Stimulation électrique fonctionnelle – membre supérieur

Évidence révisées en date du 26-10-2010
Auteur(s)* : Jamie Bitensky, MSc. OT ; Nicol Korner-Bitensky, Ph. D OT
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

La stimulation électrique fonctionnelle (SEF), également appelée stimulation neuromusculaire fonctionnelle (SNF), est une technique utilisée pour remplacer ou aider la contraction musculaire pendant une activité fonctionnelle en appliquant un courant électrique sur les nerfs qui contrôlent les muscles. Cette modalité de traitement a pour objectif de renforcer la contraction musculaire et d’améliorer le contrôle moteur. Le type le plus familier de stimulation électrique est probablement l’utilisation d’un stimulateur cardiaque qui contrôle les contractions cardiaques.

La stimulation électrique neuromusculaire, ou simplement stimulation électrique (SE), est une modalité utilisée essentiellement pour renforcer les muscles, sans l’objectif d’intégrer une tâche fonctionnelle comme avec la SEF. En dépit de l’utilisation des trois termes dans la littérature (SEF, SEN et SE), ces modalités se concentrent essentiellement sur le déclenchement de contractions musculaires.

Ce module résume les modalités de la stimulation électrique utilisées pour déclencher la contraction musculaire du membre supérieur (la SEF de l’épaule et des membres inférieurs sont examineés dans des modules séparés). La TENS ainsi que les autres stimulations électriques thérapeutiques qui ne produisent pas de contraction musculaire sont également étudiées dans d’autres modules. L’efficacité de la SEF est ici étudiée pour améliorer l’indépendance fonctionnelle/le fardeau des soins, la force, la spasticité, l’ampleur du mouvement, la fonction de la main, la fonction motrice et le temps de réaction.

Information aux patients/familles

Qu’est-ce que la stimulation électrique fonctionnelle (SEF) ?

La stimulation électrique fonctionnelle (SEF) est une technique qui amène un muscle à se contracter par l’utilisation d’un courant électrique. Cela peut paraître étrange, mais il faut préciser que le corps utilise naturellement le courant électrique pour contracter les muscles! Généralement, quand une partie du corps doit bouger, le cerveau envoie les signaux électriques par le système nerveux. Les nerfs agissent alors comme des fils électriques en transmettant ces signaux aux muscles, pour les amener à se contracter. Cette contraction fait bouger la partie du corps concernée – par exemple, les articulations du coude, du poignet ou des doigts. Après un AVC, certains de ces signaux électriques ne fonctionnent pas comme ils devraient. En utilisant la SEF, le thérapeute applique un courant électrique sur la peau à hauteur du nerf ou sur la partie la plus grosse du muscle pour provoquer une contraction de ce dernier.

L’idée derrière la SEF est que cette intervention permet aux muscles paralysés ou partiellement paralysés de bouger. Ce module présente l’utilisation de la SEF pour le traitement de la perte de fonction, de la douleur ou de la spasticité du bras, du poignet et de la main. Deux autres modules d’Info AVC présentent l’utilisation de la SEF pour les jambes et pour l’épaule.
Il existe aussi un traitement utilisant la stimulation électrique qui ne cause pas de contraction musclaire, c’est la Transcutaneous Electrical Neuromuscular Stimulation (TENS) qui est décrite dans un autre module d’Info-AVC.

Existe-t-il différentes sortes de SEF ?

Oui, et vous verrez qu’elles portent différents noms : la stimulation électrique fonctionnelle, la stimulation neuromusculaire fonctionnelle ou simplement la stimulation électrique. Mais elles ont toutes pour objectif de stimuler la contraction musculaire pour améliorer la motricité, la force et les mouvements ainsi que pour diminuer la douleur et la spasticité. La SEF a aussi des avantages, notamment elle accroît le temps de réaction et améliore la dextérité manuelle.

Pourquoi utiliser la SEF pour la main et le bras après un AVC ?

Une perte de fonction du bras et de la main, une diminution des mouvements et une réduction de la force sont des symptômes habituels après un AVC. La douleur et la spasticité sont également courants. La SEF peut aider à améliorer la fonction du bras et de la main, empêcher la douleur et le dysfonctionnement après un AVC.

Cela fonctionne-t-il pour les AVC ?

Les chercheurs ont étudié comment la SEF pouvait aider les patients ayant subi un AVC qui ont une main faible ou douloureuse.

  • Fonction et dextérité manuelle : Chez les personnes en phase aiguë et en phase chronique post-AVC, les chercheurs ont constaté que la SEF était utile pour améliorer la récupération.
  • L’indépendance fonctionnelle : Les études ont prouvé que la SEF pour le bras et la main n’était pas efficace pour améliorer l’indépendance fonctionnelle globale. En d’autres termes, les patients qui ont été traités avec la SEF ne se sont pas nécessairement améliorés dans leur capacité de prendre soin d’eux-mêmes.
  • Force : La recherche dans ce domaine n’est pas encore suffisante pour dire si la SEF est meilleure que d’autres traitements pour renforcer la main après un AVC
  • Spasticité : Il existe des preuves que la SEF ne réduit pas la spasticité après un AVC.
  • Amplitude de mouvements (mouvement des articulations) : La SEF ne s’est pas avérée efficace pour améliorer les mouvements de la main et du bras. Mais pour les clients plus avancés dans la phase aiguë qui étaient en réadaptation, la SEF appliquée parallèlement aux traitements réguliers n’améliore pas le mouvement.
  • Temps de réaction de (vitesse à laquelle vous déplacez votre main en réponse aux instructions) : Les chercheurs ont constaté que la SEF aidait à améliorer le temps de réaction des personnes en phase aiguë post-AVC. Mais, pour les patients en phase chronique, la SEF ne semble pas être plus avantageuse que les traitements réguliers.

