Thérapie par Contrainte Induite du Mouvement – membre supérieur

Évidence révisées en date du 22-09-2016
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT
Éditeur(s) : Annie Rochette OT, PhD
Réviseur expert : Johanne Higgins OT PhD
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

La thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM) est constituée d’un ensemble de techniques de réadaptation conçues pour réduire des problèmes fonctionnels du membre supérieur affecté chez les patients ayant subi un AVC. Les traitements de TCIM impliquent de contraindre les mouvements du bras le moins affecté, habituellement à l’aide d’une écharpe ou d’une mitaine pendant 90 % du temps d’éveil, tout en induisant l’utilisation intensive du bras le plus affecté. Des tâches précises et réitérées avec le bras le plus affecté sont généralement effectuées pendant six heures par jour pour une période de deux à trois semaines. L’adhésion du patient pour respecter un horaire exigeant et rigoureux ainsi que l’intensité requise de la thérapie fournie par des thérapeutes dans un contexte clinique sont des questions importantes à considérer.

La thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) est une intervention incorporant les même principes que la TCIM (c.-à-d. une restriction du membre supérieur le moins affecté avec un entraînement dans des activités fonctionnelles du membre supérieur le plus affecté) mais à moindre intensité, ce qui requiert moins de temps. Les éléments thérapeutiques communs aux différentes techniques de TCIM incluent des tâches précises, concentrées et répétées avec le bras le plus affecté.

Des avantages fonctionnels semblent être largement confinés aux personnes avec certains mouvements actifs du poignet et de la main. Des études ont exploré l’efficacité de cette intervention pour améliorer les résultats fonctionnels post-AVC.

Un certain nombre d’études impliquant de la neuro-imagerie et de la stimulation magnétique transcrânienne ont démontré que la TCIM peut produire une réorganisation corticale massive augmentant l’innervation de l’aire du cortex impliquée dans les mouvements du membre supérieur affecté (Taub et al., 1999). En termes d’études portant sur l’efficacité de cette intervention, des ECR de hautes qualités ont signalé un impact positif pour les patients ayant subi un AVC. Toutefois, les avantages fonctionnels semblent être largement confinés aux personnes avec certains mouvements actifs du poignet et de la main.

Information aux patients/familles

Auteurs : Anita Menon, MSc., Geoffroy Hubert BSc. Lic. K., Geneva Zaino BSc PT

Qu’est-ce que la thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM) ?

Après un AVC, la récupération de l’usage de votre bras le plus faible (le côté affaibli par l’AVC) et la récupération de votre force peut être un vrai défi. La thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM) implique un entraînement intensif du bras faible tout en contraignant l’utilisation du bras fort, dans une écharpe pour la plus grande partie de la journée. L’idée est d’encourager l’utilisation de la main la plus affectée pour faire les activités de la vie quotidienne. Ces traitements ont été étudiés par des études de haute qualité et il a été démontré que cela pouvait être bénéfique pour le bras chez certains patients – plus spécifiquement ceux qui utilisaient déjà leur bras et leur main.


L’utilisation d’une écharpe lors de l’entraînement à la marche. L’écharpe rend impossible l’utilisation du bras le moins atteint. La personne DOIT utiliser le bras le plus faible pour se tenir.

Utilisation d’une mitaine pendant une activité d’écriture. La mitaine rend impossible l’utilisation du bras le moins atteint. Cette personne est forcée d’utiliser sa main la plus faible pour écrire.

Quelles sont les différentes sortes de thérapies par contrainte induite du mouvement ?

Le terme « thérapie par contrainte induite du mouvement » est utilisé pour décrire une nouvelle technique basée sur d’anciennes techniques qui forcent les patients à utiliser leur bras le plus affecté. Ces anciennes techniques sont appelées « thérapies par usage forcé ». L’objectif est d’entraîner le bras affecté de façon intensive pour exécuter des activités de la vie quotidienne comme préparer à manger, des activités de loisir comme lancer une balle ou des activités plus fines comme l’écriture. Plus récemment, les recherches ont examiné les bénéfices de la thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée, basée sur les mêmes principes que la TCIM mais avec moins de temps de contrainte et moins d’exercices par jour.

Pourquoi est-ce utilisé chez des personnes ayant eu un AVC ?

Le but de la TCIM est d’aider à regagner la force et la fonction du côté le plus faible du corps, habituellement le côté affecté par l’AVC. La TCIM est employée dans divers buts. Ici nous décrivons son utilisation pour le traitement du bras et de la main.

Cela fonctionne-t-il pour les AVC ?

Certains experts suggèrent que la TCIM réorganise le cerveau en élargissant les régions contrôlant le bras atteint. Bien que les chercheurs ne soient pas exactement certains de la façon dont cela fonctionne, les études déjà entreprises ont permis de fournir des preuves attestant que cette thérapie aide à améliorer le fonctionnement chez certains patients après un AVC. Par exemple, d’après les études, les patients qui bénéficient de la TCIM ont un meilleur contrôle de leur bras plus faible et une meilleure capacité à exécuter les activités de la vie quotidienne comme faire la cuisine ou s’habiller. Comme mentionné plus haut, ces traitements ont été examinés par des recherches de haute qualité qui en ont démontré le bénéfice pour la fonction du bras chez certains patients, particulièrement ceux qui avaient déjà un certain usage de leur bras et de leur main.

Que puis-je espérer ?

Votre thérapeute décidera avec vous mais habituellement un programme de TCIM exige que vous portiez une mitaine ou une écharpe pour votre bras le plus fort, plusieurs heures par jour, sept jours par semaine, pendant environ deux semaines ou plus. La mitaine ou l’écharpe sont portées pour vous encourager à utiliser votre bras et main plus faibles pour exécuter des tâches journalières. De plus, l’ergothérapeute ou le physiothérapeute qui vous propose le traitement vous fera faire des exercices et vous en donnera à faire par vous-même ou avec un membre de votre famille ou un(e) ami(e). Les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre, mais des preuves scientifiques attestent que beaucoup de gens qui bénéficient de ces traitements améliorent l’usage de leur bras le plus faible.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires et des risques ?

Il n’y a pas d’effets secondaires connus. Cependant, quelques patients nous disent que l’utilisation de l’écharpe ou de la mitaine est parfois frustrant et que cela les ralentit pour faire des activités habituelles.

Le traitement dure combien de temps ?

Un entraînement répétitif et condensé du bras affecté est habituellement exigé 90 % du temps d’éveil (environ 13 h par jour) pendant une période de deux semaines. Cet entraînement peut avoir lieu à la clinique, à la maison ou partout où il est possible de pratiquer en toute sécurité.

Une autre forme de TCIM – la TCIM modifiée – se pratique pendant moins d’heures par jour, mais peut-être pendant un plus grand nombre de semaines. Consultez votre thérapeute ou votre médecin qui vous aidera à décider ce qui vous convient le mieux – la TCIM ou la TCIM modifiée.

Ce programme de traitement exige beaucoup d’autodiscipline et d’engagement. Les personnes qui ont été victimes d’un AVC nous confient à quel point c’est difficile ! Il a été démontré que les personnes qui passent beaucoup de temps avec le dispositif de contrainte (écharpe ou mitaine) obtiennent des améliorations importantes.

Qui offre ce traitement ?

La TCIM est habituellement exécutée par un physiothérapeute ou un ergothérapeute au sein d’un centre de réadaptation ou en clinique externe. Certains des exercices peuvent être faits en dehors des séances de traitement. Les membres de votre famille et vos amis peuvent être très importants pour vous aider à faire ces exercices. Demandez à votre thérapeute de vous donner, ainsi qu’à votre famille/vos amis, des informations spécifiques sur les exercices.

Est-ce que la thérapie par contrainte induite du mouvement s’adresse à moi ?

La TCIM peut être bénéfique pour les personnes qui ont des pertes de fonction et ont diminué l’utilisation d’un membre supérieur suite à un AVC. Les études ont examiné les bénéfices pour les individus qui avaient eu un AVC récemment, durant les derniers mois, et ceux qui avaient eu un AVC six mois ou plus auparavant. Certaines études sont positives et suggèrent que la TCIM peut être bénéfique pour certains patients dans ces différentes situations.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

L’efficacité de la thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM) a été examinée comme une intervention visant à réduire les déficits moteurs et améliorer l’activité motrice durant l’exécution de tâches fonctionnelles suivant un AVC. Cinquante et un ECR sont inclus dans ce module (35 ECR de haute qualité, 12 ECR de qualité acceptable et quatre ECR de faible qualité) et examinent l’efficacité de la TCIM (restreignant pour 90 % le temps d’éveil quotidien, et impliquant 6 heures de thérapie du membre supérieur par jour, durant une période de 2 semaines) ; ou de la TCIM modifiée (TCIMm impliquant moins de restriction et/ou moins d’intensité que la TCIM), comparées à la rééducation habituelle du membre supérieur (MS) ou aux autres formes de traitement du MS. Ces études évaluent l’utilisation de la TCIM ou de la TCIMm lors des différentes phases de récupération post-AVC : Sept ECR en phase aiguë ; 16 ECR en phase subaiguë et 16 ECR en phase chronique. Douze ECR additionnels examinent l’utilisation de la TCIM ou de la TCIMm auprès d’une population de patients en phase de récupération de l’AVC étant non-spécifique à une période.

Il existe des évidences indiquant que la TCIM et la TCIMm sont des interventions efficaces auprès de patients présentant des déficits du membre supérieur suivant un AVC. Une revue systématique et une méta-analyse produites par Corbetta et al. (2010), ont mis à jour les résultats d’une revue Cochrane antérieure produite par Sirtori et al. (2009), soulignent l’efficacité de la TCIM, de la TCIMm et des techniques d’entraînement par contrainte induite lors de la rééducation du membre supérieur chez les patients hémiparétiques suite à un AVC. De plus, une revue systématique et une méta-analyse plus récentes produites par Shi et al. (2011) comparent seulement la TCIMm avec les programmes de réadaptation habituels, c’est-à-dire la physiothérapie, l’ergothérapie, les thérapies neuro-développementales, la facilitation neuromusculaire et la rééducation des activités de la vie quotidienne.

Les résultats de toutes ces revues indiquent un effet significatif de la TCIM, de la TCIMm et des techniques de rééducation par contrainte induite sur la fonction motrice du bras et les déficits du membre supérieur. L’effet sur le handicap est cependant moins concluant lorsque Sirtori et al. (2009) relève un effet modéré de la TCIM, de la TCIMm et des techniques de rééducation par contrainte induite immédiatement après l’intervention (mais pas à 3 ou 6 mois après l’intervention), ou encore lorsque Corbetta et al. (2010) ne note aucun effet significatif de ces trois interventions sur le handicap, ou lorsque Shi et al. (2011) indique un effet significatif quand le handicap est mesuré par le Mesure de l’indépendance fonctionnelle mais pas quand il est mesuré par l’Indice de Barthel.

La revue Cochrane produite par Sirtori et al. (2009) conclue qu’une intervention impliquant une restriction de la main seulement et un protocole de rééducation ne dépassant pas 30 heures donne lieu à une ampleur significative de l’effet de traitement (effect size). D’autres études suggèrent que les bénéfices fonctionnels semblent se limiter à un sous-ensemble de patients de la population AVC lorsque les mouvements du poignet et du bras sont toujours actifs.

À l’exception de deux, ce module Info-AVC inclue toutes les études présentes dans ces trois revues. Des distinctions entre les résultats présentés par ce module et le contenu de ces revues peuvent être expliquées par le fait que différents types d’intervention ont été examinés (TCIM ou TCIMm) ; que les résultats ont été regroupés à partir des différentes phases de récupération post-AVC et par le fait que certaines études non randomisées ont été incluses au cours des évaluations du module Info-AVC.

Finalement, toutes les études qui examinaient la TCIM et la TCIMm ont été évaluées en fonction des différentes phases de récupération post-AVC (aiguë, moins de 1 mois post-AVC, subaiguë, entre 1 et 6 mois post AVC et chronique, plus de 6 mois post-AVC). L’intensité et la durée de l’intervention sont aussi des éléments importants qui influencent les résultats ; ces facteurs sont inclus lors de la révision de chacune des études.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë : TCIMm vs interventions alternatives ou témoins

Activité motrice (Membre supérieur)
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Boake et al., 2007 ; Thrane et al., 2015 et (Liu et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Page et al., 2005) ont examiné l’effet de TCIMm sur l’activité motrice du MS de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Boake et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une réadaptation habituelle du MS (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour et portait une contrainte de mouvement correspondant à 90 % du temps d’éveil. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 14-15 jours (après l’intervention) et de 3 à 4 mois après l’AVC (moment du suivi), par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention et au moment du suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice des patients.

Le second ECR de haute qualité (Thrane et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou le programme de soins habituels (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour sur une période de 10 jours de semaine consécutifs, et portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée durant 90 % de leur temps d’éveil. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi en fonction du ratio d’utilisation du bras lors de l’exécution de tâches fonctionnelles. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’utilisation fonctionnelle du bras, et ce à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm autorégulée (TCIMm-AR), une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Les participants des groupes de TCIMm portaient une mitaine de contrainte sur la main non affectée 4 heures par jour et recevaient un entraînement individuel de 1 heure par jour durant 10 jours. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Une différence significative entre les groupes a été relevée après l’intervention sur les mesures de l’activité motrice en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle, cependant cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi.

Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée après l’intervention et lors du suivi sur les mêmes mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm-AR comparée à la réadaptation habituelle. Finalement, une différence significative entre les groupes a été relevée après l’intervention sur la sous-échelle Quantité d’utilisation du MAL en faveur de la TCIMm-AR comparée à la TCIMm, cependant cette différence n’a toutefois pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi.

L’ECR de qualité acceptable (Page et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une réadaptation habituelle du MS. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement 5 heures par jour et a reçu 30 minutes de thérapie individuelle par jour, 3 jours par semaine, pour une période de 10 semaines. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par le Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration significative de l’activité motrice des patients (MAL).

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de trois ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIMm sur l’activité motrice du MS de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent que la TCIMm (entraînement de 3 heures par jour avec une restriction de 90 % du temps d’éveil pour une période de 2 semaines) n’est pas plus efficace qu’une réadaptation habituelle du MS, un troisième ECR de haute qualité a indiqué que la TCIMm (entraînement de 1 heure par jour avec une restriction de 4 à 5 heures par jour pour une période de 2 semaines) est plus efficace qu’une réadaptation habituelle pour améliorer l’activité motrice du MS des patients.

