Rééducation orientée sur la tâche – membre supérieur

Évidence révisées en date du 13-07-2014
Auteur(s)* : Annabel McDermott, BOccThy ; Adam Kagan, BSc BA ; Carole Richards, Ph. D PT ; Nicol Korner-Bitensky, Ph. D OT
Table des matières

Introduction

La rééducation orientée sur la tâche implique la pratique de tâches réelles de la vie quotidienne (telles que marcher ou réaliser des activités domestiques) dans le but d’acquérir les habiletés requises pour les réaliser (dans un sens cohérent, flexible et efficace). Selon Wolf & Winstein (2009), ces tâches doivent contenir un certain niveau de difficulté, doivent être progressivement adaptées, et impliquer une participation active de la personne. Cette rééducation peut impliquer l’utilisation d’une aide technologique tant que la technologie permet au patient de s’impliquer activement. La rééducation orientée sur la tâche est parfois appelée entraînement ou rééducation par tâche spécifique, entraînement orienté sur le but ou pratique de tâches fonctionnelles. Il est important de distinguer cette forme de rééducation de celle qui implique la répétition de tâches spécifiques dans laquelle une tâche est habituellement divisée par ses composantes puis reconsidérée et exécutée comme une tâche globale une fois qu’un entraînement ait permis au patient de se familiariser avec l’exécution de chacune de ses composantes. La rééducation par répétition de tâches spécifiques est généralement considérée comme une approche ascendante dans laquelle il manque le but final d’acquérir une compétence. Ce module Info-AVC se concentre particulièrement sur la rééducation orientée sur la tâche des fonctions du membre supérieur.

À ce jour, douze études ont été examinées dans ce module Info-AVC (dont dix ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable et une étude de type pré/post). Toutes les études incluses dans ce module répondent aux critères d’inclusion décrits ci-dessous. Veuillez noter qu’une revue Cochrane produite par French et al. (2010) a utilisé différents critères d’inclusion et de classification des résultats, de sorte que les résultats diffèrent quelque peu des nôtres.

Note : Les études ont été exclues si l’intervention ne comportait pas: 1) la pratique d’une tâche saillante et réelle de la vie quotidienne ; 2) l’adaptation progressive de la tâche au progrès du patient dans le temps ; ou 3) la participation active du patient. De plus, les études qui examinaient l’effet combiné de la rééducation orientée sur la tâche avec d’autres types d’exercices (ex. aérobiques ou musculaires), ou qui comparaient un type de rééducation orientée sur la tâche avec un autre type de rééducation orientée sur la tâche sans variation d’intensité (ex. différents types d’entraînement par feed-back ou d’entrainement à la marche) ont également été exclues.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

* Certaines études peuvent ne pas avoir assez de puissance statistique pour relever des différences significatives entre les groupes alors que d’importantes différences intra-groupes ont indiqué un possible effet de traitement.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Langhammer et al., 2000 ; Van Vliet et al., 2005) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la réalisation des AVQ de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Langhammer et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la tâche (selon l’approche décrite par Carr & Sheppard, 1987), ou une intervention basée selon l’approche Bobath. La réalisation des AVQ a été mesurée 2 jours après l’admission, à 2 semaines (après 10 séances d’intervention) et à 3 mois (après l’intervention), par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Van Vliet et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la répétition des tâches spécifiques (selon l’approche décrite par Carr & Sheppard, 1987), ou une intervention basée selon l’approche Bobath. Notons que l’intervention n’avait pas de terme spécifique et se poursuivait aussi longtemps que nécessaire. La réalisation des AVQ a été mesurée à 1, 3 et à 6 mois par l’Indice de Barthel et l’Extended Activities of Daily Living Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une intervention basée selon l’approche de Bobath) pour améliorer la réalisation des AVQ de patients en phase aiguë post-AVC.

