Interventions aquatiques

Évidence révisées en date du 26-02-2021
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT ; Tatiana Ogourtsova, PhD OT
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier
Table des matières

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé.

Les interventions aquatiques sont considérées comme applicables à la réadaptation post-AVC car les propriétés de l’eau soutiennent les effets de l’exercice sur le rétablissement. Une première revue Cochrane (Merholz, Kugler & Pohl, 2011) qui a examiné l’effet de l’exercice aquatique sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) et d’autres résultats cliniques (vitesse de marche, contrôle postural, force musculaire, santé aérobique) après un AVC a inclus 4 études (toutes les études sont incluses dans cette revue) et a conclu qu’il n’y avait pas assez d’évidences à ce moment pour déterminer si l’exercice aquatique réduisait le handicap après un AVC. Depuis lors, plusieurs examens systématiques et méta-analyses des interventions aquatiques spécifiques à la population ayant subi un AVC ont été réalisés. Des examens récents ont conclu que les interventions aquatiques sont efficaces pour améliorer l’équilibre (Iatridou et al., 2018 ; Xie et al., 2019 ; Nascimento et al., 2020) et les habiletés de marche (Xie et a., 2019 ; Nascimento et al., 2020). Un effet positif n’a pas été relevé en ce qui concerne les AVQ (Xie et al., 2019). Plus récemment, l’analyse de 28 études par Veldema & Jansen (2020 – toutes les études sont incluses dans cette revue) a conclu que les thérapies aquatiques sont plus efficaces qu’aucune intervention particulière pour améliorer la marche, l’équilibre, l’état émotionnel/la qualité de vie reliée à la santé, la spasticité et les indicateurs physiologiques ; et sont plus efficaces que les thérapies au sol pour améliorer la marche, l’équilibre, la force musculaire, la proprioception, la qualité de vie reliée à la santé, les indicateurs physiologiques et la santé cardiorespiratoire.

Cette revue Info-AVC comprend 31 études dont 11 ECR de haute qualité, 17 ECR de qualité acceptable et trois études quasi-expérimentales. La plupart des études (n=26) ont été menées auprès de participants dans la phase chronique de la récupération post-AVC ; toutes les autres études ont été menées auprès de personnes dans la phase subaiguë de récupération. Aux fins de la présente revue, les interventions de thérapie aquatique sont définies comme tout programme de réadaptation post-AVC mené dans des environnements aquatiques contrôlés. Les programmes aquatiques englobent les exercices du membre inférieur, les exercices du tronc, les activités d’équilibre, les courses à obstacles, l’entraînement à double tâche, l’hydrokinésithérapie, l’hydrothérapie, les exercices proprioceptifs, l’entraînement sur tapis roulant, l’entraînement orienté sur la tâche et les programmes qui s’inspirent de méthodes définies (p. ex. la méthode de Bad Ragaz Ring et les programmes utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP – Proprioceptive Neuromuscular Facilitation), la méthode Halliwick, la méthode Ai Chi). Les groupes témoins comprennent l’absence d’intervention particulière et les programmes au sol (par exemple, la réadaptation habituelle, la physiothérapie, les exercices fonctionnels du membre supérieur, les exercices proprioceptifs, les exercices aérobiques, l’entraînement à l’obstacle, les exercices de FNP du membre inférieur, l’entraînement sur tapis roulant/l’entraînement sur tapis roulant à reculons, l’entraînement orienté sur la tâche, les exercices du tronc, l’entraînement à double tâche motrice).

Dans l’ensemble, les résultats de cette revue ont permis de relever de fortes évidences (niveau 1a – provenant d’au moins deux ECR de haute qualité) indiquant que les interventions aquatiques améliorent* la force musculaire du membre inférieur et la marche dans la phase subaiguë de récupération post-AVC ; et l’équilibre, la mobilité et la vitesse de marche dans la phase chronique de récupération. En outre, il existe des évidences modérées (niveau 1b – provenant d’au moins un ECR de haute qualité) que les interventions aquatiques améliorent* les paramètres de la santé cardiovasculaire, les paramètres de la marche, l’activité musculaire, la douleur et l’endurance à la marche dans la phase chronique de récupération post-AVC.

* Plus que les interventions au sol ou l’absence d’intervention particulière.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase subaiguë

Activités de la vie quotidienne
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Zhang et al., 2016 ; Han & Im, 2018 ; Lee et al., 2018) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur les Activités de la vie domestique (AVD) en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou de la physiothérapie au sol. Les AVD des participants ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie au sol.

Le second ECR de haute qualité (Han & Im, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. Les AVD des participants ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention) par une version coréenne de l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. Les AVD des participants ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par une version coréenne de l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur les activités de la vie domestique en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, de la physiothérapie au sol) pour améliorer les AVD ; deux autres ECR de haute qualité ont indiqué que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol).

Démarche
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Tripp & Krakow, 2014 ; Zhang et al., 2016) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la démarche en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tripp & Krakow, 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick ou la physiothérapie habituelle appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelle. La démarche des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par la Functional Ambulation Categories. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie habituelle.

