Réalité virtuelle – membre supérieur

Évidence révisées en date du 09-08-2016
Auteur(s)* : Tatiana Ogourtsova, MSc OT
Éditeur(s) : Annabel McDermott, OT ; Annie Rochette PhD, OT
Réviseur expert : Mindy Levin PhD, PT (actuellement sous révision)
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

La Réalité virtuelle (RV) est un environnement qui est simulé par un ordinateur. Il fournit une stimulation multi-sensorielle interactive en temps réel. La RV offre aux utilisateurs la possibilité de participer à des activités dans un environnement qui apparaît, est ressenti et s’avère semblable aux objets et aux événements du monde réel. Les utilisateurs peuvent interagir avec un environnement virtuel par l’utilisation de dispositifs habituels, tel qu’un clavier et une souris, ou à travers des dispositifs multimodaux tels qu’une manette ou un gant branché.

La RV est de plus en plus populaire car elle peut être facilement modifiée selon les besoins des individus, elle est perçue comme étant amusante et motivante pour les patients, et elle permet aux chercheurs d’incorporer des éléments tels que la rétroaction qui sont reconnues pour maximiser l’apprentissage moteur. Par contre, la RV pourrait être impossible à utiliser en clinique en raison du coût de l’équipement nécessaire. Cet argument, quoi que certainement fondé au moment où cette technologie a été créée, ne semble plus un obstacle car le coût du matériel de la réalité virtuelle et des logiciels a considérablement diminué et est maintenant assez abordable pour en faire une utilisation clinique.

Note : Dans ce module, nous ne distinguons pas la RV immersive et non immersive. Cette catégorisation est principalement déterminée par le degré de « présence virtuelle » requis par le patient au cours de l’entraînement, et cette information n’était pas facilement disponible dans la plupart des études examinées.

Note : Cette revue se concentre sur tous les types d’intervention impliquant un environnement virtuel. Pour une revue spécifique des systèmes de jeux commerciaux utilisés en réadaptation physique (par exemple Sony Playstation EyeToy, Nintendo Wii), s’il vous plaît voir le module Jeux vidéos).

Aide aditionnelle d’étudiants de premier cycle à l’école de Physiothérapie et Ergothérapie, Université McGill : Kareim Aziz, Sara Jafri, James Moore, Sebastien Mubayed, Roshnie Shah, Samrah Sher, and Peter Yousef

Information aux patients/familles

Auteurs* : Henderson A.K., PhD student (Neuroscience); Dr Nicol Korner-Bitensky PhD OT, Levin MF, PhD PT; Geoffroy Hubert BSc. Lic. K.; Geneva Zaino BSc PT
Révision par un expert : Francine Malouin, PhD, PT

Aide aditionnelle d’étudiants de premier cycle à l’école de Physiothérapie et Ergothérapie, Université McGill : Kareim Aziz, Sara Jafri, James Moore, Sebastien Mubayed, Roshnie Shah, Samrah Sher, and Peter Yousef

Qu’est-ce que la réalité virtuelle

La réalité virtuelle consiste en la simulation d’un environnent virtuel par ordinateur. La plupart des environnements virtuels sont créés par des effets visuels, montrés sur un écran d’ordinateur ou par des affichages stéréoscopiques spéciaux (voir illustration 1), mais certains systèmes ont recours à d’autres sens, comme le son par des haut-parleurs ou des écouteurs. Les utilisateurs peuvent interagir avec l’environnement virtuel par l’utilisation d’outils comme un clavier et une souris, ou encore des dispositifs multimodaux comme un gant numérique (voir illustration 2).

Y-a-t-il différentes sortes de réalité virtuelle ?

De façon générale, il existe deux types de réalité virtuelle : la RV avec immersion totale et la RV sans immersion ou immersion partielle.

La RV avec immersion totale signifie que l’utilisateur est équipé d’un casque de réalité virtuelle pour créer l’illusion qu’il est à l’intérieur de l’environnement créé artificiellement.

La RV sans immersion ou avec immersion partielle signifie que l’utilisateur regarde la scène sur un écran d’ordinateur comme s’il regardait la télévision.

Pourquoi utiliser la réalité virtuelle après un AVC ?

On estime que 50 à 75% des individus qui subissent un AVC gardent une faiblesse musculaire au membre supérieur. La réalité virtuelle est une technique innovatrice employée pour la rééducation des habiletés motrices du membre supérieur chez les patients ayant subi un AVC.

Est-ce que ça fonctionne pour les AVC ?

Les chercheurs ont étudié comment la réalité virtuelle peut aider les patients après un AVC :

  • Remodelage du cerveau : Il a été montré que la réalité virtuelle est utile pour réentraîner le cerveau chez les personnes qui ont eu un AVC.
  • Marche : Il a été montré que la réalité virtuelle est plus utile que la réadaptation habituelle pour améliorer la vitesse de marche, la longueur des pas, l’endurance et la force chez les personnes qui ont eu un AVC.
  • Franchissement d’obstacles : Des données probantes ont montré que la réalité virtuelle n’apporte pas davantage d’amélioration pour franchir les obstacles que la réadaptation habituelle.
  • Monter les escaliers : Il n’existe aucune étude de recherche bien conçue explorant l’effet de la réalité virtuelle sur la capacité de monter les escaliers.
  • Aptitudes à vivre en communauté : Il y a des données probantes montrant que la réalité virtuelle est plus utile que la réadaptation habituelle pour aider les personnes qui ont eu un AVC à développer des aptitudes de vie en communauté comme « traverser la rue » ou marcher. Toutefois, il y a des données probantes contradictoires quant à savoir si la réalité virtuelle apporte d’autres avantages comparés à la réadaptation habituelle pour développer des aptitudes de vie en communauté comme « prendre le train » chez les personnes qui ont eu un AVC.
  • Performance de marche perçue : il existe des données probantes provenant d’une étude de haute qualité indiquant que la réalité virtuelle n’améliore pas la façon dont les patients perçoivent leur aptitude à marcher comparé à la réadaptation habituelle.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires et des risques ?

L’utilisation d’un casque peut induire des nausées et vertiges…surtout si la personne tourne la tête. Aucun risque réel n’a été rapporté pour les applications de la RV au MS étant donné qu’en utilisant la réalité virtuelle il n’y a pas d’intervention extérieure (manipulation, étirement, etc.); tous les exercices sont exécutés par vous et selon votre sensation du mouvement.