Amplitude articulaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur l’amplitude articulaire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. L’amplitude articulaire des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi) par le Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Dextérité de la main
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Van Vliet et al., 2005) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la dextérité de la main de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la répétition des tâches spécifiques (selon l’approche décrite par Carr & Sheppard, 1987), ou une intervention basée selon l’approche Bobath. Notons que l’intervention n’avait pas de terme spécifique et se poursuivait aussi longtemps que nécessaire. La dextérité de la main a été mesurée à 1, 3 et à 6 mois par le Ten Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une intervention basée selon l’approche Bobath) pour améliorer la dextérité de la main de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Douleur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la douleur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. La douleur des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi) par la sous-échelle Douleur du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour réduire la douleur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice du membre supérieur
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Langhammer et al., 2000; Liu et al., 2004; Winstein et al., 2004; Van Vliet et al., 2005) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Langhammer et al., 2000) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la tâche (selon l’approche décrite par Carr & Sheppard, 1987), ou une intervention basée selon l’approche Bobath. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée 2 jours après l’admission, à 2 semaines (après 10 séances d’intervention) et à 3 mois (après l’intervention), par la sous-échelle Membre supérieur de la Sødring Motor Evaluation Scale et la Motor Assessment Scale. Malgré des résultats qui s’approchaient du seuil significatif sur les deux mesures à 2 semaines (en faveur du programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la tâche), aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur les mesures après l’intervention.

Le second ECR de haute qualité (Liu et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement fonctionnel de la tâche ou de l’imagerie mentale. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 2 semaines (à la moitié de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (lors d’un suivi), par la sous-échelle Fonction motrice du membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi) par la FMA-MS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du sous-groupe de patients présentant l’AVC le moins sévère et assignée au groupe rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel comparé au groupe recevant seulement le programme de réadaptation habituel. Une différence significative entre les groupes a également été notée après l’intervention en faveur de l’entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel comparé au programme de réadaptation habituel seul. Ces différences n’ont cependant pas conservé leur valeur significative au moment du suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel et l’entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel, à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Van Vliet et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la répétition des tâches spécifiques (selon l’approche décrite par Carr & Sheppard, 1987), ou une intervention basée selon l’approche Bobath. Notons que l’intervention n’avait pas de terme spécifique et se poursuivait aussi longtemps que nécessaire. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 1, 3 et à 6 mois par le Rivermead Motor Assessment et la Motor Assessment Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de quatre ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que interventions comparatives (ici, une intervention basée selon l’approche de Bobath, de l’imagerie mentale, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase aiguë post-AVC.
Note : Cependant, un de ces ECR de haute qualité a noté que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel est plus efficace, à court terme, qu’un programme de réadaptation habituel seul, seulement pour le sous-groupe de patients présentant l’AVC le moins sévère.

Force de la pince
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la force de la pince de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. La force de la pince palmaire a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée ; cependant, au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du sous-groupe de patients présentant l’AVC le moins sévère et assignée au groupe rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel comparé au groupe recevant seulement le programme de réadaptation habituel (mais pas avec le groupe d’entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour améliorer la force de la pince de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Cependant, la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche s’est avérée plus efficace, à long terme, qu’un entraînement de la force, seulement pour le sous-groupe de patients présentant l’AVC le moins sévère.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. La force de préhension a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre manuel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour améliorer la force de préhension de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Force des bras
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la force des bras de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. La force des bras a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi) par la force isométrique générée par le bras. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement au moment du suivi en faveur du sous-groupe de patients présentant l’AVC le moins sévère et assignée au groupe rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel comparé au groupe d’entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour améliorer la force des bras de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note : Cependant, la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche s’est avérée plus efficace, à long terme, qu’un entraînement de la force, seulement pour le sous-groupe de patients présentant l’AVC le moins sévère

Habillage
Efficace
2B

Une étude non-randomisée (Christie et al., 2011) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur l’habillage de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude non-randomisée a assigné les patients à un programme de rééducation orienté sur la tâche spécifique de l’habillage pour la durée de leur admission sur l’unité AVC. Les habiletés pour l’habillage des patients ont été mesurées au moment de l’admission et lors du congé (après une moyenne de 4 séances d’intervention) par les sous-échelles Habillage du haut et du bas du corps de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Une amélioration significative a été notée sur les habiletés de l’habillage du haut du corps.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non-randomisée indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche est efficace pour améliorer les habiletés de l’habillage du haut du corps de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Perception du rendement à la tâche
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Liu et al., 2004) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la perception du rendement à la tâche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement fonctionnel de la tâche ou de l’imagerie mentale. La perception du rendement des patients sur l’exécution d’une tâche entraînée et non-entraînée a été mesurée à 2 semaines (à la moitié de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (lors d’un suivi), par une échelle de type Likert à 7 points. Une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les évaluations des patients sur l’exécution d’une tâche entraînée ; et, seulement après l’intervention, sur l’évaluation de l’exécution d’une tâche non-entraînée, toutes en faveur du groupe d’imagerie mentale comparé à celui d’entraînement fonctionnel de la tâche.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’imagerie mentale) pour améliorer la perception du rendement à la tâche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. En fait, l’imagerie mentale s’est avérée plus efficace qu’un entraînement fonctionnel de la tâche.

