continue.
3. Stimulus de mot écrit – choix de l’objet correspondant : Des objets sont placés dans un ordre aléatoire en face du client. Le client doit ensuite de pointer l’objet représentant le mot sur la carte qui lui est montrée. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
4. Stimulus de mot écrit- choix de l’image correspondante : Une carte sur laquelle se trouve des photos est montrée au client. Il doit ensuite pointer la photo qui représente le mot, comme lors de la tâche précédente. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
5. Stimulus de photo – choix du mot correspondant : Les mêmes mots provenant des deux autres tâches se trouvant sur une carte sont montrés au client. Le client doit ensuite pointer les mots représentant les photos qui lui sont montrées une à la fois. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
6. Mot nommé – choix du mot écrit correspondant : L’évaluateur va dire un mot et le client doit pointer au mot correspondant parmi les cinq mots qui se trouvent sur une carte. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 4.
7. Discrimination de lettres : L’évaluateur doit prendre le score du client provenant de la reconnaissance auditive de mots du second sous-test de la partie 1 de la WAB. Si le score est de moins que trois, l’évaluateur doit montrer des lettres découpées et demander au client de pointer les lettres qui sont présentées sur la carte. Si le score de reconnaissance auditive de mots est de moins de trois, un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
8. Reconnaissance de mots épelés : Le client doit dire le mot que l’évaluateur épelé oralement. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
9. Épellation : Le client doit épeler le mot prononcé oralement par l’évaluateur. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Le score maximum est de 6.
Sous-test 2 : Écriture
Tâche Description Cotation
1. Écrire sur demande : Le client doit écrire son nom et son adresse. Un point est donné pour chaque mot ou nombre reconnaissable. Un demi point est retiré pour chaque erreur d’épellation ou de paraphasie. Le score maximum est de 6.
2. Débit d’écriture : Le client se fait donner trois minutes pour écrire un texte à propos d’une photo qui lui est montrée. Trente-quatre points sont donnés pour une description complète ; 8 points sont donnés pour chaque phrase complète contenant au moins 6 mots : 1 point est donné pour chaque mot correct dans les phrases incomplètes et trop petites (avec un maximum de 10 points attribués ainsi). Un demi point est déduit pour chaque erreur d’orthographe ou de paraphasie. La ponctuation n’est pas cotée. Le score maximum est de 34.
3. Écrire selon une dicté : Le client doit écrire les phrases dictées par l’évaluateur. Dix points sont donnés pour une phrase complète écrite ; Un point est donné pour chaque mot complet ; un demi-point est retiré pour chaque erreur d’orthographe ou de paraphasie.
À ce point, si le score combiné des tâches 1, 2, et 3 est de 40 et plus, le score total est de : 2 x le score du patient.
4. Mots écrits, dictés ou présentés visuellement : Le client doit écrire les mots qui sont dictés par l’évaluateur. Il y a 6 items. Si le client ne comprend pas le mot dicté, l’évaluateur lui montre le vrai objet. Tous les points sont donnés à ce moment. Si le client ne comprend toujours pas, l’évaluateur épelle le mot oralement. Si le patient ne sait toujours pas, l’évaluateur donne les lettres découpées du mot et deux lettres de plus. La moitié du score est donné pour des réponses correctes à ce moment-là. Un demi-point est retiré pour des lettres incorrectes. Le score maximum est de 10.
5. Alphabet et nombres : Le client doit écrire l’alphabet ainsi que les nombres 1 à 20. Un demi-point est donné pour chaque lettre ou chiffre, peu importe l’ordre. Le score maximum pour l’alphabet est de 12,5. Le score pour les nombres est de 10.
6. Lettres et nombres dictés : Le client doit écrire des lettres, suivies de nombres, dictées par l’évaluateur. Un demi-point est donné pour chaque lettre écrite correctement; un point est donné pour chaque nombre complet. Le score maximum pour les lettres est de 2,5. Le score maximum pour les nombres est de 5.
7. Copier une phrase : Le client se fait montrer une carte sur laquelle se trouve une phrase écrite. Il doit copier la phrase. Dix points sont donnés pour une phrase complète ; Un point est donné pour chaque mot correct ; un demi-point est retiré pour chaque lettre incorrecte. Le score maximum est de 10.
Sous-test 3: Apraxie
Description Cotation
1. Le client se fait demander d’effectuer 20 actions. Trois points sont donnés pour une bonne performance ; 2 points sont donnés pour une performance approximative. Si le client ne réussit pas à bien faire la performance, l’évaluateur doit alors imiter l’action. 2 points sont alors donnés si le client fait une bonne performance. Un point est donné si la performance est approximative. Si le client est incapable de bien effectuer l’action après l’imitation, l’évaluateur donne au client l’objet véritable, lorsqu’applicable. Deux points sont donnés si le client utilise une partie de son corps comme objet ; un point est donné pour une bonne performance avec l’objet réel. Le score maximum est de 60.
Sous-test 4: Tâches de construction, visuo-spatiales et de calcul
Tâche Description Cotation
1. Dessiner : Le client doit dessiner 8 figures de complexités différentes.
2. Assemblage de blocs : Le client doit placer 4 blocs pour représenter une image qui lui est montrée provenant du livre de stimuli. Trois différentes images doivent être représentées avec les blocs. D’abord, l’évaluateur montre au client comment placer les blocs, puis mélange ceux-ci pour permettre au client de compléter la tâche. Si le client complète la tâche en 60 secondes, 3 points lui sont donnés. Si le client est incapable de compléter la tâche en 90 secondes, l’évaluateur mélange les blocs à nouveau et laisse le client réessayer. Si le client arrive à compléter la tâche dans le temps supplémentaire (2 minutes), deux points lui sont donnés. 1 point est donné si le client place les blocs ensembles.
3. Calculs : Le client doit résoudre 12 équations mathématiques (addition, soustraction, division, multiplication) en pointant ou en disant une des quatre réponses qui sont indiquées sur une carte. Deux points sont donnés pour chaque réponse correcte. Aucun score partiel n’est donné. La cote maximum est de 24.
4. Matrices progressives colorées de Raven : Le client doit pointer une partie d’un patron provenant d’un plus grand patron. Un point est donné pour chaque réponse correcte. Un point additionnel est donné si la tâche est complétée en moins de 5 minutes. Le score maximum est de 37.
WAB-R Tâches supplémentaires d’écriture et de lecture
Tâche Description Cotation
1. Écrire des mots irréguliers qui sont dictés : Le client doit écrire 10 mots avec une orthographe irrégulière, qui sont dictés par l’évaluateur. S.V.P., se référer au manuel.
2. Écrire des non-mots qui sont dictés : Le client doit écrire 10 mots qui ne font pas de sens, dictés par l’évaluateur. S.V.P., se référer au manuel.
3. Lire des mots irréguliers : Le client doit lire à haute voix dix mots avec un ortographe irrégulier provenant du livre de stimulus. S.V.P., se référer au manuel.
4. Lire des non-mots (supplémentaire) Le client doit lire 10 mots qui ne font pas de sens à haute voix. S.V.P., se référer au manuel.