Qui fournit le traitement ?

Les traitements effectués à l’aide de la RV sont habituellement exécutés par un physiothérapeute ou un ergothérapeute. La plupart des centres de réadaptation et des cliniques privées ne sont pas encore équipés avec ce genre de technologie, mais étant donné son caractère prometteur, la réalité virtuelle devrait se répandre dans les années à venir.

Combien de traitements sont nécessaires ?

Ces données ne sont pas encore disponibles, il faut attendre les résultats d’études plus importantes pour pouvoir établir des programmes et définir les contenus des séances.

Combien cela coûte-t-il ?

Le coût élevé de la technologie en RV peut paraître un obstacle à son utilisation clinique. Cependant, les progrès technologiques récents font en sorte que le coût du matériel de RV et des logiciels a nettement diminué, ce qui rend la RV plus accessible pour son utilisation en clinique.

Est-ce que la réalité virtuelle s’adresse à moi ?

Bien que certains bénéfices de la RV aient été rapportés, il n’y a pas encore assez de données probantes pour confirmer son efficacité à améliorer la force de préhension, la dextérité manuelle et le contrôle moteur du membre supérieur.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Note : Tous les entraînements par réalité virtuelle présentés dans ce module visaient une amélioration de la fonction des membres supérieurs.

Cette revue présente 28 études (dix ECR de haute qualité, 11 ECR de qualité acceptable, un ECR de faible qualité et six études non-randomisées) qui ont examiné l’effet de la réalité virtuelle dans la réadaptation des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Activité motrice
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Yin et al., 2014) et un ECR de qualité acceptable (da Silva Cameirao et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur l’activité motrice des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Yin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV combiné à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (da Silva Cameirao et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un programme intense d’ergothérapie (témoin 1) ou une pratique de jeux interactifs non spécifiques (témoin 2). L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par le Chedoke Arm and Hand Activity Inventory. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement par RV comparé à chacune des interventions témoins, cependant, lors du suivi, ces différences n’ont pas conservé leur valeur significative.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, la réadaptation habituelle) pour améliorer l’activité motrice des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC. Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle est plus efficace, à court terme, que des interventions témoins (ici, un programme intense d’ergothérapie ou la pratique de jeux interactifs non spécifiques) pour améliorer l’activité motrice des membres supérieurs des patients.
Note : La différence au niveau de la durée des interventions des deux ECR (2 semaines vs 12 semaines) peut expliquer la divergence des résultats entre les deux études.

Dextérité manuelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2014) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la dextérité manuelle de patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une combinaison d’entraînement par RV et de STCD cathodique. La dextérité manuelle a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le Box and Block Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une STCD cathodique combinée à un entraînement par RV) pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase aiguë post-AVC.

Fonction motrice
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Lee et al., 2014 et Yin et al., 2014) et deux ECR de qualité acceptable (Piron et al., 2003 et da Silva Cameirao et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lee et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une combinaison d’entraînement par RV et de STCD cathodique. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS) et par le Manual Function Test. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice en faveur de l’entraînement par RV combiné à la STCD cathodique comparé à l’entraînement par RV seul ou à la STCD cathodique seule, et en faveur de la STCD cathodique seule comparée à l’entraînement par RV seul.

Le second ECR de haute qualité (Yin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV combiné à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois de suivi par la FMA-MS et l’Action Research Arm Test (ARAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les deux instruments de mesure à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Piron et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée de 5 à 7 semaines (immédiatement après l’intervention) par la FMA-MS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de qualité acceptable (da Silva Cameirao et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un programme intense d’ergothérapie (témoin 1) ou une pratique de jeux interactifs non spécifiques (témoin 2). La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par la MIF. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice en faveur de l’entraînement par RV comparé aux deux groupes témoins. Cependant, ces différences entre les groupes n’ont pas conservé leur valeur significative lors du suivi.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique, une STCD cathodique combinée à un entraînement par RV ou la réadaptation habituelle) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC. En fait, un ECR de haute qualité a indiqué que l’entraînement par RV seul est moins efficace que la STCD cathodique seule ou que la STCD cathodique combinée à un entraînement par RV.
Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement par RV est plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme intense d’ergothérapie ou la pratique de jeux interactifs non spécifiques) pour améliorer la fonction motrice des patients, mais cet ECR a offert une durée d’interventions plus longue que les ECR précédents (12 semaines comparativement à 2 semaines, 3 semaines ou de 5 à 7 semaines), ce qui peut expliquer la divergence des résultats.

Force
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2014) et un ECR de qualité acceptable (da Silva Cameirao et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur la force des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Lee et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une combinaison d’entraînement par RV et de STCD cathodique. La force des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le Manual Muscle Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’ECR de qualité acceptable (da Silva Cameirao et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un programme intense d’ergothérapie (témoin 1) ou une pratique de jeux interactifs non spécifiques (témoin 2). La force des membres supérieurs a été mesurée à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par la sous-échelle Membre supérieur du Motricity Index et par le Medical Research Council Grade. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les deux mesures à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique, une STCD cathodique combinée à un entraînement par RV, un programme intense d’ergothérapie ou la pratique de jeux interactifs non spécifiques) pour améliorer la force des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC.

Indépendance fonctionnelle / Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Lee et al., 2014 et Yin et al., 2014) et deux ECR de qualité acceptable (Piron et al., 2003 et da Silva Cameirao et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase aiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lee et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une combinaison d’entraînement par RV et de STCD cathodique. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention) par une version coréenne de l’Indice de Barthel modifié. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Yin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV combiné à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois de suivi par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Piron et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées de 5 à 7 semaines (immédiatement après l’intervention) par la MIF. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de qualité acceptable (da Silva Cameirao et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un programme intense d’ergothérapie (témoin 1) ou une pratique de jeux interactifs non spécifiques (témoin 2). L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 12 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique, une STCD cathodique combinée à un entraînement par RV, la réadaptation habituelle, un programme intense d’ergothérapie ou la pratique de jeux interactifs non spécifiques) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et les AVQ de patients en phase aiguë post-AVC.

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2014) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la spasticité des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une combinaison d’entraînement par RV et de STCD cathodique. La spasticité des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une Stimulation Transcrânienne à courant direct (STCD) cathodique ou une STCD cathodique combinée à un entraînement par RV) pour réduire la spasticité des membres supérieurs de patients en phase aiguë post-AVC.

