Entraînement bilatéral des bras

Évidence révisées en date du 11-06-2018
Auteur(s)* : Annabel McDermott (OT) ; Dr Nicol Korner-Bitensky (PhD OT) ; Dr Tatiana Ogourtsova (PhD OT)
Information aux patients/familles Table des matières

Introduction

L’Entraînement bilatéral des bras comprend la pratique répétitive de mouvements bilatéraux des bras de façon symétrique ou alternée. Habituellement, l’Entraînement bilatéral des bras s’effectue en reliant les deux mains ensemble de sorte que le membre moins affecté facilite le mouvement passif du membre affecté. Les variantes de l’Entraînement bilatéral des bras incluent l’entraînement isocinétique bilatéral (mouvements spatio-temporels actifs et identiques effectués lors de l’exécution de tâches fonctionnelles) ; l’utilisation de dispositifs mécaniques ou de la robotique pour entraîner les mouvements passifs ou actifs du membre affecté ; ou l’entraînement bilatéral des bras avec une stimulation auditive rythmique ou une stimulation par électromyographie (EMG).

L’utilisation de l’Entraînement bilatéral des bras dans le rétablissement post-AVC se base sur l’hypothèse que des mouvements bilatéraux symétriques activent les réseaux de neurones dans les deux hémisphères du cerveau, favorisant ainsi la plasticité neuronale et la réparation corticale qui se traduit par une amélioration du contrôle moteur du membre affecté. L’Entraînement bilatéral des bras est approprié lorsque combiné avec d’autres interventions visant la rééducation des membres supérieurs et devrait impliquer des mouvements répétitifs lors de l’exécution de nouvelles tâches fonctionnelles.

Information aux patients/familles

Auteur : Tatiana Ogourtsova PhD OT
Version française en traduction libre par Gabriel Plumier

Qu’est-ce que l’Entraînement bilatéral des bras ?

L’Entraînement bilatéral des bras est un type de réadaptation qui utilise des mouvements symétriques (identiques) ou alternatifs (opposés) des deux bras. Un accident vasculaire cérébral peut perturber les messages qui sont envoyés du cerveau aux muscles, ce qui peut affecter la force et le mouvement des bras et des mains. Si vous bougez les bras pendant un Entraînement bilatéral des bras, vous risquez d’envoyer de la rétroaction aux deux côtés du cerveau (les hémisphères affectés et non affectés), ce qui pourrait augmenter l’activité cérébrale. Cela pourrait aider à reconstruire le côté du cerveau affecté par l’AVC et les voies cérébrales qui causent le mouvement dans le bras affecté.

À quoi sert l’Entraînement bilatéral des bras chez les personnes ayant subi un AVC ?

Le but de l’Entraînement bilatéral des bras est d’améliorer la force et l’utilisation du bras qui a été affecté par l’AVC.

Existe-t-il différents types de thérapies bilatérales du bras ?

Traditionnellement, l’Entraînement bilatéral des bras se faisait en reliant les deux mains afin que le bras le moins affecté aide à bouger le bras affecté.

Les variantes des entraînements comprennent :

  • Entraînement isocinématique – mouvements actifs identiques des deux bras.
  • Entraînement avec des dispositifs robotisés ou mécaniques – l’appareil entraîne le mouvement du bras affecté.
  • Entraînement avec des indices auditifs rythmiques – de la musique ou un métronome sont utilisés pour guider les mouvements des bras.
  • Entraînement avec stimulation par électromyographie (EMG) – une stimulation électrique est appliquée aux muscles du bras affecté pendant les mouvements du bras.

L’Entraînement bilatéral des bras est-il efficace en cas d’AVC ?

L’utilisation de l’Entraînement bilatéral a été examinée à l’aide de recherches de haute qualité. Il a été démontré qu’il améliore la fonction du bras chez certains patients suite à un AVC ; en particulier, les entraînements avec des indices auditifs rythmiques ont été utiles pour les patients en phase chronique de récupération post-AVC (plus de 6 mois après l’AVC) pour améliorer le mouvement, la force et la fonction du bras affecté. Il est important de noter que les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre.

À quoi puis-je m’attendre ?

Pendant un Entraînement bilatéral des bras habituel, vous pratiquerez des exercices répétitifs et intensifs des deux bras pendant 1-2 heures par jour, 2-5 fois par semaine pendant 2 semaines ou plus. De plus, votre ergothérapeute ou votre physiothérapeute peut choisir d’autres types d’entraînements (voir ci-dessus) pour aider le mouvement et pour renforcer le bras affecté. Votre thérapeute discutera avec vous du régime et du type d’entraînement qui vous conviennent le mieux.

Qui offre le traitement ?

L’Entraînement bilatéral des bras est habituellement administré par un physiothérapeute ou un ergothérapeute dans un centre de réadaptation ou dans une clinique externe.

Quelle est la durée du traitement ?

Les régimes de traitement par Entraînement bilatéral des bras varient. Les séances peuvent durer de 45 minutes à 2 heures, de 2 à 5 fois par semaine et de 1 à 6 semaines. En moyenne, il est pratiqué 1 heure, 3 fois par semaine, pendant 4 semaines.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires et des risques ?

L’Entraînement bilatéral des bras est habituellement administré par un professionnel de la santé qualifié dans une clinique de réadaptation. Votre thérapeute surveillera de près vos réactions à cette thérapie. Il est important de signaler toute sensation d’inconfort ou de douleur (comme une douleur à l’épaule du bras affecté). Votre thérapeute ajustera l’intensité et la durée du traitement en fonction de vos capacités, de votre endurance et de vos progrès.

Est-ce que l’Entraînement bilatéral des bras s’adresse à moi ?

L’Entraînement bilatéral des bras peut être bénéfique pour ceux qui ont perdu l’usage de leur bras à la suite d’un AVC. Des études ont examiné les avantages de l’Entraînement bilatéral des bras à différents stades de récupération post-AVC (court, moyen et long terme). Certaines recherches positives suggèrent que l’Entraînement bilatéral des bras peut être bénéfique pour les patients qui ont subi un AVC il y a six mois ou plus.

Information aux cliniciens

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Au total, quarante études ont été examinées pour évaluer l’efficacité de l’entraînement bilatéral des bras dans le rétablissement post-AVC des membres supérieurs (de ce nombre, vingt ECR de haute qualité, dix ECR de qualité acceptable, trois ECR de faible qualité et sept études non randomisées sont présentés dans ce module Info-AVC). Les effets de l’entraînement bilatéral des bras ont été observés auprès de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC (2 études), en phase subaiguë (3 études) ou chronique (30 études), ou lorsque la phase de récupération post-AVC n’est pas spécifique à une période (3 études). Différents types d’intervention utilisant l’entraînement bilatéral des bras ont été distingués et regroupées à partir des catégories suivantes : l’entraînement bilatéral des bras habituel ; l’entraînement bilatéral des bras induit par des dispositifs (mouvements passifs/actifs utilisant des dispositifs mécaniques) ; l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) ; et l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation par électromyographie (EMG).

Dans l’ensemble, les résultats de ces études indiquent que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que les interventions témoins et qu’il est généralement moins efficace que les thérapies par contraintes induites du mouvement. Des Revues systématiques produites par Coupar et al., (2010) et van Delden et al (2012) relèvent des conclusions similaires. La première de ces revues (Coupar et al., 2010) présente une revue Cochrane de quatorze ECR (dont dix ont été incluse dans ce module Info-AVC) et n’a signalé aucune différence statistiquement significative entre l’entraînement bilatéral des bras comparé aux autres interventions spécifiques aux membres supérieurs (MS) lors de l’exécution des Activités de la vie quotidienne (AVQ), des mouvements fonctionnels du bras ou de la main, d’une déficience motrice, des programmes de soins habituels ou de l’absence d’une intervention particulière, et ce lors des différents stades de récupération d’un AVC. La plus récente des deux Revues systématiques (van Delden et al (2012) a analysé neuf ECR (tous inclus dans ce module Info-AVC et dont quatre étaient présentés dans la revue de Coupar et al., 2010) et note une différence significative marginale sur la fonction motrice du MS en faveur d’un entraînement unilatéral du bras comparé à l’entraînement bilatéral des bras chez des patients en phase aiguë ou chronique de récupération post-AVC et avec une légère parésie des MS ; et une différence significative marginale de l’activité motrice du MS en faveur de l’entraînement unilatéral du bras comparé à l’entraînement bilatéral du bras chez les patients en phase chronique de récupération et avec une légère parésie du MS. D’autres mesures de la déficience motrice du MS ne démontrent aucune différence significative entre un entraînement unilatéral du bras et l’entraînement bilatéral des bras.

Différents types d’entraînement bilatéral des bras sont plus efficaces que d’autres : une Revue systématique et une méta-analyse au sujet de l’efficacité de l’entraînement bilatéral des bras produites par Cauraugh et al., (2010), ont examiné seize ECR et huit études de type pré/post (dont quinze sont inclus dans ce module Info-AVC) et relèvent un effet significatif de l’entraînement bilatéral des bras combiné à une stimulation neuromusculaire déclenchée par EMG, une faible tendance en faveur des mouvements actifs et/ou passifs (utilisant des dispositifs mécaniques) et une légère ampleur de l’effet non significative en faveur d’une thérapie essentiellement bilatérale. Bien que des conclusions semblables aient été présentées dans notre module Info-AVC, l’examen systématique a également révélé un effet significatif du BATRAC qui discorde avec les conclusions de notre synthèse (mais qui peut s’expliquer par une décision éditoriale d’exclure de notre module plusieurs études qui examinaient l’efficacité du BATRAC – voir les études exclues pour de plus amples informations).