Note : Après l’intervention, un de ces ECR de haute qualité a noté que la TCIMm autorégulée est plus efficace que la TCIMm ou que la réadaptation habituelle, cependant cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi.

Note : Un ECR de qualité acceptable a relevé une amélioration significative de l’activité motrice des patients suivant une TCIMm, mais cette étude n’a pas documenté les différences significatives entre les groupes.

Dépression
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2009) a examiné l’effet de TCIMm sur la dépression de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ; une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) ; ou la réadaptation habituelle du MS. À 14 jours (après l’intervention) et à 90 jours de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dépression des patients telle que mesurée par la Geriatric Depression-15 Scale.

Note : Les auteurs ont eux-mêmes définis ce qu’ils entendaient par « habituelle » et de « grande intensité ».

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle du MS pour améliorer la dépression de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cet ECR de haute qualité n’a également noté aucune différence sur la dépression entre les différentes intensités de TCIMm.

Dextérité
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Boake et al., 2007 et Thrane et al., 2015) ont examiné l’effet de TCIMm sur la dextérité de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Boake et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une réadaptation habituelle du MS de grande intensité (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour et portait une contrainte de mouvement correspondant à 90 % du temps d’éveil. La dextérité a été mesurée au départ de l’étude, à 14-15 jours (après l’intervention) et de 3 à 4 mois après l’AVC (moment du suivi), par le Grooved Pegboard Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Thrane et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou le programme de soins habituels (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour sur une période de 10 jours de semaine consécutifs, et portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée durant 90 % de leur temps d’éveil. La dextérité a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le Nine Hole Peg Test. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la dextérité des patients en faveur du groupe de TCIMm comparé au groupe témoin. Notons cependant que cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi de 6 mois.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de deux ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIMm sur la dextérité de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique que la TCIMm n’est pas plus efficace qu’une réadaptation habituelle du MS de grande intensité, un second ECR de haute qualité a indiqué que la TCIMm est plus efficace, à court terme, qu’un programme de soins habituels pour améliorer la dextérité des patients.

Douleur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2009) a examiné l’effet de TCIMm sur la perception de la douleur de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ; une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) ; ou la réadaptation habituelle du MS. À 14 jours (après l’intervention) et à 90 jours de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la perception de la douleur des patients telle que mesurée par la Wong-Baker Faces Scale.

Note : Les auteurs ont eux-mêmes définis ce qu’ils entendaient par « habituelle » et de « grande intensité ».

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle du MS pour alléger la douleur de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cet ECR de haute qualité n’a également noté aucune différence sur la douleur entre les différentes intensités de TCIMm.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Contradictoire
4

Six ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2000; Boake et al., 2007; Dromerick et al., 2009; Thrane et al., 2015; El-Helow et al., 2015 et Liu et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Page et al., 2005) ont examiné l’effet de TCIMm sur la fonction motrice du MS de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm combinée avec la réadaptation habituelle du MS ou la réadaptation habituelle du MS seule (groupe témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine rembourrée 6 heures par jour, durant 14 jours, et recevait 2 heures de réadaptation habituelle par jour. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 14 jours (après l’intervention) par l’Action Research Arm Test (ARAT). Une différence significative entre les groupes a été notée sur le score total de l’ARAT et sur sa sous-échelle évaluant la pince, en faveur des patients ayant reçu la TCIMm comparés au groupe témoin. Aucune différence significative n’a été relevée sur les autres sous-échelles de l’ARAT évaluant la préhension, l’acte de prendre et les mouvements grossiers.

Le second ECR de haute qualité (Boake et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une réadaptation habituelle du MS (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour et portait une contrainte de mouvement correspondant à 90 % du temps d’éveil. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 14-15 jours (après l’intervention) et de 3 à 4 mois après l’AVC (moment du suivi), par le Fugl Meyer Assessment of Motor Recovery (FMA) et par les mouvements de la main affectée suscités par une stimulation magnétique transcranienne (SMT). Après l’intervention et au moment du suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS des patients.

Le troisième ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ; une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) ; ou la réadaptation habituelle du MS. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 14 jours (après l’intervention) et à 90 jours de suivi par l’ARAT. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du MS des patients, en faveur de la TCIMm « habituelle » et de la réadaptation habituelle du MS comparées à la TCIMm de « grande intensité ».

Note : Les auteurs ont eux-mêmes définis ce qu’ils entendaient par « habituelle » et de « grande intensité ».

Le quatrième ECR de haute qualité (Thrane et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou le programme de soins habituels (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour sur une période de 10 jours de semaine consécutifs, et portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée durant 90 % de leur temps d’éveil. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le Wolf Motor Function Test (WMFT) et le FMA-MS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des sous-échelles du WMFT (temps de performance), en faveur de la TCIMm comparée au groupe témoin (cependant cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi). Aucune différence significative n’a été relevée sur les autres sous-échelles du WMFT (évaluant l’habileté fonctionnelle, la force du bras et la force de préhension), ni sur le FMA-MS, et ce à aucun des temps de mesure.

Le cinquième ECR de haute qualité (El-Helow et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une réadaptation habituelle du MS. Le groupe de TCIMm a reçu une intervention de modelage de 2 heures par jour et portait une restriction pour plus de 6 heures par jour. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le FMA et l’ARAT. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les résultats du FMA et de l’ARAT, en faveur de la TCIMm comparée au groupe témoin.

Le sixième ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm autorégulée (TCIMm-AR), une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Les participants des groupes de TCIMm portaient une mitaine de contrainte sur la main non affectée 4 heures par jour et recevaient un entraînement individuel de 1 heure par jour durant 10 jours. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines de suivi par l’ARAT (score total et ses sous-échelles évaluant la pince, la préhension, l’acte de prendre et les mouvements grossiers) et par le FMA-MS (score total et ses sous-échelles évaluant le bras, le poignet, la main et la coordination). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la fonction motrice du MS (ARAT, score total, sous-échelles pince et préhension ; FMA-MS, score total seulement), en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle et, lors du suivi, seulement sur la sous-échelle évaluant la main du FMA-MS.

Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée après l’intervention sur les mesures de la fonction motrice du MS (ARAT, score total et sous-échelle pince ; FMA-MS, score total et ses sous-échelles évaluant le bras, le poignet, la main et la coordination), et au moment du suivi sur les mesures de l’ARAT (sous-échelles acte de prendre et mouvements grossiers) et sur le FMA-MS (sous-échelles poignet et coordination), toutes deux en faveur de la TCIMm-AR comparée à la réadaptation habituelle. Finalement, une différence significative entre les groupes a été notée après l’intervention sur seulement deux mesures de la fonction motrice du MS (FMA-MS score total et sous-échelle coordination), et sur trois mesures au moment du suivi (ARAT, sous-échelle pince et FMA-MS, sous-échelles main et coordination), toutes en faveur de la TCIMm-AR comparée à la TCIMm.

L’ECR de qualité acceptable (Page et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une réadaptation habituelle du MS. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement 5 heures par jour, 5 jours par semaines, et a reçu 30 minutes de thérapie individuelle par jour, 3 jours par semaine, pour une période de 10 semaines. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par l’ARAT et le FMA. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration plus importante de la fonction motrice des patients comparé à la réadaptation habituelle.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de six ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIMm, comparée aux autres interventions, sur la fonction motrice du MS de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Tandis que quatre ECR de haute qualité indiquent des différences significatives entre les groupes sur certaines mesures de la fonction motrice du MS après l’intervention en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle, cinq des six études notent également qu’il n’y a aucune différence significative sur d’autres mesures de la fonction motrice du MS entre la TCIMm et les interventions comparatives, que ce soit après l’intervention ou au moment du suivi.

Note : Un de ces ERC de haute qualité a noté qu’une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) est moins efficace qu’une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ou que la réadaptation habituelle.

Note : Un de ces ECR de haute qualité a noté que la TCIMm autorégulée est plus efficace que la TCIMm ou que la réadaptation habituelle.

Note : Un ECR de qualité acceptable a relevé une amélioration significative de la fonction motrice des patients suivant une TCIMm, mais cette étude n’a pas documenté les différences significatives entre les groupes.

Impact de l'AVC
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2009 et Thrane et al., 2015) ont examiné l’effet de TCIMm sur l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ; une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) ; ou la réadaptation habituelle du MS. À 14 jours (après l’intervention) et à 90 jours de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée entre le groupe de TCIMm « habituelle » et le groupe de réadaptation habituelle du MS sur l’auto-perception de la fonction de la main des patients telle que mesurée par la sous-échelle Fonction de la main de la Stroke Impact Scale. Cependant, au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la même mesure en faveur de la TCIMm « habituelle » et de la réadaptation habituelle comparées à la TCIMm de « grande intensité ».

Note : Les auteurs ont eux-mêmes définis ce qu’ils entendaient par « habituelle » et de « grande intensité ».

Le second ECR de haute qualité (Thrane et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou le programme de soins habituels (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 3 heures de thérapie par jour sur une période de 10 jours de semaine consécutifs, et portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée durant 90 % de leur temps d’éveil. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Fonction de la main, AVQ/AVD et Participation/Fonction de rôle de la Stroke Impact Scale. Après l’intervention et lors du suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’impact de l’AVC.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle du MS pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Note : Un de ces ERC de haute qualité a noté qu’une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) est moins efficace qu’une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ou que la réadaptation habituelle pour améliorer l’auto-perception de la fonction de la main.

Indépendance fonctionnelle et Activités de la vie quotidienne
Inefficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2000; Dromerick et al., 2009 et Liu et al., 2016) ont examiné l’effet de TCIMm sur l’indépendance fonctionnelle et les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm combinée avec la réadaptation habituelle du MS ou la réadaptation habituelle du MS seule (groupe témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine rembourrée 6 heures par jour, durant 14 jours, et recevait 2 heures de réadaptation habituelle par jour. L’indépendance fonctionnelle et les AVQ ont été mesurées lors du congé de la réadaptation à l’interne par l’indice de Barthel et par cinq sous-échelles de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle évaluant l’habillage du MS de la MIF en faveur des patients ayant reçu la TCIMm comparés au groupe témoin. Aucune autre différence significative n’a été relevée au moment du congé sur l’indépendance fonctionnelle et les AVQ telles que mesurées par l’Indice de Barthel et les sous-échelles évaluant l’alimentation, l’hygiène, les soins de l’apparence et l’habillage du membre inférieur de la MIF.

Le second ECR de haute qualité (Dromerick et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm « habituelle » (2 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction de 6 heures par jour) ; une TCIMm de « grande intensité » (3 heures de thérapie de modelage par jour et une restriction correspondant à 90 % du temps d’éveil) ; ou la réadaptation habituelle du MS. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée par un score MS de la MIF (somme de cinq items de la MIF évaluant une utilisation signifiante de la main et du bras) au départ de l’étude, à 14 jours (après l’intervention) et à 90 jours de suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Note : Les auteurs ont eux-mêmes définis ce qu’ils entendaient par « habituelle » et de « grande intensité ».

Le troisième ECR de haute qualité (Liu et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm autorégulée (TCIMm-AR), une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Les participants des groupes de TCIMm portaient une mitaine de contrainte sur la main non affectée 4 heures par jour et recevaient un entraînement individuel de 1 heure par jour durant 10 jours. Les habiletés fonctionnelles ont été mesurées par la Lawton Instrumental Activities of Daily Living Scale au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines de suivi. Aucune différence significative entre le groupe de TCIMm et le groupe de réadaptation habituelle n’a été notée sur les habiletés fonctionnelles des patients après l’intervention ou lors du suivi.

Note : Une différence significative entre les groupes a été relevée après l’intervention sur les habiletés fonctionnelles des patients en faveur de la TCIMm-AR comparée à la réadaptation habituelle, et en faveur de la TCIMm-AR comparée à la TCIMm, cependant ces différences n’ont pas maintenu leur valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Note : Un de ces ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes seulement sur la sous-échelle évaluant l’habillage du MS de la MIF en faveur de la TCIMm comparé à la réadaptation habituelle.

Note : Un de ces ECR de haute qualité n’a noté aucune différence sur l’indépendance fonctionnelle entre les différentes intensités de TCIMm.

Note : Après l’intervention, un de ces ECR de haute qualité a noté que la TCIMm autorégulée est plus efficace que la TCIMm ou que la réadaptation habituelle, cependant cette différence n’a pas maintenu sa valeur significative au moment du suivi.

Phase subaiguë : TCIM vs interventions alternatives ou témoins

Dextérité des doigts
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) a examiné l’effet de TCIM sur la dextérité des doigts de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM, une TCIM combinée à une thérapie par le miroir ou à un groupe témoin qui recevait l’ergothérapie et un programme d’exercice à pratiquer seul. La dextérité des doigts a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le Nine Hole Peg Test. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité des doigts des patients entre le groupe de TCIM et le groupe témoin.

Note : Après l’intervention, les patients de la TCIM combinée à une thérapie par le miroir ont démontré une dextérité des doigts significativement meilleure que ceux du groupe de TCIM ou du groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie et un programme d’exercice) pour améliorer la dextérité des doigts de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cet ECR de qualité acceptable a relevé que la TCIM combinée à une thérapie par le miroir est plus efficace que la TCIM seule pour améliorer la dextérité des doigts.

Dextérité manuelle
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) a examiné l’effet de TCIM sur la dextérité manuelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM, une TCIM combinée à une thérapie par le miroir ou à un groupe témoin qui recevait l’ergothérapie et un programme d’exercice à pratiquer seul. La dextérité manuelle a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le Box and Block Test. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la dextérité manuelle des patients, en faveur du groupe de TCIM comparé au groupe témoin.

Note : Après l’intervention, les patients de la TCIM combinée à une thérapie par le miroir ont démontré une dextérité manuelle significativement meilleure que ceux du groupe de TCIM ou ceux du groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie et un programme d’exercice) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cet ECR de qualité acceptable a noté que la TCIM combinée à une thérapie par le miroir est plus efficace que la TCIM seule pour améliorer la dextérité manuelle.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sawaki et al., 2008) et un ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) ont examiné l’effet de TCIM sur la fonction motrice du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sawaki et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM ou le programme de soins habituel (groupe témoin). Le groupe de TCIM a reçu une thérapie intensive de 6 heures par jour, 5 jours par semaines durant 2 semaines, et portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée durant 90 % de leur temps d’éveil. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 mois (moment du suivi) par le Wolf Motor Function Test (WMFT). Une différence significative entre les groupes a été notée sur seulement l’une des mesures du WMFT (force de préhension), en faveur du groupe de TCIM comparé au groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les autres mesures du WMFT (vitesse d’exécution et poids soulevé), et ce à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM, une TCIM combinée à une thérapie par le miroir ou à un groupe témoin qui recevait l’ergothérapie et un programme d’exercice à pratiquer seul. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le Wolf Motor Function Test (WMFT) et le Fugl-Meyer AssessmentFMA (score total et score du MS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la mesure du WMFT, en faveur du groupe de TCIM comparé au groupe témoin.