Le second ECR de haute qualité (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou de la physiothérapie au sol. La démarche des participants a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par la Functional Ambulation Categories. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie au sol.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer la démarche en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Han & Im, 2018) et un ECR de qualité acceptable (Chan et al., 2017) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur l’endurance à la marche en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Han & Im, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. L’endurance à la marche des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Chan et al., 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle; les deux groupes ont également reçu des séances de réadaptation additionnelle. L’endurance à la marche des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 2 minutes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol) ou que la réadaptation habituelle pour améliorer l’endurance à la marche en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Équilibre
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Tripp & Krakow, 2014 ; Lee et al., 2018) et un ECR de qualité acceptable (Chan et al., 2017) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur l’équilibre en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tripp & Krakow, 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick ou la physiothérapie habituelle appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelle. L’équilibre des participants a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB) et le Functional Reach Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de l’équilibre (EEB), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie habituelle.

Le second ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. L’équilibre des participants a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Chan et al., 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle ; les deux groupes ont également reçu des séances de réadaptation additionnelle. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur l’équilibre en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique que les interventions aquatiques sur 2 semaines sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, de la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’équilibre ; un second ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que les interventions aquatiques (sur 4 semaines d’entraînement aquatique sur tapis roulant et sur 6 semaines de thérapie aquatique) ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, des exercices aérobiques au sol ou la réadaptation habituelle).

Fonction motrice - membre inférieur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a examiné les effets des interventions aquatiques sur la fonction motrice du membre inférieur en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. La fonction motrice du membre inférieur des participant a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Fugl-Meyer Assessment (Score total, Score du membre inférieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol) pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Force musculaire - membre inférieur
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Zhang et al., 2016 ; Lee et al., 2018) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la force musculaire du membre inférieur en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou de la physiothérapie au sol. L’activité musculaire du membre inférieur des participants (Flexion du genou/force générée par la flexion/ratio de co-contraction, Dorsiflexion de la cheville /force générée par la flexion plantaire/ratio de co-contraction) a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur quelques mesure de l’activité musculaire du membre inférieur (Force générée par l’extension du genou, Ratio de co-contraction de l’extension du genou, Force générée par la flexion plantaire de la cheville), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie au sol.

Le second ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. La force musculaire des participants (flexion/extension isométrique du genou – membre parétique/non parétique) a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la force musculaire du membre parétique (flexion/extension du genou), en faveur de l’entraînement aquatique sur tapis roulant comparé aux exercices aérobiques au sol.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces que des interventions comparatives (ici, de la physiothérapie au sol et des exercices aérobiques au sol) pour améliorer la force musculaire du membre inférieur en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Tripp & Krakow, 2014) et un ECR de qualité acceptable (Chan et al., 2017) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la mobilité en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Tripp & Krakow, 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick ou la physiothérapie habituelle appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelle. La mobilité des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Rivermead Mobility Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Chan et al., 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle ; les deux groupes ont également reçu des séances de réadaptation additionnelle. La mobilité et les habiletés ambulatoires des participants ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention), respectivement par le Timed Up and Go test et le Community Balance and Mobility Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, la physiothérapie ou la réadaptation habituelles) pour améliorer la mobilité en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Paramètres de la santé cardiorespiratoire
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Han & Im, 2018 ; Lee et al., 2018) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur les paramètres de la santé cardiorespiratoire en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Han & Im, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. Les paramètres de la santé cardiorespiratoire des participants (Pic de l’absorption d’oxygène, Pic du taux de pression produit, Fréquence cardiaque au repos, Pic de la fréquence cardiaque, Pic de la fréquence cardiaque prévue pour l’âge, Durée du test de tolérance à l’effort, Ratio d’échange respiratoire) ont été mesurés à 6 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur 4 des 7 paramètres mesurés (Pic de l’absorption d’oxygène, Pic de la fréquence cardiaque, Pic de la fréquence cardiaque prévue pour l’âge, Durée du test de tolérance à l’effort) en faveur de l’entraînement aquatique comparé aux exercices aérobiques au sol.

Le second ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. Les paramètres de la santé cardiorespiratoire des participants (Fréquence cardiaque au repos, Pression artérielle systolique/diastolique au repos, Fréquence cardiaque maximale, Pression artérielle systolique/diastolique maximale, Taux maximal de pression produite, Ratio d’échange respiratoire, Consommation maximale d’oxygène) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur les paramètres de la santé cardiorespiratoire en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol sur 6 semaines) pour améliorer certains des paramètres de la santé cardiorespiratoire ; un second ECR de haute qualité a indiqué que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol sur 4 semaines).

Qualité de vie
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur la qualité de vie en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. La qualité reliée à la santé des participant a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le EQ-5D-3L. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol) pour améliorer la qualité de vie en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Rigidité artérielle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2018) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur la rigidité artérielle en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou des exercices aérobiques au sol. La rigidité artérielle des participant (parétique/non parétique) a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) en utilisant une méthode oscillométrique. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices aérobiques au sol) pour réduire la rigidité artérielle en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Spasticité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Zhang et al., 2016) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur la spasticité en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou de la physiothérapie au sol. La spasticité des participants a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale (Flexion du genou, Dorsiflexion de la cheville). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de la physiothérapie au sol) pour réduire la spasticité en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique

Activité musculaire
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Cha, Shin & Kim, 2017) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur l’activité musculaire en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique utilisant la méthode Ring Bad Ragaz ou de la physiothérapie habituelle appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu de la physiothérapie additionnelle. L’activité musculaire des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par électromyographie (EMG – Tibial antérieur, Gastrocnémien). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparé à la physiothérapie.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer l’activité musculaire en phase chronique de récupération post-AVC.

