Rééducation de l’équilibre

Évidence révisées en date du 09-06-2012
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT ; Nicol Korner-Bitensky, PhD OT ; Norine Foley, BASc ; Mark Speechley, PhD ; Nancy M. Salbach, PhD, PT ; Maxim Ben Yakov, BSc. PT ; Robert Teasell, MD
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

Notre capacité à maintenir diverses positions est un aspect important de notre vie quotidienne. Suite aux affaiblissements moteurs, sensoriels et cognitifs, l’altération du contrôle de la posture a été identifiée comme une composante clé des problèmes de mobilité post-AVC. La plupart des traitements visent à restaurer l’équilibre assis, la position debout et la possibilité de se lever.

Aide supplémentaire d’étudiants de premier cycle à l’école de physiothérapie et d’ergothérapie à l’université McGill : Natasha Alloul, Julie Parent -Taillon, Nadia Boule-Laghzali, Genevieve Larivee, Ang Li, Zahra Adl-Zarabi, Michael Dyck

Information aux patients/familles

Auteurs: Maxim Ben Yakov, BSc. PT

Qu’est-ce que la rééducation de l’équilibre ?

Pour être assis et marcher sans danger, il faut avoir un bon équilibre. La rééducation de l’équilibre se concentre sur la pratique et l’amélioration de la capacité du corps à exécuter des mouvements coordonnés (avec les bras et les jambes) tout en maintenant une posture équilibrée, c’est-à-dire sans tomber, trébucher ou se sentir flageolant. Ceci se fait en général par la répétition de tâches, comme la préhension d’objets tout en tenant le corps droit. La rééducation de la position assise et debout doit être instaurée dès que possible après un AVC, car ce sont des tâches de base, nécessaires dans la vie quotidienne.

Pourquoi rééduquer l’équilibre après un AVC ?

L’équilibre est une condition de base pour le mouvement actif, autonome et sans danger de notre corps dans la vie quotidienne. Avant votre AVC, vous équilibriez probablement votre corps automatiquement quand vous étiez assis et debout, sans y penser. Après un AVC, il se peut que vous ayez des problèmes d’équilibre qui vous obligent à vous concentrer énormément pour faire de petites choses, comme enfiler vos chaussettes ou vous tenir debout devant un lavabo pour vous brosser les dents. Même les gens qui ne connaissent que de petits problèmes d’équilibre ont parfois de la difficulté à marcher à l’extérieur sur un sol inégal ou en traversant la rue.

Y a-t-il différents genres de rééducation de l’équilibre ?

Oui, il y a différentes façons de rééduquer l’équilibre après un AVC.

  • Rééducation de l’équilibre fonctionnel :
    Récemment, la rééducation de l’équilibre s’est davantage concentré sur la rééducation fonctionnelle orientée vers la tâche. Dans la rééducation fonctionnelle, la personne qui a eu un AVC travaille sur des tâches typiques que les gens exécutent dans la vie quotidienne, comme prendre une tasse ou une assiette dans un placard, ou essayer de porter un sac d’épicerie.
  • Support de poids corporel :
    Après un AVC, certaines personnes sont trop faibles et ont de la difficulté à s’asseoir, à se tenir debout ou à marcher pendant la thérapie. Si c’est votre cas, le poids de votre corps peut être supporté pendant que vous êtes debout ou que vous marchez, soit par votre thérapeute, soit par un harnais pour le corps.
  • Hydrothérapie :
    Parfois, la rééducation de l’équilibre a lieu dans une piscine thérapeutique, à l’aide d’une technique appelée hydrothérapie. L’eau rend vos membres plus légers, car vous ne bougez pas contre la gravité. L’eau apporte aussi un soutien et une stimulation qui vous permettent de travailler sur votre équilibre dans un environnement sans danger. Votre thérapeute travaillera en général dans l’eau avec vous pour s’assurer que vous êtes bien soutenu(e) et ne courez aucun risque.
  • Rééducation de la proprioception :
    La rééducation de l’équilibre peut aussi comprendre la rééducation de ce qu’on appelle proprioception, qui peut vous aider à prendre conscience de la place de vos bras et de vos jambes dans l’espace. Par exemple, après un AVC, certaines personnes ont de la difficulté à savoir où se trouve leur main quand elles ont les yeux fermés. La proprioception est importante pour obtenir l’équilibre approprié et la bonne nouvelle, c’est que lorsque nous travaillons pour améliorer notre équilibre, nous rééduquons aussi la proprioception.

    Voici d’autres types de rééducation de l’équilibre dont vous pourriez entendre parler :
     

    « Approche Bobath » :
    Bobath était un physiothérapeute ayant mis au point une approche de traitement qui analyse et interprète comment vous bougez après votre AVC. Après un AVC, de nombreuses personnes bougent d’une façon différente. Votre thérapeute travaillera sur votre rééducation et sur la modification de vos mouvements pour vous aider à accomplir des tâches de la vie quotidienne. En général, un thérapeute guidera vos bras, vos jambes ou votre tronc pour faire les mouvements corrects, ce qui vous permettra de réapprendre à faire les activités correctement.

    « Feedback visuel » ou « Biofeedback pour le contrôle du tronc » :
    Cette technique utilise un miroir qui se trouve devant vous ou un système de caméra vidéo pour suivre votre corps, vos bras ou vos jambes pendant que vous accomplissez des activités comme attraper un ballon ou placer des objets sur une étagère. Ceci vous permet de voir comment vous bougez afin d’essayer de corriger vos mouvements.

    « Rééducation sans perception visuelle » :
    Avec les yeux couverts, votre thérapeute vous aidera à faire des activités comme vous tenir debout sur une jambe ou sur les deux, essayer de vous asseoir sur un oreiller, ou simplement vous lever d’un fauteuil et vous y asseoir. Ceci met votre équilibre davantage au défi que quand vous avez les yeux ouverts. C’est une activité que vous devriez essayer de pratiquer dès que vous allez mieux.

    « Rééducation autonome » :
    Vous pouvez travaillez par vous-même sur votre équilibre. Par exemple, pendant votre exercice autonome, vous pourriez vous fixer le but de vous tenir debout en répartissant bien votre poids sur les deux jambes, ou essayer de vous asseoir sur les deux fesses avec une répartition égale de la pression.
    NOTE : Vous ne devriez essayer cette pratique qu’une fois que votre thérapeute vous confirme qu’elle ne présente pour vous aucun danger.

