Montgomery Asberg Depression Rating Scale (MADRS)

Évidence révisées en date du 21-09-2009
Auteur(s)* : Lisa Blum, M.Sc. OT (Candidate)
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT
Version française en traduction libre : Alexandra Matteau

But

La Montgomery Asberg Depression Rating Scale (MADRS) est utilisée par des médecins pour évaluer la sévérité de la dépression chez des patients avec un diagnostic de dépression. Elle est conçue pour être sensible au changement suivant un traitement par antidépresseur.

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de la mesure

La Montgomery Asberg Depression Rating Scale (MADRS) est utilisée par des médecins pour évaluer la sévérité de la dépression chez des patients avec un diagnostic de dépression. Elle est conçue pour être sensible au changement suivant un traitement par antidépresseur.

Versions disponibles

La MADRS a été développée par Stuart Montgomery et Marie Asberg en 1979. Elle a été développée à partir de l’Asberg’s Comprehensive Psychopathological Rating Scale, qui a été conçue pour évaluer le traitement psychiatrique.

Caractéristiques de la mesure

Items :

La MADRS est constituée de 10 items qui sont à compléter au cours d’une entrevue clinique. Les items suivants sont inclus dans la MADRS :

  1. Tristesse apparente
  2. Tristesse exprimée
  3. Tension intérieure
  4. Réduction du sommeil
  5. Réduction de l’appétit
  6. Difficultés de concentration
  7. Lassitude
  8. Incapacité à ressentir
  9. Pensées pessimistes
  10. Pensées suicidaires

Initialement, la MADRS a été publiée sans suggérer de questions que les cliniciens pourraient utiliser pour obtenir l’information dont ils ont besoin pour évaluer les items. En 2008, Williams et Kobak ont développé le Structured Interview Guide for the MADRS (SIGMA), précisément pour fournir des questions structurées qui doivent être posées telles que rédigées pour assurer une standardisation de l’administration. Des questions complémentaires sont également fournies pour clarifier les symptômes, si nécessaire. La fidélité inter-juges du SIGMA, en utilisant un coefficient de corrélation intraclasse, s’est avérée excellente (r = 0,93).

Cotation :

Chaque item a une échelle de sévérité de 0 à 6, les scores les plus élevés reflétant les symptômes les plus sévères. Les scores peuvent être additionnés pour fournir un score global (de 0 à 60). Snaith, Harrop, Newby et Teale (1986) ont proposé les seuils suivants : les scores de 0 à 6 indiquent une absence de symptômes ; de 7 à 19 représentent une dépression légère ; de 20 à 34 une dépression modérée ; et de 35 à 60 une dépression sévère.

Durée :

Il faut de 20 à 60 minutes pour compléter les entrevues.

Sous-échelles :

La MADRS a 10 sous-tests (chaque item est donc considéré comme un sous-test) : 1. Tristesse apparente ; 2. Tristesse exprimée ; 3. Tension intérieure ; 4. Réduction du sommeil ; 5. Réduction de l’appétit ; 6. Difficultés de concentration ; 7. Lassitude ; 8. Incapacité à ressentir ; 9. Pensées pessimistes ; 10. Pensées suicidaires

Équipements :

Seulement le questionnaire et un crayon sont nécessaires pour compléter la MADRS.

Formation :

Aucune formation officielle n’est nécessaire pour administrer la MADRS.

Versions alternatives de la Montgomery Asberg Depression Rating Scale

Une version autoévaluée de la MADRS, la MADRS-S, a été développée par Svanborg et Asberg en 1994. La MADRS-S est composée de 9 items qui reposent sur les sentiments ressentis au cours des 3 derniers jours. Les items de la MADRS-S sont les suivants : Humeur ; Sentiments de malaise ; Sommeil ; Appétit ; Capacité de concentration ; Initiative ; Implication émotionnelle ; Pessimisme ; Joie de vivre.