Scores composites :

En plus des scores aux sous-échelles, il y a trois scores composites additionnels (notez que ceux-ci n’incluent pas le sous-test supplémentaire de la WAB-R) :

1 – Quotient de langage (QL) :

C’est le nouveau score sommaire qui inclue la compréhension auditive, l’expression orale, la performance de lecture et la performance d’écriture (Shewan, 1986). Les deux premiers éléments concernent la performance parlée et les deux autres éléments concernent la performance de langage écrit. Le QL utilise un ratio de 60 : 40 pour les performances parlées et écrites, puisque les gens utilisent plus régulièrement leurs capacités de langage parlé.

Calcul : Le QL utilise les scores de tous les sous-tests de la première partie de la WAB (discours spontané, compréhension verbale auditive, répétition, appellation et trouver les mots) ainsi que ceux des deux premiers sous-tests de la seconde partie de la WAB (lecture, écriture). Le score QL peut aller de 0 à 100. Le score de chaque sous-test est une portion du score total, selon leur score maximum respectif, comme suit :

Sous-test Contribution au QL Calcul
Discours spontané 20% Score maximum = 20 ; le score du patient est enregistré tel quel.
Compréhension auditive et verbale 20% Score maximum = 200 ; Le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 20 %.
Répétition 10% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Nommer et trouver les mots 10% Score maximum = 100 ; Le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Lecture 20% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20%.
Écriture 20% Score maximum = 100 ; Le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20 %.

Selon le tableau, le QL est calculé comme la somme des scores révisés de chaque sous-test.

2. Quotient cortical (QC) :

Le QC est une moyenne pondérée des scores de tous les sous-tests. Comme la portion du non-langage est inclue dans ce score résumé, ce n’est pas un bon indicateur de la capacité du langage et de la sévérité de l’aphasie. Le score QL peut aller de 0 à 100.

Calcul : Comme le QL, chaque sous-test est une portion du score total.

Sous-test Contribution au QL Calcul
Discours spontané 20% Le score maximum = 20 ; le score du patient est enregistré tel quel.
Compréhension auditive et verbale 20% Score maximum = 200 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 20 %.
Répétition 10% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Nommer et trouver les mots 10% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 10 pour atteindre 10%.
Lecture 20% Score maximum = 100 ; le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20%.
Écriture 20% Score maximum = 100 ; Le score du patient est divisé par 5 pour atteindre 20 %.

3. Quotient d’aphasie (QA) :

Le QA est une moyenne pondérée des scores de tous les sous-tests qui concernent le langage parlé, qui mesure la capacité du langage. C’est la somme des scores de tous les sous-tests de la première partie de la WAB (discours spontanée, compréhension verbale et auditive, répétition, appellation et trouver les mots). L’évaluateur peut utiliser le score QA pour classifier l’aphasie du client dans un parmi huit types (Kyoung Kang et al, 2010).

Score QA Sévérité
0-25 Très sévère
26-50 Sévère
51-75 Modéré
76+ Faible

Tableau taxonomique de la Western Aphasia Battery (Kertesz, 1982)

Fluidité Compréhension Répétition Nommer
Globale 0 – 4 0 – 3,9 0 – 4,9 0 – 6
Broca 0 – 4 4 – 10 0 – 7,9 0 – 8

Note : Cependant, Risser et Spreen (1984) ont noté que les critères de classification de la WAB forcaient l’assignation du type d’aphasie en se basant sur des scores aux sous-tests idéalisés et que la WAB évitait le terme d’aphasie «mixte», qui compte pourtant pour une certaine proportion de la population aphasique.