Sensibilité
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Liu et al., 2004 ; Winstein et al., 2004) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la sensibilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Liu et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement fonctionnel de la tâche ou de l’imagerie mentale. La sensibilité des patients a été mesurée à 2 semaines (à la moitié de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention) et à 1 mois (lors d’un suivi), par la sous-échelle Sensibilité du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Winstein et al., 2004) a d’abord classé l’AVC des patients du moins au plus sévère selon l’échelle de sévérité de l’AVC provenant de l’Orpington Prognostic Scale, pour ensuite les assigner aléatoirement, selon les sous-groupes de classification, à l’une des trois interventions suivantes : une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ; un entraînement de la force combiné au programme de réadaptation habituel ; ou seulement le programme de réadaptation habituel. La sensibilité des patients a été mesurée de 4 à 6 semaines (après l’intervention) et à 9 mois (lors d’un suivi) par la sous-échelle Sensibilité du Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’imagerie mentale, un entraînement de la force ou un programme de réadaptation habituel seul) pour améliorer la sensibilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Spasticité du membre supérieur
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Van Vliet et al., 2005) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la spasticité du membre supérieur de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réapprentissage moteur corporel basé sur une approche de rééducation orientée sur la répétition des tâches spécifiques (selon l’approche décrite par Carr & Sheppard, 1987), ou une intervention basée selon l’approche Bobath. Notons que l’intervention n’avait pas de terme spécifique et se poursuivait aussi longtemps que nécessaire. La spasticité du membre supérieur a été mesurée à 1, 3 et à 6 mois par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une intervention basée selon l’approche Bobath) pour réduire la spasticité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë

Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Baskett et al., 1999 ; Widén Holmqvist et al., 1998) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la réalisation des AVQ de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Baskett et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie fonctionnelle autogérée à domicile ou le suivi habituel externe en ergothérapie et en physiothérapie. La réalisation des AVQ a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par l’Indice de Barthel modifié. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation à domicile orienté sur la tâche ou le programme de suivi habituel en réadaptation. La réalisation des AVQ a été mesurée à 3 mois (vers la fin de l’intervention) par le Katz Index of Independence in ADLs (et son score AVD), l’Indice de Barthel et le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.
Note : L’étude ayant une petite taille d’échantillon n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire pour observer une différence significative entre les groupes.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que les programmes de réadaptation habituels pour améliorer la réalisation des AVQ de patients en phase subaiguë post-AVC.

Activité motrice du membre supérieur
Évidence insuffisante
5

Un ECR de haute qualité (Arya et al., 2012) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur l’activité motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par tâches spécifiques et significatives ou un entraînement habituel modifié selon la thérapie du mouvement de Brunnstrom et la thérapie neuro-développementale selon l’approche Bobath. L’activité motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 8 semaines (lors d’un suivi) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log (MAL). Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur le changement des résultats du MAL, en faveur de l’entraînement par tâches spécifiques et significatives comparé à l’entraînement habituel modifié.
Note : Les résultats décrivent un changement au niveau des résultats obtenus entre les groupes au moment du suivi, mais les données statistiques entre les résultats mesurés après l’intervention et ceux du suivi n’ont pas été documentées. Cette étude ne pourra donc pas être utilisée pour déterminer le niveau d’évidence de notre conclusion.