Pertinence de l’évaluation selon la clientèle

Peut être utilisé avec :

  • La MADRS peut être administrée aux clients ayant subi un AVC.
  • La MADRS peut être utilisée avec des clients atteints d’aphasie, toutefois, une étude examinant son utilisation auprès de patients ayant de l’aphasie a constaté que la MADRS est plus difficile à compléter que le DSM-IV, en particulier pour les patients atteints d’aphasie de types globale, mixte non fluente et de Wernicke. La MADRS est également moins valide lorsque l’aide d’un proche aidant est nécessaire (Laska, Martensson, Kahan, von Arbin & Murray, 2007).

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • La MADRS est destinée à être utilisée seulement avec les patients avec un diagnostic de dépression.
  • Bien que la MADRS puisse être utilisée avec les clients avec des troubles cognitifs, certaines caractéristiques de la MADRS pourraient fausser les scores de ces patients vers de plus hauts scores de dépression et, ainsi, elle doit être utilisée avec précaution chez les individus ayant des troubles cognitifs. Ceci est dû à la formulation complexe de certains des sous-tests, en particulier les sous-tests de Difficultés de concentration ; Incapacité à ressentir ; Lassitude ; et Tension intérieure (Sadavoy, Smith, Conn, & Richards, 2004).

Dans quelles langues la mesure est-elle disponible ?

La MADRS a été traduite dans les langues suivantes :

  • Afrikaans
  • Allemand
  • Allemand pour l’Autriche
  • Anglais pour l’Afrique du Sud
  • Anglais pour l’Inde
  • Anglais pour le Canada
  • Bulgare
  • Coréen
  • Danois
  • Espagnol
  • Espagnol pour l’Argentine
  • Espagnol pour la Colombie
  • Espagnol pour le Chili
  • Espagnol pour le Mexique
  • Espagnol pour les États-Unis
  • Estonien
  • Finnois
  • Français
  • Français pour le Canada
  • Hébreu
  • Hongrois
  • Italien
  • Japonais
  • Letton
  • Lituanien
  • Malais
  • Mandarin pour la Chine
  • Mandarin pour Taïwan
  • Néerlandais
  • Norvégien
  • Polonais
  • Portugais pour le Brésil
  • Roumain
  • Russe
  • Russe pour l’Ukraine
  • Suédois
  • Tagalog
  • Tchèque
  • Thaï
  • Turc
  • Ukrainien

Les traductions suivantes ont été validées :

  • Allemand (Schmidtke, Fleckenstein, Moises & Beckmann,1988)
  • Espagnol (Lobo, Chamorro, Luque, Dal-Re, Badia, Baro et al., 2002)
  • Français (Peyre, Martinez, Calache, Verdoux, Bourgeois et al., 1989)
  • Japonais (MADRSJ) (Kasa & Hitomi, 1987)
  • Thaï (Satthapisit, Posayaanuwat, Sasaluksananont, Kaewpornsawan & Singhakun, 2007)

Sommaire

Que mesure l’outil ? La sévérité de la dépression.
Avec quelles clientèles l’outil peut-il être utilisé ? Les individus avec un diagnostic de dépression. Peut être utilisé, mais n’est pas limité, aux personnes ayant subi un AVC.
Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Évaluation
Temps d’administration Il faut de 20 à 60 minutes pour compléter la MADRS par entrevue.
Versions La MADRS a été développée par Stuart Montgomery et Marie Asberg en 1979. Elle a été développée à partir de l’Asberg’s Comprehensive Psychopathological Rating Scale. Une version autoévaluée de la MADRS, la MADRS-S, a été développée par Svanborg et Asberg en 1994. La MADRS-S a 9 items qui reposent sur les sentiments ressentis au cours des 3 derniers jours.
Langues

Traduite et validée en : français, allemand, japonais, thaï et espagnol.

La MADRS a été traduite, mais pas nécessairement validée, dans 41 langues (voir l’onglet revue détaillée du module de la MADRS pour la liste complète des traductions).

Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
Une étude a examiné la cohérence interne de la MADRS auprès de patients ayant subi un AVC et a relevé une excellente cohérence interne.

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest, intra-juge ou inter-juges de la MADRS auprès de patients ayant subi un AVC.