Auto-perception de la santé et du bien-être
Efficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Morer et al., 2020) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur l’auto-perception de la santé et du bien-être en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. Le bien-être psychologique des participants a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par le WHO 5-item Well-Being Index et, au même moment, l’auto-perception de la santé des participant a été mesurée par l’EQ-VAS. Une amélioration significative a été notée sur les deux mesures.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude quasi-expérimentale, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace pour améliorer l’auto-perception de la santé et du bien-être en phase chronique de récupération post-AVC.

Douleur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2020) et une étude quasi-expérimentale (Morer et al., 2020) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la douleur en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2020) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique Ai-Chi, des exercices au sol, ou une combinaison de thérapie aquatique et d’exercices au sol. La douleur des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (au moment d’un suivi), à l’aide d’une échelle visuelle analogue. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparée aux exercices au sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a également été relevée en faveur de la thérapie combinée comparée aux exercices au sol.

L’étude non randomisée (Morer et al., 2020) a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. La douleur des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) à l’aide d’une échelle visuelle analogue. Une amélioration significative a été notée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices au sol) pour réduire la douleur en phase chronique de récupération post-AVC. Une étude quasi-expérimentale a également noté une amélioration significative pour réduire la douleur suivant une intervention aquatique.

Endurance à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Zhu et al., 2016) et une étude quasi-expérimentale (Morer et al., 2020) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur l’endurance à la marche en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Zhu et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir de l’hydrothérapie ou des exercices au sol. L’endurance à la marche des participants a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 2 minutes. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’hydrothérapie comparé aux exercices au sol.

L’étude non randomisée (Morer et al., 2020) a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. L’endurance à la marche des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes. Une amélioration significative a été notée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique est plus efficace qu’une intervention au sol pour améliorer l’endurance à la marche en phase chronique de récupération post-AVC. De plus, une étude quasi-expérimentale a noté une amélioration significative de l’endurance à la marche suivant une intervention aquatique.

Équilibre
Efficace
1a

Six ECR de haute qualité (Chu et al., 2004 ; Zhu et al., 2016 ; Cha, Shin & Kim, 2017 ; Saleh, Rehab & Aly, 2019 ; Perez-de la Cruz, 2020 ; Perez-de la Cruz, 2021), dix ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008 ; Lee, Ko & Cho, 2010 ; Park & Roh, 2011b ; Park et al., 2014 ; Jung et al., 2014; Kim, Lee & Kim, 2015; Kim, Lee & Jung, 2015 ; Kim, Lee & Kim, 2016 ; Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018 ; Aidar et al., 2018) et trois études quasi-expérimentales (Han, Kim & An, 2013 ; Montagna et al., 2014 ; Morer et al., 2020) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Chu et al., 2004) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’entraînement aquatique du membre inférieur ou un programme d’entraînement au sol du membre supérieur. L’équilibre des participants a été mesuré à 8 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB) Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Zhu et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir de l’hydrothérapie ou des exercices au sol. L’équilibre des participants a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’EEB et le Functional Reach Test (FRT). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de l’équilibre (FRT), en faveur de l’hydrothérapie comparé aux exercices au sol.

Le troisième ECR de haute qualité (Cha, Shin & Kim, 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique utilisant la méthode Ring Bad Ragaz ou de la physiothérapie habituelle appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu de la physiothérapie additionnelle. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par le Biodex Balance Master (un système de mesures de l’équilibre). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparé à la physiothérapie.

Le quatrième ECR de haute qualité (Saleh, Rehab & Aly, 2019) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique à double tâche motrice ou un entraînement au sol à double tâche motrice. L’équilibre dynamique des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par le Biodex Balance System (Overall Stability Index, Anteroposterior Stability Index, Mediolateral Stability Index). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur toutes les mesures de l’équilibre dynamique, en faveur de l’entraînement aquatique comparé à l’entraînement au sol.

Le cinquième ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2020) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique Ai-Chi, des exercices au sol, ou une combinaison de thérapie aquatique et d’exercices au sol. L’équilibre des participants a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (au moment d’un suivi), par le Tinetti test (Score total), le 360 degree turn test, et le single-leg stance balance tests (Jambe droite/gauche). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures de l’équilibre (Tinetti test et 360 degree turn test), en faveur de la thérapie aquatique comparée aux exercices au sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a également été relevée sur deux mesures de l’équilibre (Tinetti test et 360 degree turn test), en faveur de la thérapie combinée comparée aux exercices au sol. Toujours aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de l’équilibre (360 degree turn test), en faveur de la thérapie combinée comparée à la thérapie aquatique.

Le sixième ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2021) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique, des exercices au sol, ou une combinaison de thérapie aquatique et d’exercices au sol. L’équilibre des participants a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (au moment d’un suivi), par l’EEB et en position tandem (yeux ouverts). Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de l’équilibre, en faveur de la thérapie aquatique comparée aux exercices au sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a également été relevée sur l’une des mesures de l’équilibre (EEB), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la thérapie combinée ; et, seulement au moment du suivi, sur la mesure en position tandem, en faveur de la thérapie combinée comparée à la thérapie aquatique ; et, aux deux temps de mesure, sur la mesure en position tandem, en faveur de la thérapie combinée comparée aux exercices au sol.