Conclusion : Il n’y a pas de données scientifiques probantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur l’activité motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cependant, un ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes sur le changement des résultats obtenus au moment du suivi en faveur d’un entraînement par tâches spécifiques et significatives comparé à un entraînement habituel modifié chez des patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Bien-être émotionnel
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Baskett et al., 1999) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur le bien-être émotionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie fonctionnelle autogérée à domicile ou le suivi habituel externe en ergothérapie et en physiothérapie. Le bien-être émotionnel des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par l’Hospital Anxiety and Depression Scale et le General Health QuestionnaireGHQ-28. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer le bien-être émotionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction de la main et dextérité
Inefficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004 ; Baskett et al., 1999 ; Widén Holmqvist et al., 1998) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la fonction de la main et la dextérité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ou une rééducation de la mobilité du membre inférieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel. La fonction de la main et la dextérité ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (lors d’un suivi) par le Jebsen Taylor Hand Function Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Baskett et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie fonctionnelle autogérée à domicile ou le suivi habituel externe en ergothérapie et en physiothérapie. La dextérité de la main a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par le Nine Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation à domicile orienté sur la tâche ou le programme de suivi habituel en réadaptation. La dextérité de la main a été mesurée à 3 mois (vers la fin de l’intervention) par le Nine Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : L’étude ayant une petite taille d’échantillon n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire pour observer une différence significative entre les groupes.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une rééducation de la mobilité du membre inférieur orientée sur la tâche ou des programmes de réadaptation habituels) pour améliorer la fonction de la main et la dextérité de patients en phase subaiguë post-AVC.

Fonction motrice du membre supérieur
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (Arya et al., 2012 ; Blennerhassett & Dite, 2004 ; Baskett et al., 1999 ; Widén Holmqvist et al., 1998) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Arya et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement par tâches spécifiques et significatives ou un entraînement habituel modifié selon la thérapie du mouvement de Brunnstrom et la thérapie neuro-développementale selon l’approche Bobath. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 8 semaines (lors d’un suivi) par les sous-échelles Membre supérieur, Avant-bras, Poignet et Main du Fugl-Meyer Assessment (FMA) ; par le score total et les sous-échelles évaluant la préhension, l’acte de prendre, la pince et les mouvements grossiers de l’Action Research Arm Test (ARAT), et par les sous-échelles Temps et Qualité du mouvement du Graded Wolf Motor Function Test. (GWMFT). Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur le changement des résultats de toutes les mesures, en faveur de l’entraînement par tâches spécifiques et significatives comparé à l’entraînement habituel modifié.
Note : Les résultats décrivent un changement au niveau des résultats obtenus entre les groupes au moment du suivi, mais les données statistiques entre les résultats mesurés après l’intervention et ceux du suivi n’ont pas été documentées. Cette étude ne pourra donc pas être utilisée pour déterminer le niveau d’évidence de notre conclusion.

Le second ECR de haute qualité (Blennerhassett & Dite, 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel ou une rééducation de la mobilité du membre inférieur orientée sur la tâche combinée au programme de réadaptation habituel. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 6 mois (lors d’un suivi) par la Motor Assessment Scale (MAS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
Note : L’étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=30) pour observer une différence significative entre les groupes. Une différence significative intra-groupe sur les résultats de la MAS a cependant été notée pour le groupe de rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche mais pas pour celui de rééducation de la mobilité du membre inférieur orientée sur la tâche. Le seuil significatif a été fixée à p = 0,008 pour tenir compte des comparaisons multiples.

Le troisième ECR de haute qualité (Baskett et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie fonctionnelle autogérée à domicile ou le suivi habituel externe en ergothérapie et en physiothérapie. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la MAS et le Frenchay Arm Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Widén Holmqvist et al., 1998) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de réadaptation à domicile orienté sur la tâche ou le programme de suivi habituel en réadaptation. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 3 mois (vers la fin de l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur du FMA. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : L’étude ayant une petite taille d’échantillon n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire pour observer une différence significative entre les groupes.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une rééducation de la mobilité du membre inférieur orientée sur la tâche ou des programmes de réadaptation habituels) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase subaiguë post-AVC.
Note :
Cependant, deux de ces ECR de haute qualité n’avaient probablement pas la puissance statistique nécessaire pour observer une différence significative entre les groupes, de plus, un de ces ECR de haute qualité n’a documenté que les résultats du suivi.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Baskett et al., 1999) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie fonctionnelle autogérée à domicile ou le suivi habituel externe en ergothérapie et en physiothérapie. La force de préhension des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique

Activités de la vie quotidienne (AVQ)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Corti et al., 2012 ; Higgins et al., 2006) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la réalisation des AVQ de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité de type croisé (Corti et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. L’activité fonctionnelle a été mesurée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par le Chedoke McMaster Hand and Arm Inventory. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Higgins et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche ou une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche. La réalisation des AVQ a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel et la sous-échelle AVQ de la Older Americans Resources and Services Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité ou une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche) pour améliorer la réalisation des AVQ de patients en phase chronique post-AVC.