Que considérer avant de commencer :

  • Le client devrait être bien reposé et devrait avoir droit à des pauses fréquentes durant l’évaluation.
  • L’évaluateur peut vouloir filmer la session de test afin de permettre une révision de la performance du client plus tard.
  • L’évaluateur doit se rappeler de placer toutes les photos et les objets dans le champ visuel du client.
  • L’évaluateur doit être attentif aux autocorrections du client et doit toujours enregistrer les réponses du client, qu’elles soient correctes ou pas.
  • L’évaluateur peut répéter les instructions une fois, sauf en cas d’instructions différentes dans le manuel.
  • L’évaluateur ne doit pas laisser le client savoir s’il réussit le test et devrait être attentif à ne pas donner d’indices, sauf en cas d’instructions contraires.
  • Avant d’administrer la section supplémentaire de la WAB-R, l’évaluateur doit voir la performance du client aux tâches précédentes de lecture et d’écriture. L’évaluateur peut choisir de ne pas administrer cette dernière section si le client n’a pas effectué l’action de manière satisfaisante, car le niveau de difficulté est augmenté. La section supplémentaire est utilisée pour distinguer si un client a une dyslexie sémantique et phonologique. L’évaluateur peut aussi récolter des informations concernant la dyslexie d’épellation.

Temps d’administration requis :

La partie 1 de la WAB prend approximativment 30 à 45 minutes à administrer. La partie deux prend approximativement 45 à 60 minutes.

La WAB-R inclut un outil de dépistage fait au chevet du patient et qui prend environ 15 minutes à administrer.

Formation requise :

Aucune typiquement précisée.

Équipement :

La WAB requière de l’équipement spécialisé, en plus de papier non-ligné, d’un crayon à la mine, d’un stylo et d’un chronomètre. L’ensemble complet inclut 25 formulaires de résultats, 57 cartes de stimulus et un manuel. Sur les cartes stimulus se trouve un ensemble d’images, de mots et de phrases qui sont montrés au client durant l’évaluation.

La WAB-R contient un paquet de 25 formulaires de résultats pour le test au chevet du patient, un livret de matrices progressives colorées de Raven et un ensemble pour les manipulations (tasse, peigne, fleur, allumettes, tournevis, 4 blocs de Koh, montre, marteau, téléphone, balle, couteau, épingle de sureté, brosse à dent, efface, cadenas, clée, trombone pour papier, élastique, cuillère, ruban adhésif, fourchette).

Les consignes d’administration détaillées sont fournies dans le manuel du test.

Versions alternatives

Il n’y a pas de forme alternative, même s’il y a un outil de dépistage fait au chevet du patient dans la WAB-R en cas de contraintes de temps. L’évaluation au chevet peut être faite dans un environnement confortable. Le formulaire d’enregistrement des résultats fournit des directives pour l’administration et la cotation. Le score obtenu peut déterminer les capacités d’un client et son fonctionnement avant une chirurgie ou durant un traitement médical.

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • Les patients entre l’âge de 18 et de 89 ans avec des troubles neurologiques acquis causés par un AVC, une blessure à la tête ou une démence.
  • Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (Risser & Spreen, 1984).
  • Les patients avec des lésions à l’hémisphère droit non-aphasiques (Risser & Spreen, 1984).

Dans quelles langues cet outil est-il disponible ?

  • L’outil a été publié en anglais (Risser & Spreen, 1984).
  • L’outil a été publié en japonais (WAB Aphasia Test Construction Comitee, 1986).
  • L’outil est disponible en hongrois, en français, en portugais et il y a deux traductions en langage indien (Risser & Spreen, 1984). L’outil a été traduit en turque (Keklikoglu, Selcuki & Keskin, 2009) et en coréen (Kim et Na, 2004) (non-publié).
  • Il y a une version cantonaise standardisée (CAB; Yiu, 1992).
  • Il y a une version en hébreu (Kasher, Batori, Soroker, Graves & Zaidel, 1999).

Sommaire

Que mesure l’outil ? La WAB évalue les capacités linguistiques et non-linguistiques des adultes avec de l’aphasie. Le test fournit de l’information concernant le type et la sévérité de la lésion ainsi que la localisation de la lésion.
Pour quelles clientèles cet outil peut-il être utilisé ? Les clients entre 18 et 89 ans avec des troubles neurologiques acquis causés par un AVC, une blessure à la tête ou de la démence.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Outil d’évaluation (la WAB-R a un outil de dépistage utilisé au chevet du patient).
Temps d’administration requis
  • 30-45 minutes (Partie 1)
  • 45-60 minutes (Partie 2)
  • 15 minutes (Outil de dépistage au lit)
Versions
  • Version cantonaise de la WAB (CAB)
  • Version coréenne de la WAB (K-WAB)
Langues
  • Publié en anglais (Risser & Spreen, 1984) et en japonais (WAB Aphasia Test Construction Committee, 1986).
  • L’outil est disponible en hongrois, en français, en portugais et il existe deux traductions en langage indien (Risser & Spreen, 1984). L’outil a été traduit en turque (Keklikoglu, Selcuki & Keskin, 2009) et en coréen (Kim et Na, 2004) (non-publié).
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
– Une étude a relevé une excellente cohérence interne pour la WAB-QL.
– Une étude a relevé une cohérence interne allant d’adéquate à excellente pour le sous-test demandant une appellation de la K-WAB.

Test-retest :
– Trois études ont relevé des fidélités test-retest allant d’adéquates à excellentes de la WAB.
– Une étude a relevé une excellente fidélité test-retest de la K-WAB.
– Une étude a relevé une excellente fidélité test-retest de la WAB.

Intra-juge :
Une étude a relevé une excellente fidélité intra-juge de la WAB.

Inter-juges :
– Une étude a relevé une excellente fidélité inter-juges de la WAB.
– Une étude a relevé une excellente fidélité inter-juges de la K-WAB.