Notons finalement que les résultats sont organisés en fonction des différents stades de récupération d’un AVC et selon le type d’entraînement bilatéral utilisé dans les différentes études.

Tableau des résultats

Pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement)

Résultats

Phase aiguë

Dextérité
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Morris et al., 2008 et Morris & Van Wijck, 2012) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la dextérité de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Morris et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La dextérité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par le Nine Hole Peg Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement au moment du suivi en faveur de l’entraînement unilatéral comparé à l’entraînement bilatéral des bras.

Le second ECR de haute qualité (Morris & Van Wijck, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La dextérité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par le Nine Hole Peg Test. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la dextérité du côté de la lésion en faveur de l’entraînement bilatéral des bras comparé à l’entraînement unilatéral, cependant, au moment du suivi, cette différence n’a pas conservé sa valeur significative.

Conclusion : Il y a des données contradictoires (niveau 4) entre deux ECR de haute qualité au sujet de l’efficacité de l’entraînement bilatéral des bras sur la dextérité de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace, à long terme, que l’entraînement unilatéral ; un second ECR de haute qualité indique que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace, à court terme, que l’entraînement unilatéral pour améliorer la dextérité de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Morris et al., 2008 et Morris & Van Wijck, 2012) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Morris et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par le score total de l’Action Research Arm Test (ARAT) et ses sous-échelles évaluant la préhension, l’acte de prendre, les mouvements grossiers et la pince ainsi que par le Rivermead Motor Assessment. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, cependant, au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur la sous-échelle de l’ARAT évaluant la pince, et ce en faveur de l’entraînement unilatéral comparé à l’entraînement bilatéral des bras.

Le second ECR de haute qualité (Morris & Van Wijck, 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par l’ARAT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la fonction des membres supérieurs de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Humeur / affect
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Morris et al., 2008) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur l’humeur et l’affect de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. L’humeur et l’affect des patients ont été mesurés à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par l’Hospital Anxiety and Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer l’humeur et l’affect de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Morris et al., 2008) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par l’Indice modifié de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Qualité de vie liée à la santé
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Morris et al., 2008) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la qualité de vie liée à la santé de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par le Nottingham Health Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase aiguë de récupération d’un AVC.

Phase subaiguë

Cinématique
Inefficace
2B

Un ECR de faible qualité (Platz et al., 2001) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la cinématique des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La cinématique des membres supérieurs a été mesurée à 1 semaine (après l’intervention) lors de l’exécution de tâches ciblées (temps de mouvement, précision dans l’espace et variation du mouvement). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de faible qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la cinématique des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Coordination motrice (membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la coordination motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La coordination motrice des membres supérieurs a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par le test doigt-nez. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la coordination motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Dextérité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur de la Fugl-Meyer Assessment et par le score total et le score aux sous-échelles Unilatéral et Bilatéral du Test Évaluant la performance des Membres supérieurs des Personnes Âgées (TEMPA). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membre supérieur de la Fugl-Meyer Assessment et par le score total et le score aux sous-échelles Unilatéral et Bilatéral du Test Évaluant la performance des Membres supérieurs des Personnes Âgées (TEMPA). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La force de préhension a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un vigorimètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Desrosiers et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle et l’Assessment of Motor and Process Skills. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucun des instruments de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Phase subaiguë - Entraînement bilatéral des bras induit par dispositif

Cycles activité/repos du poignet
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur les cycles d’activité et de repos du poignet de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. Les cycles d’activité et de repos du poignet ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un actographe qui enregistre les mouvements du poignet. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée) pour améliorer les cycles d’activité et de repos du poignet de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Dextérité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la dextérité de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. La dextérité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Box and Block Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée) pour améliorer la dextérité de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Fatigue
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la fatigue de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. La fatigue des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) à l’aide d’une échelle d’auto-évaluation de la fatigue à 11 points. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée) pour améliorer la fatigue de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Contradictoire
4

Deux ECR de haute qualité (Hesse et al., 2005 et Hsieh et al., 2017) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Hesse et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras sur ordinateur ou une stimulation électrique initiée par électromyographie (EMG) aux extenseurs du poignet parétique. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la sous-échelle Membres supérieurs de la Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS). Au deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction motrice des membres supérieurs en faveur de l’entraînement bilatéral des bras sur ordinateur comparé à la stimulation électrique par EMG.

Le second ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données contradictoires (niveau 4) entre deux ECR de haute qualité au sujet de l’efficacité de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité indique que l’entraînement bilatéral des bras sur ordinateur est plus efficace qu’une stimulation électrique par EMG ; un second ECR de haute qualité indique que l’entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. La force de préhension des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée) pour améliorer la force de préhension de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Force du poignet
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hesse et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la force du poignet de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras sur ordinateur ou une stimulation électrique initiée par électromyographie (EMG) aux extenseurs du poignet parétique. La force du poignet a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la Medical Research Council Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure en faveur de l’entraînement bilatéral des bras sur ordinateur comparé à la stimulation électrique initiée par EMG.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras par ordinateur est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une stimulation par EMG) pour améliorer la force du poignet de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur l’impact de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. L’impact de l’AVC a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la Stroke Impact Scale (SIS – Domaines Force, Fonction de la main, AVQ/AVD, Mobilité). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hsieh et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche ou seulement un entraînement orienté sur la tâche, apparié quant à sa durée. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) la modified Rankin Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras assisté par robot combiné à un entraînement orienté sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement orienté sur la tâche apparié quant à sa durée) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Hesse et al., 2005) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la spasticité de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras sur ordinateur ou une stimulation électrique initiée par électromyographie (EMG) aux extenseurs du poignet parétique. La spasticité du tonus musculaire a été évaluée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras par ordinateur n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une stimulation par EMG) pour réduire la spasticité de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Phase chronique

Activité motrice (membre supérieur)
inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (van der Lee et al., 1999; Lin et al., 2009; Lin et al., 2010; Wu et al., 2011 et Wu et al., 2012), deux ECR de qualité acceptable (Shim & Jung, 2015; Sethy et al., 2016) et un ECR de faible qualité (Wu et al., 2010) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur l’activité motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van der Lee et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras basé sur des techniques neuro-développementales ou un entraînement par contrainte induite du membre supérieur affecté. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines, 6 mois et 12 mois (lors des suivis), par les sous-échelles Quantité d’utilisation, Qualité du mouvement et Problèmes du Motor Activity Log (MAL). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Lin et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation apparié quant à durée et comprenant une composante de thérapie neuro-développementale et des activités compensatoires liées à des tâches fonctionnelles. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures de l’activité motrice en faveur de la TCIMm comparée à l’entraînement bilatéral des bras et au programme de réadaptation. Aucune différence significative n’a été notée entre le groupe d’entraînement bilatéral et celui du programme de réadaptation.

Le troisième ECR de haute qualité (Lin et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant des tâches fonctionnelles ou un entraînement d’ergothérapie des membres supérieurs apparié quant à sa durée et utilisant des techniques neuro-développementales. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures.

Le quatrième ECR de haute qualité (Wu et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une TCIMm ou le programme de réadaptation habituel apparié quant à sa durée. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures de l’activité motrice en faveur de la TCIMm comparée à l’entraînement bilatéral et à la réadaptation habituelle. Aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de l’activité motrice entre le groupe d’entraînement bilatéral des bras et celui du programme de réadaptation habituel.

Le cinquième ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) ou le programme de réadaptation habituel. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de l’activité motrice entre le groupe d’EBBt et celui de réadaptation habituelle, ni entre le groupe d’EBBt et celui d’EBBr.

Note : Les résultats au sujet de l’entraînement bilatéral des bras assisté par robot sont présentés dans une prochaine section – Entraînement bilatéral des bras induit par dispositif.

Le premier ECR de qualité acceptable (Shim & Jung, 2015) a assigné aléatoirement les patients randomisés pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras, utilisant des tâches fonctionnelles. L’activité motrice des membres supérieurs (côté parétique / non parétique : quantité et intensité) a été mesurée à l’aide d’un accéléromètre Actisleep à 6 semaines (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures de l’activité motrice du membre parétique (quantité et intensité : activité sédentaire réduite, activité modérée accrue), en faveur de l’entraînement des bras bilatéral comparé à l’entraînement unilatéral du bras.

Le second ECR de qualité acceptable (Sethy et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une TCIMm ou le programme d’ergothérapie habituel. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du MAL. Le groupe d’entraînement bilatéral a démontré des gains significatifs entre la mesure au départ de l’étude et celle d’après l’intervention, sur les deux mesures de l’activité motrice.

Note : Les différences significatives entre les groupes n’ayant pas été clairement documentées par les auteurs, cette étude ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

L’ECR de faible qualité (Wu et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou une TCIMm. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et, Qualité du mouvement du MAL. Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées et aucune analyse statistique intra-groupe n’est disponible.

