Exercice aérobique

Évidence révisées en date du 30-05-2021
Auteur(s)* : Adam Kagan, B.Sc ; Anita Petzold, BSc OT ; Nathalie Serrat, BSC PT ; Amanda Ischayek BSc PT ; Sabrina Ianni, BSc, PT ; Caroline Labelle, BSc PT ; Sukhdeep Johal, Bsc PT ; Monica Trozzo BSc. PT ; Elissa Sitcoff, BA BSc ; Annabel McDermott, OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT
Réviseur expert : Janice Eng, PhD PT; Pamela Duncan, PhD PT(C)
Version française en traduction libre : Gabriel Plumier
Cohérence du contenu et de la traduction : Gabriel Plumier
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Il a été démontré que les patients ayant subi un AVC ont une faible endurance pendant l’exercice, probablement en raison de l’événement et aussi comme une réaction secondaire à l’inactivité forcée. On sait également qu’il existe une relation positive entre la capacité aérobie et la performance fonctionnelle (Katz-Leurer et al. 2003).

Cliquer ici pour accéder aux AEROBICS 2019 Update Best Practice Recommendations (disponible en anglais).

Cliquer ici pour accéder au Guide du clinicien 2013 du CPSR.

Cliquer ici pour accéder au Guide du patient 2013 du CPSR.

Information aux patients/familles

Auteurs* : Adam Kagan, B.Sc.; Nathalie Serrat, BSC PT; Amanda Ischayek BSc PT; Sabrina Ianni, BSc, PT; Caroline Labelle, BSc PT; Sukhdeep Johal, Bsc PT; Monica Trozzo BSc. PT; Elissa Sitcoff, BA BSc; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT

Qu’est-ce que l’exercice aérobique ?

L’exercice aérobique fait allusion à une activité physique exigeant l’utilisation d’oxygène par le corps pour générer de l’énergie. Il est important de faire de l’exercice aérobique pour rester en bonne santé. L’exercice aérobique a pour principal intérêt de conditionner le cœur et les poumons. Il accroît la quantité d’oxygène apportée au corps, ce qui amène le cœur à utiliser l’oxygène plus efficacement. De plus, l’exercice aérobique peut contrôler la graisse du corps, augmenter l’énergie, faire baisser la tension artérielle, augmenter la résistance à l’effort et améliorer l’humeur.

Il existe plusieurs types d’exercices aérobiques qui peuvent être pratiqués à différents niveaux d’intensité pendant des périodes de temps variées. Toute activité qui dure plus de 3 minutes est considérée comme aérobique (comme le golf, la bicyclette, la marche et la natation).
Note : Les autres formes d’exercices (comme ceux qui mettent l’accent sur la souplesse et la musculation) sont tout aussi importantes, mais seules celles qui se concentrent sur l’exercice aérobique seront abordées dans ce module.

Pourquoi est-il important que je fasse de l’exercice après mon AVC ?

Après un AVC, il est fréquent d’avoir des difficultés persistantes de mobilité, par exemple pour la marche. Il est important de continuer à faire de l’exercice malgré ces défis, pour éviter de tomber dans un cercle vicieux, où la difficulté de bouger conduit au manque d’exercice et le manque d’exercice mène à un nouvel affaiblissement musculaire et à une condition physique diminuée. L’inactivité peut contribuer à des complications physiques, notamment l’ostéoporose et une circulation sanguine réduite. Elle peut aussi mener à la perte d’indépendance, à la dépression et à l’isolement social. Plus vous êtes inactif, plus il est difficile de maintenir une bonne santé cardiovasculaire, mentale et neurologique.

Heureusement, les bienfaits de l’exercice aérobique s’appliquent également aux personnes qui sont en phase subaiguë d’un AVC. Les recherches ont montré que l’exercice contribuait à l’amélioration du bien-être physique et mental, de la fonction cardiaque, de la résistance à l’effort, de l’équilibre, de la qualité de vie en général et du mouvement. De plus, l’exercice peut faire baisser la pression artérielle, favoriser un bon équilibre des graisses du sang, aider le corps à maintenir un niveau sain d’insuline et minimiser la dépression.

Comment dois-je commencer à faire de l’exercice après un AVC ?

Avant de commencer un programme d’exercice, il est recommandé d’avoir une évaluation médicale complète pour déterminer vos besoins spécifiques. Votre équipe médicale ou de réadaptation peut travailler avec vous pour mettre au point un régime d’exercice approprié (y compris le type d’activités, la fréquence à laquelle vous devez participer aux activités et la durée de ces activités) en fonction de vos capacités et de vos besoins individuels.

Quel type d’activités dois-je faire ?

Vous devriez choisir une activité qui vous divertira.
Voici quelques exemples d’activités à caractère aérobique :

  • Golf
  • Marche
  • Danse
  • Natation
  • Cyclisme
  • Tennis
  • Quilles

Le jardinage et le ménage sont également d’excellentes formes d’exercice aérobique. Essayez d’ajouter des exercices à votre routine quotidienne, par exemple, stationnez votre voiture plus loin de votre destination. Toute forme d’activité physique peut être bénéfique à condition de la pratiquer régulièrement et de façon constante.

En ce qui concerne la bicyclette, beaucoup de gens trouve cela difficile ou ont peur de tomber. Ce problème peut se résoudre si vous utilisez une bicyclette stationnaire. Les bicyclettes stationnaires sont un moyen sans danger et efficace de faire de l’exercice aérobique à faible impact; c’est donc un bon choix pour les personnes qui ont subi un AVC. Ces bicyclettes peuvent aussi être modifiées pour convenir à vos besoins individuels.