Que puis-je en attendre ?

De petits autocollants carrés (électrodes) sont placés au centre du muscle. Les fils relient les électrodes à un stimulateur, un petit appareil qui produit le courant. La stimulation commence habituellement à un niveau très bas et provoque une sensation de chatouillement comme des piqûres de petites aiguilles sur la peau. Le courant est lentement augmenté après chaque stimulation jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour faire contracter le muscle. Ce niveau de stimulation (le plus faible courant nécessaire pour contracter le muscle) sera employé pour le traitement.

Bien que certains trouvent le traitement inconfortable, il est habituellement bien toléré. La SEF peut provoquer un certain désagrément, mais est pratiquement indolore. Les temps de traitement peuvent varier. La période de traitement est habituellement divisée en un certain nombre de sessions quotidiennes. Les traitements de SEF sont habituellement de 30 à 45 minutes, une fois que tout est en place, vous pouvez suivre les traitements par vous-même ou avec un membre de votre famille.

Y a-t-il des effets secondaires/risques ?

Les électrodes peuvent irriter la peau, mais ce n’est pas fréquent. L’utilisation d’électrodes hypoallergéniques sans latex va souvent résoudre le problème. Des personnes trouvent parfois que certains types de stimulations électriques sont irritants, mais il suffirt alors de changer l’intensité du courant. Après le traitement, il peut y avoir des marques roses sur la peau à l’endroit où les électrodes ont été placées, mais elles disparaissent habituellement dans l’heure qui suit. Bien qu’il soit exceptionnel, ce type de traitement peut augmenter la spasticité.

Certaines personnes ne devraient pas employer la SEF.

NOTE : Les personnes épileptiques, celles qui ont une peau de mauvaise qualité, qui éprouvent une hypersensibilité à la stimulation électrique, les personnes atteintes d’un cancer et les porteurs de stimulateur cardiaque ne devraient pas recevoir de traitement de SEF.

Qui offre le traitement ?

Les physiothérapeutes ou les ergothérapeutes fournissent habituellement les traitements de SEF. Cependant, en raison de la durée du traitement, il est possible que le traitement soit fait à la maison après décharge de l’hôpital. Ceci exigera d’avoir un stimulateur à la maison. Si vous êtes équipé d’un stimulateur à la maison, des membres de votre famille ou des amis seront informés sur la façon de vous assister pour les traitements. Habituellement, une fois que les électrodes sont placées, le reste du procédé est très simple. Pour faire fonctionner l’appareil, vous branchez simplement la SEF et augmentez (lentement et graduellement) l’intensité du courant en appuyant sur un bouton – comme pour mettre en marche une radio et augmenter le volume.

NOTE : Consultez votre thérapeute ou professionnel de la santé pour en savoir plus sur l’utilisation adéquate de l’équipement de la SEF.

Combien de traitements sont nécessaires ?

Certaines personnes emploient la SEF pendant de nombreuses années. Pour maximiser les avantages après un AVC, il faut l’employer pendant au moins 6 semaines.

Combien cela coûte-t-il ? Les assurances paient-elle ?

Bien que le coût d’un appareil de SEF varie, certains sont relativement peu coûteux. Les options de location réduisent le coût à l’équivalent d’une ou deux visites par mois. Certains régimes d’assurance couvrent l’achat ou la location d’un tel équipement. Vérifiez auprès de votre compagnie d’assurance.

Est-ce que la SEF s’adresse à moi ?

Il n’y a pas eu beaucoup d’études de qualité sur l’utilisation de la SEF pour traiter le bras et la main, mais celles qui sont disponibles signalent en général de bons résultats. Plus précisément, quelques études sur la SEF ont indiqué qu’elle était « inefficace » pour l’indépendance fonctionnelle, la force, la spasticité ou l’amplitude de mouvement. Cependant, ces études ont comparé la SEF aux traitements standards. Toutefois, la SEF utilisée seule aide la récupération post-AVC, bien que les différences entre les traitements réguliers et la SEF ne soient parfois pas très importantes. Il y a des données probantes qui indiquent des avantages à utiliser la SEF par rapport au traitement régulier, y compris pour améliorer la motricité, la dextérité de la main et les temps de réaction.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé.

Quatorze études (12 ECR, une étude expérimentale non randomisée et un article de mise au point) ont examiné l’efficacité de la stimulation électrique fonctionnelle (SEF) comme moyen d’améliorer la fonction du membre supérieur hémiparétique suite à un AVC. Plus précisément, les études ont exploré l’effet de la SEF pour améliorer la force musculaire, la spasticité, l’amplitude articulaire, la fonction motrice, la dextérité manuelle, les activités de la vie quotidienne (AVQ), le temps de réaction et la fonction de la main après un AVC.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Amplitude articulaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase aiguë post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les résultats ont été mesurés à 8 semaines et à 32 semaines de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau des mesures actives et passives de l’amplitude articulaire.

Conclusion : il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase aiguë post-AVC.

Fonction de la main et dextérité
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité ( Powell et al., 1999 ) et un ECR de qualité acceptable (Alon et al., 2008) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase aiguë post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les séances se pratiquaient une heure par jour, à raison de quinze séances en 3 semaines. Les résultats ont été mesurés à 8 semaines et à 32 semaines de suivi. Après l’intervention (8 semaines), il y avait une différence significative en faveur du groupe SEF aux mesures de la fonction de la main et de la dextérité pour les items correspondant à la préhension et à la prise manuelle (grip and grasp) de l’Action Research Arm test. Cette différence ne s’est toutefois pas maintenue lors du suivi à 32 semaines.