Amplitude articulaire
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Thielman et al., 2008) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur l’amplitude articulaire du coude et de l’épaule de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. L’amplitude articulaire du coude et de l’épaule a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme d’exercices progressifs de résistance) pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=11) pour observer une différence significative entre les groupes.

Cinématique du membre supérieur
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Corti et al., 2012; Thielman et al., 2008) et un ECR de qualité acceptable (Thielman et al. 2004) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la cinématique du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité de type croisé (Corti et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. La cinématique du membre supérieur a été évaluée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par des mesures cinématiques de la vitesse du mouvement (moyenne de vélocité), de la précision du mouvement (ratio d’atteindre un trajet et des sous-mouvements), de la coordination motrice (temps du pic de vélocité de la main, temps pour la flexion maximale de l’épaule, temps pour l’extension maximale du coude) de l’amplitude articulaire de flexion de l’épaule et de l’amplitude articulaire de l’extension du coude. À 10 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’amplitude articulaire de l’extension du coude en faveur de l’entraînement dynamique de la résistance de haute intensité comparé au programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche. À 20 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur la vitesse du mouvement en faveur du programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche comparé à l’entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Thielman et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. La cinématique du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par des mesures cinématiques évaluant la trajectoire du bras. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=11) pour observer une différence significative entre les groupes. Cependant, le groupe de rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche a démontré une amélioration significative pré/post sur les mesures de la trajectoire du bras.

L’ECR de qualité acceptable (Thielman et al. 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. La cinématique du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par des mesures cinématiques évaluant la trajectoire du bras. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=12) pour observer une différence significative entre les groupes. Cependant, une analyse plus poussée a révélé qu’au sein du groupe d’intervention, les patients ayant une fonction initiale de plus bas niveau (basée sur une analyse pré-test du mouvement d’atteindre) avaient démontré une amélioration significative sur toutes les mesures de la cinématique du mouvement du bras (comparés aux patients ayant une fonction initiale de plus haut niveau). De plus, toujours pour les patients du groupe d’intervention ayant une fonction initiale de plus bas niveau, une amélioration significative a été notée sur la trajectoire de la main (suggérant une meilleure coordination du mouvement du coude et de l’épaule), alors qu’il n’y avait aucune amélioration significative sur les mesures de la cinématique dans le groupe témoin.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement par résistance ou un programme d’exercices progressifs de résistance) pour améliorer la cinématique du membre supérieur de patients en phase chronique post-AVC.
Note : Un des ECR de haute qualité a indiqué qu’un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche est plus efficace qu’un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité pour améliorer la vitesse du mouvement ; ce même ECR de haute qualité a également noté qu’un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité est plus efficace qu’un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche pour améliorer l’amplitude articulaire de l’extension du coude et le déplacement du tronc.

Compensation du tronc
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Corti et al., 2012; Thielman et al., 2008) et un ECR de qualité acceptable (Thielman et al. 2004) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la compensation du tronc de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité de type croisé (Corti et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. La compensation du tronc a été évaluée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par des mesures cinématiques du déplacement du tronc. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement dynamique de la résistance de haute intensité comparé au programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche.

Le second ECR de haute qualité (Thielman et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. La compensation du tronc a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par des mesures cinématiques évaluant le tronc. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=11) pour observer une différence significative entre les groupes.

L’ECR de qualité acceptable (Thielman et al. 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. La compensation du tronc a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par des mesures cinématiques évaluant le tronc. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=12) pour observer une différence significative entre les groupes.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement par résistance) pour améliorer la compensation du tronc de patients en phase chronique post-AVC. En fait, un des ECR de haute qualité a noté qu’un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité est plus efficace qu’un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche pour améliorer le déplacement du tronc.
Note : Deux de ces études n’avaient probablement pas la puissance statistique nécessaire pour observer une différence significative entre les groupes.