Les tapis roulants sont également utiles pour marcher, à condition qu’ils soient équipés d’une barre pour se tenir, et d’une façon de modifier la vitesse et l’intensité. Un tapis roulant est surtout utile pour réentraîner à la marche les personnes qui ont subi un AVC.

Puis-je pratiquer les mêmes exercices qu’auparavant?

Après un AVC, il est parfois difficile de reprendre les mêmes activités que vous aimiez pratiquer auparavant. Vous devrez peut-être changer votre régime d’exercices précédent, ce qui veut dire découvrir de nouvelles activités qui sont peut-être moins exigeantes physiquement. Voici ce qu’il vous faudra peut-être modifier :

  • Le niveau de difficulté de l’exercice
  • La durée de votre exercice
  • La fréquence de votre exercice

Cela dépendra de vos besoins et de vos capacités et devrait être déterminé par une équipe de réadaptation.

Certains équipements peuvent aussi être utilisés pour faciliter l’exercice, comme des mains courantes et des aides techniques. Par exemple, vous aimez peut-être la natation, mais il vous faudra alors trouver une piscine qui a des adaptations et des équipements de sécurités spéciaux.

Qui peut m’aider à reprendre mes activités physiques?

Le personnel de réadaptation, comme les ergothérapeutes, physiothérapeutes, travailleurs sociaux, thérapeutes en loisirs, et psychologues vous aideront à commencer votre nouveau programme d’exercices, mais votre famille et vos amis sont une excellente source de soutien pour vous aider à continuer avec succès. La pratique de l’exercice avec un(e) ami(e) ou un membre de votre famille est motivant, encourageant et, bien sûr, plus amusant.

À quelle fréquence et pendant combien de temps dois-je faire de l’exercice ?

D’après l’American Heart Association, la fréquence recommandée de l’entraînement est d’une durée de 20 à 60 minutes par jour, 3 à 7 jours par semaine, selon le niveau de condition physique du patient. ** Une fois encore, cependant, il est très important de prendre un avis médical avant de commencer à pratiquer un programme d’exercice et d’obtenir un avis sur la fréquence et la durée des activités que vous devez pratiquer.

Où puis-je participer à un programme d’exercice?

Pendant votre séjour à l’hôpital ou dans un centre de réadaptation, vous participerez à des programmes d’exercice mis au point et assistés par votre équipe de réadaptation. Quand vous serez prêt à rentrer chez vous, l’équipe pourra vous montrer comment continuer par vous-même, et pourra vous recommander de vous joindre à un programme d’exercice ou à une combinaison des deux.

Des centres de jour, des centres communautaires locaux et des gymnases de votre quartier pourront vous fournir des programmes et un soutien appropriés à vos besoins.

Cela est-il efficace après un AVC ?

Des experts ont mené des essais pour comparer les exercices aérobiques à d’autres traitements afin de voir s’ils aident les personnes ayant subi un AVC.

Chez les personnes en phase aiguë de récupération (< 4 semaines après l’AVC)

Les études ont démontré que l’exercice aérobique :

Était plus efficace que les autres traitements pour améliorer la sensibilisation à l’AVC et l’endurance à la marche (c’est-à-dire votre tolérance physique à la marche).

Était aussi efficace que les autres traitements pour améliorer les paramètres de la santé cardiovasculaire (par exemple, votre tension artérielle), la qualité de vie, l’humeur et l’affect (par exemple, les symptômes de dépression et/ou d’anxiété) et l’activité physique.

Chez les personnes en phase chronique de récupération (> 6 mois après l’AVC)

Les études ont démontré que l’exercice aérobique :

Était plus efficace que les autres traitements pour améliorer la fonction cognitive (par exemple, la mémoire, l’attention), la force de préhension, la qualité de vie, l’endurance à la marche (c’est-à-dire la tolérance physique à la marche) et la vitesse de marche.

Était aussi efficace que les autres traitements pour améliorer l’équilibre, les paramètres de la santé cardiovasculaire (par exemple, votre tension artérielle), les fonctions exécutives (par exemple, votre capacité à planifier et à enchaîner les tâches), l’indépendance fonctionnelle (c’est-à-dire votre capacité à effectuer des tâches de la vie quotidienne comme vous habiller et vous laver), la mobilité (marcher, monter/descendre les escaliers), l’humeur et l’affect (par exemple, les symptômes de dépression et/ou d’anxiété), la force des muscles de vos jambes et l’activité physique.

Chez les personnes ayant subi un AVC (phase de récupération non spécifique à une période)

Les études ont démontré que l’exercice aérobique :

Était plus efficace que les autres traitements pour améliorer l’équilibre ; les paramètres de la santé cardiovasculaire (par exemple, votre tension artérielle) ; l’indépendance fonctionnelle (votre capacité à effectuer des tâches de la vie quotidienne comme s’habiller et se laver) ; la qualité de vie ; la fonction de vos jambes et la fonction générale de votre corps ; la spasticité (le tonus de vos muscles) ; l’endurance à la marche (votre tolérance physique à la marche) ; et la vitesse de marche.