Le premier ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle. L’équilibre des participants a été mesuré à 8 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une différence significative a été relevée sur le changement de score entre le début de l’étude et après l’intervention, en faveur de la thérapie aquatique comparée à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de qualité acceptable (Lee, Ko & Cho, 2010) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une entraînement aquatique axé sur la tâche ou un entraînement au sol axé sur la tâche. L’équilibre des participants a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par le Good Balance System pour mesurer l’équilibre statique (vitesse de balancement antéro-postérieur/médio-latéral – yeux ouverts, yeux fermés), et l’équilibre dynamique (temps, distance). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’équilibre dynamique (temps, distance), en faveur de l’entraînement aquatique comparé l’entraînement au sol.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Park & Roh, 2011b) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices aquatiques ou des exercices au sol. L’équilibre statique des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par le Good Balance System (Vélocité du balancement médio-latéral – yeux ouverts/yeux fermés ; Vélocité du balancement antéropostérieur – yeux ouverts/yeux fermés ; Vélocité du mouvement – yeux ouverts/yeux fermés). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur certaines mesures de l’équilibre statique (Vélocité du balancement médio-latéral – yeux ouverts ; Vélocité du balancement antéropostérieur – yeux ouverts ; Vélocité du mouvement – yeux ouverts), en faveur des exercices aquatiques comparés aux exercices au sol.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Park et al., 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou aucun entraînement particulier ; les deux groupes ont également reçu la réadaptation habituelle. L’équilibre des participants a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par le Balance System SD (Équilibre statique – balancement antéropostérieur, balancement médio-latéral, Total ; Équilibre dynamique). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le cinquième ECR de qualité acceptable (Jung et al., 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique avec obstacles ou un entraînement au sol avec obstacles. L’équilibre statique des participants a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par le Good Balance System (Vélocité du balancement médio-latéral – yeux fermés ; Vélocité du balancement antéropostérieur – yeux fermés, zone de balancement). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur toutes les mesures de l’équilibre statique, en faveur de l’entraînement aquatique avec obstacles comparé à l’entraînement au sol avec obstacles.

Le sixième ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2015) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices aquatiques utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) du membre inférieur ou des exercices au sol utilisant la FNP du membre inférieur. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB et le One Leg Stand Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de l’équilibre, en faveur des exercices aquatiques utilisant la FNP comparés aux exercices au sol utilisant la FNP.

Le septième ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Jung, 2015) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie de coordination de mouvements aquatiques utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB et le FRT. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de l’équilibre, en faveur de la thérapie aquatique utilisant la FNP comparée à la thérapie neuro-développementale seule.

Le huitième ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique à double tâche ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB et le FRT. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de l’équilibre, en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune thérapie aquatique.

Le neuvième ECR de qualité acceptable (Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices dans l’eau ou des exercices au sol ; les deux groupes ont également reçu des exercices au sol additionnels. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB et le Sportak Balance Device (Indice d’équilibre statique, Indice d’équilibre dynamique). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de l’équilibre EEB), en faveur des exercices au sol comparés aux exercices dans l’eau.

Le dixième ECR de qualité acceptable (Aidar et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’exercices aquatiques ou aucune intervention particulière. L’équilibre des participants a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aquatiques comparés à aucune intervention particulière.

La première étude non randomisée (Han, Kim & An, 2013) a assigné les participants pour recevoir un programme d’exercices proprioceptifs aquatiques ou un programme d’exercices proprioceptifs au sol. L’équilibre des participants a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB et la zone de balancement par le Good Balance system (yeux ouverts/yeux fermés). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de l’équilibre, en faveur des exercices proprioceptifs aquatiques comparés aux exercices proprioceptifs au sol.

La seconde étude non randomisée (Montagna et al., 2014) a assigné les participants pour recevoir de la physiothérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick. L’équilibre des participants a été mesuré après 18 séances (après l’intervention) par l’EEB. Une amélioration significative a été notée.

La troisième étude non randomisée (Morer et al., 2020) a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. L’équilibre des participants a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une amélioration significative a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de cinq ECR de haute qualité, neuf ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale, indiquent que des interventions aquatiques sont plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou que des interventions au sol pour améliorer l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a relevé qu’un programme d’intervention aquatique du membre inférieur n’est pas plus efficace qu’un programme comparatif du membre supérieur au sol ; un ECR de qualité acceptable a relevé qu’un entraînement aquatique sur tapis roulant n’est pas plus efficace qu’aucun entraînement particulier ; et un autre ECR de qualité acceptable a relevé que des exercices aquatiques sont moins efficaces que les exercices au sol pour améliorer l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC. Par contre, deux autres études quasi-expérimentales ont noté une amélioration significative de l’équilibre suivant des interventions aquatiques.

Force - membre inférieur
Inefficace
1a

Un ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2020) et quatre ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008 ; Park et al., 2012 ; Kum & Shin, 2017 ; Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la force du membre inférieur en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2020) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique Ai-Chi, des exercices au sol, ou une combinaison de thérapie aquatique et d’exercices au sol. La force du membre inférieur des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (au moment d’un suivi), par le 30-second chair stand test. Aux deux temps de mesure, aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe de thérapie aquatique et celui d’exercices au sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a également été relevée sur deux mesures de l’équilibre (Tinetti test et 360 degree turn test), en faveur de la thérapie combinée comparée aux exercices au sol. Toujours aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de l’équilibre (360 degree turn test), en faveur de la thérapie combinée comparée à la thérapie aquatique.
Note: Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’intervention combinée comparée à la thérapie aquatique, et en faveur de l’intervention combinée comparée aux exercices au sol.