Note : Cet ECR de faible qualité n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considéré pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement par contrainte induite, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée, la réadaptation habituelle ou des techniques neuro-développementales) pour améliorer l’activité motrice des membres supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras utilisant des tâches fonctionnelles) pour améliorer l’activité motrice des membres supérieur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Cinématique (membre supérieur)
Efficace
1A

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant les activités quotidiennes ou de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu l’ergothérapie habituelle. La dextérité des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par le Box and Block Test. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les changement des scores entre la mesure au départ de l’étude et celle après l’intervention, en faveur de l’entraînement bilatéral des bras sur comparé à l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath et appariée quant à sa durée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath et appariée quant à sa durée) pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Dextérité
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lee et al., 2017) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant les activités quotidiennes ou de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu l’ergothérapie habituelle. La dextérité des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par le Box and Block Test. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les changement des scores entre la mesure au départ de l’étude et celle après l’intervention, en faveur de l’entraînement bilatéral des bras sur comparé à l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath et appariée quant à sa durée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath et appariée quant à sa durée) pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Contradictoire
4

Huit ECR de haute qualité (van der Lee et al., 1999; Suputtitada et al., 2004; Summers et al., 2007; Lin et al., 2009; Lin et al., 2010; Wu et al., 2011; Wu et al., 2012 et Lee et al., 2017), quatre ECR de qualité acceptable (Stoykov et al., 2009; Hayner et al., 2010; Singer et al., 2013 et Sethy et al., 2016), et un ECR de faible qualité (Wu et al., 2010) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van der Lee et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras basé sur des techniques neuro-développementales ou un entraînement par contrainte induite du membre supérieur affecté. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines, 6 mois et 12 mois (lors de suivis), par l’Action Research Arm Test (ARAT) et par la sous-échelle Membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras basé sur des techniques neuro-développementales ou une Thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM). La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le score total de l’ARAT et ses sous-échelles évaluant la préhension, l’acte de prendre, les mouvements grossiers et la pince. Une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les mesures de la fonction motrice en faveur de la TCIMm comparée à l’entraînement bilatéral des bras.

Le troisième ECR de haute qualité (Summers et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral ou unilatéral des mouvements du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée après chacune des séances d’intervention (6 séances quotidiennes de 50 minutes) par la modified Motor Assessment Scale (Fonction du bras, Mouvements de la main et Mouvements avancés de la main). Une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les mesures de la fonction motrice en faveur de l’entraînement bilatéral comparé à l’entraînement unilatéral.

Le quatrième ECR de haute qualité (Lin et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation apparié quant à durée et comprenant une composante de thérapie neuro-développementale et des activités compensatoires liées à des tâches fonctionnelles. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le score total de la FMA-MS et ses sous-scores proximal et distal. Une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les mesures de la fonction motrice en faveur de l’entraînement bilatéral des bras comparé au programme de réadaptation. Aucune différence significative n’a été notée entre le groupe d’entraînement bilatéral et celui de TCIMm.

Note : Une différence significative entre les groupes a été notée sur deux mesures de la fonction motrice (score total de la FMA-MS et sous-score distal) en faveur de la TCIMm comparée au programme de réadaptation.

Le cinquième ECR de haute qualité (Lin et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement d’ergothérapie des membres supérieurs apparié quant à sa durée et utilisant des techniques neuro-développementales. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement bilatéral comparé à l’ergothérapie utilisant une technique neuro-développementale.

Le sixième ECR de haute qualité (Wu et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une TCIMm ou le programme de réadaptation habituel apparié quant à sa durée. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le sore total et les sous-échelles Temps de performance, Habileté fonctionnelle et Force du Wolf Motor Function Test (WMFT). Aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de la fonction motrice entre le groupe d’entraînement bilatéral et celui de TCIMm, ni entre le groupe d’entraînement bilatéral et celui de réadaptation habituelle.

Note : Une différence significative entre les groupes a été notée sur deux mesures de la fonction motrice (WMFT – Temps de performance, Habileté fonctionnelle) en faveur de la TCIMm comparée au programme de réadaptation.

Le septième ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) ou le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le score total de la FMA-MS et ses sous-scores proximal et distal. Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le sous-score distal du FMA-MS en faveur de l’EBBt comparé à la réadaptation habituelle. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’EBBt et celui d’EBBr.

Note : Les résultats au sujet de l’entraînement bilatéral des bras assisté par robot sont présentés dans une prochaine section – Entraînement bilatéral des bras induit par dispositif.

Le huitième ECR de haute qualité (Lee et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant les activités quotidiennes ou de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu l’ergothérapie habituelle. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les changement des scores entre la mesure au départ de l’étude et celle après l’intervention, en faveur de l’entraînement bilatéral des bras sur comparé à l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath et appariée quant à sa durée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Stoykov et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique d’un AVC et avec une déficience motrice modérée des membres supérieurs pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par le Motor Status Score (MSS – Épaule/coude, Poignet/main) et la Motor Assessment Scale (MAS – Fonction des membres supérieurs, Mouvements de la main et Mouvements avancés de la main). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur une seule mesure de la fonction motrice des membres supérieurs (MAS – Fonction des membres supérieurs) en faveur de l’entraînement bilatéral comparé à l’entraînement unilatéral.

Le second ECR de qualité acceptable (Hayner et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou une TCIMm de même fréquence et ayant une même durée. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 10 jours (après l’intervention) et à 6 mois de suivi par le WMFT. Aucune différence significative n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Singer et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral ou unilatéral des bras par tâches spécifiques. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 1 et 3 mois (lors de suivis) par la FMA-MS et l’Arm Motor Ability Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesures.

Le quatrième ECR de qualité acceptable (Sethy et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une TCIMm ou le programme d’ergothérapie habituel. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS (sous-scores proximal et distal) et l’ARAT. Le groupe d’entraînement bilatéral a démontré des améliorations significatives entre la mesure au départ de l’étude et celle d’après l’intervention, sur quelques mesures de l’activité motrice (FMA-MS, sous-score proximal et l’ARAT).

Note : Les différences significatives entre les groupes n’ayant pas été clairement documentées par les auteurs, cette étude ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

L’ECR de faible qualité (Wu et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou une TCIMm. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS et l’ARAT. Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées et aucune analyse statistique intra-groupe n’est disponible.

Note : Cet ECR de faible qualité n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considéré pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a des données contradictoires (niveau 4) au sujet de l’efficacité de l’entraînement bilatéral des bras pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Tandis que cinq ECR de haute qualité indique que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral des mouvements du bras, un programme de réadaptation apparié quant à durée et comprenant une composante de thérapie neuro-développementale et des activités compensatoires liées à des tâches fonctionnelles, un entraînement d’ergothérapie des membres supérieurs apparié quant à sa durée et utilisant des techniques neuro-développementales, de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath) ; trois ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable ont indiqué que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement par contrainte induite, une TCIMm, un programme de réadaptation habituel, un entraînement unilatéral des bras par tâches spécifiques). En fait, un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont noté qu’une TCIMm est plus efficace qu’un entraînement bilatéral des bras.

Force (membre supérieur)
Contradictoire
4

Deux ECR de qualité acceptable (Stoykov et al., 2009 et Shim & Jung, 2015) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la force des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Stoykov et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La force des membres supérieurs (flexion/extension de l’épaule, rotation interne/externe ; flexion/extension du coude ; flexion/extension du poignet) a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de qualité acceptable (Shim & Jung, 2015) a assigné aléatoirement les patients randomisés pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras, utilisant des tâches fonctionnelles. La force du bras (côté parétique) a été mesurée par à 6 semaines (après l’intervention) par le Manual Function Test. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’entraînement des bras bilatéral comparé à l’entraînement unilatéral du bras.

Conclusion : Il y a des données contradictoires (niveau 4) entre deux ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entraînement bilatéral des bras sur la force des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace qu’un entraînement unilatéral ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace qu’un entraînement unilatéral pour améliorer la force des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Force de la pince
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la force de la pince de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras basé sur des techniques neuro-développementales ou une Thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM). La force de la pince des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de la TCIM comparée à l’entraînement bilatéral des bras.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIM) pour améliorer la force de la pince de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. En fait, cet ECR de haute qualité a relevé que la TCIM est plus efficace que l’entraînement bilatéral des bras.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004) et un ECR de qualité acceptable (Stoykov et al., 2009) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Suputtitada et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras basé sur des techniques neuro-développementales ou une Thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM). La force de préhension des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

L’ECR de qualité acceptable (Stoykov et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras. La force de préhension des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIM ou un entraînement unilatéral du bras) pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Lin et al., 2009 et Wu et al., 2012) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lin et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation apparié quant à durée et comprenant une composante de thérapie neuro-développementale et des activités compensatoires liées à des tâches fonctionnelles. L’Impact de l’AVC a été mesuré à 3 semaines (après l’intervention) par le score total et les domaines Force, Mémoire, Émotion, Communication, AVQ/AVD, Mobilité, Fonction de la main et Participation de la Stroke Impact Scale (SIS). Une différence significative entre les groupes a été notée sur trois domaines de l’impact de l’AVC (SIS – score total, AVQ/AVD, et Participation), en faveur de la TCIMm comparée à l’entraînement bilatéral des bras. Aucune différence significative n’a été notée entre le groupe d’entraînement bilatéral et celui du programme de réadaptation.