Validité Contenu :
La validité de contenu de la WAB a été dérivée de la comparaison avec le contenu d’autres batteries de tests mesurant l’aphasie.

Critère :
Concourante :
Une étude a examiné la validité concourante de la K-WAB et a relevé des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec la version coréenne du Boston Naming Test.

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive de la WAB chez les patients ayant subi un AVC.

Construit :
Une étude a examiné la validité de construit de la WAB grâce à une analyse de facteurs.

Convergente/Discriminante :
– Six études ont examiné la validité convergente de la WAB et ont relevé des excellentes corrélations avec le Neurosensory Center Comprehensive Examination for Aphasia et le Mississippi Aphasia Screening Test; des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec le Communicative Effectiveness Index ; et des corrélations adéquates avec les tests de production de mots et la fréquence d’erreurs durant le discours fluide.
– Une étude a examiné la validité convergente de la WAB et a relevé des corrélations allant d’adéquates à excellentes avec l’analyse du concept principal.
– Deux études ont examiné la validité discriminante de la WAB et ont relevé des corrélations adéquates avec les matrices progressives colorées de Raven, des excellentes corrélations avec la Scandinavian Stroke Scale et des corrélations adéquates avec la Mesure de l’indépendance fonctionnelle et l’indice de Barthel.

Groupes connus :
Quatre études ont examiné la validité des groupes connus de la WAB et ont déterminé que l’outil est capable de faire la distinction entre les individus avec et les individus sans aphasie ; les différents types d’aphasie (excepté pour l’aphasie de Broca et l’aphasie de Wernicke) ainsi qu’entre les différentes sévérités d’aphasie.

Effets plancher/plafond Aucune étude n’a évalué les effets de plancher/plafond de la WAB auprès de clients ayant subi un AVC.
Sensibilité/spécificité Deux études ont relevé des informations concernant la sensibilité/spécificité de la WAB auprès de patients ayant subi un AVC. Les auteurs de l’outil de mesure recommandaient un score seuil de 93,8 pour détecter une performance «aphasique» dans le quotient d’aphasie de la WAB, avec une sensibilité de 60% et une spécificité de 100%. Un score seuil correspondant au quotient cognitif de la WAB de 95,32 donnait une sensibilité et une spécificité de 80%.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? La WAB a été utilisée pour détecter le changement dans la communication et dans la sévérité de l’aphasie au fil du temps ou en réponse à une intervention.
Acceptabilité La WAB est plutôt longue à administrer.
Faisabilité Aucune formation spécifique n’est requise pour administrer la WAB.
Comment obtenir l’outil ?

Disponible sur le site de Pearson assessments

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recherche dans la littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes concernant les propriétés psychométriques de la Western Aphasia Battery (WAB) pouvant concerner les individus ayant subi un AVC. Treize études ont été identifiées.

Effets de plancher/plafond

Aucune étude n’a précisé d’informations concernant les effets de plancher ou de plafond de la WAB spécifiquement auprès de la clientèle AVC.

Fidélité

Cohérence interne :
Shewan and Kertesz (1980) ont examiné la cohérence interne des sous-tests de discours spontané, de compréhension auditive, de répétition, d’appellation, de lecture et d’écriture de la WAB (documentée par Shewan – 1986, comme la WAB-QL) auprès de 140 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase aiguë de récupération, en utilisant les alphas de Cronbach et les coefficients theta de Bentler. La cohérence interne de tous les sous-tests s’est avérée excellente (a=0,905 ; q=0,974).

Kim et Na (2004) ont utilisé la Korean Western Aphasia Battery (K-WAB) pour examiner les relations entre le score total du sous-test d’appellation et les tâches : nommer l’objet, fluidité du mot, complétion de la phrase et discours de réponse. Les corrélations se sont avérées excellentes entre le score total du sous-test d’appellation et toutes les tâches (nommer l’objet : r = 0,971 ; fluidité du mot : r = 0,693; complétion de la phrase : r = 0,785; discours de réponse : r = 0,797). Les corrélations se sont avérées excellentes entre toutes les tâches (r = 0,606 – 0,726) à l’exception d’une corrélation adéquate entre les tâches de complétion de la phrase et de fluidité du mot (r = 0,534). Ces corrélations suggèrent que toutes les tâches sont assez similaires pour faire partie du même sous-test, mais pas assez pour être redondantes.

Test-retest :
Kertesz et McCabe (1977) ont évalué la fidélité test-retest sur 1 an de la WAB auprès de 22 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation r de Pearson. Ils ont relevé une excellente fidélité test-retest (r = 0,992).

Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la fidélité test-retest de la WAB auprès d’un échantillon de 38 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation Pearson. Les participants ont été évalués à deux reprises à des intervalles de 6 mois à 6,5 ans (moyenne de 12 à 23 mois entre les tests). La fidélité test-retest s’est avérée excellente pour la WAB-QA (r = 0,968), la WAB-CQ (n = 9, r = 0,895), les sous-tests de la WAB-LQ (documentée par Shewan, 1986) : discours spontané – contenu d’informations (r = 0,947), fluidité (r = 0,941), compréhension (r = 0,881), répétition (r = 0,970), appellation (r = 0,923), lecture (n = 32 ; r = 0,927) écriture (n = 25 ; r = 0,956) et le sous-test de construction (n = 14, r = 974). La fidélité test-retest s’est avérée adéquate pour le sous-test de praxis (n = 18, r = 0,581).