Le premier ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle. La force musculaire des participants a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dispositif isocinétique (fléchisseurs/extenseurs du genou – parétique/non parétique, fléchisseurs/extenseurs lombaires). Une différence significative a été relevée sur l’une des mesures de force musculaire (fléchisseur du genou parétique – score de changement entre le début de l’étude et après l’intervention), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou un entraînement sur tapis roulant au sol. La force musculaire des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Short Physical Performance Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Kum & Shin, 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement sur tapis roulant à reculons dans l’eau ou un entraînement sur tapis roulant à reculons au sol. La force isocinétique des fléchisseurs et extenseurs du genou (parétique, non parétique) a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre portable (pic de la force générée à 90 degrés/seconde, 120 degrés/seconde). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices dans l’eau ou des exercices au sol ; les deux groupes ont également reçu des exercices au sol additionnels. La force musculaire du membre inférieur des participants (côté parétique/non parétique) a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dispositif isocinétique (fléchisseurs/extenseurs du genou – parétique/non parétique). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant d’un ECR de haute qualité et de quatre ECR de qualité acceptable, indiquent que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces que des interventions au sol pour améliorer la force du membre inférieur en phase chronique de récupération post-AVC.

Habiletés de la démarche
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur les habiletés de la démarche en phase chronique de récupération post-AVC. Cet de qualité acceptable a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle. Les habiletés de la démarche des participants ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention) par la Modified Motor Assessment Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer les habiletés de la démarche en phase chronique de récupération post-AVC.

Habiletés de marche
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Kum & Shin, 2017) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur les habiletés de marche en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement sur tapis roulant à reculons dans l’eau ou un entraînement sur tapis roulant à reculons au sol. Les habiletés de marche des participants ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention) par le Figure-of-Eight Walk test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace qu’une intervention au sol pour améliorer les habiletés de marche en phase chronique de récupération post-AVC.

Humeur
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Aidar et al., 2013 ; Aidar et al., 2018) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur l’humeur en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Aidar et al., 2013) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’exercices aquatiques ou aucune intervention particulière. L’anxiété des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le State Trait Anxiety Inventory (IDATE – I Anxiety Trait ; II Anxiety State), et, au même moment, la dépression des participant a été mesurée par l’Inventaire de Dépression de Beck (IDB). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les toutes les mesures de l’humeur, en faveur des exercices aquatiques comparés à aucune intervention particulière.

Le second ECR de qualité acceptable (Aidar et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’exercices aquatiques ou aucune intervention particulière. L’anxiété des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le State Trait Anxiety Inventory (IDATE – I Anxiety Trait ; II Anxiety State), et, au même moment, la dépression des participant a été mesurée par l’IDB. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les toutes les mesures de l’humeur, en faveur des exercices aquatiques comparés à aucune intervention particulière.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’humeur en phase chronique de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelle
Contradictoire
4

Deux ERC de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2015 ; Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur l’indépendance fonctionnelle en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2015) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices aquatiques utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) du membre inférieur ou des exercices au sol utilisant la FNP du membre inférieur. L’indépendance fonctionnelle des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aquatiques utilisant la FNP comparés aux exercices au sol utilisant la FNP.

Le second ECR de qualité acceptable (Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices dans l’eau ou des exercices au sol ; les deux groupes ont également reçu des exercices au sol additionnels. L’indépendance fonctionnelle des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la MIF. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur l’indépendance fonctionnelle en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices au sol utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive du membre inférieur) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices au sol).
Note :
Les différences de résultats peuvent être liées aux différentes formes d’intervention aquatique et/ou à l’intensité de l’intervention ; les exercices aquatiques effectués durant 60 minutes par séance / 3 jours par semaine ne se sont pas avérés plus efficaces que les exercices au sol ; les exercices aquatiques utilisant la FNP effectués durant 30 minutes par séance / 5 séances par semaine se sont avérés plus efficaces que les exercices au sol utilisant la FNP.

Mise en charge
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008 ; Park et al., 2012) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la mise en charge en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou la réadaptation habituelle. Les habiletés de mise en charge des participants ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention) par le mtd-Balance system (Se lever d’une chaise, Déplacement latéral du poids, Déplacement avant du poids, Déplacement arrière du poids – membre parétique/non parétique). Une différence significative a été relevée sur deux mesures de mise en charge (Déplacement avant du poids, Déplacement arrière du poids – membre parétique seulement – score de changement entre le début de l’étude et après l’intervention), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou un entraînement sur tapis roulant au sol. Les habiletés de mise en charge des participants ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention) par la SmartStep System (pied entier, avant-pied, arrière-pied). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures de mise en charge (pied entier, arrière-pied), en faveur de l’entraînement aquatique sur tapis roulant comparé à l’entraînement sur tapis roulant au sol.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces que la réadaptation habituelle et qu’une intervention au sol pour améliorer la mise en charge en phase chronique de récupération post-AVC.

