Arnadottir OT-ADL Neurobehavioural Evaluation (A-ONE)

Évidence révisées en date du 09-01-2012
Auteur(s)* : Annabel McDermott, OT
Éditeur(s) : Nicol Korner-Bitensky, PhD OT
Version française en traduction libre : Sarah Perrino

But

L’Arnadottir OT-ADL Neurobehavioural Evaluation (A-One) évalue l’impact des déficiences neuro-comportementales sur l’exécution fonctionnelle des activités de la vie quotidienne (AVQ).

Note : Le nom des instruments de mesure qui, en anglais, sont identifiés et nommés par des noms de genre féminin en français – ex. « Batterie » (Battery), « Catégorie » (Category), « Échelle » (Scale, Ladder), « Évaluation » (Assessment) ou « Mesure » (Measure) – sont traduits en français par le genre féminin.

Revue détaillée

But de l’outil de mesure

L’Arnadottir OT-ADL Neurobehavioural Evaluation (A-One) est une mesure standardisée et basée sur la performance qui identifie l’impact des déficiences neuro-comportementales sur l’exécution fonctionnelle des AVQ. La mesure permet l’observation des AVQ et l’évaluation du niveau d’assistance nécessaire à la réalisation des AVQ (Arnadottir et coll., 2009). Par conséquent, l’A-ONE fournit au thérapeute une évaluation écologiquement pertinente des conséquences des déficiences neuro-comportementales à travers l’observation clinique des tâches des AVQ, en utilisant une approche “de haut en bas” (basée sur les occupations) (Arnadottir et al., 2009 ; Bottari et al., 2006 ; Carswell et al., 1992 ; Cooke et al., 2006).

L’A-ONE est séparée en deux parties : (a) l’évaluation de l’indépendance de l’individu dans les tâches des AVQ et le type d’assistance dont il a besoin; et (b) l’identification du type et de la sévérité de la déficience neuro-comportementale qui limite l’indépendance de l’individu dans ces tâches (Gardarsdottir & Kaplan, 2002).

L’A-ONE peut être utilisée afin d’assister un thérapeute dans l’établissement de buts et dans la planification du traitement (Gardarsdottir & Kaplan, 2002).

Versions disponibles

L’A-ONE était auparavant nommée l’Arnadottir Occupational Therapy – ADL (OT-ADL) Neurobehavioural Evaluation.

Caractéristiques de l’outil de mesure

Items :

L’A-ONE est constituée de deux échelles : l’Échelle de l’indépendance fonctionnelle, plus communément appelée l’Échelle des activités de la vie quotidienne (échelle des AVQ), et l’Échelle de la déficience neuro-comportementale (échelle DNC).

L’échelle des AVQ mesure 5 domaines des AVQ (l’habillage ; le toilettage et l’hygiène ; les transferts et la mobilité ; l’alimentation ; et la communication) à l’aide de 20 tâches de la vie quotidienne.

    1. L’habillage
    • Mettre un chandail
    • Mettre des pantalons
    • Mettre des bas
    • Mettre des souliers
    • Manipuler des attaches
    1. Toilettage et hygiène
    • Laver son visage
    • Se peigner les cheveux
    • Se brosser les dents
    • Se raser la barbe / se maquiller
    • Exécuter les tâches reliées à la toilette
    • Prendre un bain
    1. Transferts et mobilité
    • Se redresser en position assise dans un lit
    • Transfert à partir de la position assise
    • Se déplacer
    • Transfert à la toilette
    • Transfert au bain
    1. Alimentation
    • Boire à partir d’un verre/ d’une tasse
    • Utiliser ses doigts afin d’apporter la nourriture jusqu’à sa bouche
    • Apporter la nourriture à sa bouche à l’aide d’une fourchette ou d’une cuillère
    • Utiliser un couteau afin de couper et d’étendre
    1. Communication

    L’échelle DNC est constituée d’items qui assistent le thérapeute dans son identification des sites probables de dysfonctions corticales. Cette identification est basée sur ses observations des comportements neurologiques. L’échelle DNC comprend deux sous-échelles:

    1. La sous-échelle spécifique aux déficiences (SSDNC)
    • Apraxie motrice
    • Apraxie idéatoire
    • Négligence du corps unilatérale
    • Relations spatiales
    • Négligence spatiale unilatérale
    • Organisation et séquencement
    • Persévérance
    • Désorientation topographique (transfert et mobilité)
    • Aphasie sensorielle (communication)
    • Anomie (communication)
    • Paraphasie (communication)
    • Aphasie d’expression (communication)
    1. La sous-échelle générale des déficiences (SDNC)
    • Instabilité émotionnelle
    • Apathie
    • Dépression
    • Irritabilité
    • Frustration
    • Agitation
    • Insight
    • Jugement
    • Confusion
    • Attention
    • Distraction
    • Initiative
    • Motivation
    • Délai de performance
    • Mémoire de travail
    • Idée délirante

Description des tâches :

Le thérapeute observe le patient alors qu’il exécute les tâches des AVQ et détermine le niveau d’assistance nécessaire afin que le patient puisse accomplir les tâches (voir la notation plus bas). Les erreurs dans l’exécution des tâches sont une indication de déficience neuro-comportementale sous-jacente. Différentes déficiences neuro-comportementales se manifestent à travers différentes erreurs ou difficultés lors de l’exécution des tâches des AVQ. Le thérapeute observe la présence et la sévérité des déficiences neuro-comportementales, en se fiant sur l’impact qu’a la déficience sur la capacité de l’individu à exécuter les tâches des AVQ de manière indépendante (Gardarsdottir & Kaplan, 2002 ; Arnadottir et al., 2009).

Que considérer avant de commencer :

L’A-ONE devrait être utilisée dans un contexte clinique (Bottari et al., 2006).

Cotation et interprétation du score :

Les échelles AVQ et linéaire neuro-comportementale ont été développées en tant qu’échelles de notation basées sur des critères de type ordinal par application d’analyse Rasch (Arnadottir & Fisher, 2008 ; Arnadottir et al., 2010).

L’échelle des AVQ mesure le besoin d’assistance d’un individu afin qu’il puisse surmonter sa déficience neuro-comportementale durant l’exécution de la tâche des AVQ. Arnadottir et coll. (2008) ont examiné la structure de l’échelle originale à 5 points et ont noté que les seuils étaient désordonnés. Ce désordre fut éliminé lorsque le score 2 (assistance verbale) et le score 3 (supervision) ont été combinés, résultant en une échelle de notation à 4 points:

  • 0 = Besoin d’assistance complète
  • 1= Besoin d’assistance minimale à considérable
  • 2 = Besoin d’assistance verbale/supervision
  • 3 = Indépendant

Les scores peuvent s’additionner d’un domaine des AVQ à un autre, mais le score total des AVQ ne devrait pas être additionné. Les individus ne sont pas pénalisés s’ils utilisent des accessoires d’assistance lors de l’exécution des tâches des AVQ (Arnadottir et coll., 2008).

La notation de l’échelle DNC est basée sur l’étendue de l’interférence qu’a la déficience neuro-comportementale sur l’exécution de la tâche des AVQ, et non la sévérité de la déficience. La plupart des items de la SSDNC sont notés plusieurs fois:

  1. Apraxie motrice*
  2. Apraxie idéatoire*
  3. Négligence unilatérale du corps*
  4. Relations spatiales*
  5. Négligence unilatérale spatiale*
  6. Organisation et séquencement*
  7. Persévérance^
  8. Désorientation topographique (transfert et mobilité)
  9. Aphasie sensorielle (communication)
  10. Anomie (communication)
  11. Paraphasie (communication)
  12. Aphasie expressive (communication)

*Notés 4 fois (durant les tâches des AVQ de l’habillage ; du toilettage et de l’hygiène ; des transferts et de la mobilité ; et de l’alimentation).

^Notée 5 fois (durant toutes les tâches des AVQ).

Les items qui sont notés plus d’une fois sont notés à l’aide d’une échelle de notation ordinale à 5 points, de 0 = la déficience neuro-comportementale particulière n’est pas observée, à 4 = le patient est incapable d’exécuter la tâche à cause de la déficience neuro-comportementale. Tous les autres items (incluant les items de communication de la SSDNC et tous les items de la SDNC sont notés de manière dichotomique: 0= absent ou 1= présent durant l’exécution de la tâche des AVQ (Arnadottir et al., 2009).

Le manuel comprend des définitions conceptuelles et opérationnelles pour tous les items, ainsi que des instructions standardisées et des critères détaillés concernant l’administration et la notation de l’instrument.