Note : Après l’intervention, les patients de la TCIM combinée à une thérapie par le miroir ont également démontré des résultats significativement meilleurs sur le WMFT que ceux du groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM n’est pas plus efficace que les interventions comparatives (ici, le programme de soins habituel ; la TCIM combinée à une thérapie par le miroir et l’ergothérapie combinée à un programme d’exercice) pour améliorer la fonction motrice du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, l’ECR de haute qualité a noté une différence sur le WMFT (force de préhension), en faveur du groupe de TCIM comparé au programme de soins habituel, et l’ECR de qualité acceptable a noté une différence sur les résultats du WMFT, en faveur de la TCIM et de la TCIM combinée à une thérapie par le miroir toutes deux comparées à l’ergothérapie combinée à un programme d’exercice.

Force de préhension
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) a examiné l’effet de TCIM sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM, une TCIM combinée à une thérapie par le miroir ou à un groupe témoin qui recevait l’ergothérapie et un programme d’exercice à pratiquer seul. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la force de préhension des patients, en faveur du groupe de TCIM comparé au groupe témoin.

Note : Après l’intervention, les patients de la TCIM combinée à une thérapie par le miroir ont démontré une force de préhension significativement meilleure que ceux du groupe de TCIM ou ceux du groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie et un programme d’exercice) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cet ECR de qualité acceptable a relevé que la TCIM combinée à une thérapie par le miroir est plus efficace que la TCIM seule pour améliorer la force de préhension.

Impact de l'AVC
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) a examiné l’effet de TCIM sur la sévérité de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM, une TCIM combinée à une thérapie par le miroir ou à un groupe témoin qui recevait l’ergothérapie et un programme d’exercice à pratiquer seul. La sévérité de l’AVC a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le Brunnstrom stages of stroke recovery. Après l’intervention, aucune une différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sévérité de l’AVC.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM n’est pas plus efficace que les interventions comparatives (ici, la TCIM combinée à une thérapie par le miroir et l’ergothérapie combinée à un programme d’exercice) pour améliorer la sévérité de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Yoon et al., 2014) a examiné l’effet de TCIM sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM, une TCIM combinée à une thérapie par le miroir ou à un groupe témoin qui recevait l’ergothérapie et un programme d’exercice à pratiquer seul. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par une version coréenne de l’Indice de Barthel modifié (CIB). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients, en faveur du groupe de TCIM comparé au groupe témoin.

Note : Après l’intervention, les patients de la TCIM combinée à une thérapie par le miroir ont également démontré un résultat significativement meilleur sur le CIB que ceux du groupe témoin. Toujours après l’intervention, aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe de TCIM et le groupe de TCIM combinée à une thérapie par le miroir.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’ergothérapie et un programme d’exercice) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Phase subaiguë : TCIMm vs interventions alternatives ou témoins

Activité motrice (Membre supérieur)
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Page et al., 2002; Myint et al., 2008; Hammer & Lindmark, 2009a; Brogardh et al., 2009bBrogardh & Lexell, 2010 , étude de suivi – et Brunner, Skouen & Strand, 2012) et un ECR de qualité acceptable (Page et al., 2001) ont examiné l’effet de TCIMm sur l’activité motrice du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Page et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ,une réadaptation habituelle du MS ou aucune intervention. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement 5 heures par jour et a reçu 30 minutes d’ergothérapie et de physiothérapie par jour, 3 jours par semaine, pour une période de 10 semaines. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par le Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS des patients (MAL).

Le second ECR de haute qualité (Myint et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou l’ergothérapie et la physiothérapie habituelles. Le groupe de TCIMm a reçu 4 heures de thérapie quotidienne et portait une écharpe à l’épaule non affectée pour 90 % de leur temps d’éveil durant les 10 jours d’intervention. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 12 semaines (moment du suivi) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’activité motrice du MS des patients en faveur de la TCIMm comparée aux thérapies habituelles.

Le troisième ECR de haute qualité (Hammer & Lindmark, 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation par contrainte induite ou la réadaptation habituelle. Le groupe de rééducation par contrainte induite portait une écharpe pour obliger l’utilisation du MS parétique pour plus de 6 heures par jour, 5 jours par semaine durant les 2 semaines d’intervention. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 1 mois (suivi A) et à 3 mois (suivi B) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Brogardh et al., 2009b) a assigné aléatoirement les patients à un groupe de TCIMm qui portait une mitaine de restriction sur la main non affectée pour 90 % de leur temps d’éveil ou à un groupe qui ne portait pas de mitaine de restriction. Les deux groupes recevaient 3 heures de thérapie par jour pour le bras et la main affectés, durant 12 jours. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (moment du suivi) par le MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Suite à l’étude produite par Brogardh et al., 2009b, une étude de suivi réalisée par Brogardh & Lexell, 2010 n’a relevé aucune différence significative entre les groupes sur l’activité motrice du MS telle que mesurée par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL, 12 mois après l’intervention.

Le cinquième ECR de haute qualité (Brunner, Skouen & Strand, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou un entraînement bi-manuel relié à la tâche. Les participants des groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée 4 heures par jour, recevaient un entraînement dirigé par un thérapeute 4 heures par semaine et un entraînement autodirigé de 2 à 3 heures par jour durant 4 semaines. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Page et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ,une réadaptation habituelle du MS ou aucune intervention. La TCIMm comprenait des séances de 30 minutes d’ergothérapie et de physiothérapie, 5 jours par semaine, pour une période de 10 semaines durant laquelle les patients portaient une contrainte de mouvement 5 heures par jour. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration de l’activité motrice du MS des patients, tandis que ceux des deux autres groupes ne démontraient pas d’amélioration substantielle.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm ou la rééducation par contrainte induite ne sont pas plus efficaces que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle du MS, aucune intervention, une thérapie sans mitaine de restriction ou un entraînement bi-manuel relié à la tâche) pour améliorer l’activité motrice du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur l’activité motrice du MS des patients en faveur de la TCIMm comparée aux thérapies habituelles. De plus, un ECR de qualité acceptable a démontré une amélioration de l’activité motrice du MS des patients suivant une intervention de TCIMm, mais cette étude, n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes, n’a pas été considérée pour déterminer un niveau d’évidence.

Dextérité des doigts
Contradictoire
4

Quatre ECR de haute qualité (Myint et al., 2008; Hammer & Lindmark, 2009b; Brunner, Skouen & Strand, 2012 et Treger et al., 2012) ont examiné l’effet de TCIMm sur la dextérité des doigts de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Myint et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou l’ergothérapie et la physiothérapie habituelles (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 4 heures de thérapie quotidienne et portait une écharpe à l’épaule non affectée durant 90 % du temps d’éveil. La dextérité des doigts a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 12 semaines (moment du suivi), par le Nine Hole Peg Test. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la dextérité des patients, en faveur de la TCIMm comparée au groupe témoin.

Le second ECR de haute qualité (Hammer & Lindmark, 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation par contrainte induite ou la réadaptation habituelle (groupe témoin). Le groupe de rééducation par contrainte induite portait une écharpe pour obliger l’utilisation du MS parétique pour plus de 6 heures par jour, 5 jours par semaine. La dextérité des doigts a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 1 mois (suivi A) et à 3 mois (suivi B) par le 16 Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité, et ce à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Brunner, Skouen & Strand, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou un entraînement bi-manuel relié à la tâche. Les participants du groupe de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée 4 heures par jour, recevaient un entraînement dirigé par un thérapeute 4 heures par semaine et un entraînement autodirigé de 2 à 3 heures par jour durant 4 semaines. La dextérité des doigts a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par le Nine Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité des doigts, et ce à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Treger et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée pour plus de 4 heures durant les jours de semaine, sur une période de 2 semaines. La dextérité a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par des tâches modifiées du test Manual Function de transfert de chevilles, préhension, transport et relâchement d’une balle. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la dextérité des patients en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de quatre ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIMm sur la dextérité de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent que la TCIMm est plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la dextérité des patients, deux autres ECR de haute qualité ont indiqué que la TCIMm n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement bi-manuel relié à la tâche) ou que la rééducation par contrainte induite n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la dextérité des patients.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Page et al., 2002; Myint et al., 2008; Hammer & Lindmark, 2009a; Brogardh et al., 2009bBrogardh & Lexell, 2010 , étude de suivi à 12 mois – et Brunner, Skouen & Strand, 2012) et un ECR de qualité acceptable (Page et al., 2001) ont examiné l’effet de TCIMm sur la fonction motrice du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Page et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ,une réadaptation habituelle du MS ou aucune intervention. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement 5 heures par jour et a reçu 30 minutes d’ergothérapie et de physiothérapie par jour, 3 jours par semaine, pour une période de 10 semaines. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par le Fugl-Meyer Assessment (FMA) et l’Action Research Arm Test (ARAT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les résultats du FMA en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle. Toujours après l’intervention, aucune différence significative n’a été notée entre chacun des groupes sur les résultats de l’ARAT.

Le second ECR de haute qualité (Myint et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou l’ergothérapie et la physiothérapie habituelles. Le groupe de TCIMm a reçu 4 heures de thérapie quotidienne et portait une écharpe à l’épaule non affectée pour 90 % de leur temps d’éveil durant les 10 jours d’intervention. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 12 semaines (moment du suivi) par l’ARAT et par le Functional Test of the Hemiparetic Upper Extremity (FTHUE). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les sous-échelles de l’ARAT évaluant la préhension, l’acte de prendre, la pince et les mouvements grossiers, de même que sur les résultats du FTHUE ; et au moment du suivi, sur le score total et la sous-échelle évaluant la préhension de l’ARAT, de même que sur les résultats du FTHUE, toutes en faveur de la TCIMm comparée aux thérapies habituelles.

Le troisième ECR de haute qualité (Hammer & Lindmark, 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation par contrainte induite ou la réadaptation habituelle. Le groupe de rééducation par contrainte induite portait une écharpe pour obliger l’utilisation du MS parétique pour plus de 6 heures par jour, 5 jours par semaine durant les 2 semaines d’intervention. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 1 mois (suivi A) et à 3 mois (suivi B) par le FMA-MS, l’ARAT et la Motor Assessment Scale (MAS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Brogardh et al., 2009b) a assigné aléatoirement les patients à un groupe de TCIMm qui portait une mitaine de restriction sur la main non affectée pour 90 % de leur temps d’éveil ou à un groupe qui ne portait pas de mitaine de restriction. Les deux groupes recevaient 3 heures de thérapie par jour pour le bras et la main affectés, durant 12 jours. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 3 mois et à 12 mois (moments du suivi) par la MAS et le Sollerman Hand Function Test. Après l’intervention et au moment des suivis, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS des patients (voir également Brogardh & Lexell, 2010).

Le cinquième ECR de haute qualité (Brunner, Skouen & Strand, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou un entraînement bi-manuel relié à la tâche. Les participants du groupe de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée 4 heures par jour, recevaient un entraînement dirigé par un thérapeute 4 heures par semaine et un entraînement autodirigé de 2 à 3 heures par jour durant 4 semaines. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par l’ARAT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Page et al., 2001) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ,une réadaptation habituelle du MS ou aucune intervention. La TCIMm comprenait des séances de 30 minutes d’ergothérapie et de physiothérapie, 5 jours par semaine, pour une période de 10 semaines durant laquelle les patients portaient une contrainte de mouvement 5 heures par jour. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par l’ARAT, le FMA et le Wolf Motor Function Test. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration de la fonction motrice du MS des patients, tandis que ceux des deux autres groupes ne démontraient pas d’amélioration substantielle.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm ou la rééducation par contrainte induite ne sont pas plus efficaces que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle du MS, aucune intervention, une thérapie sans mitaine de restriction ou un entraînement bi-manuel relié à la tâche) pour améliorer la fonction motrice du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cependant, un de ces ECR de haute qualité a relevé des résultats significatifs en faveur de la TCIMm sur l’une des mesures de la fonction motrice du MS (le FMA) mais pas sur une autre (l’ARAT) ; et un de ces ECR de haute qualité a également indiqué que la TCIMm est plus efficace que les thérapies de réadaptation habituelles.

Note : Ces études ont utilisé diverses intensités de contrainte (de 4 heures à 90 % du temps d’éveil), différentes fréquences de thérapie (de 3 à 20 heures/semaine) et diverses durées d’intervention (de 10 jours à 10 semaines), ce qui est susceptible de générer des discordances au moment de comparer leurs résultats spécifiques.

Note : Un ECR de qualité acceptable a démontré une amélioration de la fonction motrice du MS des patients suivant une intervention de TCIMm, mais cette étude, n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes, n’a pas été considérée pour déterminer un niveau d’évidence.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hammer & Lindmark, 2009b) a examiné l’effet de TCIMm sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation par contrainte induite ou la réadaptation habituelle (groupe témoin). Le groupe de rééducation par contrainte induite portait une écharpe pour obliger l’utilisation du MS parétique pour plus de 6 heures par jour, 5 jours par semaine. La force de préhension isométrique a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 1 mois (suivi A) et à 3 mois (suivi B). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force de préhension, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle et Activités de la vie quotidienne
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Myint et al., 2008; Azab et al., 2009 et Treger et al., 2012) ont examiné l’effet de TCIMm sur l’indépendance fonctionnelle et les Activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Myint et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou l’ergothérapie et la physiothérapie habituelles (groupe témoin). Le groupe de TCIMm a reçu 4 heures de thérapie quotidienne et portait une écharpe à l’épaule non affectée durant 90 % du temps d’éveil. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 12 semaines (moment du suivi), par l’Indice de Barthel modifié. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les AVQ des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Azab et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée durant 6 à 7 heures par jour, et les deux groupes recevaient l’ergothérapie et la physiothérapie en séances de 40 minutes, 3 fois par semaine, durant la durée de l’intervention. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par l’Indice de Barthel. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le troisième ECR de haute qualité (Treger et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de contrainte sur la main non affectée pour plus de 4 heures durant les jours de semaine, sur une période de 2 semaines. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) en fonction de l’utilisation d’une cuillère lors de l’exécution d’une tâche chronométrée sur 30 secondes. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’utilisation d’une cuillère en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de trois ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIMm sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique qu’une TCIMm de haute intensité n’est pas plus efficace, sur une courte période (2 semaines), que la réadaptation habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle des patients, un second ECR de haute qualité a indiqué qu’une TCIMm de faible intensité est plus efficace, sur une plus longue période (4 semaines), que la réadaptation habituelle. Un troisième ECR de haute qualité relève également qu’une TCIMm de faible intensité est plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle des patients lorsqu’évaluée par une mesure non-standardisée (l’utilisation d’une cuillère).