Validité Critère :
Deux études ont examiné la validité concourante de la MADRS et ont relevé d’excellentes corrélations avec l’Échelle de dépression gériatrique, la Zung Scale, la Center for Epidemiologic Studies Depression Scale, l’Hamilton Rating Scale et l’Inventaire de dépression de Beck. L’échelle a corrélé adéquatement avec la Cornell Scale.

Construit :
Une étude a examiné la validité de construit de la MADRS auprès de 163 individus ayant subi un AVC, en utilisant une analyse factorielle, et a identifié trois facteurs distincts : l’Anhédonie, la Tristesse et l’Agitation. Le facteur de l’anhédonie s’est avéré lié aux troubles cognitifs, la tristesse aux troubles neurologiques dus à un AVC, et l’agitation aux facteurs somatiques non directement liés à un AVC.

Est-ce que l’outil est sensible aux changements ? N’a pas encore été examiné dans la population ayant subi un AVC.
Acceptabilité La MADRS est généralement administrée par entrevue, elle peut toutefois être auto-administrée. La MADRS doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des troubles cognitifs, puisque les résultats peuvent être biaisés en direction de plus hauts scores de dépression. Toutefois, la MADRS peut être utilisée avec les individus atteints d’aphasie.
Faisabilité La MADRS est facile à administrer en raison du Structured Interview Guide for the MADRS (SIGMA), développé en 2008, qui fournit des questions structurées qui doivent être posées telles que rédigées pour assurer la standardisation de l’administration. Aucun entraînement ou équipement spécifique n’est nécessaire pour compléter la mesure.
Comment obtenir l’outil ? La MADRS originale est disponible en cliquant ici. La version d’entrevue structurée de la MADRS (SIGMA) est également disponible en annexe de l’article de Williams et Kobak (2008).

Propriétés psychométriques

Résumé

Une revue de littérature a été menée pour identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques de la MADRS auprès d’individus ayant subi un AVC. Quatre études ont été identifiées.

Effets plancher/plafond

Aucune étude examinant les effets plancher/plafond de la MADRS chez les individus ayant subi un AVC n’a été identifiée.

Fantino et Moore (2009) ont examiné les effets de plancher et de plafond des 9 items auto-administrés de la MADRS-S auprès de 278 patients en consultation externe atteints d’un trouble dépressif majeur. Tous les items ont démontré des effets de plafond adéquats (score total : 0.4%). Les effets de plancher ont varié de faible (item d’appétit, 21,6) à excellent (score total : 0,0%).

Fidélité

Cohérence interne :
Agrell et Dehlin (1989) ont examiné la cohérence interne de 6 échelles d’évaluation de la dépression auprès de 40 individus âgés ayant subi un AVC, dont 17 étaient déprimés selon l’examen clinique.

Selon les auteurs, pour la MADRS, tous les items ont corrélé significativement et 8 items sur 10 étaient très fortement corrélés (les coefficients de corrélation ne sont pas documentés dans l’article) et l’alpha de Cronbach s’est avéré excellent (alpha = 0,89).
Note : Cette publication fait référence à la MADRS sous le nom de la Comprehensive Psychopathological Rating Scale-Depression (CPRS-D), qui était le nom original de la MADRS (Asberg, Montgomery, Perris, Schalling & Sedvall, 1978).

Test-retest :
Aucune étude n’a examiné la fidélité test-retest de la MADRS auprès d’une population ayant subi un AVC.

Fantino et Moore (2009) ont examiné la fidélité test-retest de la version auto-administrée de 9 items de la MADRS-S auprès de 278 patients en consultation externe atteints d’un trouble dépressif majeur. La fidélité test-retest, utilisant le coefficient de corrélation intraclasse, s’est avérée excellente (r = 0,78).

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge de la MADRS auprès d’une population ayant subi un AVC.

Inter-juges :
Aucune étude n’a examiné la fidélité inter-juges de la MADRS auprès d’une population ayant subi un AVC.

Montgomery et Asberg (1979) ont examiné la fidélité inter-juges de la MADRS auprès de 64 patients souffrants d’une maladie dépressive primaire. Les comparaisons ont été effectuées entre deux évaluateurs anglais ; deux évaluateurs suédois ; un évaluateur anglais et un évaluateur suédois ; un psychiatre qualifié et un médecin généraliste ; et un psychiatre qualifié et une infirmière psychiatrique. Les corrélations inter-juges se sont avérées excellentes (allant de r = 0,89 à r = 0,97).