Phase subaiguë

Dextérité manuelle
Évidence insuffisante
5

Une étude de cas unique (Broeren et al., 2004) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur la dextérité manuelle d’un patient en phase subaiguë post-AVC. Cette étude de cas unique a assigné un patient à un entraînement des membres supérieurs par RV. La dextérité manuelle a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 5 mois au moment d’un suivi par le Purdue Peg Board Test. Une amélioration de la dextérité manuelle a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de l’entraînement des membres supérieurs par RV sur la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cependant, une étude de cas unique a noté une amélioration de la dextérité manuelle chez un patient suivant un entraînement des membres supérieurs par RV.

Fonction motrice
Inefficace
2B

Une étude quasi-expérimentale (Piron et al., 2007) et une étude de cas unique (Broeren et al., 2004) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë post-AVC.

L’étude quasi-expérimentale (Piron et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée de 5 à 7 semaines (immédiatement après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’étude de cas unique (Broeren et al., 2004) a assigné un patient à un entraînement des membres supérieurs par RV. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 5 mois au moment d’un suivi par le dispositif tactile PHANToM. Une amélioration des mouvements de la fonction motrice des membres supérieurs a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, la réadaptation habituelle) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de cas unique de type pré/post a relevé une amélioration des mouvements de la fonction motrice des membres supérieurs suivant un entraînement des membres supérieurs par RV.

Force de préhension
Évidence insuffisante
5

Une étude de cas unique (Broeren et al., 2004) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur la force de préhension d’un patient en phase subaiguë post-AVC. Cette étude de cas unique a assigné un patient à un entraînement des membres supérieurs par RV. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 5 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un dynamomètre manuel. Une légère amélioration de la force de préhension a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de l’entraînement des membres supérieurs par RV sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cependant, une étude de cas unique a noté une légère amélioration de la force de préhension chez un patient suivant un entraînement des membres supérieurs par RV.

Indépendance fonctionnelle / Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
2B

Une étude quasi-expérimentale (Piron et al., 2007) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle (RV) sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées de 5 à 7 semaines (immédiatement après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, la réadaptation habituelle) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et les AVQ de patients en phase subaiguë post-AVC.

Phase chronique

Activités de la vie domestique (AVD)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Rand et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur les activités de vie domestique (AVD) de patients en phase chronique post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. Les AVD ont été mesurées au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’Instrumental Activities of Daily Living questionnaire. Une amélioration des AVD des patients a été notée.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de l’entraînement des membres supérieurs par RV sur les AVD de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cependant, une étude de type pré/post a noté une amélioration des AVD des patients suivant un entraînement des membres supérieurs par RV (mais les résultats des analyses statistique n’ont pas été documentés).

Activité motrice
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Subramanian et al., 2013) et un ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur l’activité motrice de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Subramanian et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique. L’activité motrice des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la sous-échelle Quantité d’utilisation du Motor Activity Log. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

L’ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. L’activité motrice a été mesurée de 8 à 9 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique ou un programme de réadaptation habituelle) pour améliorer l’activité motrice de patients en phase chronique post-AVC.

Amplitude articulaire (épaule/mouvement d’atteindre)
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009) et deux études de type pré/post (Burdea et al., 2010, et Burdea et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur l’amplitude articulaire de l’épaule et du coude de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. L’amplitude articulaire a été mesurée de 8 à 9 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par la distance pour atteindre une cible située entre le poignet et la hauteur de l’épaule ou du coude. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

La première étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’amplitude articulaire a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un goniomètre mécanique Une amélioration a été notée sur l’amplitude articulaire active de l’épaule aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La seconde étude de type pré/post (Burdea et al., 2011) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’amplitude articulaire des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 12 semaines au moment d’un suivi à l’aide d’un goniomètre mécanique Une amélioration a été notée sur l’amplitude articulaire active de l’épaule aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, la réadaptation habituelle) pour améliorer l’amplitude articulaire de l’épaule et du coude de patients en phase chronique post-AVC. Cependant, deux études de type pré/post ont relevé une amélioration de l’amplitude articulaire de l’épaule et du coude suivant un entraînement des membres supérieurs par RV.

Amplitude articulaire (main/doigt)
Évidence insuffisante
5

Deux études de type pré/post (Burdea et al., 2010, et Burdea et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur l’amplitude articulaire des membres supérieurs de patients en phase chronique post-AVC.

La première étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’amplitude articulaire des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un goniomètre mécanique Une amélioration a été notée sur l’amplitude articulaire active des doigts aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La seconde étude de type pré/post (Burdea et al., 2011) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’amplitude articulaire des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 12 semaines au moment d’un suivi à l’aide d’un goniomètre mécanique Une amélioration a été notée sur l’amplitude articulaire active des doigts aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de l’entraînement des membres supérieurs par RV sur l’amplitude articulaire de la main et des doigts de patients en phase chronique post-AVC. Cependant, deux études de type pré/post ont noté une amélioration de l’amplitude articulaire active des doigts suivant un entraînement des membres supérieurs par RV.

Cinématique
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Piron et al., 2010 et Subramanian et al., 2013) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la cinématique des membres supérieurs de patients en phase chronique post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Piron et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. Les mesures de la cinématique ont été évaluées à 4 semaines (après l’intervention) dans environnement d’analyse de mouvements en 3D. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la cinématique des membres supérieurs (durée, vélocité linéaire et sous-mouvements).

Le second ECR de haute qualité (Subramanian et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique. Les mesures de la cinématique ont été évaluées à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi dans environnement d’analyse de mouvements en 3D. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur une mesure de la cinématique (abduction horizontale de l’épaule) en faveur de l’entraînement par RV comparé à l’intervention témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de la cinématique des membres supérieurs (extension du coude et flexion de l’épaule), et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme de réadaptation habituelle ou un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique) pour améliorer la cinématique des membres supérieurs de patients en phase chronique post-AVC.
Note : Cependant, un de ces ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes à court terme seulement sur une mesure de la cinématique en faveur de l’entraînement par RV comparé à un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique.

Dépression
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2015) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la dépression de patients en phase chronique post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV combiné à l’ergothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle seule. La dépression des patients a été évaluée à 4 semaines (après l’intervention) par la Korean Hamilton Depression Rating Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, l’ergothérapie habituelle) pour améliorer la dépression de patients en phase chronique post-AVC.