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hammer & Lindmark, 2009b) a examiné l’effet de TCIMm sur la spasticité de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation par contrainte induite ou la réadaptation habituelle (groupe témoin). Le groupe de rééducation par contrainte induite portait une écharpe sur le bras non affecté pour plus de 6 heures par jour, 5 jours par semaine sur une période de 2 semaines. La spasticité du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 1 mois (suivi A) et à 3 mois (suivi B) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la spasticité du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour réduire la spasticité du MS de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Phase chronique : TCIM vs interventions alternatives ou témoins

Activité motrice (Membre supérieur)
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Huseyinsinoglu, Ozdincler, & Krespi, 2012), deux ECR de qualité acceptable (Wittenberg et al., 2003; Brogårdh & Sjülund, 2006, – Brogardh & Lexell, 2010 , étude de suivi à 4 ans –un essai clinique contrôlé (Taub et al., 2006) et une étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Kunkel et al., 1999) ont examiné l’effet de TCIM sur l’activité motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Huseyinsinoglu, Ozdincler, & Krespi, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM ou une thérapie selon l’approche Bobath. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’activité motrice du MS des patients, en faveur de la TCIM comparée à la thérapie selon l’approche Bobath.

Le premier ECR de qualité acceptable (Wittenberg et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM combinée à un entraînement orienté sur la tâche ou un entraînement orienté sur la tâche seul. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le MAL. Après l’intervention, des gains significatifs sur les résultats du MAL ont été notés en faveur de la TCIM combinée à un entraînement orienté sur la tâche comparée à l’entraînement orienté sur la tâche seul.

Le second ECR de qualité acceptable (Brogårdh & Sjülund, 2006) a traité les patients avec une TCIM de 2 semaines et les a ensuite assigné aléatoirement à un groupe qui poursuivait l’intervention pour une durée de 3 mois en portant une mitaine de restriction, ou à groupe sans autre intervention. Après les 2 semaines de TCIM, tous les patients ont démontré une amélioration sur les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL, cependant aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée après les 3 mois d’intervention supplémentaire.

Note : Les auteurs ont noté que la petite taille de l’échantillon (n=16) a limité les résultats de l’étude.

Suite à l’étude produite par Brogårdh & Sjülund, 2006, une étude de suivi à 4 ans réalisée par Brogardh & Lexell, 2010 a noté une amélioration significative sur l’activité motrice du MS qui avait été mesurée au départ de l’étude. Cependant, la comparaison entre les résultats obtenus au deux temps de mesure après l’intervention (à 2 semaines et à 3 mois) et ceux obtenus lors du suivi à 4 ans indique une diminution de l’activité motrice du MS.

L’essai clinique contrôlé (Taub et al., 2006) a assigné les patients à un groupe qui recevait une TCIM ou à un groupe témoin qui recevait un programme d’exercices cognitifs et de relaxation apparié à l’intervention quant à sa durée et à son interaction physique. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 4 semaines (suivi A) et à 2 ans (suivi B) par la sous-échelle Qualité du mouvement du MAL et par le Upper Extremity Actual Amout of Use Test (AAUT). Après l’intervention, une amélioration significativement plus grande a été notée sur l’activité motrice du MS des patients du groupe de TCIM comparée à ceux du groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée lors des suivis.

L’étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Kunkel et al., 1999) a assigné les patients pour recevoir une TCIM. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par le MAL et l’AAUT. Des améliorations significatives ont été notées sur l’activité motrice du MS aux deux temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité, d’un ECR de qualité acceptable et d’un essai clinique contrôlé indiquant que la TCIM est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une thérapie selon l’approche Bobath, un entraînement orienté sur la tâche et un programme d’exercices cognitifs et de relaxation apparié quant à sa durée et son interaction physique) pour améliorer l’activité motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, un ECR de qualité acceptable et une étude de type pré/post sans mesures de base multiples ont noté une amélioration de l’activité motrice suivant une TCIM.

Note : Un ECR de qualité acceptable n’a relevé aucun bénéfice en prolongeant le port d’une mitaine de restriction suivant une TCIM.

Cinématique (Membre supérieur)
Évidence insuffisante
5

Une étude de type pré/post (Richards et al., 2008) a examiné l’effet de TCIM sur la cinématique du MS avec trois patients en phase chronique de récupération d’un AVC qui présentent de l’ataxie. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour porter une mitaine de restriction sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil. Les patients 1 et 2 ont reçu 10 séances de 6 heures de TCIM tandis que le patient 3 a reçu 10 séances de 3 heures de TCIMm. Après l’intervention, les patients 1 et 2 se sont améliorés sur toutes les mesures de la cinématique du MS (augmentant la vélocité maximale et améliorant le temps jusqu’à la vélocité maximale, diminuant l’indice de courbure, le nombre de pics dans le profil de vélocité et le mouvement du tronc), alors que le patient 3 s’améliorait sur la plupart de ces mesures mais démontrait une diminution de la vitesse maximale et une augmentation de l’indice de courbure. Aucune différence significative n’a été notée entre les patients.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) comparant la TCIM et des interventions témoins au sujet de son efficacité sur la cinématique du MS avec des patients en phase chronique d’un AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude de type pré/post a relevé une amélioration sur les mesures de la cinématique du MS suivant une TCIM avec des patients en phase chronique de récupération d’un AVC qui présentent de l’ataxie.

Discrimination sensorielle
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Brogårdh & Sjülund, 2006) a examiné l’effet de la TCIM sur la discrimination sensorielle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR a traité les patients avec une TCIM de 2 semaines et les a ensuite assigné aléatoirement à un groupe qui poursuivait l’intervention pour une durée de 3 mois en portant une mitaine de restriction, ou à groupe sans autre intervention. La discrimination sensorielle a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le Two-Point Discrimination Test. Après les 2 semaines de TCIM, aucune différence significative intra-groupe n’a été relevée sur la discrimination sensorielle des patients. De plus, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la discrimination sensorielle après les 3 mois d’intervention supplémentaire.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM n’améliore pas la discrimination sensorielle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, cet ECR de qualité acceptable note que le port prolongé d’une mitaine de restriction n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la discrimination sensorielle de patients en phase chronique post-AVC.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004; Huseyinsinoglu, Ozdincler, & Krespi, 2012 et Abo et al., 2014), deux ECR de qualité acceptable (Wittenberg et al., 2003; Brogårdh & Sjülund, 2006, – Brogårdh et al., 2009a , étude de suivi à 4 ans – un essai clinique contrôlé (Taub et al., 2006) et une étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Kunkel et al., 1999) ont examiné l’effet de TCIM sur la fonction motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM combinée à un entraînement du MS affecté, ou un entraînement bi-manuel du MS sans restriction. La fonction motrice du MS a été mesurée par l’Action Research Arm Test (ARAT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du MS des patients, en faveur de la TCIM comparée au groupe témoin.

Le second ECR de haute qualité (Huseyinsinoglu, Ozdincler, & Krespi, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM ou une thérapie selon l’approche Bobath. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du Wolf Motor Function Test (WMFT). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS des patients.

Le troisième ECR de haute qualité (Abo et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM ou une stimulation magnétique transcranienne répétitive (SMTr) de basse fréquence combinée à des séances d’ergothérapie intensives. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 15 jours (après l’intervention) par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT et par le Fugl-Meyer Assessment (FMA). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la sous-échelle Habileté fonctionnelle du WMFT et du FMA, en faveur de l’intervention témoin comparée à la TCIM.

Le premier ECR de qualité acceptable (Wittenberg et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM combinée à un entraînement orienté sur la tâche ou un entraînement orienté sur la tâche seul. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le WMFT et le Assessment of Motor and Process Skills (AMPS), et en utilisant une stimulation magnétique transcranienne et une tomographie par émission de positrons. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures de la fonction motrice du MS.

Le second ECR de qualité acceptable (Brogårdh & Sjülund, 2006) a traité les patients avec une TCIM de 2 semaines et les a ensuite assigné aléatoirement à un groupe qui poursuivait l’intervention pour une durée de 3 mois en portant une mitaine de restriction, ou à groupe sans autre intervention. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par la modified Motor Assessment Scale (MAS) et le Sollerman Hand Function Test (SHFT). Après les 2 semaines de TCIM, tous les patients ont démontré une amélioration de la fonction motrice du MS, cependant aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée après les 3 mois d’intervention supplémentaire.

Note : Les auteurs ont noté que la petite taille de l’échantillon (n=16) a limité les résultats de l’étude.

Suite à l’étude produite par Brogårdh & Sjülund, 2006, une étude de suivi à 4 ans réalisée par Brogårdh et al., 2009a n’a noté aucun changement significatif entre les résultats du SHFT qui avaient été mesurés au départ de l’étude, après l’intervention, et ceux obtenus lors du suivi à 4 ans (notons que la MAS n’a pas été utilisée lors de ce suivi).

L’essai clinique contrôlé (Taub et al., 2006) a assigné les patients à un groupe qui recevait une TCIM ou à un groupe témoin qui recevait un programme d’exercices cognitifs et de relaxation apparié à l’intervention quant à sa durée et à son interaction physique. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), à 4 semaines (suivi A) et à 2 ans (suivi B) les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle Temps de performance du WMFT, en faveur de la TCIM comparée au groupe témoin (aucune différence significative n’a été notée la sous-échelle Habileté fonctionnelle du WMFT). Les différences significatives entre les groupes n’ont pas été documentées pour les mesures au moment des suivis.

L’étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Kunkel et al., 1999) a assigné les patients pour recevoir une TCIM. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par le WMFT et l’ARAT. Des améliorations significatives ont été notées sur la fonction motrice du MS aux deux temps de mesure post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’effet de la TCIM, comparée à des interventions comparatives, sur la fonction motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité et qu’un ECR de qualité acceptable indiquent que la TCIM n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une thérapie selon l’approche Bobath, un entraînement orienté sur la tâche et une SMTr de basse fréquence combinée à des séances d’ergothérapie intensives – en fait cette dernière intervention est plus efficace que la TCIM) pour améliorer la fonction motrice du MS, un autre ECR de haute qualité et un essai clinique contrôlé ont indiqué que la TCIM est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement bi-manuel du MS et un programme d’exercices cognitifs et de relaxation apparié quant à sa durée et son interaction physique) sur certaines mesures de la fonction motrice du MS (la sous-échelle Temps de performance du WMFT et l’ARAT). De plus, une étude de type pré/post sans mesures de base multiples a noté une amélioration de la fonction motrice suivant une TCIM.

Note : Un ECR de qualité acceptable a indiqué une amélioration de la fonction motrice du MS suivant 2 semaines de TCIM et n’a relevé aucun bénéfice en prolongeant le port d’une mitaine de restriction suivant une TCIM.

Force de la main
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004) a examiné l’effet de TCIM sur la force de la main de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM et un entraînement du MS affecté ou un entraînement bi-manuel du MS sans restriction. La force de la pince et de la préhension ont été mesurées au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur la force de la pince en faveur de la TCIM comparé à l’intervention témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement bi-manuel du MS) pour améliorer la force de la pince, mais pas la force de préhension, de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Huseyinsinoglu, Ozdincler, & Krespi, 2012) a examiné l’effet de TCIM sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM ou une thérapie selon l’approche Bobath. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le score total et la sous-échelle Soins personnels de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie selon l’approche Bobath) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Qualité du mouvement (Membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Huseyinsinoglu, Ozdincler, & Krespi, 2012) a examiné l’effet de la TCIM sur la qualité du mouvement du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM ou une thérapie selon l’approche Bobath. La qualité du mouvement du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le Motor Evaluation Scale for Arm in Stroke Patients. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur qualité du mouvement du MS des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie selon l’approche Bobath) pour améliorer la qualité du mouvement du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Phase chronique : TCIMm vs interventions alternatives ou témoins

Activité motrice (Membre supérieur)
Efficace
1A

Sept ECR de haute qualité (Page et al., 2004; Lin et al., 2007; Wu et al., 2007c; Lin et al., 2009b; Wu et al., 2011; Wu et al., 2012a et Barzel et al., 2015), quatre ECR de qualité acceptable (Page et al., 2008; Lin et al., 2008; Lin et al., 2010 et Wu et al., 2012b), trois ECR de faible qualité (Wu et al., 2010; Kim et al., 2008 et Atteya, 2004) et quatre études non expérimentales (Barzel et al., 2009; Dettmers et al., 2005; Caimmi et al., 2008 et Siebers & Skargren, 2010) ont examiné l’effet de la TCIMm sur l’activité motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Page et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm combinée à une thérapie du MS, une thérapie du MS seule ou aucune intervention. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement 5 heures par jour et a reçu 30 minutes de thérapie du MS par jour, 3 jours par semaine, pour une période de 10 semaines. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS des patients (MAL).

Le second ECR de haute qualité (Lin et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif du bras affecté de 2 heures par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le MAL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le troisième ECR de haute qualité (Wu et al., 2007c) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Une différence significative entre les groupes notant une amélioration de l’activité motrice du MS a été relevée entre les résultats du départ de l’étude et ceux après l’intervention en faveur du groupe de TCIMm comparé à la TND.

Le quatrième ECR de haute qualité (Lin et al., 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou une thérapie habituelle du MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait une thérapie du MS de 2 heures par jour de semaine durant 12 jours pendant 3 semaines. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré des gains significativement plus substantiels que le groupe EBB et que le groupe témoin sur les mesures de l’activité motrice du MS.

Le cinquième ECR de haute qualité (Wu et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou la réadaptation habituelle du MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction 6 heures par jour de semaine. Tous les groupes recevaient 2 heures d’ergothérapie par jour de semaine durant la période d’intervention. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à l’EBB et à l’intervention témoin. Aucune différence significative entre le groupe d’EBB et le groupe témoin n’a été relevée.

Le sixième ECR de haute qualité (Wu et al., 2012a) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou la réadaptation habituelle (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour et recevaient une thérapie de 2 heures par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, aucune différence significative n’a été relevée entre aucun des groupes sur les mesures de l’activité motrice.