Était aussi efficace que d’autres traitements pour améliorer les capacités cognitives (par exemple, la mémoire, l’attention), la dextérité (capacité à manipuler de petits objets avec les doigts), la capacité à faire de l’exercice, la fonction exécutive (par exemple, votre capacité à planifier et à enchaîner les tâches), la dépression, la fatigue, la mobilité (capacité à se déplacer), la force musculaire et la qualité du sommeil.

Y a-t-il des effets secondaires ou des risques ?

L’exercice est pratiquement sans risque, mais il est important de rester dans les limites de votre seuil personnel. Comme mentionné plus haut, il vaut mieux consulter votre médecin ou thérapeute avant de commencer un programme d’exercice. Il vous aidera à déterminer à quelle fréquence vous devez faire de l’exercice, quelles activités vous devez pratiquer et avec quelle intensité. Si vous étiez physiquement actif avant l’AVC, vous pourrez peut-être ou peut-être pas continuer les mêmes activités. Il vous faudra peut-être simplement modifier ces activités afin qu’elles soient plus faciles pour vous. Si vous ressentez des étourdissements, des douleurs (surtout dans la poitrine) ou si vous avez de la difficulté à respirer, cessez immédiatement votre exercice et dites-le à votre professionnel de la santé.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé.
Note : Il est difficile de dire avec une certitude absolue si une intervention avec un exercice donné est « aérobique » par nature. Dans ce module, nous n’incluons que les études qui comportaient une intervention avec un exercice aérobique sans équivoque. Plus précisément, seules celles qui incluaient un résultat examinant l’effet de l’exercice sur la capacité aérobique (pic de VO2, pic de charge de travail et pic de fréquence cardiaque pendant un test aérobique maximal) ont été prises en considération. Nombre de ces études exploraient aussi les résultats fonctionnels, physiques et émotionnels et ces résultats sont inclus. De même, toutes les études jusqu’à ce jour qui ont examiné l’effet de l’exercice aérobique sur l’AVC en phase subaiguë présentent un « cocktail » de différents types de traitement (p. ex. entraînement en résistance, entraînement en souplesse ainsi qu’une composante solide d’entraînement aérobique), il est donc important de noter que les effets de ces interventions peuvent être attribuables en partie à la combinaison de différents traitements et non à la composante aérobique spécifiquement.

Ce module porte sur les exercices aérobiques pour les personnes ayant subi un AVC ; il contient 16 études, dont 11 sont de haute qualité. Trois études relèvent les effets des exercices aérobiques pour les personnes au début de leur période de récupération post-AVC (1 mois ou moins après l’AVC). Neuf études relèvent les effets des exercices aérobiques pour les personnes en phase chronique de récupération post-AVC (6 mois ou plus après l’AVC). Quatre études relèvent les effets des exercices aérobiques pour les personnes ayant subi un AVC et qui ne sont pas dans une phase spécifique de récupération post-AVC.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Activité physique
Inefficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Faulkner et al., 2015; Moren et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’activité physique en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Faulkner et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de résistance et d’éducation ou des informations écrites. L’activité physique des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi), par l’International Physical Activity Questionnaire (IPAQ : Activité de marche pendant les loisirs, Activité modérée pendant les loisirs, Activité vigoureuse pendant les loisirs, Temps total d’activités de loisirs, Temps passé assis). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Moren et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices physiques ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ont reçu le programme de soins habituel. L’activité physique des patients a été mesurée à 3 et 6 mois (au moment de suivis) par la Physical Activity of Moderate to Higher Intensity (MVPA) et le nombre de pas par jour. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des informations écrites) ou qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’activité physique en phase aiguë de récupération post-AVC.

Endurance à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Moren et al., 2016) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’endurance à la marche en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices physiques ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ont reçu le programme de soins habituel. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 3 et 6 mois (au moment de suivis) par le Test de marche en 6 minutes. Une différence significative entre les groupes a été relevée au moment du suivi de 6 mois, en faveur des exercices physiques comparés à aucune intervention particulière.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que des exercices physiques sont plus efficaces qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’endurance à la marche en phase aiguë de récupération.

Humeur et affect
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Faulkner et al., 2015) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’humeur et l’affect en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de résistance et d’éducation ou des informations écrites. L’humeur et l’affect des patients ont été mesurés à 8 semaines (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi), par l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS : Anxieté et Dépression) et le Profile and Mood States (PMS : Vigueur, Dépression, Confusion, Tension, Colère, Fatigue). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les scores de changement obtenus entre l’intervention et le moment du suivi sur l’une des mesures (PMS : Fatigue), en faveur du programme d’exercice + éducation comparé aux informations écrites. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des informations écrites) pour améliorer l’humeur et l’affect en phase aiguë de récupération post-AVC.