Temps :

Le temps requis pour administrer l’A-ONE n’a pas été documenté.

Équipement :

Non documenté.

Versions alternatives de l’évaluation

L’auteur a mis au point plusieurs variations de l’échelle DNC incluant 2 échelles globales et 4 échelles démontrant des qualités psychométriques acceptables spécifique au diagnostic (Arnadottir, 2010):

  • Échelle commune globale (DNC-AVC, 53 items)
  • Échelle courte commune DNC (29 items)
  • Hémisphère gauche AVC (DNC-AVCG, 2 items)
  • Hémisphère droit AVC (DCN-AVCD, 51 items)
  • Type démence Alzheimers (DCN-TDA, 49 items)
  • Démence non spécifiée (DCN-DNS, 40 items)

Les échelles contiennent différents items et une hiérarchie structurale. Ces versions peuvent être utilisées auprès de clientèles présentant différents diagnostics, mais ne devraient pas être utilisées pour comparer entre eux les différents diagnostics (Arnadottir, 2010).

Clientèle cible

Peut être utilisé avec :

  • L’A-ONE peut être utilisée avec les patients qui ont une démence ou d’autres troubles neurologiques (Gardarsdottir & Kaplan, 2002).

Ne devrait pas être utilisé avec :

  • Puisque l’A-ONE a été développée afin d’être utilisée avec les adultes ayant un trouble neurologique, il n’est pas recommandé de l’utiliser avec des individus présentant un autre diagnostic ou d’autres troubles.

Langues dans lesquelles l’outil est disponible

Anglais et Hollandais

Sommaire

Que mesure l’outil ?

(a) L’indépendance dans les tâches des AVQ et

(b) les déficiences neuro-comportementales qui limitent l’indépendance de l’individu dans les tâches des AVQ

Est-ce un outil de dépistage ou d’évaluation ? Outil d’évaluation
Temps d’administration requis Approximativement 25 minutes sont nécessaires afin d’administrer l’A-ONE.
Temps d’administration requis Approximativement 25 minutes sont nécessaires afin d’administrer l’A-ONE.
Versions

Il n’existe qu’une version de l’échelle des AVQ, mais il existe plusieurs versions de l’échelle neuro-comportementale :

  • Échelle commune globale (DNC-AVC, 53 items)
  • Échelle courte commune DNC (29 items)
  • Hémisphère gauche AVC (DNC-AVCG, 2 items)
  • Hémisphère droit AVC (DCN-AVCD, 51 items)
  • Type démence Alzheimers (DCN-TDA, 49 items)
  • Démence non spécifiée (DCN-DNS, 40 items)

Il existe une version hollandaise de l’A-ONE.

Langues Anglais et Hollandais
Propriétés psychométriques
Fidélité Cohérence interne :
– Une étude a démontré, à l’aide de l’alpha de Cronbach, que l’échelle des AVQ a une cohérence interne adéquate (α = 0.75-0.79), que l’échelle ÉDSNC a une cohérence interne allant de faible à adéquate (α = 0.69 – 0.75), et que l’échelle NBPIS a une faible cohérence interne (α = 0.59 = 0.63).
– Une étude a démontré, à l’aide d’une analyse de Rasch, une excellente cohérence interne (coefficient de fidélité de séparation des items = 0.98, index de séparation des items 8.02 ; coefficient de fidélité de séparation des personnes = 0.90, index de séparation des personnes = 2.93).

Test-retest :
Une étude a démontré une excellente fidélité test-retest d’une semaine pour l’A-ONE (accord de 0.85 ou plus pour tous les items).

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge de l’A-ONE

Inter-juges :
Deux études ont démontré une excellente fidélité inter-juges pour l’échelle des AVQ de l’A-ONE (kappa = 0.83; kappa pondéré = 0.90; CCI = 0.98; r de Kendall = 0.92), pour l’échelle NC (kappa = 0.85) ou pour l’échelle ÉDSNC (CCI = 0.93, kappa pondéré = 0.74).

Validité – Une étude a démontré que les items des AVQ sont dans un ordre logique selon la difficulté. Cette étude a aussi noté de grands écarts dans la hiérarchie de difficulté des items pour certaines échelles DNC.
– Une étude a démontré que l’échelle des AVQ ne cible pas les individus avec un haut degré de fonctionnement.
– Une étude a démontré une relation inverse modérée entre les échelles des AVQ et de la déficience neuro-comportementale, à l’aide du coefficient de corrélation de Pearson (r= -0.57).