Pederson, Vinter et Skyhoj Olsen (2001) ont examiné la fidélité test-retest sur 3.5 mois de la WAB auprès d’un échantillon de 19 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Ils ont relevé une excellente fidélité test-retest (r = 0,96). Il n’y avait pas de changement significatif dans les scores de la WAB pris à 2 temps de mesure.

Kim et Na (2004) ont examiné la fidélité test-retest sur 5 jours de la K-WAB auprès d’un échantillon de 20 patients aphasiques, neurologiquement stables, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. La fidélité test-retest des scores composites et de tous les sous-tests s’est avérée excellente (quotient d’aphasie : r = 0,976 ; quotient de langage : r = 0,977 ; quotient cortical : r = 0,920 ; discours spontané : r = 0,96 ; compréhension auditive : r = 0,967 ; répétition : r = 0,952 ; appellation : r = 934 ; lecture : r = 0,986 ; écriture : r = 0,988 ; praxis, r = 0,908 ; construction : r = 0,922). Ces résultats suggèrent que tous les sous-tests de la K-WAB sont stables et fiables sur une courte période de temps.

Pak-Hin Kong (2011) ont examiné la fidélité test-retest de la version cantonaise de la WAB (CAB) auprès d’un échantillon de 16 participants avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les corrélations rho de Spearman. Les participants ont été examinés à deux occasions, à des intervalles de 12 à 16 mois. La fidélité test-retest s’est avérée excellente pour le sous-test de discours spontané – information, la fluidité et les scores totaux (respectivement, r = 0,83, 0,94, 0,96), pour le sous-tests d’appellation (r = 0,91) et le QA général (r = 0,93). Les participants n’ont pas démontré de différences significatives aux scores de la CAB lors des deux évaluations.

Intra-juge :
Shewan et Kertesz (1980) ont documenté des informations sur la fidélité intra-juge de la WAB lorsqu’elle a été administrée à 10 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, à quelques mois d’intervalle. Les vidéos ont été regardées et cotées par 3 juges. La fidélité intra-juge s’est avérée excellente pour la WAB-QA (r = 0,986-0,997), la WAB-CQ (r = 0,992 – 0,998), tous les sous-tests de la WAB- QL (documentée par Shewan, 1986) : discours spontané – contenu en informations (r = 0,926-944), discours spontané – fluidité (r = 0,794 – 0,989), compréhension (r = 0,985 – 0,993), répétition (r = 0,985 – 0,998), ainsi que les sous-tests de praxis (r = 0,983 – 0,989) et construction (0,948 – 0,996).

Inter-juges :
Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la fidélité inter-juges de la WAB, administré à 10 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, à quelques mois d’intervalle, en utilisant les coefficients de corrélation spécifiques de Pearson (de produit et de moment). Des vidéos ont été indépendamment cotées par 8 juges et les corrélations se sont avérées moyennes pour chaque sous-test. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente pour les sous-tests de la WAB-QA, de la WAB-CQ et de la WAB- QL (documentée dans Shewan, 1986) et les sous-tests de praxis et de construction.

Kim et NA (2004) ont examiné la fidélité inter-juges de la K-WAB auprès d’un échantillon de patients, dont 93,7% de ceux-ci en phase aiguë ou subaiguë de récupération d’un AVC, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Trois pathologistes du langage et du discours certifiés ont évalué les enregistrements vidéo de la performance de langage des patients. La fidélité inter-juges s’est avérée excellente pour les scores composant la K-WAB et tous les sous-tests (quotient d’aphasie : r = 1,00 ; quotient de langage : r = 0,997 ; quotient cortical : r = 1,000 ; discours spontané – fluidité : r = 0,994 ; discours spontané – contenu : r = 0,993 ; compréhension auditive : r = 11,000 ; répétition : r = 0,999 ; nommer: r = 0,999 ; lecture : r = 0,999 ; écrire : r = 0,999 ; praxis : r = 1,000 ; construction : r = 0,998).
Note : Le nombre de participants utilisé pour calculer la fidélité inter-juges n’était pas clair.

Validité

Contenu :
Shewan et Kertesz (1980) ont noté que la WAB semble rencontrer les critères subjectifs pour la validité de contenu, car elle mesure les aires du contenu du langage qui sont communes à toutes les batteries de test pour l’aphasie et a des items similaires au BDAE.

Shewan (1986) a examiné la validité de contenu de la WAB- QL en la comparant aux autres batteries de tests évaluant l’aphasie. Les sous-tests de la WAB- QL (discours spontané, compréhension auditive, appellation, répétition, lecture, écriture) qui étendent le domaine du langage parlé et écrit, sont des aspects typiquement appliqués en réadaptation et son également inclus dans des batteries de test d’aphasie communes en termes de zone évaluée, de contenu et de difficulté.

Critère :
Concourante :
 Kim et Na (2004) ont examiné la validité concourante du sous-test d’appellation de la K-WAB et de la version coréenne du Boston Naming Test (K-BNT) auprès de 238 patients, où 93,7% (n = 223) des patients avaient subi un AVC. Des excellentes corrélations ont été relevées entre le score du K-BNT et les tâches d’appellation d’objets (r = 0,720), de fluidité des mots (r = 0,613) ainsi que le score sous-total d’appellation (r = 0,719) de la K-WAB. Des corrélations adéquates ont également été relevées entre le score du K-BNT et les tâches de complétion de phrases (r = 0,526) et de discours de réponse (r = 0,553) de la K-WAB.

Prédictive  :
Aucune étude n’a précisé d’informations concernant la validité prédictive de la WAB auprès de patients ayant subi un AVC.