Note : Une différence significative entre les groupes a été notée sur trois domaines de l’impact de l’AVC (SIS – score total, AVQ/AVD, et Fonction de la main), en faveur de la TCIMm comparée au programme de réadaptation.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) ou le programme de réadaptation habituel. L’impact de l’AVC a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la SIS. Aucune différence significative n’a été notée entre le groupe d’EBBt et celui de réadaptation habituelle, ni entre le groupe d’EBBt et celui d’EBBr.

Note : Les résultats au sujet de l’entraînement bilatéral des bras assisté par robot sont présentés dans une prochaine section – Entraînement bilatéral des bras induit par dispositif.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. En fait, un de ces ECR de haute qualité a noté que la TCIMm est plus efficace que l’entraînement bilatéral des bras pour améliorer l’impact de l’AVC.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1A

Quatre ECR de haute qualité (van der Lee et al., 1999; Lin et al., 2009; Lin et al., 2010 etLee et al., 2017) et un ECR de qualité acceptable (Shim & Jung, 2015) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (van der Lee et al., 1999) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras basé sur des techniques neuro-développementales ou un entraînement par contrainte induite du membre supérieur affecté. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) et à 6 semaines, 6 mois et 12 mois (lors de suivis) par les sous-échelles Soins personnels et Occupation du Rehabilitation Activities Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Lin et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation apparié quant à durée et comprenant une composante de thérapie neuro-développementale et des activités compensatoires liées à des tâches fonctionnelles. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par le score total et les sous-échelle Soins personnels, Contrôle des sphincters, Transferts, Locomotion, Communication et Cognition sociale de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des composantes mesurées (MIF – Locomotion), en faveur de la TCIMm comparée à l’entraînement bilatéral des bras et au programme de réadaptation. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement bilatéral des bras et le programme de réadaptation.

Le troisième ECR de haute qualité (Lin et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant des tâches fonctionnelles ou un entraînement d’ergothérapie des membres supérieurs apparié quant à sa durée et utilisant des techniques neuro-développementales. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention) par la MIF. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Lee et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant les activités quotidiennes ou de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu l’ergothérapie habituelle. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 8 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les changement des scores entre la mesure au départ de l’étude et celle après l’intervention, en faveur de l’entraînement bilatéral des bras sur comparé à l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath et appariée quant à sa durée.

L’ECR de qualité acceptable (Shim & Jung, 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras ou un entraînement unilatéral du bras, utilisant des tâches fonctionnelles. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le score total et le score aux sous-échelles Moteur et Cognitif de la MIF. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le score total et le score à la sous-échelle Moteur de la MIF en faveur de l’entraînement bilatéral des bras comparé à l’entraînement unilatéral du bras.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement par contrainte induite, une TCIMm, une réadaptation habituelle ou un entraînement d’ergothérapie des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. En fait, un de ces ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes sur une sous-échelle d’une mesure de l’indépendance fonctionnelle en faveur d’une TCIMm comparée à un entraînement bilatéral des bras.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont noté que l’entraînement bilatéral des bras est plus efficace que des intervention comparatives (ici, de l’ergothérapie utilisant l’approche Bobath, appariée quant à sa durée, et un entraînement unilatéral du bras utilisant des tâches fonctionnelles) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. La différence entre les instruments de mesure utilisés et la durée des interventions entre les études pourraient potentiellement expliquer les divergences dans les résultats.

Phase chronique - Entraînement bilatéral des bras avec stimulation par électromyographie (EMG)

Cinématique (membre supérieur)
Efficace
2B

Deux ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002 et Cauraugh, Kim & Duley, 2005) ont examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras sur la cinématique des mouvements de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par électromyographie (EMG) au niveau de l’extension des poignets et des doigts, un entraînement unilatéral du bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par EMG au niveau de l’extension du poignet et des doigts, ou une intervention comprenant des exercices unilatéraux actifs de l’extension du poignet et des doigts. La cinématique des mouvements (temps de réaction motrice) a été mesurée au départ de l’étude et après 4 séances d’intervention de 90 minutes sur 2 semaines. Une différence significative intra-groupe a été notée pour le groupe d’entraînement bilatéral avec stimulation EMG, pour le groupe d’entraînement unilatéral avec stimulation EMG, mais pas pour le groupe d’intervention comprenant des exercices unilatéraux actifs.

Note : Cet ECR de qualité acceptable n’a pas clairement documenté les différences significatives entre les groupes.

Les second ECR de qualité acceptable (Cauraugh, Kim & Duley, 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral ou unilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire active déclenchée par électromyographie (EMG). La cinématique des mouvements (pic de vélocité, variabilité du pic de vélocité, pourcentage du temps de mouvement total en phase d’accélération / décélération, temps de réaction médian, temps de mouvement) a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention). Le groupe d’entraînement bilatéral des bras a démontré des améliorations significatives sur plusieurs mesures de la cinématique des mouvements (pic de vélocité plus élevée lors de mouvements simultanés des deux bras, moins de variabilité du pic de vélocité lors de mouvements du membre parétique seul, moins de pourcentage du temps de mouvement total dans la phase de décélération lors de mouvements simultanés des deux bras, temps de mouvement). Le groupe d’entraînement unilatéral du bras a démontré un pic de vélocité élevé lors de mouvements du bras parétique seul.

Note : Cet ECR de qualité acceptable n’a pas documenté les différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par électromyographie est efficace pour améliorer la cinématique des mouvements de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Dextérité
Efficace
2B

Un ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par électromyographie (EMG) au niveau de l’extension des poignets et des doigts, un entraînement unilatéral du bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par EMG au niveau de l’extension du poignet et des doigts, ou une intervention comprenant des exercices unilatéraux actifs de l’extension du poignet et des doigts. La dextérité des patients a été mesurée au départ de l’étude et après 4 séances d’intervention de 90 minutes sur 2 semaines par le Box and Block Test. Une différence significative intra-groupe a été notée pour le groupe d’entraînement bilatéral avec stimulation EMG, pour le groupe d’entraînement unilatéral avec stimulation EMG, mais pas pour le groupe d’intervention comprenant des exercices unilatéraux actifs.

Note : Cet ECR de qualité acceptable n’a pas clairement documenté les différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par électromyographie est efficace pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Force du poignet
Efficace
2B

Un ECR de qualité acceptable (Cauraugh & Kim, 2002) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras sur la force du poignet de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par électromyographie (EMG) au niveau de l’extension des poignets et des doigts, un entraînement unilatéral du bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par EMG au niveau de l’extension du poignet et des doigts, ou une intervention comprenant des exercices unilatéraux actifs de l’extension du poignet et des doigts. La force du poignet des patients a été mesurée au départ de l’étude et après 4 séances d’intervention de 90 minutes sur 2 semaines. Une différence significative intra-groupe a été notée pour le groupe d’entraînement bilatéral avec stimulation EMG, pour le groupe d’entraînement unilatéral avec stimulation EMG, mais pas pour le groupe d’intervention comprenant des exercices unilatéraux actifs.

Note : Cet ECR de qualité acceptable n’a pas clairement documenté les différences significatives entre les groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation neuromusculaire déclenchée par électromyographie est efficace pour améliorer la force du poignet de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Phase chronique - Entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC)

Amplitude articulaire (membre supérieur)
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Whitall et al., 2000) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur l’amplitude articulaire des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un BATRAC (rythmé par un métronome) et comprenant des mouvements répétitifs simultanés ou alternés de pousser/tirer dans un plan transversal. L’amplitude articulaire active et passive (AAa, AAp) de l’épaule (flexion, extension, abduction, adduction), du coude (flexion, extension), du poignet (flexion, extension) et du pouce (opposition) ont été mesurées au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 2mois (lors d’un suivi). Après l’intervention, des améliorations significatives de l’AAa de l’épaule (extension seulement), de l’AAa / AAp du poignet (flexion seulement) et de l’AAa du pouce (opposition) ont été observées. Au moment du suivi, les améliorations de l’AAp du poignet (flexion seulement) et de l’AAa du pouce (opposition) ont été maintenues.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant que l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas efficace pour améliorer l’amplitude articulaire des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, cette étude non randomisée a relevé des améliorations significatives et durables de la flexion du poignet et de l’opposition du pouce.

Cinématique (membre supérieur)
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (McCombe Waller, Liu & Whitall, 2008) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la cinématique des mouvements des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras basé sur des techniques neuro-développementales. La cinématique des mouvements des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par l’évaluation d’une tâche unilatérale et bilatérale quant à la distance du mouvement (DM), au temps de mouvement normalisé (TMN), au pic d’accélération (PA), au pic de vélocité (PV), à l’unité de mouvement normalisée (UMN) et à la précision du parcours de la main (PPM). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur l’UMN de la main parétique lors de la tâche bilatérale et la PPM de la main parétique et non parétique lors de la tâche bilatérale, en faveur du groupe BATRAC comparé à celui d’entraînement unilatéral basé sur des techniques neuro-développementales.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras basé sur des techniques neuro-développementales) pour améliorer la cinématique des mouvements des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cependant, les résultats démontrent que le BATRAC est plus efficace qu’un entraînement unilatéral du bras basé sur des techniques neuro-développementales pour améliorer certaines mesures de la cinématique des mouvements des membres supérieurs lors de l’exécution d’une tâche bilatérale.