    « Rééducation de l’équilibre avec biofeedback » :
    Après un AVC, il est typique de mettre davantage de poids sur votre « bonne » jambe quand vous vous tenez debout. Toutefois, il est important de mettre aussi du poids sur votre jambe faible. Quand vous vous tenez debout, votre thérapeute utilisera un écran d’ordinateur avec un patron spécial qui sentira combien de pression va dans chaque pied. La quantité de poids mis sur votre jambe faible sera ensuite consignée et s’affichera sur l’écran d’ordinateur. Cette rééducation vous donne un feedback immédiat sur la qualité de l’exercice que vous faites. Au début, le but pourrait être d’augmenter la quantité de poids que vous mettez sur votre jambe faible. Ensuite, ce pourrait être de mettre une quantité égale de poids sur les deux jambes quand vous vous tenez debout. Enfin, vous pourriez essayer de mettre davantage de poids sur votre jambe faible. C’est important, car quand nous marchons, nous devons mettre le poids de notre corps sur une jambe à la fois.

    « Rééducation de la perception » :
    Cette technique se concentre sur la rééducation de la prise de conscience de vos bras, de vos jambes et de votre tronc dans l’espace. Par exemple, on pourrait vous demander de toucher votre genou et ensuite votre front en gardant les yeux fermés.

    « Entraînement multisensoriel » :
    Après un AVC, vous pouvez devenir trop dépendant des repères visuels pour vous aider à maintenir votre équilibre. L’entraînement multisensoriel est une forme de rééducation qui s’effectue en limitant la quantité de ce que vous voyez. Il se concentre sur la quantité et l’intensité de vos mouvements et de vos exercices sans mettre l’accent sur la façon dont vous les exécutez.

La rééducation de l’équilibre fonctionne-t-elle après un AVC ?

Des chercheurs ont mené des expériences pour voir si la rééducation de l’équilibre aide les personnes qui ont subi un AVC.

  • Interventions orientées vers la tâche :
    Une étude de haute qualité a exploré des interventions orientées vers la tâche pour la marche. Les résultats ont montré que ce traitement peut améliorer la confiance d’une personne dans son équilibre.
  • Exercices perceptuels :
    Après un AVC, il est courant de ressentir un balancement plus prononcé du corps, ce qui vous rend plus instable sur vos pieds. Dans une étude de haute qualité, les résultats ont montré que des exercices perceptuels réduisaient la quantité de balancement du corps.
    NOTE : Même en l’absence d’un AVC, tout le monde ressent un certain balancement normal du corps dont nous ne sommes pas conscients.
  • Approche Bobath :
    Une étude de haute qualité a montré que l’approche Bobath n’améliore pas l’indépendance dans la vie quotidienne, l’équilibre en position assise, l’équilibre en position debout ou la quantité de poids mise sur la jambe faible.
  • Rééducation de la préhension orientée vers la tâche :
    Une étude de haute qualité a conclu que la préhension orientée vers la tâche n’améliore pas la répartition uniforme du poids de votre corps dans les deux fesses en position assise. Les résultats de la même étude ont montré que cette rééducation n’améliore pas la façon dont vous répartissez uniformément le poids de votre corps sur vos deux pieds en position debout.
  • Rééducation par la pratique autonome :
    Des recherches limitées découlant d’une étude de qualité acceptable ont montré que, lorsqu’on combine la pratique autonome avec la thérapie basée sur l’approche Bobath, cela n’améliore pas l’équilibre après un AVC.
  • Rééducation par feedback visuel :
    Des recherches limitées basées sur deux études de qualité acceptable suggèrent que la rééducation par feedback visuel ne donne pas lieu à des améliorations de l’équilibre. Il convient de noter qu’une étude a trouvé des gains importants dans la capacité d’exécuter des activités de soins personnels (comme se laver, aller aux toilettes, s’habiller et faire sa toilette).
  • Rééducation de l’équilibre avec biofeedback :
    Il y a des résultats contradictoires dans ce domaine. Trois études de qualité acceptable n’ont trouvé aucun gain réel de l’équilibre après l’utilisation de cette méthode de rééducation Par contre, deux études de haute qualité sur la rééducation de l’équilibre par biofeedback ont trouvé que l’équilibre s’améliore après un AVC. Une autre étude de haute qualité a démontré que le biofeedback pour la rééducation du contrôle du tronc peut améliorer significativement l’équilibre en position debout (mais pas pendant la marche ou la préhension).

Effets secondaires/risques ?

L’équilibre est important pour ne pas tomber. Pendant la rééducation de l’équilibre, vous devez toujours être supervisé(e) par une personne qui sait comment pratiquer la rééducation de l’équilibre sans danger. En fin de compte, vous commencerez probablement à pratiquer des exercices d’équilibre sans votre famille ou vos amis. Auparavant, votre thérapeute devrait leur montrer des façons sans danger de travailler avec vous.

Qui offre le traitement ?

La rééducation de l’équilibre doit être effectuée ou supervisée par un professionnel de la santé ayant reçu une formation. Divers professionnels de la santé offrent la rééducation de l’équilibre dans le cadre de leur traitement, y compris les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les thérapeutes en réadaptation.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé.

Sur les 42 études incluses dans ce module qui ont étudié les interventions pour améliorer l’équilibre post-AVC, 25 sont des essais contrôlés randomisés (ECR) de haute qualité. Les interventions examinées incluent la thérapie aquatique, la thérapie basée sur l’approche de Bobath, les plates-formes de force ou des dispositifs de rééducation de l’équilibre mécanique, la rééducation multi-sensorielle, l’apprentissage perceptuel, les exercices spécifiques orientés vers la tâche, la rééducation du contrôle du tronc, la thérapie par vibration et la réalité virtuelle. Bien qu’une majorité de ces études ait démontré un avantage positif de la rééducation de l’équilibre, l’hétérogénéité des mesures d’intervention et de résultats ne nous permet pas de tirer des conclusions définitives concernant la méthode d’intervention la plus efficace pour la rééducation de l’équilibre des patients post-AVC.