Le septième ECR de haute qualité (Barzel et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm de base à leur domicile ou la réadaptation habituelle. Les patients du groupe de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée de 2 à 4 heures par jour et pratiquaient des exercices avec le bras affecté durant 2 heures par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention et lors du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm de base à domicile comparée à la réadaptation habituelle.

Le premier ECR de qualité acceptable (Page et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un programme de réadaptation apparié à l’intervention quant à sa durée, ou aucune intervention. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement sur le bras non affecté 5 heures par jour de semaine et pratiquait des séances d’exercices fonctionnels 30 minutes par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration significative sur les mesures de l’activité motrice du MS comparé aux autres groupes.

Le second ECR de qualité acceptable (Lin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une restriction sur la main et le poignet 3 heures par jour de semaine, et recevait des séances de 2 heures d’entraînement par jour de semaine L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Lin et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle de même intensité et pour une même durée. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction 6 heures par jour de semaine, et recevait des séances de 2 heures d’entraînement du MS par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou une réadaptation habituelle basée sur des principes neuro-développementaux (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main et le poignet non affectés 5 heures par jour, le groupe de TCIMm-RT portait un harnais de restriction sur le tronc durant les séances de réadaptation ; tous les groupes recevaient leur intervention respective 2 heures par jour, 5 jours par semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Note : Une différence significative entre les groupes en faveur de la TCIMm-RT comparée à la réadaptation habituelle a également été notée seulement sur la sous-échelle Qualité du mouvement du MAL.

Le premier ECR de faible qualité (Wu et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm combiné à un entraînement intensif du MS de 2 heures par jour de semaine ou un entraînement bilatéral du bras de même fréquence et pour une même durée. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration sur les mesures de l’activité motrice du MS.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour comparer la TCIMm aux interventions témoins.

Le second ECR de faible qualité (Kim et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une intervention témoin (non-spécifiée). Les patients du groupe de TCIMm portaient une orthèse modifiée visant à restreindre l’opposition du pouce et de l’index sur la main non affectée pour au moins 5 heures par jour, 7 jours par semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par le MAL. Après l’intervention, une amélioration de l’activité motrice du MS a été observée, cependant les données de comparaison statistiques n’ont pas été documentées.

Le troisième ECR de faible qualité (Atteya, 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, la réadaptation habituelle ou aucune intervention. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration sur les mesures de l’activité motrice du MS comparé aux groupes témoins.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour comparer la TCIMm aux interventions témoins.

L’étude quasi-expérimentale (Barzel et al., 2009) a assigné les patients pour recevoir une TCIM de 2 semaines (comprenant 6 heures de physiothérapie par jour de semaine et où les patients portaient une orthèse sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil) ou un programme de TCIMm à domicile de 4 semaines (entraînement de base au domicile avec la participation d’un membre de la famille durant 2 heures par jour de semaine et où les patients portaient une orthèse sur la main non affectée durant 60% de leur temps d’éveil). L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

L’étude de type pré/post avec mesures de base multiples (Dettmers et al., 2005) a assigné les patients pour recevoir un entraînement moteur intensif du bras affecté de 3 heures par jour durant 20 jours et portaient une restriction de mouvement sur le bras non affecté durant 9.3 heures par jour. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et lors d’un suivi de 6 mois par le MAL. Une amélioration significative a été notée sur la mesure de l’activité motrice prise avant et après l’intervention, amélioration qui s’est maintenue au moment du suivi.

L’étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Caimmi et al., 2008) a testé la pertinence d’une nouvelle méthode d’analyse de la cinématique pour évaluer l’effet de la TCIMm avec des patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Les patients portaient une orthèse sur le membre non affecté pour approximativement 80 % de leur temps d’éveil durant 14 jours consécutifs et recevaient 1 heure d’ergothérapie et de physiothérapie par jour de semaine. L’activité motrice a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le MAL. Après l’intervention, les patients ont démontré une amélioration significative sur la mesure de l’activité motrice.

L’étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) a assigné les patients pour recevoir une TCIMm qui restreignait 90 % de leur temps d’éveil et impliquait un programme d’entraînement individualisé de 6 heures par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Une amélioration significative a été notée sur la mesure de l’activité motrice prise avant et après l’intervention, cependant cette amélioration n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle, la thérapie neuro-développementale, un entraînement bilatéral du bras ou aucune intervention) pour améliorer l’activité motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, trois ECR de faible qualité et trois études non expérimentales ont noté des améliorations de l’activité motrice du membre supérieur suivant une TCIMm.

Note : Cependant, deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont noté que la TCIMm n’est pas plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle ou aucune intervention) pour améliorer l’activité motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, une étude non expérimentale n’a noté aucune amélioration de l’activité motrice du membre supérieur suivant une TCIMm.

Note : Un de ces ECR de haute qualité a précisé que la TCIMm n’est pas plus efficace que la TCIMm avec restriction du tronc pour améliorer l’activité motrice du membre supérieur et un ECR de qualité acceptable a noté que la TCIMm seule est aussi efficace que la TCIMm avec restriction du tronc pour améliorer l’activité motrice du membre supérieur, toutes deux comparées à la réadaptation habituelle.

Amplitude articulaire
Évidence insuffisante
5

Une étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) a examiné l’effet de la TCIMm sur l’amplitude articulaire de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une TCIMm qui restreignait 90 % de leur temps d’éveil et impliquait un programme d’entraînement individualisé de 6 heures par jour de semaine. L’amplitude articulaire active de l’extension du coude et de la dorsiflexion du poignet a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois en utilisant un goniomètre. Une amélioration significative a été notée sur la mesure de l’extension du coude prise avant et après l’intervention, amélioration qui s’est maintenue au moment du suivi. Une amélioration significative a également été notée sur la mesure de la dorsiflexion du poignet prise avant et après l’intervention, mais cette amélioration n’a pas maintenue sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet l’efficacité de la TCIMm, comparée à des interventions comparatives, sur l’amplitude articulaire des patients en phase chronique d’un AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude quasi-expérimentale a relevé une amélioration significative sur l’amplitude articulaire active suivant une TCIMm avec des patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Cinématique (Membre supérieur)
Effective
1A

Quatre ECR de haute qualité (Lin et al., 2007, Wu et al., 2007c,, Wu et al., 2011 et Wu et al., 2012a), un ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b) et deux études de type pré/post (Caimmi et al., 2008 et Richards et al., 2008) ont examiné l’effet de la TCIMm sur la cinématique du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lin et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif du bras affecté de 2 heures par jour de semaine. La cinématique du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) selon le temps de réaction, l’efficacité du mouvement (temps normalisé du mouvement – TNM), la souplesse du mouvement (unité normalisée du mouvement – UNM), le pic de vélocité (PV) et les stratégies de mouvements (pourcentage du temps de mouvement au moment où le pic de vélocité est atteint – PPV), l’ouverture maximale de la préhension et le pourcentage du temps de mouvement au moment où l’ouverture maximale de la préhension se produit. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur le temps de réaction et le PPV en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2007c) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. La cinématique du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention). Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une meilleure efficacité du mouvement spatial et temporel et un meilleur mouvement pré-planifié durant les tâches bi-manuelles que le groupe TND. Durant l’exécution des tâches unilatérales, le groupe de TCIMm a démontré une meilleure balistique et une meilleure pré-planification du mouvement d’atteindre que le groupe TND, mais n’a pas déterminé de différence significative entre les groupes au niveau de l’efficacité du mouvement spatial et temporel.

Le troisième ECR de haute qualité (Wu et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou la réadaptation habituelle du MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction 6 heures par jour de semaine. Tous les groupes recevaient 2 heures d’ergothérapie par jour de semaine durant la période d’intervention. La cinématique unilatérale et bilatérale du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) selon l’efficacité du mouvement et le TNM, l’UNM, le PV et le PPV. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’UNM unilatérale et bilatérale en faveur de la TCIMm comparée à l’intervention témoin.

Note : Une différence significative entre les groupes a également été notée sur le PV et l’UNM unilatérale et bilatérale en faveur du groupe EBB comparé au groupe témoin. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevé sur les autres mesures de la cinématique.

Le quatrième ECR de haute qualité (Wu et al., 2012a) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou la réadaptation habituelle (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour et recevaient une thérapie de 2 heures par jour de semaine. La cinématique du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) et incluait des mesures de la préhension, de l’amplitude des articulations de l’épaule et du coude, et du mouvement du tronc. Aucune différence significative n’a été notée entre le groupe de TCIMm et le groupe témoin sur les mesures de la préhension, de l’amplitude des articulations et du mouvement du tronc durant les tâches d’atteindre et de prendre.

Note : Une différence significative entre les groupes en faveur de la TCIMm-RT comparée à la réadaptation habituelle a été notée sur la cinématique de la préhension (mouvement actif de l’épaule et mouvement du tronc), et en faveur de la TCIM-RT comparée à la TCIMm (mouvement actif de l’épaule, mouvement actif du coude et mouvement du tronc).

L’ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou une réadaptation habituelle basée sur des principes neuro-développementaux (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main et le poignet non affectés 5 heures par jour, le groupe de TCIMm-RT portait un harnais de restriction sur le tronc durant les séances de réadaptation ; tous les groupes recevaient leur intervention respective 2 heures par jour, 5 jours par semaine. La cinématique du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) et incluait des mesures de l’inclination du tronc (départ, milieu et atteindre) de flexion normalisée de l’épaule et du coude. Après l’intervention, aucune différence significative n’a été notée entre le groupe de TCIMm et le groupe témoin sur les mesures de la cinématique.

Note : Une différence significative entre les groupes en faveur de la TCIMm-RT comparée à la réadaptation habituelle a été notée sur la cinématique (inclination du tronc – départ), et en faveur de la TCIM-RT comparée à la TCIMm (flexion normalisée de l’épaule).

La première étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Caimmi et al., 2008) a testé la pertinence d’une nouvelle méthode d’analyse de la cinématique pour évaluer l’effet de la TCIMm avec des patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Les patients portaient une orthèse sur le membre non affecté pour approximativement 80 % de leur temps d’éveil durant 14 jours consécutifs et recevaient 1 heure d’ergothérapie et de physiothérapie par jour de semaine. Les mouvements du bras affecté ont été mesurés au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) en utilisant des tests cinématiques. Après l’intervention, les patients ont démontré une amélioration de l’efficacité du mouvement du bras affecté.

La seconde étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Richards et al., 2008) a examiné l’effet de TCIM sur la cinématique du MS avec trois patients en phase chronique de récupération d’un AVC qui présentent de l’ataxie. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour porter une mitaine de restriction sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil. Les patients 1 et 2 ont reçu 10 séances de 6 heures de TCIM tandis que le patient 3 a reçu 10 séances de 3 heures de TCIMm. Après l’intervention, les patients 1 et 2 se sont améliorés sur toutes les mesures de la cinématique du MS (augmentant la vélocité maximale et améliorant le temps jusqu’à la vélocité maximale, diminuant l’indice de courbure, le nombre de pics dans le profil de vélocité et le mouvement du tronc), alors que le patient 3 s’améliorait sur la plupart de ces mesures mais démontrait une diminution de la vitesse maximale et une augmentation de l’indice de courbure. Aucune différence significative n’a été notée entre les patients.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle, la thérapie neuro-développementale ou un entraînement bilatéral du bras) pour améliorer la cinématique du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, deux études de type pré/post ont noté des améliorations de la cinématique du membre supérieur suivant une TCIMm.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la cinématique du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, ces ECR ont indiqué qu’une TCIMm avec restriction du tronc est plus efficace qu’une TCIMm seule ou que la réadaptation habituelle pour améliorer certaines mesures de la cinématique du MS.

Dextérité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Barzel et al., 2015), un ECR de faible qualité (Kim et al., 2008) et une étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) ont examiné l’effet de TCIMm sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Barzel et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm de base à leur domicile ou la réadaptation habituelle. La dextérité des doigts a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le Nine Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité des doigts des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Kim et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une intervention témoin (non-spécifiée). Les patients du groupe de TCIMm portaient une orthèse modifiée visant à restreindre l’opposition du pouce et de l’index sur la main non affectée pour au moins 5 heures par jour, 7 jours par semaine. La dextérité a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par le Purdue Pegboard Test. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la dextérité des patients.

L’étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) a assigné les patients pour recevoir une TCIMm qui restreignait 90 % de leur temps d’éveil et impliquait un programme d’entraînement individualisé de 6 heures par jour de semaine. La dextérité manuelle a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le Box and Block Test. Une amélioration significative a été notée entre la mesure de dextérité manuelle prise au départ de l’étude et celle après l’intervention, cependant cette différence n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle (ou une intervention comparative) pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Une étude quasi-expérimentale a noté une amélioration significative à court terme entre la mesure de dextérité manuelle prise au départ de l’étude et celle prise après une intervention de TCIMm, mais cette étude n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes n’a pu être considérée pour déterminer un niveau d’évidence.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Efficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Page et al., 2004; Lin et al., 2009b; Wu et al., 2011; Wu et al., 2012a et Barzel et al., 2015), cinq ECR de qualité acceptable (Page et al., 2008; Lin et al., 2008; Lin et al., 2010; Hayner, Gibson & Giles, 2010;et Wu et al., 2012b), trois ECR de faible qualité (Wu et al., 2010; Kim et al., 2008 et Atteya, 2004) et trois études non expérimentales (Dettmers et al., 2005; Caimmi et al., 2008 et Siebers & Skargren, 2010) ont examiné l’effet de la TCIMm sur la fonction motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Page et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm combinée à une thérapie du MS, une thérapie du MS seule ou aucune intervention. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement 5 heures par jour et a reçu 30 minutes de thérapie du MS par jour, 3 jours par semaine, pour une période de 10 semaines. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par le Fugl-Meyer Assessment (FMA) et l’ Action Research Arm Test (ARAT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice du MS (FMA, ARAT) en faveur de la TCIMm comparée à aucune intervention, et en faveur de la TCIMm comparée à la thérapie du MS seule (seulement sur la mesure du FMA).

Le second ECR de haute qualité (Lin et al., 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou une thérapie habituelle du MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait une thérapie du MS de 2 heures par jour de semaine durant 12 jours pendant 3 semaines. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le FMA. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice du MS (FMA score total et distal) en faveur de la TCIMm comparée à la thérapie habituelle du MS.

Note : Une différence significative entre les groupes a également été relevée sur une mesure de la fonction motrice du MS (FMA score proximal) en faveur de l’EBB comparé au groupe de TCIMm.