Paramètres de santé cardiovasculaire
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wijkman et al., 2017) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur les paramètres de santé cardiovasculaire de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou aucun exercice physique planifié. Les paramètres de santé cardiovasculaire [pression artérielle diastolique au repos, pression artérielle systolique au repos (PAS), pic de PAS, différence de PAS (pic – au repos), fréquence cardiaque au repos, pic de fréquence cardiaque, différence de fréquence cardiaque (pic – au repos), capacité de travail aérobique] ont été mesurés à 12 semaines (après l’intervention) par un test d’exercice sur un vélo ergomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, le programme de soins habituel sans exercice physique planifié) pour améliorer les paramètres de santé cardiovasculaire en phase aiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie reliée à la santé
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Faulkner et al., 2015; Moren et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la qualité de vie reliée à la santé (QVRS) en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Faulkner et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de résistance et d’éducation ou des informations écrites. La QVRS des patients a été mesurée au début de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi), par la Short-Form 36 (SF-36 : score de la composante physique, score de la composante mentale, santé mentale, fonctionnement social, santé globale, rôle physique, rôle émotionnel, vitalité, douleur corporelle, fonctionnement physique). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les scores de changement obtenus entre le début de l’étude et après l’intervention sur certaines composantes de la SF-36 (score de la composante physique, santé globale, rôle physique, vitalité, fonctionnement physique), en faveur du programme d’exercice + éducation comparé aux informations écrites. Ces différences ne sont pas demeurées significatives au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Moren et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices physiques ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ont reçu le programme de soins habituel. La QVRS des patients a été mesurée à 3 et 6 mois (au moment de suivis) par l’EuroQoL 5 Dimension Visual Analogue Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’exercice aérobique sur la qualité de vie reliée à la santé (QVRS) en phase aiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique qu’un programme d’exercices de résistance et d’éducation est plus efficace que des informations écrites seules pour améliorer la QVRS ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des exercices physiques ne sont pas plus efficace qu’aucune intervention particulière.
Note: Les différences dans les mesures des résultats peuvent expliquer les résultats contradictoires.

Sensibilisation à l'AVC
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Faulkner et al., 2015) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la sensibilisation à l’AVC en phase aiguë de récupération. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de résistance et d’éducation ou des informations écrites. La sensibilisation à l’AVC des patients a été mesurée au début de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 12 mois (au moment d’un suivi), par le Stanford Medical Centre Stroke Awareness Questionnaire (SMCSAQ). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les scores de changement obtenus entre le début de l’étude et après l’intervention, en faveur du programme d’exercice + éducation comparé aux informations écrites. Ces différences ne sont pas demeurées significatives au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des informations écrites) pour améliorer la sensibilisation à l’AVC en phase aiguë de récupération.

Phase chronique

Activité physique
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) et un ECR de qualité acceptable (Shaughnessy, Michael & Resnick, 2012) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’activité physique en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou un programme d’exercices assis visant le renforcement du membre supérieur. L’activité physique des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par la Physical Activity Scale for Individuals with Physical Disabilities. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Shaughnessy, Michael & Resnick, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique sur tapis roulant ou des séances d’étirement. L’activité physique des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le Yale Physical Activity Survey (YPAS : Travaux ménagers, Travaux de jardinage, Garde d’enfants, Activité physique modérée, Activités récréatives). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices assis ou des séances d’étirement) pour améliorer l’activité physique en phase chronique de récupération.

Auto-efficacité et attentes
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Shaughnessy, Michael & Resnick, 2012) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’auto-efficacité et les attentes en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique sur tapis roulant ou des séances d’étirement. L’auto-efficacité et les attentes des patients ont été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le Short Self-Efficacy and Outcomes Expectations for Exercises (mesures de l’auto-efficacité et des attentes). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances d’étirement) pour améliorer l’auto-efficacité et les attentes en phase chronique de récupération post-AVC.

Cognition
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la cognition en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité (adapté à partir du programme FAME) ou des exercices d’étirement appariés quant à leur durée. La cognition des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par l’Addenbrooke’s Cognitive Examination Revised. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur en faveur du programme d’exercices de mise en forme et de mobilité comparé aux exercices d’étirement.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices d’étirement) pour améliorer la cognition en phase chronique de récupération.

Endurance à la marche
Efficace
1a

Six ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013 ; Tang et al., 2014 & 2016 ; Lee et al., 2015 ; Liu-Ambrose & Eng, 2015 ; Moore et al., 2015) et deux ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014 ; Lund et al., 2018) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’endurance à la marche en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou un programme d’exercices assis visant le renforcement du membre supérieur. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme FAME comparé au programme d’exercices assis.

Le second ECR de haute qualité (Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou des séances de massage. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Tang et al., 2014 ; 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique ou un entraînement de l’équilibre et de la flexibilité. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 16 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique et des exercices de résistance comparés à l’activité physique de faible intensité.

Le cinquième ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le programme FAME ou le programme de soins habituel. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme FAME comparé au programme de soins habituel.

Le sixième ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité ou des exercices d’étirement appariés quant à leur durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices de mise en forme et de mobilité comparé aux exercices d’étirement.

Le premier ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique, un entraînement de la résistance, ou un entraînement du membre supérieur. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de qualité acceptable (Lund et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et de la résistance ou un entraînement du membre supérieur. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices assis, de l’activité physique de faible intensité, des séances d’étirement) et qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’endurance à la marche en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, deux ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable ont relevé que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace que des interventions comparative (ici, des séances de massage, un entraînement de l’équilibre et de la flexibilité, un entraînement de la résistance ou un entraînement du membre supérieur).

Équilibre
Contradictoire
4

Quatre ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Liu-Ambrose & Eng, 2015 ; Lee et al., 2015 ; Moore et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Lund et al., 2018) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou un programme d’exercices assis visant le renforcement du membre supérieur. L’équilibre des patients a été mesuré à 19 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le programme FAME ou le programme de soins habituel. L’équilibre des patients a été mesuré à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. L’équilibre des patients a été mesuré à 16 semaines (après l’intervention) par le Chair Sit and Reach Test et le Functional Reach Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures, en faveur de l’entraînement aérobique et des exercices de résistance comparés à l’activité physique de faible intensité.