L’ECR de qualité acceptable (Alon et al., 2008) a assigné aléatoirement 26 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à des exercices spécifiques orientés vers la tâche, ou à un groupe qui ne recevait que les exercices spécifiques orientés vers la tâche. Les séances d’exercice de 30 minutes étaient pratiquées deux fois par jour, à raison de cinq séances par semaine durant 12 semaines. Le groupe d’intervention pratiquait ces exercices tout en recevant des stimulations électriques, il recevait également, deux fois par jour, des séances supplémentaires de SEF (sans exercices) d’une durée allant jusqu’à 90 minutes. Les résultats ont été mesurés au départ (baseline) à et à 12 semaines. À 12 semaines, il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau de la fonction de la main et de la dextérité telle que mesurée par le Box and Blocks test ou le Jebsen-Taylor light object lift test.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase aiguë post-AVC. Toutefois, ces améliorations ne se sont pas maintenues à long terme.

Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable n’a pas relevé de différence significative entre les groupes au niveau de la fonction de la main et de la dextérité.

Fonction motrice
Inefficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Mangold et al., 2009;Powell et al., 1999; Chae et al., 1998) et un ECR de qualité acceptable (Alon et al., 2008) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction motrice de patients en phase aiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Mangold et al., 2009) a assigné aléatoirement 23 patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC à un groupe d’intervention qui recevait de la SEF combinée à l’ergothérapie habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement la réadaptation habituelle. Les deux groupes recevaient 45 minutes d’ergothérapie, trois à cinq fois par semaine durant 4 semaines ; le groupe d’intervention remplaçant trois de ces séances par de la SEF. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (4 semaines) ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur les mesures du Chedoke McMaster Stroke Assessment. Les résultats n’ont pas été documentés au suivi de 6 mois.

Le second ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les résultats ont été mesurés à 8 semaines et à 32 semaines de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes telle que mesurée par le Nine-hole peg test.

Le troisième ECR de haute qualité (Chae et al., 1998) a assigné aléatoirement 46 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF pour produire des exercices d’extension du poignet et des doigts, ou à un groupe témoin qui recevait des stimulations simulées. Les séances se pratiquaient une heure par jour, à raison de quinze séances en 3 semaines. Les résultats ont été mesurés à 4 et à 12 semaines. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur la mesure du Fugl-Meyer Assessment, cependant, cette différence ne s’est pas maintenue lors du suivi à 12 semaines.

L’ECR de qualité acceptable (Alon et al., 2008) a assigné aléatoirement 26 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à des exercices spécifiques orientés vers la tâche, ou à un groupe qui ne recevait que les exercices spécifiques orientés vers la tâche. Les séances d’exercice de 30 minutes étaient pratiquées deux fois par jour, à raison de cinq séances par semaine durant 12 semaines. Le groupe d’intervention pratiquait ces exercices tout en recevant des stimulations électriques, il recevait également, deux fois par jour, des séances supplémentaires de SEF (sans exercices) d’une durée allant jusqu’à 90 minutes. Les résultats ont été mesurés après l’intervention à 12 semaines ; il y avait une différence significative entre les groupes telle que mesurée par la section « membre supérieur » du Fugl-Meyer Assessment en faveur du groupe SEF.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues de deux ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle (seule ou combinée à des stimulations simulées) pour améliorer la fonction motrice de patients en phase aiguë post-AVC.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont observé, après l’intervention, une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF (toutefois, cette différence ne s’est pas maintenue lors du suivi de 12 semaines de l’ECR de haute qualité).

Force musculaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de patients en phase aiguë post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les résultats ont été mesurés après l’intervention à 8 semaines et à 32 semaines de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur la mesure de la force de préhension.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer la force musculaire de patients en phase aiguë post-AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Mangold et al., 2009;Powell et al., 1999; Chae et al., 1998) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Mangold et al., 2009) a assigné aléatoirement 23 patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC à un groupe d’intervention qui recevait de la SEF combinée à l’ergothérapie habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement la réadaptation habituelle. Les deux groupes recevaient 45 minutes d’ergothérapie, trois à cinq fois par semaine durant 4 semaines; le groupe d’intervention remplaçant trois de ces séances par de la SEF. Les résultats ont été mesurés après l’intervention et à 6 mois. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF telle que mesurée par le Extended Barthel Index. Les résultats n’ont pas été documentés au suivi de 6 mois.

Le second ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les résultats ont été mesurés à 8 semaines et à 32 semaines de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes telle que mesurée par l’indice de Barthel et l’échelle de Rankin.

Le troisième ECR de haute qualité (Chae et al., 1998) a assigné aléatoirement 46 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF pour produire des exercices d’extension du poignet et des doigts, ou à un groupe témoin qui recevait des stimulations simulées. Les séances se pratiquaient une heure par jour, à raison de quinze séances en 3 semaines. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (4 semaines) et à 12 semaines de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes telle que mesurée par la Mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF).

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues de deux ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle (seule ou combinée à des stimulations simulées) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë post-AVC.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité a observé une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF telle que mesurée par le Extended Barthel Index. Toutefois, les résultats n’ont pas été documentés au suivi de 6 mois.