Lubetzky-Vilnai & Kartin (2010) ont réalisé une revue systématique des récentes études sur les interventions de rééducation de l’équilibre qui se composait de 22 ECR, d’études pilotes et de séries de cas qui s’échelonnent de janvier 2006 à février 2010. La comparaison entre les études a été limité par la diversité des interventions de rééducation de l’équilibre (type, durée, intensité et progression), les interventions de contrôle (de physiothérapie conventionnelle, soins interdisciplinaires habituels, rééducation de la démarche conventionnelle, la rééducation initiée par le patient, tapis roulant avec support de poids corporel, réadaptation typique et traitement neuro-développemental) et les résultats mesurés. La plupart des études ont indiqué que les programmes de rééducation de l’équilibre ne sont pas plus efficaces que les thérapies habituelles et que les groupes expérimentaux et témoins ont tous démontré un meilleur équilibre après l’intervention.

An & Shaughnessy (2011) ont mené une étude systématique des interventions d’exercice utilisés pour améliorer l’équilibre et/ou de la marche post-AVC. Les auteurs ont examiné 17 essais cliniques randomisés publiés en anglais entre 2001 et janvier 2010, dont 10 d’entre eux inclus l’équilibre comme variable mesurées dans leur un résultat (notons que cinq d’entre eux ont également été inclus dans la revue systématique de 2010 réalisé par Lubetzky-Vilnai & Kartin). Cette revue systématique a conclu que les programmes multi-sensoriels ne semblent pas être efficaces pour améliorer l’équilibre après un AVC. Cependant, l’initiation précoce de l’exercice après un AVC a été constatée comme déterminant dans l’amélioration de l’équilibre, et l’exercice aérobique a été positivement associé à un meilleur équilibre lors des phases subaiguë et chronique d’un AVC. Cette revue systématique a de plus conclu que l’exercice effectué pendant au moins 20 à 60 minutes, 3 à 4 fois par semaine, durant 6 à 12 semaines, peut améliorer l’équilibre après un AVC.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Approche Bobath
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Mudie et al., 2002) a étudié l’utilisation de l’approche Bobath pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Mudie et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC à l’un des quatre groupes de traitement : 1) mouvements de préhension orientés vers la tâche; 2) interventions selon l’approche Bobath; 3) interventions de biofeedback avec Balance Performance Monitor (BPM); ou 4) traitement habituel d’ergothérapie et de physiothérapie (groupe témoin). Le groupe traité selon l’approche Bobath a démontré une amélioration significative de la distribution symétrique du poids en position assise à 2 semaines après l’intervention, toutefois ces résultats ne demeurent pas significatifs au moment du suivi de 12 semaines. Après 12 semaines de traitement, 29 % du groupe Bobath était capable de distribuer leur poids des deux côtés, comparativement à 83 % du groupe BPM, 38 % du groupe de mouvements orientés vers la tâche et 0 % pour le groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) issues d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’intervention selon l’approche Bobath est efficace pour améliorer l’équilibre (distribution de poids en position assise) chez des patients ayant subi un AVC. Cependant, les différences inter-groupes ne sont pas documentées.

Dispositifs de rééducation mécanique de l'équilibre
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Goljar et al., 2010) et un essai clinique contrôlé (Byun et al., 2011) ont examiné l’effet des dispositifs de rééducation mécanique de l’équilibre chez des patients post-AVC.

Un ECR de haute qualité (Goljar et al., 2010) et un essai clinique contrôlé (Byun et al., 2011) ont examiné l’effet des dispositifs de rééducation mécanique de l’équilibre chez des patients post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Goljar et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un programme de physiothérapie et de rééducation de l’équilibre utilisant un dispositif mécanique ou les programmes de physiothérapie et rééducation de l’équilibre habituels. Après les traitements, il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau des mesures de l’équilibre (Échelle de Berg; station debout unipodale).

L’essai clinique contrôlé (plan d’étude croisé non-randomisé) (Byun et al., 2011) a divisé les patients en phase chronique post-AVC en deux groupes pour recevoir un programme de réadaptation habituel combiné à un programme de rééducation de l’équilibre utilisant une Sliding rehabilitation machine pour 2 semaines (période expérimentale) précédé (groupe B) ou suivi (groupe A) par un programme de réadaptation habituel de 2 semaines (période témoin). Une différence significative au niveau de l’amélioration de l’équilibre (Échelle de Berg) a été observée suivant la période expérimentale comparée à la période témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité indiquant que les dispositifs de rééducation mécanique de l’équilibre ne sont pas plus efficace que la physiothérapie ou que les programmes de rééducation habituels pour améliorer l’équilibre de patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC.

Note : Cependant, un essai clinique contrôlé a observé qu’un entrainement de l’équilibre utilisant une Sliding rehabilitation machine est plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel seul pour améliorer l’équilibre de patients en phase chronique post-AVC. L’utilisation de différents types de dispositifs mécaniques de rééducation de l’équilibre peuvent toutefois influencer les résultats entre les études.

Entraînement debout
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Allison & Dennett, 2007) a examiné l’effet de l’entraînement debout pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Allison & Dennett, 2007) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement debout combiné à un programme de physiothérapie habituel ou seulement le programme de physiothérapie habituel. À la semaine 1, 2 ou 12 après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée au niveau de la mesure de l’équilibre et du contrôle du tronc (Échelle de Berg; Trunk Control Test; Rivermead Motor AssessmentGross Functional Tool Section).

Note : Cependant, une différence significative aux résultats obtenus sur l’Échelle de Berg a été observée de la semaine 1 à la semaine 12 en faveur du groupe d’entraînement debout comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité démontrant que l’entraînement debout n’est pas plus efficace que la physiothérapie habituel pour améliorer l’équilibre et le contrôle du tronc de patients en phase aigüe ou subaigüe post-AVC.