Construit :
Kertesz et Phipps (1977) ont examiné la validité de construit de la WAB par une analyse de facteurs auprès d’un échantillon de 142 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, en utilisant une analyse des principales composantes de type r. Les résultats ont indiqué que les cinq sous-tests contribuaient à la charge totale du quotient d’aphasie de manière relativement égale à la racine 1, ce qui compte pour 83% de la variance totale. Les sous-tests de fluidité et de compréhension étaient les principales composantes pour la deuxième racine, ce qui comptait pour 9% de la variance. La répétition et le contenu informatif étaient les principales composantes de la troisième racine, ce qui comptait pour 7% de la variance totale. La composante d’appellation était la principale composante de la racine 4, ce qui comptait pour 2% de la variance.

Convergente/Discriminante :
Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la validité convergente de la WAB en la comparant aux sous-tests correspondants du Neurosensory Center Comprehensive Examination for Aphasia (NCCEA) auprès d’un échantillon de 15 patients avec de l’aphasie, en utilisant des coefficients de corrélation de Pearson. Les corrélations se sont avérées excellentes entre : le discours spontané de la WAB et la description de l’usage ainsi que la construction de phrase du NCCEA (r = 0,817) ; la compréhension de la WAB et l’identification par nom et l’identification par phrase du NCCEA (r = 0,915) ; la répétition de la WAB et la répétition de phrase du NCCEA (r = 0,880) ; l’appellation de la WAB, l’appellation visuelle et la fluidité des mots du NCCEA (r = 0,904) ; les sous-tests de lecture de la WAB et du NCCEA (r = 0,919) ; les sous-tests d’écriture de la WAB et du NCCEA (r = 0,905) ainsi qu’entre les scores totaux de la WAB et du NCCEA (r = 0,973). Il y avait également une excellente corrélation entre la WAB-CQ (sans compter les sous-tests de praxis et de construction) et le score comparable au NCCEA (sans compter les sous-tests d’appellation tactile droite/gauche, d’articulation, de répétition digitale dans un ordre croissant et à rebours – r = 0,964).

Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la validité discriminante de la WAB en la comparant aux scores de matrices progressives colorées de Raven auprès d’un échantillon de 140 patients avec de l’aphasie, en utilisant les coefficients de corrélation spécifiques de Pearson (de produit et de moment). Une corrélation adéquate (r = 0,547) a été relevée entre les deux tests, ce qui indique que le WAB a une certaine influence sur l’intelligence.

Laures-Gore, DuBay, Duff et Buchanan (2010) ont examiné la validité convergente de la WAB-QA en la comparant avec des mesures de production de mots et d’erreurs de fréquence dans le langage fluide auprès d’un échantillon de 14 patients avec de l’aphasie causée par un AVC, en utilisant des coefficients de corrélation de Pearson. La production de mots a été mesurée comme la proportion de mots productifs sur le nombre de mots totaux pour chaque minute dans un échantillon de paroles. La fréquence d’erreurs a été mesurée comme le nombre total d’erreurs divisé par le nombre total de mots productifs durant un échantillon de discours de 10 minutes. Une corrélation positive adéquate a été relevée entre la WAB-QA et la production de mots (r = 0,59) ainsi qu’une corrélation adéquate négative entre la WAB-QA et la fréquence d’erreurs (r = -0,54).

Bakheit, Carrington, Griffiths et Searle (2005) ont examiné la validité convergente de la WAB en la comparant à l’index d’efficacité de communication (CETI) auprès de 67 patients avec de l’aphasie et en phase aiguë de récupération d’un AVC, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Les participants ont reçu une réadaptation multidisciplinaire, incluant l’évaluation conventionnelle de la pathologie du langage parlé, amorcée lors de l’admission sur l’unité de réadaptation, et en continu jusqu’au moment du congé de l’hôpital. Les mesures ont été prises initialement, à quatre semaines, à huit semaines, à 12 semaines et à 24 semaines. Une corrélation excellente a été relevée entre les deux évaluations sur la période totale (r = 0,71), avec des corrélations allant d’adéquates à excellentes à chaque moment (respectivement, r = 0,70 ; 0,67 ; 0,53 ; 0,66 et 0,68).

Pederson, Vinter et Skyhoj Olsen (2001) ont examiné la validité convergente de la WAB en comparaison avec l’adaptation danoise et la traduction de l’index d’efficacité de communication (CETI) auprès de 66 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant les coefficients de corrélation de Pearson. Une excellente corrélation a été relevée entre le CETI et le quotient d’aphasie de la WAB (r = 0,76). Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont également été relevées entre le CETI et les sous-tests d’information (r = 0,73), de fluidité (r = 0,73), de compréhension (r = 0,65), de répétition (r = 0,53) et d’appellation (r = 0,75) de la WAB. Des corrélations allant d’adéquates à excellentes ont été relevées entre le CETI et les tâches de lecture (r = 0,70), d’écriture (r = 0,69), d’apraxie (r = 0,60), de calcul (r = 0,64), d’assemblement de blocs (r = 0,34), de dessin (r = 0,41) et de matrices colorées de Raven (r = 0,41) de la WAB.

Pederson, Vinter et Skyhoj Olsen (2001) ont examiné la validité discriminante du quotient d’aphasie de la WAB (WAB-QA) et des matrices colorées de Raven en les comparant avec la Scandinavian Stroke Scale (SSS), l’Indice de Barthel (IB) et le Frenchay Activities Index (FAI), auprès d’un échantillon de 66 patients avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant la corrélation de Pearson. Une excellente corrélation a été relevée entre la WAB-QA et la SSS (r = 0,64) et des corrélations adéquates entre la WAB-QA et l’IB (r = 0,44) ainsi qu’entre la WAB-QA et le FAI (r = 0,50). Des corrélations adéquates ont également été relevées entre les matrices colorées de Raven de la WAB et l’IB (r = 0,41), ainsi qu’entre les matrices colorées de Raven de la WAB et le FAI (r = 0,48).