Le troisième ECR de haute qualité (Wu et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou la réadaptation habituelle de MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction 6 heures par jour de semaine. Tous les groupes recevaient 2 heures d’ergothérapie par jour de semaine durant la période d’intervention. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Temps de performance (TP), Habileté fonctionnelle (HF) et Force (F) du Wolf Motor Function Test (WMFT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice du MS (WMFT-PT et WMFT-HF) en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle de MS (témoin). Aucune différence significative n’a été relevée sur la fonction motrice entre le groupe de TCIMm et le groupe d’EBB, ni entre le groupe d’EBB et le groupe témoin.

Le quatrième ECR de haute qualité (Wu et al., 2012a) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou la réadaptation habituelle (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour et recevaient une thérapie de 2 heures par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le FMA-MS (score total, distal et proximal). Après l’intervention, aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe de TCIMm et le groupe témoin sur les mesures de la fonction motrice.

Note : Aucune différence significative n’a également été relevée entre le groupe de TCIMm et le groupe de TCIMm-RT ; mais une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures du FMA-MS (score total et distal) en faveur de la TCIMm-RT comparée au groupe témoin.

Le cinquième ECR de haute qualité (Barzel et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm de base à leur domicile ou la réadaptation habituelle. Les patients du groupe de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée de 2 à 4 heures par jour et pratiquaient des exercices avec le bras affecté durant 2 heures par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le WMFT-PT et WMFT-HF. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Page et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un programme de réadaptation apparié à l’intervention quant à sa durée, ou aucune intervention. Le groupe de TCIMm portait une contrainte de mouvement sur le bras non affecté 5 heures par jour de semaine et pratiquait des séances d’exercices fonctionnels 30 minutes par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par le FMA et l’ARAT. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration significative sur l’une des mesures de la fonction motrice du MS (ARAT), et ce comparé aux autres groupes.

Le second ECR de qualité acceptable (Lin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une restriction sur la main et le poignet 3 heures par jour de semaine, et recevait des séances de 2 heures d’entraînement par jour de semaine La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par FMA. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Lin et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle de même intensité et pour une même durée. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction 6 heures par jour de semaine, et recevait des séances de 2 heures d’entraînement du MS par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle MS du FMA. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la fonction motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Hayner, Gibson & Giles, 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou un entraînement bilatéral du MS. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction 6 heures par jour pour une période de 10 jours. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le WMFT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

Note : Une comparaison entre les patients « les moins affectés » et ceux « les plus affectés » a relevé une différence significative entre les groupes sur la mesure de la fonction motrice en faveur des patients « les moins affectés » quel que soit leur groupe d’assignation.

Le cinquième ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou une réadaptation habituelle basée sur des principes neuro-développementaux (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main et le poignet non affectés 5 heures par jour, le groupe de TCIMm-RT portait un harnais de restriction sur le tronc durant les séances de réadaptation ; tous les groupes recevaient leur intervention respective 2 heures par jour, 5 jours par semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’ARAT. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’ARAT (seulement sur le score total et sur la sous-échelle Mobilité grossière) en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Note : Toujours après l’intervention, une différence significative entre les groupes en faveur de la TCIMm-RT comparée à la TCIMm a également été notée seulement sur une sous-échelle de l’ARAT (Préhension) et en faveur de la TCIMm-RT comparée à la réadaptation habituelle et sur le score total de l’ARAT et sur ses sous-échelles Mobilité grossière, Préhension et Pince.

Le premier ECR de faible qualité (Wu et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm de 2 heures par jour de semaine ou un entraînement bilatéral du bras de même fréquence et pour une même durée. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle MS du FMA et par l’ARAT. Après l’intervention, les patients des deux groupes ont démontré une amélioration sur les mesures de la fonction motrice du MS.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour comparer la TCIMm aux interventions témoins.

Le second ECR de faible qualité (Kim et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une intervention témoin (non-spécifiée). Les patients du groupe de TCIMm portaient une orthèse modifiée visant à restreindre l’opposition du pouce et de l’index sur la main non affectée pour au moins 5 heures par jour, 7 jours par semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par le Manual Function Test. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS.

Le troisième ECR de faible qualité (Atteya, 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, la réadaptation habituelle ou aucune intervention. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 10 semaines (après l’intervention) par le FMA, le WMFT et l’ARAT. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré une amélioration sur toutes les mesures de la fonction motrice du MS comparé aux groupes témoins.

Note : Cette étude n’ayant pas documenté les données statistiques et les différences significatives entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour comparer la TCIMm aux interventions témoins.

L’étude de type pré/post avec mesures de base multiples (Dettmers et al., 2005) a assigné les patients pour recevoir un entraînement moteur intensif du bras affecté de 3 heures par jour durant 20 jours et portaient une restriction de mouvement sur le bras non affecté durant 9.3 heures par jour. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et lors d’un suivi de 6 mois par le WMFT, le Frenchay Arm Test et par une mesure de la force de préhension. Une amélioration significative a été notée sur toutes les mesures de la fonction motrice prises avant et après l’intervention, amélioration qui s’est maintenue au moment du suivi.

L’étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Caimmi et al., 2008) a testé la pertinence d’une nouvelle méthode d’analyse de la cinématique pour évaluer l’effet de la TCIMm avec des patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Les patients portaient une orthèse sur le membre non affecté pour approximativement 80 % de leur temps d’éveil durant 14 jours consécutifs et recevaient 1 heure d’ergothérapie et de physiothérapie par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le WMFT et par la sous-échelle MS du Motricity Index. Après l’intervention, les patients ont démontré une amélioration significative intra-groupe sur la mesure du WMFT mais pas sur celle du Motricity Index.

L’étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) a assigné les patients pour recevoir une TCIMm qui restreignait 90 % de leur temps d’éveil et impliquait un programme d’entraînement individualisé de 6 heures par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois par le Sollerman hand function test. Une amélioration significative a été notée sur la mesure de la fonction motrice prise avant et après l’intervention, amélioration qui s’est maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité et de quatre ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle, un entraînement bilatéral du bras ou aucune intervention) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, un ECR de faible qualité et trois études non expérimentales ont noté des améliorations de la fonction motrice du membre supérieur suivant une TCIMm.

Note : Cependant, deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que la TCIMm n’est pas plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle, une TCIMm avec restriction du tronc ou un entraînement bilatéral du bras) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, deux ECR de faible qualité n’ont pas noté de différence significative entre les groupes suivant une TCIMm comparée à une intervention témoin.

Note : Remarquons qu’un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes en faveur d’un entraînement bilatéral du bras comparé à la TCIMm sur l’une des sous-échelles d’une mesure de la fonction motrice du MS.

Force de préhension
Évidence insuffisante
5

Une étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) a examiné l’effet de TCIMm sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une TCIMm qui restreignait 90 % de leur temps d’éveil et impliquait un programme d’entraînement individualisé de 6 heures par jour de semaine. La force de préhension a été évaluée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi en utilisant l’instrument de mesure Grippit Une amélioration significative a été notée entre la mesure de force de préhension prise au départ de l’étude et celle après l’intervention, amélioration qui s’est maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet l’efficacité de la TCIMm, comparée à des interventions comparatives, sur la force de préhension des patients en phase chronique d’un AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude quasi-expérimentale a relevé une amélioration significative sur la force de préhension suivant une TCIMm avec des patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Impact de l'AVC
Efficace
1B

Deux ECR de haute qualité (Lin et al., 2009b et Barzel et al., 2015), un ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b), trois ECR de faible qualité (Wu et al., 2010; Kim et al., 2008 et Atteya, 2004) et une étude de type pré/post avec mesures de base multiples (Dettmers et al., 2005) ont examiné l’effet de la TCIMm sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lin et al., 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou une thérapie habituelle du MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait une thérapie du MS de 2 heures par jour de semaine durant 12 jours pendant 3 semaines. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’AVC en faveur de la TCIMm comparée à la thérapie habituelle du MS (score total de la SIS et sous-échelles AVQ, AVD et Fonction de la main), et en faveur de la TCIMm comparée à l’EBB (score total de la SIS et sous-échelles AVQ, AVD et Participation sociale).

Le second ECR de haute qualité (Barzel et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm de base à leur domicile ou la réadaptation habituelle. Les patients du groupe de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main non affectée de 2 à 4 heures par jour et pratiquaient des exercices avec le bras affecté durant 2 heures par jour de semaine. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par la SIS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction de la main (sous-échelle Fonction de la main de la SIS), et ce à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou une réadaptation habituelle basée sur des principes neuro-développementaux (témoin). Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main et le poignet non affectés 5 heures par jour, le groupe de TCIMm-RT portait un harnais de restriction sur le tronc durant les séances de réadaptation ; tous les groupes recevaient leur intervention respective 2 heures par jour, 5 jours par semaine. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la SIS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’AVC (sous-échelles Force et Fonction de la main de la SIS) en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle et en faveur de la TCIMm comparée à la TCIMm-RT (seulement sur la sous-échelle Force de la SIS).

Note : Toujours après l’intervention, une différence significative entre les groupes a également été notée en faveur de la TCIMm-RT comparée à la réadaptation habituelle seulement sur la sous-échelle Fonction de la main de la SIS.

L’étude de type pré/post avec mesures de base multiples (Dettmers et al., 2005) a assigné les patients pour recevoir un entraînement moteur intensif du bras affecté de 3 heures par jour durant 20 jours et portaient une restriction de mouvement sur le bras non affecté durant 9.3 heures par jour. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et lors d’un suivi de 6 mois par la SIS. Une amélioration significative a été notée entre les mesures de l’AVC prises avant, après l’intervention et lors du suivi (sous-échelle Physique de la SIS) et entre les mesures de l’AVC prises avant l’intervention et au moment du suivi l (sous-échelle Participation sociale et communication de la SIS).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIM est plus efficace que les interventions comparatives (ici, un entraînement bilatéral du bras, la réadaptation habituelle habituel ou une TCIMm avec restriction du tronc) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, une étude non expérimentale a relevé une amélioration sur les mesures de l’AVC suivant une TCIMm.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité a noté qu’une TCIMm de base à domicile n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’impact de l’AVC lorsque mesuré par la sous-échelle Fonction de la main de la SIS.

Indépendance fonctionnelle
Efficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Lin et al., 2007, Wu et al., 2007c,, Lin et al., 2009b; Barzel et al., 2015) et deux ECR de qualité acceptable (Lin et al., 2008, Wu et al., 2012b) ont examiné l’effet de la TCIMm sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lin et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif du bras affecté de 2 heures par jour de semaine. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2007c) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la MIF. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré des gains significativement plus substantiels que le groupe témoin sur l’indépendance fonctionnelle.

Le troisième ECR de haute qualité (Lin et al., 2009b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, un entraînement bilatéral du bras (EBB) ou une thérapie habituelle du MS (témoin). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait une thérapie du MS de 2 heures par jour de semaine durant 12 jours pendant 3 semaines. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la MIF. Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré des gains significativement plus substantiels que le groupe EBB et que le groupe témoin sur l’indépendance fonctionnelle.

Le quatrième ECR de haute qualité (Barzel et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm de base à leur domicile ou la réadaptation habituelle. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude, à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois de suivi par l’Indice de Barthel et l’Instrumental Activities of Daily Living. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients, et ce à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Lin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une restriction sur la main et le poignet 3 heures par jour de semaine, et recevait des séances de 2 heures d’entraînement par jour de semaine. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la MIF et le Nottingham Extended Activities of Daily Living (NEADL). Après l’intervention, le groupe de TCIMm a démontré des gains significativement plus substantiels que le groupe témoin sur les mesures de l’indépendance fonctionnelle (FIM, score total et sous-échelles Soins personnels et Locomotion ; NEADL, seulement sur la sous-échelle Mobilité).

Le second ECR de qualité acceptable (Wu et al., 2012b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIMm, une TCIMm avec restriction du tronc (TCIMm-RT) ou une réadaptation habituelle basée sur des principes neuro-développementaux. Les deux groupes de TCIMm portaient une mitaine de restriction sur la main et le poignet non affectés 5 heures par jour, le groupe de TCIMm-RT portait un harnais de restriction sur le tronc durant les séances de réadaptation ; tous les groupes recevaient leur intervention respective 2 heures par jour, 5 jours par semaine. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le Functional Activities Index (FAI). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle (seulement sur le score total du FAI), en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Note : Une différence significative entre les groupes en faveur de la TCIMm-RT comparée à la réadaptation habituelle a également été notée sur l’indépendance fonctionnelle (score total et la sous-échelle Activités extérieures du FAI) ; aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les autres mesures de l’indépendance fonctionnelle (sous-échelles Tâches domestiques et Loisir/travail du FAI).

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle, la thérapie neuro-développementale ou un entraînement bilatéral du bras) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité a indiqué que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a par contre utilisé des instruments de mesure de l’indépendance fonctionnelle qui étaient différents des autres ECR.

Spasticité
Évidence insuffisante
5

Une étude quasi-expérimentale (Siebers & Skargren, 2010) a examiné l’effet de la TCIMm sur la spasticité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients pour recevoir une TCIMm qui restreignait 90 % de leur temps d’éveil et impliquait un programme d’entraînement individualisé de 6 heures par jour de semaine. La spasticité du coude et du poignet a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois par la Modified Ashworth Scale. Une amélioration significative a été notée sur la mesure de la spasticité du poignet prise avant et après l’intervention, amélioration qui s’est maintenue au moment du suivi. Une amélioration significative a également été notée sur la mesure de la spasticité du coude prise avant l’intervention et celle prise au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet l’efficacité de la TCIMm, comparée à des interventions comparatives, sur la spasticité du membre supérieur avec des patients en phase chronique d’un AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude quasi-expérimentale a relevé une réduction significative de la spasticité chez des patients en phase chronique de récupération d’un AVC suivant une TCIMm.

Phase chronique : TCIM vs TCIMm

Activité motrice (Membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sterr et al., 2002) et deux études non expérimentales (Barzel et al., 2009; Richards et al., 2008) ont comparé les effets de la TCIM et de la TCIMm sur l’activité motrice de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sterr et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM (6 heures de thérapie du MS) ou une TCIMm (3 heures de thérapie du MS). Les patients des deux groupes portaient une orthèse de restriction ou une mitaine contraignant leur mouvement durant 90% du temps d’éveil. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, les deux groupes ont démontré une amélioration significative sur les deux sous-échelles du MAL. La comparaison des résultats entre les mesures prises au départ de l’étude et celles prises lors du suivi indique une plus grande amélioration en faveur de la TCIM comparée à la TCIMm.