Mobilité
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Zhu et al., 2016 ; Cha, Shin & Kim, 2017 ; Perez-de la Cruz, 2021), six ECR de qualité acceptable (Park et al., 2011a ; Kim, Lee & Jung, 2015 ; Kim, Lee & Kim, 2015; Kim, Lee & Kim, 2016 ; Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018 ; Aidar et al., 2018) et deux études quasi-expérimentales (Montagna et al., 2014 ; Morer et al., 2020) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la mobilité en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Zhu et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir de l’hydrothérapie ou des exercices au sol. La mobilité des participants a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Timed Up and Go Test (TUG). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Cha, Shin & Kim, 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique utilisant la méthode Ring Bad Ragaz ou de la physiothérapie habituelle appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu de la physiothérapie additionnelle. La mobilité des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TUG. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le troisième ECR de haute qualité (Perez-de la Cruz, 2021) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique, des exercices au sol, ou une combinaison de thérapie aquatique et d’exercices au sol. La mobilité des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (au moment d’un suivi), par le TUG et le Five Times Sit-to-Stand test (FTSTS. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de mobilité, en faveur de la thérapie aquatique comparée aux exercices au sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a également été relevée sur l’une des mesures de la mobilité (FTSTS), en faveur de la thérapie combinée par comparée à la thérapie aquatique ; toujours aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a également été relevée sur les deux mesures, en faveur de la thérapie combinée comparée aux exercices au sol.

Le premier ECR de qualité acceptable (Park et al., 2011a) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices aquatiques ou des exercices au sol. La mobilité des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Performance-Oriented Mobility Assessment. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aquatiques comparés aux exercices au sol.

Le second ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Jung, 2015) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie de coordination de mouvements aquatiques utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. La mobilité des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TUG. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique utilisant la FNP comparée à la thérapie neuro-développementale seule.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2015) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices aquatiques utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) du membre inférieur ou des exercices au sol utilisant la FNP du membre inférieur. La mobilité des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TUG. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aquatiques utilisant la FNP comparés aux exercices au sol utilisant la FNP.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique à double tâche ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. La mobilité des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TUG et le Five Times Sit-to-Stand Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de mobilité, en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune thérapie aquatique.

Le cinquième ECR de qualité acceptable (Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices dans l’eau ou des exercices au sol ; les deux groupes ont également reçu des exercices au sol additionnels. La mobilité des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le TUG. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le sixième ECR de qualité acceptable (Aidar et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’exercices aquatiques ou aucune intervention particulière. La mobilité des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le TUG et un test pour se lever de la position assise. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de mobilité, en faveur des exercices aquatiques comparés à aucune intervention particulière.

La première étude non randomisée (Montagna et al., 2014) a assigné les participants pour recevoir de la physiothérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick. La mobilité des participants a été mesurée après 18 séances (après l’intervention) par le TUG. Une amélioration significative a été notée.

La seconde étude non randomisée (Morer et al., 2020) a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. La mobilité des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le TUG. Une amélioration significative a été notée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur la mobilité en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité et cinq ECR de qualité acceptable indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’aucune intervention particulière et que des interventions au sol pour améliorer la mobilité ; deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, des exercices au sol ou la physiothérapie habituelle).

Paramètres de la santé cardiovasculaire
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Chu et al., 2004) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur les paramètres de la santé cardiovasculaire en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’entraînement aquatique du membre inférieur ou un programme d’entraînement au sol du membre supérieur. L’absorption maximale d’oxygène (VO2max) et la charge de travail maximale (watts) ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un vélo ergomètre. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures, en faveur du programme d’entraînement aquatique du membre inférieur comparé au programme d’entraînement au sol du membre supérieur.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’entraînement au sol du membre supérieur) pour améliorer les paramètres de la santé cardiovasculaire en phase chronique de récupération post-AVC.

Paramètres de marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Saleh, Rehab & Aly, 2019) et trois ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012 ; Furnari et al., 2014 ; Park et al., 2016) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur les paramètres de marche en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Saleh, Rehab & Aly, 2019) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique à double tâche motrice ou un entraînement au sol à double tâche motrice. Les paramètres de marche des participants (Vitesse de marche, Longueur du pas – membre parétique/non parétique, Temps d’appui sur le membre parétique) ont été mesurés à 6 semaines (après l’intervention) par le Biodex gait Trainer. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur tous les paramètres mesurés, en faveur de l’entraînement aquatique comparé à l’entraînement au sol.

Le premier ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique sur tapis roulant ou un entraînement sur tapis roulant au sol. Les paramètres de marche des participants (Angles articulaires au contact du talon et de la pointe du pied par rapport au sol [flexion de la hanche, extension du genou, flexion plantaire/dorsiflexion]) ont été mesurés à 6 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur certains paramètres mesurés (flexion de la hanche – contact du talon, décollement du sol de l’orteil ; extension du genou – contact du talon, décollement du sol de l’orteil) en faveur de l’entraînement aquatique sur tapis roulant comparé à l’entraînement sur tapis roulant au sol.