Coordination motrice fine
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (McCombe Waller & Whitall, 2004) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) pour améliorer la coordination motrice fine de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un BATRAC. La coordination motrice fine de la main a été évaluée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’une tâche par tapotement des doigts. Aucune amélioration significative de la coordination motrice fine de la main parétique n’a été notée, cependant la main non parétique a démontré une amélioration significative de la constance du tapotement mais une diminution significative du taux de tapotement.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas efficace pour améliorer la coordination motrice fine de la main parétique de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Dextérité
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Dispa et al., 2013 et Waller et al., 2014) et un ECR de faible qualité (Rosa et al., 2010) ont examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de type croisé de haute qualité (Dispa et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie bilatérale des mouvements des bras avec stimulation auditive rythmique ou une thérapie unilatérale des mouvements du bras avec stimulation auditive rythmique. La dextérité des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention) par le Purdue Pegboard Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Waller et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche pour 6 semaines (phase 1), suivi d’un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche pour 6 semaines (phase 2). La dextérité des patients a été mesurée à 6 semaines (après la phase 1), à 12 semaines (après la phase 2) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par le Box and Block Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Rosa et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras. La dextérité des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par le Purdue Pegboard Test. Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées, cependant une amélioration de la dextérité a été observée chez deux des trois patients du groupe BATRAC et chez deux des trois patients du groupe d’entraînement unilatéral. Un patient de chaque groupe n’a pas été en mesure de compléter la passation du Purdue Pegboard Test.

Note : Cet ECR de faible qualité n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considéré pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une thérapie unilatérale des mouvements du bras avec stimulation auditive rythmique ou un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche) pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1A

Cinq ECR de haute qualité (Luft et al., 2004; Whitall et al., 2011; Dispa et al., 2013; Shahine & Shafshak, 2014 et Waller et al., 2014), un ECR de qualité acceptable (McCombe Waller, Liu & Whitall, 2008), un ECR de faible qualité (Rosa et al., 2010) et deux études non randomisées (Whitall et al., 2000 et McCombe Waller & Whitall, 2004) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Luft et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou des exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales et appariés quant à leur durée. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membres supérieurs de la Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS) et les sous-échelles Temps de performance et Force du Wolf Motor Function Test (WMFT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures.

Le second ECR de haute qualité (Whitall et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou des exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales et appariés quant à leur durée. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 4 mois (lors d’un suivi) par la FMA-MS et les sous-échelles Temps de performance, Force et Fonction du WMFT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité de type croisé (Dispa et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral avec stimulation auditive rythmique. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention) par l’ABILHAND Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Le quatrième ECR de haute qualité (Shahine & Shafshak, 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou une réadaptation unilatérale du membre supérieur. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le cinquième ECR de haute qualité (Waller et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche pour 6 semaines (phase 1), suivi d’un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche pour 6 semaines (phase 2). La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après la phase 1), à 12 semaines (après la phase 2) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par la FMA-MS, le WMFT modifié et l’University of Maryland Arm Questionnaire for Stroke (UMAQS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée après la phase 1 ; cependant, une différence significative entre les groupes a été notée sur les changement des scores entre la mesure au départ de l’étude et celle après la phase 2, ainsi que celle au moment du suivi, et ce sur deux mesures de la fonction motrice des membres supérieurs (WMFTm et UMAQS), en faveur du groupe BATRAC comparé à celui d’entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche.

L’ECR de qualité acceptable (McCombe Waller, Liu & Whitall, 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras basé sur des techniques neuro-développementales. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS et les sous-échelles Temps de performance et Force du WMFT modifié. Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées, cependant, le groupe BATRAC a démontré une amélioration significative sur toutes les mesures de la fonction motrice des membres supérieurs ; tandis que le groupe d’entraînement unilatéral du bras basé sur des techniques neuro-développementales a démontré une amélioration significative sur deux de ces mesures (FMA-MA et WMFT-Force).

Note : Cet ECR de qualité acceptable n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considéré pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

L’ECR de faible qualité (Rosa et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS. Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées, cependant, une amélioration de la fonction motrice des membres supérieurs a été observée chez un des quatre patients du groupe BATRAC et chez trois des quatre patients du groupe d’entraînement unilatéral. Deux des quatre patients du groupe BATRAC ont démontré une diminution de score sur la fonction motrice des membres supérieurs après l’intervention.

Note : Cet ECR de faible qualité n’ayant pas documenté les différences significatives entre les groupes ne pourra être considéré pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

La première étude non randomisée (Whitall et al., 2000) a assigné les patients pour recevoir un BATRAC (rythmé par un métronome) et comprenant des mouvements répétitifs simultanés ou alternés de pousser/tirer dans un plan transversal. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 2mois (lors d’un suivi) par la FMA-MS et les sous-échelles Temps de performance, Force et Fonction du WMFT. Une amélioration significative sur deux mesures de la fonction motrice des membres supérieurs (FMA-MS et WMFT- Temps de performance) a été observée aux deux temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au départ de l’étude.

La seconde étude non randomisée (McCombe Waller & Whitall, 2004) a assigné les patients pour recevoir un BATRAC. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS et le WMFT. Une amélioration significative a été notée sur les deux mesure de la fonction motrice des membres supérieurs entre les deux temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de cinq ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, des exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales, des exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales, un entraînement unilatéral avec stimulation auditive rythmique, une réadaptation unilatérale du membre supérieur ou un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, un ECR de haute qualité a relevé des bénéfices à long termes en faveur d’un BATRAC comparé à un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche. De plus, un ECR de qualité acceptable et deux études non randomisées ont relevé une amélioration significative sur la fonction motrice des membres supérieurs suivant un BATRAC.

Force (membre supérieur)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Luft et al., 2004 et Whitall et al., 2011) et une étude non randomisée (Whitall et al., 2000) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la force des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Luft et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou des exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales et appariés quant à leur durée. La force de l’épaule et du coude parétiques ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Le second ECR de haute qualité (Whitall et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou des exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales et appariés quant à leur durée. La force isométrique de l’épaule (flexion / extension) et la force isocinétique du coude (flexion / extension) et du poignet (flexion / extension) des membres parétiques / non parétiques ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention) et à 4 mois (lors d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force de l’épaule à aucun des temps de mesure. Après l’intervention, des différences significatives entre les groupes ont été notées sur la force du coude non parétique (flexion seulement) et sur la force du poignet non parétique (flexion seulement) en faveur du BATRAC comparé aux exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales. Inversement, une différence significative entre les groupes sur la force du poignet parétique (extension seulement) a été constatée en faveur des exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales comparés au BATRAC. Les différences sont demeurées significatives au moment du suivi.

L’étude non randomisée (Whitall et al., 2000) a assigné les patients pour recevoir un BATRAC (rythmé par un métronome) et comprenant des mouvements répétitifs simultanés ou alternés de pousser/tirer dans un plan transversal. La force isométrique de l’épaule, du coude et du poignet parétiques / non parétiques (flexion / extension) ont été mesurées au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 2mois (lors d’un suivi). Après l’intervention, aucun changement significatif sur la force de l’épaule ou du coude n’a été observé, mais une amélioration significative sur la force du poignet parétique (flexion uniquement) a été constatée. Au moment du suivi, une amélioration significative de la force du coude non parétique (flexion seulement) et de la force du poignet non parétique (extension) a également été constatée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales) pour améliorer la force des membres supérieurs (épaule, coude, poignet) de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Le BATRAC s’est avéré plus efficace que des exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales pour améliorer la force du coude et du poignet non-parétique, tandis que les exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales se sont avérés plus efficace que le BATRAC pour améliorer la force du poignet parétique. De plus, une étude non randomisée a relevé des améliorations significatives à court terme sur la force du poignet parétique (flexion uniquement), et des améliorations significatives à long terme sur la force du coude non parétique (flexion seulement) et sur la force du poignet non parétique (extension), suivant un BATRAC.

Force de préhension
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Dispa et al., 2013) et une étude non randomisées(Whitall et al., 2000) ont examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de type croisé de haute qualité (Dispa et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie bilatérale des mouvements des bras avec stimulation auditive rythmique ou une thérapie unilatérale des mouvements du bras avec stimulation auditive rythmique. La coordination de la force de préhension (phase de pré-charge, phase de charge, force de préhension maximale, rapport de maintien, coefficient de corrélation croisée, décalage dans le temps) a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention) par des capteurs de manipulation. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