Spasticité
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Mangold et al., 2009, Powell et al., 1999) ont examiné l’efficacité de la SEF pour réduire la spasticité de patients en phase aiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Mangold et al., 2009) a assigné aléatoirement 23 patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC à un groupe d’intervention qui recevait de la SEF combinée à l’ergothérapie habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement la réadaptation habituelle. Les deux groupes recevaient 45 minutes d’ergothérapie, trois à cinq fois par semaine durant 4 semaines ; le groupe d’intervention remplaçant trois de ces séances par de la SEF. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (4 semaines) ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur les mesures du Modified Ashworth Scale. Les résultats n’ont pas été documentés au suivi de 6 mois.

Le second ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les résultats ont été mesurés après l’intervention à 8 semaines et à 32 semaines de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau de la spasticité telle que mesurée par le Modified Ashworth Scale.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues de deux ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour réduire la spasticité la spasticité de patients en phase aiguë post-AVC.

a

Temps de réaction
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer le temps de réaction de patients en phase aiguë post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Powell et al., 1999) a assigné aléatoirement 60 patients en phase aiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à une thérapie habituelle selon l’approche Bobath, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle selon l’approche Bobath. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, trois fois par semaine, durant 8 semaines. Les résultats ont été mesurés après l’intervention à 8 semaines et à 32 semaines de suivi ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF à la mesure du temps de réaction.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer le temps de réaction de patients en phase aiguë post-AVC.

Phase subaiguë

Amplitude articulaire
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Bowman et al., 1979) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase subaiguë post-AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Bowman et al., 1979) a assigné aléatoirement 30 patients en phase subaiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la stimulation avec rétroaction positionnelle (positional feedback stimulation) combinée à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, durant 4 semaines. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 4 semaines) ; il y avait une différence significative en faveur du groupe qui recevait de la stimulation avec rétroaction positionnelle (positional feedback stimulation) combinée à la réadaptation habituelle sur l’amplitude articulaire sélective.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable qui indiquent que la stimulation positionnelle avec rétroaction combinée à la réadaptation habituelle est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase subaiguë post-AVC.

Fonction de la main et dextérité
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Hemmen & Seelen, 2007) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase subaiguë post-AVC.

Cet ECR de qualité acceptable (Hemmen & Seelen, 2007) a assigné aléatoirement 27 patients en phase subaiguë post-AVC à un groupe qui recevait de l’EGM déclenchée avec imagerie assistée et rétroaction visuelle (movement imagery-assisted electromyography [EMG]-triggered feedback), ou à un groupe qui recevait de la SEF habituelle. Les deux groupes recevaient des séances de traitement de 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, durant 12 semaines en plus de la réadaptation habituelle. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 3 mois) et à 12 mois de suivi. Une augmentation significative de la fonction du bras et de la main a été notée au sein de chaque groupe après l’intervention et au suivi de 12 mois, cependant, il n’y avait aucune différence significative entre les groupes mesurée par l’Action Research Arm Test.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable qui indiquent que l’EGM déclenchée avec imagerie assistée et rétroaction visuelle, combinée à la réadaptation habituelle, n’est pas plus efficace que la SEF combinée à la réadaptation habituelle pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase subaiguë post-AVC.

Fonction motrice
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Francisco et al., 1998) et un ECR de qualité acceptable (Hemmen & Seelen, 2007) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction motrice de patients en phase subaiguë post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Francisco et al., 1998) a assigné aléatoirement 9 patients en phase subaiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF déclenchée par EMG combinée à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, durant tout le séjour d’hospitalisation des participants. Les résultats ont été mesurés à la fin du séjour d’hospitalisation de chacun des patients. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF à la section Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment.

L’ECR de qualité acceptable (Hemmen & Seelen, 2007) a assigné aléatoirement 27 patients en phase subaiguë post-AVC à un groupe qui recevait de l’EGM déclenchée avec imagerie assistée et rétroaction visuelle (movement imagery-assisted electromyography [EMG]-triggered feedback), ou à un groupe qui recevait de la SEF habituelle. Les deux groupes recevaient des séances de traitement de 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, durant 12 semaines en plus de la réadaptation habituelle. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 3 mois) et à 12 mois de suivi ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur la mesure du Brunnstrom Fugl-Meyer.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF déclenchée par EMG combinée aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer la fonction motrice de patients en phase subaiguë post-AVC.

Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable n’a pas relevé de différence significative entre les groupes au niveau de la fonction motrice.

Indépendance fonctionnelle
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Francisco et al., 1998) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Francisco et al., 1998) a assigné aléatoirement 9 patients en phase subaiguë post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF déclenchée par EMG combinée à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement la thérapie habituelle. Les séances ont été pratiquées 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, durant tout le séjour d’hospitalisation des participants. Les résultats ont été mesurés à la fin du séjour d’hospitalisation de chacun des patients. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur les items évaluant les Soins personnels de la Mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF déclenchée par EMG combinée aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë post-AVC.

Phase chronique

Amplitude articulaire
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) et un ECR de qualité acceptable (Hara et al., 2008) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’amplitude articulaire de 20 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement à un groupe qui recevait de la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement l’entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et la réadaptation habituelle. Quinze séances ont été administrées, chacune d’une durée de 20 minutes, précédée par 10 minutes d’étirement et suivie de 60 minutes d’ergothérapie habituelle. Les résultats ont été mesurés après les quinze séances d’intervention ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF au niveau de l’amplitude articulaire du poignet, cependant, aucune différence entre les groupes n’a été notée sur la distance de l’atteinte vers l’avant (forward reaching distance).