Le second ECR de qualité acceptable (Furnari et al., 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir de l’hydrokinésithérapie ou la physiothérapie habituelle ; les deux groupes ont également reçu de la physiothérapie additionnelle. Les paramètres de marche des participants (vitesse de marche, cadence, phase d’appui, phase de balancement, phase de double appui, longueur du demi-pas) ont été mesurés à 8 semaines (après l’intervention) par un Modular Clinical Electronic Baropodometer. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la plupart des paramètres mesurés (vitesse de marche, cadence, phase d’appui, phase de balancement, phase de double appui), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie habituelle.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Park et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices du tronc en milieu aquatique ou des exercices du tronc au sol. Les paramètres de marche des participants ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) à l’aide du système d’analyse gait trainer 2 (Vitesse de marche, Cycle de marche, Phase d’appui, Longueur de la foulée, Indice de symétrie – phase d’appui/longueur de la foulée). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux paramètres mesurés (Cycle de marche, Longueur de la foulée – membre parétique) en faveur des exercices du tronc au sol comparé aux exercices du tronc en milieu aquatique.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable, indiquent que des interventions aquatiques sont plus efficaces que des interventions au sol pour améliorer les paramètres de marche en phase chronique de récupération post-AVC..
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a relevé que des exercices au sol sont plus efficaces que des exercices aquatiques pour améliorer certains paramètres de marche.

Proprioception
Efficace
2a

Deux ECR de qualité acceptable (Park et al., 2011a ; Kum & Shin, 2017) et une étude quasi-expérimentale (Han, Kim & An, 2013) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la proprioception en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Park et al., 2011a) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices aquatiques ou des exercices au sol. La proprioception des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Biometrics Motion Analysis System. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aquatiques comparés aux exercices au sol.

Le second ECR de qualité acceptable (Kum & Shin, 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement sur tapis roulant à reculons dans l’eau ou un entraînement sur tapis roulant à reculons au sol. La proprioception des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide de la méthode de récurrence de l’angle articulaire (application de rapporteur pour téléphone intelligent) alors que le participant est en position unijambiste (flexion/extension de la hanche parétique, flexion/extension du genou parétique). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur toutes les mesures de proprioception, en faveur de l’entraînement sur tapis roulant à reculons dans l’eau comparé à l’entraînement sur tapis roulant à reculons au sol.

L’étude non randomisée (Han, Kim & An, 2013) a assigné les participants pour recevoir un programme d’exercices proprioceptifs aquatiques ou un programme d’exercices proprioceptifs au sol. La proprioception des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Biometrics Motion Analysis System. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices proprioceptifs aquatiques comparés aux exercices proprioceptifs au sol.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale, indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces que les interventions au sol pour améliorer la proprioception en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Contradictoire
4

Un ECR de haute qualité (Matsumoto et al., 2016), un ECR de qualité acceptable (Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) et deux études quasi-expérimentales (Montagna et al., 2014; Morer et al., 2020) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la qualité de vie en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Matsumoto et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ont également reçu la réadaptation habituelle. La qualité de vie des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) en utilisant la Short-Form 36 (SF-36 : Fonctionnement physique ; Rôle physique ; Douleurs corporelles ; Santé générale ; Vitalité ; Fonctionnement social ; Rôle-émotionnel ; Santé mentale). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement de scores de toutes les mesures de qualité de vie, en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Eyvaz, Dundar & Yesil, 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir des exercices dans l’eau ou des exercices au sol ; les deux groupes ont également reçu des exercices au sol additionnels. La qualité de vie des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la SF-36 (Vitalité ; Fonctionnement physique ; Rôle physique ; Douleur ; Santé générale ; Fonctionnement social ; Rôle émotionnel ; Santé mentale). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de qualité de vie SF-36 (Vitalité), en faveur des exercices dans l’eau comparés aux exercices au sol.

La première étude non randomisée (Montagna et al., 2014) a assigné les participants pour recevoir de la physiothérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick. La qualité de vie des participants a été mesurée après 18 séances (après l’intervention) par le Stroke-Specific Quality of Life questionnaire (SS-QoL – Énergie, Rôles familiaux, Langage, Mobilité, Humeur, Personnalité, Soins personnels, Rôles sociaux, Pensée, Fonction du membre supérieur, Vision, Travail/productivité, Score total). Une amélioration significative a été notée seulement sur l’une des mesures de qualité de vie (SS-QoL – Mobilité).

La seconde étude non randomisée (Morer et al., 2020) a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. La qualité de vie reliée à la santé des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par l’EQ-5D (scores de Mobilité, Soins personnels, Activités habituelles, Douleur/inconfort, Anxiété/dépression). Une amélioration significative a été notée seulement sur l’une des mesures de qualité de vie reliée à la santé (EQ-5D – Mobilité).

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur la qualité de vie en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’aucune intervention particulière pour améliorer la qualité de vie ; un ECR de qualité acceptable a indiqué que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement au sol). De plus, deux études quasi-expérimentales ont noté une amélioration sur une seule mesure de qualité de vie (mobilité) suivant une intervention aquatique.

Spasticité
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Matsumoto et al., 2016) a examiné les effets d’une intervention aquatique sur la spasticité en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ont également reçu la réadaptation habituelle. La spasticité des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune intervention particulière.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention aquatique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour réduire la spasticité en phase chronique de récupération post-AVC.

Stabilité posturale - dynamique
Contradictoire
4

Deux ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2016 ; Kum & Shin, 2017) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la stabilité posturale dynamique en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique à double tâche ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. La stabilité posturale dynamique des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Functional Gait Assessment. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de mobilité, en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune thérapie aquatique.