L’étude non randomisée (Whitall et al., 2000) a assigné les patients pour recevoir un BATRAC (rythmé par un métronome) et comprenant des mouvements répétitifs simultanés ou alternés de pousser/tirer dans un plan transversal. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 2mois (lors d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune amélioration significative n’a été observée aux deux temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au départ de l’étude.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie unilatérale des mouvements du bras avec stimulation auditive rythmique) pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, une étude non randomisée n’a également relevé aucun gain significatif sur la force de préhension suivant un BATRAC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Whitall et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou des exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales et appariés quant à leur durée. L’impact de l’AVC a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) et à 4 mois (lors d’un suivi) par le score total et les domaines Émotion, Fonction de la main et Force de la Stroke Impact Scale (SIS). Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des mesures de l’impact de l’AVC (SIS –score total), en faveur en faveur du BATRAC comparé aux exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices thérapeutiques unilatéraux basés des techniques neuro-développementales) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Rétablissement moteur (membre supérieur)
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Shahine & Shafshak, 2014) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur le rétablissement moteur des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou une réadaptation unilatérale du membre supérieur. Le rétablissement moteur des membres supérieurs a été mesuré à 8 semaines (après l’intervention) par le Motor Evoked Potentials (seuil de stimulation magnétique transcrânienne, temps de condition motrice, ratio d’amplitude du muscle court abducteur du pouce parétique). Une différence significative entre les groupes a été notée sur toutes les mesures du rétablissement moteur, en faveur du groupe BATRAC comparé à celui de réadaptation unilatérale du membre supérieur.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une réadaptation unilatérale du membre supérieur) pour améliorer le rétablissement moteur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Satisfaction face aux activités et à la participation
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Dispa et al., 2013) examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la satisfaction face aux activités et à la participation de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de type croisé de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie bilatérale des mouvements des bras avec stimulation auditive rythmique ou une thérapie unilatérale des mouvements du bras avec stimulation auditive rythmique. La satisfaction face aux activités et à la participation a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention) par le SATIS-Stroke Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie unilatérale des mouvements du bras avec stimulation auditive rythmique) pour améliorer la satisfaction face aux activités et à la participation de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Spasticité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Waller et al., 2014) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la spasticité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche pour 6 semaines (phase 1), suivi d’un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche pour 6 semaines (phase 2). La spasticité des patients a été mesurée à 6 semaines (après la phase 1), à 12 semaines (après la phase 2) et à 18 semaines (au moment d’un suivi) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral du bras orienté sur la tâche) pour réduire la spasticité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Utilisation fonctionnelle (membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Luft et al., 2004) et deux études non randomisées (Whitall et al., 2000 et McCombe Waller & Whitall, 2004) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur l’utilisation fonctionnelle des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Luft et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un BATRAC ou des exercices unilatéraux du membre supérieur basés sur des techniques neuro-développementales et appariés quant à leur durée. L’utilisation fonctionnelle des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par l’University of Maryland Arm Questionnaire for Stroke (UMAQS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’utilisation quotidienne du bras hémiparétique.

La première étude non randomisée (Whitall et al., 2000) a assigné les patients pour recevoir un BATRAC (rythmé par un métronome) et comprenant des mouvements répétitifs simultanés ou alternés de pousser/tirer dans un plan transversal. L’utilisation fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude, à 6 semaines (après l’intervention) et à 2mois (lors d’un suivi) par l’UMAQS. Une amélioration significative sur l’utilisation quotidienne du bras hémiparétique a été observée aux deux temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au départ de l’étude.

La seconde étude non randomisée (McCombe Waller & Whitall, 2004) a assigné les patients pour recevoir un BATRAC. L’utilisation fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par l’UMAQS. Une amélioration significative a été notée sur l’utilisation quotidienne du bras hémiparétique entre les deux temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des exercices thérapeutiques unilatéraux appariés quant à leur durée) pour améliorer l’utilisation fonctionnelle des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, deux études non randomisées ont relevé une amélioration significative sur l’utilisation quotidienne du bras hémiparétique suivant un BATRAC.

Phase chronique - Entraînement bilatéral des bras par jeux vidéo

Fonction motrice (membre supérieur)
Efficace
2B

Une étude non randomisée (Hijmans et al., 2011) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement unilatéral sur ordinateur (à l’aide d’une souris) utilisant le bras le moins affecté (phase 1), suivi d’une période d’attente de 2 à 3 semaines (phase 2), et ensuite suivi par un entraînement bilatéral sur jeu vidéo utilisant la console de jeu CyWee Z (phase 3). La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et après la phase 1 (entraînement unilatéral de 2,5 semaines), après la phase 2 (période d’attente correspondant à la 5e semaine) et après la phase 3 (entraînement bilatéral à 7,5 semaines), par la sous-échelle Membre supérieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS), le Wolf Motor Function Test (WMFT) et le Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (DASH). Une amélioration significative a été observée seulement sur les résultats de la FMA-MS, suivant l’entraînement bilatéral (phase 3) comparé aux résultats obtenus au départ de l’étude.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant que l’entraînement bilatéral des bras par jeux vidéo est efficace pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, les résultats n’ont été significatifs que pour une des trois mesures de la fonction motrice des membres supérieurs.

Phase chronique - Entraînement bilatéral des bras induit par dispositif

Activité motrice (membre supérieur)
Inefficace
1A

Deux ECR de haute qualité (Wu et al., 2012 et Wu et al., 2013) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur l’activité motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), ou le programme de réadaptation habituel. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’EBBr et celui d’EBBt, ni entre le groupe d’EBBr et celui du programme de réadaptation habituel.
Note : Les résultats de l’EBBt sont décrits dans la section précédente – Entraînement bilatéral des bras en phase chronique.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement unilatéral du bras assisté par robot, ou le programme de réadaptation habituel. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité de mouvement du Motor Activity Log et l’ABILHAND Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute, un programme de réadaptation habituel ou un entraînement unilatéral du bras assisté par robot) pour améliorer l’activité motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Amplitude articulaire
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur l’amplitude articulaire de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. L’amplitude articulaire active des membres supérieurs (flexion / extension de l’épaule, abduction / adduction, rotation interne / externe ; flexion / extension du coude ; flexion / extension du poignet) a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un goniomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer l’amplitude articulaire de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Cinématique
Efficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Lum et al., 2002; Wu et al., 2012 et Wu et al., 2013) et une étude non-randomisée (Chang et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la cinématique des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lum et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot (utilisant le robot manipulateur MIT-MANUS), ou un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales. La cinématique des mouvements des membres supérieurs (évaluation du mouvement d’atteindre vers l’avant, médial et latéral, au niveau d’une table et à la hauteur des épaules), a été mesurée après l’intervention (2 mois) par l’évaluation du mouvement d’atteindre. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’évaluation du mouvement d’atteindre vers l’avant et latéral (au niveau d’une table et à la hauteur des épaules), et vers l’avant et médial (à la hauteur des épaules mais pas à la hauteur d’une table), en faveur de l’entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot comparé au programme de réadaptation.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), ou le programme de réadaptation habituel. La cinématique des mouvements (temps de mouvement normalisé, unité de mouvement normalisée, distance totale normalisée du tronc, contribution de l’inclinaison du tronc pour la partie médiane lors de mouvements unilatéraux et bilatéraux, modifications angulaires de la flexion de l’épaule lors de mouvements unilatéraux et bilatéraux) a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention). La comparaison de l’EBBr et du programme de réadaptation a révélé des différences significatives entre les groupes (changements angulaires de la flexion normalisée de l’épaule lors de mouvements unilatéraux et bilatéraux), en faveur de l’EBBr. La comparaison de l’EBBr et de l’EBBt a révélé une différence significative entre les groupes sur une des mesures de la cinématique des mouvements (changements angulaires de la flexion normalisée de l’épaule lors de mouvements unilatéraux), en faveur de l’EBBr.

Note : Une différence significative entre les groupes a également été notée sur une des mesures de la cinématique des mouvements (contribution de l’inclinaison du tronc pour la partie médiane), en faveur de l’EBBt comparé à l’EBBr. Les résultats de l’EBBt sont décrits dans la section précédente – Entraînement bilatéral des bras en phase chronique.

Le troisième ECR de haute qualité (Wu et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement unilatéral du bras assisté par robot, ou le programme de réadaptation habituel. La cinématique des mouvements (temps de mouvement normalisé, unité de mouvement normalisée, contribution du tronc, inclinaison au début et au milieu de l’exécution de mouvements unilatéraux et bilatéraux) a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention). La comparaison de l’entraînement bilatéral et unilatéral des bras assisté par robot a révélé une différence significative entre les groupes (inclinaison au début de l’exécution de mouvements bilatéraux), en faveur de l’entraînement bilatéral des bras. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement bilatéral des bras assisté par robot et le programme de réadaptation habituel.

Note : Une différence significative entre les groupes a également été notée sur une des mesures de la cinématique des mouvements (inclinaison au milieu de l’exécution de mouvements bilatéraux), en faveur du programme de réadaptation comparé à l’entraînement unilatéral du bras assisté par robot.

L’étude non-randomisée (Chang et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant une contrainte induite isocinétique bilatérale et une réadaptation habituelle utilisant la thérapie neuro-développementale. La cinématique des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 16 semaines (lors d’un suivi) par l’évaluation de la trajectoire du mouvement d’atteindre quant au temps de mouvement (TM), au pic de vélocité (PV), au pourcentage de temps de mouvement jusqu’au pic de vélocité (PPV) et au score normalisé du mouvement brusque (SNMB). Après l’intervention, une amélioration significative a été notée sur l’ensemble des mesures de la cinématique des membres supérieurs, cependant cette différence n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de trois ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif est plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales, un programme de réadaptation habituel, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute ou un entraînement unilatéral du bras assisté par robot) pour améliorer la cinématique des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, une étude non-randomisée a relevé une amélioration significative à court terme sur la cinématique de la trajectoire du mouvement d’atteindre suivant un entraînement bilatéral des bras assisté par robot.