Exercices du tronc
Contradictoires
4

Cinq ECR de haute qualité (de Seze et al., 2001; Howe et al., 2005; Verheyden et al., 2009; Karthikbabu et al., 2011; Saeys et al., 2011) ont examiné l’effet des exercices du tronc sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (de Seze et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients post-AVC pour recevoir un entraînement de contrôle du tronc utilisant le dispositif de Bon Saint Côme avec rétroaction visuelle et auditive ou le programme habituel de réadaptation. Une différence significative entre les groupes a été notée au niveau de l’équilibre (Upright Equilibrium Index; Trunk Control Test) à 30 jours post-intervention, la différence obtenue aux résultats du Upright Equilibrium Index a été maintenue au suivi de 90 jours. Aucune différence significative n’a été notée au niveau de l’équilibre assis (Sitting Equilibrium Index) après l’intervention ou au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Howe et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC pour recevoir un entraînement de transfert de poids latéral en position assise et debout combiné au programme habituel de réadaptation ou seulement le programme habituel de réadaptation. Il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau des mesures de l’équilibre (déplacement du poids durant le mouvement latéral assis et debout; temps nécessaire pour le transfert de la position assis/debout et debout/assis) après l’intervention (4 semaines) ou au suivi (8 semaines).

Le troisième ECR de haute qualité (Verheyden et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir des exercices du tronc individualisés combinés au programme habituel de réadaptation (groupe d’intervention) ou seulement le programme habituel de réadaptation (groupe témoin). À 5 semaines post-intervention, il y avait une différence significative entre les groupes au niveau de l’équilibre dynamique en position assise (Trunk Impairment Scale dynamic sitting balance) en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. Il n’y avait aucune autre différence significative entre les groupes au niveau des mesures de l’équilibre et de la coordination (Trunk Impairment Scale total, static sitting balance, coordination).

Le quatrième ECR de haute qualité (Karthikbabu et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC pour effectuer des exercices du tronc sur une surface instable (groupe d’intervention) ou sur une surface stable (groupe témoin), les deux combinés au programme de physiothérapie habituel. À 3 semaines post-intervention, il y avait une différence significative entre les groupes au niveau de l’équilibre et de la coordination (Trunk Impairment Scale [TIS] total and dynamic sitting balance, Brunel Balance Assessment [BBA] total and stepping subtest scores) en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. Cependant, aucune différence significative n’a été observée au niveau de l’équilibre statique assis (TIS) ou de l’équilibre debout (BBA).

Le cinquième ECR de haute qualité (Saeys et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement habituel et des exercices pour améliorer la force musculaire du tronc, la coordination et les mouvements (groupe d’intervention), ou un entraînement habituel et des traitements simulés comprenant des mobilisations passives et des traitements au TENS pour l’épaule hémiplégique (groupe témoin). À 8 semaines post-intervention, il y avait une différence significative entre les groupes au niveau de l’équilibre (Échelle de Berg; Four Test Balance Scale; Tinetti Test; Trunk Impairment Scale [TIS] total, dynamic sitting, and coordination). Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée au niveau de l’équilibre statique assis (TIS) ou de la proprioception (Romberg tests).

Conclusion : Il y a des données contradictoires (niveau 4) entre cinq ECR de haute qualité au sujet de l’efficacité des exercices du tronc sur l’équilibre suivant un AVC. Bien que des études ont rapporté de meilleurs résultats que la réadaptation habituelle sur plusieurs mesures de l’équilibre (ex. Échelle de Berg, Brunel Balance Assessment, Trunk Control Test, Tinetti Test, Four Test Balance Scale, Upright Equilibrium Index, Trunk Impairment Scaledynamic balance), toutes les études n’ont également relevé aucune différence entre les groupes sur d’autres mesures de l’équilibre (Sitting Equilibrium Index, Trunk Impairment Scalestatic sitting balance, Romberg tests, déplacement du poids durant le mouvement latéral assis et debout, et temps nécessaire pour le transfert entre la position assis/debout).

Note : La plupart des participants étaient dans les phases aiguës ou subaiguës de récupération post-AVC. Des variations dans les résultats mesurées, tel que le type, la fréquence et la durée des exercices du tronc, sont susceptibles d’influencer les différences au niveau des résultats entre les études.

Mouvements de préhension orientés vers la tâche
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Mudie et al., 2002) a étudié l’utilisation des mouvements de préhension orientés vers la tâche pour la rééducation de l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Mudie et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC à l’un des quatre groupes de traitement : 1) mouvements de préhension orientés vers la tâche; 2) interventions selon l’approche Bobath; 3) interventions de biofeedback avec Balance Performance Monitor (BPM); ou 4) traitement habituel d’ergothérapie et de physiothérapie (groupe témoin). Le groupe de mouvements de préhension orientés vers la tâche n’a pas démontré d’amélioration significative de la distribution symétrique du poids en position assise à 2 semaines après l’intervention, ou aux moments de suivi (4 et 12 semaines), alors que tous les autres groupes ont démontré une amélioration significative de la distribution symétrique du poids en position assise après l’intervention. Au suivi de 12 semaines, 38 % du groupe de mouvements de préhension orientés vers la tâche était capable de distribuer leur poids des deux côtés, comparativement à 83 % du groupe BPM, 29 % du groupe Bobath et 0 % pour le groupe de thérapies habituels (témoin).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) issues d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’utilisation des mouvements de préhension orientés vers la tâche n’est pas efficace pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC. Cependant, les différences entre les groupes ne sont pas documentées.

Réalité virtuelle
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Yang et al., 2011) a examiné l’effet d’un programme d’entraînement par réalité virtuelle sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Yang et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC pour recevoir un entraînement sur tapis roulant avec un dispositif de réalité virtuelle ou un entraînement habituel sur tapis roulant. Le tapis roulant avec un dispositif de réalité virtuelle comprenait un plateau de marche sur lequel le participant s’entraînait tout en regardant des scènes interactives simulant des virages, tandis que le groupe témoin s’entraînait sur un tapis roulant avec une vue sur le jardin. Après l’intervention (3 semaines), il y avait une différence significative entre les groupes au niveau de la mesure du déplacement du centre de pression (COP) dans la direction médio-latérale durant la position au repos. Il n’y avait aucune autre différence significative entre les groupes au niveau des mesures prises en position de repos ou aux transferts de la position assis -debout (déplacement du COP dans la direction antéro-postérieur, déplacement total du COP , aire de balancement du COP, l’indice de symétrie , déplacement du COP sous le membre parétique ) ou lors de la marche sur une surface plane (durée de la mise en charge sur le membre parétique, zone de contact du pied parétique, et le nombre de pas du membre parétique).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) issues d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement sur tapis roulant avec un dispositif de réalité virtuelle n’est pas plus efficace que l’entraînement habituel sur tapis roulant pour améliorer l’équilibre dynamique et statique de patients ayant subi AVC.