Fonction de la main et dextérité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Higgins et al., 2006) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la fonction de la main et dextérité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche ou une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche. La fonction de la main et dextérité ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention) par le Box & Block Test et le Nine-Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche) pour améliorer la fonction de la main et dextérité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fonction motrice du membre supérieur
Inefficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Corti et al., 2012; Higgins et al., 2006; Thielman et al., 2008) et un ECR de qualité acceptable (Thielman et al. 2004) ont examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité de type croisé (Corti et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. La fonction motrice du membre supérieur a été évaluée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par le score moteur et le score de l’épaule et du coude du Fugl-Meyer Assessment of the Upper Extremity. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Higgins et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche ou une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur du Stroke Rehabilitation Assessment of Movement (STREAM) et l’Upper Extremity Performance Test for the Elderly. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Le troisième ECR de haute qualité (Thielman et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment et le Wolf Motor Arm Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=11) pour observer une différence significative entre les groupes.

L’ECR de qualité acceptable (Thielman et al. 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche avec une restriction au niveau du tronc, ou un programme d’exercices progressifs de résistance avec une restriction au niveau du tronc. La fonction motrice du membre supérieur a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par deux sous-échelles évaluant le membre supérieur provenant de la Motor Assessment Scale et de la section Bras du Rivermead Motor Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Cette étude n’avait probablement pas la puissance statistique nécessaire (n=12) pour observer une différence significative entre les groupes.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, entraînement dynamique de la résistance de haute intensité, une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche ou un programme d’exercices progressifs de résistance) pour améliorer la fonction motrice du membre supérieur de patients en phase chronique post-AVC.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Higgins et al., 2006) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche ou une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche. La force de préhension a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre manuel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche) pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Participation
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Corti et al., 2012) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la participation de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. La participation des patients a été mesurée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par le Reintegration to Normal Living Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité) pour améliorer la participation de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vie
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Higgins et al., 2006) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche ou une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche. La qualité de vie des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par deux questions portant sur le membre supérieur provenant du Medical Outcomes Short Form-36 et de la Geriatric Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une rééducation de la mobilité orientée sur la tâche) pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Sévérité de l'AVC
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Corti et al., 2012) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la sévérité de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. La sévérité de l’AVC a été mesurée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par l’European Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité) pour améliorer la sévérité de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Corti et al., 2012) a examiné l’effet de la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche sur la spasticité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme de pratique fonctionnelle orientée sur la tâche ou un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité. La spasticité des patients a été mesurée après 10 semaines de pratique de chacune des interventions (à 10 et 20 semaines) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la rééducation du membre supérieur orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement dynamique de la résistance de haute intensité) pour réduire la spasticité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Références

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Baskett, J.J., Broad, J.B., Reekie, G., Hocking, C., & Green, G. (1999). Shared responsibility for ongoing rehabilitation: a new approach to home-based therapy after stroke. Clinical Rehabilitation, 13, 23-33.

Blennerhassett J, Dite W. (2004). Additional task-related practice improves mobility and upper limb function early after stroke: a randomised controlled trial. Aust J Physiother. 50, 219-224.

Christie, L., Bedford, R., & McCluskey, A. (2011). Task-specific practice of dressing tasks in a hospital setting improved dressing performance post-stroke: a feasibility study. Australian Occupational Therapy Journal, 58, 364-9.

Corti, M., McGuirk, T.E., Wu, S.S., & Patten, C. (2012). Differential effects of power training versus functional task practice on compensation and restoration of arm function after stroke. Neurorehabilitation and Neural Repair, 26(7), 842-54.

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Langhammer B, Stanghelle JK. (2000). Bobath or motor relearning programme? A comparison of two different approaches of physiotherapy in stroke rehabilitation: a randomized controlled study. Clin Rehabil, 14, 361-69.

Liu, K.P., Chan, C.C., Lee, T.M., Hui-Chan, C.W. (2004). Mental imagery for promoting relearning for people after stroke: a randomized controlled trial. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 85, 1403-8.

Thielman G, Kaminski T, & Gentile A. (2008). Rehabilitation of Reaching After stroke: Comparing 2 Training Protocols Utilizing Trunk Restraint. Neurorehabilitation and Neural Repair, 22(6), 697.