Dextérité manuelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014), trois ECR de qualité acceptable (Jang et al., 2005, Sung In et al., 2012 et Friedman et al., 2014) et une étude non-randomisée (Burdea et al., 2010) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la dextérité manuelle de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité. La dextérité manuelle a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 10 semaines au moment d’un suivi par le Jebsen-Taylor Hand Function Test (JTHFT) et le Finger Individuation Index (FII). Une différence significative intra-groupe a été notée au sein du groupe de RV, après l’intervention sur le FII et au moment du suivi sur le JTHFT. Un essai de non-infériorité a suivi (effectué uniquement sur les résultats du JTHFT) et a indiqué que l’intervention n’était pas significativement moins efficace que celle du groupe témoin.

Le premier ECR de qualité acceptable (Jang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. La dextérité manuelle a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Box and Block Test (BBT). Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du groupe d’entraînement par RV comparé à celui de réadaptation habituelle.

Le second ECR de qualité acceptable (Sung In et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de réflexion par RV ou un programme simulé. La dextérité manuelle a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le BBT et le JTHFT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Friedman et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table. La dextérité manuelle a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois au moment par le BBT and the 9-Hole Peg Test (9HPT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux instruments de mesure en faveur de l’entraînement par RV comparé au programme de réadaptation habituelle sur table. Les changements sur la mesure du BBT se sont maintenus au moment du suivi pour le groupe d’entraînement par RV (mais les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés pour ce temps de mesure).

L’étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La dextérité manuelle a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le JTHFT. Aucune amélioration n’a été notée à aucun des temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité ou un programme simulé) pour améliorer la dextérité manuelle de patients en phase chronique post-AVC. De plus, une étude de type pré/post n’a noté aucune amélioration de la dextérité manuelle suivant un entraînement par RV (mais les résultats des analyses statistique n’ont pas été documentés).
Note : Cependant, deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’entraînement des membres supérieurs par RV est plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme de réadaptation habituelle et programme de réadaptation habituelle sur table) pour améliorer la dextérité manuelle des patients.

Fonction exécutive
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Rand et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la fonction exécutive de patients en phase chronique post-AVC. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La fonction exécutive a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par une version adaptée du Multiple Errands Test et par le Virtual Multiple Errands Test. Une amélioration de la fonction exécutive a été notée.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de l’entraînement des membres supérieurs par RV sur la fonction exécutive de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cependant, une étude de type pré/post a noté une amélioration de la fonction exécutive suivant un entraînement des membres supérieurs par RV.

Fonction motrice
Contradictoire
4

Six ECR de haute qualité (Piron et al., 2009, Piron et al., 2010, Crosbie et al., 2012, Subramanian et al., 2013, Thielbar et al., 2014, Shin et al., 2015), quatre ECR de qualité acceptable (Jang et al., 2005, Housman et al., 2009, Sung In et al., 2012, Friedman et al., 2014, ), un ECR de faible qualité (Sucar et al., 2009) et deux études de type pré/post (Holden et al., 2002, Burdea et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Piron et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par télé-réadaptation virtuelle ou le programme de physiothérapie habituelle. La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 2 mois au moment d’un suivi par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de la télé-réadaptation virtuelle comparée au programme de physiothérapie habituelle. Cette différence n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Piron et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la (FMA-MS). Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement par RV comparé au programme de réadaptation habituelle.

Le troisième ECR de haute qualité (Crosbie et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de physiothérapie habituelle. La fonction motrice a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines au moment d’un suivi par l’Action Research Arm Test (ARAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Subramanian et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique. La fonction motrice des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la FMA-MS, le Wolf Motor Function Test (WMFT) et la Reaching Performance Scale for Stroke. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucun des instruments de mesure à aucun des temps de mesures.

Le cinquième ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité. La fonction motrice a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 10 semaines au moment d’un suivi par la FMA-MS et l’ARAT. Une différence significative intra-groupe a été notée uniquement au sein du groupe de RV sur la mesure de la FMA-MS (mais pas sur celle de l’ARAT). Un essai de non-infériorité a suivi (effectué uniquement sur les résultats de l’ARAT) et a indiqué que l’intervention n’était pas significativement moins efficace que celle du groupe témoin.

Le sixième ECR de haute qualité (Shin et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV combiné à l’ergothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle seule. La fonction motrice des patients a été évaluée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Jang et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou aucune thérapie (groupe témoin). La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS et le Manual Function Test (MFT). Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du groupe d’entraînement par RV comparé au groupe témoin.

Le second ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. La fonction motrice a été mesurée de 8 à 9 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi par la FMA-MS et le Rancho Function Test for the Hemiplegic/Paretic Extremity. Quoiqu’aucune différence significative entre les groupes n’ait été notée sur les deux instruments de mesure après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée au moment du suivi (uniquement sur la mesure de la FMA-MS) en faveur du groupe d’entraînement par RV comparé à celui de réadaptation habituelle.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Sung In et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de réflexion par RV ou un programme simulé. La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS et le MFT. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux instruments de mesure en faveur du groupe de thérapie par RV comparé à celui du programme simulé.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Friedman et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table. La fonction motrice a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois au moment par la FMA-MS, le WMFT et l’ARAT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Sucar et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme d’ergothérapie habituelle. La fonction motrice des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

La première étude de type pré/post (Holden et al., 2002) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La fonction motrice a été mesurée au départ de l’étude et après 20 à 30 séances (fin de l’intervention) par la FMA-MS et le WMFT. Une amélioration a été notée sur les résultats des deux instruments de mesure.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La seconde étude de type pré/post (Burdea et al., 2011) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La fonction motrice a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la FMA-MS. Une amélioration a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité de l’entraînement du membre supérieur par réalité virtuelle sur la fonction motrice des membres supérieurs comparé à des interventions témoins. Tandis que deux ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable indiquent que l’entraînement par RV est plus efficace que des interventions témoins (ici, la physiothérapie habituelle, la réadaptation habituelle, aucune thérapie et un programme simulé) pour améliorer la fonction motrice de patients en phase chronique post-AVC, quatre ECR de haute qualité, deux ECR de qualité acceptable et un ECR de faible qualité ont indiqué que l’entraînement par RV n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, la physiothérapie habituelle, un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique, un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité, l’ergothérapie habituelle, la réadaptation habituelle, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table) pour améliorer la fonction motrice des patients.
Note : Les deux études de type pré/post n’ayant pas documenté les résultats des analyses statistiques ne sont pas considérées pour déterminer le niveau d’évidence de la conclusion.