Le quatrième ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité (adapté à partir du programme FAME) ou des exercices d’étirement appariés quant à leur durée. L’équilibre des patients a été mesuré à 19 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices de mise en forme et de mobilité comparé aux exercices d’étirement.

L’ECR de qualité acceptable (Lund et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et de la résistance ou un entraînement du membre supérieur. L’équilibre des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’exercice aérobique sur l’équilibre en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent que le programme d’exercices FAME n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices assis visant le renforcement du membre supérieur) ou que le programme de soins habituel ; deux ECR de haute qualité ont indiqué qu’un programme d’exercices aérobiques (à savoir, un entraînement aérobique et des exercices de résistance, et un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité – adapté à partir du programme FAME) est plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’activité physique de faible intensité et des exercices d’étirement).

État fonctionnel et utilisation des services
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’état fonctionnel et l’utilisation des services en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou des séances de massage. L’état fonctionnel et l’utilisation des services des patients ont été mesurés à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) par l’Older Americans Resources and Services. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesures.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de massage) pour améliorer l’état fonctionnel et l’utilisation des services en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonctions exécutives
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Tang et al., 2014 et 2016 ; Liu-Ambrose & Eng, 2015) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur les fonctions exécutives en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tang et al., 2014 ; 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique ou un entraînement de l’équilibre et de la flexibilité. Les fonctions exécutives des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par le Verbal Digit Span Test Forward & Backward (évaluant la mémoire de travail), le Trail Making Test B (évaluant la flexibilité cognitive), et le Colour-Word Stroop Test (évaluant l’attention sélective et la résolution des conflits). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou le programme de soins habituel. Les fonctions exécutives des patients ont été mesurées à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par le Stroop Test (évaluant l’attention sélective et la résolution des conflits), le Trail Making Tests – Part A and B (évaluant la flexibilité cognitive) et le Verbal digit span forward/backward test (évaluant la mémoire de travail). Au milieu de l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures des fonctions cognitives (Trail Making Tests) en faveur du programme FAME comparé au programme de soins habituel. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux des mesures des fonctions cognitives (Stroop Test ; Verbal digit span forward/backward test) en faveur du programme FAME comparé au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’exercice aérobique sur les fonctions exécutives en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique qu’un entraînement aérobique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement de l’équilibre et de la flexibilité) ; un autre ECR de haute qualité a indiqué que des exercices aérobiques sont plus efficaces qu’un programme de soins habituel.

Force de préhension
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la force de préhension en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. La force de préhension des patients a été mesurée à 16 semaines (après l’intervention) par un dynamomètre portable. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique et des exercices de résistance comparés à l’activité physique de faible intensité.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement aérobique et des exercices de résistance sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, de l’activité physique de faible intensité) pour améliorer la force de préhension en phase chronique de récupération.

Force musculaire – membres inférieurs
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013 ; Lee et al., 2015) et deux ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014 ; Lund et al., 2018) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la force musculaire des membres inférieurs en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou un programme d’exercices assis visant le renforcement du membre supérieur. L’extension isométrique du genou (parétique, non parétique) a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de du programme FAME comparé au programme d’exercices assis.

Le second ECR de haute qualité (Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou des séances de massage. La force musculaire du membre inférieur (parétique, non parétique) a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) par le Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. La force musculaire du membre inférieur été mesurée à 16 semaines (après l’intervention) par le 30-sec Chair Stand Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique et des exercices de résistance comparés à l’activité physique de faible intensité.

Le premier ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique, un entraînement de la résistance, ou un entraînement du membre supérieur. La force isométrique maximale du genou (parétique, non parétique) a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la force du genou (parétique, non parétique), en faveur de l’entraînement de la résistance comparé à l’entraînement aérobique ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi. Aucune différence significative n’a été relevée sur la force du genou entre le groupe d’entraînement aérobique et le groupe d’entraînement du membre supérieur.
Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée sur la force du genou (non parétique seulement), en faveur de l’entraînement de la résistance comparé à l’entraînement du membre supérieur ; différence qui s’est maintenue au moment du suivi.

Le second ECR de qualité acceptable (Lund et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et de la résistance ou un entraînement du membre supérieur. La force du genou (parétique, non parétique) a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’exercice aérobique sur la force musculaire du membre inférieur en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent qu’un programme d’exercices aérobiques est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices assis et de l’activité physique de faible intensité); un ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable ont indiqué qu’un programme d’exercices aérobiques n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, des séances de massage, un entraînement du membre supérieur ou un entraînement de la résistance).
Note :
En fait, un des ECR de qualité acceptable a relevé qu’un entraînement de la résistance est plus efficace qu’un entraînement aérobique pour améliorer la force du genou.

Humeur et affect
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Liu-Ambrose & Eng, 2015) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’humeur et l’affect en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou le programme de soins habituel. L’humeur et l’affect des patients ont été mesurés à 3 mois (au milieu de l’intervention) et à 6 mois (après l’intervention) par la Stroke Specific Geriatric Depression Scale à 17 items. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’humeur et l’affect en phase chronique de récupération.

Impact de l'AVC
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Shaughnessy, Michael & Resnick, 2012) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’impact de l’AVC en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité ou des exercices d’étirement appariés quant à leur durée. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 19 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS : Rétablissement de l’AVC, Humeur, Force, Mémoire, Communication, Activités de la vie quotidienne, Mobilité communautaire, Fonction des mains, Participation, Total physique). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures de la SIS (Humeur), en faveur du programme d’exercices de mise en forme et de mobilité comparé aux exercices d’étirement.