Kostalova et al. (2008) ont examiné la validité convergente de la WAB en la comparant avec la version tchèque du Mississippi Aphasia Screening Test (MASTcz) auprès de 45 patients ayant subi un AVC de l’hémisphère gauche causant de l’aphasie, en utilisant les corrélations spécifiques de Pearson (de produit et de limite). Une excellente corrélation a été relevée entre les deux tests (r = 0,933).

Ivanova et Hallowell (2012) ont examiné la validité convergente des sous-tests de discours spontané, de compréhension auditive et verbale, de répétition et d’appellation de la WAB-R ainsi que du quotient d’aphasie, en les comparant avec une tâche de mémoire de travail par mouvements occulaires, auprès d’un échantillon de 28 personnes avec de l’aphasie causée par un AVC. Aucune corrélation significative n’a été notée entre les tests suivant la correction Holm visant à contrôler les familywise alpha.

Pak-Hin Kong (2011) ont examiné la validité convergente de la version cantonaise de la WAB (CAB) avec une analyse du concept principal auprès de 16 participants avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, utilisant des coefficients rho de Spearman. L’analyse du concept principal capte la présence, la précision, l’intégralité et l’efficacité du contenu des communications orales chez les gens qui parlent cantonais avec de l’aphasie, et les scores incluaient : le nombre de concepts précis et complets ; le nombre de concepts précis mais incomplets, le nombre de concepts absents, le score du concept principal et le nombre de concepts précis et complets par minute. Les scores ont été corrélés avec le sous-test du discours spontané, d’information et de fluidité, les scores totaux, le sous-test du discours spontané et le quotient d’aphasie général. Les participants ont été examinés à 2 occasions, à des intervalles entre 12 et 16 mois. Aux deux temps de mesure, les corrélations allaient d’adéquates à excellentes entre le score d’information de discours spontané de la CAB et la plupart des mesures du concept principal (concepts précis et complets : r = 0,54, 0,73 ; concepts précis et incomplets : r = 0,60, 0,62 ; concepts absents : r = -0,64, -0,75 ; score du concept principal : r = 0,64 ; 0,76). Les corrélations se sont avérées excellentes entre le score de fluidité de discours spontané et la plupart des mesures du concept principal (concepts précis et complets  : r = 0,94, 0,93 ; concepts précis mais incomplets : r = -0,91, -0,87 ; score du concept principal : r = 0,94, 0,91 ; concepts précis et complets/ minutes : r = 0,94,0,93), entre le score de discours spontané et le score du concept principal (r = 0,96, 0,90), le sous-test d’appellation de la CAB et les mesures qui y sont reliées pour le concept principal (concepts précis et complets  : r = 0,91, 0,89 ; concepts précis mais incomplets : r = -0,85, -0,84 ; score du concept principal : r = 0,89, 0,92) ainsi qu’entre le score du quotient d’aphasie et les mesures du concept principal qui y étaient reliées (concepts précis et complets  : r = 0,91, 0,89 ; concepts précis mais incomplets : r = -0,93, -0,84 ; score du concept principal : r = 0,95, 0,91).

Groupes connus :
Shewan et Kertesz (1980) ont examiné la validité des groupes connus de la WAB auprès d’un échantillon de 117 patients avec de l’aphasie et de 122 sujets contrôles sans aphasie, en utilisant le test de Newman-Keuls sur les plus petites étendues significatives. Les patients avec de l’aphasie ont été catégorisés selon le type : anomie (n = 37), aphasie de conduction (n = 13), aphasie de Wernicke (n = 18), aphasie de Broca (n = 25) ou aphasie de type globale (n = 24). Les sujets contrôles sans aphasie faisaient partie de l’un de trois groupes : adultes qui ne sont pas blessés au niveau du cerveau (n = 31), individus avec des lésions à l’hémisphère non dominant (n = 70) ou individus avec des lésions diffuses au cerveau (n = 21). Les résultats ont indiqué que les groupes contrôles différaient significativement de chaque type d’aphasie, en excluant le groupe d’anomie. Les groupes contrôles ne différaient pas significativement entre eux. Tous les groupes d’aphasie différaient significativement entre eux, avec l’exception des groupes d’aphasie de Broca et de l’aphasie de Wernicke. Le groupe d’aphasie globale avait obtenu des résultats significativement plus bas que les autres groupes d’aphasie.

Shewan (1986) a examiné le changement dans les scores de la WAB- QL au fil du temps auprès d’un échantillon de 50 adultes avec de l’aphasie causée par un AVC en phase aiguë de récupération. Les participants ont été divisés selon la sévérité de l’aphasie déterminée à la base (2 à 4 semaines après le début de l’aphasie), à 3 mois et à au moins 6 mois après. L’analyse post-hoc de la plus petite étendue significative par Newman-Keuls a révélé des différences significatives dans les 3 groupes à partir du départ de l’étude jusqu’à l’évaluation finale (p<0,05). Les scores de la WAB-QL changeaient d’une manière similaire dans le temps pour les 3 groupes de sévérité. Les meilleures améliorations ont été observées chez les patients avec de l’aphasie modérée ou sévère.