L’ECR de qualité acceptable (Hara et al., 2008) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’amplitude articulaire de 20 patients en phase chronique post-AVC. Le groupe d’intervention recevait à domicile un programme de pouvoir assisté de SEF combiné à la réadaptation habituelle tandis que le groupe témoin ne recevait que la réadaptation habituelle. Les séances d’intervention de SEF étaient pratiquées une heure par jour durant 5 mois. Le programme de réadaptation était administré par séance de 40 minutes, une fois par semaine durant 5 mois. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 5 mois) ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur les mesures de l’amplitude articulaire (mesurées par un goniomètre).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice ou à la réadaptation habituelle est plus efficace que l’entraînement bilatéral de la fonction motrice ou la réadaptation habituelle seule pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase chronique post-AVC.

Fonction de la main et dextérité
Efficace
1A

Une méta-analyse (Bolton et al., 2004), deux ECR de haute qualité ( Cauraugh & Kim, 2003a ,Cauraugh & Kim, 2003b ) et trois ECR de qualité acceptable ( Cauraugh et al., 2000 , Cauraugh & Kim, 2002 , Hara et al., 2008 ) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase chronique post-AVC.

La méta-analyse (Bolton et al., 2004) a examiné cinq études pour évaluer l’ effet de la stimulation neuromusculaire déclenchée par EMG sur le bras et la fonction de la main suivant un AVC (84% de la population étudiée était constituée de patients en phase chronique de récupération, le reste étant en phase aiguë et subaiguë). Le nombre total d’individus étudiés était de 47 dans les groupes d’intervention et de 39 dans les groupes témoin (les patients des groupes témoin recevaient les traitements de réadaptation habituels suivant un AVC tels que des exercices d’étirement, de l’amplitude articulaire passive, de la facilitation neuromusculaire, ou de l’entraînement fonctionnelle du membre affecté). Dans l’ensemble, et sur la mesure du Box and Blocks Test, il y avait des différences significatives entre les groupes en faveur des patients traités par SEF comparé à ceux qui ne recevaient que la réadaptation habituelle

Le premier ECR de haute qualité (Cauraugh & Kim, 2003a) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de 26 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir des séances de stimulation neuromusculaire active appliquée à l’arrière de l’avant-bras affecté d’une durée de 0 seconde (groupe témoin) ; de 5 ou de 10 secondes (groupes d’intervention), de plus, chaque participant pratiquait des séances d’entraînement bilatéraux. Tous les participants ont complété quatre jours de réadaptation, à raison de 90 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session était composée de trois séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active d’une durée de 0, 5 ou 10 secondes (selon le groupe assigné), accompagnée de trois séries de trente mouvements d’extension bilatérale de la main. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre le groupe 10 secondes et le groupe 5 secondes sur le nombre de blocs déplacés du Box and Blocks Test.

Le second ECR de haute qualité (Cauraugh & Kim, 2003b) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de 34 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) pratique bloquée (mouvements répétitifs) combinée à une stimulation neuromusculaire active ; 2) pratique aléatoire (différents mouvements) combinée à une stimulation active ; ou 3) aucune stimulation neuromusculaire active (groupe témoin). L’extension du poignet/des articulations des doigts, de l’articulation du coude et de l’articulation de l’épaule ont été pratiquées par tous les participants, à raison de deux séances de 90 minutes par semaine durant 2 semaines. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre le groupe de pratique bloquée et le groupe témoin (en faveur du groupe de pratique bloquée), et entre le groupe de pratique aléatoire et le groupe témoin (en faveur du groupe de pratique aléatoire) sur le nombre de blocs déplacés du Box and Blocks Test.

Le premier ECR de qualité acceptable (Cauraugh et al., 2000) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de 11 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) des stimulations électriques lors d’extensions actives du poignet et des doigts ; ou 2) seulement les extensions actives du poignet et des doigts (groupe témoin). Les deux groupes ont reçu des séances d’amplitude articulaire passive et d’exercices d’étirement avant le traitement. Tous les participants ont complété trois jours de réadaptation, à raison de 60 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de deux séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active. Le groupe témoin pratiquait des séances d’extension active du poignet et des doigts d’une durée de 60 minutes par jour (deux séries de trente mouvements). Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur le nombre de blocs déplacés du Box and Blocks Test.

Le second ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de 25 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) une stimulation déclenchée par EMG combinée à des mouvements bilatéraux ; 2) une stimulation déclenchée par EMG combinée à des mouvements unilatéraux ; ou 3) un groupe témoin qui pratiquait seulement des exercices d’extension du poignet et des doigts. Tous les participants ont complété quatre jours de réadaptation, à raison de 90 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de trois séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active accompagnée de mouvements d’entraînement soit unilatéraux, soit bilatéraux (extension du poignet et des doigts). Le groupe témoin pratiquait 90 séquences d’extension active du poignet et des doigts par session, sans stimulation. Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF combinée à un entraînement par mouvements bilatéraux comparé au groupe SEF combinée à un entraînement par mouvements unilatéraux et au groupe témoin sur le nombre de blocs déplacés du Box and Blocks Test. Il y avait également une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF combinée à un entraînement par mouvements unilatéraux comparé au groupe témoin toujours sur le nombre de blocs déplacés du Box and Blocks Test.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Hara et al., 2008) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de 20 patients en phase chronique post-AVC. Le groupe d’intervention recevait à domicile un programme de pouvoir assisté de SEF combiné à la réadaptation habituelle tandis que le groupe témoin ne recevait que la réadaptation habituelle. Les séances d’intervention de SEF étaient pratiquées une heure par jour durant 5 mois. Le programme de réadaptation était administré par séance de 40 minutes, une fois par semaine durant 5 mois. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 5 mois) ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF comparé au groupe témoin sur chacune des mesures du 10 Cup Moving Test et du Nine-Hole-Peg Test.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues d’une méta-analyse, de deux ECR de haute qualité et de trois ECR de qualité acceptable indiquant que la SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation et à un programme d’entraînement est plus efficace que la réadaptation habituelle seule ou combiné à un programme d’entraînement pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase chronique post-AVC.