L’ECR de qualité acceptable (Shaughnessy, Michael & Resnick, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique sur tapis roulant ou des séances d’étirement. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) par la SIS (Force, Fonction de la main, Activités de la vie quotidienne, Mobilité, Communication, Émotion, Mémoire et pensée, Participation, Somme globale, Échelle visuelle analogue du rétablissement). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, des exercices ou séances d’étirement) pour réduire l’impact de l’AVC en phase chronique de récupération.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’indépendance fonctionnelle en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou des séances de massage. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesures.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de massage) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle en phase chronique de récupération post-AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la mobilité en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. La mobilité des patients a été mesurée à 16 semaines (après l’intervention) par le Timed Up and Go Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’entraînement aérobique et des exercices de résistance ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, de l’activité physique de faible intensité) pour améliorer la mobilité en phase chronique de récupération.

Paramètres de santé cardiovasculaire
Contradictoire
4

Cinq ECR de haute qualité (Pang et al., 2005 ; Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013 ; Tang et al., 2014 et 2016 ; Lee et al., 2015 ; Moore et al., 2015) et deux ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014 ; Lund et al., 2018) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur les paramètres de santé cardiovasculaire en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Pang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir le Community-based fitness and mobility exercise program (FAME) ou un programme d’exercices assis visant le renforcement du membre supérieur. La consommation maximale d’oxygène des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par un test d’exercice maximal sur un vélo ergomètre Excalibur. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de du programme FAME comparé au programme d’exercices assis.

Le second ECR de haute qualité (Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou des séances de massage. La fréquence cardiaque au repos des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) à l’aide d’un moniteur cardiaque. Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aérobiques comparé aux séances de massage.

Le troisième ECR de haute qualité (Tang et al., 2014 ; 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique ou un entraînement de l’équilibre et de la flexibilité. Le pic de consommation d’oxygène des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) par un test d’exercice maximal gradué sur un vélo ergométrique pour les jambes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. Les paramètres cardiovasculaires des patients (pression artérielle systolique périphérique (PAS) / pression artérielle diastolique (PAD), PAS / PAD centrale, Vélocité de l’onde de pouls (VOP), Indice d’augmentation – AIx@75) ont été mesurés à 16 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur trois des paramètres cardiovasculaires mesurés (PAD centrale, VOP et AIx@75), en faveur de l’entraînement aérobique et des exercices de résistance comparés à l’activité physique de faible intensité.

Le cinquième ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité (adapté à partir du programme FAME) ou des exercices d’étirement appariés quant à leur durée. Les paramètres cardiovasculaires des patients (pic de consommation d’oxygène, pic de rythme de travail, PAS, PAD) ont été mesurés à 19 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur trois des paramètres cardiovasculaires mesurés (pic de consommation d’oxygène, pic de rythme de travail, PAD), en faveur en faveur du programme d’exercices de mise en forme et de mobilité comparé aux exercices d’étirement.

Le premier ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique, un entraînement de la résistance, ou un entraînement du membre supérieur. Le pic de la capacité aérobique des patients (pic de VO2) a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par un test maximal par étapes progressives sur un vélo ergomètre. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique comparé à l’entraînement de la résistance, et en faveur de l’entraînement aérobique comparé à l’entraînement du membre supérieur ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second ECR de qualité acceptable (Lund et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et de la résistance ou un entraînement du membre supérieur. Les paramètres de la santé cardiovasculaire des patients (pic d’oxygène, FC au repos, FC maximale) ont été mesurés à 12 semaines (après l’intervention) par un test maximal progressif sur un vélo ergomètre et un moniteur de fréquence cardiaque. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité de l’exercice aérobique sur les paramètres de santé cardiovasculaire en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis que trois ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent qu’un programme d’exercices aérobiques est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme d’exercices assis, de l’activité physique de faible intensité, des exercices d’étirement, un entraînement de la résistance et un entraînement du membre supérieur); deux ECR* de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué qu’un programme d’exercices aérobiques n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, des séances de massage, un entraînement de l’équilibre et de la flexibilité ou un entraînement du membre supérieur).
*Note :
Un de ces ECR de haute qualité a cependant indiqué que des exercice aérobiques sont plus efficaces, à long terme, que des séances de massages.

Qualité de vie reliée à la santé
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Gordon, Wilks & McCaw-Binns, 2013) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la qualité de vie reliée à la santé (QVRS) en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir des exercices aérobiques ou des séances de massage. La QVRS des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) par la Short-Form-36 (SF-36 : composante Santé physique, composante Santé mentale). Seulement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de la QVRS (SF-36 : composante Santé physique), en faveur des exercices aérobiques comparés aux séances de massage.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que des exercices aérobiques sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de massage) pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
La différence entre les groupes n’était significative que sur l’une des mesures de la qualité de vie liée à la santé.

Vitesse de marche
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Lee et al., 2015 ; Moore et al., 2015) et deux ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014 ; Lund et al., 2018) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la vitesse de marche en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lee et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et des exercices de résistance, ou de l’activité physique de faible intensité. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 16 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres (TM10M). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique et des exercices de résistance comparés à l’activité physique de faible intensité.