Force
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Crosbie et al., 2012), un ECR de faible qualité (Sucar et al., 2009) et une étude de type pré/post (Holden et al., 2002) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la force de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Crosbie et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de physiothérapie habituelle. La force a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines au moment d’un suivi par le Motricity Index (MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Sucar et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme d’ergothérapie habituelle. La force des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par le MI. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’étude de type pré/post (Holden et al., 2002) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La force a été mesurée au départ de l’étude et après 20 à 30 séances (fin de l’intervention) par un poids dans un brassard à lever placé sur l’avant-bras. Une amélioration notable a été constatée sur le poids levé après l’intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, la physiothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle) pour améliorer la force de patients en phase chronique post-AVC. Cependant, une étude de type pré/post a noté une amélioration sur la force des patients suivant un entraînement par RV (mais les résultats des analyses statistique n’ont pas été documentés).

Force de la pince
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014), un ECR de qualité acceptable (Friedman et al., 2014) et une étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la force de la pince de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité. La force de la pince a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 10 semaines au moment d’un suivi à l’aide d’une pince latérale et tridigitale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

L’ECR de qualité acceptable (Friedman et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table. La force de la pince a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un manomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

L’étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La force de la pince a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un manomètre. Après l’intervention, une amélioration a été notée sur la force de la pince, amélioration qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table) pour améliorer la force de la pince de patients en phase chronique post-AVC.
Note : Une étude de type pré/post a cependant noté une amélioration à court terme de la force de la pince suivant un entraînement par RV (mais les résultats des analyses statistique n’ont pas été documentés).

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014), deux ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009 et Friedman et al., 2014) et trois études non-randomisées (Holden et al., 2002, Burdea et al., 2010 et Burdea et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la force de préhension de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Thielbar et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité. La force de préhension a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 10 semaines au moment d’un suivi à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

Le premier ECR de qualité acceptable (Housman et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. La force de préhension a été mesurée de 8 à 9 semaines (après l’intervention) et à 6 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un dynamomètre à prise manuelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

Le second ECR de qualité acceptable (Friedman et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table. La force de préhension a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) et à 1 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

La première étude de type pré/post (Holden et al., 2002) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude et après 20 à 30 séances (fin de l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune amélioration n’a été notée.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La deuxième étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune amélioration n’a été notée à aucun des temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La troisième étude de type pré/post (Burdea et al., 2011) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Une amélioration a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme d’ergothérapie apparié quant à son intensité, un programme de réadaptation habituelle, un entraînement des mouvements isométriques utilisant le dispositif IsoTrainer ou le programme de réadaptation habituelle sur table) pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique post-AVC. De plus, deux de trois études de type pré/post n’ont noté aucune amélioration de la force de préhension suivant un entraînement par RV (mais les résultats des analyses statistique n’ont pas été documentés).

Habileté manuelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Piron et al., 2009) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur l’habileté manuelle de patients en phase chronique post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par télé-réadaptation virtuelle ou le programme de physiothérapie. L’habileté manuelle a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 2 mois au moment d’un suivi par l’ABILHAND. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme de physiothérapie) pour améliorer l’habileté manuelle de patients en phase chronique post-AVC.
Note : Cet ECR de haute qualité utilisait un entraînement par télé-réadaptation virtuelle.

Indépendance fonctionnelle / Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Piron et al., 2010) et trois études de type pré/post (Rand et al., 2009 ; Burdea et al., 2010, et Burdea et al., 2011) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Piron et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme de réadaptation habituelle. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

La première étude de type pré/post (Rand et al., 2009) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’Activities of Daily Living questionnaire. Après l’intervention, une amélioration a été notée sur les résultats de la mesure.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La deuxième étude de type pré/post (Burdea et al., 2010) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par l’Upper Extremity Functional Index (UEFI). Une amélioration a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

La troisième étude de type pré/post (Burdea et al., 2011) a assigné les patients pour recevoir un entraînement par RV. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par l’UEFI. Une amélioration a été notée aux deux temps de mesure post-intervention.
Note : Les résultats des analyses statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme de réadaptation habituelle) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et les AVQ de patients en phase chronique post-AVC.
Note : Cependant, trois études de type pré/post ont noté une amélioration de l’indépendance fonctionnelle et des AVQ des patients mais les résultats des analyses statistique n’ont pas été documentés.

Motivation intrinsèque
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Subramanian et al., 2013) et un ECR de faible qualité (Sucar et al., 2009) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la motivation intrinsèque de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Subramanian et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique. La motivation intrinsèque des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la sous-échelle Anxiété du Intrinsic Motivation Task Evaluation Questionnaire. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la motivation intrinsèque des patients en faveur de l’entraînement par RV comparé à l’intervention témoin. Cependant, les patients du groupe témoin ont évoqué un meilleur sentiment de confort lors de la pratique des mouvements que ceux du groupe d’entraînement par RV.

L’ECR de faible qualité (Sucar et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV ou le programme d’ergothérapie habituelle. La motivation intrinsèque des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par l’Intrinsic Motivation Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un entraînement apparié des membres supérieurs dans un environnement physique) pour améliorer la motivation intrinsèque de patients en phase chronique post-AVC. Cependant, un ECR de faible qualité n’a noté aucune différence significative entre les groupes sur la motivation intrinsèque des patients entre un entraînement par RV et un programme d’ergothérapie habituelle.
Note : Les différences entre les résultats des deux études pourraient résulter de la diversification de la nature des interventions de comparaison. Tandis que l’ECR de haute qualité comparait l’entraînement par RV à un entraînement apparié d’exercices de pointage dans un environnement physique, l’ECR de faible qualité le comparait à un programme d’ergothérapie habituelle.

Qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2015) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la qualité de vie de patients en phase chronique post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par RV combiné à l’ergothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle seule. La qualité de vie des patients a été évaluée à 4 semaines (après l’intervention) par le Korean Short Form Health Survey SF-36. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la majorité des sous-échelles de l’instrument de mesure (Limitations dû à des problèmes émotionnels, Fonctionnement physique, Douleur, Santé globale, Fonctionnement social, Santé mentale et Vitalité). Une différence significative entre les groupes a cependant été relevée sur une des sous-échelles de l’instrument (Limitations dû à des problèmes physiques) en faveur de l’entraînement par RV comparé à l’ergothérapie habituelle.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, l’ergothérapie habituelle) pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique post-AVC.