L’étude quasi-expérimentale (Barzel et al., 2009) a assigné les patients pour recevoir une TCIM de 2 semaines (comprenant 6 heures de physiothérapie par jour de semaine et où les patients portaient une orthèse sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil) ou un programme de TCIMm à domicile de 4 semaines (entraînement de base au domicile avec la participation d’un membre de la famille durant 2 heures par jour de semaine et où les patients portaient une orthèse sur la main non affectée durant 60% de leur temps d’éveil). L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

L’étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Richards et al., 2008) a examiné l’effet de TCIM sur l’activité motrice du MS avec trois patients en phase chronique de récupération d’un AVC qui présentent de l’ataxie. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour porter une mitaine de restriction sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil. Les patients 1 et 2 ont reçu 10 séances de 6 heures de TCIM tandis que le patient 3 a reçu 10 séances de 3 heures de TCIMm. Après l’intervention, les trois patients ont démontré une amélioration sur les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM n’est pas plus efficace, à court terme, que la TCIMm pour améliorer l’activité motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, deux études non expérimentales n’ont relevé aucune différence significative sur l’activité motrice du MS entre une TCIM et une TCIMm.

Note : Cependant, l’ECR de haute qualité a noté que la TCIM est plus efficace que la TCIMm à 4 semaines après l’intervention.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Sterr et al., 2002) et deux études non expérimentales (Barzel et al., 2009; Richards et al., 2008 et) ont comparé les effets de la TCIM et de la TCIMm sur la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Sterr et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TCIM (6 heures de thérapie du MS) ou une TCIMm (3 heures de thérapie du MS). Les patients des deux groupes portaient une orthèse de restriction ou une mitaine contraignant leur mouvement durant 90% du temps d’éveil. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines de suivi par le Wolf Motor Function Test (WMFT). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS.

L’étude quasi-expérimentale (Barzel et al., 2009) a assigné les patients pour recevoir une TCIM de 2 semaines (comprenant 6 heures de physiothérapie par jour de semaine et où les patients portaient une orthèse sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil) ou un programme de TCIMm à domicile de 4 semaines (entraînement de base au domicile avec la participation d’un membre de la famille durant 2 heures par jour de semaine et où les patients portaient une orthèse sur la main non affectée durant 60% de leur temps d’éveil). La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, après l’intervention, et lors d’un suivi de 6 mois par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

L’étude de type pré/post sans mesures de base multiples (Richards et al., 2008) a examiné l’effet de TCIM sur l’activité motrice du MS avec trois patients en phase chronique de récupération d’un AVC qui présentent de l’ataxie. Cette étude de type pré/post a assigné les patients pour porter une mitaine de restriction sur la main non affectée durant 90% de leur temps d’éveil. Les patients 1 et 2 ont reçu 10 séances de 6 heures de TCIM tandis que le patient 3 a reçu 10 séances de 3 heures de TCIMm. Après l’intervention, les trois patients ont démontré une amélioration sur la fonction motrice du MS telle que mesurée par le WMFT et le Fugl-Meyer Assessment.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM n’est pas plus efficace que la TCIMm pour améliorer la fonction motrice du MS de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, deux études non expérimentales n’ont relevé aucune différence significative sur la fonction motrice entre une TCIM et une TCIMm.

Phase de récupération non spécifique à une période : TCIM vs interventions alternatives ou témoins

Activité motrice (Membre supérieur)
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Wolf et al., 2006, – Wolf et al., 2008, étude de suivi à 2 ans avec les participants de l’étude de 2006 ; Wolf et al., 2010 , étude de suivi de type croisé avec les participants de l’étude de 2006 – et Dahl et al., 2008) ont examiné les effets de la TCIM sur l’activité motrice de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wolf et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë à chronique de récupération d’un AVC pour recevoir une TCIM combinée à un entraînement intensif du MS ou le programme de soins habituel. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 mois, 8 mois et 12 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les résultats des sous-échelles du MAL en faveur du groupe de TCIM comparé au programme de soins habituel, différence qui s’est maintenue lors des différents suivis.

L’étude de suivi à 2 ans avec les participants de l’étude de 2006 (Wolf et al., 2008) a noté que les différences significatives qui avaient été relevées entre les groupes sur l’activité motrice après l’intervention s’étaient maintenues lors des mesures de suivi de 24 mois.

Suivant les résultats de l’étude de 2006, une étude de type croisé (Wolf et al., 2010) a effectué une comparaison entre les effets d’une TCIM immédiate (reçue alors que les patients en sont de leur 3e à leur 9e mois de récupération post-AVC), et une TCIM reportée (reçue au moment où les patients en sont de leur 15e à leur 24e mois post-AVC). À 12 mois, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice (les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL) en faveur du groupe qui avait déjà reçu une TCIM comparé à celui qui ne l’avait pas encore reçu. Cependant, à 24 mois, au moment où tous les participants avaient reçu une TCIM, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Dahl et al., 2008) a assigné aléatoirement des patients ayant subi un AVC depuis 1 à 92 mois pour recevoir une TCIM combinée à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’activité motrice, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de deux ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIM sur l’activité motrice du MS de patients avec un AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique que la TCIM est plus efficace que les interventions témoins (ici, le programme de soins habituel ou aucune TCIM*), un autre ECR de haute qualité a indiqué que la TCIM n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’activité motrice du MS suivant un AVC.

* Cette étude a utilisé une « TCIM reportée » comme groupe témoin (les patients de ce groupe recevront une TCIM approximativement 12 mois après le groupe d’intervention). Au moment de la comparaison, ce groupe a été considéré comme « aucune TCIM », n’ayant pas encore reçu de TCIM.

Note :Les résultats provenant d’un ECR de haute qualité démontre qu’une TCIM reçu 12 mois après l’AVC peut encore être bénéfique pour améliorer l’activité motrice du MS.

Douleur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Underwood et al., 2006) a examiné l’effet de la TCIM sur la douleur de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë à chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIM ou aucune TCMI (les patients recevront une TCMI reportée à 1 an après leur recrutement dans l’étude). La douleur a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Douleur articulaire du Fugl-Meyer Assessment et par une échelle non standardisée de la douleur. Après l’intervention, aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de la douleur entre les patients du groupe qui avaient reçu une TCIM et ceux qui ne l’avaient pas encore reçu.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM n’entraîne pas plus de douleur qu’une thérapie témoin (ici, aucune TCIM*) chez des patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.

* Cette étude a utilisé une « TCIM reportée » comme groupe témoin (les patients de ce groupe recevront une TCIM approximativement 12 mois après le groupe d’intervention). Au moment de la comparaison, ce groupe a été considéré comme « aucune TCIM », n’ayant pas encore reçu de TCIM.

Fonction motrice (Membre supérieur)
Contradictoire
4

Trois ECR de haute qualité (Wolf et al., 2006, – Wolf et al., 2008, étude de suivi à 2 ans avec les participants de l’étude de 2006 ; Wolf et al., 2010 , étude de suivi de type croisé avec les participants de l’étude de 2006 – ; Dahl et al., 2008 et Underwood et al., 2006), un ECR de qualité acceptable (Alberts et al., 2004) et un ECR de faible qualité (Lang, Thompson & Wolf, 2013) ont examiné les effets de la TCIM sur la fonction motrice de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wolf et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë à chronique de récupération d’un AVC pour recevoir une TCIM combinée à un entraînement intensif du MS ou le programme de soins habituel. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 mois, 8 mois et 12 mois de suivi par les sous-échelles Habileté fonctionnelle, Temps de performance, Force de préhension et Soulèvement de poids du Wolf Motor Function Test (WMFT). Après l’intervention, le groupe de TCIM a démontré une amélioration significative sur les résultats des sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT comparé au programme de soins habituel ; la différence sur les résultats de la sous-échelle Temps de performance est demeurée significative lors du suivi de 4, 8 et 12 mois. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les sous-échelles Force de préhension et Soulèvement de poids du WMFT, cependant le groupe de TCIM a démontré de meilleures améliorations sur les résultats de ces sous-échelles au moment du suivi de 12 mois comparé au programme de soins habituel.

L’étude de suivi à 2 ans avec les participants de l’étude de 2006 (Wolf et al., 2008) a noté que les différences significatives qui avaient été relevées entre les groupes sur la fonction motrice après l’intervention s’étaient maintenues lors des mesures de suivi de 24 mois, de plus de nouveaux gains ont été observés sur les sous-échelles Force de préhension et Soulèvement de poids du WMFT, toujours en faveur du groupe de TCIM comparé au programme de soins habituel.

Suivant les résultats de l’étude de 2006, une étude de type croisé (Wolf et al., 2010) a effectué une comparaison entre les effets d’une TCIM immédiate (reçue alors que les patients en sont de leur 3e à leur 9e mois de récupération post-AVC), et une TCIM reportée (reçue au moment où les patients en sont de leur 15e à leur 24e mois post-AVC). À 12 mois, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice (les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT) en faveur du groupe qui avait déjà reçu une TCIM comparé à celui qui ne l’avait pas encore reçu. Cependant, à 24 mois, au moment où tous les participants avaient reçu une TCIM, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Dahl et al., 2008) a assigné aléatoirement des patients ayant subi un AVC depuis 1 à 92 mois pour recevoir une TCIM combinée à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la fonction motrice du MS en faveur du groupe de TCIM comparé à la réadaptation habituelle, cependant cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le troisième ECR de haute qualité (Underwood et al., 2006) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë à chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIM ou aucune TCMI (les patients recevront une TCMI reportée à 1 an après leur recrutement dans l’étude). La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le WMFT. Après l’intervention, aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de la fonction motrice du MS entre les patients du groupe qui avaient reçu une TCIM et ceux qui ne l’avaient pas encore reçu.

L’ECR de qualité acceptable (Alberts et al., 2004) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë à chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIM ou aucune TCMI (les patients recevront une TCMI reportée à 1 an après les mesures de départ de l’étude). La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines (après l’intervention) par le WMFT et le Fugl-Meyer Assessment et une tâche utilisant une clé. Après l’intervention, aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de la fonction motrice du MS entre les patients du groupe qui avaient reçu une TCIM et ceux qui ne l’avaient pas encore reçu.

L’ECR de faible qualité (Lang, Thompson & Wolf, 2013) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë à chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIM immédiate ou aucune TCMI reportée. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 12 mois de suivi par le WMFT. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur seulement l’une des sous-échelles du WMFT (tâche de prendre un crayon), en faveur de la TCIM immédiate comparée à TCIM reportée. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité de la TCIM pour améliorer la fonction motrice du MS de patients en phase de récupération d’un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent que la TCIM est plus efficace que les interventions témoins (ici, la réadaptation habituelle ou aucune TCIM*), un ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable et un ECR de faible qualité ont indiqué que la TCIM n’est pas plus efficace qu’aucune TCIM*.

* Plusieurs études ont utilisé une « TCIM reportée » comme groupe témoin (les patients de ce groupe recevront une TCIM approximativement 12 mois après le groupe d’intervention). Au moment de la comparaison, ce groupe a été considéré comme « aucune TCIM », n’ayant pas encore reçu de TCIM.

Note : Les résultats provenant d’un ECR de haute qualité démontre qu’une TCIM reçu 12 mois après l’AVC peut encore être bénéfique pour améliorer la fonction motrice du MS.

Impact de l'AVC
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Wolf et al., 2006, – Wolf et al., 2008, étude de suivi à 2 ans avec les participants de l’étude de 2006 ; Wolf et al., 2010 , étude de suivi de type croisé avec les participants de l’étude de 2006 – et Dahl et al., 2008) ont examiné les effets de la TCIM sur l’impact de l’AVC de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wolf et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë à chronique de récupération d’un AVC pour recevoir une TCIM combinée à un entraînement intensif du MS ou le programme de soins habituel. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude et à 4 et 12 mois de suivi par les sous-échelles Fonction de la main et Fonction physique de la Stroke Impact Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les résultats de la sous-échelle Fonction physique, et ce à aucune des mesures de suivi. Les participants du groupe de TCIM ont démontré des gains plus substantiels que ceux du groupe témoin sur les résultats de la sous-échelle Fonction de la main, et ce aux deux temps de mesure de suivi.

L’étude de suivi à 2 ans avec les participants de l’étude de 2006 (Wolf et al., 2008) a noté que cette différence significative s’était maintenue lors de la mesure de suivi de 24 mois.

Suivant les résultats de l’étude de 2006, une étude de type croisé (Wolf et al., 2010) a effectué une comparaison entre les effets d’une TCIM immédiate (reçue alors que les patients en sont de leur 3e à leur 9e mois de récupération post-AVC), et une TCIM reportée (reçue au moment où les patients en sont de leur 15e à leur 24e mois post-AVC). À 12 mois, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’impact de l’AVC (la sous-échelle Fonction de la main de la SIS de même qu’aux évaluations des AVQ et des AVD) en faveur du groupe qui avait déjà reçu une TCIM comparé à celui qui ne l’avait pas encore reçu. À 24 mois, au moment où tous les participants avaient reçu une TCIM, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’impact de l’AVC (les sous-échelles Fonction de la main et Communication de la SIS, de même qu’aux évaluations des AVQ et des AVD) en faveur du groupe qui avait reçu une TCIM immédiate comparé à celui qui avait reçu une TCIM reportée.

Le second ECR de haute qualité (Dahl et al., 2008) a assigné aléatoirement des patients ayant subi un AVC depuis 1 à 92 mois pour recevoir une TCIM combinée à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), et à 6 mois de suivi par la SIS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’impact de l’AVC, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de deux ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIM sur l’impact de l’AVC de patients en phase de récupération d’un AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique que la TCIM est plus efficace que les interventions témoins (ici, le programme de soins habituel ou aucune TCIM*), un autre ECR de haute qualité a indiqué que la TCIM n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase de récupération aiguë, subaiguë ou chronique.

* L’un des ECR de haute qualité a utilisé une « TCIM reportée » comme groupe témoin (les patients de ce groupe recevront une TCIM approximativement 12 mois après le groupe d’intervention). Au moment de la comparaison, ce groupe a été considéré comme « aucune TCIM », n’ayant pas encore reçu de TCIM. À 24 mois, au moment où tous les participants avaient reçu une TCIM, la comparaison se faisait entre le groupe de « TCIM immédiate » et le groupe de « TCIM reportée ».