Le second ECR de haute qualité (Moore et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’exercices de mise en forme et de mobilité ou des exercices d’étirement appariés quant à leur durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 19 semaines (après l’intervention) par le TM10M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices de mise en forme et de mobilité comparé aux exercices d’étirement.

Le premier ECR de qualité acceptable (Severinsen et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique, un entraînement de la résistance, ou un entraînement du membre supérieur. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (au moment d’un suivi) par le TM10M. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée. Au moment du suivi, des différences significatives entre les groupes ont été relevées en faveur de l’entraînement de la résistance comparé à l’entraînement aérobique, et en faveur de l’entraînement du membre supérieur comparé à l’entraînement aérobique.

Le second ECR de qualité acceptable (Lund et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement aérobique et de la résistance ou un entraînement du membre supérieur. La vitesse de marche des patients a été mesurée a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le TM10M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’activité physique de faible intensité et des séances d’étirement) pour améliorer la vitesse de marche en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, deux ECR de qualité acceptable ont relevé que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace que des interventions comparative (ici, un entraînement de la résistance ou un entraînement du membre supérieur). En fait, un de ces ECR de qualité acceptable a relevé que ces deux interventions comparatives étaient plus efficaces que l’exercice aérobique pour améliorer la vitesse de marche.

Phase de récupération non spécifique à une période

Capacité d'exercice
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la capacité d’exercice de patients ayant subi un AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. La capacité d’exercice des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Shuttle Walk Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer la capacité d’exercice de patients ayant subi un AVC.

Cognition
Inefficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la cognition de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La cognition des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par la Montreal Cognitive Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour améliorer la cognition de patients ayant subi un AVC.

Dépression
Inefficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) et une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la dépression de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La dépression des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le Centre for Epidemiological Studies Depression. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. La dépression des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Patient Health Questionnaire-9. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable et une étude quasi-expérimentale, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) ou qu’un programme de soins habituel pour réduire la dépression de patients ayant subi un AVC.

Dextérité
Inefficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la dextérité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La dextérité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le Box and Block Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour améliorer la dextérité de patients ayant subi un AVC.

Endurance à la marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016), un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) et une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. L’endurance à la marche des patients été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur des exercices aérobiques comparé au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière et qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.

Équilibre
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) et une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. L’équilibre des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par le Single Leg Stance Test (SLST : Jambe droite/gauche avec les yeux fermés/ouverts). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur trois des mesures de l’équilibre (SLST : jambe droite yeux ouverts, jambe droite yeux fermés, jambe gauche yeux ouverts), en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

L’étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. L’équilibre des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par le Step Test (Droite, gauche). Une différence significative entre les groupes a été relevé sur les deux mesures d’équilibre, en faveur du programme d’exercices comparé au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Fatigue
Inefficace
2b

Une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la fatigue de patients ayant subi un AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. La fatigue des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par la Fatigue Assessment Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour réduire la fatigue de patients ayant subi un AVC.

Fonction motrice
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la fonction motrice de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de faible intensité ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ayant reçu le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Fugl Meyer Assessment (FMA : Score total Fonction motrice). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique comparé à aucune intervention particulière.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la fonction motrice de patients ayant subi un AVC.

Fonction motrice – membre inférieur
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la fonction motrice du membre inférieur de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de faible intensité ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ayant reçu le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice du membre inférieur des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Fugl Meyer Assessment (FMA : Score Membre inférieur). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique comparé à aucune intervention particulière.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la fonction motrice du membre inférieur de patients ayant subi un AVC.

Fonction motrice – membre supérieur
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) et un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la fonction motrice du membre supérieur de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de faible intensité ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ayant reçu le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice du membre supérieur des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Fugl Meyer Assessment (FMA : Score Membre supérieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La fonction motrice du membre supérieur des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le Rivermead Mobility Index (RMI : Score du Bras). Seulement au moment du suivi de 6 mois, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique comparé aux séances de relaxation.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’exercice aérobique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) ou qu’aucune intervention particulière pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients ayant subi un AVC.

Fonctions exécutives
Inefficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur les fonctions exécutives de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. Les fonctions exécutives des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le Trail Making Test (TMT – A, B), et par le Regensburger Wort-Flüssigkeits-Test seulement au moment du suivi de 3 mois. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour améliorer les fonctions exécutives de patients ayant subi un AVC.

Force musculaire
Inefficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la force musculaire de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La force musculaire des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par la Medical Research Council (MRC) Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour améliorer la force musculaire de patients ayant subi un AVC.

Impact de l'AVC
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS : Activités quotidiennes, Rétablissement). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’un des impacts mesurés (SIS : Rétablissement), en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour réduire l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) et un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de faible intensité ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ayant reçu le programme de réadaptation habituel. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique comparé à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le modified Rankin Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

Mobilité
Inefficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la mobilité de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. La mobilité des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Timed Up and Go test. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le Rivermead Mobility Index, l’utilisation d’aides à la marche et le Functional Ambulation Category. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la mobilité de patients ayant subi un AVC.

Paramètres de marche
Inefficace
2a

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur les paramètres de marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. Les paramètres de marche des patients (Nombre de pas/jour, Longueur du pas, Cadence du pas, Coût énergétique de la marche) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour améliorer les paramètres de marche de patients ayant subi un AVC.