Note : Cependant, l’ECR de qualité acceptable a notée une différence significative entre les groupes au niveau de la mesure du déplacement du centre de pression (COP) dans la direction médio-latérale durant la position au repos en faveur du groupe d’entraînement sur tapis roulant avec un dispositif de réalité virtuelle.

Rééducation à vélo
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Katz-Leurer et al., 2006) a évalué l’effet de la rééducation à vélo pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC.

Un ECR de haute qualité (Katz-Leurer et al., 2006) a évalué l’effet de la rééducation à vélo pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Katz-Leurer et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC pour recevoir une rééducation à vélo et le programme habituel de réadaptation ou le programme de réadaptation seul. Après 6 semaines de traitement, il y avait des interactions significatives groupe/temps en faveur du groupe à vélo comparé au groupe témoin pour l’équilibre, tel que mesuré par le Postural Assessment Scale for Stroke Patients (score total, score statique et dynamique). Toutefois, aucune différence significative entre les groupes n’a été observée pour l’équilibre debout mesuré par le Standing Balance Test.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation à vélo est plus efficace que le programme habituel de réadaptation seul pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Note : Cependant, cet ECR de haute qualité n’a démontré aucune différence significative entre les groupes pour le Standing Balance Test.

Rééducation autonome
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Pollock et al. 2002) a exploré l’efficacité de la rééducation autonome pour améliorer l’équilibre post-AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Pollock et al. 2002) a aléatoirement assigné les patients post-AVC à un des deux groupes de traitement : 1) réalisation autonome d’exercice centrés sur l’équilibre en combinaison avec des traitements habituels basés sur l’approche Bobath; ou (2) traitements habituels seulement (témoin). Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes. L’étude conclue que le maintien de l’équilibre postural et de la répartition du poids n’a pas augmenté chez les individus des deux groupes post-AVC.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2) provenant d’un ECR de qualité acceptable soutenant que la rééducation autonome combinée à des traitements habituels basés sur l’approche Bobath n’améliore pas l’équilibre post-AVC.

Rééducation avec exercices perceptuels
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Morioka et al. 2003) a étudié l’utilisation de la rééducation perceptuelle post-AVC pour la récupération de l’équilibre.

Cet ECR de haute qualité (Morioka et al. 2003) a assigné aléatoirement les patients post-AVC pour recevoir un programme de réadaptation comprenant des exercices d’apprentissage perceptuel ou un programme de réadaptation habituel (groupe témoin). Des améliorations significatives ont été rapportées dans l’amplitude, la surface couverte et la surface rectangulaire du balancement postural pour le groupe ayant bénéficié des exercices perceptuels comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité démontrant que les exercices perceptuels réduisent le balancement postural, ce qui améliore l’équilibre post-AVC.

Rééducation de la marche orientée vers la tâche
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Richards et al., 1993; McClellan & Ada, 2004; Salbach et al., 2004 and Salbach et al., 2005; Marigold et al., 2005; Outermans et al., 2010), un ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) et une étude quasi-expérimentale (Rose et al., 2011) ont examiné l’utilisation des interventions orientées vers la tâche ciblant la marche pour la rééducation de l’équilibre post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Richards et al., 1993) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC pour recevoir une thérapie intensive de la marche orientée vers la tâche, ou pour participer à l’un des deux groupes témoins qui ont reçu différentes intensités de physiothérapie habituelle. Aucune différence significative sur les mesures de l’équilibre (Échelle de Berg; sous-échelle équilibre du Fugl Meyer Assessment) n’a été observée entre les groupes à 6 semaines (post-intervention) ou à 3 mois (suivi).

Le second ECR de haute qualité (McClellan & Ada, 2004) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC pour recevoir à leur domicile un entraînement de la mobilité orienté vers la tâche ou un entraînement des membres supérieurs orienté vers la tâche. Une différence significative entre les groupes a été notée au niveau de l’équilibre debout (Functional Reach Test) à 6 semaines (post-intervention) et à 2 mois (suivi) en faveur du groupe d’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche comparé au groupe d’entraînement des membres supérieurs orienté vers la tâche.

Le troisième ECR de haute qualité (Salbach et al., 2004 et Salbach et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique post-AVC pour recevoir un entraînement de la mobilité orienté vers la tâche ou un entraînement des membres supérieurs orienté vers la tâche. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le niveau de confiance en son équilibre (Activities-specific Balance Confidence scale), mais pas au niveau de l’équilibre selon l’Échelle de Berg à 6 semaines post-intervention en faveur du groupe d’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche comparé au groupe d’entraînement des membres supérieurs orienté vers la tâche.

Le quatrième ECR de haute qualité (Marigold et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC pour recevoir un programme d’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche ou un programme mettant l’emphase sur de lents étirements et le transfert de poids. Aucune différence significative sur la mesure de l’équilibre (Échelle de Berg), la confiance en son équilibre (Activities-specific Balance Confidence scale) ou les chutes (chutes spontanées lors de transferts ou induites par un mouvement transversal sur une plate-forme de force) n’a été observé à 10 semaines (post-intervention) ou à 1 mois de suivi.

Le cinquième ECR de haute qualité (Outermans et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement de la mobilité de haute intensité orienté vers la tâche ou la thérapie habituelle de basse intensité. Aucune différence significative sur les mesures de l’équilibre (Échelle de Berg; Functional Reach Test) n’a été observé à 4 semaines (post-intervention).

L’ECR de qualité acceptable (Dean et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC avec une hémiplégie résiduelle pour recevoir un entraînement de la mobilité orienté vers la tâche ou un entraînement des membres supérieurs orienté vers la tâche. Une différence significative entre les groupes au niveau de l’équilibre (stepping balance, Step Test) a été observée en faveur du groupe d’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche comparé au groupe d’entraînement des membres supérieurs orienté vers la tâche à 4 semaines (post-intervention) et à 2 mois (suivi).