Note : Les résultats provenant d’un ECR de haute qualité démontre qu’une TCIM reçu 12 mois après l’AVC peut encore être bénéfique pour améliorer l’impact de l’AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Dahl et al., 2008) a examiné l’effet de la TCIM sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients ayant subi un AVC depuis 1 à 92 mois pour recevoir une TCIM combinée à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention), et à 6 mois de suivi par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients avec un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période : TCIMm vs interventions alternatives ou témoins

Activité motrice (membre supérieur)Functional independence
Contradictoire
4

Cinq ECR de haute qualité (Wu et al., 2007a, Wu et al., 2007b; Abu Tariah et al., 2010; Khan et al., 2011 et Smania et al., 2012) ont examiné l’effet de la TCIMm sur l’activité motrice de patients suivant un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wu et al., 2007a) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la TND.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2007b) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une TND. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la TND.

Le troisième ECR de haute qualité (Abu Tariah et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm ou une TND. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 mois (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Khan et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée. Les participants du groupe de TCIMm recevaient de l’ergothérapie et de la physiothérapie durant 5 heures par semaine, période durant laquelle ils portaient une mitaine de restriction, et recevaient un auto-entraînement additionnel d’activités répétitives orientées sur la tâche de 5 heures par semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 5 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS, et ce à aucun des temps de mesure.

Le cinquième ECR de haute qualité (Smania et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une orthèse de restriction sur le bras non affecté durant plus de 12 heures par jour, et recevait 2 heures de réadaptation par jour de semaine. L’activité motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’activité motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle.

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) provenant de cinq ECR de haute qualité au sujet de l’effet de la TCIMm sur l’activité motrice du MS de patients en phase de récupération d’un AVC. Tandis que trois ECR de haute qualité indiquent que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, une thérapie neuro-développementale ou la réadaptation habituelle) pour améliorer l’activité motrice du MS, deux autres ECR de haute qualité ont indiqué que la TCIMm n’est pas plus efficace que les interventions témoins (ici, une thérapie neuro-développementale, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée) pour améliorer l’activité motrice du MS suivant un AVC.

Note : Il est intéressant de remarquer que ces deux derniers ECR de haute qualité ont offert une TCIMm sur une plus longue période (5 semaines et 2mois) comparativement aux trois ECR précédents (2 ou 3 semaines).

Amplitude articulaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Khan et al., 2011) a examiné l’effet de la TCIMm sur l’amplitude articulaire du MS de patients suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée. Les participants du groupe de TCIMm recevaient de l’ergothérapie et de la physiothérapie durant 5 heures par semaine, période durant laquelle ils portaient une mitaine de restriction, et recevaient un auto-entraînement additionnel d’activités répétitives orientées sur la tâche de 5 heures par semaine. L’amplitude articulaire active du MS (flexion de l’épaule) a été mesurée au départ de l’étude, à 5 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi à l’aide d’un goniomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mesure l’amplitude articulaire active de la flexion de l’épaule, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée) pour améliorer l’amplitude articulaire du MS de patients suivant un AVC.

Cinématique (membre supérieur)
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Wu et al., 2007a) a examiné l’effet de la TCIMm sur la cinématique du MS de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. La cinématique du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention). Après l’intervention, le groupe de TCIMm a significativement démontré de meilleures stratégies de contrôle du mouvement d’atteindre que le groupe témoin sur l’analyse de la cinématique du mouvement ; particulièrement sur le temps de réaction, le temps de mouvement, le déplacement total du MS et l’unité de la souplesse du mouvement. Toujours après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les variables cinématiques du pic de vélocité.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIM est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie neuro-développementale) pour améliorer la cinématique du MS de patients suivant un AVC.

Douleur à l'épaule
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Khan et al., 2011) a examiné l’effet de la TCIMm sur la douleur à l’épaule de patients suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée. Les participants du groupe de TCIMm recevaient de l’ergothérapie et de la physiothérapie durant 5 heures par semaine, période durant laquelle ils portaient une mitaine de restriction, et recevaient un auto-entraînement additionnel d’activités répétitives orientées sur la tâche de 5 heures par semaine. La douleur à l’épaule a été mesurée au départ de l’étude, à 5 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le Chedoke McMaster Impairment Inventory. Après l’intervention et lors du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la douleur en faveur de la TCIMm comparée au programme d’exercices de montée. Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la douleur en faveur de la TCIMm comparée à la thérapie neurologique habituelle.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, un programme d’exercices de montée) pour réduire la douleur à l’épaule de patients suivant un AVC.

Note : La TCIMm s’est également avérée plus efficace qu’une thérapie neurologique habituelle pour réduire, à long terme, la douleur à l’épaule de patients en phase de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Efficace
1A

Six ECR de haute qualité (Wu et al., 2007a, Wu et al., 2007b; Abu Tariah et al., 2010; Khan et al., 2011; Smania et al., 2012 et Batool et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Wang et al., 2011) ont examiné l’effet de la TCIMm sur l’activité motrice de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wu et al., 2007a) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le Fugl-Meyer Assessment (FMA). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la fonction motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la TND.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2007b) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une TND. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le FMA. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la mesure de la fonction motrice du MS en faveur de la TCIMm comparée à la TND.

Le troisième ECR de haute qualité (Abu Tariah et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm ou une TND de 2 heures par jour, 7 jours par semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 mois (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du Wolf Motor Function Test (WMFT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle Habileté fonctionnelle du WMFT en faveur de la TCIMm comparée à la TND, différence qui n’a pas conservé sa valeur significative lors du suivi.

Le quatrième ECR de haute qualité (Khan et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée. Les participants du groupe de TCIMm recevaient de l’ergothérapie et de la physiothérapie durant 5 heures par semaine, période durant laquelle ils portaient une mitaine de restriction, et recevaient un auto-entraînement additionnel d’activités répétitives orientées sur la tâche de 5 heures par semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 5 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle Temps de performance du WMFT en faveur de la TCIMm comparée au programme d’exercices de montée (aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sous-échelle Habileté fonctionnelle, et ce à aucun des temps de mesure).

Le cinquième ECR de haute qualité (Smania et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une orthèse de restriction sur le bras non affecté durant plus de 12 heures par jour, et recevait 2 heures de réadaptation par jour de semaine. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT. Après l’intervention et au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle Habileté fonctionnelle du WMFT en faveur de la TCIMm comparée à la réadaptation habituelle (aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sous-échelle Temps de performance, et ce à aucun des temps de mesure).

Le sixième ECR de haute qualité (Batool et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 2 semaines allant jusqu’à 3 mois pour recevoir une TCIMm ou un programme de réapprentissage moteur. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction durant des séances de 2 heures d’entraînement par jour, 6 fois par semaine. La fonction motrice a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Motor Assessment Scale (score total et sous-échelles évaluant la fonction du bras, les mouvements de la main et les activités complexes de la main). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les mesures de la fonction motrice en faveur du groupe de TCIMm comparé au programme de réapprentissage moteur.

L’ECR de qualité acceptable (Wang et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë ou subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm, une réadaptation habituelle intensive ou le programme de réadaptation habituelle. Les participants du groupe de TCIMm recevaient de l’ergothérapie durant 3 heures par jour de semaine et portaient une orthèse de restriction à la main 90% de leur temps d’éveil. La fonction motrice du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines et à 4 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Habileté fonctionnelle et Temps de performance du WMFT. À 2 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle Habileté fonctionnelle du WMFT, et à 4 semaines une différence significative entre les groupes a été notée sur la sous-échelle Temps de performance du WMFT, toutes deux en faveur de la TCIMm comparée au programme de réadaptation habituelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre la TCIMm et la réadaptation habituelle intensive, ni entre la réadaptation habituelle intensive et le programme de réadaptation habituelle.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de six ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, une thérapie neuro-développementale, un programme d’exercices de montée, la réadaptation habituelle, ou un programme de réapprentissage moteur) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients suivant un AVC.

Note : Un ECR de haute qualité n’a relevé aucune différence significative entre les groupes entre la TCIMm et une thérapie neurologique habituelle ; un ECR de qualité acceptable n’a noté aucune différence significative entre les groupes entre la TCIMm et une réadaptation habituelle intensive.

Force (membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Khan et al., 2011) a examiné l’effet de la TCIMm sur la force du MS de patients suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée. Les participants du groupe de TCIMm recevaient de l’ergothérapie et de la physiothérapie durant 5 heures par semaine, période durant laquelle ils portaient une mitaine de restriction, et recevaient un auto-entraînement additionnel d’activités répétitives orientées sur la tâche de 5 heures par semaine. La force du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 5 semaines (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par la sous-échelle Force du WMFT à l’aide d’un dynamomètre manuel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force isométrique de l’épaule ou sur la flexion/extension du coude, et ce à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que des interventions témoins (ici, une thérapie neurologique habituelle ou un programme d’exercices de montée) pour améliorer la force du MS de patients suivant un AVC.

Impact de l'AVC
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Wu et al., 2007b) a examiné l’effet de la TCIMm sur l’impact de l’AVC de patients suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. L’impact de l’AVC a été mesuré au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de l’AVC (sous-échelles Force, évaluation des AVQ/AVC et Rétablissement post-AVC de la SIS), en faveur de la TCIMm comparée à la TND. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les autres sous-échelles de la SIS (Fonction de la main, Mémoire et pensée, Émotion, Communication, Participation et Mobilité).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une thérapie neuro-développementale) pour améliorer certains impact de l’AVC.

Indépendance fonctionnelle
Efficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Wu et al., 2007b et Batool et al., 2015) ont examiné l’effet de la TCIMm sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wu et al., 2007b) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 3 semaines allant jusqu’à 35 mois pour recevoir une TCIMm ou une thérapie neuro-développementale (TND). Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction sur la main non affectée 6 heures par jour, et recevait un entraînement intensif de 2 heures par jour. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle en faveur du groupe de TCIMm comparé à la TND.

Le second ECR de haute qualité (Batool et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC depuis 2 semaines allant jusqu’à 3 mois pour recevoir une TCIMm ou un programme de réapprentissage moteur. Le groupe de TCIMm portait une mitaine de restriction durant des séances de 2 heures d’entraînement par jour, 6 fois par semaine. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (score total et sous-échelles évaluant l’alimentation, l’hygiène, les soins de l’apparence, l’habillage du membre supérieur et l’habillage du membre inférieur). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les mesures de l’indépendance fonctionnelle (à l’exception de celle évaluant l’habillage du membre supérieur), en faveur du groupe de TCIMm comparé au programme de réapprentissage moteur.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm est plus efficace que les interventions témoins (ici, la thérapie neuro-développementale ou un programme de réapprentissage moteur) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients suivant un AVC.

Spasticité (Membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Smania et al., 2012) a examiné l’effet de la TCIMm sur la spasticité du MS de patients suivant un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une TCIMm ou la réadaptation habituelle. Le groupe de TCIMm portait une orthèse de restriction sur le bras non affecté durant plus de 12 heures par jour, et recevait 2 heures de réadaptation par jour de semaine. La spasticité du MS a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois de suivi par l’Ashworth Scale. Après l’intervention et au moment du suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la spasticité du MS.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la TCIMm n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle pour réduire la spasticité du MS de patients suivant un AVC.

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Wu, C., Chen, Y., Chen, H., Lin, K., & Yeh, I. (2012a). Pilot trial of distributed constraint-induced therapy with trunk restraint to improve poststroke reach to grasp and trunk kinematics. Neurorehabilitation and Neural Repair, 26(3), 247-55. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21903975

Wu, C., Chen, Y., Lin, K., Chao, C., & Chen, Y. (2012b). Constraint-induced therapy with trunk restraint for improving functional outcomes and trunk-arm control after stroke: a randomized controlled trial. Physical Therapy, 92(4), 483-92. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22228607

Wu, C-y., Chuang, L-l., Lin, K-c., Chen, H-c., & Tsay, P-k. (2011). Randomized trial of distributed constraint-induced therapy versus bilateral arm training for the rehabilitation of upper-limb motor control and function after stroke. Neurorehabilitation and Neural Repair, 25, 130-9. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20947493

Wu, C-Y., Hsieh, Y-W., Lin, K-C., Chuang, L-L., Chang, Y-F., Liu, H-L., Chen, C-L., Lin, K-W., & Wai, Y-Y. (2010). Brain reorganization after bilateral arm training and distributed constraint-induced therapy in stroke patients: A preliminary functional magnetic resonance imaging study. Chang Gung Medical Journal, 33, 628-38. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21199608

Yoon, J.A., Koo, B.I., Shin, M.J., Shin, Y.B., Ko, H.Y., & Shin, Y.I. (2014). Effect of constraint-induced movement therapy and mirror therapy for patients with subacute stroke. Annals of Rehabilitation Medicine, 38(4), 458-66

Études exclues

Bang, D.H., Shin, W.S., & Choi, H.S. (2015) Effects of modified constraint-induced movement therapy combined with trunk restraint in chronic stroke: A double-blinded randomized controlled pilot trial. NeuroRehabilitation, 37(1), 131-7.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une TCIM.

Fuzaro, A.C., Guerreiro, C.T., Galetti, F.C., Juca, R.B.V.M., & de Araujo, J.E. (2012). Modified constraint-induced movement therapy and modified forced-use therapy for stroke patients are both effective to promote balance and gait improvements. Revista Brasileira de Fisioterapia [Brazilian Journal of Physical Therapy], 16(2), 157-65.
Motif d’exclusion : Les résultats concernaient l’équilibre, la marche et la fonction du membre inférieur.

Gauthier, L.V., Taub, E., Perkins, C., Ortmann, M., Mark, V.W., & Uswatte, G. (2008). Remodeling the brain: Plastic structural brain changes produced by different motor therapies after strokeStroke, 39, 1520-5.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une forme de TCIM.

Krawczyk, M., Sidaway, M., Radwariska, A., Zaborska, J., Ujma, R., & Czlonkowska, A. (2012). Effects of sling and voluntary constraint during constraint-induced movement therapy for the arm after stroke: a randomized, prospective, single-centre, blinded observer rated study. Clinical Rehabilitation, 26(11), 990-8.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une forme de thérapie par contrainte induite.

Lima, R.C.M., Michaelsen, S.M., Nascimento, L.R., Polese, J.C., Pereira, N.D., & Teixeira-Salmela, L.F. (2014). Addition of trunk restraint to home-based modified constraint-induced movement therapy does not bring additional benefits in chronic stroke individuals with mild and moderate upper limb impairments: a pilot randomized controlled trial. NeuroRehabilitation, 35, 391-404.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont reçu une TCIM.

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