Validité

Contenu :

La MADRS couvre les principaux symptômes de la dépression, à l’exception du retard moteur qui a été exclu de la première sélection puisqu’il est survenu chez relativement peu de patients (Montgomery & Asberg, 1979).

Critère :

Concourante :
Agrell et Dehlin (1989) ont examiné la validité concourante de la MADRS avec 5 autres échelles d’évaluation de la dépression : l’Échelle de dépression gériatrique (EDG – Brink, Yesavage, Lum, Heersema, Adey & Rose, 1982) ; la Zung Scale (Zung, 1965) ; la Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D – Shinar, Gross, Price, Banko, Bolduc & Robinson, 1986) ; l’Hamilton Rating Scale (HRS – Hamilton, 1967) ; et la Cornell Scale (Alexopoulos, Abrams, Young & Shamoian, 1988), auprès de 40 individus âgés ayant subi un AVC, en utilisant des corrélations du produit-moment de Pearson. La MADRS a obtenu d’excellentes corrélations avec l’EDG (r = 0,86), la Zung Scale (r = 0,82), le CES-D (r = 0,83) et l’HRS (r = 0,87). La MADRS a obtenu une corrélation adéquate avec la Cornell Scale, qui n’a pas corrélé fortement avec toutes les échelles.
Note : Cette publication fait référence à la MADRS sous le nom de la Comprehensive Psychopathological Rating Scale-Depression (CPRS-D), qui était le nom original de la MADRS (Asberg, Montgomery, Perris, Schalling & Sedvall, 1978).

Tamaklo, Schubert, Mentari et Lee (1992) ont comparé la MADRS à l’Inventaire de dépression de Beck (IDB – Beck, Ward & Mendelson, 1961) auprès de 22 patients ayant subi un AVC et ont relevé une excellente corrélation (r = 0,65).

Construit :

Farner, Wagle, Flekkoy, Wyller, Fure, Stensrod et al. (2009) ont examiné la validité de construit de la MADRS auprès de 163 individus ayant subi un AVC, en utilisant une analyse factorielle. Ils ont identifié 3 facteurs distincts : l’anhédonie, la tristesse et l’agitation. Le facteur de l’anhédonie était lié aux troubles cognitifs, la tristesse aux troubles neurologiques dus à un AVC et l’agitation aux facteurs somatiques non directement liés à un AVC.

Sensibilité/Spécificité :

Sagen, Vik, Moum, Morland, Finset, et Dammen (2009) ont estimé la sensibilité et la spécificité de la MADRS auprès de 104 patients, 4 mois après l’AVC, en le comparant au diagnostic de dépression du DSM-IV comme étalon de mesure. À un seuil de coupure >6, la MADRS avait une sensibilité de 0,90 et une spécificité de 0,66. Une sensibilité de 0,70 et une spécificité de 0,86 ont été observées à un seuil de coupure >12. Tous les seuils inférieurs à 9 ont donné des sensibilités >0,80 et des spécificités >0,60. De ce nombre, un seuil de coupure supérieur à 8 présentait la plus forte concordance globale (0,74), kappa (0,40) et une valeur prédictive positive (0,41). L’Aire sous la courbe de la MADRS s’est avérée excellente (ASC = 0,91).

Sensibilité au changement

N’a pas encore été examinée auprès de la population ayant subi un AVC.

Références

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  • Zigmond, A. S., & Snaith, R. P. (1983). Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica, 67, 361-370.
  • Zung, W. W. K. (1965). A self rating depression scale. Arch Gen Psychiatry, 12, 63-70.

Voir la mesure

Comment obtenir la MADRS

La version d’entrevue structurée de la MADRS est disponible en annexe dans la publication suivante :
Williams, J. B. W., & Kobak, K. A. (2008). Development and reliability of a structured interview guide for the Montgomery-Ãsberg Depression Rating Scale (SIGMA). The British Journal of Psychiatry, 192, 52-58.

Cliquez ici pour obtenir la version originale non structurée de la MADRS.

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