Paramètres de santé cardiovasculaire
Efficace
1a

Deux ECR de haute qualité (Wang et al., 2014 ; Sandberg et al., 2016) et une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur les paramètres de santé cardiovasculaire de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wang et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de faible intensité ou aucune intervention particulière ; les deux groupes ayant reçu le programme de réadaptation habituel. Les paramètres de santé cardiovasculaire des patients (Fréquence cardiaque au repos (FCR), Pic de fréquence cardiaque de (PFC), Durée du test physique) ont été mesurés à 6 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures (Durée du test physique), en faveur de l’entraînement aérobique comparé à aucune intervention particulière.

Le second ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. Un paramètre de santé cardiovasculaire des patients (Pic du taux de travail) a été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) par un test sur un vélo ergomètre à gradation limitée en fonction des symptômes. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

L’étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. Les paramètres de santé cardiovasculaire des patients (Pic de Vo2 absolu, Pic de Vo2 relatif, FC, valeur F) ont été mesuré à 12 semaines (après l’intervention) pendant la passation du Test de marche de 6 minutes (TM6M), du Shuttle Walk Test et du Cycle Progressive Exercise Test (Durée, mesures de Charge de travail). Une différence significative entre les groupes a été relevé sur l’un des paramètres mesuré (TM6M : Pic de Vo2 absolu, Pic de Vo2 relatif), en faveur du programme d’exercices comparé au programme de soins habituel.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’une étude quasi-expérimentale, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’un programme de soins habituel pour améliorer certains paramètres de santé cardiovasculaire (par exemple, la Durée du test physique, le Pic du taux de travail, le Pic de consommation d’oxygène) de patients ayant subi un AVC.

Qualité de vie reliée à la santé
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016), un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) et une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la qualité de vie reliée à la santé (QVRS) de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. La QVRS des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par l’European Quality of Life Scale (EQ-5D: Score total ; Échelle visuelle analogue). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures de la QVRS (EQ-5D ; Échelle visuelle analogue), en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La QVRS des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par l’EuroQoL Quality of Life Questionnaire 5D-5L. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. La QVRS des patients été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par la Stroke and Aphasia Quality of Life-39. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la qualité de vie reliée à la santé de patients ayant subi un AVC.

Qualité du sommeil
Inefficace
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la qualité du sommeil de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La qualité du sommeil des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le Pittsburgh Sleep Quality Score. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour améliorer la qualité de sommeil de patients ayant subi un AVC.

Spasticité
Efficace*
2b

Un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a examiné les effets de l’exercice aérobique sur la spasticité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La spasticité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par la Resistance to Passive Movement Scale (REPAS). Seulement au moment du suivi de 6 mois, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement aérobique comparé aux séances de relaxation.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des exercices aérobiques sont plus efficaces, à long terme*, qu’une intervention comparative (ici, des séances de relaxation) pour réduire la spasticité de patients ayant subi un AVC.

Vitesse de marche
Efficace
1b

Un ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016), un ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) et une étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sandberg et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un programme d’exercices aérobiques ou aucune intervention particulière. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 10 minutes (TM10M). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du programme d’exercices aérobiques comparé à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Nave et al., 2019) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement aérobique de santé physique utilisant le programme PHYS-STROKE, ou des séances de relaxation. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3, 6 mois (aux moments de suivis) par le TM10M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude quasi-expérimentale (Marsden et al., 2016) a assigné les patients en phase aiguë, subaiguë ou chronique de récupération pour recevoir un programme d’exercices à domicile et en communauté avec un volet aérobique, ou le programme de soins habituel. La vitesse de marche des patients été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) par le TM10M (Vitesse de marche au choix du patient, Vitesse de marche rapide). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’exercice aérobique est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC.

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Wang, Z., Wang, L., Fan, H., Lu, X., & Wang, T. (2014). Effect of low-intensity ergometer aerobic training on glucose tolerance in severely impaired nondiabetic stroke patients. Journal of stroke and Cerebrovascular Diseases, 23(3), e187-e193.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1052305713003959?casa_token=GoBcYRstDJ8AAAAA:IJo9a1F9CwFK_YLGBHuYDi0q-ca7d6CUdht3OvsR6hI-MgDQIxyJV2khbzTwrKl5f4bSVQZR1N4

Études exclues :

Bo, W., Lei, M., Tao, S., Jie, L. T., Qian, L., Lin, F. Q., & Ping, W. X. (2019). Effects of combined intervention of physical exercise and cognitive training on cognitive function in stroke survivors with vascular cognitive impairment: a randomized controlled trial. Clinical Rehabilitation, 33(1), 54-63.
Motif d’exclusion : La partie principale du traitement était axée sur l’endurance, la force et l’équilibre (30-35 minutes) ; les exercices aérobiques n’étaient proposés que pendant les 5 premières minutes en guise d’échauffement (vélo, jogging).

Jin, H., Jiang, Y., Wei, Q., Chen, L., & Ma, G. (2013). Effects of aerobic cycling training on cardiovascular fitness and heart rate recovery in patients with chronic strokeNeuroRehabilitation32(2), 327-335.
Motif d’exclusion : Inclus dans le module portant sur le tapis roulant.

Jin, H., Jiang, Y., Wei, Q., Wang, B., & Ma, G. (2012). Intensive aerobic cycling training with lower limb weights in Chinese patients with chronic stroke: discordance between improved cardiovascular fitness and walking ability. Disability and Rehabilitation34(19), 1665-1671.
Motif d’exclusion : Inclus dans le module portant sur le tapis roulant.

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