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Piron et al., 2009) et un ECR de qualité acceptable (Sung In et al., 2012) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la spasticité des membres supérieurs de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Piron et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par télé-réadaptation virtuelle ou le programme de physiothérapie habituelle. La spasticité a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 2 mois au moment d’un suivi par la Modified Ashworth Scale (MAS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Sung In et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de réflexion par RV ou un programme simulé. La spasticité a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la MAS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, la physiothérapie habituelle ou un programme simulé) pour réduire la spasticité de patients en phase chronique post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période

Amplitude articulaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2014) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur l’amplitude articulaire de patients post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à l’ergothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle seule. L’amplitude articulaire passive (l’instrument de mesure n’a pas été spécifié) a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, l’ergothérapie habituelle) pour améliorer l’amplitude articulaire de patients post-AVC.

Dextérité manuelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2016) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur la dextérité manuelle de patients post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë à chronique pour recevoir un entraînement par RV ou un programme de soins habituels. La dextérité manuelle des patients a été évaluée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à un mois au moment d’un suivi par le Purdue Pegboard Test. Aucun changement significatif n’a été notée chez aucun des groupes et à aucun des temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer la dextérité manuelle de patients post-AVC.

Fonction cognitive
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2011) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la fonction cognitive de patients post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation cognitive assistée par ordinateur ou une rééducation cognitive assistée par ordinateur seule. La fonction cognitive a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par une version coréenne du Mini-Mental Status Examination et des tests neuropsychologiques informatisés évaluant la performance visuelle continue, la performance auditive continue, la portée visuelle avant, la portée visuelle arrière, l’apprentissage visuel, l’apprentissage verbal et le Trail making test – A). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures. Cependant, chez les patients du groupe d’entraînement par RV, le changement des résultats avant et après l’intervention sur la performance visuelle continue et la portée visuelle arrière était significativement supérieur à celui des patients du groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une rééducation cognitive assistée par ordinateur) pour améliorer certains aspects de la fonction cognitive de patients post-AVC.

Fonction exécutive
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2011) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la fonction exécutive de patients post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation cognitive assistée par ordinateur ou une rééducation cognitive assistée par ordinateur seule. La fonction exécutive a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Tower of London Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une rééducation cognitive assistée par ordinateur) pour améliorer la fonction exécutive de patients post-AVC.

Fonction motrice
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Shin et al., 2014 et Shin et al., 2016) et quatre ECR de qualité acceptable (Kiper et al., 2011, Jo et al., 2012, Kwon et al., 2012 et Turolla et al., 2013) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la fonction motrice de patients post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Shin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à l’ergothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle seule. La fonction motrice a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Shin et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë à chronique pour recevoir un entraînement par RV ou un programme de soins habituels. La fonction motrice a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à un mois au moment d’un suivi par la FMA-MS et le Jebsen-Taylor Hand Function Test (JTHFT). Après l’intervention et lors du suivi, des changements significatifs ont été notés sur les résultats du FMA-MS (score total, proximal et distal) et ceux du JTHFT (score total et sous-échelle motricité grossière) au sein du groupe d’entraînement par RV (mais pas chez les patients du groupe témoin).

Le premier ECR de qualité acceptable (Kiper et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation neuro-motrice habituelle ou une rééducation neuro-motrice habituelle seule. La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la FMA-MS en faveur de l’entraînement par RV combiné à une rééducation neuro-motrice habituelle comparé à la rééducation neuro-motrice habituelle seule.

Le second ECR de qualité acceptable (Jo et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un entraînement par RV combiné à un programme de soins habituels ou le programme de soins habituels seul. La fonction motrice a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Wolf Motor Function Test (WMFT). Après l’intervention, les deux groupes ont démontré une amélioration au score total et aux sous-échelles Bras et Main du WMFT, mais les analyses de différence statistiques entre les groupes n’ont pas été documentées.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Kwon et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné au programme de soins habituels ou le programme de soins habituels seul. La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS et le Manual Function Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Turolla et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné au programme de soins habituels ou le programme de soins habituels seul. La fonction motrice a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la FMA-MS en faveur de l’entraînement par RV combiné au programme de soins habituels comparé au programme de soins habituels seul.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité de l’entraînement du membre supérieur par réalité virtuelle sur la fonction motrice des membres supérieurs comparé à des interventions témoins. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable indiquent que l’entraînement par RV n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, l’ergothérapie habituelle ou un programme de soins habituels) pour améliorer la fonction motrice de patients post-AVC, un second ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’entraînement par RV est plus efficace que des interventions témoins (ici, un programme de soins habituels et une rééducation neuro-motrice habituelle) pour améliorer la fonction motrice de patients en phases aiguë à chronique de récupération post-AVC.
Note : Des différences au niveau des phases de récupération de l’AVC, de la durée et des types d’entraînement par RV peuvent justifier les divergences entre les résultats des études.

Force
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2011) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la force de patients post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation cognitive assistée par ordinateur ou une rééducation cognitive assistée par ordinateur seule. La force a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une rééducation cognitive assistée par ordinateur) pour améliorer la force de patients post-AVC.

Impact de l’AVC
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2016) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par RV sur l’impact de l’AVC de patients post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë à chronique pour recevoir un entraînement par RV ou un programme de soins habituels. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS). Un changement significatif a été notée sur le score global et le score composé de la SIS, de même que sur ses sous-échelles Participation sociale et Mobilité, au sein du groupe d’entraînement par RV mais pas dans celui du programme de soins habituels. Aucun changement significatif n’a été relevé sur les autres sous-échelles de la SIS (Mémoire et pensée, Communication, Émotion, Force et Main).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer certains aspects de l’impact de l’AVC de patients post-AVC.

Indépendance fonctionnelle / Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shin et al., 2014) et quatre ECR de qualité acceptable (Kiper et al., 2011, Kim et al., 2011, Kwon et al., 2012 et Turolla et al., 2013) ont examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Shin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à l’ergothérapie habituelle ou l’ergothérapie habituelle seule. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel modifié. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Kiper et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation neuro-motrice habituelle ou une rééducation neuro-motrice habituelle seule. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la MIF en faveur de l’entraînement par RV combiné à une rééducation neuro-motrice habituelle comparé à la rééducation neuro-motrice habituelle seule.