Fonction motrice
Efficace
1A

Une méta-analyse (Bolton et al., 2004), un ECR de haute qualité (Chan et al., 2009), un ECR de qualité acceptable (Cauraugh et al., 2000) et une étude de type pré-post (Gritsenko & Prochazka, 2004) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction motrice de patients en phase chronique post-AVC.

La méta-analyse (Bolton et al., 2004) a examiné cinq études pour évaluer l’ effet de la stimulation neuromusculaire déclenchée par EMG sur le bras et la fonction de la main suivant un AVC (84% de la population étudiée était constituée de patients en phase chronique de récupération, le reste étant en phase aiguë et subaiguë). Le nombre total d’individus étudiés était de 47 dans les groupes d’intervention et de 39 dans les groupes témoin (les patients des groupes témoin recevaient les traitements de réadaptation habituels suivant un AVC tels que des exercices d’étirement, de l’amplitude articulaire passive, de la facilitation neuromusculaire, ou de l’entraînement fonctionnelle du membre affecté). Dans l’ensemble, et sur les mesures du Fugl-Meyer Assessment, du Box and Blocks Test et du Rivermead Motor Assessment, il y avait des différences significatives entre les groupes en faveur des patients traités par SEF comparé à ceux qui ne recevaient que la réadaptation habituelle.

L’ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction motrice de 20 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement à un groupe qui recevait de la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement l’entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et la réadaptation habituelle. Quinze séances ont été administrées, chacune d’une durée de 20 minutes, précédée par 10 minutes d’étirement et suivie de 60 minutes d’ergothérapie habituelle. Les résultats ont été mesurés après les quinze séances d’intervention ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF au niveau de la fonction motrice telle que mesurée par le Functional Test for the Hemiplegic Upper Limb (FTHUE) et le Fugl-Meyer Assessment.

L’ECR de qualité acceptable (Cauraugh et al., 2000) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction motrice de 11 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) des stimulations électriques lors d’extensions actives du poignet et des doigts ; ou 2) seulement les extensions actives du poignet et des doigts (groupe témoin). Les deux groupes ont reçu des séances d’amplitude articulaire passive et d’exercices d’étirement avant le traitement. Tous les participants ont complété trois jours de réadaptation, à raison de 60 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de deux séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active. Le groupe témoin pratiquait des séances d’extension active du poignet et des doigts d’une durée de 60 minutes par jour (deux séries de trente mouvements). Après l’intervention, il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur les mesures du Fugl-Meyer Assessment et du Motor Assessment Scale.

L’étude de type pré-post (Gritsenko & Prochazka, 2004) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la fonction motrice de patients en phase chronique post-AVC. Les patients recevaient de la SEF-assistée durant la pratique de 12 séances (d’une heure) d’exercices thérapeutiques visant à atteindre, saisir et déplacer (reaching, grasping and moving). Les résultats ont été mesurés après les douze séances d’intervention et lors du suivi de 2 mois ; il n’y avait aucune amélioration significative entre les groupes sur les mesures du Fugl-Meyer Assessment et du Motor Activity Log, cependant, des améliorations significatives ont été observées après l’intervention entre la pré- et la post-évaluation sur la mesure du Wolf Motor Function Test.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues d’une méta-analyse et d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée à des mouvement s actifs, à un entraînement bilatéral de la fonction motrice ou aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace qu’un entraînement bilatéral de la fonction motrice ou la réadaptation habituelle seule pour améliorer la fonction motrice de patients en phase chronique post-AVC.

Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable n’a observé aucune différence significative entre les groupes sur les mesures du Fugl-Meyer Assessment et du Motor Assessment Scale.

Force musculaire
Efficace
1A

Une méta-analyse (Glanz et al., 1996), trois ECR de haute qualité ( Chan et al., 2009, Cauraugh & Kim, 2003a ,Cauraugh & Kim, 2003b ) et deux ECR de qualité acceptable ( Cauraugh et al., 2000 , Cauraugh & Kim, 2002 ) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de patients en phase chronique post-AVC.

La méta-analyse (Glanz et al., 1996) a examiné quatre ECR pour évaluer l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de patients en phase chronique post-AVC. L’étendue du temps depuis l’apparition des symptômes d’AVC pour les patients des quatre études évaluées était de 1,5 mois à 29,2 mois. Le groupe d’intervention recevait de la SEF sur un des muscles du côté hémiparétique (cheville, genou ou poignet), combinée à la réadaptation habituelle. Les groupes témoin ne recevaient que la réadaptation habituelle, à l’exception d’une étude dans laquelle les patients recevaient une intervention placebo. Les quatre études ont généré une ampleur de l’effet positif de (effect size 0,63), où les patients qui recevaient des stimulations avaient, après l’intervention, une amélioration significative de la force musculaire de côté hémiparétique (cheville, genou ou poignet) comparés au groupe témoin qui ne recevait que la réadaptation habituelle ou une intervention placebo.

Le premier ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de 20 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement à un groupe qui recevait de la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement l’entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et la réadaptation habituelle. Quinze séances ont été administrées, chacune d’une durée de 20 minutes, précédée par 10 minutes d’étirement et suivie de 60 minutes d’ergothérapie habituelle. Les résultats ont été mesurés après les quinze séances d’intervention ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur la force de préhension.