L’étude quasi-expérimentale (Rose et al., 2011) a assigné les patients en phase aiguë post-AVC pour recevoir un entraînement de la mobilité orienté vers la tâche ou le programme de réadaptation habituel. Aucune différence significative entre les groupes sur la mesure de l’équilibre (Échelle de Berg) n’a été observée lors du congé (post-intervention).

Conclusion 1 (équilibre) : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues de quatre ECR de haute qualité et d’une étude quasi-expérimentale démontrant que l’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche n’est pas plus efficace que les thérapies témoins (réadaptation habituelle, physiothérapie) pour améliorer l’équilibre suivant un AVC.

Note : cependant, un ECR de haute qualité a noté une différence significative de l’équilibre debout, et un ECR de qualité acceptable a noté une différence significative de l’équilibre (stepping balance) en faveur du groupe d’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche comparé aux thérapies témoins.

Conclusion 2 (confiance en son équilibre) : Il y a des données contradictoires (niveau 4) entre deux ECR de haute qualité au sujet de l’efficacité de l’entraînement de la mobilité orienté vers la tâche pour améliorer le niveau de confiance en son équilibre suivant un AVC.

Rééducation multisensorielle
Efficace
1B

Deux ECR de haute qualité (Yelnik et al., 2008; Gok et al., 2008), un ECR de qualité acceptable (Bayouk et al., 2006) et un ECR de faible qualité (Onigbinde et al., 2009) ont examiné l’utilisation de la rééducation multisensorielle sur l’équilibre de patients post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Yelnik et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir une thérapie multisensorielle ou une thérapie neurodéveloppementale (groupe témoin). Aucune différence significative sur les mesures de l’équilibre (Échelle de Berg*; auto-perception de sa sécurité) n’a été observée entre les groupes 30 jours après l’intervention ou après 60 jours de suivi. Cependant, une différence significative entre les groupes a été observée au moment du suivi au niveau de l’équilibre dynamique (pourcentage de la station debout sur deux jambes) en faveur du groupe multisensoriel comparé au groupe témoin.

*Note : Des différences au niveau de l’équilibre debout peuvent ne pas avoir été détectées en raison d’un effet plafond de l’Échelle de Berg. Les auteurs ont également interrogé la signification clinique d’améliorations des patients avec de si petites valeurs.

Le second ECR de haute qualité (Gok et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC pour recevoir un programme de rééducation de l’équilibre utilisant un dispositif de Kinaesthetic ability training (KAT) combiné au programme de réadaptation habituel ou seulement le programme de réadaptation habituel. Le dispositif de KAT avait une plateforme d’équilibre à pivot central avec une poire à pression qui permet des ajustements dans le transfert de poids avec rétroaction visuelle. À 4 semaines après l’intervention, le groupe KAT a démontré une amélioration significative de l’équilibre (sous-échelle équilibre du Fugl-Meyer Stroke Assessment (FMA); indices de l’équilibre statique et dynamique du KAT) comparé au groupe témoin.

L’ECR de qualité acceptable (Bayouk et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients avec hémiparésie en phase chronique post-AVC à un programme d’exercices orientés vers la tâche avec influence des données sensorielles (yeux ouverts/fermés; surface molle/ferme ) ou à un programme d’exercices orientés vers la tâche dans les conditions habituelles. Les résultats ont été pris comme une mesure du déplacement du centre de pression (COP) lors de la position debout sur deux jambes et assis-debout avec les yeux ouverts ou fermés, sur des surfaces normales ou molles, de même que le test de marche sur 10 mètres. Bien que les différences entre les groupes n’ont pas été documentées*, une différence significative au niveau de l’équilibre pré/post test (déplacement du COP en position debout sur deux jambes avec les yeux ouverts sur des surfaces normales et molles) a été observée pour le groupe d’intervention mais pas dans le groupe témoin. Les deux groupes ont démontré une différence significative dans les résultats pré/post test dans d’autres mesures de l’équilibre (déplacement du COP en position assis-debout avec les yeux ouverts sur une surface molle) et vitesse de marche (test de marche sur 10 mètres).

*Note : Parce que les différences entre les groupes n’ont pas été documentées, cette étude ne sera pas utilisée pour déterminer le niveau de preuves quant à l’efficacité de la rééducation multisensorielle dans la conclusion ci-dessous.

L’ECR de faible qualité (Onigbinde et al., 2009) a assigné aléatoirement des patients post-AVC (temps depuis l’AVC non spécifié) pour effectuer des exercices sur une planche d’équilibre avec rétroaction visuelle, combiné à un programme de physiothérapie habituelle, ou pour participer uniquement à un programme de physiothérapie habituel. À 6 semaines après l’intervention, des différences significatives entre les groupes ont été observées au niveau de l’équilibre statique (yeux fermés) et de l’équilibre dynamique (Four Square Step Test time) en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes au niveau de l’équilibre statique (yeux ouverts) après l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité indiquant que la rééducation multisensorielle est plus efficace que la réadaptation habituel pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC. Un ECR de qualité acceptable a également démontré une amélioration significative de l’équilibre suivant une rééducation multisensorielle.

Note : Un ECR de haute qualité n’a relevé aucune différence significative au niveau de l’équilibre entre la rééducation multisensorielle et la réadaptation habituel après avoir noté un éventuel effet plafond de l’instrument utilisé pour la mesure de l’équilibre (Échelle de Berg). Le même ECR a observé une différence significative entre les groupes en faveur du groupe multisensoriel au niveau de l’équilibre dynamique lors du suivi (mais pas après l’intervention).

Rééducation sans perception visuelle
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Bonan et al. 2004) a examiné l’efficacité de la rééducation sans perception visuelle pour améliorer l’équilibre post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Bonan et al. 2004) a assigné aléatoirement les patients post-AVC pour recevoir une rééducation sans perception visuelle (groupe d’intervention) ou une rééducation avec vision (groupe témoin). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée au niveau de la mesure de l’équilibre (Sensory Organization Test) en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation sans perception visuelle est plus efficace que la rééducation avec vision pour améliorer l’équilibre post-AVC.