Le second ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation cognitive assistée par ordinateur ou une rééducation cognitive assistée par ordinateur seule. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par une version coréenne de l’Indice de Barthel modifié (CIBm). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Kwon et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné au programme de soins habituels ou le programme de soins habituels seul. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par le CIBm. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Turolla et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné au programme de soins habituels ou le programme de soins habituels seul. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par la MIF. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la MIF en faveur de l’entraînement par RV combiné au programme de soins habituels comparé au programme de soins habituels seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, l’ergothérapie habituelle, une rééducation cognitive assistée par ordinateur ou un programme de soins habituels) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et les AVQ de patients post-AVC. Cependant, deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle est plus efficace que des interventions témoins (ici, une rééducation neuro-motrice habituelle et un programme de soins habituels) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle et les AVQ des patients.
Note : Les deux ECR de qualité acceptable qui ont indiqué que l’entraînement des membres supérieurs par RV était plus efficace que des interventions témoins utilisaient la MIF auprès de patients en phase subaiguë et chronique post-AVC tandis que les trois études qui ont indiqué que l’entraînement des membres supérieurs par RV n’était est pas plus efficace que des interventions témoins utilisaient l’Indice de Barthel modifié auprès de patients en phase aiguë et subaiguë. Cette différence au niveau de l’instrument de mesure utilisé et des phases de récupération d’un AVC peut justifier les divergences entre les résultats des études.

Perception visuelle
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Jo et al., 2012) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la perception visuelle de patients post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un entraînement par RV combiné à un programme de soins habituels ou le programme de soins habituels seul. La perception visuelle a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Motor Free Visual Perceptual Test (MVPT). Une différence significative entre les groupes a été notée sur quelques mesures du MVPT (score total et sous-échelles Temps, Discrimination visuelle, Constance de la forme) en faveur du groupe d’entraînement par RV comparé à celui du programme de soins habituels. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les autres sous-échelles du MVPT (Mémoire visuelle, Fermeture visuelle et Perception spatiale).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer certains mesures de la perception visuelle de patients post-AVC.

Spasticité
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Kiper et al., 2011) a examiné l’effet d’un entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle sur la spasticité de patients post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique post-AVC pour recevoir un entraînement par RV combiné à une rééducation neuro-motrice habituelle ou une rééducation neuro-motrice habituelle seule. La spasticité a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale (MAS). Une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la MAS chez les patients avec un AVC ischémique (en faveur de l’entraînement par RV combiné à une rééducation neuro-motrice habituelle) mais pas chez les patients avec un AVC hémorragique.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une rééducation neuro-motrice habituelle) pour réduire la spasticité de patients avec un AVC ischémique.

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Reason for exclusion: Compares one type of VR with another type of VR, which is outside the scope of this module.

Connelly, L., Jia, Y., Toro, M.L., Stoykov, M.E., Kenyon, R.V., & Kamper, D.G. (2010). A pneumatic glove and immersive virtual reality environment for hand rehabilitative training after stroke. IEEE Transactions On Neural Systems And Rehabilitation Engineering, 18, 5.
Reason for exclusion: Both groups received a type of VR training.

Byl, N.N., Abrams, G.M., Pitsch, E., Fedulow, I., Kim, H., Simkins, M., Nagarajan, S., & Rosen, J. (2013). Chronic stroke survivors achieve comparable outcomes following virtual task specific repetitive training guided by a wearable robotic orthosis (UL-EXO7) and actual task specific repetitive training guided by a physical therapist. Journal of Hand Therapy, 26(4), 343-52.
Reason for Exclusion: no intervention of interest (i.e. robotics therapy);

Flynn, S., Palma, P., & Bender, A. (2007). Feasibility of using the Sony PlayStation 2 gaming platform for an individual poststroke: a case report. Journal of Neurologic Physical Therapy, 31, 180–189.
Reason for exclusion: Commercially available gaming therapy.

Hijmans, J.M., Hale, L.A., Satherley, J.A., McMillan, N.J., King, M.J. (2011). Bilateral upper-limb rehabilitation after stroke using a movement-based game controller. J Rehabil Res Dev., 48 (8), 1005-13.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Holden, M., & Dyar, T. (2002). Virtual environment training: A new tool for neurorehabilitation.Neurology Report, 26(2), 62-71.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Kim, I.C. & Lee, B.H. (2012). Effects of Augmented Reality with Functional Electric Stimulation on Muscle Strength, Balance and Gait of Stroke Patients. Journal of Physical Therapy Science, 24 (8), 755-62.
Reason for Exclusion: no outcome of interest (i.e. lower extremity function only).

Joo, L.Y., Yin, T.S., & Xu, D. (2010). A feasibility study using interactive commercial off-the- shelf computer gaming in upper limb rehabilitation in patients after stroke. Journal of Rehabilitation Medicine, 42, 437–441.
Reason for exclusion: Commercially available gaming therapy.

Laver, K.E., George, S., Thomas, S., Deutsch, J.E., & Crotty, M. (2015). Virtual reality for stroke rehabilitation. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2:CD008349.
Reason for Exclusion: Review.

Lee, D., Lee, M., Lee, K., & Song, C. (2014). Asymmetric training using virtual reality reflection equipment and the enhancement of upper limb function in stroke patients: A randomized controlled trial. Journal of Stroke and Cerebrovascular Diseases. 23 (6), 1319-1326.
Reason for exclusion: Both groups receive a type of VR.

Lewis, G.N., Woods, C., Rosie, J.A., & McPherson, K.M. (2011). Virtual reality games for rehabilitation of people with stroke: perspectives from the users. Disabil Rehabil Assist Technol, 6 (5), 453-63.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Lohse. K.R., Hilderman, C.G.E., Cheung, K.L., Tatla, S., Van der Loos, M. (2014). Virtual reality therapy for adults post-stroke: A systematic review and meta-analysis exploring virtual environments and commercial games in therapy. PLoS ONE, 9 (3), e93318.
Reason for Exclusion: Review.