Contenu :
– La validité de contenu de l’A-ONE est basée sur la revue de la littérature et l’opinion d’experts.
– La validité interne de l’A-ONE est déterminée par l’examen de la qualité de concordance des items, de l’ordre hiérarchique logique des items, du ciblage et par une analyse des principales composantes (APC).
– Une étude a démontré l’unidimensionnalité de l’échelle des AVQ et l’ordre logique hiérarchique des items des AVQ.
– Une étude a démontré l’unidimensionnalité des échelles DNC.

Critères :
Concourante :
Une étude a démontré une excellente corrélation entre l’échelle des AVQ de l’A-ONE et l’Indice de Barthel (r = 0.70), et entre l’A-One et le MMSE (r=0.85).

Prédictive :
Aucune étude n’a démontré la validité prédictive de l’A-ONE.

Construit :
Une étude a démontré que l’échelle des AVQ a 3 facteurs et que l’échelle ÉDSNC a 2 facteurs. Plus tard, une étude a démontré que l’échelle ÉDSNC a un troisième facteur.

Convergente/Discriminante :
Aucune étude n’a examiné la validité convergente ou discriminante de l’A-ONE.

Groupes connus :
– Une étude a démontré qu’il n’existe pas de différence significative dans l’étendue de l’impact d’une déficience neuro-comportementale sur les AVQ entre les patients ayant eu un AVC au côté droit et ceux ayant eu un AVC au côté gauche.
– Une étude a démontré qu’il y a une différence significative entre les adultes ayant eu un AVC droit et gauche selon l’échelle des AVQ et l’échelle ÉDSNC.

Effets plancher/plafond L’échelle des AVQ de l’A-ONE et l’échelle neuro-comportementale démontrent des effets plancher/plafond potentiels. L’échelle des AVQ devrait être limitée aux individus qui ne sont pas indépendants dans les AVQ. Le NBI-CVA devrait être utilisé cliniquement avec les patients ayant eu un AVC gauche à cause des effets plafonds de l’échelle AVCG-DNC.
Sensibilité/ Spécificité Aucune étude n’a examiné la sensibilité/spécificité de l’A-ONE.
Est-ce que l’outil est sensible au changement ? L’échelle de notation ordinale des AVQ peut être utilisée en tant qu’échelle d’intervalle, qui permet de mesurer le changement dans l’exécution des tâches des AVQ au fil du temps.
Acceptabilité Aucune étude n’a examiné l’acceptabilité de l’A-ONE.
Faisabilité Aucune étude n’a examiné la faisabilité de l’A-ONE.
Comment obtenir l’outil ?

L’A-ONE est disponible dans le manuel The Brain and Behavior: Assessing Cortical Dysfunction Through Activities of Daily Living.

Pour plus d’information, envoyez un courriel: a-one@islandia.is

Propriétés psychométriques

Résumé

Une recension des écrits a été menée afin d’identifier toutes les publications pertinentes sur les propriétés psychométriques de l’Arnadottir OT-ADL Neurobehavioural Evaluation (A-ONE). Neuf articles ont été examinés.

Effets plancher/plafond

Dans une étude des propriétés psychométriques de l’échelle des AVQ, Arnadottir et coll. (2008) ont signalé que 9 participants sur 209 avec un AVC à l’hémisphère gauche (AVCG) ont atteint un score maximal pour tous les items, indiquant qu’il y a de possibles effets plafonds pour cette échelle. Les auteurs ont conclu que l’utilisation de l’A-ONE devrait être limitée aux individus qui ne sont pas indépendants dans les AVQ (où un score maximal indique une indépendance dans les AVQ). Toutefois, alors qu’un patient peut atteindre un score maximal sur l’échelle des AVQ, ils peuvent démontrer des déficiences neuro-comportementales qui peuvent être détectées en utilisant l’échelle DNC (Arnadottir, 2010).

Lors d’une étude sur les propriétés psychométriques de l’échelle neuro-comportementale, Arnadottir et coll. (2009) ont rapporté de potentiels effets plancher/plafond de cette mesure. Deux patients avec un AVCG et six patients avec un AVCD ont obtenu des scores extrêmes (minimaux). Des mesures extrêmes (maximales) ont été observées dans 10 items, lorsqu’utilisés chez les patients avec un AVCG et avec 4 items, lorsqu’utilisés chez les patients avec un AVCD.