Rééducation sur plateforme de force avec biofeedback
Efficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Sackley & Lincoln, 1997; Cheng et al., 2001), six ECR de qualité acceptable (Shumway-Cook et al., 1988; Wong et al., 1997; Grant et al., 1997; Walker et al., 2000; Chen et al., 2002; Mudie et al., 2002) et un ECR de faible qualité (Geiger et al., 2001) ont examiné l’effet de la rééducation sur plateforme de force avec biofeedback suivant un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Sackley & Lincoln, 1997) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour participer soit à des séances de rééducation de l’équilibre utilisant la Nottingham Balance Platform avec rétroaction (feedback) visuelle sur la distribution de la mise en charge et les activités de transfert de poids, ou bien à une intervention de rééducation placebo. Des mesures de l’équilibre ont été prises avant le début de l’intervention, à 4 semaines post-intervention et à 12 semaines de suivi, en utilisant l’évaluation de la symétrie et du balancement en position debout. Des différences significatives entre les groupes ont été observées en faveur du groupe d’intervention (comparé au groupe placebo) pour la symétrie en position debout à 4 semaines, mais ces différences ne se sont pas avérées significatives au moment du suivi. Il n’y avait pas de différence significative au niveau du balancement.

Le second ECR de haute qualité (Cheng et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients hémiplégiques post-AVC à un programme de rééducation de l’équilibre sur une double plateforme de force avec biofeedback (rétroaction visuelle et auditive) ou à des traitements de physiothérapie habituels. Des différences significatives en faveur du groupe de plateforme de force comparé au groupe témoin ont été notées sur les mesures de balancement latéral, le taux d’élévation en force lors des exercices de lever d’une chaise, et une diminution significative de la fréquence des chutes post-AVC a été signalée. Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes au niveau des performances au assis-debout et au debout-assis après l’intervention, cependant, au suivi de six mois, des différences significatives ont été notées sur la performance aux mesures assis-debout toujours en faveur du groupe de plateforme de force comparé au groupe témoin.

Le premier ECR de qualité acceptable (Shumway-Cook et al., 1988) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC à un groupe de rééducation de l’équilibre utilisant une plateforme de force statique avec biofeedback ou à un groupe de rééducation de l’équilibre avec appui sans biofeedback. Des différences significatives ont été observées sur les mesures du balancement latéral en faveur du groupe de plateforme de force comparé au groupe témoin, toutefois aucune différence n’a été notée sur les mesures du balancement total.

Le second ECR de qualité acceptable (Wong et al., 1997) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC à un programme de rééducation utilisant le dispositif du Standing Biofeedback Training (SBT) fournissant une rétroaction visuelle et auditive en temps réel au niveau de la mise en charge, ou à un programme de rééducation utilisant la station de travail Standing Training Table (STT). Des différences significatives ont été observées au niveau de la symétrie posturale aux semaines 1, 2 et 4 en faveur du groupe SBT comparé au groupe STT. Notons cependant que ces différence significatives au niveau de la symétrie posturale n’ont pas été observées au jour 1 ni à la semaine 3.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Grant et al., 1997) présente les résultats préliminaires de l’étude de Walker et al., 2000 (voir plus bas), laquelle a assigné aléatoirement 16 patients post-AVC à un programme de rééducation de l’équilibre avec biofeedback visuelle et la physiothérapie habituelle ou à un programme de rééducation de l’équilibre et de physiothérapie habituels. Aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de l’équilibre (échelle de Berg, balancement postural, symétrie en position debout).

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Walker et al., 2000) a assigné aléatoirement 54 patients post-AVC à l’un des trois groupes de traitement : 1) rééducation de l’équilibre utilisant une double plateforme de force Balance Master avec rétroaction visuelle combinée au programme d’ergothérapie et de physiothérapie habituel; 2) rééducation de l’équilibre et programme d’ergothérapie et de physiothérapie habituel; 3) uniquement le programme d’ergothérapie et de physiothérapie habituel. Aucune différence significative n’a été observée sur les mesures de l’équilibre (échelle de Berg, balancement postural) en comparant chaque groupe d’intervention avec le groupe témoin.

Le cinquième ECR de qualité acceptable (Chen et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients post-AVC à un programme de rééducation avec biofeedback visuel utilisant le dispositif Smart Balance Master combiné à des traitements d’ergothérapie et de physiothérapie habituels ou uniquement à un programme de traitements d’ergothérapie et de physiothérapie habituel. Des différences significatives ont été observées entre les groupes sur l’une des trois mesures de l’équilibre statique (absence de balancement mais pas de stabilité maximale ou d’alignement du centre de gravité) et aux trois mesures de l’équilibre dynamique (vitesse de l’axe, contrôle directionnel, End-point excursion).

Le sixième ECR de qualité acceptable (Mudie et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC à l’un des quatre groupes de traitement : 1) mouvements de préhension orientés vers la tâche; 2) interventions selon l’approche Bobath; 3) interventions utilisant le Balance Performance Monitor (BPM) avec rééducation de la distribution du poids en position assise et debout et rétroaction visuelle; ou 4) traitement habituel d’ergothérapie et de physiothérapie (groupe témoin). Le groupe BPM a démontré une amélioration significative de la symétrie assise de la distribution du poids après le traitement (2 semaines), mais ces résultats ne se sont pas avérés significatifs au moment du suivi (4 et 12 semaines). Douze semaines après l’intervention, 83 % du groupe BPM distribuait leur poids des deux côtés comparativement à 38 % du groupe de préhension orientés vers la tâche, 29 % du groupe Bobath et 0% du groupe témoin. Le groupe BPM a également démontré une certaine généralisation de la symétrie dans la position assise à debout.

L’ECR de faible qualité (Geiger et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients post-AVC à un programme de rééducation de l’équilibre utilisant le dispositif de plateau de force du Neurocom Balance Master avec rétroaction visuelle ou à un programme habituel de rééducation de l’équilibre. Il n’y avait aucune différence significative au niveau des mesures de l’équilibre sur l’échelle de Berg 4 semaines après l’intervention.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues de deux ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable indiquant que la rééducation sur plateforme de force avec biofeedback est plus efficace que les thérapies témoins pour améliorer l’équilibre (symétrie, balancement latéral, équilibre dynamique, fréquence de chutes) de patients ayant subi un AVC.