McNulty, P.A., Thompson-Butel, A.G., Faux, S.G., Lin, G., Katrak, P.H., Harris, L.R., & Shiner, C.T. (2015). The efficacy of Wii-based Movement therapy for upper limb rehabilitation in the chronic poststroke period: A randomized controlled trial. International Journal of Stroke, 10 (8), 1253-1260.
Reason for Exclusion: No intervention of interest (i.e. gaming therapy, not virtual reality).

Mouawad, M.R., Doust, C.G., Max, M.D., & McNulty, P.A. (2011). Wii -based movement therapy to promote improved upper extremity function post-stroke: a pilot study. Journal of Rehabilitation Medicine, 43, 527–533.
Reason for exclusion: Commercially available gaming therapy.

Kang, S.H., Kim, D.K., Seo, K.M., Choi, K.N., Yoo, J.Y., Sung, S.Y. & Park, H.J. (2009). A computerized visual perception rehabilitation programme with interactive computer interface using motion tracking technology – a randomized controlled, single-blinded, pilot clinical trial study. Clinical Rehabilitation, 23, 434–44.
Reason for exclusion: Intention of VR was to improve visual perception, which is outside the scope of this module. This module focuses on VR with the intention of improving the upper extremity.

King, M., Hale, L., Pekkari, A., Persson M., Gregorsson, M., & Nilsson, M. (2010). An affordable, computerised, table-based exercise system for stroke survivors, Disability and Rehabilitation. Assistive Technology, 5(4), 288-293.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Piron, L., Tonin, P., Piccione, F., Iaia, V., Trivello, E., & Dam, M. (2005). Virtual environment training therapy for arm motor rehabilitation. Presence, 14(6), 732-740.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Rabin, B.A., Burdea, G.C., Roll, D.T., Hundal, J.S., Damiani, F., & Pollack, S. (2012). Integrative rehabilitation of elderly stroke survivors: the design and evaluation of the BrightArmTM. Disability & Rehabilitation Assistive Technology, 7 (4), 323-35.
Reason for Exclusion: Single subject design (n=5).

Saposnik, G., Teasell, R., Mamdani, M., Hall, J., McIlroy, W., Cheung, D. Stroke Outcome Research Canada (SORCan) Working Group. (2010). Rehabilitation: a pilot randomized clinical trial and proof of principle effectiveness of virtual reality using Wii gaming technology in stroke. Stroke, 41, 1477-1484.
Reason for exclusion: Commercially available gaming therapy.

Sheehy, L., Taillon-Hobson, A., Sveistrup, H., Bilodeau, M., Fergusson, D., Levac, D., & Finestone, H. (2016). Does the addition of virtual reality training to a standard program of inpatient rehabilitation improve sitting balance ability and function after stroke? Protocol for a single-blind randomized controlled trial. BMC Neurology, 16 (1), 42.
Reason for Exclusion: Protocol proposal.

Shiri, S., Feintuch, U., Lorber-Haddad, A., Moreh, E., Twito, D., Tuchner-Arieli, M., & Meiner, Z. (2012). Novel virtual reality system integrating online self-face viewing and mirror visual feedback for stroke rehabilitation: Rationale and feasibility. Topics in Stroke Rehabilitation. 19 (4), 277-286.
Reason for Exclusion: Single subject design (n=6).

Schuck, S.O., Whetstone, A., Hill, V., Levine, P., & Page, S.J. (2011). Game-based, portable, upper extremity rehabilitation in chronic stroke. Top Stroke Rehabil. 18 (6), 720-7.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Sin, H.H. & Lee, G.C. (2013). Additional virtual reality training using Xbox Kinect in stroke survivors with hemiplegia. American Journal of Physical Medicine and Rehabilitation, 92, 871–80.
Reason for exclusion: Commercially available gaming therapy.

Standen, P., Brown, D., Battersby, S., Walker, M., Connell, L., Richardson, A., Platts, F., Threapleton, K., & Burton, A. (2011). A study to evaluate a low cost virtual reality system for home based rehabilitation of the upper limb following stroke. International Journal on Disability and Human Development, 10 (4), 337–41.
Reason for exclusion: Protocol proposal.

Standen, P., Threapleton, K., Richardson, A., Connell, L., Brown, D., Battersby, S., Platts, F., Burton, A. (2016). A low cost virtual reality system for home based rehabilitation of the arm following stroke: A randomised controlled feasibility trial. Clinical Rehabilitation, 30. pii: 0269215516640320.
Reason for exclusion: Feasibility trial without between-group analysis.

Standen, P.J., Threapleton, K., Connell, L., Richardson, A., Brown, D.J., Battersby, S., Sutton, C.J., & Platts, F. (2015). Patients’ use of a home-based virtual reality system to provide rehabilitation of the upper limb following stroke. Physical Therapy, 95(3), 350-9.
Reason for Exclusion: Prospective cohort with qualitative analysis

Szturm, T., Peters, J., & Otto, C. (2008). Task-specific rehabilitation of finger-hand function using interactive computer gaming. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 89, 2213-2217.
Reason for exclusion: Not an RCT, and all included outcomes available from a RCT.

Trobia, J., Gaggioli, A., & Antonietti, A. (2011). Combined use of music and virtual reality to support mental practice in stroke rehabilitation. Journal of CyberTherapy & Rehabilitation; 4 (1), 57.
Reason for Exclusion: Case report (n=2).

Viana, R.T., Laurentino, G,E., Souza, R.J., Fonseca, J.B., Silva Filho, E.M., Dias, S.N., Teixeira-Salmela, L.F., & Monte-Silva, K.K. (2014). Effects of the addition of transcranial direct current stimulation to virtual reality therapy after stroke: A pilot randomized controlled trial. NeuroRehabilitation, 34 (3), 437-446.
Reason for Exclusion: No intervention of interest (i.e. gaming therapy, not virtual reality).

Yavuzer, G., Senel, A., Atay, M.B., & Stam, H.J. (2007). “Playstation EyeToy games” improve upper extremity-related motor functioning in subacute stroke: a randomized controlled trial. Journal of Rehabilitation Medicine, 44, 237–244.
Reason for exclusion: Commercially available gaming therapy.

Zheng, C., Liao, W., & Xia, W. (2015). Effect of combined low-frequency repetitive transcranial magnetic stimulation and virtual reality training on upper limb function in subacute stroke: a double-blind randomized controlled trail. Journal of Huazhong University of Science and Technology. Medical Sciences, 35(2), 248-54.
Reason for exclusion: Both groups received VR training.

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