Dépression
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la dépression de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. La dépression des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par l’Inventaire de dépression de BECK. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer la dépression de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Dextérité
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. La dextérité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par un score d’habileté motrice (score combiné du Box and Block Test et d’un test de tapotement des doigts). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer la dextérité de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Douleur
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la douleur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement dirigé par un thérapeute avec TSR. La douleur des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’une échelle ordinale d’auto-évaluation allant de 0 à 10. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement dirigé par un thérapeute) pour réduire la douleur de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Fonction cognitive
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la fonction cognitive de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. La fonction cognitive des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Saint Louis University Mental Status Examination. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer la fonction cognitive de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1A

Trois ECR de haute qualité (Lum et al., 2002; Wu et al., 2012 et Wu et al., 2013), deux ECR de qualité acceptable (Stinear et al., 2008 et Byl et al., 2013) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2003 et Chang et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Lum et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot (utilisant le robot manipulateur MIT-MANUS), ou un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 1 mois (au milieu de l’intervention), à 2 mois (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi) par la sous-échelle Membre supérieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS – score proximal et distal). Au milieu et après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le score proximal de la FMA-MS en faveur de l’entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot comparé au programme de réadaptation utilisant des techniques neuro-développementales. Cependant, cette différence n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), ou le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le score total, proximal et distal de la FMA-MS. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’EBBr et celui d’EBBt, ni entre le groupe d’EBBr et celui du programme de réadaptation habituel.

Note : Les résultats de l’EBBt sont décrits dans la section précédente – Entraînement bilatéral des bras en phase chronique.

Le troisième ECR de haute qualité (Wu et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement unilatéral du bras assisté par robot, ou le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par les sous-échelles Temps et Habileté fonctionnelle du Wolf-Motor Function Test (WMFT). Une différence significative entre les groupes a été notée seulement sur le sous-échelle Temps du WMFT, en faveur de l’entraînement unilatéral du bras assisté par robot comparé à l’entraînement bilatéral. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Stinear et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie bilatérale active-passive utilisant un dispositif mécanique combinée à un entraînement moteur ou seulement un entraînement moteur. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 8 semaines (lors d’un suivi), par la FMA-MS. Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de la thérapie bilatérale active-passive utilisant un dispositif mécanique combinée à un entraînement moteur comparée à l’entraînement moteur seul.

Le second ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Motor Proficiency Speed Score (score combiné du WMFT et du Digital Reaction Time Test). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

La première étude non randomisée (Hesse et al., 2003) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant un dispositif d’entraînement robotisé combiné au programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Rivermead Motor Assessment. Aucun changement significatif n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

La seconde étude non randomisée (Chang et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant une force induite des mouvements isocinétiques bilatéraux, combiné au programme de réadaptation habituel utilisant la thérapie neuro-développementale. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 16 semaines (lors d’un suivi) par la FMA-MS et le Frenchay Arm Test. Une amélioration significative a été notée sur l’une des mesures de la fonction motrice (FMA-MS) aux deux temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au début de l’étude.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute, un programme de réadaptation habituel ou un entraînement unilatéral du bras assisté par robot) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. En fait, un de ces ECR de haute qualité a noté que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif est moins efficace qu’un entraînement unilatéral du bras assisté par robot sur l’une des mesures de la fonction motrice. De plus, un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs.

Note : Un ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes sur l’une des mesures de la fonction motrice en faveur d’un entraînement bilatéral des bras induit par dispositif comparé à un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales. De façon similaire, un ECR de qualité acceptable a noté qu’une thérapie bilatérale active-passive utilisant un dispositif mécanique combinée à un entraînement moteur est plus efficace, à long terme, qu’un entraînement moteur seul pour améliorer la fonction motrice. De plus, une étude non randomisée a également relevé une amélioration significative de la fonction motrice des membres supérieurs suivant un entraînement bilatéral des bras induit par dispositif.

Force (membre supérieur)
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lum et al., 2002), un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) et une étude non randomisée (Chang et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la force des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Lum et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot (utilisant le robot manipulateur MIT-MANUS), ou un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales. La force générée des épaules (flexion / extension, abduction / adduction, rotation interne / externe) et la force générée du coude (flexion / extension) ont été mesurées à 1 mois (au milieu de l’intervention), à 2 mois (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi). Seulement après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été observée sur certaines composantes de la force des membres supérieurs (épaule : flexion, abduction, adduction ; coude : flexion seulement), en faveur de l’entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot comparé au programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales.

L’ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. La force des bras a été mesurée a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Manual Muscle Test (score total pour les membres supérieurs). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’étude non randomisée (Chang et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant une force induite des mouvements isocinétiques bilatéraux, combiné au programme de réadaptation habituel utilisant la thérapie neuro-développementale. La force du coude (pousser / tirer) a été mesurée au départ de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 16 semaines (lors d’un suivi). Une amélioration significative a été notée aux deux temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au début de l’étude.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales) pour améliorer la force des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, une étude non randomisée a également relevé une amélioration significative de la force du coude suivant un entraînement bilatéral des bras induit par dispositif.

Note : Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer la force des membres supérieurs.

Force de préhension
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Stinear et al., 2008) et une étude non randomisée (Chang et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Stinear et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie bilatérale active-passive utilisant un dispositif mécanique combinée à un entraînement moteur ou seulement un entraînement moteur. La force de préhension a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 8 semaines (lors d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’étude non randomisée (Chang et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant une force induite des mouvements isocinétiques bilatéraux, combiné au programme de réadaptation habituel utilisant la thérapie neuro-développementale. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 16 semaines (lors d’un suivi) à l’aide d’un dynamomètre Jamar. Une amélioration significative a été notée aux deux temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au début de l’étude.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement moteur) pour améliorer la force de préhension de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : Cependant, une étude non randomisée a noté une amélioration significative de la force de préhension suivant un entraînement bilatéral des bras assisté par robot.

Impact de l'AVC
Efficace
1B

Un ECR de haute qualité (Wu et al., 2012) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot (EBBr) utilisant le dispositif d’entraînement du bras Bi-Manu-Track, un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute (EBBt), ou le programme de réadaptation habituel. L’impact de l’AVC a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par le score total et les domaines Force, Mémoire, Émotion, Communication, AVQ/AVD, Mobilité, Fonction de la main, Participation, et Fonction physique de la Stroke Impact Scale (SIS). La comparaison de l’EBBr et du programme de réadaptation a révélé des différences significatives entre les groupes sur certains impacts de l’AVC (SIS – score total, domaines Force et Fonction physique), en faveur de l’EBBr. La comparaison de l’EBBr et de l’EBBt n’a révélé aucune différence significative entre les groupes.

Note : Les résultats de l’EBBt sont décrits dans la section précédente – Entraînement bilatéral des bras en phase chronique.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un programme de réadaptation habituel) pour améliorer certains impacts de l’AVC de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cependant, l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif ne s’est pas avéré plus efficace qu’un entraînement bilatéral des bras sous la supervision d’un thérapeute.

Indépendance fonctionnelle
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (Lum et al., 2002) et un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Lum et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot (utilisant le robot manipulateur MIT-MANUS), ou un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 1 mois (au milieu de l’intervention), à 2 mois (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) et l’Indice de Barthel. Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur une mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF) en faveur de l’entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot comparé au programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales.

L’ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le score combiné de la California Functional Independence Scale et du domaine Soins personnels de la Stroke Impact Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Note : L’ECR de haute qualité a cependant relevé, à long terme, une différence significative entre les groupes sur une mesure de l’indépendance fonctionnelle en faveur d’un entraînement bilatéral des mouvements assisté par robot comparé à un programme de réadaptation des membres supérieurs utilisant des techniques neuro-développementales.

Rétablissement neurologique
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Stinear et al., 2008) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur le rétablissement neurologique de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie bilatérale active-passive utilisant un dispositif mécanique combinée à un entraînement moteur ou seulement un entraînement moteur. Le rétablissement neurologique des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) et à 8 semaines (au moment d’un suivi) par la National Institutes of Health Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement moteur) pour améliorer le rétablissement neurologique de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Spasticité (membre supérieur)
Inefficace
2A

Un ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2003 et Chang et al., 2007) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la spasticité des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Byl et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement bilatéral robotisé avec tâches spécifiques répétées (TSR) utilisant l’orthèse robotisée EX07, un entraînement unilatéral robotisé avec TSR, ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute avec TSR. La spasticité des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale (MAS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

La première étude non randomisée (Hesse et al., 2003) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant un dispositif d’entraînement robotisé combiné au programme de réadaptation habituel. La spasticité du coude a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (au moment d’un suivi) par la MAS. Aucun changement significatif n’a été relevée sur aucun des temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au début de l’étude.

La seconde étude non randomisée (Chang et al., 2007) a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras assisté par robot utilisant une force induite des mouvements isocinétiques bilatéraux, combiné au programme de réadaptation habituel utilisant la thérapie neuro-développementale. La spasticité des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude, à 8 semaines (après l’intervention) et à 16 semaines (lors d’un suivi) par la MAS. Aucune amélioration significative n’a été notée sur aucun des temps de mesure post-intervention comparativement à la mesure au début de l’étude.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un entraînement unilatéral robotisé ou un entraînement unilatéral dirigé par un thérapeute) pour réduire la spasticité des membres supérieurs de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. De plus, deux études non randomisées n’ont noté aucune amélioration sur la spasticité des membres supérieurs suivant un entraînement bilatéral des bras induit par dispositif.