Suite à un raffinement de l’échelle DNC et à la création de versions additionnelles de l’échelle, des analyses poussées ont été conduites en utilisant une analyse Rasch (Arnadotir, 2010). Les résultats indiquaient que 30 patients sur 422 ayant eu un AVC ou présentant une démence ont atteint des scores minimaux ou maximaux sur l’échelle DNC commune à 29 items; 6 patients sur 215 ayant eu un AVC de l’hémisphère droit ou gauche ont atteint des scores minimaux ou maximaux sur l’échelle DNC-AVC à 53 items; 9 patients sur 114 ayant eu un AVCG ont atteint des scores minimaux ou maximaux sur l’échelle DNC-AVCG à 42 items et 0 patient sur 108 ayant eu un AVCD ont atteint des scores maximaux ou minimaux sur l’échelle DNC-AVCD à 51 items. Arnadottir (2010) a recommandé le DNC-AVC pour l’utilisation clinique avec des patients ayant eu un AVCG à cause des effets plafonds possibles lors de l’utilisation de l’échelle DNC-AVCG.

Fidélité

Consistance interne :
Arnadottir (1990) a examiné la cohérence interne de l’A-ONE et a relevé qu’elle démontre une cohérence interne adéquate de l’échelle des AVQ (α = 0.75 – 0.79), une cohérence interne allant de faible à adéquate de l’échelle ÉDSNC (α = 0.69 – 0.75) et une faible cohérence interne de l’échelle NBPIS (α = 0.59 – 0.63).

Arnadottir et coll. (2008) ont examiné la fidélité de l’échelle des AVQ en effectuant une analyse de Rasch avec les données rétrospectives de 209 patients ayant une condition neurologique (démence, n-111 ; AVC, n=95 ; autre, n=3). La fidélité de séparation des items était de 0.98 et l’index de séparation des items était de 8.02, indiquant une différenciation fidèle des items dans au moins 9 strates de difficulté. Un coefficient de fidélité de séparation de 0.90 et un index de séparation de 2.93 ont été notés, indiquant une différenciation fidèle de l’échantillon dans au moins 3 strates statistiquement distinctes pour les habiletés dans les AVQ.
Note : La fidélité de séparation des items est le ratio de la « vraie » (observée avec le moins d’erreur) variance sur la variation obtenue. Plus l’erreur est petite, plus le ratio sera grand. Il se situe entre 0.00 et 1.00 et est interprété de la même façon que l’alpha de Cronbach. Un index de séparation >2.00 est équivalent à un alpha de Cronbach de 0.80 ou plus grand (excellent).

Test-retest :
Gardarsdottir et Kaplan (2002) ont relevé que la fidélité test-retest après une semaine de l’A-ONE était excellente (accord de 0.85 ou plus haut pour tous les items).

Intra-juge :
Aucune étude n’a examiné la fidélité intra-juge de l’A-ONE.

Inter-juges :
Arnadottir (1990) a relevé une excellente fidélité inter-juges de l’échelle des AVQ de l’A-ONE (coefficient kappa moyen = 0.83) et de l’échelle NC (kappa = 0.85).

Des analyses additionnelles par Arnadottir (2008) ont réitéré l’excellente fidélité inter-juges de l’échelle des AVQ de l’A-ONE (CCI=0.98 ; r de Kendall r=0.92 ; kappa pondéré=0.90) et de l’échelle EDSNC (CCI=0.93 ; kappa pondéré=0.74).

Validité

Contenu :

La validation interne de l’A-ONE a été effectuée par l’examen de la qualité de la concordance pour les items, de l’ordre hiérarchique logique des items, du ciblage et par une analyse des principales composantes (APC – Arnadottir, 2010).