Note : Cependant, de nombreuses études ont démontré que la rééducation sur plateforme de force avec biofeedback n’a pas été plus efficace que les thérapies témoins pour améliorer d’autres mesures de l’équilibre (par exemple Échelle de Berg, balancement postural, distribution du poids en position assise).

Rééducation sur tapis roulant à vitesse variable
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Au-Yeung et al., 2009) a examiné l’effet du taï-chi sur l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Au-Yeung et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC à un groupe de taï-chi ou à un groupe témoin qui a effectué des exercices généraux pour la respiration, les étirements, la mobilisation, la mémoire et le raisonnement. L’équilibre dynamique debout a été mesuré à l’aide du Limit of Stability test par le déplacement du centre de gravité (COG) lorsque le participant se penchait vers l’avant, vers l’arrière, vers les côtés affectés et non affectées; l’équilibre debout a été mesuré par le Sensory Organization test. Une différence significative entre les groupes a été observée dans le déplacement du COG lorsque le participant se penchait vers l’avant, vers l’arrière et vers le côté non affecté à la semaine 6 (mi- traitement), et également vers le côté affecté à la semaine 12 (post-intervention), ce en faveur du groupe taï-chi comparé au groupe témoin (ces résultats ont été maintenus au moment du suivi, à la semaine 18). Une différence significative entre les groupes a été observée à la semaine 12 et à la semaine 18 en faveur du groupe taï-chi pour le temps de réaction lors d’un transfert de poids volontaire vers le côté non affecté; finalement, une différence significative a été notée au niveau de l’équilibre debout à 12 semaines (post-intervention), toujours en faveur du groupe taï-chi comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité démontrant que le taï-chi est plus efficace que des exercices réguliers pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC.

Taï-chi
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Au-Yeung et al., 2009) a examiné l’effet du taï-chi sur l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Au-Yeung et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique post-AVC à un groupe de taï-chi ou à un groupe témoin qui a effectué des exercices généraux pour la respiration, les étirements, la mobilisation, la mémoire et le raisonnement. L’équilibre dynamique debout a été mesuré à l’aide du Limit of Stability test par le déplacement du centre de gravité (COG) lorsque le participant se penchait vers l’avant, vers l’arrière, vers les côtés affectés et non affectées; l’équilibre debout a été mesuré par le Sensory Organization test. Une différence significative entre les groupes a été observée dans le déplacement du COG lorsque le participant se penchait vers l’avant, vers l’arrière et vers le côté non affecté à la semaine 6 (mi- traitement), et également vers le côté affecté à la semaine 12 (post-intervention), ce en faveur du groupe taï-chi comparé au groupe témoin (ces résultats ont été maintenus au moment du suivi, à la semaine 18). Une différence significative entre les groupes a été observée à la semaine 12 et à la semaine 18 en faveur du groupe taï-chi pour le temps de réaction lors d’un transfert de poids volontaire vers le côté non affecté; finalement, une différence significative a été notée au niveau de l’équilibre debout à 12 semaines (post-intervention), toujours en faveur du groupe taï-chi comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité démontrant que le taï-chi est plus efficace que des exercices réguliers pour améliorer l’équilibre de patients post-AVC.

Thérapie aquatique
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008) a examiné l’effet de la thérapie aquatique pour améliorer l’équilibre chez des patients ayant subi un AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Noh et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients présentant un AVC en phase chronique et une faiblesse unilatérale des membres à un programme de thérapie aquatique ou un programme de gymnastique habituel. Après un mois d’intervention, une différence significative inter-groupes a été notée indiquant que le groupe aquatique avait un meilleur équilibre (tel que mesuré par le Berg Balance Scale) et une capacité de mise en charge du côté affecté (force de réaction verticale lors du transfert de poids avant/arrière). Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée lors de la tâche assis/debout et lors du transfert de poids latéral.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) issues d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la thérapie aquatique est plus efficace qu’un programme de gymnastique pour améliorer l’équilibre, le transfert de poids avant/arrière et la force des fléchisseurs du genou du membre affecté chez des patients ayant subi un AVC.

Note : Cependant, cet ECR de qualité acceptable n’a observé aucune différence significative entre les groupes pour les mouvements latéraux et lors du transfert assis/debout d’une chaise, ou pour la force des extenseurs du genou et des muscles du tronc.

Traitement par vibration
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (van Nes et al., 2006) et un ECR de qualité acceptable (Merkert et al., 2011) ont examiné l’effet des traitements par vibration sur l’équilibre de patients post-AVC.

L’ECR de haute qualité (van Nes et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC pour recevoir des traitements par vibrations sur le corps entier en utilisant un appareil de plateforme à vibration commercial, ou un programme d’exercices sur de la musique, à la même fréquence et de la même durée (stimulation simulée). Aucune différence significative entre les groupes au niveau des mesures de l’équilibre (Échelle de Berg; Trunk Control Test) n’a été observée à 6 semaines (post-intervention) ou à 12 semaines (suivi).

L’ECR de qualité acceptable (Merkert et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients post-AVC pour recevoir un programme de rééducation de l’équilibre combiné à des traitements par vibrations sur le corps entier en utilisant un appareil de plateforme à vibration Vibrosphere®, ou seulement à un programme de réadaptation habituel. Il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau de l’équilibre (Échelle de Berg) à 15 jours après l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable démontrant que les traitements par vibration ne sont pas plus efficaces que les thérapies témoins (ex. réadaptation habituelle, stimulation simulée) pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi AVC.

Traitement thermique
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Chen et al., 2011) a examiné l’effet des traitements thermiques sur l’équilibre de patients post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Chen et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC pour recevoir une stimulation thermique combinée à la réadaptation habituelle ou seulement le programme de réadaptation habituel. Aucune différence significative sur les mesures de l’équilibre (Échelle de Berg; Postural Assessment Scale for Stroke Trunk Control) n’a été observée à 6 semaines après l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) issues d’un ECR de haute qualité démontrant que les traitements thermiques ne sont pas plus efficaces que la réadaptation habituelle pour améliorer l’équilibre de patients en phase aiguë post-AVC.

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