Le second ECR de haute qualité (Cauraugh & Kim, 2003a) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de 26 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir des séances de stimulation neuromusculaire active appliquée à l’arrière de l’avant-bras affecté d’une durée de 0 seconde (groupe témoin) ; de 5 ou de 10 secondes (groupes d’intervention), de plus, chaque participant pratiquait des séances d’entraînement bilatéraux. Tous les participants ont complété quatre jours de réadaptation, à raison de 90 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session était composée de trois séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active d’une durée de 0, 5 ou 10 secondes (selon le groupe assigné), accompagnée de trois séries de trente mouvements d’extension bilatérale de la main. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 2 semaines) ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur la contraction soutenue de l’extension du poignet.

Le troisième ECR de haute qualité (Cauraugh & Kim, 2003b) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de 34 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) pratique bloquée (mouvements répétitifs) combinée à une stimulation neuromusculaire active ; 2) pratique aléatoire (différents mouvements) combinée à une stimulation active ; ou 3) aucune stimulation neuromusculaire active (groupe témoin). L’extension du poignet/des articulations des doigts, de l’articulation du coude et de l’articulation de l’épaule ont été pratiquées par tous les participants, à raison de deux séances de 90 minutes par semaine durant 2 semaines. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 2 semaines) ; il y avait une différence significative entre les groupes sur la contraction soutenue de l’extension du poignet en faveur des deux groupes de stimulation comparés au groupe témoin.

Le premier ECR de qualité acceptable (Cauraugh et al., 2000) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de 11 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) des stimulations électriques lors d’extensions actives du poignet et des doigts ; ou 2) seulement les extensions actives du poignet et des doigts (groupe témoin). Les deux groupes ont reçu des séances d’amplitude articulaire passive et d’exercices d’étirement avant le traitement. Tous les participants ont complété trois jours de réadaptation, à raison de 60 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de deux séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active. Le groupe témoin pratiquait des séances d’extension active du poignet et des doigts d’une durée de 60 minutes par jour (deux séries de trente mouvements). Après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur la contraction soutenue de l’extension du poignet.

Le second ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la force musculaire de 25 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) une stimulation déclenchée par EMG combinée à des mouvements bilatéraux ; 2) une stimulation déclenchée par EMG combinée à des mouvements unilatéraux ; ou 3) un groupe témoin qui pratiquait seulement des exercices d’extension du poignet et des doigts. Tous les participants ont complété quatre jours de réadaptation, à raison de 90 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de trois séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active accompagnée de mouvements d’entraînement soit unilatéraux, soit bilatéraux (extension du poignet et des doigts). Le groupe témoin pratiquait 90 séquences d’extension active du poignet et des doigts par session, sans stimulation. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 2 semaines) ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur la contraction soutenue de l’extension du poignet.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) issues d’une méta-analyse, d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice ou aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace qu’un entraînement bilatéral de la fonction motrice ou la réadaptation habituelle seule pour améliorer la force musculaire de patients en phase chronique post-AVC.

Note : Cependant, deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable n’ont observé aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de la force de préhension ou de la contraction soutenue de l’extension du poignet.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique post-AVC.

Cet ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) a assigné aléatoirement 20 patients en phase chronique post-AVC à un groupe qui recevait de la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement l’entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et la réadaptation habituelle. Quinze séances ont été administrées, chacune d’une durée de 20 minutes, précédée par 10 minutes d’étirement et suivie de 60 minutes d’ergothérapie habituelle. Les résultats ont été mesurés après les quinze séances d’intervention ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes au niveau de l’indépendance fonctionnelle telle qu’évaluée par la Mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF).

Conclusion : il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et à la réadaptation habituelle n’est pas plus efficace que l’entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et la réadaptation habituelle seuls pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique post-AVC.

Mesures d'électromyographie
Efficace
2A

Un ECR de qualité acceptable ( Hara et al., 2008 ) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer les mesures d’électromyographie de patients en phase chronique post-AVC.

Cet ECR de qualité acceptable ( Hara et al., 2008 ) a évalué l’effet d’un programme de pouvoir assisté quotidien de SEF (daily power-assisted FES) pour améliorer les mesures d’électromyographie de 20 patients en phase chronique post-AVC. Le groupe d’intervention recevait à domicile un programme de pouvoir assisté quotidien de SEF combiné à la réadaptation habituelle tandis que le groupe témoin ne recevait que la réadaptation habituelle. Les séances d’intervention de SEF étaient pratiquées une heure par jour durant 5 mois. Le programme de réadaptation était administré par séance de 40 minutes, une fois par semaine durant 5 mois. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 5 mois) ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur les mesures d’électromyographie.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable qui indiquent que le programme de pouvoir assisté de SEF combinée aux traitements habituels de réadaptation est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer les mesures d’électromyographie de patients en phase chronique post-AVC.

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) et un ECR de qualité acceptable (Hara et al., 2008) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la spasticité de patients en phase chronique post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Chan et al., 2009) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la spasticité de 20 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement à un groupe qui recevait de la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et à la réadaptation habituelle, ou à un groupe qui recevait seulement l’entraînement bilatéral de la fonction motrice des membres supérieurs et la réadaptation habituelle. Quinze séances ont été administrées, chacune d’une durée de 20 minutes, précédée par 10 minutes d’étirement et suivie de 60 minutes d’ergothérapie habituelle. Les résultats ont été mesurés après les quinze séances d’intervention ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes telle que mesurée par le Modified Ashworth Scale.