Spasticité (poignet/doigts)
Effective
2B

Une étude non randomisée (Hesse et al., 2003) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif sur la spasticité du poignet et des doigts de patients en phase chronique de récupération d’un AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir un entraînement bilatéral des bras utilisant un dispositif d’entraînement robotisé combiné au programme de réadaptation habituel. La spasticité du poignet et des doigts a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) et à 3 mois (lors d’un suivi) par la Modified Ashworth Scale. Après l’intervention, une amélioration significative a été notée comparativement à la mesure au début de l’étude, cependant cette amélioration n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par dispositif est efficace, à court terme, pour améliorer la spasticité du poignet et des doigts de patients en phase chronique de récupération d’un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période - Entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC)

Activité motrice (membre supérieur)
Not Effective
1B

Un ECR de haute qualité (van Delden et al., 2013) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur l’activité motrice des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un BATRAC, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation habituel. L’activité motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (au moment d’un suivi), par les sous-échelles Quantité d’utilisation et Qualité du mouvement du Motor Activity Log (MAL). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation habituel) pour améliorer l’activité motrice des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

Dextérité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (van Delden et al., 2013) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la dextérité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un BATRAC, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation habituel. La dextérité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (au moment d’un suivi), par le Nine Hole Peg Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation habituel) pour améliorer la dextérité de patients ayant subi un AVC.

Fonction motrice (membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (van Delden et al., 2013) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un BATRAC, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (au moment d’un suivi), par l’Action Research Arm Test et ses sous-échelles évaluant la préhension, l’acte de prendre, la pince et les mouvements grossiers, ainsi que par la sous-échelle évaluant les Membres supérieurs de la Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation habituel) pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

Force (membre supérieur)
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (van Delden et al., 2013) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la force des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un BATRAC, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation habituel. La force des membres supérieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (au moment d’un suivi), par le score attribué aux Membres supérieurs du Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation habituel) pour améliorer la force des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

Impact de l'AVC
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (van Delden et al., 2013) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un BATRAC, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation habituel. L’impact de l’AVC a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (au moment d’un suivi), par les domaines évaluant le Force, la Mémoire, l’Émotion, la Communication, les AVQ/AVD, la Mobilité, la Fonction de la main et la Participation de la Stroke Impact Scale (SIS). Seulement au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur deux des impacts évalués (SIS – domaines Force et Émotion), en faveur du programme de réadaptation habituel comparé au BATRAC.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation habituel) pour améliorer l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC.

Note : En fait, le BATRAC s’est avéré moins efficace qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer deux des impacts évalués.

Sensibilité
Inefficace
1B

Un ECR de haute qualité (van Delden et al., 2013) a examiné les effets de l’entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) sur la sensibilité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération d’un AVC pour recevoir un BATRAC, une Thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) ou le programme de réadaptation habituel. La sensat sensibilité ion des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), et à 12 semaines (au moment d’un suivi), par l’Erasmus modification of the Nottingham Sensory Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un entraînement bilatéral des bras avec stimulation auditive rythmique (BATRAC) n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une TCIMm ou un programme de réadaptation habituel) pour améliorer la sensibilité de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période - Entraînement bilatéral des bras induit par dispositif

Fonction motrice (membre supérieur)
Efficace
2B

Deux études non randomisées (Stinear & Byblow, 2004 et Sampson et al., 2012) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif sur la fonction motrice des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

La première étude non randomisée (Stinear & Byblow, 2004) a assigné les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie bilatérale des mouvements actifs/passifs des bras utilisant le dispositif Manipula. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la sous-échelle Membres supérieurs de la Fugl-Meyer Assessment (FMA-MS). Après l’intervention, une amélioration significative a été notée sur la fonction motrice des membres supérieurs ; deux des trois patients en phase subaiguë post-AVC et trois des six patients en phase chronique ont démontré une augmentation de ≥ 10% sur la mesure de la fonction motrice des membres supérieurs.

Dans la seconde étude non-randomisée (Sampson et al., 2012), un patient en phase subaiguë de récupération d’un AVC a reçu un entraînement bilatéral des bras utilisant le dispositif d’entraînement BUiLT. La fonction motrice des membres supérieurs a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la FMA-MS ; le patient a démontré une amélioration sur la mesure de la fonction motrice des membres supérieurs.

Note : Les données statistiques n’ayant pas été documentées, cette étude ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif est efficace pour améliorer la fonction motrice des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC. De plus, une seconde étude non randomisée a relevé une amélioration de la fonction motrice des membres supérieurs suivant un entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif.

Force (membre supérieur)
Inefficace
2B

Deux études non randomisées (Stinear & Byblow, 2004 et Sampson et al., 2012) ont examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif sur la force des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

La première étude non randomisée (Stinear & Byblow, 2004) a assigné les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie bilatérale des mouvements actifs/passifs des bras utilisant le dispositif Manipula. La force du poignet (flexion / extension) a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention). Aucune amélioration n’a été relevée.

Dans la seconde étude non-randomisée (Sampson et al., 2012), un patient en phase subaiguë de récupération d’un AVC a reçu un entraînement bilatéral des bras utilisant le dispositif d’entraînement BUiLT. La force isométrique de l’épaule (flexion, extension, abduction, rotation externe / interne) et du coude (flexion / extension) a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) à l’aide d’un dynamomètre ; le patient a démontré une amélioration sur les mesures de la force de l’épaule et du coude.
Note : Les données statistiques n’ayant pas été documentées, cette étude ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence pour notre conclusion.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif n’est pas efficace pour améliorer la force des membres supérieurs de patients ayant subi un AVC.

Force de préhension
Inefficace
2B

Une étude non randomisée (Stinear & Byblow, 2004) a examiné l’effet de l’entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif sur la force de préhension de patients ayant subi un AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie bilatérale des mouvements actifs/passifs des bras utilisant le dispositif Manipula. La force de préhension a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention). Aucune amélioration significative n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude non randomisée indiquant que l’entraînement bilatéral des bras induit par un dispositif n’est pas efficace pour améliorer la force de préhension de patients en phase ayant subi un AVC.

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Études exclues

Chuang, L. L., Chen, Y. L., Chen, C. C., Li, Y. C., Wong, A. M. K., Hsu, A. L., & Chang, Y. J. (2017). Effect of EMG-triggered neuromuscular electrical stimulation with bilateral arm training on hemiplegic shoulder pain and arm function after stroke: a randomized controlled trial. Journal of Neuroengineering and Rehabilitation, 14(1), 122.

Reason for exclusion: both group received bilateral upper extremity training following their respective treatment of neuromuscular electrical stimulation or transcutaneous electrical nerve stimulation.

Hsieh, Y. W., Liing, R. J., Lin, K. C., Wu, C. Y., Liou, T. H., Lin, J. C., & Hung, J. W. (2016). Sequencing bilateral robot-assisted arm therapy and constraint-induced therapy improves reach to press and trunk kinematics in patients with stroke. Journal of Neuroengineering and Rehabilitation, 13(1), 31.

Reason for exclusion: both group received bilateral upper extremity training using the Bi-Manu-Track exoskeleton.

Jung, N. H., Kim, K. M., Oh, J. S., & Chang, M. (2013). The effects of bilateral arm training on reaching performance and activities of daily living of stroke patients. Journal of Physical Therapy Science, 25(4), 449-452.

Reason for exclusion: not RCT; outcomes of interest available in RCTs for the population studied (i.e. patients with chronic stroke).

Lee, S., Kim, Y., & Lee, B. H. (2016). Effect of Virtual Reality‐based Bilateral Upper Extremity Training on Upper Extremity Function after Stroke: A Randomized Controlled Clinical Trial. Occupational Therapy International, 23(4), 357-368.

Reason for exclusion: both group received bilateral upper extremity training; the intervention group received bilateral upper extremity training within a virtual reality context.

Mudie, M.H. & Matyas, T.A. (1996). Upper extremity retraining following stroke: effects of bilateral practice. Journal of NeuroEngineering and Rehabilitation, 10, 167-84.

Reason for exclusion: not RTC; results for similar outcomes and similar treatment available in RCTs.

Mudie, M.H. & Matyas, T.A. (2000). Can simultaneous bilateral movement involve the undamaged hemisphere in reconstruction of neural networks damaged by stroke? Disability and Rehabilitation, 22(1/2), 23-7.

Reason for exclusion: not RTC; results for similar outcomes and similar treatment available in RCTs.

Rodrigues, L. C., Farias, N. C., Gomes, R. P., & Michaelsen, S. M. (2016). Feasibility and effectiveness of adding object-related bilateral symmetrical training to mirror therapy in chronic stroke: A randomized controlled pilot study. Physiotherapy Theory and Practice, 32(2), 83-91.

Reason for exclusion: both group received bilateral upper extremity training; the intervention group received bilateral upper extremity training with the mirror, whereas in the control group the mirror was covered.

Song, G. B. (2015). The effects of task-oriented versus repetitive bilateral arm training on upper limb function and activities of daily living in stroke patients. Journal of Physical Therapy Science, 27(5), 1353-1355.

Reason for exclusion: both group received a form of bilateral upper extremity training.

Yu, G. H., Lee, J. S., Kim, S. K., & Cha, T. H. (2017). Effects of interactive metronome training on upper extremity function, ADL and QOL in stroke patients. NeuroRehabilitation, (Preprint), 1-8.

Reason for exclusion: both group received a form of bilateral upper extremity training.

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