Thielman GT, Dean CM, Gentile AM. (2004). Rehabilitation of reaching after stroke: task-related training versus progressive resistive exercise. Arch Phys Med Rehabil, 85, 1613-1618.

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Widén Holmqvist, L., von Koch, L., Kostulas, V., Holm, M., Widsell, G., Tegler, H., Johansson, K., Almazan, J., & de Pedro-Cuesta, J. (1998). A randomized controlled trial of rehabilitation at home after stroke in southwest Stockholm. stroke, 29, 591-7.

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Études exclues

Bourbonnais D, Bilodeau S, Lepage Y, Beaudoin Nm Gravel D, Forget R. (2002). Effect of force-feedback treatments in patients with chronic motor deficits after a stroke. Am J Phys Med Rehabil, 81, 890 – 897.
Motif d’exclusion : N’impliquait pas une tâche fonctionnelle pertinente de la vie réelle.

Cauraugh J, & Kim S. (2003). Stroke motor recovery: active neuromuscular stimulation and repetitive practice schedules. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 74(11), 1562.
Motif d’exclusion : L’intervention impliquait une thérapie mixte d’entraînement orienté sur la tâche + stimulation musculaire, et la stimulation musculaire n’était pas contrôlée.

Chan D, Chan C & Au D. (2006). Motor relearning programme for stroke patients: a randomized controlled trial. Clinical Rehabilitation, 20(3), 191.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont pu recevoir un type d’entraînement orienté sur la tâche.

Cirstea MC & Levin MF. (2007). Improvement of Arm Movement Patterns and Endpoint Control Depends on Type of Feedback During Practice in Stroke Survivors. Neurorehabil Neural Repair, 21:1-14.
Motif d’exclusion : 1) l’objectif principal de l’étude était de déterminer l’effet de différents types de rétroaction entre deux groupes ayant reçu un entraînement orienté sur la tâche, ce qui a été considéré comme hors du champ de cette revue, et 2) l’intervention n’était pas progressivement adaptée aux progrès du patient.

Cirstea MC, Ptito A, Levin MF. Arm reaching improvements with short-term practice depend on the severity of the motor deficit in stroke. Experimental Brain Research 2003;152(4):476–88.
Motif d’exclusion : 1) l’objectif principal de l’étude était de déterminer l’effet de différents types de rétroaction entre deux groupes ayant reçu un entraînement orienté sur la tâche, ce qui a été considéré comme hors du champ de cette revue, et 2) l’intervention n’était pas progressivement adaptée aux progrès du patient.

Desrosiers J, Bourbonnais D, Corriveau H, Gosselin S, Bravo G. (2005). Effectiveness of unilateral and symmetrical bilateral task training for arm during the subacute phase after stroke: a randomized controlled trial. Clin Rehabil, 19, 581-593.
Motif d’exclusion : Les deux groupes ont pu recevoir un type d’entraînement orienté sur la tâche.

Dickstein R, Heffes Y, Laufer Y, Abulaffio N, Shabtai EL. (1997). Repetitive practice of a single joint movement for enhancing elbow function in hemiparetic patients. Percept Mot Skills, 85, 771-778.
Motif d’exclusion : 1) n’impliquait pas une tâche pertinente et fonctionnelle de la vie réelle, et 2) l’intervention n’était pas progressivement adaptée aux progrès du patient.

Duncan, P., Studenski, S., Richards, L., Gollub, S., Lai, S.M., Reker, D., Perera, S., Yates, J., Koch, V., Rigler, S., & Johnson, D. (2003). Randomized clinical trial of therapeutic exercise in subacute strokeStroke, 34, 2173-80.
Motif d’exclusion : L’intervention comprenait un entraînement orienté sur la tâche en plus d’autres interventions thérapeutiques, notamment des étirements, un renforcement et un entraînement de l’endurance.

Sackley, C., Wade, D.T., Mant, D., Atkinson, J., Yudkin, P., Cardoso, K., Levin, S., Lee, V., & Reel, K. (2006). Cluster randomized pilot controlled trial of an occupational therapy intervention for residents with stroke in UK care homes. Stroke, 37, 2336-41.
Motif d’exclusion : L’intervention comprenait un entraînement orienté sur la tâche en plus d’un entraînement de la mobilité et du traitement d’une déficience spécifique (par exemple, des contractures d’étirement).

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