L’ECR de qualité acceptable (Hara et al., 2008) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer la spasticité de 20 patients en phase chronique post-AVC. Le groupe d’intervention recevait à domicile un programme de pouvoir assisté de SEF combiné à la réadaptation habituelle tandis que le groupe témoin ne recevait que la réadaptation habituelle. Les séances d’intervention de SEF étaient pratiquées une heure par jour durant 5 mois. Le programme de réadaptation était administré par séance de 40 minutes, une fois par semaine durant 5 mois. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 5 mois) ; il y avait une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF sur les mesures du Modified Ashworth Scale.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SEF combinée à un entraînement bilatéral de la fonction motrice ou à la réadaptation habituelle n’est pas plus efficace que l’entraînement bilatéral de la fonction motrice ou la réadaptation habituelle seule pour améliorer la spasticité de patients en phase chronique post-AVC.

Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable a observé une différence significative entre les groupes en faveur du groupe SEF telle que mesurée par le Modified Ashworth Scale.

Temps de réaction
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité ( Cauraugh & Kim, 2003a ,Cauraugh & Kim, 2003b ) et deux ECR de qualité acceptable ( Cauraugh et al., 2000 , Cauraugh & Kim, 2002) ont examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer le temps de réaction de patients en phase chronique post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Cauraugh & Kim, 2003a) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer le temps de réaction de 26 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir des séances de stimulation neuromusculaire active appliquée à l’arrière de l’avant-bras affecté d’une durée de 0 seconde (groupe témoin) ; de 5 ou de 10 secondes (groupes d’intervention), de plus, chaque participant pratiquait des séances d’entraînement bilatéraux. Tous les participants ont complété quatre jours de réadaptation, à raison de 90 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session était composée de trois séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active d’une durée de 0, 5 ou 10 secondes (selon le groupe assigné), accompagnée de trois séries de trente mouvements d’extension bilatérale de la main. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 3 semaines) ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur le temps de réaction.

Le second ECR de haute qualité (Cauraugh & Kim, 2003b) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer le temps de réaction de 34 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) pratique bloquée (mouvements répétitifs) combinée à une stimulation neuromusculaire active ; 2) pratique aléatoire (différents mouvements) combinée à une stimulation active ; ou 3) aucune stimulation neuromusculaire active (groupe témoin). L’extension du poignet/des articulations des doigts, de l’articulation du coude et de l’articulation de l’épaule ont été pratiquées par tous les participants, à raison de deux séances de 90 minutes par semaine durant 2 semaines. Après l’intervention (à 2 semaines), il y avait une différence significative entre les groupes sur le temps de réaction en faveur des deux groupes de stimulation comparés au groupe témoin. Aucune différence n’a été notée entre les deux groupes de stimulation (pratique bloquée et pratique aléatoire).

Le premier ECR de qualité acceptable (Cauraugh et al., 2000) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer le temps de réaction de 11 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) des stimulations électriques lors d’extensions actives du poignet et des doigts ; ou 2) seulement les extensions actives du poignet et des doigts (groupe témoin). Les deux groupes ont reçu des séances d’amplitude articulaire passive et d’exercices d’étirement avant le traitement. Tous les participants ont complété trois jours de réadaptation, à raison de 60 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de deux séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active. Le groupe témoin pratiquait des séances d’extension active du poignet et des doigts d’une durée de 60 minutes par jour (deux séries de trente mouvements). Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 2 semaines) ; il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur le temps de réaction.

Le second ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002) a examiné l’efficacité de la SEF pour améliorer le temps de réaction de 25 patients en phase chronique post-AVC. Les patients ont été assignés aléatoirement pour recevoir : 1) une stimulation déclenchée par EMG combinée à des mouvements bilatéraux ; 2) une stimulation déclenchée par EMG combinée à des mouvements unilatéraux ; ou 3) un groupe témoin qui pratiquait seulement des exercices d’extension du poignet et des doigts. Tous les participants ont complété quatre jours de réadaptation, à raison de 90 minutes par jour sur une période de 2 semaines. Chaque session de SEF était composée de trois séries de trente séances de stimulation neuromusculaire active accompagnée de mouvements d’entraînement soit unilatéraux, soit bilatéraux (extension du poignet et des doigts). Le groupe témoin pratiquait 90 séquences d’extension active du poignet et des doigts par session, sans stimulation. Les résultats ont été mesurés après l’intervention (à 2 semaines) ; il y avait une différence significative entre les groupes sur le temps de réaction en faveur des deux groupes de stimulation comparés au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données contradictoires (niveau 4) entre deux ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable à savoir si la SEF, combinée aux thérapies ou aux programmes d’entraînement habituels, est plus efficace que les thérapies ou les programmes d’entraînement seuls pour améliorer le temps de réaction de patients en phase chronique post-AVC.

Note : Ces études ont de petits échantillons qui peuvent, en partie, contribuer à des conclusions divergentes.

Références

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Bolton D. A., Cauraugh J. H., & Hausenblas, H. A. (2004). Electromyogram-triggered neuromuscular stimulation and stroke motor recovery of arm/hand functions: a meta-analysis. J Neurol Sci, 223(2), 121-127.

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Cauraugh J. H., & Kim, S. (2002). Two coupled motor recovery protocols are better than one: electromyogram-triggered neuromuscular stimulation and bilateral movements. Stroke, 33(6), 1589-1594.

Cauraugh J. H., & Kim, S. B. (2003a). Chronic stroke motor recovery: duration of active neuromuscular stimulation. J Neurol Sci, 215(1-2), 13-19.

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