Arnadottir et al (2008) ont effectué une analyse factorielle de l’échelle des AVQ de l’A-ONE à l’aide de données rétrospectives de 209 patients ayant des conditions neurologiques (AVC, n=95 ; démence, n=111 ; autre diagnostic, n=3). L’analyse des 22 items des AVQ a révélé que deux items de communication (expression et compréhension) et un item de l’alimentation (« utiliser un couteau ») n’ont pas démontré une qualité acceptable de concordance (un total de 13.6% de mauvaise adaptation). Suite à retrait des deux items de la communication, l’item « utiliser un couteau » a démontré un manque d’adaptation substantiellement réduit à un taux acceptable (≤5%) et ce taux a été maintenu. Suite au retrait des deux items de communication, 84% de la variance totale a été expliquée par les mesures, avec 3.6% de la variance inexplicable comptabilisée par le premier contraste. Ces résultats supportent l’unidimensionnalité de l’échelle des AVQ.

Arnadottir et coll. (2009) ont effectué une analyse factorielle des items neuro-comportementaux (34 items ÉDSNC et 16 items NBPIS) à l’aide de données rétrospectives de 206 patients ayant subi un AVC et ayant une démence. Après que quatre items aient été retirés (anomie, aphasie expressive, mémoire de travail, motivation) à cause d’une incohérence, 56.8% de la variance a été expliquée par un le facteur de Rasch (mesure globale des déficiences neuro-comportementales), avec 4.9% de la variance inexplicable comptabilisée par le premier contraste. Ces résultats indiquent que les items de déficience neuro-comportementale peuvent être vus comme étant unidimensionnels, c’est-à-dire appartenant au même construit. Les auteurs ont procédé à une analyse de composante principale (ACP) de la hiérarchie globale selon le diagnostic (AVCG, n=36 ; AVCD, n=37 ; démence, n=111). Après le retrait des items mal adaptés (groupe AVCG– 2 items ; groupes AVCD et démence – 3 items), une amélioration des résultats a été constatée pour tous les groupes de diagnostic (facteur de Rasch : groupe AVCG = 85.5%, groupe AVCD = 83.3%, groupe démence = 79.2% ; variance inexpliquée du premier contraste : groupe AVCG = 2.4%, groupe AVCD = 3.4%, groupe démence = 1.7%). Ces résultats indiquent que la structure hiérarchique de la dimension varie à travers des groupes de diagnostic.

Arnadottir (2010) a examiné une analyse factorielle effectuée lors du développement de la forme courte et habituelle de l’échelle DNC. Toutes les versions spécifiques aux diagnostics de l’échelle DNC démontrent une unidimensionnalité, telle que confirmée par une analyse APC (Arnadottir, 2010). L’échelle originale ÉDSNC incluait des items neuro-comportementaux moteurs qui mesuraient les performances du côté droit et gauche. Ces derniers ont été fusionnés en un seul item moteur. Au final, 33 items neurocomportementaux moteurs étaient associés aux quatre diagnostics (AVCG, AVCD, démence de type Alzheimers, démence). Quatre items sur 33 ont été omis à cause d’une inadéquation lors de l’analyse de Rasch et les 29 items restants ont démontré une qualité acceptable de concordance. Une analyse APC a révélé que 72.85% de la variance a été expliquée par le facteur de Rasch, supportant l’unidimensionnalité.

Arnadottir et coll. (2008) ont examiné l’ordre hiérarchique de difficulté des items des AVQ en utilisant des données rétrospectives provenant d’individus ayant une démence (n=111), un AVC (n=95) ou d’autres conditions neurologiques (n=3) et ont rapporté un ordre logique selon la difficulté des items. Toutefois, Arnadottir (2010) a effectué une évaluation du ciblage de l’habileté de la personne à la difficulté de l’item et a déterminé que l’échelle des AVQ n’est pas bien ciblée pour les individus hautement fonctionnels (écart entre les mesures des moyennes = 1.61 logits).

Arnadottir (2010) a relevé que certaines des échelles DNC ont un grand écart dans la hiérarchie de la difficulté des items, car certains items évaluent les déficiences neuro-comportementales d’individus hautement fonctionnels (mesure moyenne de la personne = 1.74, SD = 1.34).

Arnadottir et coll. (2010) ont examiné la relation entre l’habileté dans les AVQ et l’impact des déficiences neuro-comportementales sur les AVQ en utilisant les données rétrospectives de 215 patients ayant subi un AVC. Une relation inverse modérée a été relevée entre l’habileté des AVQ et l’étendue de la déficience neuro-comportementale ayant un impact sur les AVQ, et ce à l’aide du coefficient de corrélation de Pearson (r=-0.57).