Ross et Wertz (2003) ont examiné la validité des groupes connus de la WAB auprès d’un échantillon de 18 adultes en santé et 18 adultes avec de l’aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération, en utilisant le test des rangs de Wilcoxon (W). Des différences significatives ont été relvées entre les groupes pour le quotient d’aphasie et le quotient cortical de la WAB (p<0,000).

Ross et Wertz (2004) ont examiné la validité des groupes connus de la WAB auprès d’un échantillon de 10 patients en santé (aucune blessure au cerveau) et de 10 patients avec une légère aphasie causée par un AVC en phase chronique de récupération. Des différences significatives ont été relevées entre les groupes pour le quotient d’aphasie et le quotient cortical (p<0,000).

Sensibilité/Spécificité :
Ross et Wertz (2004) ont examiné la sensibilité et la spécificité de la WAB auprès d’un échantillon de 10 patients avec de l’aphasie légère causée par un AVC en phase chronique de récupération, et de 10 adultes en santé (aucune blessure au cerveau). Un score prescrit de 93,8 a été utilisé pour déterminer la performance «aphasique» au quotient d’aphasie de la WAB, avec une sensibilité de 60% et une spécificité de 100%. Un score correspondant au quotient cognitif de la WAB de 95,32 a déterminé une sensibilité et une spécificité de 80%.

Kim et Na (2004) ont examiné la sensibilité et la spécificité de la K-WAB auprès d’un échantillon de 238 patients, où 93,7% (n = 223) des patients avaient subi un AVC en phase aiguë ou chronique de récupération. Les patients ont été regroupés selon leur âge (15-74 ans vs. ≥ 75 ans) et leur nombre d’année d’éducation (0, 1-6, ≥7). Les résultats suivants ont été notés pour le quotient d’aphasie :

  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec aucune année d’éducation, un score seuil optimal de 85,25 résultait en une précision de diagnostic de 93%, en une sensibilité de 92% et en une spécificité de 94% (aire sous la courbe = 0,973) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 87.45 résultait en une précision de diagnostic de 96%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 0,998) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec plus de sept ans d’éducation, un score seuil optimal de 93,25 résultait en une précision de diagnostic de 94%, une sensibilité de 93% et une spécificité de 96 % (Aire sous la courbe = 0,986) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec aucune année d’éducation, un score seuil optimal de 74,05 résultait en une précision de diagnostic de 94%, une sensibilité de 100% et une spécificité de 94 % (Aire sous la courbe = 0,976) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 86,00 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité, et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,00) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 88,30 résultait en une précision de diagnostic de 93%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 90 % (Aire sous la courbe = 0,975).

Les résultats suivants ont été notés pour le quotient de langage :

  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 79,96 résultait en une précision de diagnostic de 96%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 0,982) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 89,05 résultait en une précision de diagnostic de 94%, une sensibilité de 96% et une spécificité de 93% (Aire sous la courbe = 0,977) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 65,9 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité, et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 72,7 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité, et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000).

Les résultats suivants ont été notés pour le quotient cortical :

  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 77,65 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000) ;
  • Pour les patients entre 15 et 74 ans avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 90,85 résultait en une précision de diagnostic de 95%, une sensibilité de 94% et une spécificité de 96% (Aire sous la courbe = 0,986) ;
  • Pour les patients de 75 ans et plus avec une à six années d’éducation, un score seuil optimal de 69,72 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000) ;
  • Pour les patients 75 ans et plus avec plus de sept années d’éducation, un score seuil optimal de 75,86 résultait en une précision de diagnostic, une sensibilité et une spécificité de 100 % (Aire sous la courbe = 1,000).

Sensibilité au changement

Shewan (1986) a examiné le changement dans les scores de la WAB-QL au fil du temps auprès d’un échantillon de 50 adultes avec de l’aphasie causée par un AVC, qui recevaient un traitement (n = 42) ou qui n’en recevaient pas (n = 8). Les participants ont été évalués initialement (2 à 4 semaines après le début de l’aphasie), à 3 mois et à au moins 6 mois après la première évaluation. Un effet principal significatif du temps (F = 43,33, df = 2,96, p<0,0001) a été relevé. L’analyse post-hoc de la plus petite étendue significative de Newman-Keuls a révélé des différences significatives dans les scores moyens pour les 3 tests (p<0,01). Ces augmentations significatives dans les scores de la WAB-QL avec la récupération supporte la validité de cet outil comme mesure de la sévérité.

Aftonomos, Steele, Appelbaum et Harris (2001) ont utilisé la WAB pour mesurer les changements suite à un programme de traitement fait dans un centre de traitement du langage basé en communauté auprès d’un échantillon de 50 patients avec de l’aphasie, dont 49 patients où l’aphasie était causée par un AVC (en phase subaiguë ou chronique de récupération). Les scores moyens des participants augmentaient significativement entre le pré et le post traitement pour tous les sous-tests de la WAB, avec des pourcentages absolus allant d’une amélioration de 6,5% à 13% (valeurs p allant de p<0,01 à p<0,0001). Les participants ont été catégorisés selon leur score avant le traitement au quotient d’aphasie de la WAB : (a) <25 (n = 13) ; (b) 25-50 (n = 16) ; (c) 50-75 (n = 12) ; et (d) ≥ 75 (n = 9). Les scores moyens au QA ont augmenté respectivement de 8,8, de 11,2, de 13,6 et de 7,9. Les patients avec des scores initiaux dans les deux groupes centraux ont démontré des meilleures améliorations que ceux avec des scores initiaux dans les extrêmes.

Références

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