Le second ECR de qualité acceptable (Kum & Shin, 2017) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement sur tapis roulant à reculons dans l’eau ou un entraînement sur tapis roulant à reculons au sol. La stabilité posturale dynamique des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Functional Gait Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de des interventions aquatiques sur la stabilité posturale dynamique en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique que les interventions aquatiques sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, une thérapie neuro-développementale) pour améliorer la stabilité posturale dynamique ; un autres ECR de qualité acceptable a indiqué que les interventions aquatiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement au sol).

Stabilité posturale - statique
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Furnari et al., 2014) et une étude quasi-expérimentale (Montagna et al., 2014) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la stabilité posturale statique en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Furnari et al., 2014) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir de l’hydrokinésithérapie ou la physiothérapie habituelle ; les deux groupes ont également reçu de la physiothérapie additionnelle. La stabilité posturale statique des participants a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) à l’aide de la baropodométrie (surface plantaire, charge plantaire – parétique/non parétique) et de la stabilométrie (longueur du balancement – yeux ouverts/fermés). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de stabilité posturale (longueur du balancement – yeux ouverts/fermés), en faveur de la thérapie aquatique comparée à la physiothérapie habituelle.

L’étude non randomisée (Montagna et al., 2014) a assigné les participants pour recevoir de la physiothérapie aquatique utilisant la méthode Halliwick. La distribution de la pression plantaire a été mesurée après 18 séances (après l’intervention) à l’aide de la baropodométrie (antéro-postérieure/médio-latérale – yeux ouverts, yeux fermés, assis-debout). Aucune amélioration significative n’a été notée.

Conclusion : De données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une intervention aquatique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, la physiothérapie habituelle) pour améliorer la stabilité posturale statique en phase chronique de récupération post-AVC. Une étude quasi-expérimentale n’a également noté aucune amélioration significative de la stabilité posturale suivant une intervention aquatique.

Vitesse de marche
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Chu et al., 2004 ; Matsumoto et al., 2016), trois ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Jung, 2015 ; Kim, Lee & Kim, 2016 ; Aidar et al., 2018), et une étude quasi-expérimentale (Morer et al., 2020) ont examiné les effets des interventions aquatiques sur la vitesse de marche en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Chu et al., 2004) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’entraînement aquatique du membre inférieur ou un programme d’entraînement au sol du membre supérieur. La vitesse de marche au choix du participant (m/sec) a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 8 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’entraînement aquatique du membre inférieur comparé au programme d’entraînement au sol du membre supérieur.

Le second ECR de haute qualité (Matsumoto et al., 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie aquatique ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ont également reçu la réadaptation habituelle. La vitesse de marche des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres (Vitesse, Cadence). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de vitesse de marche, en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune intervention particulière.

Le premier ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Jung, 2015) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir une thérapie de coordination de mouvements aquatiques utilisant la Facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. La vitesse de marche des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique utilisant la FNP comparée à la thérapie neuro-développementale seule (aucune thérapie aquatique).

Le second ECR de qualité acceptable (Kim, Lee & Kim, 2016) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un entraînement aquatique à double tâche ou aucune thérapie aquatique ; les deux groupes ont également reçu une thérapie neuro-développementale. La vitesse de marche des participants a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la thérapie aquatique comparée à aucune thérapie aquatique.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Aidar et al., 2018) a assigné aléatoirement les participants pour recevoir un programme d’exercices aquatiques ou aucune intervention particulière. La vitesse de marche des participants a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Timed 7.62-Meter Walk test. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aquatiques comparés à aucune intervention particulière.

L’étude non randomisée (Morer et al., 2020) a assigné les participants pour recevoir une thérapie aquatique combinée à de la thalassothérapie. La vitesse de marche des participants a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune amélioration n’a été notée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable, indiquent que les interventions aquatiques sont plus efficaces que des interventions au sol et qu’aucune intervention particulière pour améliorer la vitesse de marche en phase chronique de récupération post-AVC.

Références

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Motif d’exclusion : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

Lim, C-.G. (2020). Effect of underwater treadmill gait training with water-jet resistance on balance and gait ability in patients with chronic stroke: a randomized controlled pilot trial. Frontiers in Neurology, 10: 1246.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une forme d’entraînement aquatique sur tapis roulant.

Park, B-.S., Noh, J-.W., Kim, M-.Y., Lee, L-,K., Yang, S-.M., Lee, W-.D., Shin, Y-.S., Kim, J-.H., Lee, J-.U.., Kwak, T-.Y., Lee, T-.H., Kim, J-.Y., Park, J., & Kim, J. (2015). The effects of aquatic trunk exercise on gait and muscle activity in stroke patients: a randomized controlled pilot study. Journal of Physical Therapy Science, 27, 3549-53.
Motif d’exclusion : Aucune comparaison entre les groupes.

Temperoni, G., Curcio, A., Iosa, M., Mangiarotti, M.A., Morelli, D., De Angelis, S., Vergano, S., & Tramontano, M. (2020). A water-based sequential preparatory approach vs. conventional aquatic training in stroke patients: a randomized controlled trial with a 1-month follow-up. Frontiers in Neurology, 11: 466.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une forme d’entraînement aquatique.

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