Arnadottir (2010) a relevé que l’échelle DCN-AVC démontre une qualité acceptable de l’adéquation statistique pour tous les items retenus (Moyenne des carrés ≤1.4, z < 2) et une analyse APC acceptable.

Critère :

Concourante :
Steultjens (1998) a examiné la validité concourante de l’A-ONE. La comparaison entre l’échelle des AVQ de l’A-ONE et l’Indice de Barthel et la comparaison entre les scores NC et les MMSE ont révélé d’excellentes corrélations (respectivement, r = 0.70 et r=0.85).

Prédictive :
Aucune étude n’a examiné la validité prédictive de l’A-ONE.

Construit :

Convergente/Discriminante :
Aucune étude n’a examiné la validité convergente ou discriminante de l’A-ONE.

Arnadottir (1990) a effectué une analyse factorielle de performance des items neuro-comportementaux de l’A-ONE et a signalé que l’échelle des AVQ a trois facteurs et que l’échelle ÉDSNC a deux facteurs.

Arnadottir et coll. (2009) ont effectué une analyse factorielle de performance des items neuro-comportementaux de l’A-ONE et ont signalé la présence d’un facteur additionnel formé par les déficiences neuro-comportementales qui reflètent les erreurs occupationnelles représentatives des déficiences motrices latéralisées (ex. tonus).

Groupes connus :
Arnadottir et coll. (2010) ont examiné si les patients ayant subi un AVC droit ou gauche diffèrent quant à l’étendu à laquelle leurs déficiences neuro-comportementales ont un impact sur l’exécution des AVQ, en utilisant des données rétrospectives de 215 patients ayant subi un AVC. Aucune différence significative n’a été détectée entre l’étendue de l’impact de la déficience neuro-comportementale sur les AVQ entre les patients ayant subi un AVCG (n=103) et ceux ayant subi un AVCD (n=112).

Gardarsdottir et Kaplan (2002) ont examiné la validité de construit de l’échelle des AVQ de l’A-ONE et de l’échelle de déficience spécifique neuro-comportementale (ÉDSNC) chez les adultes ayant subi un AVC droit (n=19) et gauche (n=23). Les tests de Mann-Whitney U ont permis d’identifier des différences significatives entre les groupes pour seulement 3 des 18 tâches des AVQ : se raser/ appliquer du maquillage (p=0.013), compréhension (p=0.005) et discours (p=0.001), alors que les patients ayant subi un AVC gauche étaient plus dépendants que les patients ayant subi un AVC droit concernant ces tâches. Les tests de Mann-Whitney U et de chi-carré ont révélé une différence significative entre les groupes pour 13 et 46 déficiences neuro-comportementales, toutes à l’intérieur de trois catégories NSIS d’apraxie motrice, de négligence corporelle unilatérale et de tonus anormal. Les résultats indiquaient que les patients ayant subi un AVCG présentaient une apraxie motrice d’une plus grande sévérité lors de l’habillement (p=0.022), de la toilette et de l’hygiène (0=0.001) et de l’alimentation (p=0.002) que les patients ayant subi un AVC droit, alors que les patients ayant subi un AVC droit démontraient une plus grande sévérité de tonalité anormale des deux côtés du corps lors de l’exécution de l’habillement (p=0.001), des transferts et de la mobilité (p=0.001) et de l’alimentation (p=0.001). Les patients ayant subi un AVC droit ont aussi démontré une plus grande sévérité de négligence corporelle unilatérale lors des tâches de toilette et d’hygiène (p=0.002) que les patients ayant subi un AVC gauche.

Sensibilité au changement

L’analyse des composantes principales du domaine des AVQ supportait l’unidimensionnalité, permettant la conversion de l’échelle de notation ordinale à une échelle d’intervalle, celle-ci permettant la mesure du changement dans la performance des tâches des AVQ à travers le temps (Arnadottir, 1990).

Références

  • Arnadottir, G. (2010). Measuring the impact of body functions on occupational performance: Validation of the ADL-focused Occupation-based Neurobehavioural Evaluation (A-ONE). (Doctoral dissertation). Retrieved from Swedish Dissertations database.
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Comment obtenir l’évaluation ?

L’évaluation A-ONE se trouve dans le manuel : The Brain and Behavior: Assessing Cortical Dysfunction Through Activities of Daily Living.

Pour plus d’information, envoyez un courriel: a-one@islandia.is

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